Tags Posts tagged with "MENA"

MENA

par -

La Tunisie est candidate pour abriter le bureau régional Mena (Afrique du Nord et Moyen-Orient) de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), une proposition saluée par sa secrétaire générale, Michaëlle Jean, lors d’une visite marathon de 3 jours en Tunisie, qui a démarré le 28 juin.
” Nous trouvons réjouissant que la Tunisie souhaite jouer justement une partition plus forte au sein de la francophonie compte tenu de ce que doit la Francophonie à la Tunisie ” a déclaré Michaëlle Jean. ” Cet idéal qui est le notre est aussi venu d’une voix tunisienne qui est celle du président Bourguiba, l’un de ses fondateurs ” a-t-elle affirmé.
” L’idée d’un bureau dans la région est importante car sur le plan d’un positionnement stratégique, il serait intéressant que les pays de la sous-région du Maghreb puissent aussi avoir un bureau régional actif ” a dit la SG, ne cachant pas que dans le monde arabe, le Liban, a, apporté la même proposition, pour dire ” combien l’attractivité de la francophonie est réelle avec deux régions dans le monde arabe, qui présentent des avantages ” aussi distincts que spécifiques.
“L’important est de voir comment, dans le positionnement que nous souhaitons, arriver, avec deux antennes fortes à la fois dans la région du Maghreb et dans celle aussi du Moyen-Orient, avec ce projet également porté par Beyrouth. “.
Lors de cette visite destinée à préparer le XVIIIe sommet de l’OIF en 2020 à Tunis, qui coïncide avec le 50ème anniversaire de la Francophonie, la SG a prévu de rencontrer le président de la République Béji Caid Essebsi, le chef du gouvernement Youssef Chahed, le société civile, le patronat, les femmes et les jeunes.
“Cette visite officielle est l’occasion d’affirmer avec force que la Francophonie est plus que jamais aux côtés des Tunisiennes et des Tunisiens pour la réussite de la transition démocratique, six ans après une révolution citoyenne digne et courageuse”, a soutenu Michaëlle Jean.
Les principaux fers de lance de la cheffe de la Francophonie en Tunisie sont l’intégration politique, économique et sociale des jeunes pour lutter contre l’intégrisme et surtout l’égalité hommes- femmes.
Michaëlle Jean a choisi deux destinations phares, Tunis et Sousse où elle rencontrera aussi les organisateurs du festival Francophonie de Sousse prévu en mars 2018 à l’initiative d’un collectif d’associations. Un message pour affirmer que la culture a aussi son mot à dire dans un paysage francophone polyglotte et diversifié.

par -

Après le Fonds monétaire international (FMI), qui vient de lever l’épée de Damoclès sur la Tunisie en acceptant, enfin, après moult tractations, de décaisser la deuxième tranche du prêt de 2,8 milliards de dollars, c’est au tour du groupe de la Banque moniale de donner un peu de baume au coeur de cette Tunisie meurtrie par la morosité post-révolutionnaire. Dans son rapport de suivi de la  conjoncture économique dans la région MENA, intitulé “L’économie de la reconstruction d’après guerre dans la région MENA”, la Banque Mondiale (BM) donne des raisons d’espérer, en pariant sur des éclaircies économiques dans la région dès 2018, pour amorcer une vraie relance de la croissance en 2019, jusqu’à 4%. Pas mal du tout…

“La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), en proie à la guerre et à la violence, et dans un contexte marqué par les faibles cours du pétrole, verra son taux de croissance fléchir de 3,5 % en 2016 à 2,6 % en 2017, selon le Rapport semestriel de suivi de la situation économique dans la région MENA. Cependant, après 2017, sous l’impulsion des réformes en cours, la situation devrait s’améliorer légèrement, et la croissance pourrait dépasser 3 % en 2018 et en 2019”, dit la BM.

Pour la Tunisie, ce sera 2.3% en 2017

C’est un fait, la Tunisie est loin d’entrevoir la fin de sa transition économique, toutefois les rédacteurs l’affirment : Elle “avance à grands pas dans son programme de transition politique, mais les résultats concrets sur le plan économique prennent plus de temps que prévu, la croissance étant trop faible pour peser réellement sur le chômage dans un contexte d’élargissement du déficit budgétaire ainsi que du déficit du compte courant”.

A niveau des perspectives de croissance, la BM crédite le pays d’un taux de 2,3% en 2017 et 2,8% en 2018. La banque explique son optimisme, comme du reste le FMI, par une amélioration du climat des affaires, couplée à des réformes structurelles, à la consolidation de la stabilité sociale et de la sécurité.

La banque parie également sur la relance des secteurs stratégiques tels que le primaire, l’industrie manufacturière et la production du phosphate pour doper la croissance, sans pour autant éluder le boulet du déficit budgétaire. L’institution financière le situe à un niveau très haut, 5.9% du PIB en 2017 ; même tendance pour l’inflation, qui devrait monter jusqu’à 4.9% à la fin de l’exercice en cours…

Pour plus de recettes fiscales

Au niveau de la thérapie préconisée par la BM, on note l’oxygénation des finances publiques. Et là, comme exactement l’a dit et même dicté le FMI, on ne pourra pas faire l’économie d’un tassement de la masse salariale dans la fonction publique. Il est suggéré également d’élargir l’assiette fiscale. S’y ajoute une somme de recommandations pour la sécurité et des réformes en profondeur pour doper la croissance du secteur privé et la création d’emplois. Enfin cap sur les facteurs d’incitation à l’investissement. Le document propose à la Tunisie “d’adopter et d’appliquer des réglementations qui améliorent les conditions d’accès aux marchés et donnent concrètement suite à la conférence Tunisie 2020 ; d’élaborer et d’appliquer une stratégie globale de réforme de la fonction publique et des entreprises à capitaux publics ; d’améliorer la gouvernance, notamment la lutte contre la corruption et la mainmise des élites ; et d’instaurer un dialogue en vue de déterminer les origines du malaise social et d’y apporter des solutions, en particulier avec les syndicats”.

Communiqué

par -

Sur fond de faible croissance mondiale, les envois de fonds vers les pays en développement ne devraient afficher qu’une légère progression en 2016. C’est ce qui ressort d’un récent rapport de la Banque mondiale sur les migrations et le développement. Le rapport place en effet le Maroc parmi les grands bénéficiaires des envois de fonds de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord).

Selon ce document, publié le 6 octobre dernier par la BM, le Royaume arrive en troisième position avec 6,4 milliards de dollars, derrière l’Égypte (19,7 milliards de dollars) et le Liban (7,2 milliards de dollars). Il devance ainsi la Jordanie (3,8 milliards de dollars), le Yémen (3,4 milliards de dollars), la Tunisie (2,3 milliards de dollars), la Cisjordanie et Gaza (2,2 milliards de dollars), l’Algérie (2 milliards de dollars), la Syrie (1,6 milliards de dollars) et l’Iran (1,3 milliards de dollars).

Selon la BM, les estimations tablent ainsi sur une augmentation de 0,8 % des transferts d’argent vers les pays à revenu faible et intermédiaire, pour un volume total de 442 milliards de dollars. La modeste hausse enregistrée cette année est principalement due à l’augmentation des fonds envoyés en Amérique latine et aux Caraïbes. Dans d’autres régions, on constate en revanche une réduction des revenus envoyés par les migrants vers leur pays d’origine. Cette tendance fait suite à la baisse du niveau des envois de fonds observée en 2015.

La faiblesse du cours du pétrole a, de nouveau, pesé sur l’envoi de fonds depuis la Russie et les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Des facteurs structurels sont également intervenus dans le ralentissement de la croissance de ces envois. Les efforts de lutte contre le blanchiment d’argent ont poussé les banques à fermer les comptes d’agents de transferts de fonds, détournant cette activité vers des circuits informels. Les politiques privilégiant l’emploi des nationaux ont fait baisser la demande de travailleurs migrants dans les pays du CCG. Le contrôle des changes exercé dans certains pays, du Nigéria au Venezuela, a également perturbé les flux de transfert d’argent.

Globalement, la progression des envois de fonds vers les pays en développement devrait rester modeste, autour de 3,5 %, au cours des deux prochaines années. Mais, en dehors de la région Amérique latine et Caraïbes, la projection de croissance est de l’ordre de 2 % maximum.

À l’échelle mondiale, le coût moyen du transfert de 200 dollars s’établissait encore à 7,6 % au deuxième trimestre 2016, contre 9,8 % en 2008. C’est toujours vers l’Afrique subsaharienne que l’envoi d’argent coûte le plus cher (9,6 %) et vers l’Asie du Sud qu’il est le moins cher.

« Les envois de fonds des migrants restent une composante importante de l’économie mondiale, supérieure à l’aide internationale. Néanmoins, la faible croissance de ces transferts d’argent est en train de devenir la norme, ce qui risque de poser des problèmes à des millions de familles qui sont fortement tributaires de ces flux. Par contrecoup, cela pourrait aussi avoir de graves conséquences sur l’économie de nombreux pays du monde, au point de représenter de nouveaux défis pour la croissance économique », indique Augusto Lopez-Claros, directeur du Groupe des indicateurs mondiaux de la Banque mondiale

par -

La Tunisie abrite les 03 et 04 octobre 2016 la conférence ministérielle de l’initiative de gouvernance et de compétitivité de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) et de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

Un nombre important de ministres, de délégations gouvernementales des pays membres prennent part à cet événement incontournable.

« La tenue de cet événement vient à un moment opportun où la Tunisie vient de présider l’initiative de gouvernance et de compétitivité de la région MENA et de l’OCDE. Cette dernière a été conduite successivement par la Jordanie, l’Egypte et dernièrement le Maroc », a précisé le ministre de la Fonction publique et de la Lutte contre la corruption, Abid Briki, lors de la session inaugurale organisée ce lundi 3 octobre. Et d’ajouter : «C’est un message positif à nos partenaires étrangers, tout en les informant qu’on est en train d’avancer au niveau de la démocratie sociale».

C’est important, a-t-il encore précisé, affirmant que  la Tunisie est en train de mettre en place un nouveau processus basé sur l’amélioration du climat d’affaires et la lutte contre la corruption afin de réaliser le développement, mais aussi redémarrer la chaine de l’investissement.

Tout est encore possible avec ce nouveau gouvernement d’union nationale qui n’épargne aucun effort pour garantir la réussite de la conférence internationale sur l’investissement, prévue en Tunisie les 29 et 30 novembre prochain, a indiqué le ministre

Trois réformes majeures…

Au nom du gouvernement, Abid Briki a fait savoir que cela passerait par une refonte globale du système actuel. Une refonte qui sera basée sur de grands chantiers dont notamment la réforme administrative, la réforme de la fonction publique et l’instauration de la bonne gouvernance, selon ses dires.

Le ministre a souligné la nécessité de mettre en place un arsenal législatif pour lutter et d’une manière structurelle contre la corruption, mais aussi d’accorder un plus intérêt à l’environnement, lequel a encouragé la prolifération de la corruption.

La bonne gouvernance favorise la croissance inclusive

Cet avis est partagé par Rolf Alter, directeur de la gouvernance publique et du développement territorial au sein de l’OCDE. Il a souligné qu’une bonne gouvernance publique pourrait favoriser une croissance inclusive bénéfique pour les niveaux de revenus, l’emploi et les conditions de vie.

La réalisation de cet objectif, a-t-il dit, suppose la mise en cohérence d’une vision adéquate. « La croissance inclusive ne peut se passer qu’avec une harmonisation des objectifs et la cohérence dans tous les domaines et à tous les niveaux de l’administration », a-t-il souligné.

A ce niveau, l’accent doit être mis sur la gouvernance locale, la lutte contre la corruption à travers les initiatives en faveur de l’intégrité, de la gestion budgétaire, mais aussi l’implication de la femme et des jeunes dans la vie publique.

Pour mieux assurer le succès de cette initiative, Rolf Alter a fait savoir que quatre aspects clés ont été adoptés par l’OCDE, à commencer par le principe de partenariat et l’engagement  réciproque des économies des pays de la zone MENA et ceux membres de l’organisation.

De même, cette initiative a réuni les responsables politiques de la région MENA et les représentants de l’OCDE, ce qui permettrait ainsi un retour d’expérience. D’après M. Alter, le dialogue régional était au cœur de l’initiative garantissant un partage d’expérience afin que les pays disposent des moyens de réflexion pour élaborer leurs propres modèles de développement.

Le troisième aspect est lié à la mise en œuvre des reformes suggérées, alors que le dernier cherche à construire une synergie avec les organisations internationales permettant une meilleure coordination des actions entreprises.

par -

La Tunisie préside à partir de ce lundi 3 octobre l’initiative de gouvernance et de compétitivité de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) et de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

L’annonce a été faite aujourd’hui lors de la tenue de la conférence ministérielle qui se tient actuellement à Gammarth.

Pour rappel, cette initiative, qui en est à sa quatrième édition (2016-2020), a été présidée successivement par la Jordanie, l’Egypte et dernièrement le Maroc.

par -

Le dernier classement GFCI 20 (Global Financial Centers Index) contient une bonne surprise pour le Maroc. Casablanca Finance City (CFC), en un temps presque record, a réalisé la prouesse de se hisser au deuxième rang des places financières de la région MENA (Moyen Orient et Afrique du Nord). C’est un bond en avant de trois places dans le classement.

Casablanca vient après Dubaï et devant Abu Dhabi. A signaler qu’en avril dernier, la CFC avait été désignée par le GFCI première place financière en Afrique et 33ème dans le monde.

Enfin sachez que le classement GFCI est élaboré sur la base d’indicateurs et de critères strictement définis, surtout la compétitivité et l’attractivité de ces places financières.

par -

La productivité des entreprises privées dans les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) n’a cessé de chuter au cours des dernières années, les plaçant loin derrière  leurs concurrents et vis-à-vis dans d’autres parties du monde. A qui la faute? L’agitation politique qui secoue  la région depuis le printemps arabe de 2011 n’a certainement pas rendu la vie plus facile pour quiconque tente de gérer une entreprise, mais il y a aussi d’autres inhibiteurs.

Un nouveau rapport intitulé «  Qu’est-ce qui retient le secteur privé dans la région MENA? » tente d’aller au fond du problème et d’y proposer des solutions. Le rapport, qui a été publié conjointement par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, la Banque européenne d’ investissement et la Banque mondiale, et repris par le magazine Forbes,  est basé sur une enquête auprès de plus de 6.000 entreprises dans huit pays à revenu intermédiaire dans la  région : Tunisie Égypte , Jordanie, Liban, Maroc, Djibouti , Cisjordanie et Gaza et  Yémen.

Chacun de ces pays a ses propres défis, mais le rapport en cite quatre qui entravent  les entreprises sur ces marchés. Le premier d’entre eux est, sans surprise, l’instabilité politique qui est le problème majeur en Tunisie, en Egypte, au Liban, en  Cisjordanie et Gaza et au Yémen et le troisième plus gros problème en Jordanie.

Les autres principaux écueils cités par les entreprises comprennent l’aléatoire alimentation en électricité, qui a prend rang parmi les trois premiers problèmes dans cinq des pays étudiés. Il y a ensuite  la corruption qui figure parmi les trois maux endémiques dans quatre des économies et  la difficulté d’accès au financement, classée parmi les trois premiers obstacles dans trois des pays (en Jordanie, il est considéré comme le plus gros problème parmi tous). En outre,  la plupart des entreprises interrogées ont affirmé que leur innovation et leur  croissance ont été obérées  par les obstacles au commerce et  le  manque de main d’œuvre  dûment et adéquatement formée pour répondre à leurs besoins.

Comme toujours, ces écueils  sont beaucoup plus faciles à identifier qu’à résoudre, mais le rapport n’en recommande pas moins un certain nombre de politiques qui pourraient aider à résoudre une partie de ces problèmes.

Sur le plan financier, le rapport insiste sur la nécessité pour les  banques d’améliorer leurs systèmes d’évaluation des risques de crédit et d’offrir de conséquents schémas de  garantie du crédit. “Trouver un moyen de reconnecter les banques et les entreprises est essentiel pour améliorer les opportunités  de croissance dans la région”, a déclaré Debora Revoltella, économiste en chef de la Banque européenne d’investissement.

Sur le marché de l’emploi, il est également nécessaire de rendre plus facile la possibilité pour les femmes d’intégrer la population active, ce qui est un gros problème dans les pays les plus conservateurs du Moyen-Orient, notamment l’Arabie Saoudite. Et les enfants doivent recevoir une éducation qui les dote des  compétences et du savoir-faire dont ils auront besoin à l’avenir, plutôt que d’être simplement dispensée pour mémoriser des faits et des connaissances  comme c’est  trop souvent présentement.

Une plus grande compétitivité pourrait également stimuler l’augmentation de la productivité et de l’innovation, selon le rapport. Cela nécessite des services de douanes plus souples et plus rapides et des processus commerciaux qui le soient autant pour les importations et les exportations, ainsi que moins de restrictions sur l’investissement étranger.

Enfin et surtout, l’émergence de gouvernements honnêtes, réactifs et stables serait la meilleure prescription politique parmi toutes. Malheureusement, cela semble être une perspective aussi lointaine que jamais dans des pays comme l’Egypte, la Cisjordanie et Gaza et le Yémen, se lamente le rapport.

par -

Les trois universités les mieux classées  dans la région  Moyen-Orient&Afrique du Nord (MENA)  sont toutes situées en Arabie Saoudite. L’Université du Roi Saoud à Riadh est la première, l’université du Roi Abdulaziz à Djeddah est 2ème, et l’Université du Roi Abdallah de sciences & technologie à Tuwal est à la 3ème place. C’est ce qui ressort de la 2ème édition du classement des Universités de la région MENA qui englobe 124 établissements dans 18 pays, contre 91 établissements et 16 pays dans le premier classement du genre.

Les universités sont classées en fonction de leur performance en matière de recherche universitaire, et  pour la première fois cette année, de leur réputation et notoriété.

La première université tunisienne à figurer dans le Top 10 de la région MENA est l’Université de Sfax qui fait son entrée dans ce club des 10 à la 10ème place avec le score de 58.8  après avoir occupé la 12ème position dans le précédent classement. Une autre université tunisienne a signé une avancée remarquable, c’est l’Université de Tunis El Manar  qui se hisse à la 11ème place après avoir été au 17ème rang dans le précédent classement. L’Université de Monastir est 18ème pour le score de 53.6.

Plus loin, à la 25ème position, on trouve l’Université de Carthage, créditée du score de 49. L’Université de Tunis vient à la 33ème position avec le score de 45.2, puis à la 49ème, l’Université de Sousse avec le score de 37.7, plus loin encore on trouve l’Université de Gabès, avec le score de 29.1. L’Université de la Manouba, elle, est classée 84ème, avec le score de 26.5, alors que l’Institut national de recherche agronomique de Tunis est classé 101ème avec le score de 22.

L’Egypte revendique la plupart des universités en vedette dans le classement général, avec 25 établissements ayant avancé d’une place. Vient ensuite l’Algérie avec 20 universités représentées, suivie par l’Arabie Saoudite avec 16. A l’autre extrémité du spectre, la Libye, Oman, Qatar et le Yémen ont tous une université figurant dans le top 124.

Barème rigoureux

Les classements des meilleures universités du monde arabe sont basés sur des données et des paramètres de recherche fournis par Scopus, relevant d’Elsevier Research Intelligence. Le classement général tient également compte des  notes décernées par des universitaires et des établissements qui ont  été interrogés par Ipsos dans la région MENA, une société internationale d’études de marché.

La méthodologie « US News » utilisée pour le calcul des données dans  le classement général intègre des indicateurs bibliométriques tels que le nombre d’articles publiés et de distinctions, ainsi que les nouvelles données relatives à la renommée et la réputation. «  US News » a également utilisé une méthodologie distincte basée uniquement sur la performance de la recherche pour classer les universités par discipline, tels que l’informatique, l’ingénierie et la médecine.

Les nouvelles disciplines  introduites cette année comprennent les arts et les sciences humaines, les affaires, la gestion et la comptabilité, les sciences de la décision, l’odontologie, l’économie, l’économétrie et la finance, les neurosciences et les sciences vétérinaires. Cela porte le nombre total de classements par discipline spécifique à 24, contre 16 dans le classement inaugural.

Les établissements saoudiens sont en tête dans 19 des 24 classements établis. Les établissements  non-saoudiens qui trônent au sommet du palmarès  incluent l’Université américaine du Liban à Beyrouth,  l’établissement le mieux classé en  arts, sciences humaines et  sociales, l’Université américaine de Sharjah, n ° 1 dans les catégories entreprises et économie, et  l’Université du Caire en Egypte, classée n ° 1 en sciences vétérinaires.

par -

Les pertes et gaspillages alimentaires sont estimés à 1,3 milliard de tonnes, soit presque un tiers des produits destinés à la consommation humaine dans le monde, dans tous les continents. Absurde! dans un monde où plus de 800 millions de personnes souffrent encore de la faim. Sans surprise, dans la région MENA (Moyen Orient et Afrique du Nord), les pertes de nourriture sont estimées à 250 kilogrammes par personne par an, selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture). C’est l’équivalent de 50 milliards de dollars US pour l’ensemble des pays de cette région, exposée déjà à de sérieux problèmes liés au changement climatique et à la gestion des ressources naturelles (raréfaction des ressources en eau, baisse des rendements des terres agricoles…).Rien que pour les céréales, denrées de base pour les peuples de la région, entre 14 et 19% des productions céréalières sont gaspillées et perdues, d’après le coordinateur du Bureau régional de la FAO pour l’Afrique du Nord, DR. Thiombiano Lamourdia.
Des paniers percés !
Par filière, les peuples de la région MENA gaspillent 16% de leurs productions de légumes, 45% de fruits, 13% de viandes, 28% de poissons et 18% de lait.
“Les pertes et gaspillages alimentaires se trouvent à tous les étages des chaînes de production agricole”, selon la directrice des Etudes et de Planification au ministère tunisien de l’Agriculture, Nadwa Kemir. “Le phénomène s’est même aggravé au niveau de certains maillons de cette chaîne”, a ajouté la responsable.
Pourtant, une baisse de ces pertes, couplée à une maîtrise et une meilleure gestion des chaînes de production pourraient aider les pays de l’Afrique du Nord, dont la Tunisie par exemple, à réduire les importations de deux denrées basiques, les céréales et le lait, pense-t-elle. La Tunisie appelée, jadis, “grenier de Rome” pour la fertilité de ses terres et l’abondance de sa production céréalières, importe, aujourd’hui, en devises, plus que 50% de ses besoins en blé, dont 80% de blé dur et 20% de blé tendre.
Encore, est-t-il normal qu’un pays regorgeant de 10 millions hectares de terres arables, soit 65% de sa superficie globale, se trouve, aujourd’hui, dans l’incertitude d’assurer la sécurité alimentaire à long terme, pour son peuple?  ?a ne doit pas être, uniquement, à cause de la mauvaise gestion des ressources naturelles, mais aussi en raison des comportements de consommation et de la persistance des pratiques non durables.

900 000 pains jétés à la poubelle chaque jour
Peu soucieux, paraît-il, de cette notion de durabilité, de la sécurité alimentaire et de ce qui pourrait apporter l’avenir, les Tunisiens jettent chaque jour à la poubelle, environ 900 000 pains, selon le président de la Chambre nationale des boulangeries, Mohamed Bouanen. Ces pertes de pain, aliment que nous mangeons, en Tunisie, comme si nous n’avons que cela pour nourriture, sont enregistrées surtout au mois de Ramadan. Un mois saint, sensé être celui de l’abstinence et de l’austérité. D’après Bouanen, ça prouve encore que “Cette question de sécurité alimentaire dépend aussi de nous et de nos comportements”.
Un projet pilote contre les pertes en Tunisie et en Egypte
La FAO a plaidé, de son côté, pour la valorisation des produits agricoles et pour le développement des chaînes de production dans le sens d’une réduction des pertes et d’une baisse du gaspillage des ressources naturelles et de la nourriture.
A cet effet, l’organisation onusienne a lancé en janvier 2016, des projets en Tunisie ayant pour objectif de détecter les maillons des chaînes au niveau desquels (maillons), sont enregistrées les plus grandes pertes alimentaires dans les filières des céréales et du lait. En Egypte, les filières ciblées par ce projet pilote sont celles des tomates et des vignes. Le coût du projet, qui s’étale sur 3 ans (2016-2018) est estimé à 2,3 millions de dollars (Tunisie et Egypte). Il est cofinancé par l’Italie.
Jeunes et agriculture: Le divorce qui menace la sécurité alimentaire
Le monde va voir de moins en moins d’agriculteurs et de paysans pour nourrir les populations de la planète. A l’origine de ce constat, la tendance des jeunes à déserter les milieux ruraux et à abandonner les activités agricoles devenues peu rentables pour eux.S’ils continuent de partir à la recherche d’autres emplois dans les milieux urbains, leur retour à la terre sera difficile. Il exigera des efforts colossaux de la part des gouvernements et des Etats, notamment, ceux exposés à la menace de l’insécurité alimentaire, pour trouver la main d’œuvre agricole, celle qui nourrit le monde.
Leur réticence à se lancer dans des projets agricoles est, dans certain sens, encouragé par l’absence de soutien et de contrôle efficace des circuits de distribution des produits agricoles.
Ceci fait que la plupart des agriculteurs se trouvent, en Tunisie, à titre d’exemple, déficitaires et endettés envers les banques (leurs dettes s’élèvent à plus de 200 millions de dinars), alors que les intermédiaires et les commerçants amassent les fortunes, estiment des membres du syndicat des agriculteurs en Tunisie.
En fait, ça relève de l’injustice, quand ceux qui nourrissent le monde sont essentiellement eux qui souffrent de la faim et de la malnutrition. Il est temps, donc, que les gouvernements réagissent, à travers des politiques prospectives qui anticipent le pire, aident à rationaliser l’exploitation des richesses naturelles et aussi garantir une répartition équitable des revenus de l’agriculture.

TAP

par -

La Délégation européenne et huit Etats devraient octroyer une enveloppe de plus d’un milliard de dollar pour des aides urgentes aux réfugiés syriens et aux communautés locales d’accueil au Liban et en Jordanie, outre le renforcement de la relance économique dans la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), a-t-on annoncé, vendredi après-midi, à Washington.

Ce montant se compose de dons d’une valeur de 141 millions de dollars et de crédits avantageux d’une valeur de 1 Milliard de dollars ainsi que de garanties estimées à 500 Millions de dollars, ce qui permettra de mobiliser 800 Millions de dollars de crédits avantageux au cours de l’année prochaine.

Ces financements  ont été annoncés lors d’une réunion ministérielle organisée en marge des réunions du printemps du groupe de la Banque Mondiale (BM) et du FMI ou “Spring Meetings” (15-16-17 avril 2016).

Le ministre de l’Investissement, du développement et de la coopération internationale Yassine Brahim, qui a représenté la Tunisie à cette rencontre ministérielle, a indiqué que cette initiative vise à consolider les capacités des bailleurs de fonds à répondre aux besoins accrus de ladite région.

Elle permettra ainsi de renforcer les chances des pays  relevant de cette dernière (MENA), confrontés à plusieurs dangers, d’obtenir des financements à des conditions avantageuses.

Brahim a déclaré, à l’agence TAP, que les financements qui seront accordés par la BM à la Tunisie et dont le montant s’élève à un milliard de dollars annuellement, pourraient osciller entre 1,2 milliard de dollars et 1,3  milliard de dollars grâce à cette initiative.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

AFRIQUE

SPORT

Reseaux Sociaux