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Les femmes, à Béja, sont plus nombreuses à quitter la région pour l’exode ou l’émigration, selon une analyse genre effectuée au niveau régional par l’INS (Institut national de la statistique), à partir des résultats du recensement général de la population de 2014. Ainsi, 4 mille femmes ont quitté la région contre 3 mille hommes.
L’analyse, présentée mercredi, à Béja, montre également que le taux de chômage des femmes atteint 29,4% contre 17,8% pour les hommes.
On constate, en outre, que les femmes sans niveau d’instruction sont plus nombreuses que les hommes : 37% contre 21%.
C’est pour la première fois qu’une telle analyse est effectuée, à l’échelle régionale, par l’INS. Trois autres gouvernorats sont concernés : Médenine, Kasserine et Bizerte.
L’intégration de la dimension genre dans le système statistique de l’INS est une nouvelle orientation visant à réduire les disparités entre femmes et hommes et à améliorer la situation de la femme au sein de la famille et en société, explique Arbia Ferchichi, chargée des statistiques de genre à l’INS.

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Le ministre de l’Intérieur, Hédi Majdoub, a déclaré, lors de son audition, ce vendredi 21 avril 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), que 27 mille 371 Tunisiens ont été empêchés de se rendre dans les zones de tension depuis 2013.

Il a par ailleurs souligné la présence de 3000 terroristes dans les zones de conflit, dont 60% en Syrie et 30% en Libye.

Toujours selon ses déclarations, 800 terroristes se sont rendus en Tunisie dont 190 ont été emprisonnés, 137 placés en résidence surveillée et 55 autres sont morts dans des attaques. 760 ont été par ailleurs tués dans les zones de conflit.

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Pour la première fois, le pilote de l’avion qui a amené, précipitamment, le président Ben Ali en Arabie saoudite, qui sera son exil définitif, fait la lumière sur cet énigmatique vol du 14 janvier 2011. Ses propos ont été rapportés ce mardi 31 janvier 2017 par Ouest-France.

Il était 16 h ce fameux 14 janvier quand le colonel Mahmoud Cheikhrouhou, pilote de l’avion présidentiel, est contacté, au téléphone, par le PDG de la compagnie Tunisair, qui lui donne la directive suivante : « Il faut partir très vite avec la famille Ben Ali », a indiqué Cheikhrouhou lors Forum de la mémoire nationale, organisé samedi 28 janvier 2017 par la Fondation Temimi. « Nous voyons arriver le fils, Mohamed, la fille Halima, son fiancé, le président Ben Ali, sa femme, deux nounous et un majordome», a ajouté l’ex-pilote.

D’après ce dernier, Ben Ali a argué qu’il se rend en Arabie saoudite pour accompagner sa famille et « la rassurer » et qu’il compte bien revenir à Tunis avec l’équipage. « Le Président est venu dans le cockpit pour s’inquiéter du plan de vol. Nous avions les autorisations nécessaires », confie l’ex-colonel. L’avion atterrit à Djeddah…

« Le Président nous a dit d’aller nous reposer, qu’il nous appellerait pour le départ », affirme le pilote. Mais les membres de l’équipage avaient déjà eu vent, durant le vol, des développements du soulèvement populaire et de la situation politique en Tunisie. Ils avaient notamment appris que le dernier Premier ministre de Ben Ali, Mohammed Ghannouchi, occupait, temporairement, la fonction de chef de l’État, sur la base d’un « empêchement provisoire » du président. Mahmoud Cheikhrouhou en a tiré les conséquences et a alors demandé au PDG de la compagnie nationale l’autorisation de regagner Tunis, elle lui fut accordée.

Aux objections de ceux qui lui reprochent d’avoir agi ainsi le pilote rétorque : « L’important pour moi c’était de ramener l’avion au pays »…

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L’Union régionale du travail (URT) à Sidi Bouzid a exigé le départ du gouverneur de la région. Intervenant sur Mosaïque fm, le secrétaire général de l’union, Lazhar Gammoudi, a justifié cette demande par l’incapacité de ce responsable à rendre service à la région. Selon la même source, cette demande a été évoquée lors d’un conseil régional qui a eu lieu ce vendredi au gouvernorat de Sidi Bouzid, en présence des ministres des Affaires sociales et de l’Investissement.

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La compagnie pétrolière et gazière australienne Cooper Energy est allée au bout de sa logique en annonçant sont retrait complet, et semble-il définitif, de la Tunisie, rapporte l’Agence Ecofin. A noter que ce virage a été pris officiellement le 4 juin 2013, la compagnie australienne ayant fait savoir qu’elle stoppe ses investissements pour se focaliser sur ses actifs gaziers nationaux.

Cooper Energy, qui bénéficiait du permis Bargou, a vendu ses parts, 30%, à son partenaire de coentreprise Dragon Oil.

S’agissant de la licence Hammamet, la compagnie respectera les termes du contrat jusqu’à janvier 2017, même si la licence court jusqu’en 2021. D’après Energy Pedia, le coût du désengagement est déjà pris en compte dans l’exercice 2016 et devrait être en-dessous de 200 000 $ US. A noter que sur Hammamet, Cooper contrôlait 35% des actions.

Pour rappel, en mai 2016, la compagnie australienne avait renoncé à la licence offshore Nabeul en versant à l’Etat tunisien une indemnité compensatoire de 3,2 millions $.

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La persistance des mouvements de protestation et la poursuite du blocage empêchant les camions de rejoindre les bacs ne pouvaient qu’engendrer l’arrêt de l’activité de la société pétrolière Petrofac. C’est ce qu’a indiqué Héla Cheikhrouhou, ministre des Mines et de l’Energie ce mercredi 14 décembre.
« La poursuite de ce blocage est très mal perçue par la société, qui se trouve dans l’incapacité d’honorer ses engagements », a dit la ministre dans une déclaration à Africanmanager. Elle a fait savoir que « la fermeture de la société est attendue dans de pareilles conditions ».
La ministre s’est montrée très inquiète, surtout que la fermeture de Petrofac est très couteuse financièrement, sans parler du fait que c’est un signal négatif pour les entreprises étrangères installées en Tunisie.

Quelle serait la réaction du gouvernement ? La société civile devrait intervenir pour trouver une issue à cette crise, a répondu Héla Cheikhrouhou.
La précision de la ministre vient à un moment où la société pétrolière tuniso-britannique de prospection et d’exploitation énergétique, Petrofac, a décidé d’interrompre toute activité et de quitter définitivement le pays.
Selon le président directeur général de Petrofac, Imed Derouich, les autorités concernées n’auraient pas appliqué la loi face à un individu qui a empêché aux camions de la société de circuler, chose qui a définitivement motivé la décision du départ.
Et le PDG de Petrofac de rajouter que les autorités tunisiennes n’ont pas saisi la chance qui leur a été accordée et n’ont pas œuvré dans le sens de l’application de la loi. Pourtant les activités de la société permettent de satisfaire environ 13% des besoins en gaz de la Tunisie. Par ailleurs les autorités tunisiennes ont confié que le gel de la production durant les 9 premiers mois de 2016 a obligé le pays à recourir au gaz algérien, ce qui a couté aux caisses publiques à peu près 100 millions de dinars. On imagine donc les dégâts si les activités cessent définitivement…

Cet arrêt intervient quelques mois après la signature d’un accord en septembre 2016, entre le gouvernement et les contestataires, afin de maintenir l’activité de la branche de la société britannique établie à Kerkennah.
L’accord, rappelle-t-on, concerne la régularisation de la situation de 266 chômeurs diplômés, sur une durée de 3 ans, avec un taux de 30% la première année. La ministre a, par ailleurs, confirmé le financement par Petrofac et l’ETAP, à hauteur de 2.5 millions dinars, des projets de développement dans la région ainsi que l’amélioration de la situation sécuritaire.

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Dans l’émission « Liman Yajroo, Fakat » (pour ceux qui osent seulement), hier dimanche 11 décembre 2016, le président de l’UPL, Slim Riahi, a invité le président de la République, Béji Caïd Essebsi, à sortir par la grande porte.
Riahi a affirmé que « de nos jours, »le pauvre, le riche et le Tunisien à revenu moyen vivent dans une tension et nourrissent une colère en permanence. Un changement est urgent ». Il a ajouté que la crédibilité sur laquelle était assis le chef de l’Etat depuis 2014 est épuisée et qu’il a le devoir de s’inspirer du règne de Habib Bourguiba, et de se garder de maintenir indéfiniment un régime qui a montré ses limites. Il appelle Essebsi à organiser des élections présidentielles, législatives et municipales d’ici un an.

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Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari, a appelé à un dialogue social afin de trouver une solution en ce qui concerne le départ de la société pétrolière tuniso-britannique de prospection et d’exploitation énergétique (Petrofac).
Dans une déclaration à la presse, le ministre s’est montré inquiet par la mauvaise nouvelle et a appelé toutes les composantes de la société civile à assumer leurs responsabilités pour sortir de l’ornière.
Pour Zied Laadhari, le départ de ce genre d’entreprise ne peut qu’affecter l’économie tunisienne, déjà en détérioration.
L’appel du ministre vient à un moment où Petrofac a stoppé toutes ses activités mardi 20 septembre et a annoncé qu’elle quitte définitivement l’île de Kerkennah et la Tunisie.

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Le SG de l'UGTT Houcine Abbassi a déclaré

Houcine Abassi, secrétaire général de l’UGTT, a déclaré en marge de la conférence constitutionnelle du département administratif et financier, tenue aujourd’hui à Hammamet, que si la société Petrofac décide de quitter la Tunisie, l’UGTT sera fortement affectée par cette décision étant donné que les employés devront faire face au chômage. Il a ajouté que l’UGTT a tout tenté pour éviter cela et a débattu avec les manifestants, mais en vain.

Il a appelé à la nécessité de faire preuve de sagesse et à participer à la recherche de solutions efficientes pour mettre fin à la crise actuelle dans le pays, qui a grand besoin de ressources matérielles, rapporte Cap fm.

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On n’arrête pas de nous promettre le rétablissement imminent de l’Autorité de l’Etat, le retour de l’ordre et du respect de la loi, la fin des dépassements, de l’anarchie et du laisser-aller. On n’arrête pas de nous parler d’une « Volonté inébranlable » d’engager toutes les réformes et toutes les actions à même de faire renaitre en nous la confiance en l’avenir et l’espoir de lendemains meilleurs !  Pourtant, ce que nous constatons encore, avec ce nouveau Gouvernement, est plus que désespérant.

Toujours ces mains tremblantes, cette peur d’affronter avec fermeté ce banditisme et ce sabotage de notre économie, cette absence de courage pour décrire la situation désastreuse dans laquelle nous sommes, d’en désigner les vrais responsables et d’annoncer les actions salvatrices, aussi douloureuses soient-elles.

Nos entrepreneurs avaient besoin, en premier lieu, de quelques signaux concrets permettant de les rassurer quant au retour de l’Etat de droit. Ils ont été bien servis ces deniers jours !

Ce qui s’est passé à Kerkennah avec Petrofac est bien le summum de l’irresponsabilité et de l’inconscience d’un Gouvernement, censé ne pas réitérer les mêmes erreurs, la même nonchalance et les mêmes négligences que ses prédécesseurs.

Le signal donné est clair : n’importe quelle Entreprise pourrait demain être prise en otage par une bande de voyous, mise à genoux, devant l’insouciance et l’impuissance d’un Etat censé être protecteur.

Quand on sait, en plus, les desseins des sit-inneurs et lorsqu’on connait ceux qui sont à l’ origine de l’embrasement de l’île, nous ne pouvons que rester sous le choc devant tant d’inaction et d’indifférence.

Et quand on connait les conséquences désastreuses du départ de Petrofac sur notre économie, sur l’économie de l’île, sur l’image du pays (à la veille d’une conférence internationale sur l’investissement d’une grande importance), on ne peut que commencer à douter de la volonté et de la capacité du Gouvernement à affronter les périls  qui menacent la Tunisie.

Les déclarations du ministre des Affaires sociales (qui avait même convenu et promis l’abandon des poursuites judiciaires à l’encontre des vandales et des casseurs !!!!) nous en donnent une preuve supplémentaire.

Pour lui,  le message principal est à adresser aux sit-inneurs de Kerkennah (et d’ailleurs) que «les luttes pacifiques (sic) des jeunes et des chômeurs pour leur droit au travail ne peuvent qu’être couronnées de succès».

Bloquer un site de production pendant 9 mois , faire perdre des centaines de millions de dinars à l’Etat, et détériorer davantage l’image d’un pays qui peine à se redresser est ainsi donc un acte légitime et pacifique qu’on ne peut que comprendre et saluer !

Devant une telle situation et au vu de telles positions, devrions-nous parler encore de code de l’investissement, de loi pour la relance de l’économie et de conférence internationale pour l’investissement ???

Nous ne pouvons rester sans réaction devant ce scandale ! Nous ne pouvons assister sans brancher à l’enlisement et à la descente aux enfers de notre pays. Car tous ces « signaux  » plus qu’inquiétants n’augurent rien de bon.

Il est impératif que toutes les forces vives du pays réagissent de manière très énergique. L’impuissance de l’Etat devant les saboteurs de tout genre  (partout dans le pays certes, mais particulièrement à Kerkennah), ainsi que les positions inconscientes du Gouvernement ne peuvent que dissuader l’investissement et faire fuir les investisseurs !

Nous ne pouvons plus ni l’accepter, ni se borner à « prier » pour que cela change !

Nafaa Ennaifer.

Président de la Commission des Affaires Economiques de l’Utica

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La compagnie gazière britannique Petrofac menace de quitter la Tunisie et de mettre fin à son investissement si les mouvements de protestations réclamant l’emploi et qui ont perturbé la production de gaz pendant neuf mois ne s’arrêtent pas immédiatement, selon des responsables gouvernementaux cités lundi par le magazine Newsweek Middel East.

Depuis janvier, Petrofac déplore une perturbation de sa production de gaz en Tunisie, due à des sit-ins organisés par des protestataires qui demandaient à être recrutés par l’entreprise. Des manifestations violentes ont éclaté en janvier et l’armée est intervenue pour protéger la compagnie dans l’île de Kerkennah dans le sud du pays.

 » Des responsables de Petrofac nous ont informés qu’ils seront obligés d’invoquer la force majeure et d’introduire des recours auprès des tribunaux internationaux pour être dédommagés de leurs pertes si la production ne reprenait pas immédiatement », a déclaré la ministre tunisienne de l’Énergie, Hela Cheikrouhou, lundi, sur les ondes d’une radio locale.

Un représentant Petrofac en Tunisie s’est abstenu de tout commentaire, alors qu’un autre, sous le couvert de l’anonymat, a confirmé que la compagnie se préparait à quitter le pays si les sit-ins ne cessaient pas .

La menace brandie par la société, qui fournit environ 13 pour cent des besoins en gaz naturel de la Tunisie, est un autre sérieux test pour le gouvernement de Youssef Chahed, qui a promis d’adopter une ligne dure avec les manifestations qui ont touché des secteurs clés.

Les représentants du gouvernement soulignent que l’importation de gaz en provenance d’Algérie pour compenser le manque à gagner causé par les perturbations de la production de Petrofac a coûté au gouvernement environ 100 millions de dollars pour les neuf premiers mois de cette année.

 

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Le président syrien Bachar al Assad a prêté serment mercredi avant d'entamer un nouveau mandat de sept ans

L’opposition syrienne n’en démord pas : Bachar al Assad devra faire place nette six mois après le démarrage des pourparlers autour de la formation d’un gouvernement de transition. C’est une des exigences que Riad Hidjab, principal coordinateur du Haut Comité des négociations (HCN), un organe créé par l’opposition syrienne, a mises sur la table à Londres ce mercredi 07 septembre, rapporte l’agence Reuters.

Il a ajouté que le calendrier que le HCN a soumis à la communauté internationale stipule six mois de dialogue afin de mettre en place un gouvernement de transition composé de personnalités de l’opposition, du gouvernement et de la société civile.
C’est cette équipe qui va gérer les affaires syriennes pendant 18 mois, avant de céder la place après des élections générales.

« Cette période de transition s’ouvrira avec le départ de Bachar al Assad et de sa clique et, bien sûr, de ceux qui ont commis des crimes contre le peuple syrien », a confié Riad Hidjab.

Cette position radicale complique sensiblement le règlement de la crise syrienne. En effet si on regarde les rapports de force sur le terrain, le régime syrien est en bien meilleure posture, grâce au puissant allié russe, qu’il y a quelques mois. L’armée syrienne a même porté des coups très sévères à Daech et aux rebelles en leur arrachant des villes clés. Les exigences des représentants de la rébellion, coupés du terrain, ne reflètent nullement la situation réelle. Alors tenir mordicus au départ d’al Assad alors qu’il est en position de force, que les Russes le soutiennent, c’est compliquer la tâche des Occidentaux qui tentent de mettre en place avec Moscou une stratégie commune pour pacifier la Syrie. En procédant de la sorte, l’opposition bousille toute chance de parvenir à la paix à moyen terme…

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Le gouvernement tunisien espère que son code des hydrocarbures récemment élaboré  pourra contribuer à revitaliser le naissant secteur du gaz du pays en dépit des mouvements de protestation  et d’un remaniement gouvernemental imminent.

Il est prévu que la Tunisie enregistre une baisse de production gazière estimée à 10% fin 2016 comparée à l’année dernière. Et tandis que les importations de gaz algérien sont en mesure de prendre le relais, le gouvernement planche sur un plan pour stimuler le développement du gaz en amont.

« Le projet de code des hydrocarbures vise à rendre notre fiscalité  plus attrayante que celle des pays concurrents, » a affirmé le consultant en énergie Kamel Rekik, dans une déclaration à  Interfax Natural Gas Daily, la semaine dernière. «Le gouvernement a mené une étude de benchmarking  et fera ce qu’il peut pour offrir des avantages imbattables », a-t-il ajouté. D’autres sources indiquent qu’un  «véhicule d’investissement» pourrait être créé au sein de l’Etat.

La Tunisie, saluée comme un modèle de démocratie parmi les pays de la région MENA, continue de s’employer à attirer de significatives  activités d’exploration.

Le gaz de schiste est de nouveau  l’ordre du jour, et il est question d’introduire dans le code des hydrocarbures une disposition le concernant. Selon Rekik, une étude d’impact environnemental a été commandée récemment et ses conclusions  sont attendues au cours des mois à venir.

Un autre aspect important pour les investisseurs est de savoir comment l’article 13 de la constitution – exigeant que les contrats relatifs aux ressources naturelles soient approuvés par le Parlement – sera intégré dans le nouveau code.  L’une des options consiste à confier l’approbation de tous les  renouvellements et les prolongations à une commission présidée par le ministère de l’Industrie et l’ETAP.

Les amendements au code des hydrocarbures dont il est question interviennent à un moment difficile pour la Tunisie: le pays se prépare à se doter d’un nouveau gouvernement qui devra faire face à des mouvements de protestation, au déclin économique et à la corruption dans le secteur du pétrole et du gaz.

Mouvements sociaux

Les protestations ont stoppé  la production de gaz dans le champ Chergui de Petrofac cette année, mais l’activité a repris en juin. Cela signifie que le gouvernement a dû importer plus de gaz algérien tout en déplorant un manque à gagner fiscal et une régression  des bénéfices sur la production.

Les protestations sont souvent le fait des employés sous-traitants fournissant  des services de soutien qui cherchent à améliorer leur situation. Des opérateurs appartenant au secteur public, tels que la STEG et les entreprises de l’industrie des phosphates, ont dû employer directement semblable  personnel à la suite de la révolution  de 2011.

Malgré l’engagement indéfectible de sa compagnie à la Tunisie, Trent Rehill, président de Winstar Tunisie, qui produit du gaz à Zinnia dans le nord du pays, près de Tunis, et détient des intérêts dans l’exploration de gaz dans le sud, a déclaré que  les mouvements de protestation  n’étaient « pas bons pour le climat d’investissement » et  » certainement préoccupants ».

Ceux qui partent et ceux qui restent

Beaucoup de sociétés de pétrole et de gaz ont quitté la Tunisie au cours des deux dernières années, bien que cela ait été dû à la chute des cours du pétrole. Mais le cas le plus remarquable est celui  de la société suédoise PA Resources en mai dernier, en concluant un accord de vente et d’’achat avec l’ETAP pour vendre la totalité de ses actifs tunisiens. PA Resources a été fortement impliquée dans les activités d’exploration, notamment avec  le  prometteur projet de pétrole et de gaz de Zarat. Cette décision s’inscrit dans  le cadre d’une restructuration élargie de la compagnie destinée à l’aider à rembourser ses créanciers.

D’autres société d’exploration  comprennent Cooper Energy, qui a pris la décision stratégique de se retirer de l’ensemble de ses opérations internationales et de se concentrer sur l’Australie, pays d’origine, et la compagnie basée au Canada,  Dualex Energu International , qui a abandonné son permis d’exploration tunisien faute d’avoir trouvé  une « joint venture partenaire » […] en raison du  grave ralentissement dans l’activité d’’exploration pétrolière et gazière mondiale».

Les grandes entreprises telles que Eni et Anadarko sont également présentes dans le secteur de l’exploration en Tunisie, et bien que leurs activités aient été de peu d’importance depuis le début de l’année en cours, elles n’envisagent pas de quitter le pays.

Un porte – parole d’Anadarko a déclaré à Interfax Natural Gas Daily que, bien que la société n’ait prévu aucune activité en Tunisie en 2016, « nous pensons que le potentiel existe, et nous continuerons à travailler avec l’ETAP et le ministère tunisien de l’Energie alors que nous évaluons les perspectives d’une exploration future».

Cette vague de départs  a poussé le  gouvernement à agir. « Pour tout gouvernement, stimuler le secteur du gaz est non seulement une question de sécurité de l’approvisionnement, mais aussi un moyen d’économiser de l’argent et de générer des liquidités », a déclaré Rekik.

Dans le but de lutter contre la corruption dans le secteur, le ministère de l’Industrie a rendu publics les contrats qu’il a signés avec les compagnies étrangères, alors que les données pétrolières et gazières sont plus facilement disponibles. « Mettre en place  un processus assez transparent pour travailler  se traduira par un meilleur climat d’investissement», a déclaré Rehill.

Le cas Nawara

En plus des investissements en amont, le secteur du gaz de la Tunisie a également besoin d’une meilleure infrastructure pour libérer de nouvelles sources potentielles d’approvisionnement. Le projet de gaz Nawara, qui reliera les gisements de gaz du Sud du pays aux  pôles de la demande dans le Nord, est considéré comme essentiel par les compagnies d’exploration.

« L’investissement en Tunisie dépend des avantages fiscaux offerts aussi du  déblocage du gaz qui se trouve dans le sud par l’achèvement des travaux de  construction du gazoduc Nawara, au sujet duquel nous sommes optimistes », a assuré  Rehill. Nawara a été entaché de  retards dus à des contentieux immobiliers, renvoyant de 2016 à 2018 la date de son démarrage.

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Dans une interview accordée à Africanmanager, le directeur général de la FIPA, Khalil Laabidi, a assuré que le rythme de la fermeture des entreprises étrangères a plutôt baissé. D’après les statistiques, une cinquantaine d’entreprises étrangères ferment leurs postes chaque année. Ce chiffre est beaucoup moins élevé qu’avant la révolution, où chaque année environ 150 entreprises quittaient la Tunisie. Pourtant, le risque existe encore.

Sur un autre plan, il est revenu sur le retard enregistré au niveau de l’adoption du code de l’investissement et qui aura certainement des effets.

Par ailleurs, il a indiqué qu’on n’est pas dans un vide juridique, mais qu’on a des investisseurs qui attendent que la situation politique et sociale se clarifie pour pouvoir décider.

Khalil Laabidi a évoqué les actions que le futur gouvernement doit entreprendre pour gagner ce challenge. Interview :

Pouvez-vous nous brosser la situation des IDE pour les premiers mois de 2016 ?

A la fin du mois de juin de l’année 2016, les investissements étrangers ont atteint le montant de 915.1 millions de dinars tunisiens (MTND). Comparés aux trois dernières années, ces investissements ont enregistré une baisse de -23,4% par rapport à 2015.
Les investissements de portefeuille ont enregistré un net recul au cours des trois premiers mois de cette année, ce qui est tout à fait prévisible, après la consommation de la mesure (décret n° 2014-3629 du 18 septembre 2014) accordée aux étrangers d’acquérir librement, sans autorisation, des titres de capital sur la cote, à condition que la participation étrangère, y compris l’opération d’acquisition concernée, soit comprises entre 50 et 66,66% du capital.
Cette meure a suscité un intérêt acheteur très fort en 2015 sur les titres de quelques sociétés cotées en bourse.

Au cours des six premiers mois de l’année 2016, les investissements directs étrangers ont atteint le montant de 882,9 MTND. Comparés aux trois dernières années, ces investissements ont enregistré des variations de -7,4% par rapport à l’an dernier, 25,2% par rapport à 2014 et 6,0% par rapport à 2013.
Les IDE sont répartis à hauteur de 57% pour les énergies, 34% pour les industries manufacturières et 9% pour les services.

Le retard affiché au niveau de l’exécution de plusieurs réformes dont notamment l’adoption du code de l’investissement a beaucoup affecté le climat des affaires et par la suite la stimulation des nouveaux investisseurs. Qu’en pensez-vous ?

C’est surtout que l’investissement reste tributaire de plusieurs facteurs comme le climat des affaires et ce, dans n’importe quel pays.

Pour le cas de la Tunisie, les problèmes sont multiples, sachant qu’on a bien entamé l’exécution de certaines réformes.
Certaines réformes ont été accomplies, comme l’adoption de la loi relative au partenariat public-privé, la loi des énergies renouvelables, une autre sur les banques. Par contre, d’autres lois restent toujours en suspens, à savoir le code de l’investissement, considéré comme l’une des mesures importantes attendues par les investisseurs étrangers.
Faut-il noter qu’on a achevé l’élaboration de ce texte et il a été transféré au Parlement depuis octobre dernier, l’examen des trois premiers articles avait été entamé. Mais le temps n’a pas permis de finir ce travail.

Mais pourquoi ??

C’est simple, l’initiative lancée par le président de la République, Béji Caied Essebsi, portant sur la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale a tardé la réalisation de cet objectif malgré le fait qu’un consens a été trouvé au niveau du Parlement en ce qui concerne le nouveau code de l’investissement.

Avez-vous des craintes par rapport à ce retard ?

Chaque retard aura certainement ses effets, mais n’oubliez pas qu’on possède déjà un code datant de 1992 et qui nous a beaucoup aidés à travailler en offrant une série d’avantages et d’incitations.
Donc, on n’est pas dans un vide juridique, mais on est face à des investisseurs qui temporisent en attendant que la situation politique et sociale se clarifie pour pouvoir décider.
Donc, si on arrive à adopter le code en question d’ici la fin de ce mois, on peut éviter les effets prévus.

Y a-t-il une réelle volonté de la part des étrangers de s’implanter et de créer de nouveaux projets en Tunisie, surtout dans cette conjoncture assez morose ?

La volonté existe, mais il faut préciser qu’on a deux types de projets : De grands projets structurés exigeant des moyens et des conditions bien précises dont notamment les incitations fiscales.
A ce niveau, si on arrive à mieux satisfaire les demandes, on serait capable de stimuler de nouveaux promoteurs.
Pour le deuxième type de projet, il concerne les projets privés. Il s’agit de projets sensibles à la situation du pays en termes d’instabilité politique, ralentissement au niveau de l’exécution des réformes mises en place. Ajoutons à cela l’instabilité enregistrée au niveau régional.
Ces facteurs doivent être pris en considération par les décideurs tunisiens, qui sont plus que jamais appelés à envoyer des messages rassurants pour pouvoir convaincre les investisseurs étrangers.

Au delà de ce constat, il faut affirmer que la Tunisie dispose de plusieurs atouts pour que les étrangers s’implantent dans ce site attractif. Mais, beaucoup reste à faire….

Ce climat d’instabilité poussera certainement plusieurs entreprises étrangères à quitter le pays. Qu’en dites-vous ?

En 2015, le rythme de la fermeture des entreprises étrangères n’a pas baissé. D’après les statistiques, une cinquantaine d’entreprises étrangères ferment leurs postes chaque année. Toutefois ce chiffre est beaucoup moins élevé qu’avant la révolution, où chaque année environ 150 entreprises quittaient la Tunisie.
Et pourtant on reste prudent étant donné que le risque existe encore, surtout que certaines entreprises sont en train de penser à quitter le territoire tunisien.

Dans le même contexte, plusieurs entreprises étrangères n’ont pas voulu augmenter le taux d’investissement en Tunisie.

Avez-vous des chiffres exacts ?

La majorité des entreprises étrangères installées en Tunisie n’ont pas voulu augmenter leurs parts d’investissement, sachant que le nombre global de ces entreprises s’élève à plus de 1200.
C’est tout à fait compréhensible au regard de l’étape actuelle marquée par un nombre limité de nouveaux projets, un rythme en termes d’opérations d’investissement ou d’extension au ralenti.
Mais, la question du départ n’est pas un énorme problème actuellement, c’est plutôt un risque. Notre crainte est bien évidement liée au manque à gagner en termes d’IDE.

Dans de pareilles conditions, quelles seront les taches du futur gouvernement pour combler les failles ?

Les missions du futur gouvernement ont été fixées dans le document de Carthage signé par plusieurs partis politiques et organisations nationales.
Partant de cette idée, je considère qu’il est temps d’accélérer l’adoption du code de l’investissement dans les plus brefs délais.
Il faut faciliter les procédures administratives tout en essayant de suivre les investisseurs étrangers implantés déjà en Tunisie. Cela passera également par la résolution de leurs problèmes de façon rapide.
C’est une démarche cruciale. Avant de chercher de nouveaux investisseurs, il faut fidéliser ceux qui sont là. Car, il s’agit d’un nombre important d’investisseurs ayant la capacité d’étendre leurs projets, mais aussi de faire évoluer leurs investissements.

A noter qu’on a commencé à réaliser cet objectif, surtout qu’on a entamé une série de rencontres avec les chambres mixtes.

Parmi les autres actions à entreprendre, on cite la mise en place d’une stratégie promotionnelle à l’étranger, tout en consacrant les budgets et les ressources nécessaires pour assurer la reprise des investissements étrangers.

Dans ce cas, on devrait commencer par les grands projets, qui sont à mon avis la locomotive des investissements et qui pourront jouer un rôle déterminant dans ce sens.

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Le ministre des Affaires sociales, Mahmoudd Ben Romdhane, s’est entretenu ce jeudi 21 juillet avec des responsables de la société américaine Lir et des représentants de l’UGTT et de l’UTICA.

Cette réunion a porté sur le retrait de la société américaine de la Tunisie et son transfert au Maroc, rapporte Mosaïque fm.

Mahmoud Ben Romdhane a discuté des raisons du non renouvellement du contrat de la société précitée en Tunisie et sa fermeture.  La société s’est engagée à dédommager plus de 600 agents licenciés, a ajouté la même source.

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Une précision de taille, d’emblée : Il ne s’agit pas de larmoyer ici sur le départ des sociétés étrangères de la Tunisie, lequel après tout n’est pas plus massif qu’avant la révolution de 2011. L’ambassadeur de France à Tunis, François Gouyette, a déclaré en mai 2016 qu’une cinquantaine d’entreprises françaises quittent la Tunisie tous les ans, mais il a ajouté que le flux de départs est le même qu’avant 2010. Khalil Laabidi, directeur général de la FIPA (Agence de promotion de l’investissement extérieur), a déclaré en juin 2016 dans un point de presse qu’au cours des trois dernières années, entre 70 et 80 entreprises étrangères plient bagages chaque année. Mais là aussi M. Laabidi a pris soin de préciser que ce chiffre, aussi impressionnant soit-il, est en deçà du nombre d’entreprises étrangères qui quittaient la Tunisie avant le départ de Ben Ali, à peu près 150 entreprises par an qui cessaient définitivement leurs activités ou migraient vers d’autres contrées.

Tout cela pour dire que le flux d’entreprises qui partent de la Tunisie n’est pas le noeud du problème, à condition que de l’autre côté la masse d’investissements étrangers compensent ce phénomène quasiment normal. A condition également que les décideurs politiques soient suffisamment secoués par ces départs pour s’activer dans le sens d’un assainissement du climat des affaires, de la maitrise des tensions sociales et politiques. Or la situation du pays n’est pas brillante sur ces tous ces points.

Quand la société de la câblerie auto Lear Corporation, domiciliée à Ben Arous, a annoncé qu’elle allait quitter la Tunisie, ça n’a pas fait un pli chez les autorités. Elles n’ont pas bronché. Du moins nous ne l’avons pas entendu. Alors qu’il s’agit tout de même d’une multinationale qui figure à la 154ème position sur la liste Fortune 500, du plus gros fabriquant de sièges automobiles et électriques dans le monde, d’un groupe qui affiche 240 sites de production dans 36 pays et qui fait travailler à peu près 136.000  personnes. Vous imaginez le manque à gagner en termes de rentrées fiscales pour l’Etat tunisien, sans parler des 600 employés locaux sur les carreaux. Et puis il faut voir les motifs du départ de Lear Corporation : Instabilité politique et sécuritaire en Tunisie. En termes de publicité pour attirer les investisseurs il y a mieux ! Les employés ont beau arguer que c’est un faux prétexte et que le climat social et le rythme de la production sont au beau fixe, le mal est fait.

Le problème est ailleurs

Le problème est plus profond et plus complexe que ça. Le souci est que la Tunisie, qui a déclenché une énorme vague de sympathie à l’échelle planétaire, n’a pas su transformer l’essai… en espèces sonnantes et trébuchantes. Les gouvernements qui se sont succédé n’ont pas été capables de fixer les investissements, le pays étant englué dans des changements politiques incessants, des mouvements sociaux intempestifs et incessants qui ont bousillé les nerfs des investisseurs, même les plus amoureux de la Tunisie. S’y est ajouté le péril terroriste. Il n’y a pas de doute sur le fait que le énième rebondissement politique au sommet que nous fignole actuellement la classe politique, sous la houlette du chef de l’Etat, n’est pas de nature à rassurer ceux qui voudraient miser sur la Tunisie. On aura, tout de même, le 6ème chef de gouvernement en 5 ans ! Peu de pays dans le monde peuvent se targuer d’un tel exploit…

Pourtant les autorités tentent par ailleurs de faire des efforts. Le nouveau code des investissements, avec les incitations – fiscales notamment – qu’il englobe, en est un, assurément, même s’il tarde à entrer en vigueur. Mais de l’aveu même du ministre des Finances, Slim Chaker, ce n’est pas en rabotant le paquet d’impôts que les investisseurs étrangers versent qu’on va les convaincre de parier sur la Tunisie. Il faudra régler les problèmes évoqués plus haut pour cela.

En juin 2016, la FIPA faisait état d’un recul de 25,4% du total des investissements étrangers en Tunisie au premier trimestre de cette année. Pour le moment on ne voit rien de nature à renverser cette tendance poindre à l’horizon. Il y a peut-être – je dis bien peut-être – l’électrochoc du gouvernement d’union nationale en gestation, une affaire aux allures de carte de la dernière chance, de dernière cartouche…

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Incontestablement, la 2ème République est en train d’accoucher de sa première crise politique sérieuse, soulevant bien des incertitudes sur ce qui va advenir d’un chef du gouvernement qui ne veut pas faire place nette sur une simple injonction puisse-t-elle être le fait d’un conglomérat de partis et d’organisations auxquels il est arrivé, au reste, d’être d’accord sur une décision majeure.

Habib Essid, selon toute vraisemblance, tient à sortir la tête haute d’une charge qui n’a pas été de tout repos, à l’exercice de laquelle il a reçu bien des coups sans broncher, opposant à ses contempteurs ce dont il se prévaut le mieux, un chef du gouvernement honnête, discipliné, besogneux, compétent… mais qui n’a pas été servi par la conjoncture, ni politique, ni économique encore moins sociale. C’est sans doute tout ce qu’il a pu réaliser ou y a failli de qu’il  entend exposer à l’Assemblée des représentants du peuple devant laquelle il formerait le projet de s’exprimer, comme le prévoit la Constitution. Dans cet exercice, il ne s’exceptera  sans doute pas de s’attarder  sur les écueils, les obstacles et les impondérables auxquels il a dû, lui et son équipe ministérielle, faire face, ce qui a inéluctablement pris à rebours ses projets, ses réformes, le sort de ses décisions, et finalement se retrouver dos au mur.

Pour Habib Essid, il était déjà difficile d’être choisi pour présider le gouvernement, mais c’est  encore pire quand il s’agit d’y rester. N’étant pas du sérail, celui des partis, et d’abord de Nidaâ Tounès, vainqueur des élections législatives, il croulait  déjà sous une tare rédhibitoire qu’il a traînée tout au long de son mandat. Sa gestion qu’il voulait rigoureuse de la  chose publique ne lui a été pas non plus d’un grand secours alors même que s’élevaient en chœur des voix persistantes pour appeler à la bonne gouvernance, à la lutte contre la corruption et à l’Etat de droit. On se rappelle à cet égard ses coups de gueule et de colère contre les hauts commis de l’Etat qui remplissaient peu ou mal leur office, allant même jusqu’à les congédier. Enfin, et c’est là le pire, et n’étant pas rompu à l’art de la communication, il était bien en peine d’expliquer ce qu’il faisait, ce qu’il décidait et ce qu’il projetait de faire. Une contreperformance qui lui a joué une interminable succession de tours, et même le jetant en pâture à une opinion publique toujours frustrée de ne voir rien venir, par ailleurs, immodérément persifleuse, et débridée, s’exprimant sur toutes les fréquences et tous les réseaux, sociaux et autres.

Il est dès lors fatal que la confiance s’étiole petit à petit, que le gouvernement soit voué aux gémonies, faute de ne pas pouvoir ou savoir tenir les mirobolantes promesses de la campagne électorale, alors que ceux qui l’avaient faites savaient, et mieux que quiconque, qu’elles demeureraient lettres mortes, du moins pour une parties d’entre elles. Un composé de faits, d’actes et de situations qui appelaient naturellement une sanction, et celle-ci a été sentencieusement rendue, d’abord, en pointillé par le président de la République, Béji Caïd Essebsi, qui avait pourtant pris sur lui de choisir Habib Essid, malgré les réserves émises ici et là et surtout  le tollé des siens, ceux de Nidaâ Tounès, qui se voyaient privés d’un droit dont l’exercice leur est légitimement reconnu par la Constitution. Sanction aussi du deuxième parti de la majorité, nommément Ennahdha, qui au départ, ne voyait pas d’un bon œil que le chef du gouvernement soit remplacé, mais qui, en chemin, a tourné casaque pour se ranger à l’avis prépondérant et appeler de ses vœux son départ.

Une crise qui en enfante deux autres

L’Accord de Carthage qui vient d’être scellé a-t-il vocation à mettre fin à la crise ? C’est autour de cette lancinante question que s’organise le débat et qui nourrit les incertitudes. Il s’agira d’abord de trancher la question du profil du prochain timonier du gouvernement. Deux acteurs majeurs et incontournables de la scène politique et sociale, le mouvement Ennahdha et l’UGTTont commencé déjà à fourbir leurs armes en attendant peut-être de sortir la grande artillerie pour imposer leur choix.  Rached Ghannouchi veut que le successeur de l’actuel chef du gouvernement soit issu d’un parti. L’Organisation ouvrière ne l’entend pas de cette oreille et tient à ce que la désignation du  prochain locataire de la Kasbah n’obéisse pas à la logique partisane. Béji Caïd Essebsi, lui, affirme qu’il ne proposera pas de nom pour la succession de Habib Essid  pas plus que la présidence de la République ne sera partie prenante dans les consultations qui seront engagées à cette fin. Un autre pavé dans la mare de la formation du gouvernement d’union nationale, et les choses étant ce qu’elles sont, et pareillement l’intransigeance dont sont capables l’un et l’autre, nul ne peut se hasarder à pronostiquer un épilogue.

Mais le plus dur dans cet épisode post-accord de Carthage, tient évidemment au lapin que Habib Essid s’apprête à sortir de son chapeau. Se résoudra-t-il à capituler et à présenter sa démission, ouvrant ainsi un boulevard  devant le processus de formation du prochain gouvernement?  Rien ne donne à penser qu’il acceptera d’être la victime consentante d’un départ sur lequel il aurait peu de prise. Et il ne cesse de le faire savoir en  enchaînant les audiences avec ses ministres, exercice dont il n’a jamais été coutumier, en présidant, CMR sur CMR, en dirigeant les travaux du Conseil des ministres, en inaugurant les chrysanthèmes ailleurs qu’à la Kasbah, bref en vaquant à ses missions comme si de rien n’était, histoire de notifier qu’il est toujours là et qu’il faut compter avec lui.

Un scénario qui ne semble pas prendre la route au rebours d’un deuxième qui verra l’actuel chef du gouvernement aller à l’ARP pour solliciter de nouveau la confiance des groupes parlementaires. C’est l’hypothèse la plus probable et à laquelle semble travailler sérieusement Habib Essid. C     e sera l’occasion pour lui de tout déballer, le bon et le mauvais, et expliquer aux députés et à travers eux à l’opinion publique, les tenants et les aboutissants de la totalité de sa gestion, en mettant l’accent sur ce qui n’a pas marché et sur ceux qui étaient derrière. D’aucuns y voient une initiative chevaleresque qui lui permette d’être son propre avocat et de montrer qu’il avait rempli son office diligemment, honnêtement et sans répit, une façon de couper l’herbe sous les pieds de ses détracteurs et des prochains gouvernants, et de s’exonérer à l’avance de tout ce qui pourrait l’accabler. Ce faisant, il  évitera, penserait-il, de sortir par la petite porte  pour passer à la postérité comme le chef du gouvernement qui aura tout fait et qu’il a gi comme un père de famille autant que le lui permettaient les circonstances.

Enfin  troisième schéma constitutionnel, affronter la motion de censure à l’initiative d’au moins trente députés. Mais pour ce faire, il va falloir attendre la fin de l’état d’urgence qui interdit, constitutionnellement, tout dépôt de pareille motion « sous des mesures exceptionnelles ». Une hypothèse dont on s’accorde à dire qu’elle est peu envisageable, d’abord parce que les deux partis majoritaires n’en voudront pas et ensuite parce qu’elle est génératrice de conséquences très fâcheuses pour le pays et son image de berceau du printemps arabe.

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Le principal artisan du Brexit, Nigel Farage, leader du parti europhobe et populiste Ukip, a fait savoir ce lundi 04 juillet 2016 qu’il lâche la direction de son parti, rapporte la BBC. Il a déclaré lors d’un point de presse : « J’ai décidé de quitter la présidence de l’Ukip. La victoire du camp favorable à la sortie du Royaume-Uni au référendum signe la fin de mon ambition politique. J’ai pris part à ce combat en quittant le monde des affaires parce que je voulais que nous devenions un pays autonome, pas pour entamer une carrière politique ».

Farage a ajouté : «Je voulais récupérer mon pays, maintenant je veux récupérer ma vie privée, et ça commence maintenant ». Il a déclaré qu’il a le sentiment d’avoir accompli sa tâche et que sa route en politique s’arrête là.

Le trublion de la scène politique anglaise se retire mais n’a pas l’intention de faciliter la tâche à ceux qui n’ont pas encore fait le deuil du Royaume-Uni au sein de l’Union  européenne, et ils sont très nombreux. Farage a invité ses partisans à bannir « toute faiblesse, ou tout apaisement » dans les pourparlers pour une bonne sortie du Royaume-Uni de l’UE. Il se dit que même effacé des tablettes du parti, il va continuer à mettre la pression sur le prochain gouvernement conservateur pour mettre en oeuvre immédiatement le choix fait par les Britanniques de vivre en dehors de l’UE. Donc ceux qui rêvent d’un autre référendum après le succès de la pétition des partisans du ‘IN’ sont avertis.

Un départ aux allures de débandade

Le départ précipité de Farage est tout de même assez étrange, lui qui pourtant après avoir appris que les résultats du référendum allaient dans son sens avait de suite appelé à mettre sur pied un gouvernement composé de pro-Brexit. Il avait même laissé entendre que lui et Boris Johnson, l’ex-maire de Londres, feraient partie de cette équipe de combattants. Sauf que depuis le bouillant Johnson, l’autre locomotive du Brexit, a déclaré ceci à propos de la succession de l’actuel Premier ministre, David Cameron : « Je dois vous avouer mes amis, vous qui avez attendu plein d’espoirs la conclusion de ce discours, qu’après avoir consulté mes collègues et au vu des circonstances au Parlement, j’en ai conclu que cette personne ne pouvait pas être moi ». Voilà, les deux figures emblématiques du Brexit ont jeté l’éponge, laissant les seconds couteaux recoller les morceaux, une tache très ardue.

On peut se demander si ces retraits ne sont pas simplement une débandade, au regard de la montagne de travail qui attend la prochaine équipe à la tête du pays. En effet il y a moult sujets épineux à traiter pour cette sortie de l’UE, sans parler des coups durs à venir pour l’économie britannique, et qu’il faudra assumer au sein du gouvernement. Par ailleurs les Européens ne feront aucun cadeau aux Britanniques, une manière de faire réfléchir à deux fois ceux qui sont tentés de filer à l’anglaise, notamment les riches pays du Nord du continent (Pays Bas, Finlande…). Peut-être que cette sombre perspective à fait perdre leurs moyens à nos preux chevaliers du Brexit…

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L’annonce du départ de Yann Barthès et de son équipe a créé un petit séisme dans le monde médiatique français. « Je ne présenterai plus “Le Petit Journal” la saison prochaine. Je souhaite écrire avec les équipes de Bangumi [la société de production de l’émission] une nouvelle histoire et vivre de nouvelles aventures », a déclaré l’animateur dans un message publié par l’AFP à 7 h 30, lundi 9 mai. Même les membres de l’équipe ont été surpris : ils avaient seulement reçu la veille un SMS de Yann Barthès les prévenant qu’une information sortirait le lendemain matin.

Dans la foulée, Canal+ a publié un communiqué laconique annonçant que « Le Petit Journal reprendra à la rentrée dans une formule rénovée qui sera présentée, ainsi que l’ensemble de la nouvelle grille du groupe Canal+, pendant l’été ». De fait, si la marque appartient à la chaîne, l’émission devra être rebâtie entièrement, ni son animateur-fondateur ni sa société de production Bangumi n’y participant.

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C’est le secrétaire général du Club africain, Mejdi Khelifi, qui l’a affirmé hier dimanche 20 mars : Slim Riahi a la ferme intention de lâcher son poste de président du club de Bab Jedid et ce, au terme du derby avec l’Espérance Sportive de Tunis, pour le compte de la 3ème journée du championnat de Tunisie de football,

On ne connait pas tous les ressorts de cette affaire, mais tout porte à croire que la décision de l’homme d’affaires et politicien a un rapport avec l’éviction du CA de la Ligue africaine des clubs champions, après une défaite par deux buts à zéro en match retour face au club algérien de Bejaia hier dimanche 20 mars 2016.

Le secrétaire général du CA n’a pas souhaité en dire plus, tout juste a-il ajouté : « Il faudra attendre le retour à Tunis et la réunion du Bureau directeur qui devrait se tenir incessamment »…

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

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