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République démocratique du Congo

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La société Engineering Procurement & Project Management (EPPM) a décroché un contrat pour l’extraction du gaz méthane en République Démocratique du Congo, au lac Kivu, à l’Est du pays. L’entreprise tunisienne va offrir ses services pendant 30 ans, rapporte Mosaïque FM ce jeudi 13 juillet 2017.

A noter que le gaz extrait sera utilisé comme combustible pour produire 30 mégawatts d’électricité.

Par ailleurs la société EPPM fait travailler plus de 500 cadres, qui opèrent un peu partout sur le continent africain et dans le monde arabe.

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La ministre du Développement international et de la Francophonie, l’honorable Marie-Claude Bibeau, a annoncé aujourd’hui l’octroi d’un financement de 97 millions de dollars visant à améliorer la protection des enfants, à promouvoir une croissance au service de tous et à fournir une aide humanitaire essentielle en République démocratique du Congo (RDC) et dans la région. La ministre a fait cette annonce alors qu’elle concluait une visite de deux jours en RDC, dans le cadre du renouvellement de l’engagement du Canada envers l’Afrique et de sa volonté à travailler en collaboration pour s’attaquer aux problèmes qu’affronte le continent.

La RDC est l’un des pays les plus pauvres du monde : plus de 87 p. 100 de ses habitants vivent avec moins de 1,25 $ par jour. En raison des conflits qui sévissent depuis des années, plus de 3 millions de personnes ont dû être déplacées à l’intérieur du pays. Les femmes et les enfants sont particulièrement vulnérables, puisqu’ils disposent de moyens limités pour soutenir leurs familles, ont un faible accès à des services de santé sexuelle et reproductive et sont plus à risque de subir de la violence sexuelle et fondée sur le genre.

Conformément à la nouvelle politique d’aide internationale féministe du Canada, les initiatives annoncées aujourd’hui contribueront à surmonter certaines de ces difficultés et à améliorer la vie des Congolais les plus vulnérables, en particulier les femmes et les enfants :

  • en aidant à protéger les droits de plus de 95 000 enfants de la rue, jeunes à risque et enfants travaillant dans des mines et à proximité de celles-ci;
  • en élargissant l’accès des femmes et des filles à la gamme complète des services de santé sexuelle et reproductive;
  • en fournissant une aide humanitaire vitale à plus de 578 000 personnes touchées par des conflits;
  • en renforçant le pouvoir des femmes en leur permettant d’acquérir les compétences et l’accès aux produits financiers dont elles ont besoin pour soutenir leurs collectivités et leurs familles, afin de favoriser une croissance au service de tous.

Lors de sa visite en RDC, la ministre Bibeau a rencontré plusieurs femmes, jeunes et représentants gouvernementaux, ainsi que des représentants de partenaires humanitaires et du milieu du développement, pour déterminer comment le Canada peut continuer à promouvoir le plus efficacement possible l’avancement des droits des femmes et des filles.

La ministre a aussi souligné l’importance de la bonne gouvernance en RDC. Dans ce contexte, seule une solution politique permettra au pays de sortir de la crise. C’est pourquoi le Canada réclame la mise en œuvre de l’accord du 31 décembre 2016 et la tenue d’élections présidentielles dans les plus brefs délais.

La ministre Bibeau se rendra maintenant au Ghana où elle effectuera une visite de trois jours pour promouvoir le renforcement du pouvoir des femmes, des filles et des jeunes en Afrique. Pour cette partie de son voyage, la ministre sera accompagnée par des ambassadrices de l’organisme Right to Play : Mme Kaylyn Kyle, médaillée de bronze olympique de l’équipe canadienne de soccer, et Mme Joannie Rochette, médaillée de bronze olympique en patinage artistique pour Équipe Canada.

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Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo et Chef de la MONUSCO, Maman Sidikou, suit de près l’évolution de la situation politique en République démocratique du Congo et en particulier les récentes déclarations de plusieurs acteurs nationaux clefs.

Le Représentant spécial tient à rappeler à tous les signataires de l’Accord du 31 décembre 2016 leur obligation de mettre en œuvre intégralement et de bonne foi cet accord.

L’Organisation des Nations Unies rappelle que cet accord constitue la seule voie viable et pacifique pour sortir de l’impasse actuelle et pour aboutir à l’organisation d’élections paisibles et crédibles. Ces mesures de décrispation sont des ingrédients essentiels pour promouvoir une vraie concorde entre tous les Congolais, dans cette phase cruciale de l’histoire du Congo

« C’est à la CENI que revient la responsabilité principale d’organiser ces élections conformément à la Constitution et à l’Accord du 31 décembre 2016. J’appelle donc la CENI à publier sans plus tarder un calendrier officiel et consensuel pour l’organisation de ces élections », a indiqué M. Sidikou.

Le Représentant spécial exhorte le gouvernement à poursuivre et assurer la mise en œuvre intégrale et rapide des mesures de décrispation prévues par l’Accord du 31 décembre 2016, afin de créer l’environnement politique et les autres conditions nécessaires pour l’organisation des élections.

« Ces mesures de décrispation sont des ingrédients essentiels pour promouvoir une vraie concorde entre tous les Congolais, dans cette phase cruciale de l’histoire du Congo », a ajouté le Représentant spécial.

L’ONU exhorte également les partis politiques à redoubler d’efforts afin de trouver, par le dialogue, une solution à l’impasse persistante.

A cet égard, le Représentant spécial Maman Sidikou réaffirme sa détermination à poursuivre ses bons offices, conformément à la Résolution 2348 du Conseil de sécurité de l’ONU, et à travailler avec tous les acteurs nationaux et les partenaires régionaux et internationaux en vue de la mise en œuvre complète et fidèle de l’Accord du 31 décembre 2016.

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L’indépendance de la République démocratique du Congo a été célébrée hier vendredi 30 juin 2017 sans bruit ni tambour. Ainsi l’a voulu le président Joseph Kabila. Il avait demandé aux citoyens, à travers un communiqué le 29 juin 2017, de commémorer cet événement dans «le calme et la méditation». Lui de son côté a fait l’impasse sur toute cérémonie officielle. Même le discours traditionnel de la veille a été zappée, pour «des raisons de santé», dit le communiqué, mais personne n’est dupe, Kabila n’avait simplement pas le coeur à la fête, avec un pays en lambeaux, politiquement et sur le plan sécuritaire, et un gouvernement pointé du doigt par la communauté internationale, une enquête de l’ONU qui pend au nez suite aux atrocités dans la province du Kasaï, au centre de la RDC…

Le tableau est très sombre, et le mot est faible. Les groupes armés pullulent dans le pays et font la loi, face à des troupes du régime débordées. Un des groupes les plus nuisibles est celui qui était piloté par Kamwina Nsapu, un chef traditionnel local abattu par les forces de l’ordre dans le Kasaï. Depuis ses partisans mènent la vie dure aux militaires. Les heurts sont sanglants. L’église catholique évalue le nombre de morts à 3000 et l’ONU estime à 1,3 million le nombre de déplacés à cause de ce conflit. Pas plus tard que le 26 juin dernier, plus de 50 fosses communes ont été découvertes…

L’est du pays risque également de s’embraser. Le gouverneur de la province du Nord-Kivu a récemment alerté l’armée congolaise sur la recrudescence des incursions des miliciens. Il parle carrément de signes précurseurs d’une guerre civile.

Avec tout ça, on peut comprendre que Kabila fasse profil bas…

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Une décision a été prise par les autorités canadiennes de ne plus délivrer de visa aux ressortissants des pays les plus touchés par l’Ebola

La ministre du Développement international et de la Francophonie, l’honorable Marie-Claude Bibeau, se rendra en République démocratique du Congo (RDC) et au Ghana, du 2 au 9 juillet 2017. Cette visite s’inscrit dans le cadre du réengagement du Canada en Afrique et démontre notre volonté de collaborer pour aborder des enjeux auxquels le continent est confronté.

Lors de son passage en RDC, la ministre Bibeau rencontrera des représentants gouvernementaux et des partenaires humanitaires et du milieu du développement pour discuter des efforts qui visent à faire progresser les droits des femmes et des filles, notamment la paix et la sécurité, l’accès à des services de santé sexuelle et reproductive, ainsi que la réduction de la violence sexuelle et fondée sur le genre. Ces visites permettront à la ministre d’approfondir sa compréhension de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’est, ainsi que dans d’autres régions du pays.

Durant sa visite au Ghana, la ministre Bibeau sera accompagnée par des ambassadrices de l’organisme Right To Play : Mme Kaylyn Kyle, médaillée de bronze de l’équipe canadienne de soccer aux Jeux olympiques de Londres en 2012, et Mme Joannie Rochette, médaillée de bronze de patinage artistique pour Équipe Canada aux Jeux olympiques de Vancouver, en 2010. Ensemble, elles visiteront des projets soutenus par Right To Play qui visent à éliminer les obstacles à l’éducation, en particulier pour les filles, et à promouvoir l’apprentissage par le jeu afin d’améliorer la qualité de l’éducation offerte aux enfants.

La ministre Bibeau se rendra également dans des régions éloignées au nord du pays afin de visiter des projets de développement clés et de mieux comprendre les enjeux locaux en matière de développement, y compris ceux auxquels les femmes et les filles font face.

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Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al Hussein a déclaré ce vendredi que l’ouverture d’une enquête internationale sur les violations odieuses des droits de l’homme et atteintes à ces droits dans la région du Kasaï en République démocratique du Congo envoie aux auteurs présumés le message que la communauté internationale a fermement l’intention de les traduire en justice.

La résolution, adoptée à l’unanimité au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, appelle le Haut-Commissaire à nommer une équipe d’experts internationaux pour enquêter «sur les violations du droit international humanitaire et les violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits commises dans la région du Kasaï.» Depuis 2016, environ 1,3 million de personnes originaires de la région du Kasaï ont été déplacées par les violences, et 30 000 se sont réfugiées en Angola.

«Nous soutenons pleinement l’établissement d’une commission d’enquête internationale et la considérons comme un pas de plus vers l’identification et la poursuite des auteurs de graves violations des droits de l’homme, a déclaré le Haut-Commissaire Zeid.

Je présenterai un rapport complet avec les conclusions de l’équipe au Conseil des droits de l’homme. Cette équipe mènera son enquête de manière entièrement  indépendante, dans le respect des normes internationales et conformément au mandat qui lui a été conféré par le Conseil. La résolution réitère clairement l’importance d’assurer la protection de toutes les personnes qui collaborent avec l’équipe, ce qui souligne la nécessité que le groupe d’experts opère en totale indépendance. Nous comptons sur la pleine coopération des autorités, en particulier pour nous octroyer un accès illimité à tous les sites, dossiers, individus et lieux concernés.»

«Les victimes – qu’elles aient été tuées, mutilées, soumises à des violences indescriptibles ou forcées de quitter leur maison – méritent qu’on leur rende justice.»

Le Haut-Commissaire a ajouté que ses services continueront  à observer la situation des droits de l’homme, à établir des rapports et à apporter une assistance technique aux autorités de la République démocratique du Congo.

La résolution demande au Haut- Commissaire de faire une mise à jour orale au Conseil à sa session de mars 2018, suivie d’un rapport détaillé en juin 2018.

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Le Conseil des droits de l’homme (CDH) a débuté, hier mardi 20 juin 2017 à la mi-journée, l’examen des questions liées à l’assistance technique et au renforcement des capacités, en tenant successivement son débat interactif avec l’Expert indépendant sur le renforcement des capacités et la coopération technique avec la Côte d’Ivoire dans le domaine des droits de l’homme, M. Mohamed Ayat, et son débat interactif sur l’assistance technique pour la République démocratique du Congo, en présence du Haut-Commissaire aux droits de l’homme, M. Zeid Ra’ad Al Hussein.

La République démocratique du Congo, par la voix par sa Garde des Sceaux et Ministre de la justice, ainsi que la Côte d’Ivoire ont fait des déclarations en tant que pays concernés.

M. Ayat a présenté son rapport sur sa cinquième visite en Côte d’Ivoire, effectuée du 10 au 17 janvier 2017, en soulignant que cette visite avait a coïncidé avec la mise en œuvre de certains amendements de la Constitution adoptée par référendum le 30 octobre 2016.  L’Expert indépendant a déclaré d’emblée que la fin de son mandat et de celui de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire, à la fin de ce mois de juin 2017, était un gage de la confiance de la communauté internationale, fondée sur le constat des avancées enregistrées par la Côte d’Ivoire en matière de rétablissement de la sécurité et de la promotion des droits de l’homme.  Un autre gage de cette confiance est la récente élection de ce pays comme membre non permanent du Conseil de sécurité.

Les délégations* qui se sont exprimées dans le cadre de ce débat se sont félicitées de la réforme institutionnelle, de la tenue d’élections et des mesures de consolidation de l’état de droit et de reconstruction après la crise en Côte d’Ivoire.  Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance s’est toutefois inquiété du niveau de violence à l’égard des enfants, estimant à 17% le nombre d’élèves victimes de viols et à 73% celui des enfants victimes de violence physique.  Nombre d’organisations non gouvernementales ont considéré, quant à elle, que l’impunité demeurait l’un des principaux problèmes de la Côte d’Ivoire.

Au sujet de la République démocratique du Congo, où deux experts de l’ONU ont été tués récemment, M. Zeid a utilisé des mots très forts pour décrire les atrocités commises dans le Kasaï central et oriental et mettre en garde contre une détérioration future et ses graves conséquences.  Le Haut-Commissaire a exhorté le Conseil à déployer une enquête internationale indépendante sur la situation des droits de l’homme dans le Kasaï en coopération avec les autorités, le Haut-Commissariat et d’autres institutions des Nations Unies.  Ce mécanisme pourrait établir les faits, déterminer les responsabilités individuelles et favoriser la traduction des auteurs des atrocités devant les tribunaux.  Le Haut-Commissaire a dit demeurer également en contact avec la Cour pénale internationale.

De nombreuses délégations se sont exprimées dans le cadre du débat sur la République démocratique du Congo.  Ont vigoureusement été condamnées les violences et violations des droits de l’homme qui ont été commises par toutes les parties au Kasaï depuis août 2016 et qui ont forcé 1,3 million de personnes au déplacement, dont plus de 30 000 vers l’Angola.  A été réclamée la mise en place d’un mécanisme d’enquête international pour faire la lumière sur de nombreuses atrocités, notamment sur la découverte de plus de quarante fosses communes.

La République démocratique du Congo a exercé son droit de réponse.

Le Conseil poursuit ses travaux en milieu d’après-midi en tenant son débat annuel sur la coopération technique pour la promotion et la protection des droits de l’homme, qui a cette année pour thème: «Une décennie de coopération technique et de renforcement des capacités au Conseil des droits de l’homme: difficultés rencontrées et voie à suivre».

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Les États-Unis ont appelé les Nations unies à enquêter sur le décès d’employés de l’ONU ainsi que sur les violations des droits de l’homme commises en république démocratique du Congo (RDC).

« Michael Sharp et Zaida Catalan, décédés tragiquement, méritent que justice soit faite, de même que leurs familles. Nous devons, pour leur mémoire, mettre fin aux abus contre les droits de l’homme commis par des groupes armés et par le gouvernement de la RDC envers le peuple congolais. Nous espérons que d’autres nations nous suivront pour soutenir une enquête dans le cadre de l’ONU et notamment une commission d’enquête menée par le Conseil des droits de l’homme sur ces actes horribles.», a déclaré Mme l’ambassadrice Haley.

Les USA ont appelé le secrétaire général à ouvrir une enquête spéciale sur les meurtres des deux fonctionnaires de l’ONU, l’Américain Michael Sharp et la Suédoise Zaida Catalan. En tant que membre du Conseil des droits de l’homme, les USA soutiendront une résolution visant à établir une commission d’enquête sur les violations des droits de l’homme qui ont lieu actuellement dans les provinces du Kasaï en RDC.

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La crise dans les provinces du Kasaï, situées au centre de la République démocratique du Congo (RDC) a un impact désastreux sur les communautés locales. Les Nations Unies s’inquiètent de la continuation de la crise et des conséquences au niveau de la survie des populations. Plus d’un million de personnes sont aujourd’hui déplacées suite à la violence qui sévit dans cette partie de la RDC. La plupart d’entre elles vivent dans des conditions déplorables, sans accès à des soins de santé, à la nourriture ou à l’eau potable.

L’instabilité et la violence ont un impact sur le fonctionnement de nombreux services de base. Des centres de santé ont été détruits pendant les combats et ne peuvent plus être approvisionnés en médicaments. Le personnel médical ne peut plus se rendre sur son lieu de travail et des communautés entières n’osent plus se déplacer vers leur centre de santé. Dans la province du Kasaï central, un centre de santé sur trois n’est plus fonctionnel. Par ailleurs, 639 écoles primaires et secondaires ont été détruites ou attaquées par des miliciens dans les provinces du Kasaï central et du Kasaï. Dans certains cas, le personnel enseignant a été directement visé. Les Nations Unies estiment que, dans le Kasaï central, plus de 35 000 enfants ont été touchés par des attaques, des occupations et la fermeture d’écoles à cause de menaces extérieures.

« Les Nations Unies condamnent vigoureusement ces attaques et appellent toutes les parties impliquées dans les violences dans les Kasaï à respecter les centres de santé et les écoles comme des zones de paix », a souligné le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo, Maman Sidikou.

Les enfants sont affectés de manière disproportionnée par le conflit. Ils sont exposés à des risques extrêmes de violences. Les Nations Unies ont documenté plus de 500 cas où des enfants, filles et garçons, sont utilisés comme combattants ou boucliers humains par des milices, entraînant un nombre important de victimes parmi eux lors des affrontements entre milices et services de sécurité. Cette année, au moins 58 enfants ont été tués et 46 blessés à cause du conflit dans la région.

« Le recrutement d’enfants et leur utilisation comme boucliers humains par les miliciens est une violation inacceptable des droits des enfants et doit immédiatement cesser. Les auteurs de ces actes doivent être traduits en justice », a rappelé le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Maman Sidikou.

Les Nations Unies soulignent que la protection des populations civiles fait l’objet de toutes les attentions à travers l’adoption de textes de lois internationaux et nationaux. Ainsi, elles invitent les forces de défense et de sécurité congolaises à agir conformément aux principes du droit international humanitaire et autres instruments juridiques et à un usage strictement nécessaire et proportionné de la force dans les affrontements opposant les milices aux forces armées.

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La liste des personnalités congolaises sanctionnées par l’Union européenne s’allonge. Le lundi 29 mai 2017, l’UE a officiellement mis 9 responsables de plus dans le panier des personnes déclarées pas fréquentables et à qui on interdit le sol européen.

Le communiqué publié par le Conseil européen mentionne l’actuel ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Ramazani Shadari. Son prédécesseur, Evariste Boshab, a lui aussi été épinglé. Lambert Mende, ministre des Communications et porte-parole du gouvernement, Kalev Mutond, chef de l’Agence nationale du renseignement, figurent aussi sur cette liste noire ainsi que Muhindo Akili Mundos, commandant de la 31ème brigade de l’armée congolaise, Eric Ruhorimbere, chef des opérations militaires dans la région du Kasai central, Jean-Claude Kazembe Musonda, ex-gouverneur du Haut-Katanga, Alex Kandé Mupompa, gouverneur du Kasaï central et enfin le chef milicien Gideon Kyungu Mutanga, présentement en résidence surveillée…

La mesure stipule que ces personnes sont privées de voyage en Europe et que les avoirs qu’ils y ont sont gelés. Ces sanctions ont été avalisées par les ambassadeurs européens le 27 mai 2017. Ce qui a pesé lourd dans le réquisitoire des diplomates européens, ce sont les épisodes sanglants dans le Kasaï et toutes les violations des droits de l’homme qui foisonnent en République Démocratique du Congo, des faits que ces responsables politiques et militaires auraient orchestré ou amplifié.

La crise dans la province du Kasaï a atteint un niveau exceptionnel en termes sécuritaire, humanitaire et en matière de droits de l’homme. Tout en condamnant fermement tous les actes de violence indépendamment de leur origine, l’UE est préoccupée par les rapports d’utilisation disproportionnée de la force par les organes de l‘État, en particulier les forces de sécurité, dans la gestion de la crise“, a dit le communiqué de l’UE.

Pour rappel, cette dernière avait déjà émis fin 2016 une liste de 7 personnalités congolaises sous le coup de sanctions. L’Europe justifie son ardeur par la volonté d’accompagner l’assainissement du climat politique et social en RDC…

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Selon l’organisation médicale humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF), les populations déplacées qui vivent dans des campements autour de la ville de Kalémie en République démocratique du Congo (RDC) ont un accès limité à la santé, font face à d’inquiétantes pénuries d’eau et de nourriture, et n’ont pas d’abri décent. Dix mois après avoir fui les conflits intercommunautaires, elles vivent dans des conditions désastreuses et ont urgemment besoin de plus d’assistance humanitaire.

« Les enfants meurent de faim ou de maladies évitables comme la diarrhée ou la rougeole »

D’après une estimation des Nations unies, près d’un demi-million de personnes se sont déplacées entre juillet 2016 et mars 2017 dans la province du Tanganyika à la suite de violences. Au total, 44 000 d’entre elles vivent dans des campements autour de la ville de Kalémie. En avril, alors qu’elle menait une campagne de vaccination contre la rougeole, MSF a évalué les taux de malnutrition dans dix campements auprès de 5 700 d’enfants de moins de cinq ans. Le résultat a montré un niveau de malnutrition supérieur au seuil d’urgence : 16 % étaient malnutris et 4,5 % d’entre eux souffraient de malnutrition sévère aigüe.

« Les enfants meurent de faim ou de maladies évitables comme la diarrhée ou la rougeole » indique Hugues Robert, le responsable de la cellule d’urgence MSF. « Même si les déplacés  sont ici depuis presque un an, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans correspond à celui qu’on observe habituellement au début d’une urgence, dans la phase critique.»

Depuis mars, les équipes MSF offrent une aide d’urgence aux populations déplacées des territoires de Kalémie et de Kansimba, en menant des campagnes de vaccination, des cliniques mobiles, des distributions d’eau et en construisant des latrines et des douches dans certains campements. Une équipe a également mené des activités médicales auprès d’un groupe de 1 500 personnes déplacées dans le village de Moke, où l’évaluation des taux de malnutrition a révélé à quel point la situation était critique. 51 % des enfants de moins de cinq ans étaient malnutris, dont 23 % souffraient de malnutrition aigüe sévère. MSF a mis en place des cliniques mobiles et une distribution de nourriture. Il y a deux semaines, ces personnes ont été obligées de repartir lorsque les anciens résidents sont revenus. Elles ont dû s’installer plus loin dans la brousse, dans un endroit très difficilement accessible. Ces personnes doivent pouvoir bénéficier d’aide et de protection jusqu’à ce qu’elles puissent retourner chez elles en sécurité.

MSF appelle les agences des Nations unies et le gouvernement congolais à une réponse humanitaire renforcée à Kalémie et Kansimba dans la province du Tanganyika. Les conditions de vie dans les campements doivent être améliorées très rapidement, la santé doit être plus accessible et l’aide alimentaire établie pour les familles de déplacés comme celles des communautés hôtes. Enfin, les populations exposées aux violences doivent être protégées. Un premier niveau d’assistance a été déployé et d’autres activités sont prévues, mais pour le moment, l’aide est plus qu’insuffisante.

MSF travaille en République démocratique du Congo depuis 1981. Les équipe MSF mènent des campagnes de vaccination contre la rougeole dans la province du Tanganyika depuis avril 2017 et  traite les nombreuses personnes atteintes  de malnutrition au sein des déplacées et communautés hôtes.

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Partenariat Afrique Canada (PACweb.org) a annoncé aujourd’hui que le projet Or juste a mis en place avec succès un système de traçabilité pour l’or artisanal légal et libre de conflit en République Démocratique du Congo.

Le projet Or juste a commencé comme un projet pilote dans la province de l’Ituri en 2015. L’annonce d’aujourd’hui marque un jalon pour le projet — qui suit l’étape du projet pilote — après avoir prouvé qu’il était possible de mettre en place une chaîne d’approvisionnement responsable allant du site minier jusqu’à l’exportateur.

« Après presque deux années de mise à l’essai du projet Or juste, dans le but de mettre en place un système de traçabilité et de devoir de diligence pour l’or artisanal en RDC, nous nous réjouissons de faire part de notre réussite », a dit Joanne Lebert, Directrice générale de Partenariat Afrique Canada.

« Le projet Or juste peut maintenant passer de l’étape des essais à celle de la mise en œuvre et garantir que nous possédons une solution à long terme durable et viable pour des exportations traçables, légales et libres de conflits à partir de la RDC », a dit Joanne Lebert. « Nous avons hâte de communiquer aux acteurs clés les leçons apprises et d’approfondir notre collaboration avec le gouvernement de la RDC. »

Le projet Or juste incite les mineurs du secteur aurifère artisanal à acheminer leur produit à des exportateurs légitimes — et, en fin de compte, à des consommateurs responsables — en offrant aux mineurs des prix justes et transparents et en proposant de renforcer leurs capacités au moyen, par exemple, d’une assistance technique, en échange de ventes légales. On enseigne aux mineurs des techniques d’exploitation améliorées; en échange, tout l’or produit doit faire l’objet d’un suivi et être vendu par l’entremise de voies légales.

« En prouvant que l’or artisanal de l’est de la RDC peut être libre de conflits, légal et traçable, nous avons fait un pas important vers l’approvisionnement responsable dans la région des Grands Lacs. Le gouvernement de la République démocratique du Congo fait de grands efforts pour se conformer aux normes régionales et démontrer comment la mise en œuvre du Guide de l’OCDE sur le devoir de diligence pour des chaînes d’approvisionnement responsables peut favoriser des améliorations progressives dans le secteur, en aidant les hommes et les femmes qui extraient de l’or artisanal à pénétrer les marchés internationaux », a dit Joanne Lebert.

En septembre 2016, Partenariat Afrique Canada a signé un protocole d’entente avec le Ministre des Mines, Martin Kabwelulu, qui exposait le soutien accordé aux activités de l’organisation visant à renforcer la gouvernance des ressources naturelles. Plus précisément, le Ministère des Mines a reconnu le projet Or juste à titre de système de traçabilité et a encouragé sa mise en œuvre. Partenariat Afrique Canada fournit du soutien technique au ministère depuis 2011.

Ses activités actuelles en RDC sont, entre autres, le projet pilote Or juste ; le renforcement des capacités pour la mise en œuvre du Mécanisme régional de certification (MRC) de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et du Guide de l’OCDE sur le devoir de diligence applicable aux minéraux de grande valeur; et le soutien à la société civile pour le suivi et la production de rapports relatifs à l’intégrité de la chaîne d’approvisionnement.

Partenariat Afrique Canada a aussi fait une analyse sexospécifique de la chaîne d’approvisionnement de l’or artisanal dans les communautés minières avoisinantes afin de comprendre le rôle des femmes dans le secteur. Dans le cadre du projet Or juste, des activités de sensibilisation et d’éducation améliorent la compréhension des droits des femmes et renforcent leur droit d’avoir accès aux ressources, de les contrôler et d’en profiter. PAC appuie et favorise le leadership des femmes par le renforcement des capacités et la formation sur les droits des femmes.

Les travaux de Partenariat Afrique Canada en RDC sont issus de son engagement à l’égard de la CIRGL à titre de partenaire technique. PAC fournit des services de renforcement des capacités dans le but de mettre en place les six outils élaborés par l’Initiative régionale de lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles (IRRN) de la CIRGL.

Affaires mondiales Canada assure le financement du projet Or juste et du travail de Partenariat Afrique Canada dans la région des Grands Lacs. USAID verse un financement supplémentaire pour le projet Or juste par l’entremise du projet Renforcement des Capacités pour un Commerce Responsable des Minerais (CBRMT) et de l’Organisation internationale pour les migrations.

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Le ministre de la Santé Publique de la RDC, Dr Oly Ilunga Kalenga a informé l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) de la ‘‘survenue d’une épidémie de la maladie à Virus Ebola” dans la zone de santé de Likati – Territoire d’Aketi, dans la Province de Bas-Uélé, à plus de 1300 kilomètres au Nord de la RDC, après la confirmation des résultats par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), le laboratoire national de la RDC. ‘‘Des cinq échantillons de sang prélevés chez les cas suspects et analysés à l’INRB, un s’est révélé positif au virus Ebola, sérotype Zaïre par RT-PCR,’’ a indiqué le Ministre de la Santé Publique dans une correspondance adressée au Représentant de l’OMS en RDC, sollicitant ‘‘l’appui de l’OMS pour renforcer la riposte à cette épidémie’’. Depuis le 22 avril 2017, 9 cas suspects de la Maladie à Virus Ebola (MVE) avec 3 décès ont été notifiés dans la zone de santé de Likati, faisant un taux de létalité de 33,3%, selon un bilan officiel au 11 mai 2017.

‘‘Le Bureau Pays de l’OMS en RDC travaille en étroite collaboration avec toutes les autorités tant nationales que provinciales, ainsi qu’avec l’appui du Bureau régional (AFRO), du Siège (Genève) et de tous les autres partenaires pour faciliter le déploiement des matériels de protection et du personnel sur le terrain afin de renforcer la surveillance épidémiologique et contrôler très rapidement l’épidémie’’, a indiqué pour sa part le Dr Allarangar Yokouidé, Représentant de l’OMS en RDC. Le Dr Allarangar a également annoncé l’arrivée ce weekend à Kinshasa du Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, dans le but de prendre part à une réunion de coordination du Comité national (Ministère de la Santé Publique), essentiellement axée sur cette urgence de santé publique de portée internationale en vue d’y apporter tout l’appui nécessaire de l’Organisation à la RDC.

Un plan logistique global avec des besoins urgents a été également élaboré par le Bureau Pays à cet effet. ‘‘Les premières équipes – épidémiologistes, biologistes, experts en mobilisation sociale, communication du risque et engagement des communautés, tout comme les spécialistes en eau, hygiène et assainissement, devraient rejoindre la zone touchée aujourd’hui ou demain via Kisangani’’, chef-lieu de la Tshopo (à 350 km de Buta), a ajouté le Dr Allarangar. Selon lui, ‘‘la zone de santé de Likati est d’accès difficile, mais le travail de suivi des cas contacts est très crucial pour endiguer l’épidémie à partir de son foyer; la RDC dispose pour ce faire des ressources humaines très expérimentées pour la lutte.’’ Il a aussi lancé l’appel à d’autres partenaires à s’engager rapidement aux côtés de la RDC pour une réponse multisectorielle coordonnée et appropriée. Médecins Sans Frontières, l’ONG ALIMA, UNICEF, Gavi, PAM/UNHAS, MONUSCO, etc. sont  déjà prêts pour apporter également leur appui aux autorités de la RDC.

Avec la confirmation de cette épidémie dont l’épicentre se trouve être l’Aire de santé de Nambwa, à plus ou moins 130 km de Buta, Chef-lieu provincial du Bas-Uélé partageant également  la frontière avec la République Centrafricaine (RCA), la RDC est à sa huitième épidémie de la MVE depuis 1976. La dernière épidémie en date enregistrée par le pays a eu lieu en août 2014 dans la région de Boende, où la maladie avait été contrôlée dans son foyer de Lokolia, dans l’actuelle Province de la Tshuapa.

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Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies en République démocratique du Congo (RDC) et Chef de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la Stabilisation en RDC (MONUSCO), Maman Sidikou, prend acte des derniers développements politiques en RDC et exhorte les parties prenantes congolaises à travailler à la mise en œuvre diligente de l’Accord politique global et inclusif du 31 décembre 2016. Il note également que les arrangements particuliers ont été signés par plusieurs, mais pas par la totalité des parties à l’Accord de la Saint Sylvestre.

Le Représentant spécial réaffirme les dispositions de la résolution 2348 du Conseil de sécurité des Nations-Unies et demande instamment à toutes les parties prenantes de redoubler d’efforts pour parvenir à une plus grande inclusivité en conformité avec la lettre et l’esprit de l’Accord du 31 décembre 2016.

Il réitère sa disponibilité, en étroite concertation avec les dirigeants de la sous-région et de l’Union africaine, à faciliter ce processus par l’entremise de ses bons offices, tel que stipulé dans la résolution 2348, de manière à ce que les parties prenantes congolaises puissent, sans autre délai, s’atteler à la tenue des élections d’ici à la fin de l’année 2017, et ce conformément aux engagements pris au terme de l’Accord politique global et inclusif.

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Depuis novembre 2016, l’organisation internationale humanitaire Médecins Sans Frontières a vacciné plus de 675.000 enfants et soigné plus de 14.000 malades dans des zones de santé réparties à travers cinq provinces du pays : Maniema, Sud Kivu, Tanganyka, Ituri et  Equateur.

Les équipes MSF sont actuellement à pied d’œuvre contre la rougeole en soutien au ministère de la Santé. « Nous faisons face à une situation grave qui nécessite une mobilisation considérable. Le temps est compté car plus nous – MSF, autorités congolaises et autres partenaires – agissons vite et fort, moins cette maladie très contagieuse peut se propager », explique Jeroen Beijnsberger, chef de mission de MSF à Kinshasa.

Pour garantir une couverture vaccinale efficace (95% des enfants de 6 mois à 14 ans vaccinés), les équipes doivent couvrir jusqu’aux coins les plus reculés. Dans un pays aussi vaste que la RDC caractérisée par un manque d’infrastructures routières, cela signifie par exemple parcourir des centaines des kilomètres en moto, traverser des fleuves en pirogue et marcher des jours à travers une forêt inhospitalière.

« Pour atteindre le village de Yalombe, moi et trois autres collègues avons dû marcher pendant six jours aller-retour dans la forêt du Parc de Lomami : on a dormi à la belle étoile en pleine forêt, on a dû rationner la nourriture. On devait faire un trajet de 120 Km à pied au milieu d’hautes herbes jonchées de grosses fourmis qui parfois pénétraient jusque dans nos sous-vêtements.  Parfois, nous étions obligés de sauter par-dessus des vieux arbres tombés qui barraient la route. Tout cela était bien nécessaire pour atteindre un village où nos équipes devaient vacciner plus de 1.600 enfants » raconte Daniel Cibangu, infirmier d’une des équipes MSF engagées dans la province du Maniema.

Le défi logistique est particulièrement important dans les zones marquées par l’insécurité et la présence des groupes armés, comme le Sud Kivu ou le Tanganyka.

La vaccination, meilleure arme contre la rougeole

Outre les campagnes de vaccination, les équipes MSF garantissent la prise en charge médicale des patients affectés par la maladie, principalement des enfants de moins de dix ans. Elles assurent le traitement ambulatoire des symptômes et portent une attention spécifique aux enfants souffrant à la fois de rougeole et de malnutrition car ils sont particulièrement vulnérables.

« Quand la rougeole est arrivée dans notre village, beaucoup d’enfants sont morts, surtout quand les parents recouraient aux traitements traditionnels. Mais ceux qui se sont précipités aux centres de santé ont pu voir que leurs enfants ont été sauvés » raconte Mwayuma Ramazani dans l’hôpital général de référence de Kindu, province du Maniema,  où son enfant est hospitalisé à cause de complications de la rougeole. « J’ai appris que MSF était là pour les soins et, quand mon enfant a commencé à faire de la fièvre, j’ai décidé d’aller au centre de santé. Quand je suis arrivé au centre, l’équipe mobile MSF nous a amenés à l’hôpital. »

« A Manono, dans la province du Tanganyka, près de 900 enfants ont été hospitalisés en janvier. La malnutrition reste un problème: fragiles, les jeunes enfants malnutris sont particulièrement vulnérables aux différentes maladies, dont la rougeole », témoigne Gaudia Storni, coordinatrice terrain MSF.

Depuis novembre 2016, les équipes MSF ont soigné plus de 14.000 enfants dans les provinces où elles interviennent.

Selon les données officielles, la République Démocratique du Congo a connu des victoires contre la maladie ces dernières années avec une diminution du nombre de cas de plus de 95 % entre 2011 et 2015.

Cependant, le pays a connu des épidémies majeures de rougeoles : entre 2011 et 2013, une flambée épidémique avait touché 300.000 enfants, dont 5.000 avaient péri. A cette période, 13 millions d’enfants avaient été vaccinés en riposte, dont 3 million par MSF. En 2017, l’épidémie est repartie avec plus de 13.000 nouveaux cas enregistrés. Mais les forts engagements internationaux de l’OMS, de la conférence des Ministres africains de la santé et des différentes partenaires sur la vaccination doivent être poursuivis pour espérer éliminer la rougeole d’ici 2020.

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La nomination de Bruno Tshibala Nzenzhe au poste de Premier ministre n’a pas calmé l’opposition congolaise. D’ailleurs elle va organiser une marche pacifique le lundi 10 avril 2017 pour protester contre la désignation de cet ancien dirigeant de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS).

Olivier Kamitatu, un homme politique congolais, a réagi ainsi sur Twitter : “Le choix de Tshibala est un pied de nez à la Cenco, à l’Accord du 31/12, et à tout le peuple congolais”, rapporte africanews. D’après lui, cet accord stipule que le Premier ministre doit sortir des rangs du Rassemblement, or Bruno Tshibala Nzenzhe a été éjecté de l’UDPS quelques jours avant sa nomination. Il a par ailleurs remis en cause la légitimité du fils d’Etienne Tshisekedi, Félix, qui a été propulsé à la tête de l’opposition après le décès de son papa le 1er février dernier, à l’âge à 84 ans. Georges Kapiamba, avocat et défenseur des Droits de l’homme, est du même avis : “Il a méprisé l’accord du 31/12/2016 et la volonté populaire pour nommer Bruno Tshibala…!”

Le porte-parole du camp au pouvoir, Lambert Mendé, comme on pouvait s’y attendre, ne voit pas les choses de la même façon. D’après lui le président Kabila “a exercé son pouvoir discrétionnaire sur la base de la liste présentée par le rassemblement de l’opposition.” Cette dernière nie en bloc. François Muamba, ancien compagnon de Kabila qui est passé du côté du rassemblement de l’opposition, a déclaré que le chef de l’État congolais “s’est mis en dehors de l’accord du 31 décembre en choisissant un candidat parmi une branche dissidente de l’opposition inféodée au pouvoir”.

La marche protestataire a été confirmée par le député Martin Fayulu. Les partis vont boucler leur rassemblement devant le palais présidentiel, où on peut être certain qu’une pléthore d’agents des forces de l’ordre les attendront.

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C’est peut-être la crise sur le plan politique en République démocratique du Congo, dont d’ailleurs on ne voit pas encore le bout, mais sur le plan économique, paradoxalement, ça va être l’embellie, à en croire la Banque mondiale, d’après Agenceecofin.com. L’institution de Bretton Woods table sur une envolée du taux de croissance entre 2017 et 2018, jusqu’à 5%, après une année 2016 morose, à peine 2,7%.

D’après un rapport de la Banque mondiale, l’économie du pays va être dopée par une montée des prix des matières premières et par le boom des secteurs de l’agriculture et des services.

A rappeler que la RDC, le plus gros producteur de cuivre du continent, a été frappée de plein fouet, comme le Gabon, l’Angola, le Nigeria, etc., par la fonte des cours des matières premières ces deux dernières années. L’an dernier, le franc congolais a été fortement déprécié, -40% de sa valeur.

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On croyait que la République Démocratique du Congo (RDC) en avait fini avec la crise politique, émaillée par des affrontements sanglants, mais c’était sans compter sur les tours de passe-passe et atermoiements du pouvoir en place. Ce dernier vient de remettre en cause l’accord arraché aux forceps par les évêques catholiques et signé par l’opposition et le régime le 31 décembre 2016. Le président Joseph Kabila, par qui la crise est arrivée – du fait de son entêtement à briguer un 3ème mandat, alors que la Constitution les limite à 2 -, a sorti un autre lapin de son chapeau en conditionnant la reconnaissance de cet accord par le renouvellement, par ses soins, du statut accordé aux évêques pour conduire les négociations, rapporte l’AFP.

Alors que les évêques catholiques avaient bouclé leur mission et ont invité hier mardi 03 janvier 2017 le pouvoir et l’opposition à soumettre aujourd’hui les critères pour nommer le Premier ministre, des membres du Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral (CNSA), la taille de la formation gouvernementale et la répartition des tâches durant la transition, patatras, Aubin Minaku, secrétaire général de la Majorité présidentielle et président de l’Assemblée nationale, déclare ceci : « Les évêques doivent d’abord présenter le rapport (au sujet de l’accord, ndlr) au président de la République et celui-ci devra reconfirmer dans son pouvoir discrétionnaire le mandat des évêques et le préciser pour la suite ». Une belle pirouette, aux conséquences potentiellement dangereuses pour un pays au bord du précipice.

Minaku est formel : Pas question pour l’actuelle majorité d’avaliser l’application d’un quelconque accord sans le feu vert formel de Kabila. « C’est le moment de respecter les prérogatives du président de la République, la Constitution et les institutions de la RDC », a-t-il martelé.

L’homme d’affaires Moïse Katumbi, un des plus farouches opposants de Kabila, actuellement en exil, est immédiatement monté au front pour dénoncer des manoeuvres visant à torpiller l’accord qui stipule que le président Kabila peut garder son fauteuil jusqu’à l’élection, à laquelle il ne prendra pas part, à la fin de cette année. « Nul retard volontaire, nul subterfuge, nul blocage ne seront tolérés dans l’application de l’accord », a dit Katumbi dans un communiqué.

L’Organisation internationale de la Francophonie a mis son grain de sel dans cette agitation qui porte tous les germes de la déstabilisation de toute la région. La Secrétaire générale de l’OIF, Michaëlle Jean, dans un communiqué, invite « tous les acteurs congolais (…) à tout mettre en œuvre pour sauvegarder les acquis de cet accord et s’engager résolument en faveur d’une transition politique pacifique et démocratique ».

Pour rappel, cet accord, qui a nécessité deux semaines d’intenses pourparlers, a permis d’éloigner le spectre d’affrontements meurtriers suite à la décision de Kabila de rester au pouvoir après l’expiration de son mandat, le 20 décembre 2016, alors que l’opposition a battu le pavé pour exiger qu’il déguerpisse. Le subterfuge de l’actuel président, qu’on redoutait, est en passe de faire exploser le fragile accord…

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La fête de Noël a été sanglante à Eringeti, localité nichée dans le “triangle de la mort” du Nord-Kivu, dans l’est de la République Démocratique Congo, une région où, comme on le sait, les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) font la loi. D’après les autorités locales de Beni, 22 personnes ont été massacrées, à la machette, durant le week-end de Noël. Elles viennent s’ajouter aux 700 morts suite aux terribles incursions des rebelles depuis octobre 2014.

Le premier jour, le samedi 24 décembre 2016, « ils ont tué 10 civils », a confié Amisi Kalonda, administrateur du territoire de Beni, qui pointe du doigt les rebelles de l’ADF. Hier dimanche, toujours selon lui, « 12 autres corps ont été retrouvés dans des villages environnants » par l’armée, qui était aux trousses des assaillants.
«Le mode opératoire, c’est toujours le même » : Les victimes ont été exécutées « à l’arme blanche et à la machette».

Teddy Kataliko, président de la Société civile du territoire de Beni, coalition d’associations locales, après avoir confirmé le sombre bilan de l’administrateur, a fait part de son désarroi : « Nous ne comprenons pas » cette violence. Il a ajouté : « Nous ne savons plus à quel saint nous vouer ».
Un prêtre du diocèse catholique de Beni-Butembo a avancé un bilan plus lourd, «27 morts» ; il a aussi évoqué l’effroi créé au sein la population par cette attaque, en pleine ferveur religieuse, poussant certains citoyens à fuir. « Le bilan macabre est en train d’évoluer […] au fur et à mesure qu’on découvre des corps dans la forêt » aux environs de la ville, a-t-il indiqué.

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Peut-être la fin des tensions et des heurts sanglants en République Démocratique du Congo (RDC), sur fond d’obstination de l’actuel président, Joseph Kabila, à se cramponner au pouvoir malgré le couperet constitutionnel qui lui interdit de briguer un troisième mandat. Après d’âpres négociations, sur plusieurs mois, la conférence épiscopale de la RDC est parvenue à arracher un accord politique entre le pouvoir et l’opposition hier jeudi 22 décembre 2016 dans la soirée, rapporte Africanews.

Il est convenu que Kabila lâche son fauteuil à la fin de 2017, quoi qu’il se passe. Pour rappel, le précédent accord, sous la houlette du médiateur de l’Union africaine, Edem Kodjo, stipulait que le président partirait en avril 2018, après la tenue des élections, auxquelles, bien entendu, il ne prendrait pas part. C’est cet accord qui avait permis à Kabila de bomber le torse et de mener la vie dure à ses opposants. Il semble qu’on lui ait retiré le tapis sous le pied, même si théoriquement il a encore le temps de voir venir avant de rendre son tablier…

Autre point de l’accord paraphé par les parties en conflit, et non des moindres : Interdiction formelle de tripatouiller la Constitution pour permettre à Kabila de lorgner un autre mandat. Par ailleurs il devra s’accommoder d’un nouveau Premier ministre, issu des rangs de l’opposition pilotée par l’intraitable Etienne Thisekedi.
D’ailleurs ce dernier veillera personnellement sur l’application de l’accord. A noter que le porte-parole du gouvernement n’a pas souhaité s’exprimer sur les termes de ce document…

Le texte passe ce matin entre les mains des parlementaires, pour une adoption en plénière dans la foulée. La signature officielle est programmée cet après-midi même.

Rappelons que le mandat de Kabila a expiré depuis le mardi 20 décembre 2016 et il était censé faire place nette à cette date, mais tout ce qu’on a vu c’est un déploiement impressionnant de forces de l’ordre qui s’en sont prises aux protestataires : Bilan 34 personnes tuées. A moins que le président sorte un autre lapin de son chapeau dans quelques semaines ou mois, le pays en a terminé avec ces épisodes sanglants, grâce à cet accord…

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