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BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

Selon la dernière note de conjoncture de la Banque centrale de Tunisie (BCT) intitulée “Évolution économiques et monétaires et perspectives à moyen termes”, les besoins moyens des banques en liquidité ont poursuivi leur hausse à un rythme soutenu pour atteindre 16,1 milliards de dinars en moyenne, en août 2018, contre 15,1 milliards de dinars en juillet et seulement 10,9 milliards à fin 2017. Cette évolution porte la marque des effets restrictifs sur la liquidité bancaire provenant, d’une part, du recours important des banques à l’achat de devises auprès de la Banque centrale, permettant aux différents opérateurs économiques d’honorer leurs engagements extérieurs et, d’autre part, de la hausse des retraits de billets de banques pour faire face aux dépenses occasionnées par la saison estivale et Aïd El-Idha.

Les interventions de la Banque centrale se sont stabilisées autour de 11,5 milliards de dinars, et ont pris, principalement, la forme d’opérations principales de refinancement (7 milliards de dinars) dites aussi appels d’offres, d’opérations de swap de change à des fins de politique monétaire (2,8 milliards) et d’opérations d’achats fermes de bons du Trésor (1,2 milliard).

En dépit de l’intervention de la Banque centrale, la liquidité disponible n’était pas suffisante pour répondre aux besoins des banques. Cette situation a amené à un recours accru à la facilité de prêt à 24h, portant le volume de ces facilités, en moyenne, de 3.597 MDT en juillet dernier à 4.594 MDT en août2018, contre seulement 1.263 MDT en août 2017. Faut-il noter que le resserrement quantitatif, opéré par la Banque centrale depuis juillet 2017, a fait exploser l’enveloppe des facilités de prêt, en dépit de leur coût (7,75% actuellement).

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Verdict autant que vade-mecum de ce qui est essentiel de faire, la note de la Banque centrale de Tunisie sur les « Evolutions économiques et monétaires et perspectives à moyens terme », rendu publique ce vendredi, a livré une analyse de référence des indicateurs qui ont marqué le deuxième trimestre de l’année en cours, qu’ils fussent bons ou inquiétants, et esquissé une trajectoire à laquelle les autorités publiques devront se conformer alors qu’elles planchent sur le projet de la loi des finances pour l’exercice prochain.

Au rang des évolutions que l’on sait déjà figure le taux de croissance qui a affiché une progression de 2,8% en glissement annuel, tirée en cela par la bonne performance des services marchands (+0,6pp) notamment les branches des télécommunications et des transports, ainsi que par une légère amélioration de l’activité au niveau des industries non manufacturières (+0,1pp) et des activités non marchandes et autres (+0,04pp). Une ombre au tableau, le secteur agricole et de pêche et celui des industries manufacturières ont contribué négativement à la croissance du deuxième trimestre 2018 à raison de -0,1pp chacun.

S’agissant de la demande, celle intérieure a été boostée par la reprise du secteur du bâtiment & génie civil (BGC) et celui des matériaux de construction, céramique et verre (MCCV) dont les VA ont évolué au T2-2018 de +4,9% (après -4,0% au T1-2018) et +2,7% (après -5,8% au T1-2018) en variations trimestrielles. Toutefois, il est fait mention de difficultés persistantes au niveau du secteur énergétique avec une valeur ajoutée de la branche « Extraction de pétrole et gaz » en baisse de 5,8% au T2-2018 après -1,9% au T1-2018, contribuant ainsi à raison de -0,2pp à la croissance globale trimestrielle.

Dans cette configuration, le secteur touristique émerge du lot grâce à une reprise s’est confirmée au cours des 6 premiers mois de 2018 avec des perspectives positives pour le restant de l’année. La valeur ajoutée de la branche « hôtels et restaurants » s’est accrue de 0,8% au T2-2018 en V.T (+11,5% en G.A) après avoir déjà progressé de 5,7% au premier trimestre (+9,2% en G.A).

L’inflation, un tourment récurrent !

Il va sans dire que la part belle dans cette note a été faite à l’inflation dont le taux, pour le deuxième mois consécutif, s’est établi à +7,5% en glissement annuel contre seulement +5,7% en août 2017. Une évolution qui s’explique, d’une part, par la décélération du rythme de progression des prix des produits alimentaires (+7,0% en G.A contre +8,3% en juillet 2018) et d’autre part, par l’accélération du rythme d’accroissement des prix des produits manufacturés (+9,2% en G.A contre +8,7%) et de ceux des services (+6,0% en G.A contre +5,3%).

Il est quand même noté qu’en variations mensuelles, l’indice des prix à la consommation a enregistré un accroissement plus modéré de 0,3% en août contre 0,6% en juillet. Cette évolution porte la marque de la nette détente des prix des produits manufacturés. Sur les huit premiers mois de l’année, le taux d’inflation s’est établi en moyenne à 7,5% contre 5% au cours de la même période de 2017. En termes de contributions à l’inflation globale, l’analyse par secteur d’activité montre que la contribution de l’inflation des produits manufacturés est demeurée la plus importante avec 3,4 points de pourcentage, en août 2018 contre 3,3 points un mois auparavant, et ce, au détriment de l’inflation des produits alimentaires dont la contribution a baissé en revenant de 2,4 points de pourcentage en juillet 2018 à 2,1 points de pourcentage en août 2018 alors qu’elle n’était que de 1,6 point de pourcentage en août 2017.

Au regard de ces évolutions, l’institut d’émission estime que « la persistance de l’inflation sous-jacente à des niveaux élevés constitue une source de préoccupation pour la Banque centrale dont le mandat est d’assurer la stabilité des prix », marquant sa détermination à « rester vigilante quant à l’évolution de l’inflation et n’hésiterait pas à resserrer sa politique monétaire afin de ramener le taux d’inflation vers sa moyenne de long terme, agissant ainsi sur les anticipations inflationnistes ».

Les importations, encore et encore !

Les échanges extérieurs ont été relativement dynamiques sur l’ensemble des huit premiers mois de 2018, constate la BCT qui pointe un déficit commercial (FOB-CAF) qui s’est élargi à 12.161 MDT après 10.069 MDT à fin août 2017. En cause, la hausse persistante des prix internationaux des matières premières, conjuguée à la dépréciation du dinar ont alimenté les pressions sur les dépenses d’importation. Au terme du mois d’août 2018, la valeur des importations de matières premières et de semi-produits a enregistré une hausse de 22,6%, contre 21,3% à fin août 2017, pour atteindre 12,9 milliards de dinars. De même, les importations de produits énergétiques ont fortement progressé de 40,9% pour avoisiner 5,4 milliards de dinars durant ladite période contre 3,8 milliards une année auparavant. De leur côté, les importations de produits de consommation ont affiché un rythme de progression encore soutenu (11,8% contre 16,2% à fin août 2017) pour dépasser 9,1 milliards de dinars.

Au demeurant, l’impact de la détérioration des paiements extérieurs continue à être perceptible au niveau des réserves en devises qui se sont établies, au 12 septembre 2018, au voisinage de 3,9 milliards de dollars, soit l’équivalent 69 jours d’importations contre 93 jours à fin 2017. Et en raison de l’acuité du déséquilibre entre l’offre et la demande, le marché de change a connu une accélération du rythme de dépréciation du dinar vis-à-vis des principales devises, au cours de la période récente. Du premier au 12 septembre 2018 et par rapport à toute l’année 2017, le dinar s’est déprécié de 10,7% et 5% face à l’euro et au dollar américain respectivement.

Monnaie, crédit et liquidité

Les concours à l’économie ont continué à décélérer, et ce, pour le cinquième mois consécutif, évoluant au rythme de 11,3% en juillet contre 11,4% en juin et 13% en février 2018. En revanche, les créances nettes sur l’extérieur ont poursuivi leur mouvement baissier. Quant aux ressources monétaires, elles ont connu une progression, en juillet 2018, traduisant l’augmentation de l’encours des certificats des dépôts et des billets et monnaies en circulation (BMC), et à un degré moindre, celle des dépôts à vue bancaires (DAV).

Dans le même temps, les besoins moyens des banques en liquidité ont poursuivi leur hausse à un rythme soutenu pour atteindre 16,1 milliards de dinars en moyenne, en août 2018, contre 15,1 milliards de dinars en juillet et seulement 10,9 milliards à fin 2017. Cette évolution porte la marque des effets restrictifs sur la liquidité bancaire provenant, d’une part, du recours important des banques à l’achat de devises auprès de la Banque centrale, permettant aux différents opérateurs économiques d’honorer leurs engagements extérieurs. L’impact de l’accentuation des besoins de banques en liquidité, conjugué au relèvement du taux directeur de 100 points de base, le 13 juin 2018, ont pesé sur la dynamique des taux d’intérêt sur le marché monétaire. Le taux moyen pondéré (TMP) des opérations principales de refinancement ainsi que le TMM se sont établis à 7,07% et 7,25%, respectivement, en août 2018.

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Les besoins moyens des banques en liquidité ont poursuivi leur hausse, à un rythme soutenu pour atteindre 16,1 milliards de dinars en moyenne, en août 2018, contre 15,1 milliards de dinars en juillet et seulement 10,9 milliards à fin 2017, a fait savoir, la Banque Centrale de Tunisie (BCT), dans son rapport publié, vendredi, sur les ” Evolutions économiques et monétaires et perspectives à moyen terme, Septembre 2018 “.

Cette progression porte la marque des effets restrictifs sur la liquidité bancaire provenant, d’une part, du recours important des banques à l’achat de devises auprès de la Banque centrale, permettant aux différents opérateurs économiques d’honorer leurs engagements extérieurs et, d’autre part, de la hausse des retraits de billets de banques pour faire face aux dépenses occasionnées par la saison estivale et Aïd El-Idha.

Les interventions de la Banque centrale se sont stabilisées autour de 11,5 milliards de dinars, et ont pris, principalement, la forme d’opérations principales de refinancement (7 milliards de dinars) dites aussi appels d’offres, d’opérations de swap de change à des fins de politique monétaire (2,8 milliards) et d’opérations d’achats fermes de bons du Trésor (1,2 milliard).

En dépit de l’intervention de la Banque centrale, la liquidité disponible n’était pas suffisante pour répondre aux besoins des banques. Cette situation a amené à un recours accru à la facilité de prêt à 24h, portant le volume de ces facilités, en moyenne, de 3.597 MDT en juillet dernier, à 4.594 MDT en août 2018, contre seulement 1.263 MDT en août 2017.

Le resserrement quantitatif, opéré par la Banque centrale depuis juillet 2017, a fait exploser l’enveloppe des facilités de prêt, en dépit de leur coût (7,75% actuellement). L’impact de l’accentuation des besoins de banques en liquidité, conjugué au relèvement du taux directeur de 100 points de base, le 13 juin 2018, ont pesé sur la dynamique des taux d’intérêt sur le marché monétaire.

Le taux moyen pondéré (TMP) des opérations principales de refinancement ainsi que le TMM se sont établis à 7,07% et 7,25%, respectivement, en août 2018.

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BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

Dans l’objectif d’orienter davantage les banques vers le financement des secteurs productifs, de soutenir la croissance et de rationaliser le recours excessif au refinancement auprès de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), une nouvelle répartition des contreparties du refinancement a été introduite exigeant une quotité fixe de 40% sous forme de titres publics négociables et 60 % en créances bancaires. L’entrée en vigueur de cette nouvelle décision a été fixée pour le 5 septembre 2018, avec un délai d’un mois pour sa mise en application. D’ailleurs, cette mesure n’a pas posé de problèmes particuliers pour assurer le refinancement adéquat au secteur bancaire. Dans le cadre de ses interventions sur le marché monétaire, la BCT accorde des concours aux banques contre remise de garanties éligibles sous forme d’effets publics (Bons de Trésor Assimilables (BTA), Bons du Trésor à Court Terme (BTCT) et Emprunt national) et de créances bancaires saines. A fin décembre 2014, la quotité des effets publics a été relevée à 40% (Circulaire aux établissements de crédit n°2014-02 du 28 mars 2014) contre un minimum de 10% de l’encours de refinancement précédemment (Circulaire aux établissements de crédit n°2013-10 du 1er août 2013). En pratique, les garanties présentées par les banques dans leur ensemble sont constituées en moyenne à raison de 60% en titres publics et le reliquat (40%) sous forme de créances bancaires. Ce constat contraste avec la structure de l’actif des institutions bancaires tunisiennes composée majoritairement par les crédits accordés aux entreprises et aux particuliers. Il importe de préciser, à cet effet, que la BCT, dont l’une des missions est de contribuer à la stabilité financière, dispose d’une panoplie diversifiée d’instruments à même d’assurer la liquidité du système bancaire en toute circonstance et conformément aux objectifs assignés à la politique monétaire.

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Les créances accrochées sont concentrées en Tunisie dans le secteur des services, et principalement dans le tourisme et le commerce de détail. Le risque lié au crédit bancaire restera élevé, bien que se stabilisant, en 2018“, souligne l’Agence de notation, Moody’s, dans son rapport sur le système bancaire en Tunisie qu’elle vient de publier.

Et de prévoir “que les créances improductives représenteront environ 15% des prêts en 2018, contre 15,6% à la fin de 2016, en raison de la mise en œuvre des nouvelles règles d’amortissement et la croissance élevée des prêts“.

Pour l’agence, “la croissance des prêts reste menacée, si les pressions inflationnistes augmentent et si les autorités décident de resserrer la politique monétaire, soit au moyen de taux directeurs, soit en réduisant l’accès au financement de la banque centrale de Tunisie (BCT)“.

La BCT en surchauffe !

Elle souligne que la dépendance vis-à-vis du financement de la BCT augmente (8,4% du financement total). Les prêts progressent plus rapidement que les dépôts, les déficits commerciaux persistants et l’augmentation des émissions de dette publique ces dernières années ont alimenté les problèmes de liquidité dans l’économie tunisienne, un défi qui devrait se poursuivre en 2018.

Pour 2018, l’agence de rating prévoit “une croissance des crédits d’environ 8% à 10%, contre 15% en 2017, légèrement supérieure à la croissance du PIB nominal. Cette croissance a été principalement soutenue ces dernières années par des prêts personnels et des facilités de fonds de roulement pour les entreprises“.

Les besoins de financement ont augmenté au cours des dernières années en raison de la baisse de l’épargne intérieure, à environ 57% des dépenses nationales en capital en 2017, contre 70% en 2014 et de la faiblesse des flux d’IDE, bien inférieurs aux niveaux d’avant 2011.

Toutefois, Moody’s estime que la reprise de l’activité économique permettra de financer davantage les dépenses du gouvernement, mais que l’accès au financement reste difficile étant donné que le système bancaire est relativement fragmenté.

L’agence se montre néanmoins optimiste : “nous nous attendons à des améliorations d’un certain nombre de réformes planifiées qui soutiendront la croissance du crédit, telles que l’ouverture du premier bureau de crédit, en 2016, en Tunisie, lequel aidera les prêteurs à obtenir des données complètes sur les emprunteurs potentiels“.

A ce niveau, “il faut prévoir d’augmenter le plafond actuel des taux d’intérêt et, plus tard, fixer un seuil en fonction du profil de risque des emprunteurs et renforcer le financement de la microfinance et des PME“, recommande-t-elle.

La réglementation bancaire traine les pieds

Une réglementation faible et une mauvaise gouvernance ont accru les risques du système bancaire tunisien“, souligne Moody’s tout en relevant que “le gouvernement et l’autorité de régulation du système bancaire s’attaquent à ces problèmes“.

Et de rappeler que “la Tunisie accuse un retard par rapport aux pays similaires dans la région, tels que le Maroc et l’Egypte dans l’adoption des normes internationale en matière de capitalisation des banques. Ces dernières continuent de déclarer les ratios de fonds propres en vertu de “Bâle I”, tandis que le régulateur suit un plan quinquennal pour appliquer “Bâle II et III“.

L’Agence estime qu'”une restructuration complète des banques du secteur public sera limitée jusqu’à ce que les problèmes de prêts puissent être considérablement réduits… Les banques publiques devraient être autorisées en 2018 à abandonner les réclamations sur les créances accrochées, à l’instar des banques privées… Les autorités doivent encore trouver une solution pour restructurer complètement les portefeuilles des dettes accrochées, qui représentaient environ 22% du total des prêts des banques publiques en décembre 2016, contre environ 10% pour les banques du secteur privé“.

Les banques publiques doivent se couper un bras

Selon Moody’s, “les créances improductives continueraient de baisser légèrement en 2018, principalement en raison de la croissance soutenue des prêts reflétant la reprise économique et en cas d’alignement des politiques d’abandon des créances entre les banques publiques et privées“.
Et de préciser que “cette amélioration sera concrétisera en partie, si les autorités cessent leur politique conciliante concernant les créances accrochées du tourisme“.

L’Agence de notation indique que “les autorités tunisiennes ont abandonné leurs projets de création d’une société de gestion de la dette douteuse. Pourtant, une telle mesure aurait eu un impact positif immédiat sur les risque liés à la gestion des actifs des banques, bien que cela puisse aussi s’avérer coûteux pour les finances publiques“.

Les banques tunisiennes dans la cour des petits

Les banques tunisiennes sont modérément rentables, relève Moody’s, avec un rendement estimé des actifs d’environ 1% et un retour sur les capitaux propres de 11% en 2017, globalement stable depuis 2014.

Les dépôts sont la principale source de financement des banques tunisiennes, représentant 66% du financement non participatif en Novembre 2017.

Les dépôts sont bien diversifiés dans le commerce de détail (53%), les entreprises (24%), l’institutionnel (10%) et les clients non résidents (13%). Les comptes courants contribuent à hauteur de 40% des dépôts, les comptes d’épargne à 30%, les dépôts à terme à 24% et les certificats de dépôt à 6%.
Nous prévoyons une croissance annuelle des dépôts d’environ 10% 2017 (+ 8,6% en 2016 et + 4,6% en 2015), en-dessous de la hausse de 15% des prêts sur la même période“.

Les prêts nets étaient égaux à 122% des dépôts au Novembre 2017 (99% en 2009), d’où une comparaison négative avec les pays similaires de la région MENA. Nous nous attendons à voir les prêts continuer à croître plus rapidement que les dépôts et les besoins de financement des banques rester élevés“, fait savoir l’Agence de notation.

Des difficultés de liquidité croissantes

Les banques nationales ont un accès limité aux marchés internationaux des capitaux et leur recours à la banque centrale a augmenté à cause de leurs besoins de financement croissants, une situation qui ne changera pas à court terme, relève Moody’s qui indique que “le déficit de liquidité du système bancaire a entraîné une hausse des taux du marché monétaire“.

Le recours au financement de la BCT s’est élevé à environ 7,6% du total financement en 2017 contre 5,7% en décembre 2016. Les besoins de financement des banques ont atteint le niveau historique de 11 milliards de dinars en janvier 2018, contre 7 milliards de dinars un an plus tôt, en partie tirés par les besoins en devises dans le contexte d’un déficit du compte courant en hausse et de l’émission des emprunts publics (12,5 milliards de dinars en janvier 2018, contre 11,6 milliards un an, auparavant.
Bien que la BCT ait plafonné son intervention dans le marché monétaire intérieur à 7 milliards de dinars, elle a augmenté d’autres formes d’intervention au moyen de swaps de devises à trois mois nouvellement créés et prêts au jour le jour aux banques.

“Nous prévoyons que le gouvernement soutiendra de grandes banques nationales, au besoin, jusqu’à ce qu’un mécanisme de résolution crédible soit mis en place. Cependant, des contraintes budgétaires croissantes pourraient l’amener à devenir plus sélectif dans son soutien aux petites banques“, affirme l”agence de rating.

Et de souligner que “la récente loi bancaire (…) fournit un certain nombre d’outils permettant à la banque centrale d’intervenir rapidement et de manière décisive lorsque les banques sont en difficulté“.

TAP

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Le nouveau gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Marouane Abassi, tâte le terrain en convoquant, lundi 26 février 2018, les dirigeants des banques de la place, fait savoir la BCT dans son site officiel ce mardi. Ahmed El Karam, président de l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF), était de la partie.

Les responsables des banques ont évoqué les gros obstacles du secteur, surtout «le resserrement de la liquidité bancaire et les conditions de refinancement des banques. Ils ont également évoqué l’importance de la digitalisation des services financiers, du paiement par mobile et de la mise en œuvre de toute mesure de nature à diminuer l’utilisation du cash pour le règlement des transactions», indique le communiqué.

Abassi a rétorqué que l’institution planche en ce moment même sur ces dossiers et a argué “la nécessaire compréhension commune des questions importantes, et ce, afin de trouver des solutions conjointes appropriées dans les délais les plus courts».
Le nouveau gouverneur a annoncé qu’il a programmé des rencontres thématiques entre la BCT et l’APTBEF pour accorder les violons autour d’une feuille de route comportant des décisions et actions concrètes, à appliquer rapidement, de manière à solutionner les problèmes identifiés…

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BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

Le besoin moyen des banques en liquidité a totalisé, à fin novembre 2017, 10,4 milliards de dinars, soit 4,1 milliards de dinars de plus qu’une année auparavant. D’un mois à l’autre, le besoin des banques a augmenté de 400 MDT, portant la marque de l’effet restrictif exercé par le secteur extérieur, tel qu’en témoignent les achats nets par les banques de devises auprès de la Banque centrale (529 MDT en novembre 2017), a indiqué, jeudi, la BCT, dans sa note de conjoncture.

Dans ce contexte, la Banque centrale est intervenue sur le marché monétaire, essentiellement, par voie d’appels d’offres, pour une enveloppe moyenne de 7.000 MDT, en novembre. L’Institut d’émission a plafonné, depuis juillet 2017, ses interventions sous cette forme au montant susmentionné. L’intervention de la BCT a été complétée par des swaps de change, utilisés comme instrument de politique monétaire, pour une enveloppe moyenne de 937 MDT, en novembre, soit 150 MDT de plus qu’en octobre.

Le plafonnement de l’appel d’offres à 7.000 MDT a engendré un recours intensif des banques à la facilité de prêt à 24 heures (1.497 MDT en moyenne, en novembre après 1.275 MDT en octobre 2017), au taux de 5,25%, c’est-à-dire 25 pbs au-dessus du taux directeur. De ce fait, le total des opérations de politique monétaire a culminé à 10,4 milliards de dinars, en moyenne, en novembre 2017, son niveau le plus élevé historiquement.
Le déficit de liquidité sur le marché interbancaire a maintenu le taux d’intérêt quotidien sur le marché monétaire, tout au long du mois de novembre, à un niveau proche du taux de la facilité de prêt à 24 heures, soit 5,23%.

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BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

Les indicateurs monétaires et financiers journaliers de la Banque centrale de Tunisie (BCT) font état, entre autres, d’un niveau record de refinancement des banques du pays, par la BCT. A la date du 10 novembre 2017, c’est le montant astronomique de 10,585 Milliards de dinars qui a été injecté dans les banques. L’explication est simple : Avec l’envolée des importations, sur lesquelles d’ailleurs le gouvernement a décidé de mettre le holà, les banques se sont ruées vers la BCT pour s’approvisionner en devises afin de répondre aux besoins des opérateurs économiques pour les transactions à l’extérieur.

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BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

L’examen de la situation de la liquidité bancaire jusqu’au mois d’août 2017 fait apparaître une poursuite de l’accentuation des besoins des banques en liquidité. Cette situation est la résultante de la conjonction de plusieurs effets restrictifs dont, notamment, la hausse de l’encours des billets et monnaies en circulation (BMC) suite aux retraits importants occasionnés par les dépenses des ménages au cours de la saison estivale et les préparatifs pour l’Aïd El Idha, à laquelle s’ajoute l’effet des achats nets de devises sur le marché des changes, quoiqu’à un rythme inférieur à celui enregistré un mois auparavant (564 MDT contre 700 MDT en juillet 2017). C’est ce qui ressort de la dernière note de conjoncture de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Par conséquent, les opérations de politique monétaire se sont inscrites en hausse pour atteindre 9.766 MDT en moyenne, en août 2017 contre 9.584 MDT en juillet.

La BCT a, à cet  égard, signalé que dans le but de rationaliser le recours au refinancement et d’exhorter les banques à mieux gérer leurs ressources, la Banque centrale a procédé, depuis le mois de juillet 2017, à un resserrement quantitatif, à travers un plafonnement du montant de l’appel d’offres à 7.000 MDT. Cette approche a engendré un recours intensif à la facilité de prêt à 24H (1.263 MDT en moyenne) et une orientation du taux du marché monétaire (TMM) vers le plafond du corridor.

Ainsi, et en dépit d’un taux directeur maintenu inchangé (à 5% depuis fin mai 2017), le TMM est passé de 4,94% en juin 2017 à 5,15% en juillet puis à 5,19% en août 2017.

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Les initiateurs du contrat de liquidité des actions Délice Holding et l’intermédiaire en bourse MACSA informent le public que ledit contrat est arrivé à échéance le 05 novembre 2015 et qu’il ne sera pas renouvelé. Il est rappelé au public que le contrat de liquidité des actions Délice Holding est entré en vigueur le 16 octobre 2014 et qu’il était composé de 275 863 actions et de 4.000.000,000 dinars de liquidités. A la date de clôture du contrat, soit le 5 novembre 2015, ce contrat est composé de 348 272 actions Délice Holding et de 2.233.092,811 dinars de liquidité.

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Les produits d’exploitation de la société MIP sont passés de 7 898 612 dinars au 31 décembre

Les initiateurs du contrat de liquidité des actions MIP (Maghreb International Publicité) et l’intermédiaire en bourse MCP informent le public que le contrat est arrivé à l’échéance le 16 juin 2015. Il est à rappeler que contrat de liquidité de la société MIP est entré en vigueur le 16 juin 2014. Il était composé de 250 000 dinars et de 53 192 actions MIP. A la date de clôture du contrat, soit le 16 juin 2015, ce contrat est composé de 106 103 actions MIP et les avoirs liquides sont nuls. Ledit contrat ne sera pas renouvelé.

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