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Les premières élections municipales libres de l’histoire de la Tunisie ont été historiques à deux niveaux : La percée des indépendants, qu’on n’imaginait pas à ce niveau et l’irruption des jeunes et des femmes dans la gestion des affaires locales, pour commencer. Dans les deux cas, tout cela préfigure une autre façon de faire de la politique, avec une catégorie de gens qu’on avait l’habitude de voir dans les cafés, les stades, derrière les fourneaux (ça c’est les machos qui le disent, je précise bien), etc. Cela préfigure aussi des bouleversements dans la vie politique nationale, que nous commencerons à voir dès le rendez-vous électoral de 2019, au rythme où va le désamour vis-à-vis du personnel politique en place (des mâles pour la plupart, de 50 ans et plus).
Quelque 37% des élus aux élections municipales du 6 mai 2018 sont âgés de moins de 35 ans et 47% sont des femmes, a annoncé mercredi 13 juin 2018 le président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), Mohamed Tlili Mansri.
Lors de la présentation des résultats définitifs des élections municipales, Mansri a indiqué que les résultats préliminaires ont été validés par le conseil de l’ISIE suite au rejet de tous les recours par le Tribunal administratif.

Les résultats définitifs des municipales 2018 sont comme suit :
Taux de participation final 35,6%
Nombre de bulletins blancs 35753 (1,9%)
Nombre de bulletins nuls 71517 (3,7%)
Nombre de bulletins déclarés 1806969 (94,4%)
Les plus grands taux de participation :
Municipalité Circonscription Taux
Masdour-Menzel Harb Monastir 69,38%
Ghenada Monastir 68,27%
Dar Allouche Nabeul I 65,42%
Sidi Boubaker Gafsa 65,29%
El-Maâmoura Nabeul I 64,31%

Les plus bas taux de participation :
Municipalité Circonscription Taux
Ettadhamen Ariana 18,46%
El-Gazala Bizerte 18,55%
Jendouba Jendouba 20,33%
Douar Hicher Manouba 21,76%
Balta-Bououn Jendouba 21,92%
Le nombre total des listes 2074
Le taux des listes ayant remporté des sièges aux élections 93,5%
Le taux des listes n’ayant pas remporté de sièges 6,5%
Nombre de listes ayant remporté moins de 3% des voix :
Listes indépendantes 55
Listes partisanes 48
Listes de coalition 12
Total 115

Répartition des sièges :
Listes indépendantes 2373
Ennahdha 2139
Nidaa Tounes 1600
Front populaire 261
Courant démocrate 205
Le mouvement Machrou Tounes 124
Le mouvement Echaab 100
Afek Tounes 93
Mouvement Tounes El Irada 84
Le parti destourien libre 76
L’Union civile 66
L’initiative 23
Bani Watani 15
Le parti socialiste 13
L’union populaire républicaine 7
Le parti organisation des générations 6

La répartition des gagnants ayant remporté des sièges aux conseils municipaux par sexe :
Hommes 53%
Femmes 43%
Les têtes de listes ayant remporté des sièges par sexe :
Hommes 70%
Femmes 30%

Répartition des sièges selon la catégorie d’âge :
Moins de 35 ans 37%
Entre 36 ans et 45 ans 26%
Entre 46 et 60 ans 30%
Plus de 60 ans 7%
Les gagnants n’ayant pas remporté de siège en raison du retrait de leur candidature après les délais ou de décès 4
Lors de la conférence de presse, Nabil Baffoun, membre du conseil de l’ISIE, a souligné que 1800 candidats aux municipaux sont porteurs de handicap dont 18 têtes de liste ont remporté des sièges aux élections municipales de 2018.

TAP

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Les jeunes de Tataouine ont effectué mardi 5 juin 2018 , une marche de protestation pacifique dans les rues de la ville pour et ils se sont rendus à l’hôpital régional pour accueillir les dépouilles des victimes du naufrage de Kerkennah, venant de Sfax, rapporte Mosaique fm.

Des slogans imputant la responsabilité de ce drame au gouvernement ont été scandés par les jeunes manifestants appelant à la nécessité d’arrêter toute personne impliquée dans ce drame et de donner à la région son droit au développement et limiter le chômage.

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L’économie marocaine est, globalement, dynamique ; elle a même pu générer 116.000 postes d’emplois nets (77.000 en milieu urbain et 39.000 en milieu rural) entre le 1er trimestre de 2017 et celui de 2018, contre 109.000 dans la même fourchette l’an dernier. Mais voilà, le Maroc a une plaie : Le chômage des jeunes en milieu urbain. Il est encore monté de deux points pour les 15-24 ans, à 43,5%, rapporte Médias24. Fin décembre 2017, on situait à 41,5% le taux de chômage en milieu urbain…

Dans le détail, on a recensé 1.272.000 chômeurs dans le royaume, majoritairement des citadins (85,6%) et jeunes (63,7% ont entre 15 et 29 ans). Au total ça fait plus de 810.000 jeunes chômeurs, principalement en milieu urbain. C’est donc un problème endémique qui demande des solutions rapides pour tarir les sources d’une explosion sociale.
Fait encore plus inquiétant : Près de quatre chômeurs sur dix (38,1%) sont diplômés de l’enseignement supérieur…

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Un nouveau projet va financer des emplois pour les jeunes à travers des travaux d’infrastructure mobilisant des ressources locales, une formation qualifiante et une promotion de l’entreprenariat, en mettant principalement l’accent sur les femmes et les rapatriés.

Le gouvernement du Japon et l’Organisation internationale du Travail (OIT) ont signé le 23 mars 2018 un accord d’une valeur d’un million de dollars pour soutenir la croissance économique durable et la paix en Gambie, grâce à la création d’emplois et au développement d’infrastructures.

Depuis 2017, la Gambie connaît une transition politique difficile, marquée par des violences post-électorales et la détérioration de la conjoncture économique qui s’en est suivie. Le pays a enregistré une nouvelle baisse de la croissance de son PIB, qui était déjà faible sous le précédent gouvernement, et a également souffert de la récente crise de l’Ebola. En 2017, le taux de chômage s’élevait à 29,8 pour cent en moyenne, à 38,6 pour cent pour les femmes et atteignait même 43,9 pour cent pour les jeunes.

Pour faire face à ces besoins urgents, le projet financé par le Japon va créer des emplois dans les travaux de construction d’infrastructures pour mieux préparer la société gambienne à une paix durable. Le projet va maximiser les offres d’emploi grâce à des programmes d’investissement à haute intensité de main-d’œuvre, s’appuyant sur quarante années d’expérience de l’OIT dans ce domaine.

Une attention particulière sera portée à la sécurité et la santé au travail (SST), ainsi qu’à l’insertion des femmes, des rapatriés, des réfugiés et des migrants. Afin de garantir un impact durable, une formation technique et professionnelle sera dispensée, associée à un appui aux nouveaux arrivants sur le marché du travail, à la création d’entreprise, et au renforcement des capacités des acteurs publics comme privés présents dans les secteurs liés à la construction.

Le projet sera mis en œuvre par le Programme d’investissement à haute intensité de main-d’œuvre  (HIMO) de l’OIT, en collaboration avec le ministère du Commerce, de l’Industrie, de l’Intégration régionale et de l’Emploi de Gambie , ainsi qu’avec l’ONG japonaise Community Road Empowerment (CORE) , pionnière dans les technologies de voirie innovantes.

Ce projet fait partie du programme phare Des emplois au service de la paix et de la résilience  de l’OIT et contribue aussi à l’Initiative mondiale pour l’emploi décent des jeunes . Il est en lien direct avec la mise en œuvre du Programme de développement durable pour 2030 , et en particulier ses objectifs 8 (Travail décent et croissance économique), 5 (Egalité entre les sexes), 9 (Industrie, Innovation et infrastructures), 10 (Inégalités réduites) et 16 (Paix, Justice et institutions efficaces).

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L’Institut arabe des droits de l’Homme organise, les 27 et 28 mars 2018, en partenariat avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, un atelier de formation sur la migration mixte, à l’intension des associations.

Au programme de cette rencontre, des séances pratiques sur la protection des réfugiés dans le cadre de la migration mixte et une conférence sur le cadre juridique international relatif à la migration mixte (concepts et mécanismes juridiques).

Le directeur exécutif de l’IADH section du sud, Mustapha Abdelkebir, a présenté des exemples d’opérations de sauvetage en mer, ainsi que d’accueil et de prise en charge de migrants. Il a mis l’accent sur la contribution de la société civile tunisienne dans l’accueil de centaines de milliers de migrants de diverses nationalités, venus de Libye, en 2011, et la mise en place par le gouvernement d’une stratégie pour faire face à des vagues de réfugiés.

Participent à cet atelier des représentants d’organisations humanitaires à l’instar du Croissant-rouge et d’associations spécialisées actives dans les six gouvernorats du sud (Gafsa, Tozeur, Kébili, Gabès, Médenine et Tataouine).

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La Fondation Education pour l’Emploi – Tunisie (EFE-Tunisie), ONG leader de l’employabilité des jeunes en Tunisie, renouvelle son partenariat avec la Fondation Citi pour la cinquième année consécutive dans le cadre du programme “Pathways to Progress” de la Fondation Citi. Ce partenariat vise à préparer les jeunes tunisiens à intégrer le marché du travail grâce à des formations axées sur les compétences les plus recherchées par les employeurs, et à des opportunités d’embauche dans les secteurs en forte croissance. Cette initiative reflète l’engagement commun de la Fondation Citi et d’EFE-Tunisie envers l’employabilité des jeunes tunisiens et l’émergence d’une nouvelle génération de citoyens actifs et engagés à travers la Tunisie.

Cette collaboration entre dans le cadre d’un partenariat régional entre la Fondation Citi et Education For Employment (EFE) dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). Grâce au soutien de la Fondation Citi, 150 jeunes tunisiens amélioreront leurs soft skills au moyen d’outils numériques, dont 87 jeunes suivront le programme « Formation pour le Placement » d’EFE-Tunisie, qui leurs permettra d’acquérir les compétences techniques et comportementales les plus demandées sur le marché du travail. Suite à cette formation, au moins 74 jeunes seront insérés dans des emplois stables auprès des entreprises partenaires d’EFE-Tunisie, suivant le modèle unique de formation-insertion d’EFE. Au total, 370 jeunes en recherche d’emploi seront formés en Tunisie, au Maroc, en Arabie Saoudite et aux Émirats Arabes Unis

Selon l’INS, les jeunes de 15 à 30 ans représentent 23% de la population tunisienne et 30% de sa population en âge de travailler. Un quart des tunisiens ne sont ni scolarisés, ni actifs, ni en formation professionnelle (« NEET ») selon la Banque Mondiale.» « L’employabilité des jeunes est un défi majeur auquel nous faisons face à l’échelle globale, et dont la Fondation Citi est très consciente. Le partenariat entre EFE-Tunisie et la fondation Citi a permis de placer plus de 200 jeunes tunisiens dans des emplois, et nous en sommes très fiers », affirme Haykel Belhassine, PDG de Citi Tunisie. L’engagement de la Fondation Citi aux côtés d’EFE fait partie de son programme « Pathways to Progress » (Les Voies du Progrès) visant à doter la jeunesse des compétences et opportunités nécessaires à une intégration réussie sur le marché du travail.

Le soutien stratégique et financier de la Fondation Citi, associé au support d’autres partenaires d’EFE-Tunisie, dont le U.S Middle East Partnership Initiative (MEPI) et la Fondation Accenture, a permis à EFE-Tunisie d’insérer plus de 1 500 jeunes tunisiens dans des postes d’emploi stables au sein de plus de 44 entreprises partenaires dans les secteurs de la microfinance, les technologies de l’information, le secteur bancaire, la grande distribution, la santé, l’industrie et l’énergie. « La mission d’EFE-Tunisie, avec l’appui de la Fondation CIti, est de former des jeunes tunisiens et de les placer dans plusieurs secteurs et activités, grâce à des partenariats avec des entreprises actives du secteur privé et des modules de formation innovants, pratiques et adaptés aux besoins du marché », explique Lamia Chaffai, Directrice Générale d’EFE-Tunisie.

A travers un soutien majeur depuis 2013, la Fondation Citi a permis à EFE de propulser son développement dans la région MENA en triplant le nombre de ses bénéficiaires en cinq ans.

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La Fondation BIAT a organisé, les 20 et 21 Décembre 2017, une nouvelle édition de l’événement SPARK DAYS en s’associant à l’Institut Supérieur de Gestion de Tunis (ISG Tunis). Plus de 450 jeunes âgés entre 15 et 18 ans, venus de différentes régions de la Tunisie ont participé à ce voyage d’inspiration entrepreneuriale. A l’issue de cette édition, dix équipes lauréates ont défendu leurs idées de projets devant un jury de référence. Trois équipes se sont démarquées et ont été couronnées lors d’une cérémonie de remise des prix.

Cette troisième édition des SPARK DAYS s’est tenue à l’ISG Tunis, et a pu accueillir plus de 450 jeunes âgés de 15 à 18 ans dont 20% sont venus de différents gouvernorats de la Tunisie. Cet événement est la combinaison d’ateliers de génération d’idées où des équipes de 3 à 5 participants ont développé des concepts innovants en réponse à des challenges d’actualité liés aux thèmes suivants : l’éducation, le design, la mobilité, la citoyenneté, la culture, les loisirs, l’environnement, la nutrition saine (food), le patrimoine et l’innovation. Pour élaborer leurs idées de projets, les candidats ont été accompagnés par des enseignants universitaires et des étudiants et ils ont été coachés par des experts de différents horizons : culturel, entrepreneurial, artistique, gastronomique…

Les 10 meilleurs concepts de projets issus des ateliers ont abouti à une finale et trois équipes lauréates ont été récompensées. Départager les idées des jeunes sparkers était une tache assez difficile. Les concepts présentés étaient innovants, originaux et ayant du potentiel à l’image de ces jeunes entrepreneurs en herbe. Les membres du jury se sont basés sur des critères d’évaluation bien étudiés tels que « la compréhension du challenge », « le potentiel du marché » ou encore « la viabilité du concept ».

Par cet événement, la Fondation BIAT confirme sa stratégie d’œuvrer pour un écosystème propice à l’entrepreneuriat des jeunes en soutenant ceux qui contribuent au développement de leurs communautés et du pays. En effet, le programme SPARK vise à inculquer la culture entrepreneuriale chez les jeunes et à promouvoir l’appétence des futurs entrepreneurs pour l’innovation et la création de projets.

 A propos du programme SPARK

« SPARK » est un programme initié par la Fondation BIAT. Il vise un public jeune de 15 à 18 ans et constitue la première rencontre entre le jeune et le monde de l’Entrepreneuriat. Son objectif est d’inspirer ces jeunes et de les initier à l’entrepreneuriat à travers des présentations faites par des entrepreneurs, des ateliers de génération d’idées et des initiations aux compétences entrepreneuriales.

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La réunion de la commission d’enquête parlementaire sur l’envoi des jeunes dans les zones de conflit a été reportée, annonce, Hela Omrane, présidente de la commission.
Le bureau de la commission d’enquête a décidé de reporter la séance d’audition de Abdelkarim Laâbidi, ancien cadre sécuritaire à l’aéroport de Tunis-Carthage et de Hichem Meddeb, colonel-major en raison de l’absence de la majorité des membres de la commission “, a-t-elle justifié dans une déclaration vendredi aux médias.
Et d’ajouter : sur un total de 22 députés, trois élus seulement ont assisté à la réunion de la commission prévue vendredi à 9h30.

Composé des députés Mongi Rahoui (bloc Front populaire), Farida Laâbidi (bloc Ennahdha) et Héla Omrane (bloc Nidaa Tounes), le bureau de la commission a été contraint de repousser la séance en raison de l’absence d’un équilibre politique dans la commission.
L’ancien responsable sécuritaire Abdelkarim Laâbidi avait demandé lui-même d’être entendu par la commission d’enquête après le témoignage du président de l’Organisation tunisienne de la sécurité et de la citoyenneté, Issam Dardouri sur les réseaux d’envoi des jeunes dans les zones de conflit.

Pour sa part, la rapporteuse adjointe de la commission, Leila Chattaoui (bloc Al-Horra), a indiqué que la présidente de la commission avait, délibérément, retardé la séance d’audition “par crainte de la gravité des informations qui seront délivrées par l’ancien responsable sécuritaire Abdelkarim Laâbidi.
” Les déclarations de Abdelkarim Laâbidi à ce sujet risquent d’attiser davantage la tension entre les partis Ennahdha et Nidaa Tounes”, a-t-elle affirmé.

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Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, a lancé le Groupe consultatif présidentiel de la jeunesse (acronyme PYAG venant de l’anglais « Presidential Youth Advisory Group »), lundi 27 novembre 2017, en marge du 6e Forum des affaires Union européenne-Afrique à Abidjan. Ce groupe consultatif, qui travaillera en étroite collaboration avec la Banque africaine de développement, est destiné à proposer des idées et des solutions innovantes pour créer des emplois pour les jeunes Africain(e)s, dans la droite ligne de l’initiative de la BAD « Des emplois pour les jeunes en Afrique » (dite par acronyme JfYA pour l’anglais Jobs for Youth in Africa).

Celle-ci entend créer 25 millions d’emplois et profiter à 50 millions de jeunes au cours des dix prochaines années, en leur donnant les compétences nécessaires pour obtenir des emplois décents et pérennes. Il s’agit là de l’initiative la plus importante jamais déployés en faveur de l’emploi des jeunes en Afrique.

« C’est une opportunité énorme pour l’Afrique. Si nous réglons le problème du chômage des jeunes, l’Afrique gagnera 10 à 20 % de croissance annuelle. Ce qui signifie que le PIB de l’Afrique augmentera de 500 milliards de dollars par an durant les trente prochaines années. Le revenu par habitant augmentera quant à lui de 55 % par an jusqu’en 2050 », a déclaré Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement (BAD) lors de la présentation du groupe à la presse.

Adesina, pour qui la jeunesse est le plus grand atout du continent africain, a rappelé une amère réalité : sur les 13 millions de jeunes qui entrent chaque année sur le marché du travail, seuls 3 millions (environ 33 % des jeunes Africains) occupent un emploi salarié décents. Les autres demeurent sous-employés ou ont un emploi précaire. Si rien n’est fait, le déficit d’emplois – plus de 8 millions par an – va aller en s’aggravant, car le nombre de jeunes en Afrique devrait doubler pour atteindre plus de 800 millions dans les prochaines décennies.

« L’Afrique connaît une crise du chômage des jeunes », a martelé Adesina, soulignant qu’à moins de leur offrir des opportunités d’emploi, la croissance rapide de la population des jeunes en Afrique pourrait poser de sérieux problèmes, tant au plan social, qu’économique, politique et sécuritaire.

Les jeunes Africains, dynamiques et courageux, en viennent à traverser le désert ou la mer Méditerranée, faute de trouver des emplois décents sur leur continent. Les diplômés chômeurs peuplent les rues. En Afrique, le manque d’opportunités d’emploi nourrit également la violence et l’extrémisme. « 40 % des jeunes Africains qui prennent les armes, rejoignent des gangs ou des groupes terroristes en raison du peu d’opportunités qui leur sont offertes dans leurs pays », a déploré le président Adesina.

« 66 millions de jeunes Africains gagnent moins de 2 dollars par jour, moins que le prix d’un hamburger, a souligné le président de la BAD. 66 millions, c’est huit fois la population de la Suisse, six fois celle de la Belgique, la même que celle du Royaume-Uni, de la France ou de l’Italie, ou encore 80 % de la population allemande. »

Le Groupe consultatif présidentiel de la jeunesse (PYAG) compte neuf membres, tous âgés de moins de 40 ans et qui ont contribué de manière significative à la création d’opportunités d’emploi pour la jeunesse africaine.

Outre Ashish Thakkar, de nationalité ougandaise et PDG-fondateur du Groupe Mara qui préside le PYAG, celui-ci compte parmi ses membres : Uzodinma Iweala, auteur primé du Nigeria ; le Camerounais Mamadou Touré, PDG-fondateur d’Africa 2.0 / Ubuntu Capital ; la Tchadienne Vanessa Moungar, directrice du développement humain et social à la BAD et membre du Conseil présidentiel pour l’Afrique du président français Emmanuel Macron ; Francine Muyumba de la République démocratique du Congo, présidente de l’Union panafricaine de la jeunesse ; l’Américain Jeremy Johnson, co-fondateur de la start up Andela ; la Rwandaise Clarisse Iribagiza, PDG de Heh ; la Nigérianne Ada Osakwe, PDG d’Agrolay Ventures ; et la Zambienne Monica Musonda, PDG de Java Foods.

Le président de la Banque africaine de développement a expliqué les motivations qui ont conduit à la mise sur pied du Groupe consultatif présidentiel de la jeunesse : « Nous sommes conscients de l’énergie, de la créativité, de l’innovation et de l’excellence entrepreneuriale phénoménales qu’offrent beaucoup de nos jeunes. C’est pour cette raison que la Banque africaine tient à être conseillée par des jeunes d’avant-garde sur ses politiques, ses actions et programmes en faveur de la jeunesse d’Afrique. »

« Les membres du Groupe consultatif présidentiel de la jeunesse doivent activement impliquer les partenaires du secteur privé, les chefs de gouvernement, la société civile, les partenaires donateurs et les autres parties prenantes, a ajouté le président Adesina. Ils soutiendront le travail colossal que la Banque africaine de développement accomplit déjà et qu’elle promeut à travers le continent avec sa stratégie ‘Des emplois pour les jeunes en Afrique’ ».

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Les participants à la rencontre tenue mercredi à Gammarth sur le thème “Solidarité et relation intergénérationnelle” ont appelé à adopter de nouvelles approches visant à inciter les jeunes à participer à la vie publique.
La désaffection des jeunes pour la vie publique résulte d’une erreur collective qui nécessite l’implication de toutes les parties prenantes, a estimé Neji Jalloul, Directeur Général de l’Institut Tunisien des Etudes Stratégiques (ITES).
Appuyant sur les résultats d’une étude menée par l’ITES, Jalloul a relevé que 40% des jeunes tunisiens souhaitent émigrer. 48% d’entre eux estiment que l’Etat est responsable de la migration irrégulière contre 27% qui pensent que c’est plutôt la famille qui en est la principale cause, a-t-il ajouté.
Les politiques demeurent encore sous l’emprise de la “mentalité patriarcale”, a-t-il encore souligné, déplorant l’absence des jeunes dans les postes de décision et à responsabilité, tant dans le secteur public que privé.
Le Représentant Résident de l’organisation Konrad-Adenauer-Stiftung Tunis, Holger Dix, a mis l’accent sur la nécessité d’ouvrir la voie aux jeunes pour qu’ils participent à la vie publique.
Le secrétaire d’Etat à la Jeunesse, Abdelkadous Sâadaoui, a appelé à la nécessité d’ouvrir les espaces de création et de réflexion afin de permettre aux jeunes d’exprimer leurs préoccupations et de faire entendre leurs voix.
Les efforts, a-t-il dit, doivent être déployés pour développer l’indice du bonheur chez le Tunisien pour qu’il soit en mesure de rester dans son pays.

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Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Imed Hammami a indiqué dimanche, 8 janvier 2017, que son département soutient toutes les initiatives venant de partis ou d’organisations qui encouragent l’initiative privée et incitent les jeunes à créer leurs propres projets.
Prenant part aux travaux de la 2e conférence régionale des députés d’Ennahdha représentant Ben Arous tenue ce dimanche à Mégrine, Imed Hammami a ajouté que toute initiative ouvrant des perspectives devant les jeunes et appuyée par les partis, n’est autre qu’une action de soutien aux efforts du gouvernement qui s’emploie à cultiver une mentalité d’entrepreneur à laquelle doivent s’associer toutes les parties pour promouvoir l’emploi.
Le gouvernement, a-t-il dit, a consacré une enveloppe estimée à 250 millions de dinars dans le budget 2017 pour impulser l’initiative privée et dont bénéficieront les propriétaires de petits et moyens projets et les personnes désirant créer leurs propres projets notamment dans les secteurs de l’agriculture, des TIC, des énergies renouvelables et des services.
L’initiative “Demain je lance mon projet”, thème de la conférence régionale des députés d’Ennahdha de Ben Arous a été l’occasion d’annoncer les résultats concernant les projets retenus suite à l’organisation d’un concours d’appel à idées de projets qui bénéficieront d’un accompagnement personnalisé. Près de 15 idées de projets ont été sélectionnées sur un total de 45 propositions présentées au concours.

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Le ministère de l’Intérieur a annoncé dans un communiqué rendu public, mercredi 4 janvier 2017, que la brigade des recherches et investigations relevant de la garde nationale d’Enfidha a démantelé une cellule terroriste, composée de 13 individus, basée à Hergla.

Âgés entre 22 et 43 ans, ils étaient chargés du recrutement de jeunes et de leur transfert vers les zones de conflit, lit-on dans le communiqué.

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Il existe chez la société civile tunisienne un  sentiment d’impatience suscité par la lenteur des réformes économiques et les entraves qu’elle génère au détriment du potentiel tunisien. C‘est le constat fait par la Banque mondiale dont le président, Kim  Yong Kim a  relayé ces préoccupations dans des réunions  avec les autorités du pays.

Les jeunes chefs d’entreprise tunisiens sont les premiers à souligner qu’une législation bancaire obsolète et un code des investissements rigide rendent  la transition économique très difficile. Par exemple, les règles régissant les transactions avec l’étranger empêchent les créateurs de logiciels de développer leur activité au-delà des frontières : « Il faut que nous puissions effectuer des paiements électroniques, a expliqué l’un d’eux, échanger de l’argent avec le reste du monde. »

La Tunisie n’a pas encore amendé sa législation qui encadre strictement les flux financiers entrants et sortants. Tant qu’elle ne se sera pas attelée à cette tâche, les Tunisiens peineront à faire du commerce en ligne, ou même à obtenir un prêt personnel ou commercial.

La Banque mondiale affirme qu’elle, continuera à appuyer les efforts visant à recapitaliser les banques publiques tunisiennes et à rénover leur cadre de gouvernance. Cette opération est jugée essentielle afin d’accroître le volume de crédit disponible pour les petites et moyennes entreprises du secteur privé. En effet, si ces entités ont les moyens de se développer, elles créeront des emplois, ce qui améliorera les perspectives d’avenir pour un plus grand nombre de jeunes Tunisiens. Selon des représentants d’organisations de microcrédit participant à la réunion, seulement 27 % des Tunisiens ont accès à un financement (sur une population totale de 11 millions).

La législation, l’argent, les emplois, la paix : tout est lié

La transition économique est considérée comme vitale en Tunisie, où le chômage touche tout particulièrement les jeunes diplômés et les femmes, et où seulement 10 % des jeunes vivant en zone rurale et 20 % des jeunes citadins disent faire confiance au gouvernement. La Libye voisine est instable, et Daech  proche. Si le commerce sur Internet et le franchissement des frontières numériques restent difficiles en Tunisie, en revanche, le nombre de ceux qui franchissent les frontières physiques de ce pays pour rejoindre les rangs de l’EI est plus élevé que partout ailleurs dans le monde.

D’après les membres des associations locales, le risque politique perçu a fait augmenter les taux d’intérêt internationaux, empêchant la plupart des Tunisiens d’emprunter à l’extérieur. Et les banques locales ont « de moins en moins » à prêter, ont indiqué les participants. Mais, en raison de la législation bancaire actuelle, les organismes de microfinancement ne peuvent pas prendre le relais.

L’autosatisfaction, une menace réelle

L’autosatisfaction, en particulier concernant la lutte contre la corruption des fonctionnaires, a été l’un des problèmes évoqués par les organisations de la société civile, qui ont estimé que la stabilité de la Tunisie, par rapport à nombre d’autres pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, expliquait en partie la lenteur des réformes économiques. « Vous pouvez injecter autant d’argent que vous voulez, a indiqué le représentant de l’une d’elles  mais s’il n’y a pas de volonté politique pour faire avancer les réformes, rien ne se passera ». Et d’ajouter que même si des lois ont été votées, elles sont, bien souvent, restées lettre morte.

Le rythme des réformes économiques constituera un facteur déterminant pour celui du décaissement des 5 milliards de dollars que la Banque mondiale s’est engagée à allouer à l’appui de la Tunisie au cours des cinq prochaines années. Une grande partie de ce financement est destinée aux régions marginalisées du sud et de l’ouest du pays, qui restent pauvres et sous-développées. La Tunisie a accompli des avancées considérables en passant de l’autoritarisme à la démocratie, mais ses politiques économiques obsolètes compromettent sa croissance, et même la paix, à long terme.

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Le ministre de la Fonction publique Kamel Ayadi a donnée le coup d’envoi, lundi, de la réalisation d’un rapport sur la jeunesse dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA). C’était au siège de l’Organisation de coopération et de développement économique ( ODCE) à Paris. Le rapport porte sur la recherche des moyens à même d’inciter les jeunes à participer activement à la vie publique.
Auparavant, le ministre avait présidé l’ouverture d’une conférence régionale sur l’intégrité et la fonction publique, indique un communiqué du ministère.
Kamel Ayadi représente la Tunisie aux travaux de cette conférence qui se tient les 18, 19 et 20 avril au siège de l’OCDE.
Cette participation s’inscrit dans le cadre de la présidence tunisienne de l’initiative de coopération avec l’OCDE et les pays du MENA, en matière de gouvernance et de compétitivité pour le développement 2016-2020.

TAP

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