Essid vide son sac, sur Marzouki, Jebali, Belaïd… (Vidéo)

Essid vide son sac, sur Marzouki, Jebali, Belaïd… (Vidéo)

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Habib Essid n’était pas très loquace et flamboyant quand il avait en charge les affaires du pays, alors que dire maintenant qu’il savoure sa retraite. L’ex-chef du gouvernement, qui avait bien encaissé sa disgrâce le 30 juillet 2016 et même remercié ses bourreaux, en plein Parlement, a accepté d’évoquer, avec Akher Khabar Online, quelques morceaux de sa vie d’homme d’Etat.

Pour commencer, il est revenu sur sa désignation au poste de ministre de l’Intérieur, dans le gouvernement de Béji Caid Essebsi, en mars 2011 ; puis conseiller chargé des affaires sécuritaires de Hamadi Jebali, en octobre 2011. Il a dit que cette nomination n’était pas du tout du goût de l’ancien président de la République, ce dernier est même allé jusqu’à mettre son propre départ sur la table, ne supportant pas l’idée de côtoyer un symbole de l’ancien régime, d’après Essid.
Au sujet des raisons de sa démission de l’équipe de Jebali, l’ex-chef du gouvernement l’explique par une mésentente sur la méthode de travail. Il a également révélé que des mesures prises par le Conseil supérieur de la sécurité nationale étaient bloquées et que plusieurs d’entre elles ne sont toujours pas appliquées.

Par ailleurs Essid a parlé de ses liens avec Chokri Belaïd, leader du Front Populaire, abattu le 6 février 2013. Il a dit que ce meurtre l’a choqué, car il ne pensait pas que des assassinats politiques puissent se produire en Tunisie. Il a indiqué qu’il a vu Belaïd quelques jours avant sa rencontre fatale avec les terroristes
Il a ajouté que son équipe a été prise dans la tempête, avec des attentats successifs. À chaque fois que son gouvernement s’apprêtait à entreprendre des réformes, une attaque terroriste se produisait. “Le combat contre le terrorisme était notre priorité absolue” a-t-il indiqué.

Enfin, preuve qu’il nourrit encore, tout de même, quelques rancœurs suite à son limogeage 18 mois après son installation, Essid a déclaré que le chef du gouvernement ne doit pas à lui seul endosser la responsabilité de l’échec de son équipe, et que toutes les parties doivent assumer. “Il faut éviter la politique du bouc émissaire” a-t-il lâché….

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