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La Bourse de Casablanca a la cote auprès des opérateurs étrangers, à en croire le rapport de l’Autorité marocaine du Marché des capitaux (AMMC) sur l’investissement étranger en instruments financiers au titre de l’an dernier. 192 milliards de dirhams, l’équivalent de 20 milliards de dollars, c’est le volume des actions détenues par les investisseurs étrangers dans les boîtes cotées à la Bourse de Casablanca.

Les investisseurs qataris sont ceux qui ont le plus d’appétit, avec 87 milliards de dirhams (9 milliards de dollars) injectés, soit 45,6% de l’investissement total des étrangers. Le document indique qu’en 2016, la masse des investissements émiratis s’est gonflée de 20,8 milliards de dirhams (2,2 milliards de dollars).

Autre indication édifiante de l’AMMC : Sur les 75 sociétés affiliées à la Bourse de Casablanca l’an dernier, 50 sont contrôlées par les investisseurs étrangers à un niveau inférieur à 25% de leur capitalisation boursière, contre 47 sociétés en 2015…

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La profession d’avocat présente en Tunisie, des risques ” relativement élevés ” en matière de blanchiment d’argent en raison des facteurs internes et externes, selon la Commission tunisiennes des analyses financières (CTAF).
Ces facteurs ont un impact important sur la possibilité d’exploiter la profession d’avocat dans le montage juridique des opérations de blanchiment d’argent compte tenu du nombre limité de déclarations de soupçon qui n’ont pas dépassé 5 déclarations et le refus de plus de 8 mille avocats d’être soumis au devoir de déclaration, précise la commission dans son rapport sur “l’Evaluation nationale des risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme” publié en août.

Les menaces relatives à ce secteur se sont accrues en raison du nombre important des non-résidents en Tunisie, la situation géostratégique du pays et l’acquisition de biens immobiliers par des Libyens (200 mille logements en 2015 soit environ 6% du nombre total des logements dans le pays), explique le rapport .

La commission indique par ailleurs, que la première déclaration de soupçon effectuée par la profession des avocats remonte à 2012, alors que la promulgation de la loi remonte à 9 ans avant cette date. Ainsi, le rythme des déclarations demeure faible, avec une moyenne d’une déclaration par an contre 200 déclarations effectuées par les institutions bancaires.

La commission révèle également, que suite à un sondage réalisé auprès d’un échantillon de 50 avocats, 36% parmi la population questionnée ignorent le fait que les avocats constitue une entité déclarante, et que 80% des avocats interrogés ignorent l’existence d’une autorité de contrôle alors que 31 avocats ont refusé d’être soumis au devoir de déclaration contre 19 avocats qu ‘y adhérent

La profession des avocats refuse depuis 2003 d’être assujettie au devoir de déclaration. L’absence d’une structure de contrôle du blanchiment d’argent au sein de cette profession, la quasi-absence des déclarations de soupçon et le manque de traçabilité des flux financiers constituent autant de défis importants nécessitant la mise en place d’une unité d’autocontrôle et l’instauration de systèmes de vérification des documents d’identité des clients.

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La Tunisie est utilisée comme pays de transit pour de grandes quantités d’or vers la Turquie et des pays asiatiques, où cet or est travaillé puis acheminé vers des pays voisins, via le territoire tunisien, a révélé la Commission Tunisienne des Analyses Financières (CTAF). A cet égard, les circuits de transit illégal d’or entre la Turquie et la Tunisie sont très actifs et les quantités d’or transitant illégalement via le pays ont atteint 19,4 tonnes entre 2012 et 2014.

Dans son rapport intitulé ” Évaluation Nationale des Risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme/ Avril 2017 “, la CTAF a souligné la nécessité de mettre en place un guide de procédures relatif à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement de terrorisme dans le secteur bancaire et les métiers non financiers avant la fin de 2017, vu l’ampleur prise par les affaires relatives au trafic de métaux précieux dont les quantités saisies (or) ont atteint en 2015, 43 kg d’une valeur de 15,387 millions de dinars.

La CTAF a également évoqué, selon la TAP, les dépassements relatifs à la commercialisation de l’or mélangé avec du cuivre, du fer et d’autres matières, à la falsification du poinçon de Maître et au non-respect des différents standards de mesure et de vente d’or aux particuliers.
Elle a par ailleurs considéré que le secteur de l’or en Tunisie est exposé à de” grandes menaces” dues essentiellement à la mauvaise organisation du secteur, à la fragilité de la situation géopolitique régionale, et à l’ampleur prise par le phénomène de la contrebande d’or par rapport au niveau des réserves nationales de cette matière, lesquelles ne dépassent pas les 6,8 tonnes.
Selon les données du conseil Mondial de l’Or, la Tunisie occupe le 78ème rang mondial et 12ème rang arabe, avec des réserves de 6;8 tonnes, tandis que l’Algérie occupe la troisième place arabe et 25ème mondiale (173,3 tonnes), la Libye est classée 31ème mondiale et 4ème arabe avec des réserves de 116,6 tonnes, alors que la Turquie dispose de 516,7 tonnes de réserves.
La commission a souligné que le secteur de l’or qui compte 6 mille artisans et 400 collaborateurs, lesquels s’approvisionnent en or auprès de la BCT, fait face à l’absence du contrôle et de suivi des opérations suspectes ainsi que de la vérification de l’identité du bénéficiaire outre l’absence des déclarations et le recours aux transactions cash d’où des difficultés à avoir la traçabilité de l’argent .

La CTAF a dans le même cadre annoncé la transmission à la justice d’un nombre de déclarations de soupçons de corruption dans le marché financier, recueillies notamment par des banques et l’exploitation de la bourse pour l’intégration de recettes de corruption qui ont atteint dans certains dossiers une valeur de 300 mille dinars.
Le même rapport a souligné qu’ une réelle menace existe sur l’exploitation de la Bourse de Tunis dans des crimes financiers et ce malgré le faible nombre des déclarations, rappelant que 23 sociétés intermédiaires en bourse (2015) opèrent sur le marché financier (2015) dont la capitalisation boursière a atteint 21,1% du PIB.
La CTAF a fait également savoir que les intermédiaires en bourse ont seulement déposé 12 déclarations de présomptions de corruption entre 2005 et 2017, soit 0,58% des déclarations reçues par la commission, ajoutant que la majorité de ces déclarations dont le rythme a régressé, au cours des dernières années, concernent des opérations en relation avec l’ancien régime.
Parmi les points faibles de la bourse de Tunis soulevés par le rapport les opérations de contrôle, la faible connaissance des professionnels du secteur des moyens de lutte contre la corruption et l’absence d’un code de bonnes pratiques des intermédiaires en bourse.

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Le nombre des grèves a connu une régression notable durant le mois de juin 2017 et ce en comparaison avec la même période de l’année précédente.

Selon le dernier rapport du ministère des Affaires Sociales dont Africanmanager a obtenu copie, le nombre de grèves enregistrées dans les secteurs privé et public a enregistré une baisse remarquable durant le mois de juin 2017.

Durant ce mois, 17 grèves ont été recensées dans le secteur privé au cours de cette période, soit 89% de l’ensemble des grèves observées et dont le nombre a atteint 19.

En effet, le nombre des grèves du secteur privé a baissé de 63% en mai 2017 et de 29% en juin .Ces données relèvent une baisse dans les entreprises concernées de 59% en comparaison avec le mois de mai 2016 et de23% en comparaison avec juin 2016.

En outre, et toujours selon les mêmes statistiques, le nombre des « journées de travail perdues » a connu une régression de 87% en mai 2017 par rapport au mois juin 2016.

De tous les cas signalés, ce sont le versement des salaires et l’appel à l’amélioration des conditions de travail qui sont les principales revendications (60.5%). D’autant plus que l’amélioration des relations professionnelles en tant que revendication ne représente que 8%.

Selon ce document, le gouvernorat de Ben Arous a enregistré le plus grand nombre de grèves durant le mois de juin 2017 dans le secteur privé (18 %) suivi de Mahdia avec 12%.

Deux grèves seulement dans le secteur public

Par ailleurs, deux grèves seulement ont été enregistrées en juin dernier dans les établissements publics à caractère industriel et commercial , soit une baisse de 60% par rapport à la même période de l’année 2016.

Cette tendance baissière a encore concerné les entreprises concernées par ces mouvements, ce qui correspond à une chute de 33%.

A vrai dire, la situation économique et sociale de la Tunisie est très fragilisée par la survenance de grèves successives dans les diverses régions du pays n’épargnant aucun secteur de l’économie. D’ailleurs,  le fossé se creuse d’un jour à l’autre entre des gouvernements incapables de proposer autre chose que les solutions   dont l’échec est avéré depuis les années.

Traduit par Nadia Ben Tamansourt

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Le fonds de capital-risque français Partech Ventures a pris le pouls des startups africaines opérant dans les nouvelles technologies. L’enquête s’est précisément intéressée à leur capacité à lever des fonds. Premier enseignement : Ces startups ont pu collecter un montant global de 366,8 millions de dollars (M$) en 2016, un record ; c’est 33% de plus que la somme recueillie en 2015 (276 M$).

Dans le détail, on apprend que 77 entreprises ont été mises sur pied l’an dernier, contre 55 startups créées en 2015. “Depuis 2012, l’investissement dans les technologies à travers toute l’Afrique a été multiplié par 8,7. C’est tout simplement fou”, indique le rapport.

Par ailleurs le Nigeria, 2ème économie du continent, l’Afrique du Sud, le leader depuis 2016 et le Kenya se taillent la part du lion, avec près de 80% des investissements dans la niche des nouvelles technologies en Afrique, précise l’étude. A lui seul le Nigeria capte 30% (109 M$) du volume global des investissements. Vient ensuite l’Afrique du Sud, avec 96,7 M$ de dollars, puis le Kenya, 92,17 M$. Ces deux pays pèsent 25% dans la totalité des investissements.

Autre indication du rapport de Partech Ventures : l’Afrique francophone gagne du terrain et attire désormais 10% du total des investissements, soit 37 millions de dollars, contre seulement 2% en 2015. Cinq pays ont fait une irruption dans le classement de cette année : le Rwanda (16 M$), la Côte d’Ivoire (13 M$), le Sénégal (6 M$), le Maroc (980.000 dollars) et la Tunisie (800.000 dollars).

A signaler que pour élaborer son rapport, Partech Ventures n’a pris en compte que les levées de fonds qui dépassent 200.000 dollars, les investissements en-dessous de ce seuil étant difficilement identifiables, argue le fonds de capital-risque…

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La mairie de Moscou vient de faire la bourde du siècle : en voulant planter du gazon près d'une station de métro

Le département d’Etat américain s’est intéressé au business très lucratif du cannabis au Maroc. Le moins qu’on puisse dire est que le chiffre révélé par un rapport sur le trafic international, publié récemment, décoiffe : 23% du PIB du royaume, c’est le poids de la production globale de cannabis en 2016…

«La production totale de cannabis au Maroc durant la saison 2015-2016 est estimée à 700 tonnes métriques, ce qui équivaut à 23% du PIB marocain estimé à 100 milliards de dollars », a indiqué le document, d’après l’Agence Ecofin.

Le département d’Etat a souligné un autre élément de taille : Le Maroc, qui conforte sa place de leader mondial dans la production et l’exportation de cannabis, s’est mué en pays de transit de la drogue dure, précisément la cocaïne, acheminée par les trafiquants de l’Amérique du sud pour être vendue en Europe. Le rapport illustre cette tendance par les deux saisies de cocaïne record en 2016 à Oujda (250 kg) et à Dakhla (1230 kg).

Par ailleurs on a appris, mais ce n’est pas une surprise, que le cannabis demeure la drogue la plus courante dans le royaume, mais que la cocaïne et l’héroïne sont en train de faire leur trou sur le marché. On a également appris que 19 000 personnes ont été placées derrière les barreaux suite à des condamnations pour trafic de drogue, ce qui représente 25% de la totalité des prisonniers du pays.

Face à ce fléau, le gouvernement marocain a accentué l’inquiétude de la communauté internationale en avouant qu’il n’a pas les moyens de combattre efficacement le trafic de drogue, indique le département d’Etat.

Enfin le document rappelle que l’administration américaine en charge de la lutte contre la drogue (Drug Enforcement Administration/DEA) a installé en février dernier à Rabat son premier bureau régional sur le continent. Reste à trouver un accord bilatéral entre le Maroc et les Etats-Unis autour des modalités d’extradition des trafiquants, un sujet majeur pour Washington….

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La police est en tête des autorités sécuritaires en Tunisie qui commettent les violations à l’égard de personnes en garde à vue, à 60 % des cas, suivie des établissements pénitenciers (24 %) et de la garde nationale (14 %), selon le rapport annuel statistique de l’organisation tunisienne de lutte contre la torture pour 2016.
Lors d’une conférence de presse tenue mercredi pour présenter le rapport, la présidente de l’organisation, Radhia Nasraoui, a indiqué que “153 cas de torture, de violence et de mauvais traitement ont été recensés” lors de l’année écoulée.
Le Grand Tunis, Bizerte et Zaghouan accaparent le taux le plus élevé de violations avec 62 %, suivis des gouvernorats du nord ouest (19 %), du Cap Bon et du Sahel (7 %).
Nasraoui a souligné que la torture a occupé le plus haut taux des violations (59 %) suivie du mauvais traitement (33 %), de l’arrestation arbitraire (4%), de la mort suspecte (2 %) et de la menace de viol (2 %).
Les lieux théâtres de ces violations se repartissent entre les postes de polices (36 %), les prisons (25 %), les lieux publics (21 %) et les postes de la garde nationale (5 %).
La présidente de l’organisation de lutte contre la torture a qualifié d’autre part d'”instable” le climat sécuritaire eu égard à la conjoncture socio-économique et politique difficile et aux demandes d’amendement de la loi sur les prisons et les dispositions du décret 106 de 2011 qui incrimine la torture.
Le rapport énumère d’autre part les catégories d’âge des victimes des violations. Les victimes âgées de plus de 40 ans représentent 21 % de ces abus, contre 74 % pour les personnes âgées de 19 à 39 ans. La catégorie âgée de 14 à 18 ans est représentée par 5 % des violations qui touchent 86 % des hommes et 14 % des femmes.
Le rapport a exposé également les mécanismes d’aide des victimes de la torture et du mauvais traitement, à l’instar des audiences, au nombre de 150, des correspondances administratives, des plaintes au ministère public (45 plaintes) et du transfert de 10 cas de personnes victimes de violation au centre “Nebras” de réhabilitation des rescapés de la torture.
Le rapport mentionne aussi des cas typiques de torture et de morts suspectes dans les centres de détention ainsi que des recommandations présentées par l’organisation tunisienne de lutte contre la torture aux trois pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif à chaque parution du rapport mensuel durant 2016.

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Le recours par les forces de sécurité tunisiennes aux méthodes brutales du passé, notamment la torture, les arrestations arbitraires, les détentions et la restriction des déplacements des suspects, ainsi que le harcèlement de leurs proches menacent l’avancée de la Tunisie sur la voie de la réforme, écrit Amnesty International dans le nouveau rapport qu’elle a publié ce lundi 13 février 2017.

En réaction à une série d’attaques armées qui ont secoué le pays depuis mars 2015, les autorités ont renforcé les mesures sécuritaires, recourant de plus en plus aux lois d’exception, dont beaucoup entrent en contradiction avec les obligations relatives aux droits humains.

Intitulé « Nous ne voulons plus avoir peur ». Tunisie. Violations des droits humains sous l’état d’urgence”, le rapport d’Amnesty International révèle que les forces de sécurité appliquent souvent ces mesures d’une manière arbitraire, répressive et discriminatoire.

Ces abus risquent de mettre en péril les avancées obtenues depuis six ans. Les Tunisiens jouissent en effet d’une plus grande liberté d’expression, de réunion et d’association, droits que garantit la Constitution de 2014.

« Il ne fait aucun doute que les autorités ont le devoir de lutter contre les menaces à la sécurité et de protéger la population contre les attaques meurtrières. Toutefois, elles peuvent le faire tout en respectant les protections relatives aux droits humains inscrites dans la Constitution tunisienne et le droit international, et en garantissant l’obligation de rendre des comptes pour les violations imputables à des membres des forces de sécurité, a déclaré Heba Morayef, directrice des recherches pour l’Afrique du Nord à Amnesty International. « Donner toute latitude aux organes chargés de la sécurité pour se comporter comme s’ils étaient au-dessus des lois ne permettra pas de garantir la sécurité. »

Ce rapport met l’accent sur l’impact des mesures d’urgence sur la vie quotidienne des personnes prises pour cible et présente des cas de torture, d’arrestations et de détentions arbitraires, de perquisitions domiciliaires sans mandat, d’ordres d’assignation à résidence arbitraires et de restrictions au droit de circuler librement. Il montre que dans certains cas, ces mesures sont imposées de manière discriminatoire en raison de l’apparence, des convictions religieuses ou de condamnations pénales antérieures, au mépris des garanties d’une procédure légale.

Amnesty International a fait part de ces préoccupations aux autorités tunisiennes et a reçu une réponse écrite du ministère de l’Intérieur en décembre 2016. Cette réponse, qui figure en annexe du rapport, précise le cadre juridique qui autorise ces mesures, sans aborder les préoccupations quant à la manière dont elles sont mises en œuvre par les forces de l’ordre ni leurs répercussions sur la vie et les droits des citoyens.

« Les responsables tunisiens qui ont en public ou en privé fait part de leur détermination à faire respecter les droits fondamentaux et à rompre avec le passé doivent ordonner que ces pratiques cessent et garantir qu’elles fassent l’objet d’enquêtes efficaces ».

Des milliers de personnes ont été arrêtées depuis que l’état d’urgence a été rétabli en novembre 2015, après l’attentat meurtrier visant la Garde présidentielle à Tunis. Amnesty International a recensé au moins 19 cas d’arrestations arbitraires. Au moins 35 témoins ont décrit les raids et les perquisitions domiciliaires sans mandat, au cours desquels les membres des forces de sécurité font irruption dans les logements, terrifiant les habitants.

Certains membres des familles sont également en butte à des mesures d’intimidation, à des arrestations arbitraires, à des actes de torture ou autres mauvais traitements en détention, dans le but de les contraindre à donner des informations sur leurs proches soupçonnés de participation à des attaques armées.

Par ailleurs, ce rapport se penche sur le traumatisme émotionnel et l’impact psychologique de ces raids répétés. Plus d’une dizaine de personnes ont déclaré avoir ressenti un tel choc qu’elles ont dû recevoir des soins médicaux ; certaines ont affirmé que le harcèlement constant les avait conduites au bord du suicide….

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M. Björn Rother, Chef de mission pour la Tunisie, a fait la déclaration suivante au terme d’une visite des services du FMI destinée à examiner les perspectives économiques et les politiques que les autorités entendent mener dans le cadre du programme de réformes économiques appuyé par un accord quadriennal au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) approuvé en mai 2016 (voir communiqué de presse 16/238).

«L’économie tunisienne continue de faire preuve de résilience dans une conjoncture nationale et internationale difficile. Le taux de croissance devrait rebondir à 2,5 % en 2017, contre 1,3 % en 2016, impulsé par le regain de confiance suscité par la réussite de la conférence Tunisia 2020 en novembre dernier et par l’adoption de textes de loi essentiels liés au secteur privé.

«De redoutables défis macroéconomiques subsistent. La dette publique a continué de s’alourdir, dépassant 60 % du PIB en 2016. Les mesures adoptées par les autorités dans le cadre de la loi de finances de 2017 réduiront le déficit budgétaire global de manière modeste à 5,6 % du PIB, contre une estimation de 6 % en 2016, niveau supérieur à l’objectif visé initialement dans le cadre du MEDC, en raison d’une croissance plus faible et de dérapages de la politique budgétaire. La masse salariale de la fonction publique en pourcentage du PIB est parmi les plus élevées au monde et le déficit des transactions courantes reste considérable.

«L’équipe du FMI et les autorités conviennent que des actions urgentes sont nécessaires pour protéger la santé des finances publiques, accroître l’investissement public et accélérer les progrès des réformes structurelles qui ont été retardées. Les autorités ont énoncé leurs priorités à court terme, dont une plus grande mobilisation des recettes fiscales de manière juste et efficiente, la rationalisation de la masse salariale du secteur public afin de dégager une plus grande marge de manœuvre en faveur des investissements publics, et la mise en place du mécanisme d’ajustement des prix des carburants. Les mesures destinées à assurer la viabilité du système de sécurité sociale représentent une autre priorité importante. Ces initiatives sont vitales pour faire en sorte que l’économie tunisienne connaisse une croissance plus forte et crée davantage d’emplois et pour veiller à ce que tous les Tunisiens continuent à bénéficier de services de base adéquats.

«L’équipe salue la détermination du gouvernement à avancer dans la modernisation de la fonction publique. Des travaux ont en outre été engagés pour veiller à la santé des banques publiques et des entreprises d’État, établir une haute autorité indépendante de lutte contre la corruption et mettre en place des dispositifs efficaces de protection des couches de population les plus vulnérables.

«L’équipe a eu des entretiens constructifs avec le Chef du gouvernement , M. Youssef Chahed, la Ministre des Finances, Mme Lamia Zribi, le Ministre de l’Investissement, M. Fadhel Abdelkefi, le Ministre de la Fonction publique, M. Abid Briki, et le Gouverneur de la Banque centrale, M. Chedly Ayari, ainsi qu’avec leurs collaborateurs, et elle continuera d’entretenir un dialogue de politique générale rapproché sur la réduction des déséquilibres budgétaire et extérieur et sur la redynamisation des réformes structurelles.»

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C’est le coup de semonce qu’on n’attendait pas, tant l’économie marocaine inspire le dynamisme et la santé. D’après le dernier rapport du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et de Bank Al-Maghrib, dont le journal L’Economiste s’est fait l’écho ce lundi 23 janvier 2017, si le PIB fait grise mine depuis un moment, c’est à cause de l’investissement et de la compétitivité, en berne, d’après le document.

Selon le journal, l’investissement, du fait de son tassement, dope de moins en moins la croissance du pays. A souligner que le Haut commissariat au plan (HCP) a mis en relief cette tendance dans ses précédents rapports sur le comportement du PIB. L’Économiste a indiqué que la disjonction de la croissance et de l’investissement présente un coefficient marginal (Icor) critique, ce qui nuit à l’économie du royaume. Pour que l’investissement impacte sensiblement l’économie, il faut que le stock de capital physique monte beaucoup plus, jusqu’à 4 ou 5 fois que le PIB.

Toutefois le CESE et BAM sont d’avis que l’inclination du pays vers les marchés internationaux est porteuse d’une dynamisation des capacités de production et de l’attractivité du Maroc. Mais pour que ce soit optimal, il faut une offre plus diversifiée et une franche accélération de la compétitivité. Le rapport recommande également aux autorités de mettre le curseur sur les secteurs à forte valeur ajoutée, telles que les industries technologiques.

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Le Rapport sur la supervision bancaire 2015, élaboré par la Banque centrale de Tunisie (BCT), nous apprend que le volume global des provisions des banques résidentes a chuté de 42 MD en comparaison avec 2014 pour se situer à 595 MD, soit 19,1% du PNB (produit net bancaire), en repli de 3 points de pourcentage par rapport à 2014. Ce mouvement s’explique, d’après le document de la BCT, par les décisions prises en direction du secteur touristique et formalisées par la circulaire 2015-12 du 22 juillet 2015 relative aux mesures exceptionnelles pour l’appui des entreprises s’activant dans le secteur touristique.

L’exercice 2015, du fait de ce contexte, a été bouclé avec un résultat net de 698 MD, en hausse de 132 millions de dinars (MD) ou 23,3% en comparaison avec 2014.

Au niveau de la rentabilité des fonds propres, elle affiche un recul de 0,5 point de pourcentage pour s’établir à 10,7% à fin 2015. L’explication ? Les fonds propres ont enregistré une évolution plus fulgurante que celle du résultat net. Par contre la rentabilité des actifs est restée au même niveau, 0.9%.

Autre enseignement intéressant : Le nombre de banques qui ont fait des profits au titre de l’exercice 2015 est monté jusqu’à 19, pour un bénéfice cumulé de 726 MD. En 2014, elles étaient 17, avec un bénéfice total de 662 MD. Pour 2015, 3 banques seulement ont eu un résultat déficitaire, à peine 31 MD de perte globalement, contre 5 banques et une perte totale de 97 MD en 2014.
Enfin sachez que 298 MD ont été prélevés dans ce bénéfice cumulé pour garnir les réserves (soit 53,6%). Le reste, 258 MD, a été ventilé entre les actionnaires au titre de dividendes (soit 46,4% du total contre 36,9% en 2014).

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Un récent rapport élaboré par l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE), dans le cadre du Projet d’étude sur la gouvernance publique et la performance des entreprises pétrolières et minières publiques, fait ressortir plusieurs insuffisances non négligeables au sein de l’ETAP.

Le présent rapport consiste à analyser le système de gouvernance et de performance de l’ETAP en se basant sur les définitions des bonnes pratiques de gouvernance des entreprises publiques pétrolières telles que retenues par le NRGI (Natural Resource Governance Institute), dans le cadre de son document global élaboré sur l’étude de cas de 12 entreprises publiques pétrolières ainsi que sur le Guide de Gouvernance et d’Intégrité pour les Entreprises  Publiques Tunisiennes, concocté par l’IACE. Les  informations ont été recueillies grâce à un questionnaire auprès des responsables de l’ETAP et une analyse documentaire basée sur un ensemble de travaux et écrits disponibles. L’évaluation du système de gouvernance de l’ETAP a permis de dégager plusieurs insuffisances non négligeables. Placée sous la tutelle de l’autorité exécutive, l’ETAP exerce dans un cadre juridique et institutionnel rigide devenu inadapté au contexte actuel de l’investissement. De plus, l’Entreprise Nationale évolue dans un milieu informationnel peu transparent et ce, notamment en ce qui concerne les contrats conclus avec les compagnies pétrolières privées, les informations financières et budgétaires, les transferts avec l’État ainsi que le rôle et responsabilités des mécanismes internes de gouvernance (conseil d’administration, comités d’audit, etc.).

Au niveau  des  ressources humaines, l’ETAP souffre également de départs massifs de ses compétences et de l’absence d’une véritable stratégie de recrutement, de formation et de motivation de son personnel. De plus, il n’existe pas de dispositifs de responsabilisation des dirigeants et d’évaluation de leurs performances sur la base d’objectifs prédéfinis. L’ensemble de ces facteurs rend difficile une évaluation appropriée de l’efficacité de la démarche de développement durable menée par l’Entreprise Nationale.

Sur la base de ce diagnostic, un certain nombre de recommandations visant l’amélioration du système de  gouvernance de  l’ETAP peuvent être avancées. Il est, notamment, recommandé de reconsidérer le statut et le rôle de l’ETAP en définissant clairement les missions qui lui sont assignées dans le cadre de contrats-programmes afin d’atteindre des objectifs plus  ambitieux de rentabilité, de compétitivité et de responsabilité sociale qui profiteraient in fine à la population toute entière. La Tunisie étant un petit producteur de pétrole, il s’agira pour l’ETAP de trouver l’équilibre entre sa stratégie commerciale et sa stratégie de spécialisation et de développement des compétences.

Cette réforme devrait s’inscrire, selon le rapport, dans le cadre d’une stratégie à long terme élaborée par des groupes de réflexion et de travail composés de cadres hautement qualifiés ayant une expertise dans le secteur pétrolier tant public que privé et appuyée par des réformes législatives profondes portant sur le Code des Hydrocarbures, le Code des Investissements, la réglementation de change et de commerce extérieur. Une partie de cette stratégie nationale devrait être dédiée à l’ETAP afin de s’assurer que l’État prenne en compte les objectifs et intérêts de l’Entreprise Nationale dans l’élaboration de la stratégie globale d’investissement dans le secteur pétrolier.  En effet, l’Etat et à travers lui l’ETAP, ne peut assurer à lui seul le coût du financement des investissements.

De plus, l’ETAP est appelée à adopter une stratégie de communication cohérente et globale et d’augmenter sa transparence de manière à pouvoir rendre compte au public de l’efficacité avec laquelle les ressources pétrolières sont gérées. Il s’agit de renforcer la divulgation d’informations financières et budgétaires, essentiellement celles portant sur les  recettes, fiscales et non fiscales, les activités quasi-budgétaires et les transferts
avec l’État. Il s’agit également de mieux informer le public sur les caractéristiques et l’efficacité des mécanismes internes de gouvernance de l’entreprise. La Tunisie est invitée, dans cette perspective, à adhérer à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE).
Il est également recommandé à l’ETAP de renforcer le rôle du Conseil d’administration en procédant à la nomination de représentants de la société civile et d’experts relevant du secteur privé. Il est également impératif de mettre en place une politique de gestion de risques à travers la création de comités spécialisés assurant le suivi et la maîtrise des différents risques encourus par l’entreprise.
L’ETAP est aussi appelée à élaborer son propre code d’éthique et de conduite professionnelle définissant les valeurs à développer et prévoyant les règles de conduite à adopter par l’ensemble des employés.

Sur le plan social, l’ETAP devrait mettre en place une stratégie appropriée de recrutement et de formation de cadres, en particulier dans le domaine technique afin de remédier en partie aux nombreux départs de cadres compétents. Enfin, il est souhaitable de procéder à l’évaluation des résultats de la stratégie du développement durable mise en œuvre par l’ETAP.

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En dépit de ce qu’on entend, depuis la Révolution, sur la montée de la criminalité, la Tunisie reste un pays sûr qui a réussi à devancer ses voisins en la matière, même dans ses moments de crise et de conflit. Plusieurs rapports le confirment déjà ; le plus récent est le «Global Terrorism Index 2016», un rapport annuel élaboré par «Institute for Economics & Peace (IEP)» et qui classe la Tunisie à la 35ème place. Bien qu’il constate une perte de 12 places par rapport à 2015, le rapport note que la Tunisie est mieux loti que la France, à la 36ème position, avant les USA et qu’elle est bien mieux notée que l’Angleterre, qui était 28ème et la Turquie 27ème. Un autre rapport vient, encore une fois, confirmer que la Tunisie reste toujours un bon élève en Afrique qui continue de gagner des places à l’échelle mondiale, même en termes de sécurité. Cette fois-ci l’enjeu porte sur le niveau de criminalité dans le monde. Un bon classement de plus pour la Tunisie.

Le niveau de criminalité en Tunisie est bas. C’est ce qui ressort de la base de données participatives Numbeo dans l’édition 2016 de son rapport “Crime index for country 2016”,qui classe 117 pays analysés dans le monde entier, du moins sûr au plus sûr. Classée 73ème au monde avec un indice de criminalité de 38,90 et un indice de sécurité de 61,10, la Tunisie se positionne comme le pays le plus sûr en Afrique du Nord, suivie du Maroc, qui se trouve à la 40e position avec un indice de criminalité (IC) de l’ordre de 50,56 et un indice de sécurité de 49,72.

Viennent ensuite le LIban ( 39ème), l’Iraq (37ème), la Syrie (31ème), l’Égypte (28ème au monde et 10ème en Afrique), le Pakistan (26ème) l’Algérie (24ème au monde et 9ème en Afrique), et la Libye (22ème  au monde et 8ème en Afrique). Le Venezuela est à la tête de ce classement, avec un IC de 84,44. C’est donc le pays le moins sûr parmi les 117 étudiés. Il est suivi du Soudan du Sud (81,32), et de l’Afrique du Sud (78,43).

La France est pour sa part classée à la 59e position (44,06). Elle est “plus sûre” que les Etats-Unis, qui occupent la 42e position (48,87).
La Corée du Sud ferme le classement. C’est le pays le plus sûr au monde, avec un IC de 14,31 et un indice de sécurité de 85,69.

“Crime index” est une estimation du niveau global de la criminalité, qui se base sur des sondages réalisés auprès des visiteurs du site Numbeo. Les résultats sont présentés sous forme d’une échelle allant de 0 à 100, et le classement va des pays les moins sûrs aux plus sécurisés.

Les niveaux de criminalité inférieurs à 20 sont considérés comme très bas. Ceux qui se trouvent entre 20 et 40 sont bas, ceux entre 40 et 60 sont modérés, ceux entre 60 et 80 sont élevés ; et enfin, les indices de criminalité qui dépassent 80 sont considérés comme très élevés. L’indice de la sécurité est tout à fait l’opposé de celui de la criminalité. S’il est élevé, le pays en question est donc très sûr.

Il est à rappeler à ce propos que d’après les statistiques du ministère de l’Intérieur, le nombre de crimes commis, durant les 4 premiers mois de 2016, a atteint 59 mille 538 , répartis sur dix catégories. Ces crimes ont surtout concerné non seulement l’atteinte au corps humain, à l’enfance et à la famille, les drogues, la sécurité publique, mais aussi les vols et les atteintes aux propriétés.
Pour ce qui est de l’atteinte au corps humain, considéré comme le crime le plus grave, 941 affaires dont 92 meurtres ont été enregistrées, ce qui témoigne du taux élevé de la violence dans la société, ces dernières années.

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Le dernier rapport annuel du Haut Comité du Contrôle Administratif et Financier (HCCAF) a recensé 3241 observations portant sur des insuffisances, irrégularités et fautes de gestion.

Présenté lors d’un point de presse qui se tient actuellement à Tunis, ce document a compilé 77 rapports dont 10 rapports sont traités pour la première fois et 67 rapports dans le cadre du suivi de la mise en œuvre des recommandations antérieures.

Toujours selon la même source, les opérations de suivi ont démontré que 75% des irrégularités ont été corrigées, ce qui traduit la contribution de cette instance en matière d’amélioration de la gestion publique.

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Selon le rapport de l’Institut canadien «Fraser» sur le classement des pays arabes en matière de liberté économique, la Tunisie est classée à la 11ème place, suivie par le Maroc et l’Egypte (12ème palace ex æquo) mais elle est devancée par l’Arabie saoudite (11ème position).

A noter que la Tunisie a gagné une place par rapport à l’étude de 2015, où elle était au 12ème rang…

Ce rapport a été dévoilé lors de la 11e conférence annuelle sur la liberté économique dans le monde arabe organisée dimanche 4 décembre 2016 au Maroc.

A noter que ce classement a concerné 21 pays arabes, en se basant sur cinq critères permettant ou non aux opérateurs économiques d’évoluer sur les marchés nationaux ou internationaux.

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Un rapport portant sur la situation des entreprises publiques sera prochainement publié, a annoncé ce mercredi 16 novembre 2016 le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki.

Rencontré lors de son audition par la commission de l’organisation de l’administration au sein de l’ARP, le ministre a précisé à Africanmanager que ce rapport fera le point sur la situation financière, le déficit et les problèmes rencontrés par les entreprises publiques.
Dans ce cadre, il a indiqué qu’une rencontre de deux jours sera organisée au début de la semaine prochaine pour se pencher sur cette question importante ; les premiers responsables de ces institutions seront présents. “Cet évènement incontournable qui accueillera plus de 400 personnes se focalisera sur la présentation des dépenses et la situation financières de ces entreprises et les solutions de restructuration”.

A propos de la privatisation des entreprises en difficulté, Briki a déclaré que le gouvernement s’attèle toujours au sauvetage de ces sociétés…

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Selon un rapport publié, ce mardi 15 novembre 2016, par l’institut Control Risks, un cabinet spécialisé dans le conseil sur la sécurité dans le monde, la Tunisie a été classée pays à « risque moyen », à l’exception de la région au niveau de la frontière libyenne et une partie de la frontière avec l’Algérie (le mont de Chaâmbi).

L’Algérie a été classée parmi les pays à haut risque et le Maroc à risque « faible », au même titre que la plupart des pays de l’Union européenne ou les Etats-Unis et le Canada, nous apprend la même source

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L’IACE organise le samedi 12 novembre 2016 de 10h à 11h, à La Maison de l’Entreprise, une Conférence de Presse à l’occasion de la publication de la 2ème édition du Rapport Annuel sur l’Attractivité Régionale. Cette nouvelle édition a pour objectifs de dégager des « indices d’attractivité locale » pour chaque gouvernorat et d’évaluer, à travers les réglementations en vigueur, l’environnement d’affaire qui encadre les entreprises locales et d’identifier les gouvernorats les plus compétitifs.

L’« indice d’attractivité régionale » s’est référé à la structure utilisée par la Banque Mondiale dans ses rapports sur le climat des affaires ou par le Forum de DAVOS lors de l’élaboration de son rapport sur la compétitivité des économies. Il a été donc conçu sur la base des données qualitatives recueillies à travers une enquête lancée auprès de plus de 500 entreprises privées situées dans les différentes délégations des 24 gouvernorats et des variables quantitatives basées sur des informations fournies par les pouvoirs publics, les universités,  la société civile…

Ces données combinées mettant en évidence les principales entraves à l’activité économique, ont évalué la réglementation des affaires locales, dans tous les gouvernorats du territoire Tunisien, via six domaines : les services municipaux, l’approche participative, la transparence et l’accès à l’information, les services non-municipaux, le cadre de vie et la disponibilité de la main d’œuvre.

Ces derniers ont donné une appréciation précise de l’environnement des affaires locales dans tous les gouvernorats du territoire tunisien et ont permis de suivre l’évolution de l’environnement des affaires et le cadre de vie dans chaque gouvernorat par rapport au classement de l’année dernière.

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Le secteur des industries du Textile et de l’Habillement est unanimement considéré comme stratégique pour l’économie nationale. Il est le principal secteur de l’industrie manufacturière en termes d’exportation, d’emploi et de valeur ajoutée.

Malgré la conjoncture économique et la fermeture de plusieurs usines de textile, le secteur résiste et dispose encore de tous les atouts pour bien se positionner à l’échelle nationale mais aussi internationale.

Selon les statistiques dévoilées, ce mardi 8 novembre 2016, par le Centre technique du textile (Cettex), les exportations de la filière textile et habillement ont augmenté de plus de 23% en valeur et de plus de 5% en volume, et ce durant le mois de septembre 2016.

Les ventes du textile ont également affiché une croissance de plus de 6% en valeur et de plus de 3% en volume.

Les ventes en habillement ont aussi marqué une hausse de plus de 9% en volume et ce, comparativement au mois de septembre 2015.

S’agissant des importations, elles ont affiché une augmentation de plus de 16%. L’évaluation en valeur est positive pour les intrants en textile.

En termes de quantité, les importations ont augmenté globalement de plus de 7% en poids avec 28 972 tonnes. L’évolution est en augmentation pour le textile (+7%) mais en baisse pour les vêtements (6%).

La balance commerciale a enregistré une hausse de plus de 8% au mois de septembre 2016 comparativement à septembre 2015 (127.7% en 2016 contre 130.5% en 2016).

L’industrie du textile-habillement tunisien et ses partenaires européens doivent jouer la carte du circuit court, de la réactivité et de la ponctualité, pour répondre avec succès aux défis de la mondialisation et de la compétition asiatique.

Il s’agit aussi d’atteindre un niveau d’excellence en termes de logistique, tant pour les approvisionnements que pour la production et les exportations, un impératif absolu pour la compétitivité globale prix/services de ce secteur clé pour l’équilibre socioéconomique de la Tunisie.

On rappelle que depuis six ans, 400 entreprises tunisiennes du textile ont fermé leurs portes           et une dizaine d’entreprises implantées dans les régions intérieures du pays souffrent toujours de divers problèmes.

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Deux conventions

” La mauvaise performance du secteur financier tunisien, qui demeure fragmenté et dominé par l’Etat, constitue une entrave majeure à l’essor de l’économie du pays “, selon le rapport que vient de publier la Banque africaine de développement (BAD) sur le thème ” Répondre ensemble aux priorités de la Banque pour transformer l’Afrique du Nord “.

Ainsi, ” au mois de mars 2015, le ratio de fonds propres du système bancaire tunisien s’établissait à 9,5 %, en deçà de la norme statutaire de 10 %, à cause du ratio de 3,5 % s’appliquant aux banques à capitaux publics ” lit-on dans ce rapport.

Le document précise que ” la mauvaise gouvernance dans le secteur bancaire tunisien s’est traduite par une surveillance inappropriée des risques, une mauvaise diversification des portefeuilles de crédit et un taux anormalement élevé de créances douteuses (16 % des prêts en 2015, certes en baisse par rapport au ratio de 24,2 % en 2011, mais toujours élevé) comparativement aux ratios enregistrés dans d’autres pays de la région.

Il rappelle le classement du pays par le Think tank américain ” Heritage Foundation ” à la 131ème position sur les 188 pays étudiés outre la relégation du secteur bancaire tunisien au groupe ” 9 ” sur une échelle de risque croissante de 1 à 10 par l’agence de notation Standard & Poor’s .

En Tunisie, le secteur non bancaire reste sous-développé. Les marchés des valeurs mobilières pour les capitaux et les revenus fixes sont toujours relativement modestes, et la capitalisation boursière tourne autour de 24 % du PIB, contre 76 % au Maroc, indique le rapport.

Le rapport ” Répondre ensemble aux priorités de la Banque pour transformer l’Afrique du Nord ” dresse un tableau de la situation économique dans la région par rapport aux 5 priorités fixées par l’institution financière internationale, lesquelles portent sur l’industrialisation, l’énergie, l’intégration régionale en matière d’infrastructure, l’agriculture et l’amélioration des conditions de vie En Algérie, Egypte, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie.

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