AccueilLa UNETunisie-Conseil de sécurité : Une présidence pavée de bonnes intentions !

Tunisie-Conseil de sécurité : Une présidence pavée de bonnes intentions !

C’est la quatrième fois dans les annales de l’Organisation de Nations-Unies  que la présidence de son Conseil  de sécurité échoit à la Tunisie. Une rotation   qui a lieu dans un contexte où s’enchevêtrent  les défis  pour ainsi dire récurrents tels que les conflits et les menaces à la paix mondiale, d’une part, et des épreuves gravissimes, cette fois-ci d’ordre sanitaire  sous la forme d’une pandémie cosmique, celle du coronavirus  dont les ravages  se répandent tel un feu de brousse.

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Inaugurant cette présidence par voie de vidéoconférence, le chef de l’Etat tunisien, Kais Saied, y a apporté son empreinte en exhortant l’Instance exécutive de l’ONU  à renforcer les initiatives visant à empêcher le déclenchement des conflits et à garantir la primauté de la loi et l’efficacité des institutions nationales tout en œuvrant à impulser les efforts nationaux, onusiens et internationaux pour impulser le développement et favoriser les attributs d’une vie digne à toutes les catégories dans toutes les contrées du monde.

Par-delà  cette rhétorique, le représentant permanent de la Tunisie auprès de l’institution onusienne, Tarak Ladeb a promis que le rôle qui incombe à la Tunisie sera tenu  avec « dévouement à l’unité et le consensus et un engagement ferme du multilatéralisme ». Dans la même veine, il a assuré qu’il s’efforcera de « maintenir la crédibilité du Conseil de sécurité, en renforçant sa responsabilité dans la résolution et la prévention des conflits ». Et tout en déplorant   « l’érosion de la crédibilité du Conseil, qui a été ternie au cours des (dernières) années en raison du manque de mise en œuvre, et de la violation continue, de ses décisions », il a fait savoir qu’il  entend  redoubler d’efforts pour mettre pleinement en œuvre la résolution 2532 du Conseil de sécurité, qui a été adoptée en juillet à l’appui de l’appel lancé en mars par le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres en faveur d’un cessez-le-feu mondial pendant la pandémie COVID-19.

Non seulement le terrorisme contribue à l’escalade des conflits et du crime organisé dans de nombreux pays, a déclaré Ladeb, qui préside également le comité antiterrorisme du Conseil de sécurité, mais le monde est confronté à de nouvelles menaces pour la paix et la sécurité. Il a averti, par exemple, que les menaces liées à la pandémie, aux cyberattaques et au changement climatique représentent « des multiplicateurs de violence et de danger dans de nombreuses régions ».

Coopération inter-organisations

L’un des principaux objectifs de la Tunisie durant sa présidence sera de faire pression pour une coopération renforcée entre le Conseil de sécurité et les organisations régionales et sous- régionales, comme la Ligue arabe, a-t-il déclaré.  Au Moyen-Orient, la Syrie continuera d’être une considération clé pour le Conseil, avec un accent particulier ce mois-ci sur l’utilisation des armes chimiques, en plus d’une réunion pour discuter de la situation politique et humanitaire. Il y aura également la dernière session mensuelle sur les développements au Yémen, et un débat trimestriel sur la situation générale au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne.

Le diplomate tunisien a déclaré que la Libye figure également en bonne place dans l’ordre du jour de la Tunisie au Conseil de sécurité, formulant l’espoir de tirer parti des résultats « positifs » du premier forum de dialogue politique libyen, qui s’est tenu à Tunis en novembre, en établissant un mécanisme de suivi du cessez-le-feu dans le pays.

« La nomination d’un nouvel envoyé spécial (des Nations unies) pour la Libye est cruciale maintenant pour soutenir l’élan politique et donner un coup de pouce au processus politique et au règlement de la crise », a-t-il estimé, révélant que le secrétaire général envisage de proposer un nouveau nom pour remplacer (celui de l’ancien envoyé des Nations unies au Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, qui n’a pas pu accepter l’offre de ce poste  pour des raisons personnelles et familiales, et le Conseil l’adoptera dès que possible.

La cause palestinienne, « priorité absolue »

La cause palestinienne, « qui a été durement touchée en 2020 », reste une priorité absolue pour Tunis, non seulement à l’ONU mais dans tous les forums du monde, a affirmé l’ambassadeur  tunisien, qui  s’est engagé à créer « une dynamique pour la reprise du processus de paix dans le cadre d’efforts internationaux concertés, principalement par le Quartet pour le Moyen-Orient (l’ONU, les États-Unis, l’UE et la Russie) et le Conseil de sécurité, ouvrant la voie à des négociations sur des termes de référence internationalement convenus pour la paix ». Il a réitéré que ces termes doivent inclure la création d’un État palestinien viable et le droit au retour des réfugiés palestiniens.

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