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Touristes algériens: Ce n’est pas encore la grande ruée

Après une pause forcée de deux ans due à la crise sanitaire, tout le monde s’attendait, après l’annonce de la réouverture des frontières, à ce que les touristes algériens affluent massivement  vers la Tunisie. Or, selon les échos qui  parviennent d’Oum Teboul, l’activité au poste frontalier est… ordinaire. La fameuse « grande ruée » n’a donc pas eu lieu.

Pourtant, les autorités tunisiennes ont  mis les petites assiettes dans les grandes  pour séduire les touristes algériens. Dans un premier temps, le ministre tunisien de l’Intérieur, Taoufik Charfeddine, a décidé d’exempter les Algériens du désagrément du sabot de Denver  infligé par la fourrière. Le  relayant, le  ministère du tourisme tunisien s’est rendu personnellement au poste frontière de Melloula pour accueillir les premiers touristes algériens.

Les raisons qui expliquent le pourquoi de la réaction timide des Algériens à l’annonce de la réouverture des frontières avec la Tunisie sont multiples, croit savoir le site California 18 . Mais l’une d’entre elles revient plus souvent que les autres : la hausse généralisée des prix en Tunisie et la baisse du pouvoir d’achat des Algériens.

Augmentation du taux d’inflation et du pouvoir d’achat

Sentant l’aubaine, les opérateurs tunisiens, dès l’annonce de la réouverture de la frontière, ont augmenté leurs tarifs de réservation de 30 à 40%. Cela a rebuté les touristes algériens qui ont choisi de passer leurs vacances en Tunisie justement en raison des prix abordables de ses hôtels. Avec ces nouveaux prix, les vacanciers algériens trouvent plus avantageux de se rendre en Turquie. D’autres familles ont opté pour le tourisme local, notamment à Mostaganem, El Kala et Aïn Témouchent.

En plus de l’augmentation des prix des réservations, l’inflation frappe durement la Tunisie. Ainsi, ces derniers mois, les prix des produits de consommation ont presque doublé. Une situation qui pénalise surtout les familles algériennes qui, au lieu d’aller dans les hôtels, préfèrent louer chez les habitants des villes balnéaires de Nabeul, Hammamet et Sousse, entre autres.

En outre, parallèlement au coût des vacances en Tunisie qui a considérablement augmenté, le pouvoir d’achat des Algériens n’atteint pas non plus des sommets. En effet, la dévaluation du dinar par rapport aux devises étrangères et l’inflation galopante ont fortement impacté le niveau de vie des Algériens ; notamment celui de la classe moyenne qui constitue le gros des touristes algériens en Tunisie.

Résultats du Bac et  passeport santé

D’autres responsables d’agences de voyages trouvent des explications plus naturelles à ce « flop ». Selon eux, l’afflux timide des touristes algériens en Tunisie en juillet est dû à l’attente des résultats du Baccalauréat  publiés  le samedi 16 juillet. Sachant que plus de 700 000 élèves ont passé l’examen, il serait inconcevable pour les familles de ses candidats de partir en vacances sans que leur enfant soit certain de son sort. Les tour-opérateurs spéculent ainsi sur un « grand rush » de vacanciers dès la fin du mois de juillet.

L’autre problème majeur qui entache  le démarrage de cette saison touristique est celui des mesures sanitaires strictes appliquées aux frontières des deux pays. Ainsi, pour entrer en Tunisie, il est obligatoire de présenter soit un laissez-passer sanitaire avec deux doses (une pour le Johnson), c’est-à-dire un test antigénique négatif de moins de 24 heures, soit un test PCR négatif dans les 48 heures. Sachant que le test PCR coûte en Tunisie 170 DT (12.000 DA).

Selon les témoignages reçus du poste frontalier d’Oum Teboul, la police tunisienne a déjà expulsé plusieurs personnes pour absence de ce document de santé.

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