Investissements numériques : La Tunisie signe des avancées remarquables

Investissements numériques : La Tunisie signe des avancées remarquables

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La quatrième édition de «L’état des investissements numériques dans la région MENA» vient d’être publiée. Il s’agit d’une analyse des investisseurs et des investissements dans la technologie. Ce rapport de recherche étudie le paysage des investissements technologiques dans la région MENA en analysant les investissements basés dans les pays arabes.

2019 a commencé sur une note positive avec le plus grand projet technologique jamais réalisé dans la région MENA ; l’acquisition de Careem par UBER qui a atteint 3,1 milliards de dollars.

 Au niveau mondial, 2018 a été une année exceptionnelle pour un certain nombre d’industries. Les transports et les soins de santé étaient les sujets les plus en vogue avec plus de 23 milliards de dollars d’investissements dans l’industrie pharmaceutique et les startups de la biotechnologie.

En outre, les investissements axés sur la fintech ont continué à croître. La région MENA reflète l’intérêt mondial, où les soins de santé, le transport, la logistique et la fintech représentent 21% de tous les investissements régionaux et 40% de la valeur du financement au cours des six dernières années.

En matière de concentration d’investisseurs, la Tunisie est le premier pays du Maghreb, elle attire 3% des investisseurs dans le numérique. Les Emirats sont à la première place  avec 32%, suivis par l’Arabie saoudite avec 17%.

Le nombre d’investisseurs technologiques dans la région MENA continue de croître régulièrement, avec un taux de croissance de 25% pour la période comprise entre 2012 et 2018. L’écosystème a enregistré une augmentation de 75% du nombre de nouveaux investisseurs de 2014 à 2015. Au cours des deux dernières années, le nombre de nouveaux fonds lancés n’a pas progressé,  ceci pourrait être lié au manque de clarté en termes de politique macro-économique dans la région.

La part du lion pour les Emirats

La communauté des investisseurs reste concentrée sur quatre principaux pays, à savoir les Emirats, l‘Arabie saoudite, l’Egypte et le Liban, qui abritent 71% des investisseurs. Les EAU accueillent la plus grande proportion de l’ensemble des investisseurs de la région MENA (31%), tandis que l’Arabie saoudite, Le Liban et l’Égypte réunis représentent 40%. La Tunisie accueille seulement 4% des investisseurs.

Selon le rapport, les fonds en phase de démarrage représentent environ la moitié (48%) de la communauté des investisseurs, tandis que les fonds de croissance ont enregistré une baisse considérable (environ 50%) depuis 2017.

Les accélérateurs sont considérés comme le segment des investisseurs qui a connu la croissance la plus rapide au cours des cinq dernières années, affichant une augmentation de 32% de 2013 à 2018. D’autre part, le capital de croissance a connu une chute respective de 30% et 12,5% au cours des six dernières années.

Les types d’investisseurs les plus répandus sur les marchés sont les accélérateurs, les entreprises et le capital de risque. Au cours des trois dernières années, l’écosystème a connu une prolifération d’accélérateurs. Avec des initiatives telles que le projet d’investissement de 200 millions de dollars de la Banque mondiale visant à soutenir les PME égyptiennes (dont 50 millions sont réservés aux sociétés de capital-risque, aux accélérateurs et aux groupes providentiels), et à l’accélérateur américain Techstars, qui consolide ses opérations à Dubaï, de nettes opportunités de marché se présentent construire des écosystèmes robustes de démarrage technologique.

 L’appétit et l’intérêt accrus des entreprises sont évidents avec l’augmentation du nombre d’investisseurs privés au cours des deux dernières années. Les entreprises investissent dans un soutien axé sur la technologie  pour faire avancer leur processus de numérisation.

Le Koweït affiche un financement en phase de croissance, mais continue de manquer de fonds en phase de démarrage. Des marchés tels que le Qatar, laTunisie, le Yémen et l’Algérie – avec des écosystèmes en développement – continuent de présenter des lacunes.

La Tunisie double les transactions

En examinant le nombre de transactions par pays au cours des six dernières années, les Émirats arabes unis (348) représentent presque le double du nombre de transactions en Égypte (214) et au Liban (213). A u cours de la même période, la Tunisie a enregistré 89 transactions, ce qui représente une augmentation de 48%  entre 2013 et 2018.

Les taux de croissance de la Tunisie, de Bahreïn, d’Oman, du Yémen et de la Syrie ont tous été supérieurs à ceux des EAU, Oman et le Yémen. Ils  ont enregistré la plus forte variation en pourcentage par rapport à l’année dernière (129% et 250% respectivement); ces chiffres sont sur-amplifiés en raison du nombre minimal d’opérations réalisées en 2017 dans les deux pays. En revanche, les Émirats arabes unis affichent le changement le plus important avec une augmentation de 45 transactions par rapport à 2017. L’Égypte et le Liban sont les deuxièmes plus importants changements absolus depuis 2017, avec une augmentation égale de 40 transactions. La Tunisie a également enregistré une performance remarquable en termes de pourcentage et de variation absolue du nombre d’investissements, se positionnant comme l’un des cinq premiers pays de la région MENA.

 Le nombre total de transactions (2013-2018) a augmenté à un taux de croissance annuel cumulatif (CAGR) de 9,5%, tandis que la valeur totale a augmenté beaucoup plus rapidement, avec un CAGR de 23%. Cela indique un écosystème en pleine maturité où la valeur moyenne par transaction a pratiquement doublé. L’année 2016 était en quelque sorte une anomalie: les deux mégarounds générés par Careem (350 millions de dollars) et Souq.com (275 millions de dollars) ont entraîné une augmentation de la valeur totale par rapport à la valeur considérablement inférieure des transactions de 2017 et 2018.

En termes de nombre de transactions pour 2018, l’Égypte (40 transactions) et la Tunisie (29 transactions) ont progressé dans le classement par rapport à 2017, occupant les deuxième et troisième places respectivement derrière les Emirats (45 transactions).

Oman, avec 22 transactions en 2018, a progressé de deux places depuis 2017 et occupe actuellement le cinquième rang. C’est un reflet clair de la prouesse d’investissement du Fonds technologique d’Oman.

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