AccueilLa UNEToyota: Une forte demande de la part des Tunisiens

Toyota: Une forte demande de la part des Tunisiens

C’est une marque qui a réussi à dominer les ventes mondiales des voitures en 2021 pour la deuxième année consécutive. Elle s’est également classée troisième en pourcentage des ventes locales. C’est le géant japonais  » Toyota », qui trône sur les marchés internationaux et régionaux grâce à une variété de produits et un renouvellement continu des « voitures hybrides ».

Le président- directeur général de la succursale Toyota en Tunisie, Moez Belkhiria, a  affirmé dans une interview à « African Manager » que la marque japonaise a réussi à se positionner sur le marché en occupant la troisième place au cours de l’année 2021 en termes de  ventes sur le marché local grâce à la diversité de ses produits et ses prix concurrentiels. En fait, cette marque reste une des préférées du client tunisien surtout pour sa maîtrise de consommation en carburant.

Les voitures hybrides ont fait leurs preuves en Tunisie

Belkhiria a expliqué que la marque « Toyota » a fait ses preuves sur le marché tunisien  au titre des ventes  des voitures hybrides, soulignant qu’il existe une forte demande des Tunisiens pour ce type de voitures, qu’il s’agisse de la « Toyota RAV4 » ou de la nouvelle « Toyota Cross ».

Il a, également, souligné que le client tunisien s’est accommodé de  ce type de voiture qui se distingue par une rationalisation de la consommation de carburant, en plus des privilèges fiscaux dont  elle bénéficie  dans la loi de finances de 2022, qui prévoyait une réduction de 50 % du taux de la taxe sur la consommation sur les véhicules équipés d’un double moteur thermique et électrique (voitures de tourisme, utilitaires et voitures jumelées) au lieu de 30 %.

Les voitures hybrides ont gagné en popularité ces derniers temps, car elles ont pris la tête des ventes dans de nombreux pays du monde en raison de plusieurs avantages dont bénéficient ces types de voitures,  offrant à leur conducteur une conduite plus fluide en plus d’une réduction de consommation de carburant, tout en réduisant le pourcentage d’émissions des gaz nocives résultant de la combustion de carburant.

Le nom de ce type de voiture « hybride » est dû à sa combinaison de deux systèmes dans une seule voiture, à savoir le système de voiture électrique et le système de voiture à carburant, où le « démarreur intégré » fonctionne avec l’efficacité du moteur afin de réduire la consommation de carburant, en particulier dans la conduite en ville et en cas d’embouteillage.

Cette voiture aide à contrôler plus d’énergie car le générateur de démarrage intégré stimule le moteur à combustion pour charger le moteur à carburant.

L’un des avantages des voitures hybrides est que si leur vitesse ne dépasse pas 60 km/h (généralement en vcentre-ville), elles utilisent le moteur électrique, qui se recharge automatiquement grâce à une « batterie » chargée par le moteur à essence.

2021, une  année exceptionnelle

D’autre part, le PDG de la succursale Toyota en Tunisie a estimé que l’année 2021 était exceptionnelle en termes de ventes au niveau local, puisqu’elle a vendu 4750 voitures, précisant  qu’environ 350 voitures hybrides  ont été vendues sur le nombre total de voitures commercialisées  par la marque japonaise en Tunisie.

Belkhiria a souligné que le développement qu’a connu la marque sur le marché tunisien témoigne de la confiance qu’elle a acquise au fil du temps en termes de qualité, de prix et d’intérêt pour l’après-vente.

Il a déclaré que malgré la forte demande du client tunisien pour acheter la voiture hybride, son niveau de production est considéré comme faible en raison de la fluctuation du marché mondial à cause du manque des semi-conducteurs automobiles.

Difficultés d’approvisionnement

Belkhiria n’a pas nié l’existence de difficultés rencontrées par la marque et même le reste des autres constructeurs au début de 2022 à cause du manque des puces, et ce suite à la pandémie de Covid-19, car tous les constructeurs automobiles ont souffert d’une pénurie de production, ce qui a affecté la satisfaction des demandes des fournisseurs dans tous les pays du monde.

Il a indiqué que le deuxième problème auquel la marque a été confrontée cette année  tient au système de quotas en Tunisie mis en œuvre par le ministère du Commerce à l’égard de tous les concessionnaires automobiles,  ce qui  a nui à la marque «  victime d’une injustice », selon lui, en l’empêchant d’augmenter sa part sur le marché.

La même source a souligné qu’il est établi  que si une marque est en mesure d’avancer dans les taux de vente, ce qui signifie qu’elle est demandée par le client,  cela commande au  ministère de tutelle et à la chambre des concessionnaires  automobiles d’augmenter  automatiquement les quotas sur le marché tunisien, ce qui n’était pas le cas pour Toyota malgré le développement remarquable de ses ventes en occupant la troisième place localement, selon ses dires.

Dans le même contexte, il a expliqué que la marque avait contacté le ministère du Commerce à propos de cette affaire, rappelant que le système des quotas n’était pas conforme aux exigences du marché et des clients. « Nous sommes en 2022 et nous appliquons toujours le système de quotas en Tunisie, laissons au client la liberté de choisir !», a-t-il affirmé.

Développement des investissements en Tunisie

Dans un contexte annexe, Belkhiria a parlé de  TICAD8, qui aura des répercussions positives sur le niveau des échanges commerciaux entre la Tunisie, le Japon et même d’autres pays africains, a-t-il prévu.

Ila souhaité que la Tunisie saisisse l’opportunité de cet important forum pour faire évoluer sa législation dans le domaine de l’investissement afin d’attirer les entreprises japonaises, révélant qu’il existe effectivement une volonté de la maison mère « Toyota » d’investir en Tunisie, notamment dans le domaine de la fabrication de camionnettes à travers la réalisation d’une usine spécialisée dans l’industrie automobile en Tunisie pour cette marque internationale.

Il a estimé que les négociations avec la Tunisie à cet égard sont très avancées, et ce en attendant des rencontres prochaines entre les ministères tunisiens de l’industrie et du commerce et un haut responsable de l’entreprise qui  viendra prochainement en Tunisie .

Belkhiria espère que la Tunisie pourra  attirer la première usine automobile au monde, « Toyota », ce qui va mettre en valeur l’image de la Tunisie à l’étranger dans le domaine de l’industrie automobile et de ses composants.

Il convient de noter que le directeur général des industries de laboratoire au ministère de l’industrie, Fathi Sahlaoui, avait déclaré que la Tunisie cherche à attirer les constructeurs internationaux de l’industrie automobile, mais cela nécessite de nombreuses améliorations au niveau des infrastructures et des ports, avec la mise à disposition d’un espace logistique.

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