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Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a appelé, samedi, le ministère public à lancer une enquête d’urgence contre Borhen Bsaiess, ancien journaliste et dirigeant au parti Nidaa Tounes, pour escroquerie et trafic d’influence sur ” fond de pression qu’il a exercée sur Radio Cap FM “.

” Les menaces proférées par le conseiller politique du parti Nidaa Tounes Borhen Bsaiess contre la directrice de la radio pour avoir diffusé des contenus médiatiques, serait le signe de retour de la tyrannie et de la mainmise sur médias”, a averti, le syndicat, dans un communiqué.

Le SNJT a fait savoir qu’il est possible de poursuivre Borhen Bsaiess en justice conformément aux dispositions de l’article 291 du Code pénal.

Ce dernier stipule que “Est puni de cinq ans d’emprisonnement et de deux mille quatre cents dinars d’amende, quiconque, soit en faisant usage de faux noms ou de fausses qualités, soit en employant des ruses ou artifices propres à persuader de l’existence de fausses entreprises, d’un pouvoir ou crédit imaginaire”.
Bien que le syndicat rejette catégoriquement toute forme de mainmise sur Radio Cap FM, il exhorte, cependant, l’établissement à honorer ses engagements envers son personnel qui mène depuis des semaines des mouvements de protestation pour revendiquer des droits professionnels.

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Le rapport sur la situation matérielle des journalistes et l’indépendance de l’information publié par le Centre de Tunis pour la Liberté de la Presse (CTLP) relève que 50% des journalistes interviewés perçoivent un salaire de moins de 400 dinars par mois. Quelque 63% des journalistes interviewés dans le cadre de ce rapport affirment que la situation matérielle et professionnelle a un impact sur la liberté de la presse.
Présentant, mardi 02 avril 2017, à Tunis, le président du CTLP, Mahmoud Dhaouadi, a précisé que sur l’ensemble des journalistes interviewés, 21% d’entre eux perçoivent un salaire entre 400 et 700 dinars. Selon le même échantillon, 12 % reçoivent entre 700 et 1000 dinars et près de 15% seulement obtiennent un salaire de plus de 1000 dinars.
Plus de 80% des journalistes sondés reçoivent un salaire inférieur à celui fixé par la convention collective sectorielle, a indiqué Dhaouadi. 50% des interviewés déclarent travailler sans contrats tandis que 19% sont liés par des contrats. Seulement 12% des interviewés sont titularisés et 19% sont recrutés selon d’autres formules.
Par ailleurs, le président du CTLP a relevé que 83% de l’échantillon affirme que le journaliste local a besoin de plus de garanties pour l’amélioration de sa situation matérielle et professionnelle. 59% estiment que la protection des journalistes et l’amélioration de leurs conditions professionnelles est prioritaire. 48% des sondés demandent des garanties pour l’accès à l’information qu’ils considèrent également comme une priorité.

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Un groupe de 180 journalistes et voyagistes de provenance de Luxembourg sont arrivés, dimanche soir, à l’aéroport de Djerba-Zarzis. Ils représentent la France, l’Allemagne, la Belgique et le Luxembourg, dans une action de promotion de 24 heures, à l’initiative d’un transporteur aérien et d’un tour opérateur mondial, en partenariat avec l’Office national du tourisme tunisien (ONTT).

Cette action intervient en prévision de la prochaine saison touristique d’été.

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Le ministre de la Fonction publique Abid Briki a appelé les Tunisiens à dénoncer la corruption et à lancer des signaux d’alarmes sans craindre les procédures administratives que pourraient porter leurs supérieurs hiérarchiques au travail.

Lors de son intervention, ce jeudi, 23 février 2017 sur les ondes d’Express Fm, le ministre a indiqué que la loi de protection des dénonciateurs qui a été adoptée hier à l’ARP garantit tous les droits au dénonciateurs de garder leurs postes et de bénéficier d’un montant d’argent pour avoir mis à nu un acte de corruption au sein de l’administration tunisienne.

Il a par ailleurs estimé que la circulaire n°4 publiée par le premier ministère et qui a suscité une grande polémique récemment, ne vise qu’à organiser la communication entre le gouvernement et les média.

“Les médias peuvent dialoguer et essayer de trouver une solution pour clarifier ce circulaire ou l’amender au lieu de protester et menacer. La situation du pays ne peut supporter une autre crise”, a-t-il ajouté.

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Des journalistes de différents médias à Sfax rassemblés, lundi 7 février 2017, devant le siège du gouvernorat, appellent à l’annulation de la circulaire n°4 publiée le 16 janvier 2017 organisant la relation des cellules de communication des institutions publiques avec la presse, rapporte la Tap.

Pour eux, cette mesure constitue une violation de la liberté d’expression et d’accès à l’information garantie par la constitution. Ils menacent de boycotter les activités du gouvernement organisées à Sfax, si la circulaire n’est pas retirée.

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Le Centre de Tunis pour la Liberté de la Presse (CTLP) a dénoncé dans un communiqué publié mercredi 28 décembre 2016 l’attaque du président de la République, Béji Caïed Essebsi, contre des journalistes de la chaîne Attassia Tv et de la radio Mosaïque fm, lorsque ces derniers lui ont posé une question relative à l’accident mortel survenu hier à Jbel Jloud.

Le CTLP a estimé que les médias sont souvent confrontés à ce genre de comportement de la part des hauts responsables. Et d’ajouter que Béji Caïed Essebsi a accusé les médias d’envenimer la situation.

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A la sortie d’un restaurant, samedi 3 décembre au soir, une élue de la ville finlandaise d’Imatra et deux journalistes locales ont été assassinées, a indiqué la police dimanche.

Cités par l’agence de presse STT, les enquêteurs ont indiqué que les trois femmes avaient été tuées par un homme armé d’un fusil qui a ensuite été interpellé. Son interrogatoire, dimanche, ne laissait pas clairement apparaître le mobile du triple homicide.

Âgé de 23 ans, le suspect avait déjà été condamné pour des faits de violence. Les premiers éléments de l’enquête laissent penser qu’il a agi seul, a ajouté la police, qui ne cherchait pas d’autre suspect dans cette affaire.
L’identité des journalistes pas encore dévoilée

Imatra, dans le sud-est de la Finlande, compte 27 500 habitants. Son maire, Pertti Lintunen, a confirmé que la sociale-démocrate Tiina Wilén-Jäppinen, née en 1963, était parmi les victimes. L’identité des deux journalistes, nées en 1964 et 1980, n’a pas été révélée. La municipalité a mis en place une cellule d’aide psychologique pour les habitants.

Source : Lemonde.fr

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A l’occasion de la commémoration de la Journée nationale pour la protection des journalistes, Reporters sans frontières (RSF), le Syndicat national des journalistes tunisiens, ce jeudi 8 septembre, le Réseau Euro-méditerranéen des droits de l’homme, la section tunisienne d’Amnesty international , le Forum Tunisien des Droits Economiques et Sociaux (FTDES), le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) et Free Sight Association réitèrent leur appel au gouvernement tunisien et aux autorités libyennes afin que lumière soit faite sur le sort des journalistes Sofiane Chourabi et Nadhir Guetari, disparus en Libye le 8 septembre 2014, indique u communiqué.

Les organisations exhortent également les autorités tunisiennes à faire de la protection des journalistes une priorité.

Dans ce communiqué, les organisations ont rappelé qu’à la demande de la société civile, le président de la République a proclamé le 8 septembre “Journée nationale pour la protection des journalistes” en commémoration du premier anniversaire de la disparition de Sofiane Chourabi et Nadhir Guetari en 2014. Bien encore, en réponse à la requête des organisations travaillant sur la disparition des deux journalistes, une commission d’enquête mixte, composée de membres du gouvernement et d’ONGs travaillant sur la liberté de la presse a été mis en place mais en vain. Aucune concrétisation n’a pour l’instant suivi cette annonce.

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Le nombre des agressions contre les journalistes a diminué en Tunisie pour atteindre une moyenne de 6 agressions par mois. Les plaintes déposées par les journalistes à ce sujet ont aussi régressé, a indiqué le centre de Tunis pour la liberté de la presse dans un communiqué.

La majorité des dépassements a été enregistrée durant les festivals où des journalistes avaient été interdits de travailler notamment à Djerba et Bizerte. C’est ainsi que le centre a appelé le ministère de l’Intérieur à ouvrir une enquête officielle sur l’affaire.

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Le chef du gouvernement désigné, Youssef Chahed a entamé aujourd’hui, jeudi 18 août 2016, une série de rencontres avec des journalistes pour échanger les points de vue dans le cadre des consultations relatives à la formation du gouvernement d’union nationale, rapporte Mosaïque Fm.

Youssef Chahed a rencontré le rédacteur en chef de Mosaïque FM, Neji Zaïri et puis le journaliste Jamel Arfaoui en attendant l’arrivée d’autres journalistes.

Par ailleurs, Youssef Chahed devra rencontrer également le secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi et une délégation d’Afek Tounes.

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Des mandats d’arrêt ont été délivrés à l’encontre de 42 journalistes après l’échec du p putsch du 15 juillet, ont annoncé des chaines de télévision ce lundi 25 juillet 2016.
Parmi les journalistes, on trouve Nazli Ilicak, figure de premier plan du monde des médias en Turquie, limogé du quotidien pro-gouvernemental Sabah en 2013 pour avoir critiqué des ministres impliqués dans un scandale de corruption, ont rapporté NTV et CNN-Türk.

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Des journalistes et des militants des droits humains ont exprimé leur profonde inquiétude face aux ” dérives ” qui mettent en péril le plus précieux acquis de la révolution, à savoir la liberté de la presse et le droit des citoyens à l’information.
Dans une déclaration à l’occasion du 59e anniversaire de la République, ils dénoncent ” la tentative de réhabilitation politico-médiatique d’un symbole de premier plan de l’ancien régime : Abdelwahab Abdallah “, qui, ont-ils dit, dans le sillage du projet de réconciliation globale ” refait surface au cœur du Palais de Carthage, haut lieu symbolique de l’Etat “.
Ils estiment que la liberté de la liberté de la presse est, aujourd’hui, menacée par le clientélisme, la médiocrité et le manque de professionnalisme, les interférences entre médias et argent sale et entre médias et lobbies politico-financiers ; ceux là mêmes qui ont constitué les piliers de l’ancien système.
” Cinq ans et demi après la révolution, les différents diagnostics, effectués sur les dérèglements médiatiques (…) n’ont pas abouti au démantèlement du système “, ont-ils estimé.
Ils considèrent que la réforme des médias, ” toujours absente de la décision politique “, passe inévitablement par une reddition des comptes avec le passé, mettant en garde contre un retour à l’autoritarisme voire la dictature qui, selon eux, ” reste envisageable “.
” Nous estimons qu’il est de notre droit de demander des comptes à ceux qui ont commis le crime de la désinformation et d’exiger le démantèlement du système (…) et qu’il est de notre devoir d’œuvrer pour que la vérité soit dévoilée et établie sur les dangereux dérapages du passé”, lit-on dans le texte de la déclaration.
Les signataires ont, dans ce sens, affirmé leur engagement à lutter contre le retour de ” l’autoritarisme par la voie des médias ” et à défendre la liberté de la presse et le droit des Tunisiens à l’information, fondement d’une République démocratique et civique.
Les signataires de la déclaration sont : Essia Atrous, Taoufik Ayachi, Hedia Baraket, Souhayr Belhassen, Olfa Belhassine, Hamida Ben Salah, Larbi Chouikha, Rachida Ennaifer, Kamel Labidi, Rachid Khechana, Neziha Rjiba et Lilia Oueslati.

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Le juge d’instruction du 8e bureau du pole judiciaire de lutte contre le terrorisme a décidé de se dessaisir, après accord du ministère public, pour le tribunal de première instance de Tunis, de l’affaire des journalistes de l’Etablissement de la Télévision Tunisienne poursuivis pour la diffusion d’images macabres, et ce pour absence du caractère terroriste des actes qui leur sont incriminés, a annoncé Sofiene Sliti, porte-parole de tribunal de première instance de Tunis et du pole judiciaire de lutte contre le terrorisme.
“Le ministère public avait ordonné d’ouvrir une enquête pour apologie du terrorisme et d’actes terroristes après la diffusion par la télévision nationale tunisienne d’images de la tête décapitée du berger Mabrouk Soltani lors du télé journal de 13h00 du 14 novembre 2019”, a rappelé le porte-parole dans une déclaration à l’agence TAP.
La région de Slatenia, délégation de Jelma relevant du gouvernorat de Sidi Bouzid, avait été le théâtre d’un crime horrible perpétré le 13 novembre 2015 par un groupe terroriste qui avait égorgé le berger âgé de 16 avant de le décapiter et d’envoyer sa tête à sa famille par l’intermédiaire de son cousin qui l’accompagnait.

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Le ministre de l’Énergie et des Mines, Mongi Marzouk, a annoncé la reprise de l’activité de la Société pétrolière tuniso-britannique de prospection et d’exploitation énergétique (Petrofac).

La reprise est prévue pour ce mercredi 15 juin 2016 après un arrêt de l’activité de ladite société, depuis la fin du mois d’avril en raison d’un sit-in observé par les ouvriers travaillant dans les entreprises de l’environnement de la région.

Rencontré en marge d’un point de presse organisé à l’occasion de la publication des conventions d’énergie sur le site de son département, le ministre a dans le même contexte ajouté que la reprise vient à la suite d’un accord conclu lors d’une séance de travail tenue samedi dernier.

D’après lui, cet accord est basé sur trois éléments. D’abord l’intégration d’une trentaine de personnes dans les entreprises de l’environnement. Le deuxième élément concerne la proposition de contrats de travail à durée déterminée pour les diplômés voulant opérer dans des activités réelles alors que le dernier point concerne la reprise de l’activité de ladite compagnie.

A une question sur les pertes enregistrées depuis l’arrêt de l’activité de Petrofac, le ministre a indiqué qu’elles varient entre 500 mille dinars et un million de dinars par jour.

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Le ministre de l’Intérieur a décidé de nouvelles nominations à la tête de certaines directions du département

Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Yasser Mesbah a annoncé, mardi 12 avril 2016,  que certains des manifestants qui ont agressé l’équipe de Nessma TV qui couvrait la grève générale à Kerkennah ont été reconnus par les services de l’ordre grâce aux images enregistrées par la chaîne, rapporte Mosaïque fm.

Il a ajouté qu’une enquête a été ouverte sur cette agression et que des mesures vont être prises pour garantir la sécurité des journalistes.

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Une photo abondamment partagée, ce jeudi 7 avril 2016,  par les internautes tunisiens a créé le buzz et a suscité des commentaires ironiques de l’opinion publique.

Il s’agit d’une photo illustrant une grosse gaffe commise par les journalistes de la chaîne Al Watania 1. Ils ont dévoilé l’identité de deux agents des forces de sûreté qui étaient cagoulés pour des raisons de sécurité.

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Le ministre de la Justice par intérim Farhat Horchani avait ordonné des poursuites pénales  sur fond de la diffusion d’images du jeune berger Mabrouk Soltani, décapité par un groupe terroriste au Mont Mghilla dans le gouvernorat de Sidi Bouzid. Tous ceux dont l’implication sera prouvée dans cette affaire seront jugés sur la base de l’article 31 de la loi organique relative à la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent, avait signalé ledit département. Cet ordre a créé une vive polémique chez les journalistes, les politiciens  et les professeurs de droit constitutionnel.

Dans une déclaration, ce mercredi 18 novembre 2015, à Africanmanager , Jawhar Ben Mbarek, professeur de droit constitutionnel et président du réseau Doustourna,  a affirmé que les poursuites pénales contre les  journalistes sur la base de la loi antiterroriste, est un dépassement grave et porte atteinte aux libertés fondamentales des journalistes. Il a ajouté que la loi antiterroriste contient des propositions et des principes, contraires à la Constitution s’agissant du  secteur  de l’information.

 Il a ajouté que l’ordre du ministre de la Justice par intérim Farhat Horchani , décrétant des  poursuites pénales contre les  journalistes sur la base de la loi antiterroriste, est un ordre répressif et martial.

Dans le même contexte, le bureau exécutif du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) avait dénoncé, dans un communiqué rendu public,  ce mercredi,  l’ordre du ministre de la Justice par intérim Farhat Horchani. Le SNJT a affirmé que les structures professionnelles, en l’occurrence la Haute autorité  indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA), sont  les seules habilitées à relever les erreurs professionnelles  et à définir les sanctions qui s’y imposent. Et d’ajouter que les poursuites contre des  journalistes en dehors du décret-loi n°115 relatif à la liberté de la presse signifie le retour aux diktats et à la répression,  ajoute la même source.

En réaction aux déclarations du  SNJT, le ministère de la Justice a  expliqué, dans un communiqué, publié ce  mercredi, que les images de la décapitation de Mabnrouk Soltani, pourraient avoir un impact négatif sur le téléspectateur, en général et sur les parties concernées par la lutte antiterroriste, en particulier.

Le ministère a également affirmé son attachement au respect de la liberté d’expression, de presse et de diffusion, se disant convaincu que la liberté de la presse demeure « un acquis irrévocable dans l’édification d’un système démocratique solide… ».

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Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a gracié mercredi les deux journalistes de la chaîne qatarie Al-Jazeera, dont un Canadien, emprisonnés après avoir été accusés d’avoir soutenu les Frères musulmans, une affaire qui avait soulevé un tollé à l’étranger.

Cette décision intervient quelques heures avant le départ du président Sissi, très critiqué par les ONG de défense des droits de l’Homme, pour New York où il doit assister à l’Assemblée générale de l’ONU.

Le Canadien Mohamed Fahmy et l’Egyptien Baher Mohamed avaient été condamnés fin août, en compagnie de l’Australien Peter Greste qui travaillait également pour Al-Jazeera, à trois ans de prison par un tribunal du Caire pour avoir “diffusé de fausses informations” et travaillé sans les autorisations nécessaires.

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Suite à la manifestation des journalistes

Suite à la manifestation des journalistes, lundi 3 mars 2014,devant le siège du ministère de l’Intérieur contre les agressions à répétition, une délégation de 50 journalistes a rencontré le porte-parole et le responsable des relations extérieures au ministère.

Lors de cette entrevue le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Mohamed Ali Aroui, a présenté les excuses officielles du ministre de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, et du ministre délégué chargé de la Sécurité Nationale, Ridha Sfar, à la délégation des journalistes conduite par le président de l’association nationale des jeunes journalistes.

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Les journalistes ont organisé

Les journalistes ont organisé, lundi 3 Mars 2014, un rassemblement devant le ministère de l’Intérieur pour dénoncer les agressions commises par les forces de sécurité sur un certain nombre de journalistes lors de la couverture de la manifestation des Ligues de la protection de la Révolution à la Kasbah.

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, le président de l’Association Tunisienne des jeunes journalistes, Raouf Bali, a affirmé que les agressions récemment perpétrées contre des journalistes à la Kasbah alors qu’ils assuraient la couverture de la marche des LPR, était délibérée et visaient exprès les journalistes. Et d’ajouter que le silence des journalistes face à ces pratiques inhumains encourage davantage la violation de leurs droits , affirmant à ce propos qu’il est temps de s’unir et de faire front commun pour réclamer la mise en place d’une loi relative à la protection des journalistes.« Nous sommes appelés à défendre nos droits et à mettre fin aux dépassements dont nous sommes victimes. Les actes de violence sont inadmissibles ; de nombreux journalistes ont déposé à maintes reprises des plaintes pour violences, mais toujours pas de réponse. Nous sommes toujours mal traités et sous estimés, il faut prendre des mesures concrètes et nécessaires pour assurer le bon travail des journalistes. Je me demande pourquoi les journalistes ne sont pas respectés, et ils sont toujours poursuivis en justice, et je dénonce à ce propos l’interpellation des journalistes par la police d’El Gorjani », a-t-il affirmé.

IL y a lieu de rappeler que nombre de journalistes ont été agressés par les agents de la sécurité intérieure à maintes reprises et la marge de liberté d’expression est de plus en plus réduite en raison de telles pratiques. Les autorités doivent ouvrir des enquêtes indépendantes et sanctionner les responsables, est-il exigé.

22 agressions recensées en janvier 2014 !

Selon le dernier rapport communiqué par le Centre de Tunis pour la liberté de la presse, 22 agressions contre des journalistes et autres professionnels du secteur de l’information ont été recensés, au cours du mois de janvier dernier. Ces violations ont porté préjudice à 92 personnes de la profession. Les agressions ont touché 33 femmes et 59 hommes travaillant dans 16 chaînes de télévision, 15 stations radio, 12 journaux, 4 sites et une télévision électroniques, ainsi que 8 agences de presse.

Selon la même source, sur les violations faites contre les journalistes tunisiens, élaboré par le centre, janvier 2014 a connu neuf cas d’interdiction de travail, trois poursuites judiciaires, trois agressions physiques, deux cas de harcèlement, deux autres cas de censure, une agression verbale, un cas d’obstruction et un cas de contrôle déguisé.

L’éventail des auteurs de ces violations est divers. Pour la première fois depuis plus d’un an, des directions d’établissements médiatiques sont sur la liste avec trois cas d’agressions, suivis des agents de sûreté, de la présidence de la République, de membres de l’Assemblée nationale constituante (ANC), d’ouvriers, de citoyens, de fonctionnaires, de syndicalistes, du ministère public du tribunal militaire, du parquet, de la présidence du gouvernement et d’associations sportives.

Les violations enregistrées se sont concentrées dans la capitale (15 cas), et, à un degré moindre, à Kairouan (2 cas), Kasserine, Sousse, Sidi Bouzid, Sfax et Gafsa (un cas). Le mois de janvier a, par ailleurs, été marqué par la persistance du contrôle sur le contenu médiatique, notamment, à la Radio culturelle et à la télévision Al-Wataniya, relève le rapport.

Nadia Ben Tamansourt

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