Une attaque du groupe Etat islamique (Daech/EI) a tué samedi dans la ville syrienne de Deir Ezzor au moins 85 civils et 50 combattants prorégime, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, le gouvernement dénonçant un « massacre ».
L’agence de presse officielle syrienne Sana, citant des résidents de cette ville dans l’est du pays, a affirmé qu’ »environ 300 civils » sont morts dans l’attaque.
Si ce bilan était confirmé, il serait l’un des plus élevé pour une seule journée dans la guerre qui ravage la Syrie depuis près de cinq ans.
« Au moins 135 personnes ont péri dans l’attaque de l’EI à Deir Ezzor, dont au moins 85 civils et 50 soldats syriens et combattants de milices prorégime », selon le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.
Il avait précédemment fait état de la mort de 75 combattants progouvernementaux.
Le groupe autoproclamé « Etat islamique » EI) a revendiqué une « vaste attaque » sur plusieurs fronts dans la ville de Deir Ezzor et ses environs, affirmant dans un communiqué avoir pris le contrôle de la banlieue Al-Baghaliyeh.
Selon l’OSDH, l’offensive déclenchée par un attentat suicide à la voiture piégée a permis à l’organisation jihadiste d’avancer dans le nord de la capitale divisée de la province pétrolière du même nom et de contrôler désormais environ 60pc de l’agglomération.








