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En réaction au dernier classement de l’UE plaçant la Tunisie dans la liste noire des pays paradis fiscaux, Habib Karaouli, PDG de Capital African Partners Bank a affirmé, dans une déclaration à Africanmanager, qu’il s’agit d’un classement injuste qui va fortement pénaliser la Tunisie de manière concrète puis en termes d’image.

“On s’est attendu à mieux de la part de notre principal partenaire, à savoir l’Union européenne (UE), en termes non seulement de soutien qui a été affiché plusieurs fois mais aussi en termes de concours qu’il peut apporter dans ce genre de problématique”, a expliqué Karaouli.

“Tout le monde le sait…la Tunisie vit une période de post crise et par conséquent les institutions publiques ne fonctionnent pas encore de manière optimale. On a pensé qu’il y a des règlements de dérapage mais le fait que cette sanction vienne avec cette rapidité là, je pense qu’il y a une précipitation incontestable et foncièrement injuste”, a-t-il ajouté.

Il est à signaler à ce propos que l’UE avait récemment adopté, lors d’une réunion à Bruxelles, une «liste noire» de 17 paradis fiscaux opérant hors de leurs frontières.

Dans cette liste «noire» figurent 17 pays dont le Bahreïn, Barbade, Corée du Sud, Emirats Arabes Unis, Grenade, Guam, Îles Marshall, Macao, Mongolie, Namibie, les Palaos, Panama, Samoa, les Samoa américaines, Sainte Lucie, Trinidad-et-Tobago et la Tunisie.

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A en croire Hassouna Nasfi, député du bloc parlementaire Al Horra, une autre tuile pourrait tomber sur la tête de la Tunisie, qui est encore groggy après le coup de massue de l’Union européenne le 03 novembre 2017. Dans un post Facebook publié ce jeudi 14 décembre 2017, l’élu a mis en garde contre une nouvelle sanction qui pourrait frapper la Tunisie, toujours de la part de son premier partenaire et soutien.

Nasfi parle d’une mesure qui aurait été prise récemment par l’UE, à cause de plusieurs manquement d’ordre réglementaire dans le dispositif financier et législatif, des entorses qualifiées de majeures. Il serait indiqué que la Tunisie a tous les attributs du paradis pour les blanchisseurs d’argent, ce qui incommoderait beaucoup l’UE.

A noter qu’une enquête très minutieuse du journal indépendant russe “Novaïa Gazeta” avait établi qu’il y avait des circuits très rodés en la matière en Tunisie jusqu’au 14 janvier 2011. Reste à savoir si ces pratiques ont perduré. C’est tout l’enjeu des prochaines rencontres avec le partenaire européen…

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Habib Karaouli, PDG de la Banque d’affaires de Tunisie (BAT), récemment rebaptisée Capital African Partners Bank, a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs questions dont le classement de la Tunisie par l’Union Européenne sur la liste noire des paradis fiscaux, la situation actuelle des banques tunisiennes et l’ensemble des défis auxquels fait face la banque de demain.

Que pensez-vous du classement de la Tunisie sur la liste noire des paradis fiscaux ?

C’est un classement injuste qui va fortement pénaliser la Tunisie de manière concrète puis en termes d’image. On s’est attendu à mieux de la part de notre principal partenaire, à savoir l’Union européenne (UE), en termes non seulement de soutien qui a été affiché plusieurs fois mais aussi en termes de concours qu’il peut apporter dans ce genre de problématique. Tout le monde le sait, la Tunisie vit une période de post crise et par conséquent les institutions publiques ne fonctionnent pas encore de manière optimale. On a pensé qu’il y a des règlements de dérapage mais le fait que cette sanction vienne avec cette rapidité là, je pense qu’il y a une précipitation incontestable et foncièrement injuste.

Pour l’UE on a compris, mais qu’est-ce qu’on peut reprocher à la partie tunisienne ?

Il faut être objectif et voir des deux cotés, il ne faut pas jeter la pierre dans le jardin de l’autre. Il faut, de notre coté, nous poser des questions sur notre capacité d’anticiper ce qui se profile car il ne s’agit pas d’une décision tout à fait brusque mais qui se prépare. Il y a certes des pourparlers, des négociations et des échanges d’informations et la partie tunisienne, à mon avis, n’a pas suffisamment anticipé cette décision. Elle aurait dû justement aller défendre le  dossier, argumenter et contester cette pénalisation.

Quel risque peut représenter ce classement pour la Tunisie ?

Le classement de la Tunisie  comme paradis discal aura certes un impact sur les IDE, et c’est ça le paradoxe car il sont en train de nous pénaliser sur quelque chose dont on ne profite même pas. S’il y avait le trop plein de délocalisations et d’investissements directes étrangers en Tunisie, on pourrait éventuellement comprendre que l’UE ou un certain nombre de pays aient pu percevoir une menace sur le plan compétitivité de la Tunisie, alors que ce n’est pas le cas. Nous avons au contraire un déficit d’IDE et on a peu de délocalisations. Et puis quel danger constitue la Tunisie pour un certain nombre de pays européens pour prendre une décision aussi radicale et qui va impacter non seulement l’image du pays mais aussi toute sortie de la Tunisie sur le marché étranger, la qualité et le volume des investisseurs qui seront demain intéressés par la Tunisie ?

Selon vous, quelles sont les causes profondes de cette décision de l’UE ?

Je crois qu’il y a un élément capital et qui a été déjà avancé : c’est l’insuffisance de la coopération en matière de transmission d’informations. C’est un manquement qui devrait être assumé par la partie tunisienne, qui doit s’impliquer davantage à ce niveau là parce qu’il faut toujours argumenter et présenter la situation telle qu’elle est.

Il y a aussi une dissonance sur le plan de la fiscalité entre celle appliquée sur les résidents et l’autre sur les non résidents. Par conséquent, ce qu’ils ont demandé à la Tunisie ce qu’il y ait de la convergence et du coup le même traitement pour tout le monde en termes de fiscalité, alors que tous les pays du monde le font et même dans les pays de l’UE. Il y a des systèmes qui sont asymétriques selon le besoin et le type d’économie voulu par l’État et les pouvoirs publics. Il y a aussi des avantages qui sont modulés en fonction des stratégies et des orientations de l’État. Pourquoi reprocher à la Tunisie d’utiliser les mêmes instruments et les mêmes dispositifs que ceux utilisés chez eux ?

Il y a d’autres éléments que nous ne maîtrisons pas tel que le manque de liquidité, l’insuffisance et l’inefficacité du système d’informations. Ajoutons à cela le fait qu’on n’ait pas tenu compte du fait que la Tunisie n’est pas encore stable, et que les pouvoirs publics n’ont pas à ce jour les moyens d’exécuter le programme économique engagé par le gouvernement et qui nécessite du temps pour être mis en place et donner par la suite les résultats escomptés.

Dans quelle situation se trouvent aujourd’hui les banques tunisiennes ?

L’histoire selon laquelle les banques tunisiennes vont être une partie du problème et pas de la solution s’est malheureusement vérifiée dans les faits. Il faut d’abord signaler qu’on a trop de banques en Tunisie (24 banques), exactement le même nombre de banques qui existent en Égypte, un pays qui a une population 9 fois plus importante que la Tunisie. A cela s’ajoute un taux de sous-bancarisation de 36% alors qu’au Maroc, ce taux a dépassé 70%.

De plus, 6 banques concentrent plus de 70% du marché tunisien, donc c’est un marché qui est fortement atomisé pour lequel il faut trouver des solutions.

Par ailleurs, aucune banque tunisienne ne figure dans le classement des 50 premières banques les plus rentables en Afrique. La première banque qui s’affiche dans ce classement est la BIAT et elle est classé 57ème. Nous n’avons aucune banque qui puisse accompagner les investisseurs tunisiens à l’étranger.

Vos solutions ?

Il faut revoir toutes ces problématiques et les structurer tout en s’attaquent aux défis de la digitalisation. “Innover ou périr“, la question sera exactement ça. Est-ce qu’on a la capacité de s’adapter et anticiper ou rester dans le même modèle. Le modèle d’affaires basé sur des agences à chaque coin de rue est complètement révolu. Les études récentes démontrent qu’à l’horizon 2020, 20% du total des agences aux États-Unis vont être supprimés. C’est pareil pour le reste du monde.

Maintenant le client est souvent plus en avance en matière de maîtrise des outils digitaux de sa banque. Il a besoin d’un partenaire qui est son banquier, qui devrait être prêt 24h sur 24 et accessible à tout moment et à n’importe quel endroit.

Le deuxième enjeu est l’inclusion. Beaucoup n’ont pas accès aux services bancaires, il faut absolument faire en sorte qu’ils rejoignent le système bancaire mais avec des méthodes beaucoup plus souples, plus digitales et interactives pour grossier le flux de clients.

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Nous apprenons, de sources proches du dossier, que la cérémonie qui s’était déroulée le 11 décembre pour annoncer la finalisation des négociations de l’Open Sky avait en fait juste validé le contenu du document sans le parapher.

Ce refus, non déclaré par les autorités tunisiennes, de parapher la trentaine d’articles du document serait motivée, selon nos sources, par le mécontentement des autorités locales suite à l’insertion de la Tunisie dans la liste des 17, relative aux paradis fiscaux.
Selon d’autres sources, elles aussi très proches du dossier, le retard dans le paraphe serait plutôt expliqué par la non définition de la notion de territoire de l’Open Sky, l’Europe négociant encore le Brexit avec une Angleterre qui voudrait toujours bénéficier des bienfaits de l’espace économique européen.

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Les ambassadeurs de Belgique, d’Italie et d’Allemagne en Tunisie se sont déclarés “confiants quant au retrait de la Tunisie à partir du 23 janvier 2018 de la liste des pays non-coopératifs au plan fiscal publiée par les services de l’Union Européenne”, indique un communiqué du ministère des affaires étrangères publié mardi soir.

Les ambassadeurs ont déclaré après avoir été reçus alternativement par le secrétaire d’État chargé de la diplomatie économique, Hatem Ferjani, que ce classement “n’aura pas de retombées négatives sur la coopération financière entre la Tunisie et l’UE”.

De son côté, le secrétaire d’État a réaffirmé le souci du ministère des affaires étrangères de poursuivre la coordination entre les autorités tunisiennes spécialisées et le groupe européen de “code de conduites” pour atteindre cet objectif et éviter les répercussions négatives de cette décision sur l’image de la Tunisie en tant que destination importante pour l’investissement.

Le ministère des affaires étrangères avait exprimé le 6 décembre “la surprise et le mécontentement” de la Tunisie de voir son nom inscrit par les services de l’UE dans la liste des pays non-coopératifs au plan fiscal. Elle avait souligné que ce “classement ne reflète pas absolument les efforts que la Tunisie mène pour se conformer aux exigences de transparence fiscale, dont l’adhésion en tant que partenaire au cadre global des mesures de limitation de l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices (BEPS)”.

L’UE avait inscrit la Tunisie dans la liste noire de 17 pays hors de l’Union classés comme paradis fiscaux, adoptée par 28 ministres européens des finances, lors d’une réunion tenue le 5 décembre à Bruxelles, rappelle-t-on.

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En marge d’une rencontre avec les médias autour des projets conjoints entre la Tunisie et l’Italie, le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laadheri, a indiqué que la coopération entre la Tunisie et l’Union Européenne “avance naturellement“.

Selon les données rapportées par Shems fm, il a assuré par ailleurs que “la Tunisie sera retirée de la liste noire des paradis fiscaux dans les prochaines semaines“.

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La Tunisie a répondu à temps aux injonctions de l’Union européenne, elle s’y est prise tard, elle a été lésée, lâchée par son premier partenaire, elle a tous les attributs d’un paradis fiscal, ne les a pas, elleetc. Trois jours après le coup de massue des ministres des Finances des pays de l’UE, l’agitation n’est pas retombée. Mais la clameur qui monte le plus, dans ce torrent de réactions passionnées, c’est quand même celle des défenseurs de la Tunisie. L’UE commence peut-être à prendre la mesure de sa décision d’inscrire la Tunisie sur sa liste de moutons noirs, 17 précisément. Et l’affaire commence même à gêner aux entournures les responsables européens, ce qui explique les sorties pour donner des gages sur le fait que la Tunisie pourrait sortir très rapidement de cette liste de la honte, comme si le fait de l’y avoir placée était, après coup, une boulette monumentale, surtout que la Tunisie n’a pas démérité par rapport, par exemple, à son voisin, le Maroc. Mais voilà, le jus est tiré, il faut maintenant le boire. L’ambassadeur de l’UE en Tunisie, Patrice Bergamini, fait ce qu’il peut pour tirer au plus vite le pays de ce mauvais pas. Et aussi pour se débarrasser de cette affaire aux allures de patate chaude. Le ministre tunisien des Finances, Ridha Chalghoum, s’active également. En face les soutiens de la Tunisie bougent, ici et ailleurs. En France ils donnent de la voix.

Le classement de la Tunisie par l’Union européenne (UE), en tant que paradis fiscal est surréaliste“, a critiqué, jeudi soir, Olivier Pastré, économiste, professeur d’économie à l’université de Paris VIII, président de la banque d’affaires IM Bank et membre du Cercle des économistes. C’était lors d’une rencontre débat autour du thème “la Tunisie, porte d’entrée des investissements euro-méditerranéens“, co-organisée par l’Observatoire social international (Osi) et l’ambassade de Tunisie à Paris.
L’économiste a estimé, dans une déclaration à l’agence TAP, que cette décision “est irresponsable” et “qu’il faut que la liste soit amendée“, tout en recommandant aux responsables tunisiens de mieux communiquer pour remédier à cette situation.

De son côté, l’ancien président du groupe d’amitié parlementaire France-Tunisie, Georges Fenech, considère cette décision comme “un acte d’agression“.
Le PDG de TFBank, Hussein Mouelhi, a expliqué que la Tunisie ne peut pas être un paradis fiscal et ce, pour différentes raisons, notamment la règlementation régissant le système bancaire et la lutte contre le blanchiment d’argent.
Notre seul tort est d’avoir cherché à développer une industrie exportatrice Off-shore en accordant des avantages fiscaux“, a expliqué le PDG de TFBank. Et d’ajouter : “cette mesure a bien fonctionné car elle a été saluée par toutes les instances monétaires internationales, telle que la Banque mondiale“.

Pour le président de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect- France), Mounir Beltaifa, “cette décision permettrait de secouer la Tunisie“. Il a déclaré, à l’agence TAP, que l’économie tunisienne est mal classée par Doing Business et dans le classement de Davos sur la compétitivité mondiale. “Le premier partenaire économique de la Tunisie vient de confirmer qu’il y a des possibilités d’amélioration de l’économie. Il faut mettre de l’ordre dans nos affaires“, souligne le président de Conect France.

Auparavant, l’ambassadeur de Tunisie en France, Abdelaziz Rassâa, a donné un aperçu des avantages d’investissement en Tunisie. Il a présenté des chiffres sur la situation économique tunisienne en 2017 marquée par une accélération de la croissance de 2,1 % lors du 1er trimestre, d’une augmentation de 18% des investissements directs étrangers et de 56 % des investissements industriels déclarés.
La présidente de l’Osi, Muriel Marine, estime, quant à elle, que la Tunisie a un potentiel à exploiter convenablement.
De son côté, l’avocate Donia Hedda Ellouze a rappelé les avantages de la loi sur l’investissement, notamment les primes accordées aux projets d’intérêt général et la création d’emplois.
Le représentant de Sagem en Tunisie, Christian Jannot, a noté que la Tunisie a le meilleur rapport qualité coût de compétences.

TAP

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Le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib, a déclaré que la Tunisie n’est pas un paradis fiscal et n’est en aucun cas un pays hospitalier pour l’argent sale.
En marge des travaux de la deuxième session du Congrès national de lutte contre la corruption, les 8 et 9 décembre à Tunis, Chawki Tabib a jugé “injuste” le classement de la Tunisie par l’Union Européenne dans la liste d’Etats qui, selon eux, “ne font pas le nécessaire pour lutter contre l’évasion fiscale“.
Si la Tunisie avait été vraiment un paradis fiscal, nous n’aurions pas eu de crise économique, a-t-il dit. Au contraire, nous aurions profité sur le plan économique et financier comme c’est le cas pour bien d’autres pays qui sont de véritables paradis fiscaux et qui n’ont même pas été mentionnés dans le classement, a déploré Chawki Tabib.
Pour lui, ce classement atteste bien de l’existence d’”un système international obéissant à une logique communautaire de favoritisme et de lobbying“, relevant, toutefois, que “le système tunisien est, en partie, responsable, de cette situation. Toutes les institutions doivent coordonner et unir leurs efforts en vue de lutter contre la corruption, renforcer la transparence et améliorer l’image de la Tunisie à l’étranger“, a-t-il préconisé.
Selon Tabib, il y aura un grave impact sur notre économie et sur l’image de la Tunisie en tant que destination pour les investisseurs étrangers si d’ici janvier prochain la Tunisie figure encore dans ce classement.

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Le ministre des Finances, Ridha Chalghoum et le Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères, Sabri Bachtobji, ont rencontré, jeudi, au siège du département des finances, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) en Tunisie, Patrice Bergamini, accompagné des ambassadeurs des pays de l’UE accrédités à Tunis.
La partie tunisienne a ainsi estimé que l’inscription de la Tunisie sur la liste des juridictions non coopératives en matière fiscale est une décision inappropriée et ne reflète pas les efforts consentis par la Tunisie pour se conformer aux exigences internationales en matière de transparence fiscale, dont son adhésion en tant que membre actif au Cadre inclusif sur l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices (BEPS).
La partie tunisienne a, par ailleurs, rappelé que toutes les données et clarifications relatives à la conformité du système fiscal tunisien aux normes de transparence internationales ont été présentées aux services techniques du Code de conduite européen dans le domaine de la fiscalité.
La partie européenne a, de son côté, affirmé son intention de déployer tous les efforts possibles pour réviser cette classification dans les plus brefs délais, compte tenu des relations stratégiques et traditionnelles qui réunissent les deux parties, faisant savoir que cela n’aura aucun impact sur les programmes de coopération financière et économique entre la Tunisie et l’Union européenne.

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«Je souhaite que la Tunisie puisse sortir très vite de cette liste», a affirmé ce jeudi 7 décembre 2017 Pierre Moscovici, le commissaire aux Affaires économiques, lors d’une conférence de presse à Paris, en réaction à la polémique suscitée par le placement de la Tunisie sur la liste des 17 paradis sociaux. Le commissaire européen a aussi dit, selon l’AFP, citée par le quotidien français Le Figaro : «Nous allons examiner les engagements (de la Tunisie) très rapidement et s’ils sont crédibles et respectés, la Tunisie sortira de la liste noire très vite, peut-être au prochain Ecofin». Pour Moscovici, qui confirme ainsi les déclarations de l’ambassadeur de l’Union Européenne Patrice Bergamini à Tunis, «la présence de la Tunisie sur la liste noire ne doit remettre en rien en cause la solidarité avec un pays ami et le soutien que l’UE apporte à un processus de transition délicat et à des problèmes de développement“.

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Dans une déclaration, ce jeudi 7 décembre 2017 à Africanmanager, l’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Patrice Bergamini, a annoncé qu’une réunion d’urgence aura lieu aujourd’hui à l’ambassade de l’UE en Tunisie pour trouver une solution et à terme enlever la Tunisie de la liste noire des paradis fiscaux. “Je vais joindre sous peu mes collègues à l’ambassade et voir ce que nous pouvons faire le plus rapidement possible“, a-t-il soutenu.

Patrice Bergamini s’est dit très confiant quant à la possibilité de faire sortir la Tunisie de cette liste avant le mois de janvier prochain.

La réunion a été décidée suite à la réunion, aujourd’hui, de l’ambassadeur de l’UE en Tunisie et le chef du gouvernement, Youssef Chahed et ce en marge d’une rencontre qui se tient actuellement à Gammarth sur l’énergie.

Il est à rappeler à ce propos que les 28 ministres des Finances de l’UE ont adopté, mardi 5 décembre 2017, lors d’une réunion à Bruxelles, une «liste noire» de 17 paradis fiscaux opérant hors de leurs frontières.

Dans cette première liste «noire» figurent 17 pays dont le Bahreïn, Barbade, Corée du Sud, Emirats Arabes Unis, Grenade, Guam, Îles Marshall, Macao, Mongolie, Namibie, les Palaos, Panama, Samoa, les Samoa américaines, Sainte Lucie, Trinidad-et-Tobago et la Tunisie.

سفير الإتحاد الاوروبي بتونس باتريس برغميني

إثر لقائه رئيس الحكومة يوسف الشاهد، سفير الإتحاد الاوروبي بتونس باتريس برغميني يعلن عقد إجماع عاجل مع سفراء دول الإتحاد الاوروبي المعتمدين بتونس لتدارك التصنيف الذي اقره الإتحاد الاوروبي في حق تونس و الخروج منه في اقرب وقت ممكن

Publié par ‎Présidence du Gouvernement Tunisien – رئاسة الحكومة التونسية‎ sur jeudi 7 décembre 2017

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C’est un petit séisme politico-financier qu’a connu hier la Tunisie à l’annonce de son nom sur la liste européenne des paradis fiscaux. Premier partenaire économique et commercial de la Tunisie, l’Union Européenne (UE) couche son compagnon qu’il vouait à des relations plus profondes sur la liste des paradis fiscaux.

La crainte était que l’Europe suspende toutes ses aides à une Tunisie qui est désormais sous perfusion financière internationale, que le FMI, dont une équipe est dans les murs pour la révision, ne débloque plus la 3ème tranche du crédit et qu’enfin les IDE (Investissements directs étranger) ne tarissent de peur d’être montrés du doigt et même d’être sanctionnés.

La première réaction (maladroite par ailleurs, comme l’est toute la politique de communication du gouvernement de Youssef Chahed) de la Tunisie était d’invoquer la théorie d’un complot de certains pays européens qu’elle ne nomme bien sûr pas, et d’en faire une question de souveraineté nationale. La réalité des choses, on l’entendra le lendemain (mercredi 6 décembre 2017) sur les ondes de la Radio nationale, de la bouche même de l’ambassadeur de l’UE, Patrice Bergamini.

  • Pris en faute grave, le GUN réagit mal

Perçue par la Tunisie comme un coup de poignard dans le dos, une mesure injuste et disproportionnée, pénalisante sur le volume, la qualité des IDE ainsi que pour le système bancaire tunisien qui aura désormais du mal à garder ses correspondants à l’étranger, et enfin loin d’être à la mesure du statut privilégié de la Tunisie avec l’Europe, le placement de la Tunisie sur la liste des 17 était pourtant attendue en termes de calendrier. «Elle est sur la table depuis septembre 2016. En janvier 2017, une liste de 92 pays, la moitié de la planète, a été identifiée comme devant s’engager sur la lutte en matière d’évasion et non-équité fiscale et de lutte contre le financement du terrorisme. 20 pays ont répondu clairement et immédiatement. 47 pays se sont engagés ensuite sur un calendrier, à partir du mois de juin, à donner soit des réponses précises soit s’engager sur un calendrier de clarification et de réformes, avant le 17 novembre de cette année», a précisé Patrice Bergamini sur les ondes de la Radio nationale tunisienne. On comprenait alors que les autorités tunisiennes étaient au courant de ces délais. Elles se devaient, avant le 17 novembre 2017, de donner des explications aux ministres des Finances européens, sur des questions relatives à la situation des entreprises offshores et celle des prestataires des services financiers. D’autres, comme la Turquie, la Serbie et le Maroc, ont donné ces explications dans les délais et ont été sortis de la liste des 92 pays short-listés pour la 1ère version de la liste des paradis fiscaux.

Ne prenant certainement pas la menace européenne au sérieux, comptant peut-être aussi un peu trop sur la sympathie de son partenaire ou ayant d’autres chats à fouetter à l’ARP avec les lois de finances et le budget, la Tunisie ne l’a pas fait à temps et a vite fait de recevoir la monnaie de sa pièce.

Diplomatiquement correct, Patrice Bergamini se limitera, sur les ondes de la radio publique, à se demander «est-ce que si on avait pu travailler plus rapidement et en meilleure coordination, on aurait pu empêcher d’être sur la liste des 17 derniers pays qui n’ont pas donné d’explication dans les délais ? C’est regrettable, mais c’est un fait». L’Ambassadeur européen, lui-même surpris et très touché semble-t-il par la décision des ministres européens des Finances, tient à relativiser et rester optimiste, et peut-être que le ministère tunisien des Finances rattrapera le coup, d’ici le 23 janvier 2018, comme l’a laissé entendre Bergamini. Toujours est-il bon de tirer les conclusions de ce coup de semonce européen et de cette gifle au GUN (Gouvernement d’union nationale) de Youssef Chahed et à toute son administration. Etre à la tête d’un gouvernement n’est-ce pas aussi en porter toute la responsabilité ? Ce n’est pas de l’autoflagellation que de l’avouer.

  • Gouverner c’est prévoir, savoir s’entourer et déléguer

On ne sait pas si le GUN a été distrait jusqu’à oublier de répondre aux questions de son partenaire, s’il a aussi oublié qu’après 7 ans de sympathie et l’empathie à l’égard du dernier exemple en démocratie dans le monde arabe, ses partenaires passeront immanquablement au questionnement ou que le meilleur des bienfaiteurs finira par demander des comptes. Ce qui est sûr, c’est que Youssef Chahed n’a pas su gouverner, car «gouverner, c’est prévoir» [cf. : Emile de Girardin]. Le chef du gouvernement a oublié de prévoir un responsable gouvernemental des relations et négociations avec l’Europe. Ce n’est en effet qu’une année après le départ de Ridha Ben Mosbah que Hichem Ben Ahmed a été chargé du dossier pour en faire le suivi, comme on surveillerait le lait sur le feu. Il fallait pourtant prévoir que l’UE ne donnera pas indéfiniment ses aides sans poser ses conditions et engager des actions de lobbying et même envoyer une délégation officielle à Bruxelles. Cela n’a pas été fait. Il fallait prévoir, les membres du Conseil des analyses économiques existant, que l’Europe s’inquiètera des délocalisations et de l’évasion fiscale chez elle et qu’elle demandera des comptes à ses partenaires dans sa lutte contre l’évasion fiscale et notamment celle des entreprises off-shore et des filiales des multinationales implantées en Tunisie. Cela n’a pas été fait.

Il fallait aussi prévoir que la guerre contre la corruption n’éludera pas indéfiniment la guerre contre l’évasion fiscale et qu’à force d’incitation fiscales pour seul modèle d’incitation à l’investissement on finira par être accusé de dumping fiscal. Prévoir c’est dans ce cas préparer ses réponses, affuter ses arguments et savoir convaincre de la justesse de la démarche dans un pays en transition de tous genres – politique, sociale, économique et même culturelle. Cela n’a pas été prévu. Il faudrait donc à Youssef Chahed savoir mieux s’entourer et déléguer aux bonnes compétences qui, comme lui, aimeraient «se lever pour la Tunisie».

  • La Tunisie s’est faite ramasser par l’UE, mais il lui faudra se ressaisir et vite

La dernière gifle européenne viendra ainsi rappeler à Youssef Chahed l’urgence de la guerre contre l’évasion fiscale qu’il semble jusqu’ici reléguer au second plan de ses batailles pour sauver le pays dont il a accepté la charge. Peut-être qu’elle lui rappellera aussi d’autres prévisions à faire, comme celle des suites, urgentes, de l’affaire de la BFT et la prochaine sanction financière du Cirdi.

Mais aussi de mettre en place, dès maintenant, des équipes de suivi de la présence tunisienne dans différents rapports internationaux, comme celui de «Doing Business» où elle a perdu 11 places en une seule année, celle justement de son gouvernement, et penser à faire du lobbying pour faire remonter la Tunisie dans ce genre de livres de chevet de tout investisseur averti.

La bonne nouvelle est que la liste des paradis fiscaux sur laquelle a été, peut-être à juste titre, couchée la Tunisie peut être corrigée à tout moment. Une prochaine réunion des ministres européens des finances est prévue pour le 23 janvier 2018 et un plan de sortie de crise est déjà prêt pour cela chez Patrice Bergamini, que Youssef Chahed reçoit ce jeudi.

Il est donc urgent, pour le GUN et son chef, de mieux hiérarchiser ses priorités, de mieux faire travailler ses équipes et de ne pas dormir sur les lauriers des bains de foule et des sondages d’opinion et de s’occuper ou faire s’occuper de tout ce qui bouge, en cette période d’incertitudes, nationales et internationales.

Khaled Boumiza

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En exclusivité sur la Radio Tunisienne Chaine Nationale (RTCN), l’ambassadeur de l’Union Européenne en Tunisie, Patrice Bergamini, est intervenu ce mercredi 6 décembre 2017 pour expliquer ce qui s’est passé lors de la dernière réunion des ministres européens des Finances et pourquoi la Tunisie s’est retrouvée sur la liste des 17 paradis fiscaux. Il a surtout indiqué que la Tunisie pourrait être retirée, d’ici le 23 janvier 2018, de cette liste des 17  et annoncé surtout que ce classement n’aura aucun impact sur les aides, les financements et toute la coopération financière de l’Europe avec la Tunisie. Voici ce qu’il a dit, au micro d’Anis Maraï, sur les ondes de la Radio nationale tunisienne :

Depuis plus d’un an que je suis ambassadeur de l’UE en Tunisie, nul ne peut douter de mon engagement sincère envers la Tunisie pour le succès de sa transition sociale et économique. Ce matin je m’engage à ce que, en bonne intelligence avec les autorités tunisiennes, que nous puissions régler ce problème dans les meilleurs délais. J’imagine bien la perplexité du citoyen tunisien par rapport à cette question. En termes de calendrier elle n’est pourtant pas nouvelle. Elle est sur la table depuis septembre 2016. En janvier 2017, une liste de 92 pays, la moitié de la planète, a été identifiée comme devant s’engager sur la lutte en matière d’évasion et non-équité fiscale et de lutte contre le financement du terrorisme. 20 pays ont répondu clairement et immédiatement. 47 pays se sont engagés ensuite sur un calendrier, à partir du mois de juin, à donner soit des réponses précises soit s’engager sur un calendrier de clarification et de réformes, avant le 17 novembre de cette année. La réunion des 26 ministres de l’UE s’est tenue le 5 décembre 2017.

Avec la Tunisie, on a travaillé jusqu’au bout. Est-ce qu’on aurait pu travailler plus rapidement et une meilleure coordination aurait-elle pu empêcher d’être sur la liste des 17 derniers pays qui n’ont pas donné d’explication dans les délais ? C’est regrettable, mais c’est un fait. Nous allons devoir corriger cette question calendaire. La bonne nouvelle c’est que la liste peut être corrigée à tout moment. Une prochaine réunion des ministres européens des Finances aura lieu le 23 janvier 2018.

Sur le fond, il y a deux éclaircissements qui sont espérés et attendus, et je suis convaincu qu’ils viendront et sur lesquels travaille le ministère des Finances. Un sur l’offshore et un sur les prestataires des services financiers. Le ministre tunisien des Finances nous a déjà envoyé deux lettres. La 2ème a été reçue le lundi soir, alors que le deadline était posé à novembre. En travaillant sur ces deux réponses, ici avec mon équipe et à Bruxelles et avec le gouvernement tunisien, nous allons pouvoir avancer rapidement pour réparer cela.

Si les choses ne changeaient pas, qu’elles seraient les incidences sur les aides européennes à la Tunisie ?

Les choses vont changer. Il y a deux questions restées à ce stade sans réponse. La première touche à des questions d’équité fiscale, de redistribution de la richesse et de compétitivité de l’économie tunisienne, et la seconde relative aux risques d’évasion fiscale pour les prestataires de services financiers. Ces deux questions, quand on est à la tête de la seule démocratie de la région, ont trouvé, je n’en doute pas, des réponses et nous avons d’ailleurs déjà un plan de sortie de crise. Demain matin je dois m’entretenir avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed ; à 10 heures 30 minutes j’ai convoqué mes collègues ambassadeurs de l’EU en Tunisie chez moi à la Délégation et dans l’après-midi j’aurais sans doute des discussions avec le ministre des Finances pour voir ce calendrier et comment travailler sur les deux questions de l’offshore et les services financiers et aller de l’avant. Encore une fois, je pense que si nous avions eu un peu plus de temps pour travailler un peu plus en amont, on n’en serait pas là aujourd’hui. Donc je suis confiant sur la sortie de crise.

Les Tunisiens se demandent alors que nous sommes en discussion sur l’ALECA, comment pourrait-on associer, en matière d’image, le partenaire économique de l’EU avec des pays comme le Panama et alors que la décision de la contribution exceptionnelle de 7,5 % a soulevé un tollé général auprès des sociétés offshore travaillant en Tunisie ?

Encore une fois, nous sommes partis d’une liste de 97 et il n’en est resté que 17 sur la liste noire des paradis fiscaux. Il est bien évident que la Tunisie devrait plutôt être sur la liste des 47 qui s’engagent clairement à travailler en fonction de critères internationaux dans la lutte contre le blanchiment et l’évasion fiscale. Bien évidemment la Tunisie ne peut qu’être du bon côté. Mais encore une fois, il reste les deux questions qui n’ont pas trouvé réponse à ce jour. On espérait les avoir avant le deadline de la mi-novembre et on a travaillé d’arrache-pied avec le gouvernement jusqu’à mardi matin, mais il manquait encore des éléments de réponse qu’on va avoir, j’en suis convaincu et la question ne se posera plus. Sur la relation avec l’UE, bien évidemment nous avons un partenariat d’exception et le montant des investissements de l’Europe en Tunisie au service de la croissance, de l’économie sociale, de la redistribution des richesses, des jeunes et des régions intérieures procèdent de la volonté de l’UE d’accompagner la transition de la Tunisie.

La décision d’inclure la Tunisie dans la liste des 17 est tombée hier, mais la décision d’en sortir reste tunisienne, car elle doit et peut répondre aux demandes d’explications de la part de l’Europe.

Dans l’immédiat, est-ce que les engagements financiers de l’EU en faveur de la Tunisie vont être altérés par cette décision ?

La réponse est simple : Aucunement. Aucun des engagements pour l’année 2018, les programmes et les 300 nouveaux millions d’euros de la coopération EU-Tunisie ne sont remis en cause, pour la simple et bonne raison que nous ne doutons pas de la volonté et de la détermination du gouvernement tunisien d’aller de l’avant sur cette question (Ndlr : de la réponse aux questions relatives à l’équité fiscale, de redistribution de la richesse et de compétitivité de l’économie tunisienne, et la seconde relative aux risques d’évasion fiscale pour les prestataires de services financiers). Nous sommes sûrs que l’Europe sera aux côtés de la Tunisie pour travailler sur ces questions sensibles. Au jour d’aujourd’hui, notre coopération n’est pas remise en cause. C’est donc à la Tunisie d’avancer plus vite et nous allons dépasser cette question et dérouler normalement notre programme de coopération pour 2018.

Pour Ecouter l’interview :

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L’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) a souligné, mercredi, que la décision de l’Union européenne (UE) d’inscrire la Tunisie sur la liste noire des paradis fiscaux a des impacts “très négatifs” sur les relations tuniso-européennes et “la réputation de la Tunisie” et que “le gouvernement doit intervenir d’urgence“.
L’organisation patronale a exprimé, dans un communiqué, publié, mercredi, après le classement de la Tunisie par l’UE sur la liste noire des 17 paradis fiscaux son profond étonnement de la décision des ministres des Finances des pays de l’UE, faisant remarquer que “la décision nuira à l’image de la Tunisie en dépit de la réussite de la transition démocratique, à l’investissement étranger et à sa note souveraine“.
L’UTICA a mis l’accent sur la nécessité de révéler tous les tenants et aboutissants ayant entraîné la prise d’une telle décision, appelant le gouvernement tunisien à entreprendre d’urgence les pas nécessaires pour reprendre le dialogue avec l’UE sur la question et de recourir aux moyens à même de réparer la situation.

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“La Tunisie a refusé mardi officiellement une demande faite par l’Union Européenne (UE) de suspendre les avantages fiscaux accordés aux sociétés totalement exportatrices (offshore), a fait savoir une source gouvernementale, à l’agence TAP.
Et d’ajouter que notre pays s’est déclaré déterminé dans une correspondance adressée à l’UE à continuer d’octroyer ces avantages, afin de préserver le tissu industriel et la pérennité des postes d’emploi.
La même source a fait savoir que cette demande faite par l’UE s’inscrit dans le cadre de la campagne menée par nombre de pays européens pour réduire l’implantation de leurs sociétés industrielles en Tunisie.
Et d’affirmer que “la Tunisie refuse toute interférence dans sa politique fiscale de la part de qui que ce soit“, tout en assurant qu’elle ne “sera en aucune façon, un paradis fiscal“. Manifestement la réponse du berger à la bergère a très peu été du goût de l’Union européenne, car presque au même moment ces Messieurs et Dames des Finances de l’UE (28 au total) étaient en conclave à Bruxelles pour pondre une liste «liste noire» de 17 paradis fiscaux opérant hors de leurs frontières. Le Bahreïn, Barbade, Corée du Sud, Emirats Arabes Unis, Grenade, Guam, Îles Marshall, Macao, Mongolie, Namibie, les Palaos, Panama, Samoa, les Samoa américaines, Sainte Lucie, Trinidad-et-Tobago et la Tunisie ont été épinglés. A signaler que les ministres des Finances se sont également mis d’accord sur une seconde liste de pays qui se sont engagés à améliorer leurs pratiques. «Il y a 47 pays sur une liste grise», a fait savoir le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, dans une déclaration rapportée par Lefigaro.

La Tunisie paye chère sa bravade. L’UE, grand bienfaiteur devant l’Eternel, ne s’attendait certainement pas à cette réponse cinglante de la part de la “petite” Tunisie pour qui elle a tant fait depuis la Révolution. Le problème c’est que justement ce que demandait le Mécène du berceau du printemps arabe, c’est de faire payer plein pot les sociétés européennes qui se sont installées – tout ou partie – en Tunisie, ce qui équivaut, de fait, à scier la branche sur laquelle elle est assise. Peut-on raisonnablement demander cela à une économie sinistrée, bringuebalée depuis le 14 janvier 2011 ? Assurément non ! Par ailleurs l’UE n’a pas balayé devant sa porte et a refusé, avec force annonces, de placer un seul pays européen sur la liste. Pourtant toute la compagnie est très loin de pouvoir montrer patte blanche sur les questions de fiscalité, d’optimisation fiscale, comme ils disent, pour ne pas dire le mot qui fâche : Paradis fiscal. Ainsi, il faut le savoir, et le claironner sur tout les toits : l’Europe, très officiellement, n’a aucun paradis fiscal en son sein. Si vous voulez admirer un de ces moutons noirs, il faut aller voir ailleurs. Circulez, y a rien à voir !

L’UE et la Tunisie, à certains égards, ont de drôles de relations. On se rappelle tous de la liste d’exigences et de conditions longue comme le bras que les parlementaires européens avait jetée à la face des élus tunisiens qui étaient allés plaider la cause du Plan Marshall. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a dernièrement agité sous le nez de la Tunisie, et chez elle qui plus est, la carotte du statut de partenaire privilégié, mais cette fois avec de vrais programmes, de vraies aides, et pas des chimères derrière lesquelles la Tunisie court depuis des décennies. Dire tout cela, le marteler et placer par la suite la Tunisie dans cette liste, avec des conséquences incalculables sur son économie, est pour le moins contradictoire. Mais les relations avec l’UE sont ainsi. Il faudra manifestement faire avec. Sauf si la Tunisie et les pays africains dans leur ensemble avaient la bonne idée de mettre en place une vraie Union africaine, enfin, et d’être, enfin, les maîtres du jeu, ce que nos immenses ressources naturelles et notre démographie – la jeunesse du continent – nous permettent très largement !

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Le fils d’Oussama Ben Laden, Hamza Ben Laden, a été placé sur la liste noire des terroristes aux Etats-Unis, rapporte le site « bfmtv ».

La désignation par le département d’Etat de Hamza Ben Laden comme “terroriste international” se fonde sur le fait qu’Al-Qaïda avait annoncé en août 2015 que le jeune homme faisait dorénavant partie du groupe jihadiste et qu’il avait lui-même menacé les Etats-Unis et leurs ressortissants dans un message audio diffusé en juillet dernier, selon un communiqué de la diplomatie américaine, a expliqué la même source.

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20 plages sont interdites à la baignade pour l’été 2016 en raison de la médiocrité des eaux, a annoncé, jeudi, Mohamed Rabhi, directeur général de l’hygiène du milieu et de la protection de l’environnement au ministère de la santé.
Lors d’une rencontre avec la presse organisée au siège du ministère de la santé sur “le classement des plages, la présentation du programme sanitaire spécifique au mois de Ramadan et les préparatifs de la saison estivale”, Rabhi a indiqué que ces 20 plages interdites à la baignade cet été sont réparties sur 5 gouvernorats : l’Ariana, Ben Arous, Bizerte, Sousse et Gabès.
Le responsable a affirmé que des mesures ont été prises pour interdire la baignade dans quatre plages dans le gouvernorat de l’Ariana:
– Cité des juges
– Canal du Golfe
– La plage située à 500 mètres au nord du Canal du Golfe à Raouad
– La plage d’El Hassiane à Kalaat el-Andalous
Dans le gouvernorat de Ben Arous, 8 plages sont interdites à la baigande sont comme suit:
– La plage située en face du bassin versant d’Oued Ninou à Hammam-lif
– La plage située à 100 mètres au nord du bassin versant d’Oued Miliane
– La plage située en face du bassin versant d’Oued El Maizet
– La plage située en face du bassin versant d’Oued Boukhamsa à Ezzahra
A Bizerte, la baignade sera interdite dans 5 plages: Il s’agit respectivement de la plage située en face de la décharge d’évacuation d’eaux de pluie à Sidi Salem (Nord Bizerte), de Baali (Menzel Jemil), de Sidi al-Horchani, du Port de pêche de Menzel Abelharmane et de la plage Roundo à Menzel Bourguiba.
Pour le gouvernorat de Sousse, seule la plage de Caïd Souassi (Oued El Hallouf) est interdite à la baignade.
Quant au gouvernorat de Gabès, les autorités mentionnent deux plages : Chott Essalem et celle à côté du port de pêche de Gabès.
Le responsable a par ailleurs indiqué que les autorités concernées au sein des ministères de l’intérieur, de l’environnement et du développement durable ont été informées afin de prendre les dispositions nécessaires en vue d’interdire la baignade dans les plages précitées et mettre les signaux relatifs à l’interdiction.
Les services spécialisés ont relevé, lors de la période écoulée de l’année 2016, plus de 1955 échantillons d’eaux de mer. Les résultats de ces opérations d’évaluation des plages tunisiennes, selon les recommandations de l’Organisation Mondiale de Santé (OMS), font ressortir que 54% des eaux sont de “très bonne qualité”, 19% des eaux doivent faire l’objet de suivi”, 5% des eaux sont de “mauvaise qualité” et 4% des eaux sont de “très mauvaise qualité.”
A noter que le réseau national pour le contrôle des eaux de mer relevant du ministère de santé comporte 517 points de contrôle déployés sur tout le littoral du pays (1300 kilomètres).

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