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Le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, s’est entretenu à Addis-Abeba (Ethiopie), avec plusieurs hauts responsables de la commission de l’Union africaine (UA).
Ces entretiens interviennent en marge de sa participation, les 3 et 4 juillet, aux travaux de la 29e conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA.
Au cours de son entretien avec le président de la commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mohamed, le ministre des Affaires étrangères a examiné les moyens de raffermir les relations entre la Tunisie et l’organisation panafricaine, lit-on mercredi dans un communiqué du ministère des affaires étrangères.

Jhinaoui a, en outre, rencontré la commissaire auprès de l’UA en charge de l’infrastructure et de l’énergie, Ameni Abou-Zeid, avec laquelle il a évoqué les perspectives de développement de la coopération entre la Tunisie et son département.
Avec le Haut représentant pour le Fonds de la paix de l’UA, Donald Kaberuka, Jhinaoui a réaffirmé le soutien de la Tunisie au processus de réforme de l’Union africaine, en vue de conférer davantage d’efficience à ses institutions, structures et méthodes de travail, apprend-on de même source.

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L’affaire n’a pas fait les gros titres, et pour cause, le principal intéressé n’avait pas annoncé sa venue, mais le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, était bien hier mardi 04 juillet 2017 au sommet de l’Union africaine (UA), à Addis-Abeba, rapporte Jeune Afrique. Et il était très actif dans les coulisses, pour rallier les diplomates du continent africain à la cause de Riyad, qui croise le fer actuellement avec son “petit” et puissant voisin, le Qatar, accusé de tous les maux (soutien au terrorisme, alliance avec l’ennemi traditionnel, l’Iran, etc.). Après le Sénégal, pays “ami”, qui a suivi aveuglément l’Arabie saoudite dans sa croisade, ce qui lui a valu des représailles (Doha ne donne plus de visa aux citoyens sénégalais, entre autres mesures de rétorsion), Riyad s’active pour renforcer son camp en Afrique…

D’après plusieurs sources, al-Jubeir a eu un entretien avec le président de l’UA, le chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, qui avait proposé ses services pour recoller les morceaux dans le Golfe. Le chef de la diplomatie saoudienne a également rencontré les délégations de l’Éthiopie, de la Somalie, du Bénin, de la Sierra Leone et du Liberia. Bref, il n’a pas perdu son temps !

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Le 29ème sommet de l’Union Africaine a clôturé ses travaux ce 4 juin à Addis-Abeba en mettant en exergue la réforme de l’organisation, dans l’esprit de l’Agenda 2063 pour l’Afrique, mais aussi les questions relatives à la paix et à la sécurité.

La situation au Soudan du Sud, en Libye, en Centrafrique, et le conflit frontalier entre Djibouti et l’Erythrée, entre autres, sont très préoccupantes, au même titre que l’instauration de la paix au Mali, et la lutte contre le terrorisme. Selon le Président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, l’organisation a décidé de prioriser la prévention et l’anticipation ; dans ce sens, les organisations et les mécanismes régionaux sont appelés à intensifier leurs actions en étroite coopération avec la Commission de l’UA. Par rapport aux Nations Unies et à l’Union Européenne, un solide consensus a été établi en matière de paix et de sécurité, sur la lutte contre le terrorisme et la radicalisation, ainsi que sur les questions relevant de la gouvernance.

D’ici le prochain sommet de l’UA, en janvier 2018, la première piste est la mise en œuvre du programme de réforme, notamment le projet d’autofinancement basé sur la création d’une taxe de 0,2% sur les produits importés en Afrique ; parallèlement il y a les actions en faveur de la paix et de la sécurité sur le continent, sur l’impératif de faire baisser les tensions, et l’objectif de faire taire les armes d’ici l’an 2020.

Une autre piste est consacrée à l’action humanitaire et à la solidarité aux populations victimes de la sécheresse, de la famine, des épidémies, et des déplacements forcés. Les questions de développement stratégiques occuperont la place qu’elles méritent, dont la transformation du NEPAD en une agence d’exécution de l’UA. Sur la Jeunesse, thème central du 29ème sommet,  les 55 pays membres de l’Union Africaine ont décidé de créer un Fonds consacré à son épanouissement, ainsi qu’une université à Addis-Abeba.

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Le prix de l’Union Africaine pour la promotion de la jeunesse a été décerné à la Tunisie à l’occasion de l’hommage rendu à plusieurs pays membres de l’Union qui ont accompli des performances dans le domaine du genre, et ce en marge des travaux de la première journée du 29ème sommet des Chefs d’Etat de l’Union Africaine, tenu les 3 et 4 juillet à Addis-Abeba, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié mardi 4 juillet 2017.

Il convient de rappeler à ce propos que la Tunisie avait décroché le prix du développement social du genre lors du sommet africain de Kigali tenu en juillet 2016.

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La situation en Libye, les moyens de développer les relations bilatérales ainsi que l’agenda du sommet africain ont été au centre des entretiens effectués par le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, avec nombre de ses homologues, en marge de sa participation au 29e sommet des chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union africaine, tenu les 3 et 4 juillet à Addis-Abeba, en Ethiopie.
Lors de son entretien avec son homologue égyptien, Sameh Chokri, le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, a souligné la nécessité de poursuivre la coordination entre les deux pays dans le cadre de l’application de l’initiative tripartite (Tunisie-Algérie-Egypte) concernant la Libye et de tout mettre en œuvre pour inciter les différents protagonistes libyens au dialogue afin de parvenir à une solution consensuelle à la crise libyenne, a indiqué, mardi, le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Khemaies Jhinaoui a, par ailleurs, eu un entretien avec le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Msahel. Les deux ministres ont évoqué le développement de la situation en Libye, soulignant l’impératif d’appliquer les recommandations issues de la réunion des ministres des Affaires étrangères tunisien, algérien et égyptien tenue le 5 mai dernier, à Alger.
L’accent a été, également, mis sur la nécessité de poursuivre la coordination entre les deux pays au sujet du dossier libyen et d’impulser les perspectives de coopération bilatérale.
Khemaies Jhinaoui a, par ailleurs, eu une série d’entretiens avec ses homologues togolais Robert Dussey, éthiopien Workeneh Gebeyehu, Kenyane Amina Mohamed et rwandaise Louise Mushikiwabo.
Ces entretiens ont, principalement, porté sur les moyens de promouvoir les relations de coopération entre la Tunisie et ces pays et les prochaines échéances bilatérales.

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«Tirer pleinement profit du dividende démographique en investissant dans la Jeunesse» : c’est le thème du 29ème sommet de l’Union Africaine qui s’ouvre demain à Addis Abéba.

Le thème du 29ème sommet de l’UA en lui-même, déjà initié lors du sommet de janvier, met l’accent sur l’intégration de la jeunesse, son intégration et sa plus grande participation dans le processus de développement. Il est reconnu que l’investissement dans les jeunes et leur autonomisation doit leur permettre d’assumer un rôle de leader par une participation active à la vie publique. Ce faisant, la jeunesse peut contribuer positivement à la réalisation des objectifs définis dans l’Agenda 2063 pour l’Afrique, et l’Agenda 2030 des Objectifs de développement Durable. Le 29ème sommet de l’UA aura en outre à se pencher sur le dossier de son financement et les questions portant sur la paix et la sécurité sur le continent.

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«Le chômage des jeunes devrait figurer au cœur de toutes les stratégies destinées à relever les défis économiques et démographiques inhérents au continent africain», a déclaré M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, depuis le siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture qui servait de cadre à une réunion conjointe entre l’Union européenne et l’Union africaine.

En 2014, près de 11 millions de jeunes africains ont fait leur entrée sur le marché du travail. Nombre d’entre eux ne voient pourtant que très peu d’opportunités dans le secteur agricole et sont limités par le manque de compétences, les faibles salaires et un accès restreint à la terre et aux services financiers. Tous ces éléments tendent à favoriser l’exode rural.

«Favoriser l’agriculture durable et le développement rural est essentiel afin d’absorber ces millions de jeunes à la recherche d’un travail», a indiqué M. José Graziano da Silva. «C’est en impliquant totalement les jeunes que nous serons en mesure de parvenir à un monde durable. Ils doivent se sentir intégrés et croire en la possibilité d’un monde pacifique et prospère», a-t-il ajouté.

La réunion, qui se déroule sur une journée, a été co-organisée par la Commission de l’Union africaine, la Commission européenne et la Présidence estonienne du Conseil européen. Plusieurs ministres de l’agriculture des Etats membres de l’Union africaine et de l’Union européenne y ont assistés.

L’objectif était d’élaborer une stratégie commune afin de générer des emplois durables et inclusifs pour la jeunesse africaine dans le secteur rural.

Une solution en cinq étapes

Le Directeur général de la FAO a présenté cinq étapes qui permettront d’impliquer la jeunesse dans l’agriculture et dans le processus de développement rural. Il s’agira tout d’abord d’améliorer la participation des jeunes et leur encadrement au sein des organisations de producteurs et des autres institutions rurales afin de les autonomiser et de les faire davantage participer au dialogue politique.

Il sera ensuite question de stimuler les investissements dans le secteur privé afin de créer un secteur agricole moderne et dynamique et des chaînes de valeur, mais aussi de construire les infrastructures nécessaires aux investissements agricoles. S’en suivra la nécessité de fournir aux zones rurales de meilleurs services tels que l’électricité, l’éducation et la santé.

La quatrième étape consistera à renforcer les liens physiques, économiques, sociaux et politiques entre les petits centres urbains et les zones rurales environnantes. Enfin, il s’agira d’investir davantage dans les Technologies de l’information et de la communication (TIC), en mesure d’améliorer l’efficacité de certains travaux agricoles et de faciliter l’accès aux marchés, aux informations et aux opportunités commerciales.

Le travail de la FAO en faveur des jeunes

La FAO soutient la mise en œuvre de nombreux programmes ciblant les jeunes en milieu rural. L’Ouganda, par exemple, a adopté la méthode des Ecoles pratiques d’agriculture et de vie pour les jeunes de la FAO, financées par la Norvège, la Suède et la Belgique. Ce programme, simple mais efficace, enseigne aux enfants vulnérables et aux jeunes les rudiments de l’agriculture et des techniques de gestion.

Au Nigéria, la FAO contribue à l’élaboration d’un plan appelé Programme national pour l’emploi des jeunes dans l’agriculture, tandis que l’Organisation et le NEPAD ont uni leurs forces en vue d’accroître les opportunités commerciales et d’emploi pour les jeunes en milieu rural, au Bénin, au Cameroun, au Malawi, et au Niger, grâce à une subvention de 4 millions de dollars octroyée par le Fonds fiduciaire de solidarité africain.

Les conclusions de la rencontre seront présentées lors du Sommet Afrique-UE, en novembre, et permettront d’orienter les prochains travaux de la Commission européenne et de la Commission de l’Union africaine.

Le Maroc, comme on s’y attendait, n’a pas l’intention de rester sagement dans un coin et laisser les chefs d’Etat africains décider des sujets qu’ils jugent relevant exclusivement de sa souveraineté. La diplomatie du royaume, qui vient pourtant à peine de renouer avec l’Union africaine (UA), officiellement le 30 janvier 2017, après l’avoir boudée pendant 32 ans en réaction à l’admission de la République Arabe Sahraouie Démocratique, vient de faire étalage de toute sa force de frappe dans un rapport sur le… Sahara occidental. Encore lui. Mais cette fois Rabat a décidé de se battre à l’intérieur du système, et a eu gain de cause sur les morceaux du document considérés comme portant à sa souveraineté sur le Sahara. C’est donc un texte complètement remanié qui sera soumis aux dirigeants africains…

Le Maroc a été épaulé dans son offensive par le Nigeria, avec qui il entretient les meilleures relations du monde. In Fine, après des débats houleux hier dimanche 02 juillet au Conseil exécutif des ministres des Affaires étrangères de l’UA, Rabat a obtenu les amendements qu’il voulait. Les articles 88 et 89 stipulaient au départ «l’instauration d’une mission d’évaluation des droits de l’homme dans le territoire occupé en République arabe sahraouie démocratique (RASD) conformément aux décisions précédentes du Conseil exécutif». La mission «doit être effectuée dans les plus brefs délais», indiquait le texte. Des termes forts qui avaient suscité le courroux de Rabat. Après le toilettage des ministres africains, ça donne ceci : “quelques délégations des pays membres» ont suggéré l’envoi d’une mission d’évaluation des droits de l’homme «dans le territoire connu à l’ONU sous le nom du Sahara occidental et à l’UA sous celui de la République arabe démocratique et sahraouie». Toutefois «d’autres délégations», précise la nouvelle mouture, ont manifesté «leur ferme opposition à cette proposition». Des nuances que la diplomatie marocaine a fortement appréciées. Ce n’est certes pas une victoire totale, mais Rabat ne va certainement pas en rester là…

Les passages qui ont ulcéré les Marocains passaient comme une lettre à la poste depuis 7 ans dans tous les rapports de la Commission des droits de l’homme et des peuples. Mais depuis le retour du Maroc au sein de l’UA, c’est une toute autre musique. L’expression «territoire occupé», qui monnaie courante à l’UA pour évoquer le Sahara occidental, a du plomb dans l’aile. Ce qui est certain c’est que les débats sur ce morceau de territoire ne seront plus un long fleuve tranquille dans cet hémicycle de l’UA habitué aux postures consensuelles et feutrées…

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Le Maroc a rejeté, samedi 1er juillet 2017, le rapport de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, ce dernier contenant deux clauses sur l’instauration d’une mission de surveillance des droits de l’homme dans le Sahara, rapporte jeuneafrique

La journée fut mouvementée au Conseil exécutif de l’Union africaine (UA). Le Maroc a fait barrage au rapport de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, jugeant qu’il remettait en cause sa souveraineté sur le Sahara occidental.

Le rapport de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, soumis à l’appréciation des ministres des Affaires étrangères composant ce Conseil et dont Jeune Afrique détient une copie, contient deux clauses problématiques pour le Maroc. Les articles 88 et 89 demandent « l’instauration d’une mission d’évaluation des droits de l’homme dans le territoire occupé en République arabe sahraouie démocratique (RASD) conformément aux décisions précédentes du Conseil exécutif ». Laquelle mission « doit être effectuée dans les plus brefs délais ».

Les Marocains ont demandé la suppression des clauses controversées. Depuis son retour au sein de l’UA, le Maroc mène une bataille à l’intérieur de l’organisation et cherche à contrecarrer tout projet dès lors qu’il juge que cela peut porter atteinte à son intégrité territoriale. « Il faut que la partie adverse sache que n’accepterons plus ce genre de provocations ! », s’emporte un diplomate marocain, indique la même source.

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L’ambassadrice Nikki Haley, représentante permanente des États-Unis auprès des Nations unies, s’est exprimée ce matin lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la coopération entre les Nations unies et l’Union africaine.

« L’Union africaine dispose d’une capacité unique en son genre d’anticipation de crise, de médiation de conflits et de déploiement de militaires et policiers dans un court délai. Et ce, qui plus est, dans certains des environnements les plus difficiles au monde. Nous nous félicitons du leadership croissant dont l’UA a fait montre en contribuant aux opérations de paix et en luttant contre les groupes terroristes et d’insurgés. »

« Nous sommes encouragés par la perspective d’opérations de paix plus efficaces, autonomes et menées par l’Afrique. Nous comprenons toutefois que des progrès supplémentaires prendront du temps. Par conséquent, avant d’envisager une avancée vers une résolution cadre concernant le soutien financier par l’ONU, nous chercherons d’abord à voir les mises en œuvre et les résultats concrets sur base des références et échéances propres de l’UA. »

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Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), en sa 688ème réunion tenue le 26 mai 2017, a adopté la décision qui suit sur les conclusions de la Retraite du Conseil de paix et de sécurité de l’UA sur la mise en œuvre des Conclusions des retraites précédentes du Conseil de paix et de sécurité et des décisions connexes adoptées de 2007 à 2016 :

Le Conseil,

1.  Félicite le Gouvernement de la République du Rwanda pour avoir accueilli la Retraite du CPS sur la mise en œuvre des Conclusions des retraites précédentes du Conseil de paix et de sécurité et des décisions connexes adoptées de 2007 à 2016, qui a eu lieu du 3 au 5 mai 2017, à Kigali, au Rwanda. Le Conseil exprime également son appréciation à la République d’Ouganda, Président du CPS pour le mois de mai 2017, pour la bonne conduite de la Retraite ;

2.  Rappelle ses décisions antérieures sur les méthodes de travail du CPS, en particulier le communiqué [PSC/PR/Comm(LXXXV)] de sa 85ème réunion tenue le 8 août 2007, par lequel le Conseil a décidé de revoir régulièrement ses méthodes de travail et de les ajuster en tant que de besoin ;

3.  Décide d’adopter officiellement les Conclusions de la Retraite du Conseil de paix et de sécurité de l’UA sur la mise en œuvre des Conclusions des retraites précédentes du Conseil de paix et de sécurité et des décisions connexes adoptées de 2007 à 2016 (Conclusions de Kigali). Le Conseil décide en outre de soumettre les Conclusions de Kigali à l’approbation de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement lors de sa 29ème session ordinaire, prévue du 3 au 4 juillet 2017, à Addis-Abéba, Ethiopie ;

4.  Décide de revoir régulièrement ses méthodes de travail et de les ajuster, en tant que de besoin, afin de permettre au Conseil de traiter plus efficacement des menaces à la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique.

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Le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, a reçu, vendredi, une délégation de la Commission de l’Union Africaine (UA) sur la Libye, conduite par le ministre congolais des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso.
A l’issue de l’audience, Jean-Claude Gakosso a déclaré avoir évoqué avec Khemaies Jhinaoui les rencontres des membres de la délégation de l’UA sur la Libye avec les principaux acteurs dans ce pays, en l’occurrence le président du Conseil présidentiel du gouvernement d’entente nationale de Libye, Fayez al-Sarraj et le président du Parlement libyen, Aguila Salah Issa.
La délégation poursuivra sa mission et se déplacera demain à Benghazi pour rencontrer le Maréchal Khalifa Haftar qui “joue un rôle décisif dans la recherche d’une solution durable et décisive en Libye“, a indiqué le ministre congolais.
Il est impératif pour l’Union africaine, au vu de ses responsabilités dans le continent, d’accompagner les efforts entrepris par les pays voisins de la Libye pour aider ce pays à sortir de l’abime” a-t-il dit.
Pour sa part, Khemaies Jhinaoui a indiqué que la rencontre a été l’occasion de passer en revue les résultats de la visite de la délégation de l’UA à Tripoli et à Tobrouk, rappelant que la Tunisie participera à la réunion consultative des ministres des Affaires étrangères aux côtés de l’Algérie et de l’Egypte prévue les 5 et 6 juin en Algérie. Cette réunion s’inscrit dans le cadre du suivi de l’exécution de l’initiative du président de la République Béji Caïd Essebsi pour un règlement politique global en Libye, avait indiqué un communiqué du département des Affaires étrangères le 29 mai dernier.
Le Congo Brazzaville préside une Commission de haut niveau de l’Union Africaine sur la Libye. Cette Commission est composée de représentants de 12 pays africains, y compris la Tunisie.

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L’Internet Society et la Commission de l’Union africaine ont révélé un nouvel ensemble de consignes pour la sécurité de l’infrastructure Internet en Afrique, dans le cadre du Sommet africain de l’Internet, qui se déroule du 30 mai au 2 juin à Nairobi. Ces consignes sont destinées à aider l’Afrique à créer une infrastructure Internet plus sécurisée et à modifier la façon dont les États membres de l’Union africaine abordent la cybersécurité.

Ces consignes (les premières de ce genre en Afrique) ont été élaborées par un groupe mixte d’experts en sécurité d’infrastructure Internet en Afrique et dans le monde entier, et constituent une première étape dans la construction d’un Internet plus sûr en Afrique. Elles aideront les États membres de l’UA à renforcer la sécurité de leur infrastructure Internet locale, au moyen d’actions aux niveaux régional, national, FAI/opérateur et organisationnel.

L’environnement de la cybersécurité en Afrique est confronté à une combinaison unique de défis, et notamment à un manque de connaissance des risques qu’implique l’utilisation de la technologie. Le Kenya est le 69e pays le plus vulnérable (sur 127), selon l’indice de menace mondial de Deloitte de 2015. Parmi les raisons principales qui lui valent ce titre : de faibles connaissances, un sous-investissement, une pénurie de personnel qualifié et une surcharge de données [1]. Deloitte estime en outre que le Kenya a perdu 171 millions de dollars en cybercriminalité en 2016.

« L’Afrique a franchi d’importantes étapes dans le développement de son infrastructure Internet au cours de l’année passée. Cependant, Internet ne fournira les bénéfices espérés que si nous pouvons lui faire confiance. De récentes expériences nous ont montré que l’Afrique n’est pas à l’abri de cyberattaques et d’autres menaces en matière de sécurité. Ces directives, développées en collaboration avec la Commission de l’Union africaine, aideront les pays africains à mettre en œuvre des mesures nécessaires pour renforcer la sécurité de leur infrastructure Internet », a expliqué Dawit Bekele, directeur du bureau régional pour l’Afrique de l’Internet Society.

Ce document paraît à un moment où le monde ressent un besoin réel et urgent de construire et de renforcer des structures visant à combattre une cybermenace toujours plus présente envers l’économie numérique mondiale. Les gouvernements, les entreprises, les opérateurs de réseau, les universités et les organisations de tous les États membres de l’Union africaine sont encouragés à appliquer les consignes de sécurité pour l’infrastructure Internet.

« Il s’agit d’une autre importante réussite qui arrive au moment opportun, au vu des nouveaux défis en matière de sécurité qui touchent le cyberespace », a déclaré Moctar Yeday, responsable du département de la société de l’information de l’Union africaine. « La Commission de l’Union africaine poursuivra son partenariat avec l’Internet Society sur un deuxième ensemble de directives destinées à la protection des données personnelles en Afrique », a-t-il ajouté.

Selon les Faits et chiffres sur les TIC pour 2016 de l’IUT, on estime que 25,1 % des Africains sont désormais connectés, et malgré des taux d’accès à Internet plus faibles par rapport à d’autres régions du monde, on observe une croissance soutenue à deux chiffres de pénétration d’Internet sur les 10 dernières années. Ce phénomène est dû en grande partie à la croissance de l’Internet mobile, à la mise sur le marché de smartphones plus abordables et à une population africaine plus jeune et qui maîtrise mieux la technologie. Cependant, afin de continuer d’améliorer l’accès et de connecter ceux qui ne le sont pas, les individus doivent avoir confiance en Internet.

Symantec, l’un des leaders de la cybersécurité à échelle mondiale, a détecté 24 millions d’incidents liés à des logiciels malveillants visant l’Afrique en 2016. D’autres incidents de la sorte n’ayant probablement pas été détectés, leur nombre réel pourrait être bien plus élevé. Selon un rapport de Symantec datant de 2013, le cybercrime augmentait à un taux plus élevé en Afrique que dans n’importe quelle autre région [2].

La pénétration d’Internet augmentant en Afrique et de plus en plus d’activités commerciales se faisant en ligne, la mise en œuvre de mesures de sécurité contre les incidents liés aux logiciels malveillants pour protéger Internet est de plus en plus importante.

Offrant des actions spécialement conçues pour l’environnement de la cybersécurité en Afrique et des solutions pour un monde en ligne en perpétuel changement, les recommandations du document présenté aujourd’hui peuvent jouer un rôle majeur pour aider l’Afrique à gérer le type d’attaques Internet qui ont récemment paralysé des services publics et gouvernementaux essentiels.

Une copie des Consignes de sécurité applicables à l’infrastructure Internet en Afrique est disponible à l’adresse suivante : www.InternetSociety.org/doc/aiisg.

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Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), en sa 682ème réunion tenue, le 25 avril 2017, au niveau ministériel, a adopté la décision qui suit sur la sûreté et la sécurité maritimes et la paix, la sécurité et le développement de l’économie bleue, “Après Lomé” :

Le Conseil:

1.    Prend note de l’allocution prononcée par le Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine de la République togolaise, Prof. Robert Dussey, en sa qualité de Président du Conseil pour le mois d’avril 2017, et de la communication faite par le Commissaire à la Paix et à la Sécurité, l’Ambassadeur Smail Chergui. Le Conseil prend également note des présentations faites par le Commissaire au Commerce et à l’Industrie de l’UA, Ambassadeur Albert Muchanga, ainsi que par Madame l’Ambassadeur Amoko Kouvahe et le Juge Kokou Humado du Togo. Le Conseil prend en outre note des déclarations faites par les Représentants des Etats membres, des Communautés économiques régionales/Mécanismes régionaux (CER/MR) pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits, ainsi que par les Représentants des  Nations unies et de l’Union européenne;

2.    Rappelle la Stratégie intégrée africaine pour les mers et les océans (AIM 2050) et son Plan d’action adoptés par la 22ème session ordinaire de la Conférence de l’Union, en janvier 2014. Le Conseil rappelle également la décision Ext/Assembly/AU/Dec.1 (VI) du Sommet extraordinaire de l’UA tenue le 15 octobre 2016, à Lomé, au Togo, au cours duquel la Charte sur la sureté et la sécurité maritimes et le développement en Afrique a été adoptée;

3.    Exprime sa profonde préoccupation face à la persistance des menaces à la paix et à la sécurité dans le domaine maritime, y compris la piraterie, le vol à main armée en haute mer, la pêche illégale, le déversement de déchets toxiques, le trafic illégal d’armes et de drogue, le trafic d’êtres humains, le blanchiment d’argent, l’immigration clandestine et le terrorisme. Le Conseil souligne l’importance que revêt l’adoption de mesures fermes pour combattre ces menaces ;

4.    Souligne le lien entre la paix, la sécurité et le développement en ce qui concerne le domaine maritime, qui fait partie intégrante de la stratégie de croissance économique globale et du processus d’intégration de l’Afrique. Le Conseil souligne en outre l’importance de la Charte de Lomé, comme instrument africain pour la promotion de la paix, de la sécurité et de la sûreté dans le domaine maritime africain, comme condition nécessaire au développement et à la croissance de l’économie bleue au bénéfice du continent et de ses populations ;

5.    Félicite le Président Faure Essozimna Gnassingbe de la République togolaise, pour avoir été désigné comme leader de l’UA en ce qui concerne les questions liées à la sureté et à la sécurité maritimes en Afrique, contribuant ainsi au renforcement de la paix et de la sécurité sur le continent ;

6.    Rappelle la demande faite par le Sommet extraordinaire à la Commission de prendre toutes les mesures nécessaires pour organiser les sessions extraordinaires des Comités techniques spécialisés (CTS) compétents, qui n’ont pas été impliqués dans le processus d’élaboration de la Charte, à savoir :  le CTS sur le Commerce, l’Industrie et les Mines, le CTS sur les Transports, les Infrastructures, l’Energie et le Tourisme, le CTS sur les Affaires monétaires, la planification économique et l’intégration, et tout autre CTS compétent qui pourrait les aider dans l’examen des questions inscrites dans leurs mandats respectifs et soumettre leurs contributions à la Charte africaine, sous la forme d’annexes, à l’examen de la Conférence de l’Union, en juillet 2017. À cet égard, le Conseil reconnaît les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la décision et demande à  la Commission d’accélérer la finalisation des projets d’annexes à la Charte de Lomé, en vue de permettre la tenue rapide des réunions envisagées des CTS compétents pour leur élaboration ;

7.    Prend note avec gratitude de l’offre faite par la République togolaise d’abriter les réunions des CTS compétents ;

8.    Souligne l’importance que revêt le rôle des CER/MR dans la définition, la mise en œuvre et l’harmonisation  des cadres réglementaires nationaux et régionaux, y compris les mécanismes de régulation;

9.    Souligne en outre la nécessité de mettre en place un mécanisme de suivi approprié, en particulier au sein de la Commission de l’UA, tenant compte de la nature multidimensionnelle et multisectorielle des questions relatives à la sécurité et à la sûreté maritimes et au développement, tel que reconnu dans la Stratégie AIM 2050 et la Charte de Lomé;

10.    Félicite le Togo, seul Etat membre, à ce jour, à avoir déjà signé et ratifié  la Charte de Lomé, et exhorte tous les Etats membres à ratifier la Charte, conformément à leurs procédures  nationales pertinentes;

11.    Décide de rester activement saisi de la question.

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La Tunisie célèbre, ce jeudi 25 mai 2017, la Journée mondiale de l’Afrique, “une occasion pour le pays d’exprimer sa fierté d’appartenir à l’Afrique et de souligner la priorité accordée dans la diplomatie tunisienne au continent africain”, a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Le thème choisi par la Commission africaine pour l’année 2017, “tirer pleinement parti du dividende démographique en investissant dans la jeunesse”, est aussi important pour la Tunisie que pour l’Afrique dès lors que la question des jeunes est désormais une affaire nationale et internationale.
Etant l’un des pays fondateurs de l’Union africaine, la Tunisie affirme sa détermination à poursuivre les efforts pour renforcer les relations de solidarité et de coopération afin de réaliser la complémentarité africaine escomptée, souligne-t-on de même source.
“La Tunisie est attachée aux principes de l’Union africaine”, a ajouté le ministère, soulignant l’importance de conjuguer les efforts pour soutenir l’action africaine commune.
La sécurité et la stabilité en Afrique constitue un pilier et une condition fondamentale pour préserver le développement, ce qui requiert davantage de solidarité et de coopération permettant au continent africain de faire face aux menaces terroristes et aux défis sécuritaires, lit-on de même source.

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En collaboration avec la Commission de l’Union africaine et le Forum économique mondial (FEM), la Banque africaine de développement a lancé la seconde édition de l’Indice d’ouverture des visas en Afrique le vendredi 19 mai, 2017, en prélude aux Assemblées annuelles de la Banque à Ahmedabad en Inde.

L’Indice classe le niveau d’ouverture des pays africains en fonction des exigences imposées aux citoyens africains pour obtenir un visa d’entrée dans un pays africain donné. Le rapport offre un aperçu des pays qui facilitent les déplacements des ressortissants d’autres pays africains et les mesures prises à cet effet et indique si les citoyens africains sont autorisés à entrer dans les pays sans visa, s’ils peuvent obtenir le visa à l’arrivée ou s’ils doivent avoir le visa avant de voyager.

Dans l’ensemble, les africains ont pu voyager plus librement à travers le continent en 2016 car le niveau d’ouverture des pays africains s’est amélioré par rapport à 2015. Cependant, de nombreux défis restent à relever. La seconde édition de l’Indice d’ouverture des visas en Afrique met en évidence les différences régionales qui persistent en termes d’ouverture sur les visas. En guise d’exemple, 75% des 20 pays les plus ouverts se trouvent en Afrique de l’Est et de l’Ouest, 20% sont en Afrique Australe. La Mauritanie est le seul pays d’Afrique du Nord classé et aucun d’Afrique centrale figure parmi les 20 premiers. “J’ai besoin de 38 visas pour me déplacer en Afrique”, a déclaré Aliko Dangote, président du Groupe Dangote.

Bien que des défis demeurent, de nombreux progrès ont également été réalisés en 2016. À l’échelle continentale, le Ghana, classé 6ème, a le plus progressé dans l’ouverture de ses frontières aux voyageurs africains, gagnant ainsi 16 places par rapport à 2015. Le Sénégal, classé 15ème en 2016, intègre également le top 20 des pays les plus ouverts, gagnant ainsi 9 places par rapport à 2015. Quant à la Tunisie, elle gagne 13 places comparée à 2015. Les Seychelles dominent de nouveau le classement et restent le seul pays à offrir une entrée sans visa pour tous les africains.

“Nos dirigeants doivent abattre les murs qui séparent l’Afrique de l’Est,  l’Afrique centrale, l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest. Nous avons besoin d’un marché plus ouvert et plus large”, affirme Akinwumi A. Adesina, Président du Groupe de la Banque africaine de développement, qui a reçu en son passeport africain, symbole de l’intégration du continent, en 2016.

La priorité aujourd’hui est de maintenir cette tendance positive et de mettre en œuvre la décision de l’Union africaine sur l’émission des visas à l’arrivée par tous les pays africains à tous les citoyens africains. Une politique libérale des visas en Afrique peut contribuer à une intégration africaine centrée sur les individus et offrir des opportunités de voyages, commerce, loisirs,  études et emplois à tous les africains.

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Une mission conjointe de Haut niveau de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union Africaine et des Nations Unies s’est rendue, le 17 mai 2017 en Côte d’Ivoire, dans le contexte des mutineries qui menaçaient d’aggraver les tensions sociales et de ternir l’image de la relance économique réussie de la Côte d’Ivoire.

Cette mission, composée du Président de la Commission de la CEDEAO, Marcel A. de Souza, du Ministre d’Etat, Secrétaire Général à la Présidence de la République de Guinée, Kiridi Bangoura, représentant le Président en exercice de l’Union Africaine, S.E. Prof. Alpha Condé, et du Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), Mohamed Ibn Chambas, a été reçue en audience par S.E.M. Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire.

La mission a manifesté tout son soutien au Président Alassane Ouattara, au Gouvernement et au peuple ivoirien dans ces moments difficiles traversés par le pays. Elle a transmis ses félicitations au Président de la République pour la sagesse qui a conduit au règlement rapide et pacifique des revendications des mutins.

Durant ces derniers évènements, la CEDEAO, l’Union Africaine et les Nations Unies ont exprimé leur inquiétude quant à l’usage de la violence et ont réitéré leur attachement au recours exclusif au dialogue et aux voix légales pour résoudre les différends.

A cet égard, la mission se réjouit de l’accord qui a été trouvé et qui démontre la volonté des autorités Ivoiriennes, et à leur tête le Président Ouattara, de trouver des solutions à travers le dialogue pour garantir les droits de tous, en vue de sauvegarder la stabilité du pays.

La Côte d’Ivoire est un pays majeur de la région qui doit continuer à servir de modèle de stabilité et de développement économique. Il importe que le chemin de la paix soit toujours privilégié pour faire face à de telles tensions qui pourraient compromettre les fondements de l’expansion économique et l’émergence de la Côte d’Ivoire.

La CEDEAO, l’Union Africaine et les Nations Unies expriment leurs profondes compassions aux familles éplorées au cours de ces événements et souhaitent un prompt rétablissement aux blessés.

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Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union Africaine, a pris la parole au Parlement Européen, à Strasbourg, le 16 mai 2017, pour exposer le cap de l’Afrique jusqu’en 2063 et ce que le continent attend de ses partenaires européens. Extrait du discours :

Honorables Députés ;

Excellences Mesdames, Messieurs ;

Pour s’épanouir et porter ses fruits, le partenariat entre l’UE et l’UA doit reposer sur des principes solides et se dessiner tous les champs à la mesure de son envergure multidimensionnelle, de ses ambitions visionnaires et de ses enjeux globaux, en constante extension.

Le respect mutuel, l’égalité, la liberté et la solidarité sont les repères et le jalon inaltérables d’une relation solide, durable, mutuellement avantageuse.

L’Afrique a rassemblé ses intelligences pour concevoir et adopter un agenda ambitieux pour les cinquante prochaines années, visant la construction d’une Afrique intégrée, prospère et en paix.

A l’examen, pareil agenda recoupe sur certaines questions essentielles, la stratégie Afrique-Europe dont nous célébrons ensemble, cette année, le dixième anniversaire. L’agenda 2063 est aujourd’hui le fanion de l’Union Africaine. C’est lui qui balise nos chemins vers le futur et jette les bases de notre coopération internationale et nos partenariats stratégiques.

Quoique l’Afrique ait été et demeure le théâtre de très nombreux conflits meurtriers dont les principaux se situent à la Corne de l’Afrique, au Sahel, au Bassin du Lac Tchad et en Afrique Centrale, les éléments de sa renaissance sont aujourd’hui tangibles.

Elle regorge de richesses, que sont ses mines, ses ressources halieutiques, ses immenses étendues arables et surtout la vitalité de sa population majoritairement jeune. Une bonne gouvernance articulée sur une vision courageuse et déterminée de l’intégration africaine, d’incitations commerciales, d’effacement des barrières douanières, d’initiatives innovantes en agriculture propre et d’énergie renouvelable, en technologie  et services, constitue un levier essentiel de la renaissance recherchée.

Son taux de croissance économique est demeuré soutenable ces dix dernières années. Viendra soutenir notre ambition, une lutte sans merci, contre l’impunité , la gabegie, la corruption, le gaspillage et le détournement des fonds publics. De ce point de vue, la priorité pour nous porte sur la mise en œuvre des instruments pertinents adoptés par les instances compétentes de notre Union et le respect par les États membres des engagements qui y sont contenus.

La réforme de l’Union Africaine décidée par le Sommet de janvier 2017 se présente comme une réelle chance de notre renaissance en ce qu’elle commande résolument une prise en charge de l’organisation par nous même. A ce titre, elle est appelée à soutenir fortement les tendances positives observées.

Notre Continent conjugue désormais toutes ses forces pour faire reculer en vue de les éradiquer les drames sociaux auxquels elle fait face à travers la sécheresse, la famine, les conflits armés et les violations des droits de l’Homme.

Ces crises et conflits placent les questions jumelles de paix et de sécurité en tête de nos priorités. Faire taire les armes à l’horizon 2020 est un objectif que nous poursuivons avec acharnement et détermination.

La lutte contre le terrorisme, le jihadisme et la radicalité est au cœur de notre engagement constant en faveur de la paix, la sécurité et la stabilité auquel nous consacrons des efforts inlassables et vigoureux, tant en prévention qu’en gestion et reconstruction post-conflit.

Nous apprécions hautement l’appui multiforme que nous apporte l’Union européenne dans ce combat à travers, notamment la Facilité de Paix.

Mesdames Messieurs,

Toutes les expertises actuelles et prospectives indiquent, avec certitude, que l’Afrique est la région du monde qui souffre le plus de la dégradation de l’environnement naturel et des changements climatiques. Les effets ravageurs sur la faune et la flore réduisent – parfois annihilent – de manière irréversible, la possibilité même de la vie dans de larges espaces du Continent. Le paradoxe atrocement déconcertant réside ici dans le fait que l’Afrique, Continent le moins pollueur de la planète, est celui qui souffre le plus des changements climatiques.

N’est-il pas, à cet égard, superflu de rappeler que l’Afrique ne bénéficie que de portions congrues des efforts et sacrifices internationaux pour contrecarrer ou, à tout le moins, soulager l’universelle menace que font peser sur l’humanité les changements climatiques. Cette question est l’un des champs de notre partenariat qui devra être désormais mieux appréhendé, mieux traité, mieux priorisé.

En rapport avec cette exigence se trouve intimement liée l’ouverture de larges couloirs aux secteurs privés africain et international. Il faut ici se féliciter que le commerce européen avec l’Afrique a augmenté ces dernières années de 50%, ramenant le volume global de l’investissement privé européen à 200 Milliards d’euros par an.

L’entreprise est le premier créateur de richesses, d’emplois et de prospérité économique. Son rôle crucial dans notre développement économique et social se taillera désormais une place de choix dans nos politiques et partenariats stratégies.

Notre profonde conscience des impératifs d’une nouvelle gouvernance économique nous encourage à nous situer dans la perspective d’une zone continentale de libre échange.

Cette conscience nous rend particulièrement attentifs et sensibles aux idées d’investissement dans le privé et de l’invention hardie d’un plan Marshall pour l’Afrique, concepts défendus opportunément par la présidence allemande du G20, à laquelle j’exprime du haut de cette prestigieuse et honorable tribune notre ferme soutien à ses démarches dans cette direction.

La jeunesse africaine représente plus de 60% de la population. Les femmes constituent quant à elles, plus de la moitié du peuplement actuel de l’Afrique. Jeunesse et dimension genre sont dans notre vision stratégique des préoccupations transversales qui arroseront tous nos programmes conduits seuls ou en partenariats avec d’autres acteurs.

La question de l’émigration  de pans entiers de nos jeunes en Europe pose un double péril : à ceux qui se jettent, aveuglement, sur les chemins du naufrage, à ceux qui sans préparation, se trouvent submergés par ses flots d’êtres humains.

Le défi que nous lance, tous, ce phénomène n’a point de solutions, à l’exception d’une seule : développer l’Afrique et réinventer pour notre jeunesse, un avenir meilleur dans le Continent. Notre partenariat trouve ici un champ, encore inexploité, d’une exceptionnelle communauté d’intérêts et d’avantages mutuels.

La diaspora, considérée dans notre vision comme la sixième région d’Afrique après celles du Sud, du Nord, de l’Est, de l’Ouest et du Centre, occupe dans notre agenda une place importante. Sa contribution multiforme au développement du Continent puise dans les ressources intellectuelles et financières qu’elle véhicule.

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Le Président rwandais Paul Kagame, son équipe de conseillers en vue de la réforme de l’Union africaine et près de 40 ministres des Affaires étrangères africains se sont réunis hier à Kigali, au Rwanda, pour discuter de la mise en œuvre des réformes de l’Union africaine adoptées en janvier 2017.

En juillet 2016, lors du 27e sommet de l’Union africaine, les États membres de l’UA ont confié au président du Rwanda, Paul Kagame, la mission de mener une réforme de l’Union africaine, afin de permettre à cette dernière de mieux atteindre ses objectifs et de servir au mieux les intérêts des citoyens d’Afrique.

En janvier 2017, les réformes proposées ont été acceptées par l’ensemble des chefs d’État et de gouvernement. Ces réformes ont pour objectif de rendre l’Union africaine plus efficace sur les plans politique, opérationnel et financier, afin que l’organisation multilatérale soit mieux à même de remplir ses obligations envers les États membres et les citoyens africains.

Les leaders africains s’engagent à :

  • Se concentrer sur les priorités majeures, pour garantir que les efforts de l’UA ne soient pas dispersés et qu’elle puisse se consacrer aux enjeux qui feront réellement la différence pour les citoyens africains. Cela permettra également un partage du travail bien défini entre l’UA et les États membres.
  • Restructurer les institutions de l’UA pour répondre à ces priorités et s’assurer que les structures, organes et agences techniques spécialisées de la Commission de l’Union se focalisent sur les priorités définies.
  • Gérer l’efficacité de l’UA aux niveaux politique et opérationnel, pour permettre aux membres de créer une Commission efficace et effective réunissant les meilleurs professionnels africains. Cela consoliderait également les méthodes de travail du sommet de l’UA, pour améliorer la qualité et l’impact des prises de décision, tout en assurant la mise en œuvre des décisions de l’Assemblée dans les délais.
  • Financer l’Union africaine, et durablement, pour en consolider la gestion financière et la comptabilité.

Le Maroc, qui vient à peine de retourner dans le bercail de l’Union africaine, après l’avoir déserté pendant 32 ans, à cause de l’admission de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), n’a pas l’intention de faire profil bas. Bon, on s’en doutait un peu, mais que le royaume montre des velléités d’en découvre avec la RASD une semaine après son retour est assez surprenant. Et inquiétant pour la stabilité de l’UA…

Le Maroc a dévoilé publiquement son intention de faire du lobbying au sein de l’organisation panafricaine pour fragiliser l’assise de la République sahraouie, en commençant par le priver de soutiens. Le ministre marocain délégué aux Affaires étrangères, Nasser Bourita, est venu déclarer devant la presse que son pays ne « reconnaîtra jamais » la RASD. Mieux : « Non seulement le Maroc ne reconnaît pas – et ne reconnaîtra jamais – cette entité fantoche mais il redoublera d’efforts pour que la petite minorité de pays, notamment africains, qui la reconnaissent encore, fassent évoluer leur position dans le sens de la légalité internationale et des réalités géopolitiques », a confié Bourita hier dimanche 5 février au portail d’informations Le Desk. Il a martelé : Le retour du Maroc au sein de l’UA « ne changera rien dans nos positions immuables concernant la marocanité du Sahara » occidental. Voilà pour les chefs d’Etat africains qui en doutaient : Le Maroc va faire du grabuge, au risque de fragiliser une union qui cherche encore son équilibre et doit faire face à l’énorme défi du développement du continent…

Le Maroc incommode ses “amis”

Le Maroc a été officiellement réintégré dans l’UA le lundi 30 janvier 2017, à Addis Abeba, en Ethiopie, lors du 28ème sommet des chefs d’État africains où 39 d’entre eux, sur 54, ont avalisé ce retour que beaucoup voient comme un facteur de consolidation de l’organisation, le Maroc étant un poids lourd économique et politique sur le continent. L’arrivée du Maroc a été émaillée par une forte agitation diplomatique, les pro-Polisario, notamment l’Algérie et l’Afrique du Sud, ayant tout fait pour bloquer la réintégration du royaume. Mais c’était sans compter sur les soutiens de poids du Maroc, dont le Sénégal, le Gabon, la Côte d’Ivoire, etc. La bronca du front de la RASD a été vite balayée. Mais il faut dire aussi que les “amis” de Rabat ont pensé qu’en l’adoubant, il se calmerait un peu sur le dossier de République sahraouie et s’accommoderait de la cohabitation au sein de l’UA. Et ce, d’autant plus que le Maroc n’avait pas fait de l’exclusion de la RASD la condition de son retour dans l’organisation panafricaine. Même le Polisario s’est mis à y croire, et a caressé le rêve d’une reconnaissance des frontières de la RASD. Donc les premiers à être surpris, et certainement terrifiés, par la récente posture du Maroc ça doit être les “amis” du royaume…

La reconnaissannce de la RASD, quelle reconnaissance!?

Pour le ministre marocain délégué aux Affaires étrangères, c’est « un non sens du point de vue du droit international et de la pratique des États » ; selon lui la reconnaissance d’une nation « est un acte libre, éminemment souverain » de la part d’un État.
« Le fait pour un État de siéger dans une enceinte internationale en présence d’une entité non reconnue, ne peut impliquer une reconnaissance par lui de cette entité », a-t-il ajouté, pour mieux doucher les espoirs des partisans de la coexistence pacifique avec la République sahraouie.
Pour bétonner son argumentaire, il convoque le cas israélien : « la majeure partie des pays arabes », ou encore l’Iran, qui siègent à l’ONU aux côtés d’Israël « ne reconnaissent pas » l’État hébreu. « Est-ce que l’Algérie reconnaît Israël du seul fait qu’elle siège à l’ONU à ses côtés ? » . L’Algérie, fidèle soutien de la RASD, appréciera la pique…
Une chose est sûre : Des jours difficiles attendent le nouveau président de l’UA, le Guinéen Alpha Condé, comme on l’avait prédit

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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