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La séance plénière consacrée à l’examen du projet de loi n°2017-89 relatif à la déclaration de patrimoine, à la lutte contre l’enrichissement illicite et les conflits d’intérêts dans le secteur public et qui devait démarrer ce mardi 19 juin 2018 a été levée.

Le président de l’ARP, Mohamed Ennaceur, a expliqué que le nombre des députés présents n’atteint pas le quorum du tiers requis, conformément à l’article 109 du règlement intérieur du Parlement. Les députés n’étaient que 46 ce matin.

Réuni le 6 juin courant, le bureau de l’ARP avait décidé la tenue d’une séance plénière ces 19 et 20 juin pour l’examen de ce projet de loi.

Rappelons que la Commission de la législation générale avait adopté, le 30 mai dernier, son rapport sur le projet de loi en question après avoir auditionné les parties concernées, dont notamment des représentants de l’initiateur – la présidence du gouvernement -, de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), de la Cour des comptes et du pôle judiciaire économique et financier.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, s’était engagé, avec véhémence, à traquer partout la corruption, à pourfendre et débusquer corrupteurs et corrompus dans tous les cercles, jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir. La promesse a-t-elle été tenue ? Pour le moment nous sommes contraints de dire non, puisqu’il manque dans le panier les politiques, or il est inconcevable que des faits de cette gravité soient perpétrés dans cette «petite» Tunisie (du point de vue géographique et démographique) sans que ces décideurs, sans qui rien ne se fait, parfois pour le plus grand malheur de leurs administrés, ne soient au courant ou même mouillés. Donc, à cet instant précis, nous ne pouvons en conclure autre chose qu’une tromperie sur la marchandise. Mais à en croire les bruits, persistants, lâchés par le porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis, Sofiene Sliti, si la machine cale et n’a jusqu’ici broyé aucun politicien, ce n’est pas la faute de Chahed mais bien celle du Parlement, lequel s’obstinerait à retarder l’action du couperet de la justice. Sliti avait émis une salve d’accusations le 2 mai 2018, en affirmant, sur Mosaïque Fm, que l’ARP refuse de lever l’immunité de certains élus dont les noms sont cités dans des affaires de corruption. Le bureau de l’ARP avait balayé ces accusations d’un revers de la main, en arguant que la requête de la justice ne contenait pas assez d’éléments de preuve. Le même Sliti est revenu ce week-end, avec les mêmes accusations, mais cette fois avec des faits précis gravissimes et un nom (décidément l’attaque frontale et nominative de Chahed contre Hafedh Caïd Essebsi fait école !), et pas n’importe lequel : Sofiene Toubel, le chef du groupe parlementaire de Nidaa Tounes.

Nous parlons, tout de même, du chef de file des députés du parti sorti majoritaire des dernières élections générales, en 2014. Ce n’est pas rien ! Certes les citoyens en ont soupé des problèmes de la classe politique, de leurs tiraillements puériles et mortifères pour la stabilité du pays, de leurs bisbilles indignes de leur statut d’élite (il en faut bien une, une élite, et pour le moment c’est eux qu’on a sous la main), de leurs errements, erreurs et approximations, mais ce qu’a dit et redit Sliti mérite bien qu’on s’arrête, et qu’on mette de côté pendant un moment les dépenses de l’Aïd, la Coupe du Monde, les soirées estivales dans les cafés, etc. Là on nous parle d’une corruption au sommet du pouvoir législatif, le pourvoir suprême en fait dans ce régime que la Tunisie a eu la bonne idée de se choisir. Si ça ce n’est important qu’est-ce qui l’est ?!

Un vieux serpent de mer

La députée Samia Abbou a été la première à mettre les pieds dans le plat en demandant publiquement, le 2 mars 2017, que la lumière soit faite sur les signes de extérieurs de richesse plus que suspects chez certains de ses collègues. Si des noms tels que Toubel et d’autres acolytes ont été lâchés sur la place publique, c’est parce que la justice a travaillé depuis les allégations de Abbou. Cependant, pour le moment, les condamnations s’arrêtent aux portes des politiciens. On le sait, le temps de la justice n’est pas celui des médias ou de l’opinion publique, et que les juges doivent justement y aller avec des gants pour que les droits de tous, en premier la présomption d’innocence, soient respectés, mais tout de même aucun politique pris entre les filets depuis le démarrage de la campagne de Chahed, c’est un peu difficile à admettre pour les citoyens, eux qui sont laminés par la justice en une fraction de seconde –  j’exagère un peu – s’ils ont le malheur d’être coincés pour parfois une broutille. Bon, le chef du gouvernement a quelques belles prises à son actif dans les milieux d’affaires, notamment Chafik Jarraya, le symbole de toute une époque, celle de la collusion mafieuse entre les businessmen et le pouvoir, mais rien, jusqu’ici, ne nous prouve qu’on est sorti de cette sombre ère. Il est où l’ancien ministre de l’Intérieur Najem Gharsalli, cité dans les mêmes dossiers explosifs que Jarraya et que Chahed avait donné l’instruction de ramener dare-dare ? Il court toujours…

Il faudra finir le boulot !

C’est la traque des pourris de la République, pour avoir in fine une République vertueuse, qui avait donné au locataire du palais de la Kasbah son premier galon d’homme d’Etat, et fait monter en flèche sa popularité. Il en est d’ailleurs resté quelque chose, de cette popularité, dans les sondages d’opinions, mais elle s’est sérieusement érodée depuis. Chahed a été lui aussi, comme tous les autres, pris dans cette crise de confiance entre les électeurs et leurs représentants, et il y a laissé beaucoup de plumes, d’après les enquêtes récentes. Certes les résultats économiques qui tardent, l’inflation, le climat politique et social délétère expliquent en grande partie cette désaffection vis-à-vis des dirigeants, mais il y a aussi le sentiment, à tort ou à raison, que les politiques sont une catégorie à part sur laquelle ne s’abattra jamais le glaive de la justice, en tout cas tant qu’ils sont au pouvoir. A Chahed de prouver le contraire en mettant la même énergie dans ce combat que dans sa croisade contre les hommes d’affaires véreux. La première étape serait de monter au front, comme il l’a fait pour le fils du chef de l’Etat, pour obliger le bureau du Parlement à lâcher les siens afin qu’ils soient jugés, comme le citoyen lambda…

Dans cette affaire il y a un très gros enjeu : La restauration de la crédibilité des politiques. Ce n’est pas pour rien que le penseur français Montesquieu (1689-1755) a théorisé la nécessaire séparation des trois pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire, pour que la démocratie soit assise sur de bonnes bases. L’indépendance de ces trois piliers, surtout celle de la justice, est ce qui entretient le rapport de confiance entre les citoyens et les institutions. La justice doit être l’endroit où le droit est dit et appliqué de manière indistincte, que vous soyez “puissant ou misérable“, or c’est justement, d’après Sliti, ce que l’ARP empêche aux juges de faire. Chahed devra résoudre ce problème. Il est au moins aussi important pour l’avenir de la démocratie que les autres grands dossiers. Et pour son avenir politique personnel aussi, si toutefois il a des envies de passer du palais de la Kasbah à celui de Carthage. Et qu’on ne vienne pas nous dire qu’il n’y pense jamais, et pas seulement en se rasant le matin, comme l’avait confessé Nicolas Sarkozy quand il était le tout-puissant ministre de l’Intérieur…

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Dans un entretien exclusif accordé jeudi 7 juin 2018 au journal Hakaek On Line, le porte-parole du Tribunal de Première Instance de Tunis, Sofiene Sliti, a affirmé que le chef du bloc parlementaire de Nidaa Tounes à l’ARP, Sofiene Toubel, avait refusé de s’expliquer devant le pôle judiciaire financier concernant une affaire de corruption dans laquelle il est accusé. Sliti a ajouté que Toubel a fortement brandi son immunité parlementaire.

Sliti a également rajouté que depuis novembre 2017, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) avait pour sa part refusé de lever l’immunité du parlementaire.

On rappelle qu’une campagne a été lancée sur les réseaux sociaux, en 2017, à la suite de la polémique suscitée par l’intervention de Toubel en faveur du fils du député Youssef Jouini. Une intervention qui avait pour but de le désigner pour un poste de délégué.

On note également que l’ancien député et ancien leader de Nidaa Tounes, Lazhar Akermi, avait annoncé sur Shems fm que Chafik Jarraya avait offert un appartement à Toubel, soulignant qu’il possède des preuves à ce sujet, sauf que jusque-là aucune enquête n’a été ouverte.

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L’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a démenti jeudi les informations selon lesquelles elle n’a pas donné une suite favorable à la levée de l’immunité parlementaire, précisant qu’elle avait demandé aux parties concernées de corriger une défaillance de procédure relevée dans les demandes de levée de l’immunité de certains députés, sans avoir reçu de réponse.

L’ARP a rendu publique cette mise au point en réponse aux déclarations du porte-parole du pole judiciaire, économique et financier, Sofiene Selliti, selon lesquelles le Parlement n’a pas donné une suite favorable à des demandes de levée de l’immunité de certains députés.

La présidence du Parlement a transmis ces demandes à la commission du règlement intérieur, de l’immunité, des lois parlementaires et électorales qui les a examinées et auditionné les députés concernés avant de rédiger un rapport transmis au bureau de l’ARP lequel a décidé à son tour de le soumettre à la plénière“, a précisé le Parlement sur son site officiel.

Il a indiqué que la plénière du 7 février 2017 avait relevé des défaillances procédurales dans les demandes de levée de l’immunité consistant en l’absence dans les dossiers de preuves sur la présentation des demandes aux députés concernés pour constater leur désir de conserver ou non leurs immunités. “Le Parlement a informé les parties concernées sur cette défaillance pour la rectifier, sans recevoir de correspondance à ce sujet“, a-t-il ajouté.

Le Parlement a fait remarquer qu’il ne dispose d’aucun dossier ou demande de levée de l’immunité et qu’il “œuvre à respecter les règlements et procédures qui touchent l’image du parlement, des députés et de la vie parlementaire, par souci de préserver la réputation de l’institution législative“.

Le porte-parole du pole judiciaire, économique et financier, Sofiene Selliti, avait indiqué mercredi lors d’une conférence de presse que des juges d’instruction du pôle avaient adressé au Parlement des demandes de levée de l’immunité de certains députés, pour des soupçons de corruption, sans obtenir de réponse.

Suite à ces révélations, l’association “I Watch” avait demandé le même jour d’accéder à une information de l’ARP pour connaitre le nombre et les noms des députés objet des demandes de levée de l’immunité.

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Sofiene Selliti, porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis et des pôles judiciaires financier et antiterroriste, a lancé une bombe ce mercredi 02 mai 2018 sur Mosaïque FM. Il a affirmé qu’il a appelé à lever l’immunité parlementaire d’un paquet de députés de l’ARP et ce, pour qu’ils rendent des comptes devant la justice dans des dossiers de crimes financiers. Des propos qui ne vont pas soigner la cote du personnel politique, déjà au plus bas. Des révélations qui surtout apportent de l’eau au moulin de la “pasionaria” du Parlement, Samia Abbou, qui avait dit et redit que les signes extérieurs de richesse de certains députés, à tout le moins, étaient douteux…

«Des députés de l’ARP sont mouillés dans des affaires financières et sont suspectés de crimes financiers mais ils jouissent toujours de l’immunité parlementaire. De ce fait, on a appelé à lever cette immunité, car nous soutenons que personne n’est au-dessus de la loi. Non à l’impunité !», a lâché Sliti.

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La saison touristique en Tunisie s’annonce prometteuse, et connaîtra ainsi un retour remarquable du marché européen, particulièrement le marché belge. C’est dans ce contexte qu’à l’issue d’une rencontre, à Bruxelles, entre le Chef du gouvernement, Youssef Chahed et son homologue Belge, Charles Michel, il a été décidé, jeudi 26 avril 2018, d’augmenter le flux de vacanciers belges vers la Tunisie de 25.000 à 50.000 touristes.

Cette rencontre, selon un communiqué rendu public par la présidence du gouvernement, a traité aussi des relations bilatérales entre les deux pays et des moyens pour les renforcer dans divers secteurs.

La Tunisie espère bien retrouver ses quelque 150 000 visiteurs belges par an, un chiffre qui avait chuté à 23 000 en 2016. Rappelons qu’en février 2017, le ministère belge des Affaires étrangères a de nouveau autorisé ses ressortissants à se rendre à Tunis et sur l’axe côtier de Hammamet, Nabeul, Sousse, Monastir Mahdia et Bizerte. Il a en revanche déconseillé les déplacements dans les zones frontalières avec l’Algérie et la Libye. Cette décision a été prise après “le constat d’une évolution sur le plan sécuritaire” en Tunisie. Néanmoins, et jusqu’à présent, beaucoup de Belges rejoignaient la Tunisie à partir de la France ou du Grand-Duché de Luxembourg, où l’avis aux voyageurs n’était pas négatif !

Pour confirmer l’attractivité croissante de la destination tunisienne pour les touristes belges, le ministère du Tourisme, en collaboration avec les professionnels du secteur, a annoncé la mise en place de toute une stratégie innovatrice, dont notamment le renforcement des campagnes promotionnelles pour attirer un grand nombre de Belges, sachant que le touriste belge dépense en moyenne 2.500 euros par an et par ménage. Un des budgets les plus importants au niveau européen.

A noter que le ministère du Tourisme a récemment annoncé que du 1er janvier au 20 avril 2018, la Tunisie a accueilli près de 1,7 million de touristes, soit une évolution de 19% par rapport à la même période de 2017 ; ce chiffre est même supérieur à celui enregistré en 2010.

Le pays a enregistré ces derniers temps une reprise du trafic passagers et du tourisme, grâce à la diminution des craintes liées à la sécurité et la levée d’interdiction de voyage par de nombreux pays européens. En revanche, le secteur fait encore face à des problèmes d’ordre structurel et nécessite un bon diagnostic pour le promouvoir, au regard de l’impératif de mettre en place un plan d’action pour diversifier le produit touristique.

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L’Ambassade des États-Unis à Abidjan a le plaisir d’annoncer la levée des restrictions de sûreté sur les navires en partance pour les États-Unis depuis le terminal à conteneurs d’Abidjan et le chantier de réparation navale Carena. La décision, qui fait suite à une visite annuelle des deux ports pour veiller à la sécurité et à la sûreté du système international de transport maritime, marque une avancée importante pour les relations commerciales entre la Côte d’Ivoire et les États-Unis et permettra de réduire les coûts, accroître l’efficacité et réduire les retards lorsque les navires arrivent aux États-Unis et dans les ports étrangers.

Depuis 2011, la garde côtière des États-Unis a demandé que tous les navires pratiquant le commerce international qui visitent la Côte d’Ivoire avant de partir vers les États-Unis augmentent la sûreté de leurs navires en visitant les ports ivoiriens. En réduisant les temps d’attente au port d’Abidjan pour les navires commerciaux, l’Ambassade des États-Unis a bon espoir que les relations commerciales bilatérales entre les États-Unis et la Côte vont s’accroître et devenir plus efficaces.

Au cours des sept dernières années, l’Ambassade des États-Unis et la garde côtière des États-Unis ont travaillé en étroite collaboration avec la Direction Générale des Affaires Maritimes et Portuaires (DGAMP), autorité désignée pour la mise en œuvre de International Ship and Port Facility Security (ISPS) [en français : Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires] en Côte d’Ivoire, afin d’améliorer la sûreté de manière significative. À la suite d’une récente évaluation de la sûreté, la garde côtière des États-Unis a annoncé que le terminal à conteneurs d’Abidjan et le chantier de réparation navale Carena sont conformes aux normes internationales de sûreté des installations portuaires.

La garde côtière des États-Unis va poursuivre sa relation positive et mutuellement bénéfique avec la DGAMP en vue de renforcer la sûreté maritime mondiale et de travailler avec d’autres installations portuaires ivoiriennes afin d’améliorer la sûreté du commerce entre les États-Unis et la Côte d’Ivoire. L’année dernière, la garde côtière américaine a fourni une assistance technique à des officiers de la DGAMP et à plusieurs responsables de la sûreté des ports d’Abidjan et de San Pedro afin de développer une approche systématique pour évaluer l’efficacité des procédures physiques et administratives de sûreté dans les terminaux ivoiriens.

Plus tard en octobre 2017, la garde côtière des États-Unis a reçu une délégation de six responsables ivoiriens pour une visite d’échange d’informations sur la sûreté des ports à Washington, D.C.et à Portland, dans l’Oregon. Cette visite a donné l’occasion aux deux parties d’examiner les défis actuels en matière de sûreté maritime mondiale et de travailler dans le sens de développer des solutions efficaces et efficientes.

Les mesures de sûreté maritime internationales sont régies par le Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires, dit Code ISPS, qui est entré en vigueur le 1er juillet 2004 pour réduire la probabilité d’une attaque terroriste sur un navire ou dans un port. À travers les efforts conjoints du Ministère du Transport, agissant, par l’intermédiaire de la DGAMP et du gouvernement américain, la sûreté accrue dans les ports contribue à la croissance économique de la Côte d’Ivoire.

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Le porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature, Imed Khaskhoussi, a indiqué que le conseil de l’ordre judiciaire se réunira, demain vendredi, pour se prononcer sur la demande de levée de l’immunité du juge Mohamed Najem Gharsalli, transmise par la justice militaire.
Dans une déclaration, jeudi, à l’agence TAP, Khaskhoussi a précisé que le conseil de l’ordre judiciaire s’est réuni, mercredi, pour examiner la question de la levée de l’immunité, mais n’a pu achever ses travaux faute d’un agenda chargé.
Le conseil de l’ordre judiciaire s’était déjà réuni la semaine dernière pour examiner cette demande ; mais la question de la levée de l’immunité du juge et ancien ministre de l’Intérieur n’a pu être tranchée.

Début décembre, la justice militaire a transmis au Conseil supérieur de la magistrature une demande pour la levée de l’immunité de Mohamed Najem Gharsalli, ancien ministre de l’Intérieur et ancien ambassadeur de Tunisie au Maroc.
Le Procureur général de la direction militaire avait indiqué le 3 novembre dernier que Gharsalli a été entendu par le juge d’instruction en tant que témoin, en sa qualité d’ancien ministre de l’Intérieur, sur fond de l’affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat impliquant l’homme d’affaires Chafik Jarraya.
Gharsalli a été démis de son poste d’ambassadeur de Tunisie au Maroc fin octobre dernier sans que les motifs de cette décision ne soient donnés.
Il avait été nommé à ce poste en février 2016, un mois après avoir quitté le gouvernement de Habib Essid dans le cadre d’un remaniement ministériel.

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Le Soudan a annoncé une interdiction temporaire de l’importation de 19 produits incluant entre autres des denrées alimentaires. La mesure, qui est entrée en vigueur jeudi dernier, vise à protéger la monnaie locale et à réduire le déficit budgétaire du pays, rapporte l’agence d’information africaine Ecofin.

Elle intervient alors que la livre soudanaise continue de reculer par rapport au dollar depuis la levée des sanctions économiques américaines.

La levée de l’embargo américain qui ouvre la voie à une hausse des importations soudanaises affecte les disponibilités en devises étrangères du pays.

En effet, bien que la banque centrale ait maintenu un taux de change de 6,7 livres soudanaises pour un dollar, la faible disponibilité de la devise dans le circuit formel oblige les importateurs à se tourner vers le marché noir pour son approvisionnement.

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Le porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Imed Khaskhoussi, a indiqué, jeudi, que la justice militaire a demandé au Conseil de lever l’immunité du juge Mohamed Najem Gharsalli, ancien ministre de l’Intérieur et ancien ambassadeur de la Tunisie au Maroc.
Dans une déclaration à l’agence TAP, le porte-parole du CSM a indiqué que la levée de l’immunité ne peut être faite que selon des procédures bien définies dont la convocation de la personne concernée et son audition avant de fixer une audience pour trancher la question de la levée de l’immunité.
Le Procureur général de la direction militaire avait indiqué le 3 novembre dernier que Najem Gharsalli a été entendu par le juge d’instruction en tant que témoin en sa qualité d’ancien ministre de l’Intérieur sur fond de l’affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat impliquant l’homme d’affaires Chafik Jarraya.
“Tout changement dans la situation des parties concernées par l’enquête exige la finalisation de certaines procédures préliminaires”, avait précisé la même source.
Mohamed Najem Gharsalli a été démis de son poste d’ambassadeur de la Tunisie au Maroc depuis fin octobre dernier sans que les motifs de cette décision ne soient donnés.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi a reçu, lundi au palais de Carthage, le ministre soudanais des Affaires étrangères, Ibrahim Ahmed Ghandour qui conduit une délégation de son pays à la première réunion du comité de concertation politique tuniso-soudanaise qui se tient les 3 et 4 décembre à Tunis.
Au cours de cette réunion, le ministre soudanais des Affaires étrangères a remis au président de la République un message écrit du son homologue soudanais, Omar Hassan Ahmed al-Bachir.
Selon un communiqué de la présidence de la République, “ce message porte sur les moyens de renforcer les relations de fraternité et de coopération entre la Tunisie et le Soudan”.
Dans ce message, le président de la République du Soudan salue les pas franchis par la Tunisie sur la voie de la consécration de la démocratie et de l’instauration de la paix et de la stabilité, en dépit des défis majeurs qui se dressent devant elle et de la situation difficile que traverse la région.

Au cours de cette rencontre, le ministre soudanais des Affaires étrangères a informé le chef de l’Etat des développements de la situation au Soudan, notamment après la levée des sanctions qui lui ont été imposées.
Il s’est félicité également de l’évolution des étroites relations historiques établies entre les deux pays et du développement continu de la coopération bilatérale, notamment après la visite en mars dernier du chef du gouvernement à Khartoum, à l’occasion de la réunion de la Haute commission mixte tuniso-soudanaise,
La réunion du Comité de concertation politique tuniso-soudanaise, a-t-il indiqué, ne manquera pas de contribuer à consacrer la tradition de concertation et d’entente perpétuée entre les deux pays.
Il s’agit également, a-t-il dit, d’une opportunité pour évaluer et assurer le suivi des différents dossiers de la coopération bilatérale.

Le ministre soudanais des Affaires étrangères a réaffirmé le souci de son pays de développer la coopération avec la Tunisie, notamment dans les domaines économiques, à travers l’augmentation de la cadence des échanges commerciaux et l’assouplissement des formalités d’obtention par les hommes d’affaires soudanais de visas d’entrée en Tunisie.
Il a également exprimé le souhait du Soudan de bénéficier de l’expérience de la Tunisie dans plusieurs secteurs prioritaires.

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La ministre du tourisme Selma Elloumi prévoit une croissance du secteur au cours de la prochaine année, notamment après la levée de l’interdiction de voyage de la part de plusieurs pays, telle la Grande-Bretagne, outre la programmation de la destination Tunisie par les grands tours opérateurs.
Répondant, mercredi, aux interventions des députés lors d’une séance plénière consacrée à l’examen du budget de son département pour l’année 2018, la ministre a passé en revue plusieurs indicateurs enregistrés en 2017, notamment le nombre de visiteurs qui atteint 6 millions 112 mille touristes, soit une progression de 24% par rapport à la même période de l’année 2016.

Elloumi a expliqué cette hausse par le développement du marché européen de 19,3%, et spécialement les marchés traditionnels comme la France (527 mille touristes), soit une hausse de 47%, la Russie (513 mille touristes).
Le nombre de touristes allemands a progressé de 42% et britanniques de19%.
Le nombre de nuitées passées a enregistré une hausse de 23% alors que les revenus du secteur ont progressé de 3%.
La ministre a en outre évoqué le développement du marché maghrébin (+32%), et à sa tête le marché algérien qui a réalisé 2 millions 100 mille touristes, suivi par la Libye (1 million 176 mille touristes).
S’agissant de l’Artisanat, la ministre a mis l’accent sur le rôle social du secteur qui fournit des revenus à 30 mille artisans, outre son rôle économique avec un volume d’exportation de 45 millions de dinars, soit une hausse de 5,4%.
Le nombre de villages artisanaux opérationnels a atteint 9, comportant 181 locaux et fournissant 543 emplois.

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Le principal opposant gabonais Jean Ping et plusieurs leaders de l’opposition, interdits le 3 septembre de sortie du territoire, ont de nouveau le droit de voyager, rapporte le site Africanews.

Cette interdiction, qui touchait Jean Ping et “des responsables des partis politiques et associations appartenant à la Coalition pour la Nouvelle République (CNR), avait été prise après les propos de Jean Ping, le 18 août, qui avait appelé ses partisans à l’insurrection et à la rébellion.

Le gouvernement garant de l’ordre public, de la sécurité des biens et des personnes, avait annoncé et rendu exécutoires des mesures de police administratives provisoires, dont l’interdiction de sortie du territoire” des personnes pré-citées.

Lundi, une marche non autorisée d’environ 300 militants pro-Ping a été dispersée à Libreville, entrainant l’arrestation de 36 personnes, dont 16 ont d’ores et déjà été écrouées pour trouble à l’ordre public, selon le procureur de la République, Steeve Ndong Essame Ndong.

Toujours selon la même source, Ping conteste toujours la réélection d’Ali Bongo Ondimba à la présidence, plus d’un an après l‘élection du 27 août 2016.

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Marine Le Pen, présidente du Front national (FN), un parti d’extrême droite, a du souci à se faire. En effet le Parlement européen, où elle siège, a levé ce jeudi 02 mars son immunité pour qu’elle s’explique devant la justice sur la diffusion, sur Twitter, de vidéos où on voit des éléments de Daech commettre des atrocités. La dirigeante du FN avait balancé ces films en décembre 2015 ; face au tollé, elle avait argué qu’elle a publié ces vidéos pour conscientiser les citoyens sur les horreurs commises au nom de l’islam, un filon qu’elle exploite à fond pour gonfler les rangs de ses sympathisants. Les juges du parquet de Nanterre s’en étaient émus et avaient ouvert une information judiciaire contre Mme Le Pen pour “diffusion d’images violentes”. Elle risque 5 ans de prison…

“Je suis députée, je suis dans mon rôle quand je dénonce Daech”, a-t-elle déclaré ce jeudi matin sur la chaîne de télévision LCP, avant que ses collègues du Parlement européen ne scellent son sort. Elle a ajouté qu’on avait affaire à “une enquête politique” et qu’elle cherchait juste à s’insurger contre le “parallèle ignoble” établi par le journaliste Jean-Jacques Bourdin entre le groupe EI et le FN.

Mais ce ne sont pas les seuls ennuis judiciaires de la favorite du premier tour de l’élection présidentielle française, en avril 2017. En effet elle est accusée d’être sortie du cadre fixé par la loi en rémunérant ses assistants parlementaires de manière illicite. D’ailleurs sa cheffe de cabinet est sous le coup d’une mise en examen pour ces faits.

Jusqu’ici Mme Le Pen avait rejeté toutes les convocations des juges dans le cadre de ces affaires, s’adossant sur son immunité parlementaire, mais avec cette levée pour le dossier Daech, la justice s’approche dangereusement de la députée européenne…

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Le ministre tunisien de l’Intérieur, Hédi Majdoub, a exhorté les touristes britanniques à revenir dans le pays, exprimant l’espoir que le Royaume-Uni révisera ses conseils Voyage, en affirmant que la Tunisie n’est pas plus menacée par le terrorisme que toute grande ville européenne.

Le Foreign Office avait déconseillé tous les voyages en Tunisie sauf ceux essentiels suite à l’attaque contre la station balnéaire d’El-Kantaoui à Sousse où 30 touristes britanniques et huit autres ont été tués en juin 2015 par un terroriste de Daech.

Le ministre a précisé qu’il n’a pas exigé mais espérait que l’avis du FO serait changé, ajoutant que ses entretiens avec les responsables britanniques sont consacrés à la coopération en matière de sécurité.

Dans une interview au quotidien « The Guardian », il a posé la question suivante : «  Est-ce vous pensez que les gouvernements ne sont pas sous la menace à Paris, à Bruxelles et à Istanbul? La menace existe partout. La question est de savoir si vous faîtes confiance aux Tunisiens ou non ».

« Nous ne disons pas aux Européens:« S’il vous plaît, venez en Tunisie; il n’y a pas de menaces. Il y a des menaces comme il en existe partout dans le monde. Mais nous sommes prêts à coopérer en permanence sur toutes les questions relatives à la sécurité pour rassurer les Britanniques, améliorer la situation, et renforcer leur confiance en nous », a-t-il dit.

Avec un taux de chômage de plus de 14% en Tunisie, les conseils Voyage du Royaume-Uni ont eu des conséquences économiques dévastatrices. Les agences de voyages suivent les conseils du Foreign Office, et les quelques Britanniques voyageant à titre individuel peinent à contracter une police d’assurance.

Plus de 440.000 touristes britanniques se rendaient chaque année en Tunisie pour ses plages et ses sites archéologiques avant l’attaque Sousse, mais, depuis, leur nombre a baissé de 90%.

Thomas Cook a annoncé qu’il ne vendra plus de forfaits sur la Tunisie jusqu’en mai prochain au plus tôt, et les appels lancés la semaine dernière à la Chambre des Lords pour la révision de l’avis de Voyage négatif ont été rejetés par le gouvernement de Londres.

Restaurer la confiance

Le ministre tunisien de l’Intérieur se trouve dans la capitale britannique pour rencontrer les ministres du transport, des responsables du Foreign Office et le ministre de l’Intérieur, Amber Rudd, en vue du renforcement de coopération avec les services de sécurité britanniques. « Pour nous, il n’est pas seulement question de demander au Foreign Office de changer ses conseils Voyage, il s’agit aussi de restaurer la confiance», a-t-il dit.

Il a souligné que l’accent est mis sur l’approfondissement de la coopération sécuritaire, notamment l’échange d’informations et la formation, alors que des jihadistes tunisiens combattant dans les rangs de Daech en Syrie et en Libye pourraient être de retour dans leur pays.

L’enquête judiciaire sur l’attaque de Sousse doit démarrer début 2017 sur la base, entre autres, d’éléments de preuve matériels captés par caméra, ce qui exige que les mesures anti-terroristes soient gardées secrètes. Le terroriste qui a perpétré l’attaque de Sousse a été formé par Daech en Libye.

Le niveau d’interdépendance entre les djihadistes libyens et tunisiens est frappant, et la surveillance des frontières poreuses entre les deux pays, est assurée par des drones fournis par les Etats-Unis.

Une autre façon de penser

“Depuis les attentats en 2015, nous avons revu toute notre façon de penser», a affirmé Hédi Majdoub. «Nous avons changé de stratégie et décidé que la meilleure façon de lutter contre le terrorisme est de ne pas rester sur la défensive mais d’être agressif et proactif. Nous avons restructuré nos services de renseignement, et mis en place tout un plan pour la sécurité du tourisme dans les villes et les hôtels.

«Cette année, et à ce jour, la saison touristique s’est déroulée sans aucun problème ni accroc, mais nous devons avoir besoin de continuer à travailler parce que la route est longue. Certes, nous avons remporté des succès, mais je préfère me concentrer sur ce que nous avons encore à faire. Sur ce terrain, on n’atteint jamais le sommet », a-t-il dit.

Le gouvernement britannique a examiné un assouplissement progressif des conseils de Voyage pour la Tunisie. De nombreux autres pays n’ont pas décrété les mêmes interdictions totales, et les flux de touristes moins dépensiers en provenance de la Russie ont augmenté cette année.

D’aucuns soutiennent que les causes des problèmes économiques de la Tunisie se trouvent ailleurs que dans le tourisme qui représente 8% de l’économie du pays. Mais d’autres affirment que ce chiffre est en deçà de la réalité et se méprennent sur la façon dont la perception du pays peut avoir en tant qu’effet multiplicateur pour l’investissement étranger, conclut le Guardian.

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La diplomatie tunisienne multiplie les efforts afin de convaincre le Foreign Office de lever les restrictions de voyage vers la Tunisie, imposées depuis l’attentat de Sousse. C’est ce qu’a annoncé la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Salma Elloumi Rkik.

Rencontrée lors de l’ouverture de « Yatch Med Festival », la ministre s’est montrée optimiste, affirmant que son département n’épargne aucun effort pour atteindre cet objectif, dont les répercussions seront positives sur le secteur touristique.

La précision vient à un moment où le quotidien britannique ” The Gardian” a annoncé une levée progressive de ces restrictions de voyage, qui sera appliquée par étapes.

Pour certains observateurs, cela est tout à fait envisageable, notamment avec l’amélioration de la situation sécuritaire ces derniers temps.

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Il est temps que le Foreign Office (FCO)   lève son  conseil contre les voyages non essentiels en Tunisie, réclament les agences de voyage britanniques  même si elles ne sont toutes d’avis que le pays est sûr pour les étrangers.

L’office national du  tourisme de Tunisie a lancé sa première campagne majeure de commercialisation dans le Royaume – Uni depuis l’attaque terroriste de  Sousse, l’année dernière, et la majorité des voyagistes veulent que le  Foreign office  donne aux agences de voyage son feu vert pour lancer leurs offres et ventes sur la Tunisie.

Le conseil de voyage négatif du Foreign office n’empêche pas les touristes de visiter la Tunisie, mais  rend extrêmement difficile pour les vacanciers de souscrire une assurance pour couvrir leurs déplacements. En outre, les voyagistes se sont retirés de la Tunisie sur le conseil du Foreign Office et n’y reviendront pas  jusqu’à ce que dernier leur notifie que le pays est en sécurité.

Le directeur commercial  de TUI pour le Royaume – Uni et l’Irlande, Jeremy Ellis a déclaré la semaine dernière que le tour-opérateur reprendra ses activités Tunisie dès qu’il aura obtenu le feu vert du Foreign Office. Un sondage réalisé par TravelMole  révèle que les voyagistes sont en faveur du changement du conseil voyage du Foreign Office.  54%  des sondés de TravelMole ont  déclaré qu’ils voulaient qua la destination Tunisie revienne sur les tables des ventes, alors que 46% pensent que le Foreign Office devrait continuer à déconseiller les noyages non essentiels en Tunisie.

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Le ministre canadien des Affaires étrangères, Stéphane Dion, a plaidé pour la levée des barrières douanières sur presque tous les échanges commerciaux entre la Tunisie et le Canada. C’était sur Express Fm ce lundi 23 mai 2016.

Par ailleurs il a déclaré qu’il faut faire tout ce qui est humainement possible pour mettre en place des projets qui permettront aux jeunes Tunisiens d’entrer sur le marché d’emploi.
Il a déclaré dans ce sens que son pays est disposé à répondre favorablement à toutes les demandes et à répertorier les projets les plus porteurs pour donner aux jeunes promoteurs et aux entreprises tunisiennes des perspectives. Le ministre a également fait savoir que le Canada mettra à leur disposition des crédits.

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Décidément le président américain, Barack Obama, n’a pas son pareil pour faire la paix avec les ennemis historiques des Etats-Unis. Après avoir fait revenir l’Iran dans le concert des nations et s’être rabiboché avec l’inflexible Cuba, le voilà qui recolle les morceaux avec le Vietnam, chose qui était impensable il y a peu tant la guerre entre les deux nations a été sanglante et les idéologies des deux pays diamétralement opposées, irréconciliables. Mais Obama a démontré qu’il est capable de tout dans ce domaine.

Le président, en visite actuellement au Vietnam, est même allé jusqu’à déclarer dans un point de presse ce lundi 23 mai à Hanoï que les USA vont lever l’embargo sur le commerce des armes. C’était l’une des dernières traces du conflit entre les deux pays, qui s’est achevé en 1975 par le retrait des troupes américaines, que d’aucuns ont considéré comme la première, et la seule, défaite militaire dans l’histoire des Etats-Unis.

Aux observateurs qui soupçonnent le Vietnam de vouloir se rapprocher des USA pour irriter la Chine Obama rétorque ceci : «La décision de lever l’interdiction n’est pas motivée par la question chinoise (…), mais par notre désir de compléter le long processus de normalisation que nous avons entrepris avec le Vietnam (…). Chaque vente que nous faisons avec qui que ce soit est considérée comme une transaction particulière et nous examinons ce qui est approprié et ce qui ne l’est pas».

Washington avait déjà fait des pas en direction de Hanoï fin 2014 en décrétant une levée partielle de l’embargo sur des équipements de défense «uniquement à des fins de sécurité maritime», tels que des navires patrouilleurs armés. Mais là Obama vient de faire un geste très fort, qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait même osé imaginer. «Nous apprécions grandement la décision de supprimer complètement l’interdiction de vente d’armes contre le Vietnam», a dit à ce propos le président vietnamien, Tran Dai Quang. «Cela montre que les relations entre nos deux pays sont pleinement normalisées», a-t-il ajouté.

Un combat avec Pékin qui ne dit pas son nom

Certes Obama ne le criera par sur les toits, mais il y a forcément des enjeux géostratégiques derrière cette grosse annonce. En effet Pékin affiche de plus en plus ses prétentions en mer de Chine méridionale, dont certains archipels sont âprement disputés avec le Vietnam. Les Chinois ont franchi le rubicond en 2014 en implantant une plate-forme pétrolière dans les eaux maritimes revendiquées par Hanoï, ce qui avait déclenché des manifestations violentes anti-chinoises au Vietnam. La Chine avait fini par plier quelques mois après en démontant le plate-forme

Des motivations économiques aussi

Depuis 1994, les Américains ont mis fin à l’embargo économique sur le Vietnam et dès 1995 les relations diplomatiques entre les deux pays ont été rétablies. Il faut dire que le Vietnam est particulièrement intéressant pour les Etats-Unis avec son énorme marché de 90 millions de personnes et sa croissance très solide. C’est ce qui a fait qu’il a été intégré par les Américains dans l’accord de libre-échange transpacifique (TPP), qui a été paraphé par 12 pays, dont le Japon. La Chine quant à elle a été exclue de ce vaste espace d’échanges. Obama fait tout en ce moment pour obtenir la ratification de cet accord avant la fin de son second mandat, début 2017. L’objectif est de couper l’herbe sous le pied des Chinois, que rien ne semble pouvoir stopper dans la région.

En tout cas le Vietnam, seule nation communiste à être conviée au TPP, a résolument décidé de jouer le jeu américain, contre Pékin. Nul doute que les USA, en signe de reconnaissance, vont bien soigner les affaires des Vietnamiens. Ainsi vont les rapports de force dans notre chère planète…

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Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a remporté dimanche

L’espace des opposants du président turc, Recep Tayyip Erdogan, s’est réduit comme une peau de chagrin ce vendredi 20 mai avec le vote d’un projet de réforme qui a fait couler beaucoup d’encre. Ce texte est le point de départ de poursuites judiciaires contre 138 députés, dont 50 du Parti démocratique des peuples (HDP, prokurde).

Le président de l’Assemblée nationale, Ismail Kahraman, a déclaré que le texte a été voté à une écrasante majorité, 376 voix pour, plus que les deux tiers (367) exigés pour une adoption directe.  A signaler que le vote se faisait à bulletin secret.

Le projet de révision constitutionnelle, élaboré par la formation politique d’Erdogan, le Parti de la justice et du développement (AKP, étiqueté islamo-conservateur), est censé permettre à la justice de faire plus facilement son travail en levant l’immunité des parlementaires inculpés. Dans l’état actuel des choses, ce sont surtout les élus du Parti de la démocratie des peuples (HDP, gauche prokurde) qui vont trinquer, eux qui sont accusés de comploter avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, banni en Turquie), en conflit avec Ankara depuis juillet 2015.
D’ailleurs le HDP ne s’y est pas trompé, il a dénoncé une stratégie de l’AKP pour l’éjecter du Parlement et de la scène politique in fine. Face cette accusation l’AKP tente de montrer patte blanche en rétorquant que 27 de ses membres seront touchés par cette mesure. Mais personne n’est dupe, la ficelle est trop grosse…

L’arbre qui cache la forêt

Plus grave encore, disent ceux qui tiennent tête à Erdogan, le président a l’intention de profiter de cette affaire pour renforcer sa main mise sur les institutions du pays. Toutes les institutions. Par quel moyen ? Etant donné que le texte sur la levée de l’immunité des élus a été votée à au moins 330 voix pour, Erdogan a toute la latitude pour organiser un référendum dans lequel serait glissée la question de la consolidation des pouvoirs présidentiels, son vieux rêve.

Certes le chef de l’Etat pourrait tenter d’y arriver en passant par un vote du Parlement à une majorité des deux tiers, mais le fait est que les islamo-conservateurs n’ont que 317 sièges sur 550, alors qu’il faut 367 votes favorables pour toucher le seuil des deux tiers. Entreprise un peu risquée donc et très aléatoire. Par contre seules 330 voix sont requises au Parlement pour avoir droit à un référendum constitutionnel. On va dire que c’est beaucoup plus jouable.

Erdogan s’est dégagé un boulevard vers le pouvoir absolu depuis qu’il s’est débarrassé de son encombrant Premier ministre Ahmet Davutoglu. Alors que la fonction de président de la République est honorifique en Turquie et ne permet, en principe, d’actionner aucun des leviers du pouvoir, Erdogan est devenu de fait le patron de l’exécutif, des armées et de l’AKP depuis l’éviction de Davutoglu. Cela en fait beaucoup ! Et ce n’est pas l’arrivée de Binali Yildirim à la primature, un fidèle parmi les fidèles, qui va lui faire de l’ombre. Mais ce n’est rien à côté du verrouillage en règle du pouvoir qui se profile avec un régime carrément présidentiel.

Puisque que ce sont les peuples qui forgent leur propre destin, on dira, jusqu’à la preuve du contraire, que si les Turcs laissent faire, c’est parce qu’ils sont désireux d’un pouvoir présidentiel fort, écrasant.

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