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Muhammadu Buhari

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Le Nigeria saute officiellement le pas : le plan de redressement et de croissance économique (ERGP) est sur les rails. Le président Muhammadu Buhari en a fait l’annonce récemment, rapporte l’Agence Ecofin. Trop tôt pour le moment pour dire si les réformes annoncées seront effectivement appliquées et si elles permettront au pays de sortir de la pire récession depuis 25 ans, mais ce plan a le mérite d’exister. Le pays n’est sans doute jamais allé aussi loin dans les efforts de redressement d’une économie archaïque de rente, sur le papier du moins.

Buhari, qui a pris la parole en marge d’une réunion du conseil exécutif fédéral il y a peu à Abuja, a redit que son équipe est déterminée à faire passer le Nigeria du statut de consommateur passif, abreuvé de pétrodollars à producteur de biens et services. De toute façon il le faudra pour rompre la forte dépendance du pétrole, dont la chute des cours a causé au pays les pires ennuis de ces dernières décennies. Et qui sait, peut-être qu’après cette thérapie de choc, le géant retrouvera sa place d’économie numéro 1 du continent, qu’elle a perdue en 2016 au profit de l’Afrique du Sud…

« L’EGRP réunit dans un seul document toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité alimentaire et booster les investissements dans les secteurs de l’énergie, du transport et des infrastructures. Il dresse une feuille de route ambitieuse visant à faire renouer l’économie avec la croissance, avec une projection de 7% à l’horizon 2020 », a indiqué un Buhari requinqué après ses ennuis de santé dernièrement…
A noter que l’EGRP contient 60 points qui ambitionnent de faire redémarrer la machine économique…

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C’est une mauvaise nouvelle dont se serait bien passé le président nigérian, Muhammadu Buhari, à la tête d’un pays dont les finances publiques ont été malmenées par la chute des cours du pétrole, principale source de revenus. Les autorités nigérianes ont fait savoir, le week-end dernier, qu’elles ont découvert une dette colossale, 6.9 milliards de dollars, soigneusement maquillée dans les comptes publics par l’équipe de Jonathan Goodluck, entre 2010 et 2015, dit l’actuel gouvernement.
Selon ce dernier, cette ardoise est due à des prestations de services facturées – très cher ! – à l’État et à des contrats avec le secteur privé.

Le gouvernement mozambicain a eu une surprise de ce type en avril dernier ; certes les proportions n’étaient pas les mêmes, l’équivalent de 1,4 milliard de dollars de dette extérieure “cachée” (révisée par la suite à la hausse, 2 milliards), mais il y a eu de sérieux dégâts. En effet le pays avait subitement perdu toute crédibilité aux yeux des bailleurs de fonds, qui avaient illico coupé le robinet, privant le Mozambique d’une partie de l’aide dont il avait cruellement besoin.
Mais d’après les experts du secteur financier, les contrecoups de la dissimulation de la dette nigériane ne seront pas aussi rudes. « En brut, ces 2 200 milliards de nairas correspondent à environ 2 % du PIB du pays. En net, en tenant compte des haircuts [coupes] que les créanciers devront accepter, cela devrait ramener les montants à environ 1 % de PIB de dette supplémentaire. Celle-ci est estimée actuellement à 16,6 % du PIB », a confié à Jeune Afrique Aurélien Mali, conseiller analytique senior pour l’Afrique chez Moody’s. A rappeler que l’agence a maintenu, vendredi dernier, la note souveraine du Nigerai à « B1 », avec perspectives stables.

Autre bon point des autorités nigérianes : « le gouvernement nigérian fait preuve de transparence », indique l’analyste. Ecobank voit également d’un très bon oeil l’attitude du gouvernement nigérian : « la découverte et la divulgation faites par l’administration actuelle indiquent une évolution vers l’adoption d’un système de comptabilité publique plus transparent ».

Pour solder cette dette, « il est très probable que des obligations seront émises en direction de ces créanciers qui pourront les échanger contre du liquide auprès du système bancaire », déclare Aurélien Mali. Pour lui, « c’est un plus pour l’économie, qui recevra une injection de capitaux. C’est également positif pour les créanciers du gouvernement, qui obtiennent la garantie de récupérer une grande partie de ce qui leur est dû. »

West African Gas Pipeline (WAGP) va à terme être la plus importante infrastructure gazière en Afrique de l’Ouest et fera la jonction entre le Nigeria et l’Europe, en passant par le Maroc. Les deux pays ont paraphé l’accord le 03 décembre 2016 à Abduja, capitale du Nigeria, en présence du roi du Maroc, Mohamed VI et du président nigérian, Muhammadu Buhari.

Les travaux du WAGP avaient été lancés en 2005 et le gaz a commencé à être acheminé en 2010. Le Nigeria, le Bénin, le Togo et le Ghana sont actuellement connectés par ce réseau de distribution. Il est maintenant question de l’étendre, jusqu’au Maroc, puis l’Europe. Le méga projet sera subventionné par Ithmar Capital (qui s’appelait Wessal Capital) et le Nigeria Sovereign Investment Authority, deux fonds souverains opérant dans les deux pays.

« Le pipeline sera conçu avec la participation de toutes les parties prenantes, dans le but d’accélérer les projets d’électrification dans toute la région de l’Afrique de l’Ouest », indique un communiqué publié au terme de la signature du contrat.
Le texte ajoute que Maroc et le Nigeria ambitionnent de mettre en place un marché régional de l’électricité performant pouvant être couplé au marché européen de l’énergie et « qui permettra de développer des pôles industriels intégrés dans l’industrie, l’agro-business et les engrais, afin d’attirer des capitaux étrangers et d’améliorer la compétitivité des exportations ».

On en est à l’étape de l’étude de faisabilité, pour le moment, et aucun chiffre sur le volume de l’investissement n’a été officiellement avancé, mais la presse marocaine s’emballe déjà et évoque « plusieurs milliards de dollars ».
Le mensuel marocain Économie et Entreprises, qui avait ébruité l’affaire avant la signature de l’accord, rappelle que l’Algérie voulait monter un projet identique avec le Nigeria, mais que les contacts, entamés en 2002, n’avaient pas abouti. « Les pays clients ont affiché des réticences face au risque sécuritaire qui mine la région et qui pourrait être à l’origine d’interruptions intempestives d’approvisionnement », précise le mensuel. Le pipeline trans-saharien était censé se déployer au Sahel et en Algérie pour toucher l’Europe, et s’étaler sur 4 000 kilomètres. Finalement il semble que le Maroc a coiffé l’Algérie au poteau en concluant avec le Nigeria…

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Le président nigérian, Muhammadu Buhari, aurait plagié une partie d’un discours qu’il a prononcé lors du lancement d’une campagne de civisme au Nigeria, début septembre, rapporte la chaîne BBC

Selon le quotidien nigérian “This Day”, il a utilisé presque les mêmes phrases prononcées par le président Barack Obama après sa victoire à l’élection présidentielle américaine en 2008.

“Nous devons résister à la tentation de retomber dans le même esprit partisan, les mesquineries et l’immaturité, qui ont empoisonné notre pays pendant longtemps”, a dit Buhari dans son discours de lancement de la “Campagne de réorientation nationale”.

“Préconisons un nouvel esprit de responsabilité, l’esprit de service, de patriotisme et de sacrifice. Engageons-nous à travailler dur et à prendre soin, pas seulement de nous-mêmes, mais les uns des autres”, a-t-il ajouté.

Voici ce que disait Barack Obama en 2008 : “Nous devons résister à la tentation de retomber dans le même esprit partisan, les mesquineries et l’immaturité, qui ont empoisonné notre vie politique pendant longtemps.”

“Faisons preuve d’un nouvel esprit de patriotisme, de responsabilité, engageons-nous à travailler plus dur et à prendre soin, non seulement de nous-mêmes, mais les uns des autres”. Sans commentaire…

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«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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