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Le Maroc, comme on s’y attendait, n’a pas l’intention de rester sagement dans un coin et laisser les chefs d’Etat africains décider des sujets qu’ils jugent relevant exclusivement de sa souveraineté. La diplomatie du royaume, qui vient pourtant à peine de renouer avec l’Union africaine (UA), officiellement le 30 janvier 2017, après l’avoir boudée pendant 32 ans en réaction à l’admission de la République Arabe Sahraouie Démocratique, vient de faire étalage de toute sa force de frappe dans un rapport sur le… Sahara occidental. Encore lui. Mais cette fois Rabat a décidé de se battre à l’intérieur du système, et a eu gain de cause sur les morceaux du document considérés comme portant à sa souveraineté sur le Sahara. C’est donc un texte complètement remanié qui sera soumis aux dirigeants africains…

Le Maroc a été épaulé dans son offensive par le Nigeria, avec qui il entretient les meilleures relations du monde. In Fine, après des débats houleux hier dimanche 02 juillet au Conseil exécutif des ministres des Affaires étrangères de l’UA, Rabat a obtenu les amendements qu’il voulait. Les articles 88 et 89 stipulaient au départ «l’instauration d’une mission d’évaluation des droits de l’homme dans le territoire occupé en République arabe sahraouie démocratique (RASD) conformément aux décisions précédentes du Conseil exécutif». La mission «doit être effectuée dans les plus brefs délais», indiquait le texte. Des termes forts qui avaient suscité le courroux de Rabat. Après le toilettage des ministres africains, ça donne ceci : “quelques délégations des pays membres» ont suggéré l’envoi d’une mission d’évaluation des droits de l’homme «dans le territoire connu à l’ONU sous le nom du Sahara occidental et à l’UA sous celui de la République arabe démocratique et sahraouie». Toutefois «d’autres délégations», précise la nouvelle mouture, ont manifesté «leur ferme opposition à cette proposition». Des nuances que la diplomatie marocaine a fortement appréciées. Ce n’est certes pas une victoire totale, mais Rabat ne va certainement pas en rester là…

Les passages qui ont ulcéré les Marocains passaient comme une lettre à la poste depuis 7 ans dans tous les rapports de la Commission des droits de l’homme et des peuples. Mais depuis le retour du Maroc au sein de l’UA, c’est une toute autre musique. L’expression «territoire occupé», qui monnaie courante à l’UA pour évoquer le Sahara occidental, a du plomb dans l’aile. Ce qui est certain c’est que les débats sur ce morceau de territoire ne seront plus un long fleuve tranquille dans cet hémicycle de l’UA habitué aux postures consensuelles et feutrées…

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Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), en sa 688ème réunion tenue le 26 mai 2017, a adopté la décision qui suit sur les conclusions de la Retraite du Conseil de paix et de sécurité de l’UA sur la mise en œuvre des Conclusions des retraites précédentes du Conseil de paix et de sécurité et des décisions connexes adoptées de 2007 à 2016 :

Le Conseil,

1.  Félicite le Gouvernement de la République du Rwanda pour avoir accueilli la Retraite du CPS sur la mise en œuvre des Conclusions des retraites précédentes du Conseil de paix et de sécurité et des décisions connexes adoptées de 2007 à 2016, qui a eu lieu du 3 au 5 mai 2017, à Kigali, au Rwanda. Le Conseil exprime également son appréciation à la République d’Ouganda, Président du CPS pour le mois de mai 2017, pour la bonne conduite de la Retraite ;

2.  Rappelle ses décisions antérieures sur les méthodes de travail du CPS, en particulier le communiqué [PSC/PR/Comm(LXXXV)] de sa 85ème réunion tenue le 8 août 2007, par lequel le Conseil a décidé de revoir régulièrement ses méthodes de travail et de les ajuster en tant que de besoin ;

3.  Décide d’adopter officiellement les Conclusions de la Retraite du Conseil de paix et de sécurité de l’UA sur la mise en œuvre des Conclusions des retraites précédentes du Conseil de paix et de sécurité et des décisions connexes adoptées de 2007 à 2016 (Conclusions de Kigali). Le Conseil décide en outre de soumettre les Conclusions de Kigali à l’approbation de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement lors de sa 29ème session ordinaire, prévue du 3 au 4 juillet 2017, à Addis-Abéba, Ethiopie ;

4.  Décide de revoir régulièrement ses méthodes de travail et de les ajuster, en tant que de besoin, afin de permettre au Conseil de traiter plus efficacement des menaces à la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique.

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Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), en sa 682ème réunion tenue, le 25 avril 2017, au niveau ministériel, a adopté la décision qui suit sur la sûreté et la sécurité maritimes et la paix, la sécurité et le développement de l’économie bleue, “Après Lomé” :

Le Conseil:

1.    Prend note de l’allocution prononcée par le Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine de la République togolaise, Prof. Robert Dussey, en sa qualité de Président du Conseil pour le mois d’avril 2017, et de la communication faite par le Commissaire à la Paix et à la Sécurité, l’Ambassadeur Smail Chergui. Le Conseil prend également note des présentations faites par le Commissaire au Commerce et à l’Industrie de l’UA, Ambassadeur Albert Muchanga, ainsi que par Madame l’Ambassadeur Amoko Kouvahe et le Juge Kokou Humado du Togo. Le Conseil prend en outre note des déclarations faites par les Représentants des Etats membres, des Communautés économiques régionales/Mécanismes régionaux (CER/MR) pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits, ainsi que par les Représentants des  Nations unies et de l’Union européenne;

2.    Rappelle la Stratégie intégrée africaine pour les mers et les océans (AIM 2050) et son Plan d’action adoptés par la 22ème session ordinaire de la Conférence de l’Union, en janvier 2014. Le Conseil rappelle également la décision Ext/Assembly/AU/Dec.1 (VI) du Sommet extraordinaire de l’UA tenue le 15 octobre 2016, à Lomé, au Togo, au cours duquel la Charte sur la sureté et la sécurité maritimes et le développement en Afrique a été adoptée;

3.    Exprime sa profonde préoccupation face à la persistance des menaces à la paix et à la sécurité dans le domaine maritime, y compris la piraterie, le vol à main armée en haute mer, la pêche illégale, le déversement de déchets toxiques, le trafic illégal d’armes et de drogue, le trafic d’êtres humains, le blanchiment d’argent, l’immigration clandestine et le terrorisme. Le Conseil souligne l’importance que revêt l’adoption de mesures fermes pour combattre ces menaces ;

4.    Souligne le lien entre la paix, la sécurité et le développement en ce qui concerne le domaine maritime, qui fait partie intégrante de la stratégie de croissance économique globale et du processus d’intégration de l’Afrique. Le Conseil souligne en outre l’importance de la Charte de Lomé, comme instrument africain pour la promotion de la paix, de la sécurité et de la sûreté dans le domaine maritime africain, comme condition nécessaire au développement et à la croissance de l’économie bleue au bénéfice du continent et de ses populations ;

5.    Félicite le Président Faure Essozimna Gnassingbe de la République togolaise, pour avoir été désigné comme leader de l’UA en ce qui concerne les questions liées à la sureté et à la sécurité maritimes en Afrique, contribuant ainsi au renforcement de la paix et de la sécurité sur le continent ;

6.    Rappelle la demande faite par le Sommet extraordinaire à la Commission de prendre toutes les mesures nécessaires pour organiser les sessions extraordinaires des Comités techniques spécialisés (CTS) compétents, qui n’ont pas été impliqués dans le processus d’élaboration de la Charte, à savoir :  le CTS sur le Commerce, l’Industrie et les Mines, le CTS sur les Transports, les Infrastructures, l’Energie et le Tourisme, le CTS sur les Affaires monétaires, la planification économique et l’intégration, et tout autre CTS compétent qui pourrait les aider dans l’examen des questions inscrites dans leurs mandats respectifs et soumettre leurs contributions à la Charte africaine, sous la forme d’annexes, à l’examen de la Conférence de l’Union, en juillet 2017. À cet égard, le Conseil reconnaît les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la décision et demande à  la Commission d’accélérer la finalisation des projets d’annexes à la Charte de Lomé, en vue de permettre la tenue rapide des réunions envisagées des CTS compétents pour leur élaboration ;

7.    Prend note avec gratitude de l’offre faite par la République togolaise d’abriter les réunions des CTS compétents ;

8.    Souligne l’importance que revêt le rôle des CER/MR dans la définition, la mise en œuvre et l’harmonisation  des cadres réglementaires nationaux et régionaux, y compris les mécanismes de régulation;

9.    Souligne en outre la nécessité de mettre en place un mécanisme de suivi approprié, en particulier au sein de la Commission de l’UA, tenant compte de la nature multidimensionnelle et multisectorielle des questions relatives à la sécurité et à la sûreté maritimes et au développement, tel que reconnu dans la Stratégie AIM 2050 et la Charte de Lomé;

10.    Félicite le Togo, seul Etat membre, à ce jour, à avoir déjà signé et ratifié  la Charte de Lomé, et exhorte tous les Etats membres à ratifier la Charte, conformément à leurs procédures  nationales pertinentes;

11.    Décide de rester activement saisi de la question.

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L’Algérie accueillera aujourd’hui, lundi 8 mai 2017, à Alger la 11ème session des pays voisins de la Libye et ce, afin d’examiner les derniers développements de la crise en Libye et leurs retombées sur la sécurité des pays de la région, ainsi que le processus de règlement politique.

Le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine (UA) et de la Ligue des États arabes, Abdelkader Messahel, a reçu, dimanche 7 mai 2017, à Alger les chefs de délégations des pays voisins de la Libye, ainsi que le représentant de l’Onu pour ce pays, Martin Kobler.

Messahel a, à ce propos estimé “impératif de se retrouver tous ensemble entre voisins de la Libye et discuter de la sécurisation de la région qui sera l’objectif de la prochaine réunion d’Alger”.

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Les chefs d’État de l’Union africaine (UA) ont décidé lundi 30 janvier de réintégrer le Maroc lors d’un sommet à Addis-Abeba, en Éthiopie, rapporte l’AFP.

Le pays avait quitté l’organisation continentale en 1984 pour marquer son désaccord sur le dossier du Sahara occidental.

Le Maroc, qui revendique la souveraineté sur ce territoire, avait protesté contre l’admission de la République arabe sahraouie démocratique proclamée (RASD) autoproclamée en 1976 par le Front Polisario, qui réclame l’indépendance du Sahara occidental. Du côté des organisations internationales, la RASD n’est reconnue que par l’Union africaine.

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Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a appelé, dans un communiqué rendu public vendredi 16 septembre 2016, la Commission de l’UA à mobiliser des observateurs au Gabon en vue d’assister la Cour constitutionnelle dans l’examen du recours déposé par le candidat de l’opposition Jean Ping, rapporte la chaîne BBC Afrique.

L’ancien président de la commission de l’UA avait déposé le 8 septembre dernier un recours devant la Cour constitutionnelle de son pays. Jean Ping conteste ainsi la réélection annoncée d’Ali Bongo et notamment les résultats dans la province du Haut-Ogooué où le chef de l’Etat sortant est crédité de plus de 95 % des voix.

Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA recommande que ces observateurs soient sélectionnés parmi d’éminents membres de hautes juridictions africaines francophones, a ajouté la même source.

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L’Union africaine (UA) a décidé d’envoyer une délégation au Gabon, en vue de résoudre la crise politique dans ce pays, a annoncé le président tchadien, Idriss Déby Itno, président en exercice de l’UA.

Selon la BBC Afrique, la délégation de l’UA se rendra à Libreville et sera composée de chefs d’Etat africains, de hauts responsables de la Commission de l’organisation continentale et de représentants des Nations unies.

 

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Les travaux de la 27ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA),, se sont ouverts à huis-clos dimanche à Kigali (Rwanda).

La cérémonie d’ouverture officielle de la Conférence de l’UA, prévue à 14h00, verra le lancement du passeport panafricain et du rapport de la décennie de la femme africaine.

Les premiers bénéficiaires du passeport africain seront les chefs d’Etat et de gouvernement, les ministres des Affaires étrangères et les représentants permanents des Etats membres de l’UA à son siège d’Addis-Abeba (Ethiopie).

Cette initiative, lancée en 2014, entre dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’UA, visant à faciliter la circulation des personnes, des biens et des services au sein de l’Union, en vue de dynamiser le commerce panafricain, l’intégration du continent et son développement économique.

Inscrit cette année sous le thème de “2016: année de protection des droits de l’homme, avec un accent particulier sur les droits des femmes”, le sommet se penchera également sur la protection des femmes et le droit des minorités, ainsi que sur les droits et bien-être de l’enfant.

Plusieurs autres sujets figurent à l’ordre du jour de cette rencontre continentale comme les questions de sécurité, le financement de l’UA et l’élection d’un nouveau président de la Commission de l’UA, qui remplacera la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini Zuma, en poste depuis 2012 et qui ne briguera pas un second mandat à la tête de l’instance africaine.

Le sommet sera également consacré aux questions relevant du renforcement et de la consolidation de l’action et de la place de l’organisation continentale sur la scène africaine et internationale.

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA seront saisis des questions juridiques internationales touchant l’Afrique à l’instar des conclusions du procès Hissène Habré et des efforts de l’UA en matière de justice pénale internationale.

Il s’agit aussi pour les Etats membres de l’UA d’examiner le rapport sur l’appropriation du premier Plan décennal de mise en oeuvre de l’agenda africain 2063 et de la Cour pénale internationale.

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ADDIS ABEBA

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 571èmeréunion tenue le 29 janvier 2016, à Addis Abéba, en Ethiopie, au niveau des chefs d’État et de Gouvernement, après avoir examiné les efforts de l’UA contre le terrorisme, a adopté la décision qui suit sur la prévention et la lutte contre le terrorisme en Afrique.

Le Conseil, prend note de la mise à jour faite par la Commission de l’UA, conformément au communiqué PSC/AHG/COMM. (CDLV) sur le terrorisme et l’extrémisme violent en Afrique, adopté par le Conseil lors de sa 455ème réunion tenue le 2 Septembre 2014, au niveau des chefs d’État et de Gouvernement à Nairobi, au Kenya.

Le Conseil prend en outre note des déclarations faites par l’Algérie, le Burkina Faso, le Cameroun, le Tchad, l’Egypte, la Gambie, le Kenya, la Libye, le Mali, le Nigéria et l’Afrique du Sud.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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