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Le 29ème sommet de l’Union Africaine a clôturé ses travaux ce 4 juin à Addis-Abeba en mettant en exergue la réforme de l’organisation, dans l’esprit de l’Agenda 2063 pour l’Afrique, mais aussi les questions relatives à la paix et à la sécurité.

La situation au Soudan du Sud, en Libye, en Centrafrique, et le conflit frontalier entre Djibouti et l’Erythrée, entre autres, sont très préoccupantes, au même titre que l’instauration de la paix au Mali, et la lutte contre le terrorisme. Selon le Président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, l’organisation a décidé de prioriser la prévention et l’anticipation ; dans ce sens, les organisations et les mécanismes régionaux sont appelés à intensifier leurs actions en étroite coopération avec la Commission de l’UA. Par rapport aux Nations Unies et à l’Union Européenne, un solide consensus a été établi en matière de paix et de sécurité, sur la lutte contre le terrorisme et la radicalisation, ainsi que sur les questions relevant de la gouvernance.

D’ici le prochain sommet de l’UA, en janvier 2018, la première piste est la mise en œuvre du programme de réforme, notamment le projet d’autofinancement basé sur la création d’une taxe de 0,2% sur les produits importés en Afrique ; parallèlement il y a les actions en faveur de la paix et de la sécurité sur le continent, sur l’impératif de faire baisser les tensions, et l’objectif de faire taire les armes d’ici l’an 2020.

Une autre piste est consacrée à l’action humanitaire et à la solidarité aux populations victimes de la sécheresse, de la famine, des épidémies, et des déplacements forcés. Les questions de développement stratégiques occuperont la place qu’elles méritent, dont la transformation du NEPAD en une agence d’exécution de l’UA. Sur la Jeunesse, thème central du 29ème sommet,  les 55 pays membres de l’Union Africaine ont décidé de créer un Fonds consacré à son épanouissement, ainsi qu’une université à Addis-Abeba.

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Le mandat de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) prend fin le 30 juin 2017, conformément à la Résolution 2284 du Conseil sécurité des Nations Unies qui l’avait établie, le 4 avril 2004, par sa Résolution 1528 (2004).‎ Le 30 juin 2017 consacre ainsi la clôture définitive de la mission.

Le retrait de l’ONUCI ‎illustre les progrès remarquables accomplis par la Côte d’Ivoire sur la voie d’une paix et d’une stabilité durables ainsi que de la prospérité économique.

La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, Chef de l’ONUCI, Mme Aïchatou Mindaoudou, saisi cette occasion historique pour remercier les Populations et les autorités ivoiriennes dont l’engagement et la détermination résolus ont permis de tourner définitivement la page de la crise et de s’engager résolument sur la voie de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale.

Après le départ de l’ONUCI, l’Equipe pays des Nations-Unies (UNCT), les Agences, Fonds et Programmes et les partenaires internationaux continueront à accompagner le Gouvernement et le peuple ivoirien dans la pérennisation des acquis du maintien de la paix.

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L’ambassadrice Nikki Haley, représentante permanente des États-Unis auprès des Nations unies, s’est exprimée ce matin lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la coopération entre les Nations unies et l’Union africaine.

« L’Union africaine dispose d’une capacité unique en son genre d’anticipation de crise, de médiation de conflits et de déploiement de militaires et policiers dans un court délai. Et ce, qui plus est, dans certains des environnements les plus difficiles au monde. Nous nous félicitons du leadership croissant dont l’UA a fait montre en contribuant aux opérations de paix et en luttant contre les groupes terroristes et d’insurgés. »

« Nous sommes encouragés par la perspective d’opérations de paix plus efficaces, autonomes et menées par l’Afrique. Nous comprenons toutefois que des progrès supplémentaires prendront du temps. Par conséquent, avant d’envisager une avancée vers une résolution cadre concernant le soutien financier par l’ONU, nous chercherons d’abord à voir les mises en œuvre et les résultats concrets sur base des références et échéances propres de l’UA. »

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Le Donald Trump qu’on a vu en Arabie saoudite hier dimanche 21 mai 2017, devant un impressionnant parterre de 37 chefs d’État et de gouvernement arabo-musulman, n’a rien à voir avec le trublion qui terrorisait la planète avec ses violentes diatribes contre les musulmans, les immigrés, avec très peu de nuances, et parfois même pas du tout. Ce qu’on a vu et entendu hier à Riyad, c’est un président américain qui accepte, du moins selon ses déclarations, de rentrer enfin dans son costume d’homme d’Etat, conscient de l’énorme pouvoir de destruction des postures de l’homme le plus puissant de la planète, se résolvant, là aussi d’après ses dires, à affronter la complexité du monde et à ménager ses alliés.

Les dirigeants venus écouter religieusement Trump l’ont entendu désigner un seul ennemi, le leur, un ennemi planétaire : les terroristes. Ce qui tranche avec les formules fourre-tout et simplistes habituelles du républicain, notamment durant la campagne électorale. “Chassez-les de vos lieux de culte. Chassez-les de vos communautés. Chassez-les de vos terres saintes. Chassez-les de la planète“, a asséné Trump. Qui n’est pas d’accord avec ça ? Personne. En tout cas personne n’a manifesté sa désapprobation dans la salle. Mais ailleurs si. En effet dans la soirée, Téhéran, ennemi historique de Washington et de Riyad, qui n’a pas loupé une miette de ce discours de rapprochement, a réagi en ces termes peu diplomatiques : “Donald Trump veut surtout pomper l’argent de l’Arabie saoudite“. Les Iraniens font allusion aux contrats paraphés par le président américain à Riyad, pour la somme astronomique de 400 milliards de contrats !

Après l’Arabie saoudite Trump met le cap sur Israël et la Palestine, ces 22 et 23 mai. On annonce des rencontres avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Jérusalem et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à Bethléem. On jugera, sur ces premiers pas dans le casse-tête proche oriental, de sa capacité à être le faiseur de paix que le monde attend depuis des décennies, tous les présidents américains ayant jusqu’ici échoué dans cette mission. Le dernier, Barack Obama, le gardera sans doute comme un de ses grands rendez-vous manqués, par la faute aussi, il faut le dire, de Netanyahou, qui a tout fait pour lui savonner la planche…

 

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” Berceau de plusieurs religions, la Tunisie est un pays ouvert, tolérant et en réconciliation avec son identité. Elle cohabite pacifiquement avec toutes les réglions ” a déclaré dimanche matin le chef du gouvernement, Youssef Chahed, au dernier jour du pèlerinage annuel juif de la Ghriba qui se tient du 12 au 14 mai 2017 à l’île de Djerba.

” La Tunisie est un pays sûr doté de toutes les conditions à même de permettre le bon déroulement des rites de la Ziara “, a-t-il encore souligné. Il s’agit là, selon Youssef Chahed, du “message qu’il a voulu transmettre au cours de cette visite à Djerba”. A ce propos, Chahed a mis l’accent sur le rôle du gouvernement dans le bon déroulement du pèlerinage à la Synagogue de la Ghriba qui, a-t-il dit, représente à la fois un site touristique, culturel et historique.

Selon le chef du gouvernement, la saison touristique s’annonce prometteuse. ” La réussite du pèlerinage de la Ghriba et l’augmentation de 34% du nombre des nuitées au cours du premier trimestre de l’année 2017 semblent de très bon augure “, a-t-il dit.

” Les préparatifs de la saison touristique continuent “, a-t-il ajouté, faisant remarquer que le gouvernement a pris toutes les mesures nécessaires pour protéger les zones touristiques.

Le pèlerinage annuel juif de la Ghriba a démarré vendredi dernier et doit être clôturé par la procession ” Kharja “, en présence de plusieurs ministres, hommes politiques et artistes tunisiens.

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Des gages, le nouveau président sud-coréen, Moon Jae-In, devra en donner pour faire oublier le sombre règne de Park Geun-Hye, balayée par le méga scandale de corruption qui a éclaboussé également les ténors de l’économie tels que Samsung. Moon Jae-In a tout de suite tenté, dès sa prestation de serment ce mercredi, de rentrer dans l’histoire en affirmant qu’il est prêt à se rendre en Corée du Nord, le pays qui terrorise son voisin et le monde entier avec ses armes nucléaires.

Il est vrai que le nouvel homme fort de la Corée du Sud, 64 ans, classé à gauche, est naturellement porté vers le pacifisme vu son métier d’avocat spécialisé dans la défense des droits de l’homme. Le terrible président de la Corée du Nord, Kim Jong-un, ne peut pas en dire autant ! Cela n’empêche pas à son homologue sud-coréen d’opter pour le dialogue avec Pyongyang, histoire de déblayer un terrain miné par des dizaines d’années de guerre froide, et même de sérieux accrochages à certains moments.

Avec cette posture, Moon Jae-In coupe l’herbe sous le pied de son allié américain, qui a tendance à suivre la Corée du Nord sur les sentiers d’une dangereuse escalade verbale. “Si besoin, je partirai tout de suite à Washington”, pour tenter de ramener Donald Trump et les siens à de meilleurs sentiments, a affirmé le nouveau chef de l’Etat sud-coréen. “Je me rendrai également à Pékin et Tokyo, et même à Pyongyang si les conditions sont réunies”, a-t-il ajouté…

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La Commission européenne et la haute représentante/vice-présidente ont présenté aujourd’hui les priorités politiques et les propositions concrètes de l’UE en vue de renforcer le partenariat stratégique avec l’Afrique.

La Commission européenne et la haute représentante/vice-présidente de la Commission européenne présentent aujourd’hui un cadre d’action commun redynamisé visant à renforcer le partenariat stratégique entre l’Europe et l’Afrique pour plus de prospérité et de stabilité sur les deux continents. La communication contient des propositions innovantes dans un certain nombre de domaines clés – tels que la paix et la sécurité, les migrations, la création d’emplois ou l’énergie – s’appuyant sur les priorités définies par les pays africains et approfondissant la coopération fructueuse existante entre les deux continents. Elle s’inscrit dans la perspective du sommet Afrique-UE qui se tiendra en novembre de cette année et mettra un accent particulier sur la jeunesse.

À cette occasion, la haute représentante/vice-présidente, Mme Federica Mogherini, a déclaré à ce sujet: «2017 sera l’année d’un nouvel élan pour le partenariat entre l’Europe et l’Afrique: chaque obstacle auquel nous pourrons être confrontés constitue un défi commun, et l’espoir de l’Afrique est notre espoir. La solidité de l’Afrique est importante pour l’Europe tout comme notre amitié l’est pour nos populations. Ce n’est qu’en conjuguant nos forces et en travaillant en partenariat que nous pourrons offrir à nos jeunes un avenir plus prometteur et pacifique. Aujourd’hui, nous ne cherchons pas simplement ce que nous pouvons faire pour l’Afrique mais ce que nous pouvons faire ensemble avec l’Afrique».

M. Neven Mimica, commissaire chargé de la coopération internationale et du développement, a ajouté ce qui suit: «Nous proposons plusieurs idées ainsi que des mesures concrètes pour traduire en actions nos priorités pour les années à venir, afin, notamment, de favoriser la croissance et de créer davantage d’emplois, en particulier pour les jeunes. Nous avons mis sur la table une offre solide que nous souhaitons maintenant approfondir avec les États membres de l’UE et nos partenaires africains afin que cette offre se matérialise en un projet concret et visible. Plus que jamais, les citoyens des deux rives de la Méditerranée ont besoin de voir que le partenariat stratégique Afrique-Europe est une réalité qui va au-delà des discours.»

La proposition présentée aujourd’hui fixe trois objectifs en vue de créer une alliance UE-Afrique permettant de relever en commun les défis mondiaux et régionaux:  – un renforcement de l’engagement mutuel et une coopération accrue au niveau bilatéral et sur la scène internationale, sur la base de valeurs et d’intérêts communs; – la sécurité, sur terre et en mer, et la lutte contre les menaces transnationales; – un développement économique durable et inclusif en Afrique, l’objectif étant de créer les emplois dont le continent a besoin.

Des actions concrètes sont proposées autour de deux grands volets.

Le premier volet vise à bâtir des États et des sociétés plus résilients grâce à une coopération plus étroite et à des mesures destinées à prévenir les conflits, à améliorer la gestion des conflits, à renforcer la gouvernance des systèmes et à gérer les migrations et la mobilité.

Le second volet vise à créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, en particulier pour les jeunes. Il contient des propositions concrètes pour attirer des investissements responsables et durables, notamment au moyen du plan d’investissement extérieur proposé récemment, qui devrait mobiliser jusqu’à 44 milliards d’euros d’investissements privés. D’autres propositions concernent la coopération dans les domaines des énergies renouvelables, de l’agriculture, de l’agro-industrie et de l’économie bleue ainsi que du développement des connaissances et des compétences. La Commission propose par exemple de lancer une facilité en faveur de la jeunesse africaine, qui étendra le champ d’application du programme Erasmus+, ou de soutenir les innovations numériques en Afrique.

La communication conjointe va à présent être soumise au Conseil et au Parlement européen.

Aujourd’hui, la Commission a également présenté son approche Digital4Development, exposant des pistes sur la manière de promouvoir les technologies de l’information et de la communication dans les pays en développement et d’intégrer la numérisation dans la politique de développement de l’UE.

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Dans le cadre de la mobilisation de nouvelles « mesures d’urgence » pour la pérennisation de la paix au Burkina Faso et conformément à la décision du Comité Exécutif, présidé par le Secrétaire général, le 23 mars 2017, le Représentant Spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et du Sahel (UNOWAS), Mohamed Ibn Chambas, a rencontré ce mercredi 03 mai à Ouagadougou, le Président du Burkina Faso, M. Roch Marc Christian Kaboré.

Les deux officiels ont échangé sur l’engagement des Nations Unies et son soutien à l’initiative de ‘pérennisation de la paix’ au Burkina Faso, et sur les actions entreprises par le gouvernement pour faire face aux défis économiques et de sécurité.

« Il est essentiel que nous travaillions étroitement avec les acteurs nationaux et régionaux afin de renforcer la paix et d’accélérer le développement », a déclaré M. Ibn Chambas.

Les Nations Unies restent pleinement mobilisées pour soutenir le gouvernement dans sa détermination à jouer un rôle prépondérant pour la stabilité de la région, notamment à travers son appui au processus de réforme du secteur de la sécurité. « La volonté affichée du gouvernement d’initier la réforme du secteur de la sécurité témoigne aussi de son attachement à la consolidation de la paix au Burkina et au-delà », a ajouté M. Ibn Chambas.

M. Ibn Chambas a enfin félicité  le Président Kaboré pour son implication personnelle dans la réforme de la constitution et pour la  mise en place, le 14 avril dernier, du Haut Conseil du Dialogue Social, ainsi que pour les avancées enregistrées dans la réforme du système judiciaire.

Pour sa part, le Président Roch Marc Christian Kaboré a salué l’appui des Nations Unies en faveur de la paix, de la stabilité et du développement du Burkina Faso et de la région. Il a réaffirmé la détermination de son gouvernement à tout mettre en œuvre pour faire face aux nombreux défis.

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La reprise des négociations de paix en Syrie sous l’égide des Nations unies, qui était programmée le 8 février à Genève, a été repoussée jusqu’à la fin du mois, rapporte “Reuters”.

La Russie a été avec la Turquie et l’Iran l’un des parrains des discussions “préparatoires” qui se sont déroulées en début de semaine à Astana, au Kazakhstan, et n’ont débouché sur aucune avancée concrète, hormis une réaffirmation du cessez-le-feu qui est violé quotidiennement.

Les trois “garants” ont aussi promis d’oeuvrer à la mise en place d’un mécanisme de supervision de cette trêve mais la déclaration finale de la conférence n’a suscité ni l’adhésion des rebelles, ni celle du gouvernement de Bachar al Assad, qui a annoncé qu’il poursuivrait son offensive militaire près de Damas.

Selon Reuters, l’émissaire de l’Onu pour la Syrie, Staffan de Mistura, a néanmoins estimé au terme des deux jours de discussions qu’il serait possible de relancer sur cette base le processus de Genèv

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La menace terroriste et la sécurité de façon générale sont au menu à Dakar, capitale du Sénégal, à partir de ce lundi 05 décembre 2016, dans le cadre du Forum sur la paix et la sécurité en Afrique, le troisième rendez-vous du genre. Sous la houlette du président Macky Sall, experts, chercheurs, militaires et responsables politiques ou membres de la société civile vont plancher durant deux jours sur les sujets, très préoccupants, de l’extrémisme violent et de la gestion des espaces africains.

A signaler que la rencontre est co-financée par une vingtaine d’entreprises de défense et de sécurité françaises et européennes. Elle a donc une vraie dimension internationale, même si les initiateurs de l’événement martèlent qu’il s’agit juste d’échanger et de jeter les bases d’une réflexion profonde sur ces thèmes brûlants, et qu’on n’a nullement affaire à une instance qui édicte des résolutions, prérogative du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. N’empêche, la manifestation monte en gamme, avec la présence cette année du président nigérian, Muhamadu Buhari, directement confronté à la secte islamiste sanguinaire Boko Haram. Les présidents du Togo, du Kenya, du Mozambique feront également le déplacement, mais le président tchadien, Idriss Déby, est aux abonnés absents. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, très actif sur le continent depuis quatre ans, est également annoncé, de même que Federica Mogherini, la Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la sécurité…

La rencontre a pris du relief l’an dernier, en effet quatre jours après les débats, où les participants avaient unanimement déclaré « nos sécurités sont liées », Paris a subi des attaques terroristes sans précédent, avant que des capitales africaines ne soient frappées (Bamako, au Mali, Ouagadougou, au Burkina Faso, le Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire). Et depuis le danger jihadiste n’a cessé d’enfler en Afrique de l’Ouest, au Sahel, au Maghreb et dans la Corne…

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La Tunisie est prête à augmenter le nombre de ses observateurs militaire et sécuritaire dans le cadre des missions onusiennes de maintien de la paix, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Khémaies Jhinaoui. « La Tunisie appuie les efforts des Nations-Unies en matière de maintien de la paix notamment en Afrique », a-t-il ajouté lors de son entretien, jeudi, avec le Secrétaire général adjoint de l’Onu chargé des opérations de maintien de la paix Hervé Ladsous, indique vendredi un communiqué du département des Affaires étrangères. De son coté, Ladsous a salué cette initiative qualifiant « d’active » la contribution de la Tunisie dans les opérations onusiennes de maintien de la paix, depuis les années 60.
Selon le responsable onusien, les compétences tunisiennes suscitent l’admiration des chefs des missions onusiennes notamment en Afrique centrale, au Mali, en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo, à Darfour et à Haïti, lit-on dans le même communiqué.
Il a, à cette occasion, salué la participation de la femme tunisienne dans les missions de maintien de la paix appelant à renforcer sa présence dans ce domaine.
Le ministre des Affaires étrangères Khemaies Jhinaoui avait pris part, jeudi à New York, à un débat de haut niveau de l’Assemblé générale des Nations-Unies sur la mise en œuvre des objectifs du millénaire pour le développement durable.

TAP

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Ce bâtiment relativement modeste à Oslo devrait être la  plaque tournante d’une débordante activité encore  une fois  cette semaine, dans la foulée de l’arrivée de pas moins de quatre organisations tunisiennes  dans la capitale norvégienne pour recevoir en partage le Prix Nobel de la Paix. Ils se sont envolés pour la Norvège, mardi, pour prendre  part à presque tous les événements Nobel jusqu’à vendredi.

Après leur réception au  Grand Hôtel, l’une de leurs  premières étapes sera, comme c’est la tradition,   l’Institut Nobel norvégien juste en face du parc du Palais Royal et de l’ambassade américaine. C’est là qu’ils rencontrent les membres du Comité Nobel norvégien qui décerne le prix de la paix chaque année, et signent le livre d’or.

Le prix de la paix pour 2015 a été décerné au Quartet du Dialogue national de Tunisie, formé au cours de l’été 2013, lorsque le chemin de la Tunisie vers la démocratie s’est trouvé soudainement en butte à  de sérieux obstacles en raison de l’agitation sociale et des assassinats politiques. La Révolution du Jasmin en Tunisie qui avait éclaté deux ans plus tôt avait conduit le pays au bord de la guerre civile, et le Quartet a été formé afin de stimuler le dialogue à la place d’un surcroît  de conflits.

Il est composé de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), représentée par Houcine Abassi; de l’Union tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA), représentée par Ouided Bouchamaoui; de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH), représentée par Abdessattar Ben Moussa; et l’Ordre tunisien des avocats, représenté par Mohamed Fadhel Mahmoud. Ils signeront tous le livre d’or, chacun prendra la parole lors de la cérémonie traditionnelle de la remise du Prix de la Paix, le jeudi,  et chacun recevra à la fois une médaille d’or et un certificat. Les quatre organisations se partageront le prix en espèces d’environ 1 million USD.

Les quatre représentants du Quartet prendront également part le mercredi à la  conférence de presse traditionnelle,  et le jeudi, ils assisteront  à la réception annuelle du Prix de la paix «  Save the Children » (Sauvons les enfants),  à l’Hôtel de ville et rencontreront  le roi Harald et d’autres membres de la famille royale de Norvège avant la Cérémonie de remise du Prix de la paix qui commencera à 13 heures à l’Hôtel de ville. La cérémonie a toujours lieu le 10 Décembre, jour anniversaire de la mort de bienfaiteur Alfred Nobel.

Ensuite, les  membres du Quartet  seront interviewés en direct par la chaîne de télévision CNN avant l’arrivée d’une retraite aux flambeaux  en face du Grand Hôtel pour saluer les lauréats juste avant 19 heures le jeudi. Elle sera suivie pour la première fois par un spectacle musical en plein air, présenté par  l’artiste norvégien Kygo qui présentera une version orchestrale de son tube à succès  Firestone en face du balcon où les lauréats du Prix de la Paix salueront la foule.

Ensuite, les lauréats  seront honorés lors du banquet annuel du Nobel de la Paix,  jeudi soir, suivi d’une visite à la nouvelle exposition tunisienne qui sera inaugurée au Centre Nobel de la Paix, le  vendredi. Ils rencontreront aussi  des dignitaires locaux et leurs homologues des organisations norvégiennes telles  que NHO (entreprises et des employeurs), LO (la plus grande fédération syndicale de la Norvège), l’Association du Barreau norvégien et le Centre norvégien des droits de l’homme. Ces organisations ont contribué à financer l’exposition au Centre Nobel de la Paix, qui permettra de présenter la façon dont la Tunisie essaie de progresser de la révolution à l’élaboration d’une constitution et le dialogue des lauréats pour la démocratie.

Les lauréats seront également salués lors du concert annuel du Nobel de la Paix, qui a été déplacé cette année de l’arène Oslo Spektrum vers  la plus grande Telenor Arena à Fornebu. Le concert mettra en vedette Kygo, avec le groupe de rock norvégien a-ha, la  chanteuse norvégienne Aurora et d’autres artistes internationaux. Le concert sera animé  cette année par l’ancien animateur de talk show américain Jay Leno.

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Pour une surprise, c’en a été une et des plus énormes. Le prestigieux prix Nobel de la paix est revenu cette année à la Tunisie, plus spécialement au Quartet artisan et parrain du Dialogue national qui déblayé et balisé la route vers tout le processus qui a mené aux élections en passant par la promulgation de la Constitution fondatrice de la IIème République.

L’évènement est célébré bien sûr par les Tunisiens, mais aussi presque partout aux quatre coins de la planète, comme en témoigne le concert de louanges qui a accueilli cette récompense qui a surpris tout le monde alors que de grosses pointures étaient données pour la remporter.

L’une d’elles, la chancelière allemande Angela Merkel a été prompte à s’en féliciter, qualifiant le choix du Comité Nobel d’ “ excellente décision”. Son porte-parole, Steffen Seibert a déclaré vendredi que le Prix Nobel de la paix est “la récompense méritée pour le travail sur la démocratie, pour l’adhésion à l’idée qu’un peuple qui a renversé la dictature mérite quelque chose de mieux qu’une nouvelle dictature.”

La réaction la plus remarquable à l’attribution du prix Nobel de la paix au Quartet tunisien est au crédit du président français François Hollande qui y a vu ” la réussite de la transition démocratique en Tunisie et aussi un encouragement pour encore soutenir la Tunisie dans les épreuves qu’elle traverse”. “La France doit en tirer toutes les leçons et avoir une coopération avec la Tunisie qui soit à la hauteur nécessaire, sur le plan économique, sur le plan touristique et aussi sur le plan de la défense”, a-t-il ajouté. “L’Europe et le monde doivent aussi ne pas simplement remettre un prix à la Tunisie mais apporter du prix aux aides qui doivent être accordées à la Tunisie”, a-t-il poursuivi.

Le président français s’est dit heureux pour les Tunisiens et a estimé que la Tunisie donnait “un bel exemple”.

L’Organisation des Nations Unies s’est joint à ce concert  pour saluer l’attribution du prix Nobel de la paix au Quartet du Dialogue national tunisien le considérant comme un «  stimulant pour les militants pour développer les  efforts de paix ».

Le porte-parole du chef de l’ONU à Genève,  Ahmad Fawzi, a déclaré lors d’une conférence de presse  “Nous avons besoin de la société civile pour nous aider à aller de l’avant dans le processus de paix.

“Cet un brillant exemple, je pense que la Tunisie est l’un des pays arabes qui a fait le mieux depuis le  printemps arabe et les bouleversements dans cette partie du monde”, a-t-il dit.

L’attribution du Nobel de la paix au quartette d’organisations conduisant le dialogue national en Tunisie “montre la voie pour sortir des crises dans la région”, s’est félicitée vendredi la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

“Le prix Nobel de la paix au quartette pour le Dialogue national en Tunisie montre la voie pour sortir des crises dans la région: unité nationale et démocratie”, a affirmé, pour sa part,  la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

Les lauréats du Nobel de la Paix ont également été salués par le président du Conseil européen (qui réunit les chefs d’Etat ou de gouvernement des 28), Donald Tusk et celui du Parlement européen Martin Schulz. Evoquant une visite effectuée en mars en Tunisie, M. Tusk a indiqué “comprendre et respecter le choix” d’attribuer le Nobel au quartette.

Ce prix est “largement mérité”, a estimé de son côté M. Schulz, ajoutant qu’il t partage “la fierté de tous les Tunisiens”.

Réagissant par ailleurs à l’attribution “bien méritée” du prix Nobel de la paix au quartette d’organisations conduisant le dialogue national en Tunisie, Mme Malmström Commissaire européenne au Commerce a estimé qu'”il faut continuer à œuvrer en faveur du resserrement des liens entre l’UE et la Tunisie, et à soutenir la marche en avant du pays”.

Cette floraison laudatrice des grands de ce monde jure ostensiblement avec le silence observé jusqu’ici par les Etats arabes. C’est rassemblement par crainte de jeter une fleur au berceau du « printemps arabe » et a génie de ses citoyens qui ont su mener à bon port leur transition vers la démocratie malgré toutes les vicissitudes et les travers.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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