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Le Président de la République française, Emmanuel Macron, a reçu le 22 mai 2019 le maréchal Khalifa HAFTAR, commandant général de l’Armée nationale libyenne.

Une semaine après la visite en France du Premier ministre libyen M. Fayez SARRAJ, cette rencontre avait pour objet de faciliter le dialogue entre les acteurs libyens, dans le contexte des opérations militaires en cours aux abords de Tripoli.

Dans cette situation, Macron a demandé au maréchal HAFTAR de veiller à la protection des populations civiles, ainsi que de travailler à l’établissement d’un cessez-le-feu et à la reprise des négociations politiques.

Le chef de l’Etat français a réaffirmé les priorités de son pays en Libye : lutter contre les groupes terroristes, démanteler les réseaux de trafiquants, en particulier liés aux migrations clandestines, et stabiliser durablement la Libye.

Sur le processus politique, il a rappelé au maréchal HAFTAR les engagements pris lors des rencontres internationales précédentes, notamment en France, en Italie et aux Emirats Arabes Unis, dans leurs trois dimensions : mise en place d’une gouvernance de transition, unification des institutions libyennes et préparation des élections demandées par le peuple libyen. Il l’a encouragé à veiller à leur mise en œuvre.

Macron a exprimé son soutien aux Nations unies et a souhaité une étroite coordination avec les partenaires européens, africains et internationaux.

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Pour ceux qui en doutaient, l’Union européenne ne lâchera pas sur l’ALECA, elle harcèlera la Tunisie jusqu’au bout pour qu’elle signe, au plus vite, l’accord. Les moyens de pression dont dispose l’UE pour faire plier la “petite” Tunisie qui a eu l’outrecuidance de rechigner : L’argent, le nerf de la guerre. Le pays du jasmin en manque cruellement et justement son premier partenaire économique, l’UE, en a et en donne, en tout cas plus que les pays amis et frères du monde arabe, pour moult raisons. Mais les Européens aussi ont besoin de la Tunisie pour offrir des débouchés à leurs produits pour lesquels le marché commun de l’UE, aussi vaste soit-il, commence à être un peu étroit. Eh oui, il ne faut pas se leurrer, c’est une affaire éminemment économique, il n’est pas question de philanthropie, d’aide sociale ou de bons sentiments ! Les autorités tunisiennes freinent des quatre fers pour le moment, en s’adossant sur les rapports des experts sur les conséquences désastreuses, pour la Tunisie, de la ratification en l’état de l’ALECA, des rapports alarmants confortés par l’étude récente de l’OTE. Mais quoique promette le chef du gouvernement, Youssef Chahed, la Tunisie ne pourra pas tenir longtemps face à la pression de la diplomatie et aux Millions d’euros des Européens. Et on l’a nettement perçu lors de la visite du ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, les 16 et 17 mai 2019 à Bruxelles.

Les chèques et le reste

Jhinaoui a annoncé la signature d’un accord entre la Tunisie et l’UE pour impulser l’inclusion économique, sociale et politique des jeunes tunisiens. Concrètement les Européens ont lâché 60 Millions d’euros pour financer le programme “EU4Youth“. L’ISIE se frotte les mains également avec un chèque additionnel de 2 Millions d’euros pour l’aider à organiser les élections de 2019. Mais il y a eu ça aussi : “Nous avons confirmé notre souhait de développer davantage les relations économiques et commerciales entre l’UE et la Tunisie, en poursuivant les négociations sur un Accord de Libre Echange Complet et Approfondi (ALECA). L’ALECA aidera la Tunisie à diversifier son économie, à accroitre sa compétitivité et à développer ses exportations auprès de l’UE, qui est son plus grand partenaire commercial“,  indique la déclaration conjointe. Décidément, l’ALECA n’est jamais loin, et l’UE a l’art de l’évoquer en le mettant dans la même phrase que le statut de partenaire numéro 1 de la Tunisie, comme une sorte de petit rappel pour les plus optimistes, les autres diront avertissement subliminal ou carrément chantage…

La corde au cou

Le même communiqué dit aussi ceci : “Nous avons convenu de l’importance de maintenir notre commerce bilatéral aussi fluide que possible, exempt d’obstacles et barrières. L’Union européenne a noté l’annonce de la décision des autorités tunisiennes de lever dans les meilleurs délais les mesures commerciales mises en place en novembre 2018. La Tunisie a pris note du commentaire de la partie européenne que ces mesures ont un impact sur les produits européens“. Voilà, il faut le savoir : Les dirigeants tunisiens ont pris des engagements, qui de fait engagent aussi les citoyens. Des clameurs, des cris on en entendra prochainement, beaucoup, que ce soit de la part des agriculteurs, des industriels ou des experts tunisiens, mais encore faut-il que la Tunisie ait les moyens de son indignation. Quand on fait à peine 1,1% de croissance, il faut autre chose que les prédictions surréalistes de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement pour tenir la dragée haute à son premier partenaire commercial, premier donateur, premier investisseur, etc.

L’Ambassadeur de France avait averti

On ne savait pas que le partenariat Tunisie-UE n’était pas assez visible, on pensait qu’il était solidement imprimé dans toutes les têtes, surtout en terre tunisienne et que les liens avec l’Europe n’avaient nul besoin de promotion. C’est pourtant ce qui a été clairement demandé lors de la visite de Jhinaoui à Bruxelles : Faire un travail de pédagogie auprès des opinions publiques respectives pour magnifier la coopération entre la Tunisie et l’UE. Mais très vite on en vient au coeur du sujet : il s’agit surtout de valoriser à la face des citoyens tunisiens tout le bien que l’UE leur fait. C’est donc ça, exactement comme l’avait asséné l’Ambassadeur de France à Tunis, Olivier Poivre D’Arvor, devant le ministre tunisien du Commerce, Omar Béhi et un parterre de décideurs. Ni plus, ni moins. On en a maintenant la preuve : L’agitation et les rebuffades des Tunisiens devant l’ALECA ne passent plus. L’UE prend encore des gants pour signifier à la Tunisie son irritation, mais la patience des Européens a des limites…

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L’Ukraine a appelé ses ressortissants à ne pas se rendre en Tunisie.  Cette décision intervient suite au blocage d’un bus touristique transportant des touristes ukrainiens il y a quelques jours.

 Selon les données rapportées par Mosaïque fm, le bus a été bloqué durant plusieurs heures par des manifestants au niveau de Souk Lahad au gouvernorat de Kébili.

Mohamed Sayem, délégué régional du tourisme, a assuré que cette décision est un retour en arrière et un coup dur pour le tourisme tunisien.

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L’Amérique du Sud fait partie des cibles de la diplomatie tunisienne. Une diplomatie qui certes, au regard de ses maigres moyens, ne peut pas rivaliser avec les ténors du continent (Maroc par exemple) et d’ailleurs (Turquie, Chine, France, USA, Royaume-Uni, etc.) mais joue à fond les cartes qu’elle a en main. L’intérêt de la Tunisie pour le marché sud-américain n’est pas nouveau, même si jusqu’ici les retombées sont plutôt modestes. Peut-être que la visite officielle en Argentine du ministre des Affaires étrangères, Khémaies Jhinaoui, les 6 et 7 mai 2019, pourra faire bouger les choses. Il a souligné, lors de son entretien avec son homologue argentin, Jorge Faurie, l’importance d’intensifier les échanges de visites au niveau des hauts responsables des deux pays.

Lors de cette rencontre, Jhinaoui a salué le dynamisme caractérisant les relations bilatérales depuis la visite de son homologue argentin en Tunisie le 2 avril 2018, indique le ministère des Affaires étrangères.
Jhinaoui a, par ailleurs, mis en avant la détermination de la Tunisie à élargir le nombre de partenaires économiques et à renforcer ses relations avec les pays de l’Amérique latine, notamment les membres du groupe du marché commun d’Amérique du Sud.
Il a, dans ce contexte appelé l’Argentine, en tant que président du groupe (présidence tournante), à appuyer les efforts de la Tunisie visant à passer un accord de libre échange avec cet “espace économique important“.

Les deux ministres ont signé deux accords de coopération dans le domaine de l’égalité homme-femme et des droits des femmes ainsi que dans le domaine de la coopération technique.
Deux mémorandums d’entente ont été également, signés, l’un dans le domaine social et l’autre entre le Centre de promotion des exportations (CEPEX) et son équivalent argentin et ce, à l’issue d’une séance de travail élargie regroupant les délégations des deux pays.

Les deux parties ont, par ailleurs, souligné l’importance de renforcer davantage les relations de coopération entre la Tunisie et l’Argentine, particulièrement dans les domaines de l’économie, du commerce, de l’agriculture, de la recherche scientifique, de la santé et de la coopération technique.
Elles ont, aussi, convenu d’enrichir et actualiser le cadre juridique régissant les relations bilatérales.
Les questions régionales et internationales d’intérêt commun et les moyens de renforcer la coopération multidimensionnelle entre les deux pays ont, également, été au centre de la rencontre, notamment à l’approche de la candidature non permanente de la Tunisie au Conseil de sécurité de l’ONU.

A noter que Jhinaoui effectue une visite officielle en Argentine à l’invitation de son homologue argentin. Elle constitue la première visite d’un ministre tunisien des Affaires étrangères depuis 1995.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a appelé, mardi, l’Italie, en tant que membre de l’Union européenne (UE), à appuyer la demande de la Tunisie visant à la retirer de la liste européenne des pays présentant de hauts risques en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.
La Tunisie compte aussi sur la partie italienne pour l’aider à obtenir une réponse favorable à sa requête visant à instaurer une gestion commune du contingent tarifaire annuel d’huile d’olive, et ce, pour permettre de favoriser l’exportation de l’huile d’olive tunisienne sur le marché européen “, a-t-il ajouté lors de la clôture du forum économique tuniso-italien tenu à Tunis.

S’adressant au président du conseil des ministres italien, Giuseppe Conte, le chef du gouvernement a formulé le souhait de voir l’UE procéder à une mise en œuvre effective des principes régissant les négociations dans le cadre de l’Accord de Libre Echange Complet et Approfondi (ALECA).
Il a, en outre, exhorté la partie italienne à soutenir son gouvernement dans ses efforts visant à accroître le nombre de touristes italiens en Tunisie, qui demeure, selon lui, en deçà des espérances.

Pour sa part, le président du conseil des ministres italien, Giuseppe Conte, a exprimé la volonté de renforcer la coopération économique avec la Tunisie, notamment, en matière d’investissement afin d’instaurer la stabilité sociale et favoriser la croissance qui permettra, selon lui, d’endiguer les flux de la migration irrégulière.
L’Italie veut mettre en place toutes les conditions favorables à une collaboration gagnant/gagnant avec la Tunisie dans de nombreux secteurs, dont principalement l’infrastructure, l’énergie, l’industrie et les technologies“, a-t-il souligné, rappelant que 900 entreprises italiennes sont actuellement implantées en Tunisie, générant environ 68 mille postes d’emploi.
Ce nombre fait de l’Italie le 2e investisseur étranger en Tunisie“, s’est-il félicité.

Plus tôt dans la journée, les Tunisie et l’Italie ont signé, au siège de la présidence du gouvernement à la Kasbah, 7 accords de coopération dans plusieurs domaines dont l’énergie, l’éducation et la décentralisation.
Parmi ces conventions, figurent essentiellement un accord sur le renforcement de l’infrastructure du transport de l’électricité ” Elmed ” visant à promouvoir les échanges énergétiques entre l’Europe et l’Afrique du Nord et un autre portant sur la reconversion d’une deuxième tranche des dettes tunisiennes en projets d’investissements d’une valeur de 25 millions d’euros à partir de 2020 pour financer une partie du projet de développement intégré à El Mohdeth dans la délégation d’El Faouar.

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Deux accords de coopération et trois programmes exécutifs ont été signés, lundi, entre la Tunisie et la Guinée équatoriale, en marge de la réunion de la deuxième session de la commission mixte Tunisie-Guinée équatoriale.
Les accords ont été signés par le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui et son homologue équato-guinéen, Simeon Oyoni Esono Angue.
Il s’agit d’un :
– Accord de coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur
– Accord de coopération en matière de promotion et de développement de l’artisanat
– Un programme exécutif en matière de promotion de la femme, de la famille, de l’enfance et des séniors
– Un programme exécutif en matière de coopération culturelle
– Un programme exécutif dans le domaine agricole

Dans une déclaration aux médias, à l’issue des travaux de la commission mixte Tunisie -Guinée équatoriale, Khemaies Jhinaoui, a indiqué que la réunion a permis de passer en revue l’état d’avancement de la mise en œuvre des accords conclus entre les deux pays à l’occasion de la visite du président équato-guinéen en Tunisie, en février 2018.
Nous avons examiné les moyens permettant de renforcer la coopération bilatérale à travers, notamment, la mise en place d’un mécanisme de suivi de l’application des accords signés entre les deux pays “, a-t-il affirmé.

Pour sa part, le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères a souligné l’engagement résolu de son pays à appuyer la candidature de la Tunisie pour l’obtention d’un siège de membre non permanent au conseil de sécurité de l’ONU.
Sur un autre plan, le ministre équato-guinéen a souligné que son département avait déjà entamé les procédures nécessaires pour “exonérer les Tunisiens du visa d’entrée en Guinée équatoriale au nom du principe de réciprocité“.
Le ministre équato-guinéen est accompagné d’une délégation de 25 hauts responsables dont notamment le ministre du Tourisme.
Il effectue une visite de travail en Tunisie les 29 et 30 avril, à l’invitation de son homologue tunisien Khemaies Jhinaoui.

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Une délégation de businessmen s’est rendue en Arabie saoudite les 21 et 22 avril 2019, sous la houlette du ministre du Commerce, Omar Béhi. Pas moins de 25 hommes d’affaires, de moult secteurs, étaient du voyage, c’est pas peu ! Une affaire pourtant qui n’a pas fait grand bruit dans les médias, et pour cause : les Tunisiens, à part des promesses et des voeux pieux, n’ont rien ramené. Pour avoir droit aux gros titres, il en faut beaucoup plus. La Tunisie attendait beaucoup de ce déplacement, déception à l’arrivée, même si la diplomatie et le pari sur l’avenir empêchent les autorités tunisiennes de dire les choses comme nous les disons. Pourtant même le ministre saoudien du Commerce et de l’Investissement n’a pas caché le fait qu’il y ait, tout de même, un gros problème entre Tunis et Riyad, et a émis le souhait d’avoir “des solutions aux obstacles entravant l’accès des services et des investissements entre les deux pays frères”. Mais le fait n’est pas nouveau. Quand le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane, a débarqué en Tunisie, la seule qui a osé l’accueillir alors qu’il était vilipendé un peu partout dans le monde entier (à cause de l’affaire Khashoggi), il n’avait pas lâché les billets non plus. Bon, les choses se sont un peu mieux passées quand le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a visité le prince saoudien, mais on est loin du niveau du potentiel entre les deux pays. Et les raisons de cette panne il faut les chercher ailleurs : Le printemps arabe…

La fièvre révolutionnaire tunisienne avait littéralement terrorisé les chancelleries arabes, et elles avaient de bonnes raisons de l’être vu la manière avec laquelle ils administrent leurs citoyens : le bâton pour la population, la carotte pour s’acheter le silence et la collaboration des élites. Et c’est ainsi dans tout le monde arabe, ou presque. Alors quand ça s’agite du côté de la Tunisie avec une contamination possible dans tous ces pays où les droits des citoyens sont confisqués, c’est forcément une mauvaise nouvelle pour les dirigeants arabes. Mais là vu que le printemps arabe a été stoppé net, partout sauf en Tunisie (la Libye se débat dans une crise sanglante sans fin; en Syrie le maitre des lieux a été requinqué par la Russie et il est même question de le réintégrer dans la Ligue arabe; l’Egype est retournée sous le giron d’un “dictateur éclairé” qui file allègrement vers la présidence à vie…), les leaders arabes ont quelques bonnes raisons de jubiler. Et si en plus cette “petite” et insolente Tunisie, qui leur a donné tant de frayeurs et des salves de leçons de démocratie, va mal, politiquement et économiquement, et sollicite ces mêmes dirigeants arabes peu fréquentables, ils ne boudent pas leur plaisir !

La démocratie et la prospérité, surtout pas !

La Tunisie a développé un certain art dans sa capacité à soutirer de l’argent à ses bailleurs, le FMI en sait quelque chose. Mais là en l’occurrence pour les pays “amis et frère” du Golfe, il ne s’agit point de demander l’aumône, mais des investissements, ce que la Tunisie est en droit d’espérer vu le niveau de ses compétences et les opportunités qu’elle offre. Et les Tunisiens se démènent pour convaincre. ça marche pas, ou si peu. Tout le monde se souvient du tour de passe-passe du Qatar lors de la Conférence sur l’investissement, en 2016, où le pactole qui avait été annoncé avait finalement servi à rembourser des dettes, contractées avec le même Qatar. Bref, un montage financier un peu compliqué où le bénéfice pour la Tunisie a été infime. Idem pour le Sommet arabe à Tunis, où la fête fut belle, avec son lot d’amabilités, de belles phrases, de formules compassées, de démonstrations de compassion, mais rien à se mettre sous la dent, ou presque. La cause semble être entendue pour les pays arabes les plus riches : Aider la Tunisie oui, mais pas trop. Juste de quoi survivre, vivoter. Car si jamais le berceau du défunt printemps arabe arrivait à avoir et la démocratie et la réussite économique, ce ne serait pas bon pour les petites affaires des leaders arabes. Si ça marche en Tunisie, les citoyens de tout le monde arabe pourraient avoir une furieuse envie d’adopter le modèle, et ça c’est la dernière que souhaitent leurs dirigeants.

Vous me direz aussi qu’investir dans un pays – la Tunisie – qui rechigne à retourner au boulot depuis la dite Révolution, qui fait grève partout et tout le temps, et dont l’avenir politique est pour le moins incertain n’est pas non plus une sinécure. Oui, certes, mais la France le sait mieux que tout le monde et pourtant elle investit ! L’Italie aussi investit en Tunisie et y a de grands projets, l’Espagne également… Les pays arabes “amis et frères” pourraient et devraient en faire de même, en principe ! Mais si ces mêmes nations étaient capables de faire preuve de compassion, il y a longtemps que les Palestiniens auraient eu leur Etat. Il aurait suffi, il y a des décennies, de geler la production de pétrole pour quelques jours, histoire de tordre le bras au grand-frère américain d’Israël, pour que toutes les concessions soient possibles. Et pour les pays arabes ça n’aurait été qu’un tout petit sacrifice dans un train de vie fastueux. Ce n’est jamais arrivé, et la Palestine tend toujours la main à ses frères arabes pour quelques sous, pour une subsistance de plus en plus compliquée. La Tunisie aussi attend toujours le grand soir, de la part de ses “frères arabes”, qui ne viendra jamais.

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Les exportations tunisiennes vers la Russie ont augmenté de 5,7% au cours de l’année 2018 pour s’établir en valeur à 3,3 millions de dinars (MD), a fait savoir, jeudi, le président directeur général du Centre de promotion des exportations (CEPEX), Lassaad Labidi.
Recevant une délégation russe opérant dans les domaines de la production des équipements agricoles et produits phyto-pharmaceutiques ainsi que les engrais organiques afin d’améliorer le sol et la production biologique pour l’élevage du cheptel, Labidi a ajouté qu’en 2018 de nouveaux produits ont été exportés pour la première fois vers le marché russe, à l’instar du concentré de tomates (64 mille dinars), le liège (159 mille dinars), le carton (123 mille dinars) et le plastique (122 mille dinars).

L’accent, a-t-il dit, est actuellement mis sur le renforcement de la présence des produits tunisiens exportés : poivrons, salades fraîches, mollusques, produits halieutiques frais et pâtes alimentaires.
Et de faire remarquer, à ce propos, que le niveau de la coopération économique tuniso-russe n’est pas au niveau des relations politiques excellentes existant entre les deux pays et des opportunités offertes dans les différents domaines.
Il a précisé que le volume des exportations tunisiennes vers la Russie ne dépasse pas 20 millions de dollars (soit l’équivalent 61 millions de dinars), alors que les importations vers ce pays s’élèvent à 500 millions de dollars (soit l’équivalent 1,4 milliard de dinars), soulignant l’intérêt de la Tunisie à renforcer ses relations avec la Russie à travers l’ouverture d’une ligne maritime entre la Tunisie et la Russie avec une moyenne de deux dessertes par mois.

Laabidi a appelé la partie russe, qui effectue une visite de travail en Tunisie les 25 et 26 avril 2019 dans le cadre des travaux de la Commission mixte tuniso-russe, dirigée par la Présidente du Conseil d’affaires russo-tunisien, Tatiana Sadofieva, à simplifier les procédures d’entrée des investisseurs et des produits tunisiens sur le marché russe et à bénéficier des incitations offertes par la Tunisie aux partenaires internationaux.

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Nicole BELLOUBET, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, effectue un déplacement en Tunisie les 15 et 16 avril 2019 dans le cadre du lancement du premier Groupe d’entraide judiciaire en matière pénale entre la France et la Tunisie.

Nicole BELLOUBET sera reçue en audience par le Président de la République tunisienne, S.E.M. Béji CAID ESSEBSI, et par le chef de gouvernement, S.E.M. Youssef CHAHED. Elle s’entretiendra également avec S.E.M. Karim JAMOUSSI, ministre de la Justice, pour évoquer avec lui les principaux dossiers de coopération bilatérale et lancera, aux côtés de son homologue, le premier Groupe d’entraide judiciaire en matière pénale entre la France et la Tunisie.

A l’occasion de ce déplacement, la ministre saluera également la mémoire des victimes de l’attentat survenu au musée du Bardo le 18 mars 2015.

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Le président de l’Assemblée des représentants du peuple a entamé, le 13 avril courant, une visite officielle au Koweït à l’invitation du président l’Assemblée Nationale du Koweït. Mohamed Ennaceur s’est entretenu avec le Premier ministre par intérim et ministre de la Défense, Cheikh Nasser Sabah Al-Ahmad Al-Sabah et le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères Cheikh Sabah Khaled Al Hamad Al Sabah.

Ennaceur a eu mardi en marge de sa visite au Koweït une série d’entretiens avec de hauts responsables koweïtiens.Officiellement, «les entrevues ont porté sur la coopération bilatérale et les moyens de la développer particulièrement dans le domaine parlementaire», selon un communiqué rendu public par le parlement, ainsi que «les derniers développements survenus en Libye, en Algérie et au Soudan». Que fait là-bas le président de l’ARP, en ce moment de crise interne à tous les niveaux, et au moment où les crises, libyenne et algérienne, accentuent le manque de visibilité pour la Tunisie et mobilisent presque toutes ses forces aux frontières, Est et ‎Ouest, alors que la Tunisie se prépare à des élections qui ne seront pas faciles ?

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Une délégation de 25 hommes d’affaires tunisiens opérant dans différents secteurs d’exportation se rendra les 21 et 22 avril 2019 en Arabie Saoudite, selon un communiqué publié, lundi, par le Centre de promotion des exportations (CEPEX).
Cette visite, organisée à l’initiative du CEPEX, en collaboration avec le Consulat général de Tunisie à Djeddah, vise à développer les opportunités d’investissement entre la Tunisie et l’Arabie Saoudite et à promouvoir la présence des produits tunisiens sur le marché saoudien.
Au programme de cet événement, figure l’organisation par la Chambre de commerce et d’Industrie de Djeddah, le 21 avril 2019, d’un forum d’affaires tuniso-saoudien et des rencontres professionnelles bilatérales (BtoB) entre les hommes d’affaires tunisiens et leurs homologues saoudiens ainsi que des séances de dégustations des principaux produits tunisiens exportables sur le marché saoudien.

Des visites des principaux centrales d’achat à Djeddah et des rencontres avec des distributeurs et responsables sont prévues, également, à cette occasion.
L’Arabie saoudite est le premier partenaire commercial de la Tunisie dans la région du Golfe. Les exportations tunisiennes vers ce pays ont enregistré, en 2018, une croissance de 145% pour atteindre 128,8 millions de dinars(MD) contre 52,5 MD en 2017.
Les principaux produits exportés vers l’Arabie Saoudite sont l’huile d’olive, les poissons frais, les médicaments, les légumes et les fruits.
En revanche, la valeur des importations tunisiennes en provenance de l’Arabie Saoudite a atteint, en 2018, 626 MD. Ces importations concernent essentiellement, les produits chimiques.
Le nombre des sociétés saoudiennes ou à participation saoudienne opérant en Tunisie, s’élève à 45 entreprises avec un volume d’investissement dépassant 1,8 milliard de dinars. Ces sociétés assurent l’emploi de 6500 personnes, d’après le CEPEX.

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Au cours de sa visite à Washington du 3 au 6 Avril 2019, le président Felix Tshisekedi a rencontré de hautes personnalités de l’administration Trump, dont le secrétaire d’État Michael Pompeo, le secrétaire à l’Énergie Rick Perry, le secrétaire à la Santé et aux Services sociaux Alex Azar, et le conseiller à la Sécurité nationale John Bolton à la Maison Blanche. Il a également tenu des réunions de haut niveau au Pentagone, au département du Trésor, et avec le représentant américain au commerce.

Le secrétaire adjoint aux affaires africaines, Tibor Nagy, a invité le président à discuter avec de hauts responsables du département d’État autour de divers sujets, notamment la lutte contre le terrorisme, les droits de l’homme, les réfugiés, la traite de personnes, les organisations internationales, la lutte contre la corruption, le développement, et la croissance économique. La RDC a annoncé qu’elle se joindrait à la coalition internationale contre l’État islamique, engagée dans la lutte contre la traite de personnes, et a convenu d’un dialogue sur les droits de l’homme qui se tiendra à Kinshasa.

Lors de la réunion avec le secrétaire Azar, le directeur des centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) Robert Redfield, et des experts sanitaires de l’USAID et de l’Institut national de la santé (NIH), les États-Unis se sont engagés à continuer de soutenir la RDC et les efforts internationaux visant à contenir et à éradiquer l’épidémie d’Ebola actuelle. Nous continuerons également de travailler avec les autorités sanitaires de la RDC pour lutter contre d’autres maladies infectieuses et améliorer les services de santé. Cela implique de travailler avec le gouvernement de la RDC et le ministère de la Santé pour mettre sur pied un centre congolais pour le contrôle et la prévention des maladies, qui servirait de centre d’excellence et de formation pour la région.

Pour soutenir les efforts du président Tshisekedi dans la lutte contre la corruption, le renforcement de l’état de droit, le respect des droits de l’homme, la lutte contre l’impunité, le renforcement de la sécurité et de la stabilité et pour attirer davantage d’investissements américains et étrangers, nous mettons sur pied un « partenariat privilégié pour la paix et la prospérité ».

Dans le cadre de ce partenariat, les États-Unis collaboreront avec la RDC pour faire avancer un programme commun fondé sur des valeurs et des intérêts communs. En vue de renforcer les liens entre nos deux pays, les États-Unis vont :

  • Sponsoriser, par le biais de notre programme d’échange IVLP (International Visitors Leadership Program), le voyage de 10 fonctionnaires du gouvernement congolais aux États-Unis.
  • Renforcer les relations avec la RDC en matière de défense à travers la visite d’un officier supérieur du commandement militaire des États-Unis en Afrique.
  • Financer la revitalisation de l’INACO (Institut national des archives du Congo) à l’aide du Fonds de l’ambassadeur pour la préservation de la culture.
  • Se concentrer sur le rétablissement de l’éligibilité de la RDC conformément à la African Growth and Opportunity Act (AGOA).
  • Encourager les investissements américains en RDC, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, des minerais, et des télécommunications, y compris les grands projets d’infrastructures identifiés par le gouvernement de la RDC.
  • Ouvrir un « Coin Américain » (American Shelf) à Lubumbashi à la mi-avril lors de la visite de l’Ambassadeur. Comme pour le Coin Américain récemment inauguré à Goma, nous rechercherons d’autres possibilités d’approfondir les liens culturels et commerciaux des États-Unis dans toute la RDC.

Les États-Unis sont déterminés à appuyer le programme de changement du président Tshisekedi visant à réaliser le potentiel considérable de la RDC. Nous sommes encouragés par les actions entreprises par le président Tshisekedi au cours de ses premiers mois au pouvoir, notamment en acceptant tout récemment d’engager des consultations au titre de l’article IV avec le Fonds monétaire international à Washington. Cet engagement en faveur de la transparence améliorera le climat des affaires en RDC et encouragera un accroissement des investissements américains et étrangers. La rencontre du président Tshisekedi avec la communauté des affaires des États-Unis à Washington, par l’intermédiaire de la Chambre de commerce américaine, a également marqué une étape importante dans la revitalisation des investissements américains en RDC. Des efforts renouvelés pour lutter contre la corruption et tenir pour responsables les auteurs des violations des droits de l’homme sont de bon augure pour l’avenir du Congo. Ceci est un moment important pour la RDC et l’Afrique centrale. Les États-Unis ont hâte d’entamer ce partenariat avec le président Tshisekedi et la RDC pour contribuer à la réalisation de notre objectif commun d’un Congo plus pacifique, stable, et prospère.

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Une équipe du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Björn Rother, s’est rendue en Tunisie du 27 mars au 9 avril pour discuter du programme de réforme économique des autorités tunisiennes et de leurs plans d’action pour la cinquième revue, appuyés par l’accord du Fonds élargi du FMI.

À la fin de la visite, Rother a notamment indiqué que «les autorités tunisiennes et les services du FMI sont parvenus à un accord sur la plupart des problèmes et ont convenu que les autorités avaient besoin de plus de temps pour donner corps à leurs propositions politiques dans quelques domaines.

Les discussions se poursuivront à Washington, DC, dans les prochains jours”. Le FMI reconnait que «les efforts des autorités tunisiennes, pour soutenir la croissance en maîtrisant l’inflation et en stabilisant la dette publique, commencent à porter leurs fruits, mais l’économie reste fragile.

Les autorités sont conscientes des risques pesant sur l’économie et se sont engagées à limiter les déséquilibres budgétaires et extérieurs en cette année électorale».

Selon le même communiqué, «la Tunisie connaît une reprise modeste. La croissance passerait de 2,6% en 2018 à 2,7% en 2019, grâce aux bonnes performances de l’agriculture et des services, en particulier le tourisme. Néanmoins, l’activité économique continue de souffrir d’incertitudes politiques et économiques et de goulots d’étranglement structurels.

Ainsi, la croissance est restée insuffisante pour réduire le chômage, qui reste particulièrement élevé pour les jeunes et les femmes». Le FMI reconnait que «les autorités tunisiennes ont poursuivi la mise en œuvre des réformes, les vulnérabilités macroéconomiques restent cependant élevées et menacent toujours la stabilité économique».

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Nous espérons que la Tunisie recevra la sixième tranche du prêt du Fonds Monétaire International, dont la valeur est estimée à 250 millions de dollars, dans les délais “, a indiqué le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, lundi, lors d’une conférence de presse.

Le ministre a fait savoir qu’une délégation du FMI effectue, actuellement, une visite en Tunisie, pour discuter de la 5ème revue au titre du mécanisme élargi de crédit conclu avec la Tunisie, estimant que les négociations se déroulent comme à l’accoutumée, à l’instar des négociations précédentes.
A rappeler que le FMI avait conclu, en mai 2016, un accord relatif au mécanisme élargi de crédit, pour octroyer, à la Tunisie, un crédit décaissé sur plusieurs tranches, sur une période de 4 ans. La Tunisie a reçu, jusque-là, un montant de 1,4 milliard dollars, sur un total de 2,9 milliards dollars.

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René Trabelsi, ministre du Tourisme et de l’Artisanat, a fait une virée à Sfax mercredi 3 avril 2019; il a évoqué les enseignements qu’il en a tirés ce matin. Il a confié qu’il a été surpris de voir la médina de la ville dans un état de délabrement avancé et que les Sfaxiens n’ont font rien pour redonner à l’endroit sa beauté. «Le circuit touristique de la médina est exceptionnel. Il est vraiment somptueux et il faut rénover la médina. La ville de Sfax est trop calme et il n’y a aucune d’animation. J’ai donc parlé avec le gouverneur de Sfax et on a convenu que la rue où il y a une maison d’hôte et des petits restaurants sera bientôt animée et sécurisée», a déclaré le ministre sur Express FM.

Il a également affirmé que son département va lancer un grand projet d’animation touristique et installer une résidence touristique à Chaffar. S’agissant du port de plaisance, Trabelsi a confié qu’une qu’une étude sur la réfection de ce port a été élaborée il y a 10 ans mais il a avoué que la concrétisation du projet fait face à des obstacles. On n’aura pas plus de détails sur les freins…
«C’est vraiment un projet exceptionnel pour la ville de Sfax et il faut y travailler sérieusement ! Comme vous le savez, les croisières reviennent en Tunisie en 2020. Et avec la beauté qui caractérise la médina de Sfax, ce serait magnifique que des bateaux de croisières accostent dans cette ville. C’est une affaire à prendre au sérieux et on va commencer à lancer des études. Je pense que ce projet ne pourra voir le jour qu’à travers un partenariat public-privé», a-t-il indiqué, il a ajouté : «Je suis convaincu qu’avec la volonté de tous et un travail collectif, on peut faire des merveilles à Sfax, Chaffar et Kerkennah».

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Un village artisanal sera créé à Sfax et un autre, touristique, à Chaffar, a annoncé mercredi René Trabelsi, ministre du tourisme et de l’artisanat, lors d’une visite de travail effectuée dans le gouvernorat de Sfax, laquelle va se poursuivre jusqu’à demain jeudi.

Le ministre a également fait savoir dans une déclaration aux médias que les objectifs sont la transformation d’El Mahres en une municipalité touristique et de Sfax en une destination pour le tourisme de santé et d’affaires.

A ce propos, il a souligné l’importance d’attirer les touristes chinois vers la ville de Sfax et les touristes anglais vers l’île de Kerkennah. Trabelsi a visité à cette occasion l’ancienne Médina de Sfax (Souk Rbaa et Souk EDhab) et le musée Dar Jallouli.

Le ministre va procéder mercredi après-midi, au siège du gouvernorat de Sfax, à la signature d’un accord de coopération entre l’Office national de l’artisanat et le centre de biotechnologie de Sfax.

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Le roi saoudien, Salmane Ibn Abdelaziz, qui commencera cet après-midi du jeudi 28 mars 2019 sa visite officielle en Tunisie, devrait être accompagné de 8 Princes, ou Emirs, de 11 ministres, plus de 1000 accompagnateurs. Le tout transporté par 22 avions et un bateau pour leurs voitures. C’est ce que rapporte la radio privée tunisienne Shems FM.

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Suzanne L.SHENDE, J.D, Director of EdwardSMason Program & Director of MPA Programs à Harvard Kennedy School de l’Université de Harvard, a été reçue à Sciences Po Tunis, Institut d’Etudes Politiques de l’Université Européenne de Tunis le Mardi 26 Mars 2019 et a rencontré, à cette occasion, le Président de l’Université, Abderraouf Tebourbi et la Directrice des Relations Internationales, Mme Linda Guedri, pour étudier la possibilité de coopération et de collaboration.

Les deux parties ont discuté des perspectives de collaboration lors de cette rencontre entre l’Institut d’Etudes Politiques de l’Université Européenne de Tunis et Harvard Kennedy School, notamment au niveau des bourses offertes par l’Université de Harvard et du programme EdwardSMason de Harvard qui sera proposé prochainement aux étudiants de Sciences Po Tunis.

L’entrée en scène d’un Institut d’Etudes Politiques en Tunisie, en 2016, a ouvert une nouvelle ère à la scène politique pour accompagner le processus démocratique en Tunisie et assurer la paternité, le développement et la promotion des sciences politiques en Tunisie.

Grace à un programme d’élite et un cursus international adapté à la réalité politique, économique et sociale en Tunisie, l’Institut d’Etudes Politiques de Tunis est la première et unique institution d’études politiques en Tunisie offrant un cursus Sciences Po à Tunis aux côté de programmes innovants et spécialisés.

Sciences Po Tunis, Institut d’Etudes Politiques de l’Université Européenne de Tunis associe la tradition européenne en sciences politiques au Management et gouvernance nord-américaine en collaboration avec de prestigieuses institutions, écoles et universités de renom à l’échelle internationale.

Des programmes sur concours qui suscitent de l’intérêt chez les étudiants tunisiens et étrangers ainsi que les professionnels dont des diplomates en poste à Tunis, des ONG, des organisations internationales, des responsables des pouvoirs publics et des acteurs de la vie politique.

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Une « visite dense » selon les mots de l’Ambassadeur de France à l’ONU, François Delattre, dont le pays préside le Conseil de sécurité en mars, et qui a coorganisé avec l’Allemagne et la Côte d’Ivoire une visite des 15 membres de l’organe onusien au Sahel.

En 48 heures, la délégation du Conseil a tenu à rencontrer l’ensemble des acteurs maliens. Dès son arrivée à Bamako vendredi, la délégation a été reçue par le Président malien, Ibrahim Boubakar Keïta.

Samedi, les membres du Conseil ont rencontré le Premier Ministre malien, Soumeylou B. Maïga, et les membres de son cabinet avec qui ils ont discuté des efforts du gouvernement dans la mise en œuvre de l’accord de paix et le règlement de la situation dans le centre du Mali où une attaque contre un village peul a fait plus de 100 morts le matin même.

La délégation du Conseil s’est entretenue avec des responsables de l’opposition et des membres de la société civile, notamment avec des représentantes des associations de femmes.

Le Conseil a également eu une réunion avec le Comité de suivi de l’accord de paix (CSA), et échangé avec les représentants des parties signataires de l’accord ainsi que les membres de la médiation internationale.

« L’objectif de la visite était de faire le point sur l’état de mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation au Mali et notamment des mesures prioritaires telles qu’identifiées dans le dernier mandat de la MINUSMA », a déclaré l’Ambassadeur Delattre lors d’une conférence de presse organisée à Bamako à l’issue de la visite du Conseil au Mali.

Une visite cruciale à quelques jours d’une réunion ministérielle du Conseil de sécurité le 29 mars qui sera « l’occasion de prendre des orientations et décisions importantes sur l’avenir de l’engagement et de l’accompagnement international du processus de paix malien et sur le futur de la MINUSMA », a dit le diplomate français.

« Le Mali est confronté à des défis extraordinaires. Face à ces défis, les réponses militaires ne suffisent pas », a pour sa part rappelé Christoph Heugsen, l’Ambassadeur d’Allemagne à l’ONU. Le diplomate allemand dont le pays présidera le Conseil de sécurité en avril, a souligné que la réconciliation et un nouveau « contrat social » avec la population malienne sont essentiels pour la réussite de la paix.
Accélérer la mise en œuvre de l’accord de paix

Au Mali, le Conseil de sécurité est venu avec « un message central : la nécessité et l’importance de donner un nouvel élan à la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation et d’accélérer les différents relais de cette mise en œuvre », a souligné l’Ambassadeur Delattre.

Tenue des élections présidentielles dans des conditions pacifiques, poursuite du processus de décentralisation, lancement d’un processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) des combattants, adoption d’un décret sur les critères d’intégration. Le Conseil de sécurité a salué les progrès importants réalisés depuis le renouvellement du mandat de la MINUSMA en juin dernier.

« Ces premières avancées résultent de l’engagement renouvelé des parties maliennes en faveur de la mise en œuvre de l’accord de paix au lendemain de la signature du pacte pour la paix, de la mobilisation quotidienne des différents acteurs à commencer par le Premier Ministre mais aussi de tous les autres acteurs concernés », s’est félicité le représentant français.

Quatre ans après la signature des accords d’Alger, la visite du Conseil de sécurité au Mali fut également l’occasion pour ses membres de « marquer ses attentes fortes ».

« Le Conseil a clairement exprimé lors de nos différentes réunions qu’il ne concevait la poursuite de l’engagement exceptionnel de la communauté internationale dont bénéfice le Mali que dans le cadre d’une réelle dynamique de la mise en œuvre de l’accord de paix », a dit l’Ambassadeur Delattre.

« De ce point de vue, nous avons regretté aux cours de nos échanges que plusieurs des mesures prioritaires identifiées par la résolution 2423 n’aient pu être mises en œuvre avant l’échéance de mars », a-t-il ajouté, citant notamment la necesssite d’intégrer effectivement des milliers de combattants au sein des Forces armées maliennes (FAMAs) et d’opérationnaliser les autorités intérimaires.
Prioriser la mise en œuvre des principales dispositions de l’accord de paix

« Il existe à nos yeux un besoin de priorisation de la mise en œuvre des principales dispositions de l’accord », a dit le diplomate français. Les principaux points sur lesquels des avancées sont attendues de manière urgente sont le processus de révision constitutionnelle et la définition d’un plan global assorti d’une échéance précise pour le redéploiement des FAMAs reconstituées au nord du Mali, a dit l’Ambassadeur Delattre.

S’il a salué « un début de dynamique positive », le Conseil de sécurité a précisé que cette dernière doit « s’inscrire dans la durée et aborder les questions de fond » que sont la décentralisation, la mise en place d’une armée reconstituée et le développement du nord du pays.

Ayant constaté au cours de toutes les réunions, la « forte volonté commune », du gouvernement comme des groupes, d’avancer très rapidement dans la mise en œuvre des mesures de l’accord de paix, le Conseil de sécurité a proposé la présentation d’une « nouvelle feuille de route réaliste, contraignante et centrée sur un nombre de priorités limitées pour nous permettre d’aller de l’avant ».

M. Delattre a salué en la MINUSMA un « élément clé » du dispositif international au Mali qui est complémentaire des forces déployées par les Etats de la région dans le cadre de la Force conjointe du G5 Sahel et – s’exprimant au nom de son propre pays – de celles déployées dans le cadre de l’opération française Barkhane.

La MINUSMA – une mission de paix indispensable mais qui a payé un lourd tribut humain. Depuis sa création en 2013, 195 membres du personnel de l’opération onusienne ont été tués au Mali.

Lors d’une visite au quartier général de la MINUSMA à Bamako, la délégation du Conseil de sécurité a rendu hommage samedi aux Casques bleus morts dans leur mission au Mali.

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La puissance chinoise et les exigences dignes d’une rockstar de son président courtisé un peu partout dans le monde, Xi Jinping. Sa virée, très officielle, sur la Côte d’Azur, en France, n’est pas passée inaperçue. Le journal Nice-Matin a rapporté que l’homme fort de la Chine a jeté son dévolu sur le très coté hôtel Negresco, qu’il a voulu se réserver entièrement. Mais ce fut impossible, alors ce sera finalement une liste de demandes longue comme le bras. In fine ce sera 2 étages dédiés à l’imposante délégation chinoise, et pour le couple présidentiel ce sera l’une des suites les plus en vue de l’établissement. Mais ce ne sera pas la seule coquetterie du président chinois…

Il a exigé que son propre lit soit ramené de Chine pour ne pas changer ses – bonnes – habitudes. Avant qu’il foule le sol français, des bruits ont couru selon lesquels 2 gros avions de transport ont atterri à l’aéroport de Nice-Côte d’Azur, en provenance de Pékin en passant par Rome, la première escale européenne du périple du puissant Jinping.
On avait l’habitude d’avoir des requêtes sur des voitures blindées pour les visites ou des lieux de résidence éloignés de l’ambassade américaine pour être à l’abri d’éventuels systèmes d’écoute, mais dormir dans son propre lit, c’est plutôt inhabituel.

L’explication est venue du journal Il Foglio, il a écrit que les autorités chinoises avaient demandé à leurs homologues italiennes que le déplacement du président soit le plus « relaxant » et le plus reposant possible pour Jinping, qui vient d’honorer deux rendez-vous annuels très importants, et très fatigants : l’APN (Assemblée populaire nationale) et la CCPPC (Conférence consultative politique du peuple chinois). On verra ce qui lui sera réservé à Paris, où il est attendu ce lundi…

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