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Le Conseil de sécurité a adopté le jeudi 14 juin 2018 à l’unanimité une résolution par laquelle il décide de proroger le mandat de la Mission d’assistance des Nations Unies pour l’Iraq (MANUI) jusqu’au 31 mai 2019, soit pour 10 mois supplémentaires à compter du 31 juillet 2018, au lieu du renouvellement habituel pour 12 mois.

La délégation porte-plume pour ce texte, les États-Unis, ont justifié ce choix par le besoin de mieux aligner ce mandat sur le cycle budgétaire de l’ONU pour le financement du maintien de la paix, ce qui permettra une planification budgétaire plus souple pour la Mission.

En vertu de la précédente résolution relative au mandat de la MANUI, le mandat de la Mission se terminait le 31 juillet 2018.

Aux termes du texte adopté ce jeudi, le Conseil décide également que, comme le gouvernement iraquien l’a demandé, le Représentant spécial du Secrétaire général et la MANUI s’attacheront à « accorder la priorité à la fourniture de conseils, d’un appui et d’une assistance au gouvernement et au peuple iraquiens sur la manière de favoriser un dialogue politique ouvert à tous et la réconciliation aux niveaux national et local ».

La résolution précise que la MANUI devra « continuer de conseiller, d’appuyer et d’aider le gouvernement iraquien » sur plusieurs fronts, en particulier dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme du secteur de la sécurité et de la planification, du financement et de l’exécution de programmes de réintégration destinés aux anciens membres de groupes armés, selon qu’il convient, en coordination avec d’autres entités multinationales.

La Mission aura aussi pour fonction de « promouvoir, appuyer et faciliter, en coordination avec le gouvernement iraquien », plusieurs actions, à commencer par la coordination et l’acheminement de l’aide humanitaire et, le cas échéant, le retour en toute sécurité, en bon ordre et librement consenti des réfugiés et des personnes déplacées.

Par ailleurs, le texte souligne que la MANUI se doit de promouvoir l’application du principe de responsabilité, la protection des droits de l’homme, et la réforme judiciaire et juridique, afin de renforcer l’état de droit en Iraq, tout en appuyant les activités de l’Équipe d’enquêteurs créée par la résolution 2379 (2017).
La Mission doit aussi tenir compte, dans tous les aspects de son mandat, de la question transversale que constitue la problématique hommes-femmes, et conseiller et aider le gouvernement iraquien en vue de garantir la contribution, la participation et la représentation des femmes à tous les niveaux.

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Dans une déclaration présidentielle adoptée le vendredi 08 juin 2018, le Conseil de sécurité salue les progrès accomplis dans ses réformes par le Gouvernement fédéral somalien, dans le secteur de la sécurité comme sur les plans économiques et politiques.

Le Conseil de sécurité se félicite de l’élection pacifique d’un nouveau président de la Chambre du peuple et de la reprise des travaux du Parlement fédéral.  Il salue également la reprise du dialogue de haut niveau entre le Gouvernement fédéral somalien et les États membres de la fédération « visant à permettre la réalisation de nouveaux progrès sur les grands axes prioritaires ».

Toutefois, préoccupé de constater que les combats survenus récemment dans la région de Sool, dans le nord de la Somalie, ont aggravé la situation humanitaire, le Conseil demande à toutes les parties de permettre et de faciliter le libre passage de l’aide humanitaire.

De plus, le Conseil note avec préoccupation que « des pressions internes et externes risquent de porter atteinte à l’unité politique de la Somalie ».  Il importe, souligne-t-il, de faire le nécessaire pour empêcher que les crises et différends régionaux n’en viennent à déstabiliser ce pays.

Le Conseil se déclare gravement préoccupé par la menace constante que représentent les Chabab, et réaffirme qu’il appuie une approche globale de la sécurité en Somalie qui soit conforme au droit international humanitaire et au droit international des droits de l’homme.

Sur une note positive, le Conseil se félicite des progrès récemment accomplis quant à l’élaboration d’un plan de transition assorti de conditions et d’un calendrier précis prévoyant que les responsabilités en matière de sécurité de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) seront progressivement transférées aux institutions somaliennes chargées de la sécurité, tel qu’approuvé par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine le 30 avril 2018 et par les partenaires internationaux à la Réunion de haut niveau sur la Somalie, le 2 mai 2018 à Bruxelles.

Notant qu’il est essentiel, pour consolider la paix et la stabilité et pour favoriser le développement durable, d’accélérer la reprise économique de la Somalie, le Conseil salue l’engagement pris par le Gouvernement fédéral somalien en ce qui concerne l’actuel Programme de référence du Fonds monétaire international, et se félicite des résultats obtenus, le 19 avril, lors de la table ronde sur la Somalie.  Il exhorte la Somalie à continuer d’accomplir des progrès en matières fiscale et monétaire en vue d’avancer sur la voie de la normalisation avec les institutions financières internationales et de l’allégement de la dette.

Enfin, il note que le Forum de partenariat pour la Somalie aura lieu à Bruxelles, les 25 et 26 juin 2018.

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Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Somalie a indiqué devant le Conseil de sécurité, cet après-midi, que face au terrorisme, les autorités somaliennes et l’Union africaine doivent affronter un défi de taille: combattre l’insurrection tout en réformant le secteur de la sécurité, insistant par ailleurs sur les défis liés au différend du Golfe et à l’irruption de violence à Tukaraq.

Intervenant par visioconférence depuis Mogadiscio, M. Michael Keating, qui est également à la tête de la Mission d’assistance des Nations Unies en Somalie (MANUSOM), s’est donc félicité de l’approbation par le Conseil des ministres, le 19 avril, du Plan de transition sécuritaire, tout en soulignant que sa mise en œuvre dépend de l’appropriation nationale et du leadership somalien.

Ce plan a été mis en avant par le représentant de la Somalie qui a précisé que celui-ci met notamment l’accent sur l’acquisition de capacités institutionnelles et le soutien à la stabilisation.

Le Représentant spécial était accompagné du Chef de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), M. Francisco Caetano José Madeira, qui a, de son côté insisté sur l’importance de bâtir des institutions dans les zones libérées, exhortant par ailleurs le Conseil de sécurité à rester saisi de la question des financements prévisibles et durables pour l’AMISOM.

Conscients des facteurs qui alimentent les attaques meurtrières des Chabab, comme le chômage des jeunes, la corruption et les conflits sous-jacents, plusieurs interventions ont également porté sur l’importance de mener des efforts de stabilisation pour combattre les causes profondes de la fragilité et des conflits dans le pays.

Outre le terrorisme, le Représentant spécial a averti du grave risque que le conflit qui oppose les forces du Somaliland et de Puntland dans la région de Tukarag, à Sool, ne dégénère.  Il a donc appelé à l’instauration immédiate d’un cessez-le-feu et à la reprise du dialogue politique.   « En plus de déplacements de masse, l’émergence d’un conflit anéantirait plus de 20 ans de coexistence relativement pacifique entre le Somaliland et le Putland », s’est-il notamment inquiété.

Les deux chefs de missions se sont aussi préoccupés des répercussions du différend du Golfe qui met à rude épreuve les relations entre les principaux acteurs somaliens, chacun prenant position en fonction de ses intérêts économiques et objectifs politiques et sécuritaires.

Aussi, le Chef de l’AMISOM a prié le Conseil de sécurité de demander aux pays du Golfe de s’abstenir de toute action qui pourrait nuire à la stabilité de la Somalie, tandis que M. Keating a insisté sur la prérogative du Gouvernement fédéral en matière de politique étrangère, soulignant aussi que les États fédérés doivent être consultés pour qu’ils accordent leur appui aux politiques qui les concernent directement.

« Le meilleur moyen de minimiser l’impact du différend du Golfe, a-t-il ajouté, est de promouvoir une plus grande unité somalienne », a notamment souligné le Représentant spécial du Secrétaire général.

Ce dernier a d’ailleurs vu dans l’élection d’un nouveau Président du Parlement, début avril, l’occasion de faire avancer le programme législatif du Gouvernement somalien en profitant d’une conjoncture rare: l’unité entre le Président, le Président du Parlement et le Premier Ministre.  Il a toutefois averti que la persistance de tensions entre les gouvernements fédéral et fédérés, ainsi que les déficits structurels risquent de contribuer à l’émergence de crises.  Pour y remédier, il a appelé à progresser dans l’établissement d’un forum constitutionnel qui réunirait les dirigeants des gouvernements fédéral et fédérés afin de réglementer les motions de censure, les procédures de destitution, ainsi que combattre la corruption.

« La récente crise au Parlement a montré l’importance pour toutes les parties de s’approprier les facteurs qui unissent tous les Somaliens et de rejeter ce qui continue à semer les graines de la division et de la tension », a indiqué de son côté M. Madeira.

Ce dernier a aussi indiqué que le Parlement fédéral allait recentrer ses efforts pour que l’examen constitutionnel soit mené à bien et ouvre la voie à des élections multipartites d’ici à 2022.  « La tenue, cette semaine, d’une réunion à ce sujet à Mogadiscio montre l’engagement de transformer les paroles en actes », a-t-il assuré.

La Côte d’Ivoire a néanmoins relevé que les tensions incessantes au sein du Parlement fédéral avaient eu des répercussions sur l’adoption de plusieurs projets de lois essentielles à l’édification de l’État somalien.

Au cours de son intervention, le délégué somalien a tenu à souligner que le Gouvernement somalien était sur le point de normaliser ses relations avec les institutions financières internationales.  Le Gouvernement est également sur la bonne voie vers un effacement de la dette, un point sur lequel a notamment insisté la Bolivie.

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L’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Nikki Haley, a posé mardi 15 mai 2018 un acte qui en dit long sur la distance qui nous sépare d’un vrai accord de paix en Palestine. En quittant la réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies juste avant que son homologue palestinien s’exprime, Haley a surtout confirmé que l’administration américaine a définitivement choisi Israël dans ce face à face sanglant qui dure depuis des décennies.

Avant de faire ce geste incroyable et insensé au regard des gros enjeux au Moyen-Orient, Nikki Haley a tout de même pris soin de défendre le carnage perpétré par l’armée israélienne à Gaza, pour stopper la vague de manifestations contre l’inauguration de la nouvelle ambassade américaine à Jérusalem, un projet que le président Donald Trump a tenu à finaliser en dépit de l’indignation de la communauté internationale.

Les États-Unis déplorent les morts mais il y a beaucoup de violence dans la région“, a déclaré Haley devant le Conseil de sécurité, rapporte l’AFP. Pourtant l’assistance avait fait ce qu’il fallait en observant une minute de silence au début de la réunion, à la mémoire des victimes. “Israël a fait preuve de retenue” lors des incidents de lundi, a osé affirmer l’ambassadrice américaine, ajoutant qu'”aucun pays dans cette salle n’aurait agi avec autant de retenue que ne l’a fait Israël“.

Avec Trump à la Maison Blanche, la paix dans le chaudron du Moyen-Orient n’a jamais paru aussi illusoire…

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Se disant profondément préoccupé par la lenteur du dialogue inter-burundais et « l’immobilisme » du gouvernement, le Conseil de sécurité a exhorté les autorités du Burundi à s’engager en faveur de ce dialogue afin d’aboutir à un accord avant les élections de 2020.

Le dialogue est le seul processus viable en vue d’un règlement politique durable au Burundi, a insisté le Conseil dans une déclaration de sa Présidence adoptée jeudi après-midi. Il a exprimé par ailleurs l’espoir que les élections de 2020 soient « libres, régulières, transparentes, pacifiques et pleinement ouvertes à tous ».

Dans cette déclaration, les membres du Conseil de sécurité condamnent « fermement » les violations des droits de l’homme commises dans le pays, y compris les exécutions extrajudiciaires, les actes de torture et les « actes de harcèlement et d’intimidation » visant la société civile et les journalistes.

Ils exhortent le gouvernement burundais à protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales, « conformément à la Constitution du pays et à ses obligations internationales ». Tous les responsables de violations, « y compris les membres des forces de sécurité et de partis politiques », doivent être traduits en justice, demande le Conseil de sécurité.

Par ailleurs, il exhorte le gouvernement à renouer les liens avec les partenaires internationaux, en particulier l’ONU, « d’une manière constructive et dans un esprit de confiance mutuelle ». Le Conseil regrette en particulier que le gouvernement ait suspendu toute coopération avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).

Le gouvernement burundais s’était pourtant engagé devant le Conseil des droits de l’homme à rétablir la pleine coopération mutuelle avec le HCDH et à accepter la visite d’une équipe de trois experts en vue de collecter des informations sur la situation des droits de l’homme.

Le Haut-Commissariat et le gouvernement doivent dialoguer afin de trouver « rapidement » une solution permettant au premier de reprendre pleinement ses activités, insiste le Conseil dans sa déclaration.

Enfin, constatant la suspension de l’aide par un certain nombre de partenaires, le Conseil appelle le gouvernement à créer des « conditions propices à la reprise de l’assistance » afin de faire face à la dégradation « persistante » de la situation humanitaire. Le Burundi compte près de 180.000 personnes déplacées et 3,6 millions de personnes dans le besoin.

Les autorités marocaines avaient fait de la prétendue incursion du Front Polisario dans la zone tampon du Sahara occidental le combat du moment ; Rabat avait même saisi l’ONU dimanche 1er avril 2018 et menacé de ses foudres la rébellion sahraouie. Et bien l’ONU a arbitré lundi 02 avril en déclarant formellement qu’aucun mouvement de ce type n’a été observé par les troupes chargées de veiller sur le respect du cessez-le-feu. C’est donc un combat diplomatique que Rabat a perdu.

«Plusieurs éléments armés du ‘Polisario’ se sont introduits dans cette zone, à bord de véhicules militaires, et y ont dressé des tentes, creusé un fossé et érigé des constructions à l’aide de sacs de sables», avait écrit l’ambassadeur du royaume auprès des Nations unies, Omar Hilale. Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, avait même accusé l’Algérie d’être derrière cette “violation“, “pour modifier le statut de cette zone»  étroitement surveillée depuis le début des années 1990 par les Nations unies.
Réponse hier du porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric : la mission au Sahara occidental (Minurso) «n’avait observé aucun mouvement d’éléments militaires dans le territoire nord-est». «La Minurso continue de surveiller la situation de près», a-t-il indiqué, rapporte Jeune Afrique.

La nervosité de Rabat en ce moment est peut-être provoquée par les discussions au Conseil de sécurité sur le nouveau mandat de la Minurso. Une résolution dans ce sens sera soumise par la France, pour un vote aux environs du 25 avril 2018. D’ici là la tension diplomatique va monter crescendo, car il n’est un secret pour personne que la présence de l’ONU dans la zone irrite au plus haut point les autorités marocaines…

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Les opérations militaires, notamment les frappes aériennes, dans l’enclave rebelle de la Ghouta orientale, en Syrie, ont tué plus de 1.700 personnes depuis l’adoption de la résolution 2401 du Conseil de sécurité, le 24 février, qui réclamait un cessez-le-feu immédiat de 30 jours, a déclaré mardi 27 mars 2018 un haut-responsable onusien.

Selon le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires, Mark Lowcock, qui intervenait par vidéoconférence depuis Genève, ces derniers mois ont compté parmi les pires pour de nombreux civils en Syrie.

Des attaques contre des infrastructures civiles continuent d’être signalées, dont au moins 28 installations médicales qui ont été touchées depuis la mi-février.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la fréquence des attaques contre les centres et les personnels médicaux durant les deux premiers mois de l’année a triplé comparé à 2017.

M. Lowcock a aussi signalé que ces dernières semaines, au moins 78 personnes avaient été tuées à Damas et 230 autres blessées par des tirs provenant de la Ghouta orientale.

En outre, des dizaines de milliers de civils ont été déplacés et les informations indiquent que 80.000 d’entre eux ont été transportés vers la ville de Damas et le Damas rural, et 20.000 combattants et civils ont été transportés vers le nord-ouest du pays.

L’ONU réclame un accès humanitaire sans entraves

L’ONU s’est mobilisée en coordination avec le Croissant-rouge arabe syrien pour fournir un appui à ces populations évacuées. En outre, l’ONU se tient prête à acheminer de quoi nourrir 16.500 personnes à Douma, dans la Ghouta orientale, mais les lettres de facilitation doivent toujours être signées par le gouvernement syrien, a précisé M. Lowcock. L’ONU et ses partenaires doivent bénéficier d’un accès sans entraves à toutes les personnes affectées dans la Ghouta orientale, a-t-il ajouté.

Outre la Ghouta orientale, environ 183.500 personnes ont été déplacées par les hostilités dans le district d’Afrin et les villages qui les hébergent, notamment à Tal Refaat, Nubul et Zahraa, sont surpeuplés. Il y a deux jours, le 25 mars, un convoi interagence a livré une aide pour 50.000 personnes à Tal Refaat, mais d’une manière générale, les partenaires humanitaires peinent à atteindre cette région.

S’agissant du gouvernorat d’Idlib, « où la situation demeure catastrophique », le Secrétaire général adjoint a indiqué qu’aux 400.000 personnes déplacées depuis la mi-décembre, s’ajoutent des milliers de personnes venant de la Ghouta orientale dont la majorité ne parvient pas à trouver un abri.

M. Lowcock a par ailleurs fait savoir que 19 mars, l’ONU avait reçu, après une longue attente, l’autorisation des autorités syriennes pour le déploiement, à Raqqa, d’une mission d’évaluation du Service de la lutte antimines de l’ONU, du Département de la sûreté et de la sécurité des Nations Unies, du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et de l’OMS.
Selon l’équipe du Département de la sûreté et de la sécurité, qui a pu s’y rendre le 22 mars, même si la ville est considérée « calme et stable », des risques considérables persistent en raison de la présence de mines et d’engins explosifs. Mark Lowcock a indiqué qu’une mission d’évaluation humanitaire était en cours de préparation et que les autorisations avaient été reçues pour organiser des convois humanitaires depuis Damas vers la frontière jordano-syrienne.

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Lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation au Moyen-Orient, l’envoyé de l’ONU dans cette région, Nickolay Mladenov, a invité Israéliens, Palestiniens et communauté internationale à prendre des mesures concrètes pour avancer sur la voie d’une solution juste à deux Etats, Israël et Palestine.

M. Mladenov, Coordonnateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient, s’exprimait par vidéoconférence depuis Jérusalem, devant les membres du Conseil de sécurité.

Il a concentré son intervention sur les changements sur le terrain, tout en rappelant que ces derniers ne pouvaient pas être séparés du contexte plus large de l’occupation militaire israélienne du territoire palestinien, des incertitudes concernant la poursuite du processus de paix, et des mesures unilatérales qui sapent ce processus.

La résolution 2334 du Conseil de sécurité appelle Israël à cesser immédiatement toutes ses activités de colonisation dans le territoire palestinien occupé y compris Jérusalem-Est, a rappelé le Coordonnateur spécial, qui a répété que, pour les Nations Unies, toute activité de colonisation de ce type est considérée comme une violation du droit international et un obstacle majeur à la paix.

M. Mladenov a estimé que la poursuite de la colonisation illégale par Israël continue de menacer la viabilité d’une solution à deux États et d’éroder les perspectives de paix. La violence et l’incitation à la violence continue de part et d’autre et Israël doit calibrer son recours à la force, a-t-il estimé.

Malgré l’appel de la résolution 2334 aux différents parties, les déclarations provocantes de la part des différentes parties se sont poursuivies, que ce soit la glorification par le Fatah des auteurs d’attaques contre des civils israéliens ou le déni des liens religieux et historiques des juifs avec Jérusalem, ou encore les déclarations de dirigeants israéliens en faveur d’annexions de toute ou partie du territoire palestinien occupé, niant l’existence d’un « peuple palestinien » ou encore regrettant que les frappes militaires de représailles ne fassent pas assez de victimes parmi les militants.

La résolution 2334 appelle aussi à la prise de mesures pour inverser la tendance négative menaçant sur le terrain la solution à deux Etats. M. Mladenov a cité une série de « mesure positives et négatives » en ce sens.

L’économie de Gaza reste au bord de l’effondrement

Il a aussi fait observer que l’économie de la bande de Gaza restait au bord de l’effondrement, citant en particulier des coupures d’électricité supérieures à 20 heures par jour. Les services de base ne fonctionnent que grâce au carburant fourni par les Nations Unies et plus de 40% des médicaments essentiels manquent du fait de problèmes de financement.

Le Coordonnateur spécial s’est dit gravement préoccupé par l’état des efforts collectifs en vue de la paix. Le consensus de longue date de la communauté internationale sur le statut final, y compris en ce qui concerne le statut de Jérusalem et la question des réfugiés, doit rester le cadre directeur du processus de paix vers une solution finale à deux Etats, a-t-il plaidé. Toute déviation de ces principes serait dangereuse, a-t-il ajouté.
M. Mladenov a également rappelé sa préoccupation concernant le déficit de quelque 446 millions de dollars dans le financement de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), tout en saluant les annonces de contributions pour environ 100 millions de dollars faites lors de la conférence ministérielle extraordinaire de Rome.

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Dans sa course avec les Etats-Unis pour rentrer dans les bonnes grâces des Africains, ou plutôt de leurs marchés, la Russie a frappé un grand coup. En effet le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, actuellement en tournée en Afrique, en même temps que son homologue américain, a appelé, vendredi 09 mars 2018 en Ethiopie, la communauté internationale à accorder à l’Afrique la place qu’elle mérité au Conseil de sécurité de l’ONU, lequel pilote les affaires du monde. Les dirigeants africains qui courent derrière ça depuis un moment ne pouvaient pas rêver d’un meilleur parrainage. Rappelons que la Russie fait partie des 5 membres permanents du Conseil de sécurité (avec les USA, la France, le Royaume-Uni et la Chine).

Lavrov a tenu ces propos au cours d’une conférence de presse conjointe avec le chef de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki, à Addis-Abeba. “La Russie a soutenu de manière persistante l’avis qu’une réforme du Conseil de sécurité est nécessaire”, mais cette démarche n’a de sens que “si le projet d’ensemble prend également en compte la question de la représentativité de l’Afrique”, le ministre russe des Affaires étrangères, rapporte Africanews.

A noter que cette question agite toutes les rencontres internationales sur le continent africain ces dernières années. Par exemple au sommet Afrique – France de 2017 à Bamako, au Mali, les chefs d’Etat africains avaient mis sur la table la nécessité de refonder la Charte des Nations Unies pour donner à l’Afrique deux sièges de membres permanents, avec droit de veto et deux autres de membres non-permanent. Mais cette requête a été accueillie par un silence assourdissant, les membres du club préférant rester entre eux, garder leurs bonnes vieilles habitudes au lieu de prendre le risque d’intégrer une Afrique qui va sans doute venir avec ses doléances, ses projets et forcément changer les équilibres géostratégiques. Une chose est sûre : Moscou, par cette sortie, met les autres membres du Conseil dans l’embarras. Si la Russie persiste dans cette voie, l’ONU ne pourra plus mettre sous le tapis les demandes d’un continent qui abrite un milliard de personnes, et beaucoup plus dans les décennies à venir…

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Il n’y a aucune amélioration de la situation humanitaire en Syrie depuis l’adoption de la résolution du Conseil de sécurité samedi réclamant un cessez-le-feu immédiat, a déclaré mercredi devant le Conseil de sécurité le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires, Mark Lowcock.

L’ONU est prête à acheminer une aide humanitaire dans dix zones assiégées et localités difficiles d’accès mais le cessez-le-feu n’est pas appliqué, a ajouté M. Lowcock, qui est également le Coordonnateur des secours d’urgence.

Un convoi de 45 camions avec de l’aide pour 90.000 personnes est ainsi prêt à partir pour Douma dans la Ghouta orientale, mais l’ONU n’a pas reçu l’autorisation de se rendre dans cette enclave rebelle assiégée ainsi que les lettres nécessaires autorisant ces convois. L’ONU est également prête à appuyer des évacuations médicales dans la Ghouta orientale et coopère très étroitement avec ses partenaires à cette fin.

Ces derniers jours ont été marqués par davantage « de bombardements, de combats, de morts, de destructions, de femmes et d’enfants amputés », a déploré le Secrétaire général adjoint.

Il a indiqué qu’au moins 30 civils, dont des femmes et des enfants, auraient été tués depuis le 26 février dans la Ghouta orientale. Des bombes, lancées depuis la Ghouta orientale, continueraient de viser Damas, a-t-il dit. « Plus de 580 personnes auraient été tués depuis le 18 février en raison de frappes aériennes et au sol dans la Ghouta orientale, plus de 1.000 personnes ayant été blessées », a-t-il dit. Dans le même temps les centaines de bombes lancées contre Damas auraient fait 15 morts et plus de 200 blessés.

Le Secrétaire général adjoint a fait le point sur la situation dans d’autres parties du pays. A Idlib, les combats continuent et depuis décembre 385.000 personnes ont été déplacées, a-t-il dit. Des dizaines de milliers de personnes sont déplacées à Afrin et à Raqqa, les conditions d’un point de vue sécuritaire ne sont pas réunies pour le retour des personnes déplacées.

Une réduction de l’accès humanitaire en 2017 par rapport à 2016Lowcock a déclaré qu’il y a eu en 2017 une réduction de 40% de l’accès à travers des lignes de front vers des zones assiégées et difficiles d’accès par rapport à 2016.  « En moyenne, en 2017, nous avons apporté une aide à 165.000 personnes par mois, ce qui est un niveau totalement insuffisant », a-t-il dit. « Nous apportions une aide à 50 fois plus de personnes dans des zones difficiles d’accès et assiégées l’année passée par rapport à cette année-là ».

La raison principale derrière la réduction du nombre des convois est le refus constant du gouvernement syrien de donner son aval, a-t-il dit.

« Si la situation ne change pas, nous verrons davantage de personnes mourir de faim et de maladie que dans des bombardements », a averti le Secrétaire général adjoint.

De son côté, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires politiques, Jeffrey Feltman, a rappelé que, dans deux semaines, le conflit syrien entrera dans sa huitième année.

« Il n’y a pas de mots pour exprimer notre frustration au sujet de l’échec collectif de la communauté internationale pour mettre fin à ce conflit. Mais cette frustration n’est rien comparée à la souffrance et à la destruction qui accablent sans relâche le peuple syrien », a-t-il déclaré devant les membres du Conseil de sécurité.

« Et nous voici ici de nouveau aujourd’hui parce que le bref répit demandé à l’unanimité par ce Conseil de sécurité dans la résolution 2401 (2018) ne s’est pas matérialisé », a constaté M. Feltman. Non seulement les frappes aériennes, les tirs d’artillerie, et l’offensive au sol se poursuivent, il y a même des informations faisant état d’une autre attaque au chlore, s’est-il alarmé.

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Ces sanctions s’appliquent également à ceux qui empêchent la mise en œuvre des décisions prises par la Conférence de dialogue national sans exclusive ou encore commettent, commanditent ou préparent des actes violant les droits de l’homme ou le droit international humanitaire dans le pays.

En adoptant à l’unanimité la résolution 2402 (2018), présentée par la Russie, le Conseil a en outre prorogé jusqu’au 28 mars 2019 le mandat du Groupe d’experts défini dans ses résolutions 2140 (2014) et 2216 (2015), qui délimitent le régime de sanctions.

Cette adoption a été précédée par le rejet d’un autre projet de résolution, préparé par le Royaume-Uni, en raison du vote négatif de la Russie. La Bolivie a également voté contre ce texte, la Chine et le Kazakhstan s’étant abstenus.

La délégation britannique, porte-plume de ce texte, avait vivement encouragé les membres du Conseil à appuyer son texte, qui reprenait les conclusions du Groupe d’experts, selon lequel des armes d’origine iranienne auraient été introduites au Yémen après l’imposition de l’embargo, et élargissait les critères d’imposition des sanctions en vigueur.

La délégation russe avait prévenu, avant le vote, qu’elle comptait s’y opposer, tout en annonçant la mise aux voix de sa propre résolution, dans un souci d’assurer la continuité des travaux du Groupe d’experts. Souhaitant dissiper tout « malentendu », le représentant a affirmé être d’accord avec la plupart des dispositions sous plume britannique, mais qu’il ne pouvait pas « accepter certaines des conclusions du Groupe d’experts, qui restent à vérifier ».

Dans son rapport, le Groupe d’experts indique avoir identifié des « débris de missiles, de l’équipement militaire nécessaire à leur lancement et des véhicules aériens téléguidés militaires d’origine iranienne » qui ont été introduits au Yémen après la mise en place de l’embargo ciblé sur les armes.

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Alors que les violences se poursuivent dans la région rebelle assiégée de la Ghouta orientale, en Syrie, le Secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires, Mark Lowcock, a appelé jeudi 22 février 2018 les membres du Conseil de sécurité à prendre leurs responsabilités.

« Vous êtes tous conscients, en tant qu’États membres, que vos obligations en vertu du droit international humanitaire sont bel et bien cela : des obligations contraignantes », a-t-il déclaré aux membres du Conseil.

Lowcock a rappelé que les efforts de lutte antiterroriste ne peuvent se substituer à l’obligation de respecter et de protéger les civils. « Ils ne justifient pas leur mise à mort et la destruction de villes et de quartiers entiers », a lancé celui qui est également Coordinateur des secours d’urgence des Nations Unies.

Au cours des 24 dernières heures, de nombreux tirs d’artillerie et bombardements aériens se seraient poursuivis contre plusieurs communautés de la Ghouta orientale, causant la mort d’au moins 50 personnes et en blessant au moins 200. Selon certaines sources, le nombre total de victimes depuis le 19 février est proche de 300 personnes, a précisé le Secrétaire général adjoint.

« La Ghouta orientale est un exemple vivant de catastrophe humanitaire entièrement connue, prévisible et évitable qui se déroule sous nos yeux », a résumé M. Lowcock.

400.000 personnes assiégées

« Tout le monde sait que près de 400.000 personnes sont assiégées. Et qu’elles sont assiégées depuis plus de quatre ans. Tout le monde sait que dans la Ghouta orientale, des milliers et des milliers d’enfants sont confrontés à la malnutrition aiguë, une situation que nous n’avons pas connue ailleurs en Syrie depuis le début du conflit. Tout le monde sait que plus de 700 personnes ont besoin d’une évacuation médicale urgente vers les hôpitaux situés à quelques kilomètres dans la ville de Damas », a rappelé le chef du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

« Lorsqu’une génération entière est privée de son avenir, lorsque les attaques contre les hôpitaux sont devenues la nouvelle norme, lorsque des sièges de villes et de quartiers entiers sont devenus une réalité durable pour des centaines de milliers de personnes, la communauté internationale doit prendre des mesures urgentes et concrètes », a lancé M. Lowcock.

Se faisant l’écho du Secrétaire général et du Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, le chef de l’humanitaire a appelé à une cessation durable des hostilités. Une pause qui doit permettre « la livraison immédiate, sûre, sans entrave et durable de l’aide et des services humanitaires, l’évacuation des malades et des blessés graves et l’allégement des souffrances du peuple syrien », a-t-il dit.

« Vous pouvez toujours sauver des vies dans la Ghouta orientale – et ailleurs en Syrie », a déclaré M. Lowcock aux membres du Conseil de sécurité. « Des millions d’enfants, de femmes et d’hommes assiégés dépendent d’une action significative de ce Conseil ».

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Le chef de la MINUSMA, la Mission des Nations Unies au Mali, Mahamat Saleh Annadif, se réjouit des concertations entre la classe politique en perspective des élections qui auront lieu cette année. ”Il importe d’aller vers les élections de façon apaisée”, ne cesse-t-il de répéter.

Dans un entretien qu’il a accordé à la radio Mikado FM, le Représentant spécial des Nations Unies et chef de la MINUSMA, revient sur le rôle de la Mission onusienne dans la tenue de ces échéances.

Le 24 janvier dernier, les membres du Conseil de sécurité ont exprimé un sentiment d’impatience face aux retards persistants dans la pleine mise en œuvre des principales dispositions de l’Accord sur la paix et la réconciliation au Mali.

Dans une déclaration à la presse, les membres du Conseil de sécurité ont rappelé qu’ils ont entendu mardi un exposé du Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, sur la situation dans ce pays.

Ils ont souligné « la nécessité urgente d’apporter des dividendes de paix tangibles et visibles à la population du Nord et d’autres parties du Mali afin de préserver la pertinence de l’Accord et d’empêcher que les gains obtenus ne soient éventuellement inversés ».

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On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite, aujourd’hui, par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de janvier, M. Kairat Umarov (Kazakhstan):

Le 23 janvier 2018, les membres du Conseil de sécurité ont entendu un exposé du Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, sur la situation au Mali.

Les membres du Conseil se sont félicités que le Gouvernement malien et les groupes armés des coalitions Plateforme et Coordination se soient de nouveau engagés à s’acquitter rapidement, d’ici à la fin de mars 2018, des obligations que leur impose l’Accord et qu’ils n’ont pas encore honorées, en adoptant un calendrier révisé établi d’un commun accord à la dernière réunion du Comité de suivi de l’Accord tenue à Bamako les 15 et 16 janvier 2018. Ils se sont félicités que le Centre Carter ait été désigné Observateur indépendant, comme prévu dans l’Accord, et ont invité toutes les parties à coopérer pleinement avec lui.  Ils se sont félicités que, conformément à l’Accord et comme demandé dans la résolution 2364 (2017), une commission d’enquête internationale ait été créée, et ils ont invités toutes les parties à coopérer pleinement avec elle.

Les membres du Conseil ont exprimé d’une même voix leur impatience face aux retards qui continuaient d’entraver la mise en œuvre intégrale des principales dispositions de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (« l’Accord »). Ils ont souligné qu’il était urgent que la population du Nord du Mali et d’autres parties du pays bénéficie de dividendes de la paix tangibles et visibles afin de préserver l’intérêt de l’Accord et d’empêcher que les acquis puissent être remis en cause.  Ils ont insisté sur le fait qu’il importait de faire des progrès sur le fond avant la tenue des élections prévues au Mali en 2018.  Ils ont mis l’accent sur le fait qu’il incombait au premier chef à toutes les parties à l’Accord de faire résolument des progrès dans l’application de ses dispositions.

Les membres du Conseil ont souligné, dans ce contexte, qu’il importait de prendre immédiatement des mesures concrètes pour s’acquitter intégralement et sans délai des principales dispositions de l’Accord, notamment de faire ce qui suit : faire avancer la décentralisation, y compris en tenant des consultations où les parties examineraient la législation existante et où le consensus serait renforcé et en adoptant une législation portant création d’une police territoriale régionale; assurer le fonctionnement des administrations provisoires dans le Nord du Mali, y compris en leur fournissant les moyens humains, financiers et techniques nécessaires à l’exécution de leur mandat; faire avancer les processus de cantonnement et de désarmement, de démobilisation et de réintégration, y compris en établissant des critères d’admission et des quotas de réintégration appropriés et en présentant des listes définitives de candidats, et faire avancer la réforme du secteur de la sécurité afin de parvenir au redéploiement progressif des forces armées et des forces de sécurité reconstituées au Mali ; mettre en place le Mécanisme opérationnel de coordination à Kidal et à Tombouctou ; garantir la participation à part entière des femmes, à égalité avec les hommes.

Les membres du Conseil ont rappelé que tout acte faisant obstacle à la mise en œuvre de l’Accord, y compris en provoquant des retards persistants, ou menaçant cette mise en œuvre, donnait maintenant lieu à désignation aux fins de sanctions, en application de la résolution 2374 (2017), entre autres critères de désignation. Ils ont pris note de la création du Comité des sanctions et du Groupe d’experts créé en application de la résolution 2374 (2017), et demandé à tous les acteurs de coopérer pleinement avec eux.  Ils ont fait part de leur intention de suivre la situation de près et de répondre par des mesures appropriées si les parties n’honoraient pas les engagements pris dans le calendrier susmentionné.

Les membres du Conseil ont exhorté toutes les parties, ainsi que les forces internationales présentes au Mali, à s’acquitter des obligations que leur impose le droit international applicable et à mettre un terme à toutes les violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits.  Ils ont encouragé le Gouvernement malien à continuer de s’employer à lutter contre l’impunité, avec l’aide de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), et à établir, en collaboration avec tous les acteurs concernés, un projet de loi visant à appuyer la réconciliation nationale, comme annoncé par le Président Ibrahim Boubacar Keïta.

Les membres du Conseil ont réaffirmé leur plein appui au Représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali et Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif, à l’équipe de médiation internationale dirigée par l’Algérie, ainsi qu’à la MINUSMA et aux forces françaises qui l’appuient.  Ils ont souligné que le Représentant spécial du Secrétaire général devrait continuer de jouer un rôle central pour ce qui est de soutenir et de superviser l’application de l’Accord par le Gouvernement malien et les groupes armés des coalitions Plateforme et Coordination.  Ils ont demandé à tous les membres du Comité de suivi de l’Accord et aux autres partenaires internationaux de renouveler leur appui en faveur de la mise en œuvre de l’Accord.

Les membres du Conseil ont réaffirmé leur ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance et à l’intégrité territoriale du Mali.  Ils ont souligné qu’il n’y aurait pas de paix et de sécurité durables dans la région du Sahel si l’Accord n’était pas appliqué de façon intégrale, efficace et inclusive.

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On savait que les Etats-Unis allaient brandir leur véto à la résolution de l’ONU condamnant leur reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu, mais on ne s’attendait pas à ce qu’ils menacent ouvertement ceux qui votent en faveur de ce texte. Hier lundi 18 décembre 2017 à l’ONU, ça a été la curée pour les USA, avec un vote unanime de 14 nations – dont la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni, pourtant grand allié des Américains – pour dénoncer la décision de Donald Trump qui a provoqué un tollé planétaire. L’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, est sorti de ses gonds et a balancé ceci en direction de ses partenaires : “C’est une insulte et un camouflet que nous n’oublierons pas“.

On ne sait pas pour le moment ce que cuisinent les Etats-Unis pour sanctionner les  pays qui se sont opposés frontalement. Pour rappel, Trump a déjà porté un coup très sévère à l’ONU en décrétant qu’il allait revoir à la baisse la grosse contribution des USA au budget des Nations-Unies.
A noter que le texte de la résolution a été présenté par l’Egypte, lui aussi grand allié des Etats-unis. Le texte pointe les “graves répercussions” de la décision américaine, et demande son annulation immédiate. Le statut de Jérusalem “doit être résolu par la négociation“, indique le texte, soulignant de “profonds regrets concernant les récentes décisions sur Jérusalem“. Mais à aucun moment il ne nomme les Etats-Unis, les diplomates ayant retiré les parties les plus acerbes pour ne pas en rajouter à la tension. “Toute décision ou action visant à altérer le caractère, le statut ou la composition démographique” de Jérusalem “n’a pas de force légale, est nulle et non avenue et doit être révoquée“, conclut la résolution.

Du côté israélien on salue le véto américain. “Merci madame l’ambassadrice Haley” et “président Trump“, “vous avez allumé une bougie de vérité“, “dissipé les ténèbres“, a commenté sur Twitter le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Du côté des adversaires de Trump dans cette affaire la satisfaction est également au rendez-vous. Le but était “d’avoir 14 votes pour” pour se dresser sur la route des Etats-Unis, ont indiqué à l’AFP des diplomates.
Prochaine round à l’Assemblée générale de l’ONU (193 pays). Là il n’y aura pas de droit de véto et les USA seront sans aucun doute condamnés. Certes les résolutions de cette assemblée n’ont pas un caractère contraignant et restent au stade de la symbolique, mais les symboles sont importants pour des sujets de ce type…

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Le Conseil de sécurité nationale a approuvé, mercredi 15 mars 2017, au Palais de Carthage, deux propositions relatives aux poursuites judiciaires dans les crimes de consommation de drogue, rapporte la TAP.
Le Conseil s’est réuni avec sa nouvelle composition désignée par décret gouvernemental de janvier 2017, en présence du président de la République Béji Caid Essebsi.
La première proposition porte sur la révision immédiate des critères de grâce pour les consommateurs débutants, en direction de la suppression de la peine d’un mois de prison. Une proposition à mettre en application à l’occasion de la fête de l’indépendance, le 20 mars courant.
La commission de grâce n’attendra plus les grandes occasions pour se réunir. Elle se réunira désormais tous les mois, ont, également, convenu les membres du Conseil.
La deuxième proposition concerne la présentation d’un projet d’amendement partiel et exceptionnel de la loi n°52, en attendant de compléter la révision globale de cette loi et son adoption par l’Assemblée des représentants du peuple.
Le président de la République avait promis, lors d’un entretien accordé le 19 février dernier à une chaîne TV privée, qu’il convoquera une réunion du Conseil national de sécurité pour demander l’abandon les poursuites judiciaires à l’encontre des consommateurs de cannabis en attendant une solution juridique radicale à ce type d’affaires.
La situation sécuritaire locale, régionale et internationale ainsi que la stratégie nationale de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme ont été évoquées lors de la réunion du Conseil.

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Dans le bras de fer qui oppose les autorités marocaines au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, une manche à zéro en faveur de ce dernier. En effet le Conseil de sécurité a voté hier vendredi 29 avril, après des débats passionnés, une résolution ordonnant le retour au Sahara occidental de la mission de l’ONU, expulsée par Rabat après les déclarations fracassantes de Ki-moon sur le statut “d’occupation” du Sahara.

Le texte est passé avec 10 voix pour, 2 contre et 3 abstentions. Ce sont les États-Unis, pourtant alliés du Maroc dans ce lourd dossier autour de l’indépendance du Sahara occidental, qui avaient présenté la résolution. Ainsi, légalement du moins, la mission de l’ONU au Sahara occidental (Minurso) pourra être prolongée jusqu’à fin avril 2017, comme l’avait demandé Ki-moon dans son rapport, alors que Rabat avait soutenu mordicus que c’en était fini de cette présence onusienne et que sa décision était “irrévocable”.

Le Conseil de sécurité « déplore que la capacité de la Minurso de s’acquitter pleinement de son mandat ait été limitée » après l’ordre de départ en mars de 75 membres civils de la mission. Le texte de la résolution « souligne qu’il est urgent que la Minurso puisse de nouveau exercer pleinement ses fonctions ».

Le secrétaire général de l’ONU a maintenant 90 jours pour déminer le terrain et s’éviter les foudres des autorités marocaines, qui ont dû fulminer en apprenant la décision du Conseil de sécurité. Pour le moment il n’est pas question d’imposer la présence de la Minurso au Sahara. Commencent donc des négociations très serrées avec Rabbat pour que le personnel de l’ONU puisse accomplir sa mission dans un climat apaisé. On verra ce que le Maroc demandera en échange de ses largesses. Cela pourrait très bien être une mise au placard par l’ONU des velléités d’indépendance du Sahara occidental, portée depuis des décennies par le front Polisario dont la diplomatie, très active, trouble la quiétude du royaume chérifien…

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