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Lassaad Yaacoubi

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Le moins qu’on puisse dire est que l’année scolaire ne démarre pas sous les meilleurs auspices entre le ministre de l’Education nationale, Hatem Ben Salem et le secrétaire général du syndicat de l’Enseignement secondaire, Lassâad Yaâcoubi. Ce dernier n’a pas du tout apprécié ce que sous-entend le ministre – les profs s’absentent trop – en opérant son tour de vis sur les congés maladie. Yaâcoubi est tellement remonté qu’il a décidé de porter plainte contre le ministère auprès du Tribunal administratif.

«C’est une plainte qu’on va déposer à cause de la circulaire relative à la régularisation des congés de maladies. Cette circulaire transgresse la loi régissant la fonction publique. Elle est contraire à toute éthique puisqu’elle divulgue les données personnelles des enseignants, outre la remise en cause des prescritions des médecins», a déclaré Yaâcoubi ce lundi 08 octobre 2018 sur Jawhara FM.
Il est d’avis que «le ministre de l’Education devrait être fier du taux d’absentéisme des enseignants. 1 800 000 jours d’absence par an ce n’est pas énorme, c’est même un taux faible par rapport au nombre des enseignants et si on prend en compte les congés de maternité».

Rappelons que la nouvelle circulaire du département de l’Education édicte que les demandes de congés maladie doivent être étayées par des certificats médicaux, et une copie des ordonnances payées.

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Une réunion décisive se tient ce lundi entre le ministère de l’Education et la Fédération générale de l’enseignement secondaire de l’UGTT sur les demandes des enseignants, a annoncé le secrétaire général de la fédération Lassaad Yaacoubi, cité par Mosaïque fm.

Cette réunion intervient au terme de trois séances techniques avec les différents ministères concernés, séances qualifiées de « positives ».

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Le secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, Lassaad Yaacoubi, a confirmé, mercredi, l’absence d’accords sérieux au profit des enseignants, en dépit du démarrage des négociations depuis le 30 novembre dernier.
La prochaine année scolaire s’annonce difficile et connaîtra, probablement, plusieurs mouvements de protestation, a-t-il estimé au terme des travaux de la conférence nationale d’évaluation tenue à Hammamet durant trois jours.
L’école souffre de plusieurs lacunes, à savoir le manque d’enseignants et la dégradation de l’infrastructure, a-t-il signalé.
Les revendications des enseignants portent notamment sur l’amélioration de la situation financière mais ils ont également appelé à assurer un entretien de plusieurs établissements scolaires dont l’infrastructure est fortement délabrée, a-t-il rappelé.
La question de la retraite qui préoccupe les enseignants depuis des années figure aussi parmi ces revendications, selon Yaacoubi.
Le responsable syndical a évoqué, dans ce cadre, l’importance de l’accord conclu concernant l’horaire scolaire, qui s’inscrit, a-t-il dit, dans le cadre de la réforme du système de l’éducation.
D’autres problématiques plus importantes dont les programmes d’enseignement et les propositions pour la promotion de l’établissement éducatif sont en cours d’examen, a-t-il fait remarquer.
Une conférence se tiendra la semaine prochaine pour mettre en place une nouvelle conception de la réforme du système éducatif, a rappelé Yaacoubi.

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Ce n’est plus un bras de fer. C’est désormais la guerre entre le GUN (Gouvernement d’Union Nationale) et l’UGTT. Le but de cette guerre est le plus d’argent que demande le syndicat, d’abord pour les enseignants et ensuite pour toute la fonction publique, ce qui lui permettra de mieux négocier avec l’Utica et le secteur privé. Les moyens de cette guerre sont les grèves et autres mouvements sociaux. L’alibi de cette guerre est la question de la réforme des entreprises publiques. Le théâtre de cette guerre, c’est tout le territoire, dont Noureddine Taboubi bat le pavé pour demander à cor et à cri la tête de Youssef Chahed ou l’argent des augmentations dont il a besoin avant le 1er mai, date de célébration de la fête du travail que l’UGTT ne veut pas aborder sans quelque chose à annoncer à ses ouailles.

  • Lassaad, le Fou de la partie d’échecs Chahed/Taboubi

L’avant-dernier acte de cette guerre a été le fait de Youssef Chahed. On s’attendait à ce qu’il désavoue son ministre de l’Education. Le 20 avril 2018, le chef du gouvernement prend plutôt publiquement la parole pour prendre son parti et même aller un peu plus loin. Il commence par enfoncer le clou. «L’année blanche n’est plus une simple hypothèse si la situation ne change pas (…). Rien, malgré tous les différends, ne peut cependant justifier une année blanche», dit-il en évoquant la rétention des notes par les professeurs de l’enseignement secondaire et la grève ouverte. Les photos de plats de couscous à l’agneau, les fruits exotiques, les chants avec micro et sono qui ont agrémenté cette grève, mises en ligne par les grévistes sur les réseaux sociaux, ont attisé la colère des parents et les ont ralliés à la cause du gouvernement.

Youssef Chahed balaie ensuite d’un revers de main les allégations des grévistes accusant le gouvernement de refuser la négociation, en prenant à témoin le chef de l’Etat, comme pour couper l’herbe sous les pieds d’une UGTT qui pourrait s’adresser à BCE pour une médiation. «La solution est que chacun assume ses responsabilités. Les enseignants doivent reprendre les cours lundi et remettre les notes. A notre tour, au gouvernement, nous demeurons engagés par la négociation dès le lundi aussi (…). La semaine prochaine, nous entamerons les négociations. Notre réaction aux demandes matérielles, des enseignants, comme celles d’autres secteurs, quelle qu’en soit leur légitimité, reste liée à la conjoncture financières du pays», dit ainsi Chahed, plus calme que les syndicats.

Il répétait en fait ce qui avait été déjà dit dans la dernière rencontre des signataires du Document de Carthage, que Taboubi avait quittée par protestation. Mais il recadrait surtout, non seulement les demandes des enseignants, mais de toute la fonction publique.

Réplique immédiate de Lassaad Yaacoubi, qui monte de nouveau sur ses grands chevaux. «Nous aurons toutes nos demandes matérielles et nous ne signerons aucun accord (…)» en s’attaquant avec violence et de vils mots à la presse qu’il accuse de diaboliser les enseignants et d’avoir pris le parti du gouvernement. Ce faisant, le SG de la fédération ouvrière des enseignants du secondaire se laisse encore prendre dans le rôle du Fou dans la partie d’échecs entre son patron Noureddine Taboubi et Youssef Chahed. Un rôle de perturbateur dont il est certainement conscient, car en agissant ainsi, il poursuit un autre objectif, le sien propre.

  • Yaacoubi règle ses comptes avec l’UGTT qui l’avait rejeté

En janvier 2017, auréolé de son succès dans la bataille contre l’ancien ministre de l’Education, Néji Jalloul dont il avait obtenu la tête, Yaacoubi avait présenté sa candidature au nouveau bureau exécutif que devait enfanter le congrès de l’UGTT. Tentant de lui faire comprendre qu’il était persona non grata au BE de Noureddine Taboubi, les congressistes fuitent une information lui prêtant la volonté de retirer sa candidature. Le 23 Janvier 2017, il dément au micro d’une radio privée et s’en prend à la centrale syndicale l’accusant d’avoir «déraillé en s’engageant dans le processus politique du pays et en intervenant dans la nomination de ministres». Yaacoubi ne sera pas élu. Meurtri, il en conçoit manifestement rancune à ses frères, tout en restant aux aguets pour sa revanche.

En temps opportun, il relance le mouvement contestataire du tout le corps enseignant du secondaire, lui promettant plus d’argent et des salaires toujours plus élevés, même s’il fallait pour cela obliger l’UGTT à ne pas respecter la parole, donnée et signée en décembre 2015, de ne demander aucune nouvelle augmentation, ni pour 2016, ni pour 2017, ni encore pour 2018.

Croyant pouvoir utiliser le mal-aimé du 23ème congrès de l’UGTT, comme le Fou dans sa partie d’échecs avec le chef du gouvernement, Noureddine Taboubi a laissé faire Yaacoubi et l’a même soutenu. Ce n’est qu’à Sfax qu’il se rend compte que le GUN a plutôt bien manœuvré , d’abord en soutenant les positions du ministre Hatem Ben Salem, et ensuite en laissant Yaacoubi s’embourber dans sa menace de l’année scolaire blanche. Une perspective inacceptable pour des Tunisiens dont l’éducation des enfants et leur réussite est au-dessus de toute autre priorité, fut-elle nationale.

Depuis, et désormais prise dans son propre piège, c’est l’UGTT qui est tourmentée par l’année blanche et qui dit à qui veut bien l’entendre qu’il n’y en aura pas, après avoir longtemps utilisé cette perspective comme le grimoire qui lui ouvrirait la porte de toutes ses demandes et celles de Yaacoubi au passage. C’est ce dernier lui-même qui répète à ceux qui ne l’entendent plus, qu’il n’y aura pas d’année blanche. Et c’est Chahed, dos au mur avec un FMI qui menace d’arrêter son programme d’assistance financière pour éviter la faillite, qui avertit que cette mauvaise perspective n’est pas aussi improbable que le dit l’UGTT.

  • Voici ce qui risque d’arriver si …

Jusqu’ici, on vocifère et on menace du côté des syndicalistes de l’enseignement, alors que l’UGTT prépare une réunion, qui sera décisive pour l’issue de cette guerre, de sa Commission Administrative le mardi prochain.

Deux hypothèses. Soit l’escalade, en prenant le parti de Yaacoubi, soit la désescalade par un appel à la reprise des cours et la remise des notes. L’escalade pourrait amener à l’annonce d’une grève générale. Déjà privés de 6 jours de salaires, la grève générale des enseignants confirmerait l’hypothèse de l’année blanche et mettrait toute l’UGTT en porte-à-faux avec tout le reste de la population et surtout les parents d’élèves, déjà gonflés à bloc contre les syndicats. La crédibilité et l’image de l’UGTT en recevraient un sérieux coup. Un coup qui pourrait même lui être fatal pour le reste du parcours des négociations salariales qu’elle prépare.

La grève priverait aussi ses adhérents de salaires. Selon certains spécialistes, 5 jours de retenue de salaires des grévistes rapporteraient 300 MDT aux caisses de l’Etat et constitueraient un important appel d’air au budget. Un appel d’air qui ne sera que de courte durée, le gouvernement étant déjà à court de liquidité et ne pouvant plus se permettre aucune augmentation salariale au risque de déclarer tout simplement faillite, la grève générale privant le pays de quelques autres milliards en revenus divers. Reculer et revenir au travail risquerait aussi de décrédibiliser la centrale syndicale vis-à-vis de ses adhérents et la rendrait plus fragile face à son premier partenaire économique et social.

Dans les deux cas, Lassaad Yaacoubi et toute l’UGTT seront alors pointés du doigt et désignés responsables de tout ce qui arrivera, à la veille d’importantes municipales et du mois du Ramadan. L’UGTT en serait ainsi l’unique responsable et le BE de l’UGTT pourrait même tomber.

Mais tout recul du gouvernement de Youssef Chahed signifiera aussi qu’il sera désavoué, lui et son parti Nidaa Tounes qui se présente aux municipales du 6 mai 2018. Sacrifier Youssef Chahed, comme pourrait le faire le chef de l’Etat Béji Caïed Essebssi, ferait de l’UGTT le seul gouvernant réel de tout le pays, ce qui n’arrangera personne à long et moyen terme. Aucun gouvernant ne voudrait en effet avoir en face de lui une UGTT aussi puissante et dominatrice, économiquement, socialement et surtout politiquement.

Dans tous les cas, celui qui va reculer tombera et de l’issue de cette guerre dépendra l’avenir de toute une économie et de tout un pays !

Khaled Boumiza

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Le ministre de l’Education, Hatem Ben Salem, avait fait faux bond à la commission des jeunes et des affaires culturelles éducatives et de recherches scientifiques de l’ARP. Séance de rattrapage ce mercredi 11 avril 2018, d’après Mosaïque Fm. Ben Salem devra s’expliquer sur la rétention des notes des élèves, décrétée par le Syndicat de l’enseignement secondaire, une affaire qui s’éternise et que toutes les voix de la raison n’ont pas pu solutionner. Le ministre avait bien menacé de geler les salaires des enseignants s’ils persistaient à confisquer les notes des élèves, mais il a battu en retraite depuis, et ne parle plus de cette sanction…

D’après une source officielle au sein du Parlement, le ministre sera bien au rendez-vous. Reste à savoir si le secrétaire général du syndicat de l’enseignement secondaire, Lassaad Yaacoubi, par qui le scandale est arrivé, fera lui aussi le déplacement prochainement. Lui aussi avait zappé l’invitation de la commission des jeunes et des affaires culturelles éducatives, le même jour que Ben Salem…

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A 62 ans, le ministre est loin d’être un sinistre et encore moins un inconnu pour le ministère de Bab Bnet où il avait déjà officié pendant 3 années. De nouveau à la tête du département de l’Education nationale depuis septembre 2017, Hatem Ben Salem est en effet, pour ne pas faire plus long, Docteur d’État en droit de la faculté de Droit et des sciences politiques et économiques de Paris. Il est aussi agrégé en droit public de la faculté de Droit et des sciences politiques et économiques de Tunis.

Force est de reconnaitre que «le Mec en a sérieusement dans la caboche». Et pourtant le 6ème ministre de l’Education ne semble pas encore plaire à ces Messieurs de l’enseignement, secondaire notamment. Dans un Post de Fakhri Smiti sur les réseaux sociaux, le second de Lassaad Yaacoubi disait que «il sait qu’il ne restera pas à la tête du ministère, dès le prochain remaniement».

  • L’ombre de Jalloul le gladiateur plane sur Bab Bnet

Ayant muté avec le tonitruant Naji Jalloul dont le syndicat a fini par avoir la peau après que son chef de gouvernement l’a lâché, il prenait en fait la suite d’un véritable guerroyeur lorsqu’il sait qu’il est dans son droit et celui de la Nation.

Un Jalloul qui tenait très bien le bras de fer avec le syndicat ouvrier et savait gagner des batailles, dans une guerre où l’enjeu est civilisationnel et générationnel, et même sociétal. Des enjeux d’autant plus importants et déterminants qu’ils interviennent dans une conjoncture marquée par une baisse spectaculaire du niveau de l’enseignement et des enseignés. Un Jalloul qui rendait presque coup pour coup à un syndicat qui avait créé un bouillonnement politico-médiatique, sans précédent, pour pousser le chef du gouvernement, Youssef Chahed, à se débarrasser de celui qui a été le seul à s’attaquer à la manne, pour les Instits, des cours particuliers et a pu entamer, certes dans le tumulte, un projet de réforme qu’il ne terminera pas.

C’est tout cet historique de guerre et de guéguerres entre ministère et syndicats qui fait la toile de fond de la relation du nouveau ministre de l’Education nationale avec son ancien rival, un syndicaliste pourtant qui ne fait plus l’unanimité parmi ses pairs et qui fut un temps l’ennemi public N°1 des parents d’élèves.

  • Ben Salem en prend sur la gueule, jusqu’aux menaces

Manifestement moins guerroyeur que son précédent, nettement moins médiatique et médiatisé que lui, moins frontal aussi dans ses prises de position et ses déclarations, Hatem Ben Salem fait de nouveau face au même Lassaad Yaacoubi et aux mêmes demandes, financières surtout, du syndicat des enseignants.

Des demandes que ses patrons de l’UGTT avaient pourtant signés, depuis 2015, pour ne plus en faire. Comme il a fait fi de la décision de justice de rendre les notes trimestrielles, une action de contestation qui met pourtant en grand danger les inscriptions des élèves tunisiens dans les grandes écoles étrangères, le syndicat des enseignants du secondaire a fait fi de la signature de l’ancien secrétaire général de l’UGTT qui avait même signé un accord pour le retrait des journées de grèves des salaires.

Devant le danger, pour l’avenir des élèves tunisiens, le ministre de l’Enseignement décide d’engager le combat avec les mêmes armes. Les enseignants retenaient les notes des élèves, le ministère retiendra les salaires des enseignants. Ces derniers dégainent de suite d’autres armes, plus vils et plus sales, il faut le dire : Des menaces et des insultes. La dernière est prêtée à un enseignant, qui s’adresse à Hatem Ben Salem avec des mots, que nous avons préféré flouter, qui n’ont rien à voir avec la bienséance d’un enseignant qu’on comparerait à un prophète mais plutôt avec l’impolitesse des personnes grossières. Hatem Ben Salem a reçu le message et publié lui aussi un Post sur les réseaux sociaux où il prend acte des «intimidations et des menaces», préférant insister sur le fait que «l’Etat restera au-dessus de tout le monde et se tuera au combat pour que l’école publique reste le phare».

La comparaison pourrait ne pas avoir lieu d’être entre les deux personnalités différentes des deux ministres, il n’empêche que Hatem Ben Salem est désormais attendu au tournant par le Syndicat des enseignants, et pour la suite de ce bras de fer par des parents d’élèves qui n’ont que le ministère pour défendre leurs droits.

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Quand le ministre de l’Education nationale, Hatem Ben Salem, déclare que «la confiscation des notes est inadmissible !” que “c’est une ligne rouge” et” que c’est une chose impossible“, peut-on en déduire que le gouvernement et son chef, comme cela a été annoncé pour le phosphate, sont prêts à utiliser la manière forte ? Rien à ce stade ne permet d’en donner l’assurance, au regard surtout de l’ampleur de la tâche (des milliers d’enseignants récalcitrants, contre une poignée de protestataires à la CPG) et surtout de la partie qui fait ferraille contre Ben Salem et Youssef Chahed : l’UGTT.

Le ministre de l’Education nationale a ajouté, dans l’émission «Café turc» dimanche 4 mars 2018 dans la soirée à la Télévision nationale : “Je répète, le refus de rendre les notes est un acte inacceptable. Les notes ont été communiquées aux élèves, me dit-on. Ce n’est pas possible ! Les notes doivent-être remises à l’administration, un conseil de classe doit se réunir, et des bulletins de notes doivent être édités. On négocie avec tout, sauf avec l’intérêt des élèves». Sauf qu’aux dernières nouvelles, dans la même journée de dimanche, le secrétaire général de la Fédération de l’enseignement secondaire, Lassâad Yaâcoubi, a martelé sur Mosaïque FM que les enseignants persistent dans le blocage des notes, que la grève de ce 28 mars est maintenue et qu’ils sont prêts à envisager d’autres formes de protestation si les désaccords avec le ministère de tutelle demeurent. Alors, qui a dit au ministre que les élèves ont pris connaissance de leurs notes ?

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Des milliers de professeurs, venus des différents gouvernorats tunisiens, ont observé ce jeudi 1er mars un rassemblement protestataire national devant le siège du ministère de l’Éducation.
Dans une déclaration accordée à Jawhara Fm, le secrétaire général du syndicat de l’enseignement secondaire Lassaâd Yaâcoubi a déclaré qu’une instance administrative sectorielle se réunira jeudi pour discuter la proposition du syndicat de suspendre les cours.
L’instance pourrait annoncer une suspension des cours, en réponse aux dernières décisions annoncées par le gouvernement, qui concernent le maintien de Néji Jalloul à la tête du ministère de l’Éducation et la probabilité de privatisation de certaines institutions publiques, a indiqué le syndicaliste

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Entre le ministre de l’Education, Néji Jalloul, et le Syndicat général de l’enseignement secondaire, ça semble être une lutte à mort, symbolique, entendons-nous bien. En effet les deux parties se cramponnent à leurs positions, Jalloul continuant de plus belle ses réformes, drapé sur son bon droit et une popularité qui fait pâlir d’envie ses collègues politiciens et les enseignants réclamant obstinément sa tête, quitte, il faut le dire, à prendre en otage les élèves avec des grèves qu’ils ont promis de faire jusqu’à l’éviction du ministre. Tout cela ne sent pas très bon, surtout pour l’avenir de nos chers petits, déjà plombé par une baisse continuelle de leur niveau d’études. Face à ce conflit mortifère, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, reste étonnamment silencieux, laissant son ministre se débattre tout seul dans la fosse aux lions et refusant tout arbitrage pour que tout ce petit monde sorte de ce bras de fer par le haut. Encore une occasion de prise de parole ratée par Chahed…

Ce mercredi 22 février, le Secrétaire général adjoint du syndicat général de l’enseignement secondaire, Néjib Sallemi, s’est réjoui d’un taux de participation à la grève dans les collèges et les lycées publics de 97%.
“Les grévistes exigent que le Chef du gouvernement trouve un remplaçant à la tête du ministère de l’Education”, a déclaré Sallemi, estimant que “l’actuel ministre représente un danger pour le secteur à travers ses décisions unilatérales improvisées et ses offenses à l’encontre des enseignants”.
“Les sit-in ouverts dans les sièges des délégations régionales de l’Education se poursuivent, a-t-il lancé, et nous irons vendredi aux délégations de la jeunesse et des sports pour faire pression sur la présidence du gouvernement afin d’activer le projet de statut des métiers du sport et des animateurs sportifs, non encore parus au Journal Officiel”.

Une instance administrative sectorielle du syndicat de l’enseignement secondaire pourrait se réunir le 2 mars pour examiner les modalités d’un éventuel arrêt des cours “en cas d’échec des négociations avec la présidence du gouvernement”, selon les déclarations du Secrétaire général du syndicat de l’enseignement secondaire, Lassaad Yaacoubi, lors d’une conférence de presse tenue lundi dernier.

Jalloul dans ses habits de combat

En face, l’inflexible et preux Jalloul a mis ses habits de combat, manifestement prêt à en découdre avec les enseignants, jusqu’au bout, comme il l’avait déjà déclaré dans les médias suite aux bruits sur son éviction pour le mettre dans un placard à la présidence de la République. Le ministre de l’Education a déclaré ce mercredi que les mouvements de protestation demandant sa révocation sont une “affaire normale” qui ne le “dérange pas”, estimant que “chaque citoyen a le droit de réclamer le remplacement d’un ministre, dans le cadre de l’exercice démocratique”.

Jalloul réagissait à la grève observée ce mercredi par les enseignants des collèges et des lycées secondaires pour revendiquer sa révocation, alors qu’il effectuait une visite à l’école primaire Cherfech 24 à Sidi Thabet (gouvernorat de l’Ariana) où il a supervisé l’installation du Conseil de l’élève citoyen.
“Je comprends les revendications des enseignants, y compris celles relatives à ma révocation”, a-t-il déclaré.
Et d’ajouter: “Ceux qui exigent ma révocation devront attendre les prochaines élections, parce que je poursuivrai la réforme de l’éducation et redoublerai d’efforts pour consacrer le principe de citoyenneté chez nos enfants, et pour ancrer la culture de la démocratie et des élections en eux dans le but de former une nouvelle génération de citoyens responsables et conscients de leurs droits et leurs devoirs envers la patrie”.

Le ministre a en outre expliqué que l’exercice de la pratique démocratique à travers le Conseil de l’enfant citoyen est une partie intégrante du processus d’édification qui vise à faire de la démocratie et des élections un élément vital de l’identité arabo-musulmane modérée.
“La consécration des principes universels et des nobles valeurs chez les élèves, à travers les cours d’éducation civique dispensés de manière moderne et non traditionnelle, entre dans le cadre de la réforme éducative escomptée”, a-t-il encore souligné.

Une véritable campagne électorale a été menée à l’école Cherfech 24, moyennant affiches et banderoles résumant les promesses électorales (amélioration de l’environnement de l’école, programmes récréatifs et d’animation, clubs culturels, etc) ainsi que le passage aux urnes dans des bureaux de vote aménagés pour la circonstance, avec un chef de bureau, des membres et des observateurs. Une ambiance festive a marqué cet événement et les élèves étaient fiers de participer à l’opération de vote, a constaté la correspondante de l’agence TAP.

Les enseignants des collèges et des lycées secondaires ont observé ce mercredi une grève, accompagnée de sit-in dans les délégations régionales de l’Education depuis lundi et d’un rassemblement des enseignants prévu le 1er mars devant le ministère de l’Education et le palais du gouvernement à la Kasbah “jusqu’à ce que le ministre de l’Education soit remplacé”, selon les déclarations du secrétaire général de l’enseignement secondaire, Lassaad Yaacoubi.

TAP

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Pour une fois, ce réseau social étant devenu en Tunisie le déversoir de tout ce qui n’est pas bon dans une société, nous allons partir de ce qui s’écrit sur fb sur ce sujet de l’éducation nationale, mais avec un choix des profils parlant de ce sujet.

Un sujet pourtant de portée civilisationnelle, mais qui fait depuis 2012 l’objet de tous les débats, plus bassement bas que voltigeant. Ceci, au moment où éclatent de nouveau des grèves, non plus pour des raisons syndicalement matérielles, mais désormais pour des raisons politiquement syndicalisées. En effet, le trublion syndicaliste Lassaad Yaacoubi, entré depuis dans une campagne électorale pour le poste de SG de l’UGTT, ne demande plus de l’argent qu’il avait déjà largement eu, mais carrément la tête du ministre de l’Education nationale Neji Jalloul.

Cette guerre entre ministre et syndicaliste, ce dernier la cristallise désormais autour du système éducatif et de l’école tunisienne, dont le ministre serait le mauvais porteur. Il ne fait pourtant aucun doute que ce que veut le syndicaliste, c’est le départ du ministre pour pouvoir le brandir en guise de trophée et faire-valoir de sa suprématie syndicale. Le sujet de l’éducation est pourtant un sujet de portée hautement culturelle, tant son poids est grand dans l’esquisse de l’avenir de tout un peuple et de toute une nation.

  • L’école tunisienne va mal et se dégrade

«L’école tunisienne va mal. Les enseignants souffrent. Les parents sont inquiets. L’état manque de ressources et surtout d’imagination. Les syndicats, plutôt que de chercher des solutions, deviennent un problème supplémentaire. Le niveau moyen des élèves est accablant. Les grèves ne changeront rien, ni même le fait de changer de ministre. Réduire le problème à un homme, c’est réduire le problème tout court. A mon sens, il faut que dans chaque lycée et chaque école instituer un conseil de parents qui viendra épauler l’administration et les enseignants, ouvrir la voie à des dons pour équiper l’école, inviter des compétences locales pour initier des activités, faire des conférences etc…Il faut surtout accompagner les élèves en difficultés, créer des clubs dans les lycées, lutter contre la drogue et la délinquance. Je suis pour que tous les élèves aient de l’école une vision positive et constructrice, qu’elle soit pour eux non seulement un espace d’apprentissage mais un environnement propice à leur développement personnel». C’est ce qu’en dit Soufiene Zribi, psychiatre de métier.

Ce à quoi Zineb Kamoun Damak, médecin de son état, répond que «je confirme que notre école va très mal. De par mon expérience avec mes deux aînées, la dégradation est décelable à la première expérience. En effet, ma fille en 4ème année primaire, lit mal et écrit très mal. J’ai même soupçonné les troubles de l’apprentissage. Pour cela j’ai consulté une orthophoniste et une pédagogue chevronnée. Et bien ma fille n’a rien d’anormal. Verdict : c’est le système. Je ne comprends plus rien ! En plus, elle est deuxième de sa classe avec 16,20 de moyenne. La première a 16,30. Si ma fille est deuxième avec ces lacunes alors quel est l’état scolaire des élèves suivants ? C’est vraiment bizarre !». Et de nouveau Dr Zribi qui confirme : « Vous n’êtes pas la seule à faire ce constat. J’ai des patients avec des gros troubles cognitifs avec des notes honorables … ». C’est presque ce que voudrait faire Jalloul, avec le retour des cantines ou l’office des œuvres scolaires ou encore le réaménagement du temps des cours pour donner plus d’espace à l’élève. Mais le personnel semble désormais prendre largement le pas sur le professionnel dans cette affaire «Yaacoubi-Jalloul».

Force est ici de dire, même si dans la tradition orale arabe, l’instituteur a presque rang de prophète, que le niveau des enseignants publics tunisiens est depuis quelques années si bas que les diplômes tunisiens en perdraient presque toute employabilité. Des enseignants, du primaire au secondaire, qui préfèrent les cours privés à la classe conventionnelle. Des enseignants dont la formation perd toujours du terrain et qui ne font pas leur MAJ. Des dizaines, sinon des centaines, d’enseignants intégrés après des années d’attente à ne rien faire. Des formateurs universitaires, comme pour le domaine du journalisme, qui n’ont presque jamais mis les pieds dans une rédaction ou qui n’ont, pas ou prou, fait du terrain. Et ce ne sont là que des exemples d’un secteur où l’éducation se perd, condamnant de fait toute perspective d’emploi dans un marché en continuelle transformation.

En face, et c’est l’autre volet de cette polémique, c’est Azza Cheikhrouhou qui estime que «NJ [Neji Jalloul] est là depuis 2014 : A-t-il contribué à la descente aux enfers de notre système éducatif ou se bat- il pour le sortir des ténèbres ?». Et de nouveau Dr Zribi intervient pour écrire que «que ce soit NJ ou monsieur X, toute réforme s’accompagnera de ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Intégrer les parents c’est faire intervenir un tiers pour empêcher le combat de coqs entre un ministre et un syndicat».

  • Le «3 en 1» des «singes de la sagesse !»

NJ l’a-t-il lu ou entendu ? Ce qui est sûr, c’est que «YC» (Reprise en un style fb pour parler du chef du gouvernement Youssef Chahed), préfère jusqu’ici ne rien dire, ce qui renforcerait son ministre qui applique pourtant la politique du gouvernement et applique aussi ses directives.

Il faut ici noter que seul Mehdi Jomaa avait pu et su donner l’image d’un gouvernement solidaire qui ne lâche pas ses membres. Comme Essid, Chahed, fait la sourde oreille et ne délie pas sa langue, laissant son ministre seul face à l’ire du syndicat comme un punching-ball qui cristalliserait toute sa colère.

Ce n’est peut-être pas le cas, mais on croirait presque que YC prend ostentatoirement, en ces temps où les bruits d’un remaniement ministériel s’amplifient, la position des «trois singes de la sagesse» comme pour se donner une raison de démettre le ministre objet de toute les colères syndicales !

Chahed se planque, refuse de monter au front soutenir SON ministre et adopte ainsi le degré zéro de l’action publique, de la politique et de la communication. Mais YC n’en est pas à sa première avanie. Faisant ainsi, le chef du gouvernement tunisien, dont la posture des «3 singes» n’est pas aussi sage qu’il n’y paraît, refuse d’abord de défendre son propre programme, se fragilise par rapport à ses propres ministres et prête surtout le flanc au syndicat de l’UGTT, devenu depuis quelques années, le véritable parti d’opposition. Un parti qui ne dit pas son nom, mais dont le poids se ressent dans toute la politique économique et même dans les propres décisions régaliennes de Yousef Chahed. A vue d’œil et selon les observateurs, Chahed se «Essidise». N’a-t-il pas vu la dramatique fin de son ancien patron ?!

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