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Sans conteste, le dinar tunisien n’en finit pas d’accentuer sa descente aux enfers. A la date du 11 novembre, il s’échangeait à 2,2714 dollars US et à 2,4720 euros, selon le tableau des cours moyens des devises cotées en DT de la Banque centrale de Tunisie. La monnaie tunisienne a perdu 60% de sa valeur depuis 2011. Une dégringolade qui nourrit toute une littérature sur la moins mauvaise façon d’enrayer cette inexorable chute où les spéculations des analystes varient entre le régime des changes flottants, la dévaluation, la libéralisation voire la convertibilité totale.

Un faisceau de « remèdes » dont le plus banni est celui de la dévaluation, sentencieusement rejetée par le ministre du Développement économique et de la coopération internationale, Fadhel Abdelkéfi. « «Non, jamais de la vie ! Nous avons connu une dévaluation compétitive implicite, pas une dévaluation administrative. Mais la Banque centrale cote correctement le dinar. Nous ne sommes pas dans une logique de maintenir artificiellement le dinar fort. Une certaine dévaluation, qui a été glissante sur cinq ans, a rendu la Tunisie encore plus compétitive», a-t-il affirmé à l’hebdomadaire économique français « La Tribune ».

Et pour cause, la dévaluation serait pour la Tunisie la dernière solution à laquelle il faut recourir. Certes, en dévaluant, les exportations tunisiennes bénéficient d’un avantage égal au taux auquel le dinar baisse, mais il s’agit d’un avantage de courte durée. Cependant, là où le bât blesse le plus, c’est au niveau des importations qui sont pénalisées d’une majoration correspondante, et dès lors que les exportations couvrent moins de 70% des importations, on ne voit pas quel intérêt y a-t-il à dévaluer, d’autant que toute dévaluation n’a qu’un intérêt bénéfique temporaire. Surtout, la dépréciation du dinar serait impérativement une source d’inflation. C’est particulièrement le cas lorsqu’il n’existe aucun produit local de substitution à ceux importés. Dans le cas du pétrole et du gaz, par exemple, on ne peut pas facilement se tourner vers la production domestique, fortement malmenée. Moins spécifiquement, l’inflation étant sur un trend haussier, une dévaluation du dinar aura des conséquences perverses sur l’indice général des prix à la consommation familiale, sans parler de celles du creusement des déficits jumeaux, le budgétaire et le commercial.

Ce n’est point un remède !

Au demeurant, il est établi d’expérience que la dévaluation est une conséquence des difficultés économiques, et non un remède. Les difficultés restent après la dévaluation. Il en est ainsi de la dette tunisienne qui est contractée en devises étrangères. Dévaluer, c’est la rendre plus chère.

A la vérité, les difficultés économiques et financières de la Tunisie proviennent, au principal, des dépenses publiques qui sont trop importantes par rapport aux rentrées d’argent dans les caisses de l’Etat, lequel devra donc emprunter. Et comme il est déjà très endetté, aux alentours de plus de 60% voire de 80% si on y inclut les dettes des entreprises publiques, de nouveaux emprunts sont difficiles. Autant dire et se convaincre que le problème restera entier après la dévaluation. Et donc la politique d’austérité, même si le mot n’est pas lâché, demeurera.

Les effets d’une dévaluation étant aléatoire, il ne sera pas non plus possible de fonder une politique économique sur une monnaie faible. D’abord, si la monnaie reste faible, c’est que l’économie reste faible. Une économie faible, dont la monnaie se déprécie constamment, c’est une économie qui se dégrade, dont le pouvoir d’achat et le niveau de vie diminuent.

Voilà pourquoi la solution d’une dévaluation doit être rigoureusement écartée pour que soit maintenue en l’état l’approche d’assouplissement du taux de change qui, estime-t-on, renforcera les réserves extérieures et réduira progressivement la surévaluation du dinar. Une réduction des interventions sur le marché des changes, des adjudications de devises périodiques et un approfondissement du marché des changes, rendus possibles grâce à la réduction récente des restrictions à l’utilisation des devises par les banques, contribueront à favoriser une plus grande flexibilité du taux de change et à améliorer la gestion des liquidités des banques. Ceci est primordial au vu du déficit élevé des transactions courantes et l’augmentation de la dette extérieure.

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Et de trois. Les Espagnols, manifestement, vont se rendre aux urnes pour la troisième fois en un an. La faute… aux Espagnols qui n’ont pas voulu donner une majorité nette au Premier ministre, Mariano Rajoy, pour composer à sa guise son gouvernement, ce qui l’a obligé à des tractations âpres avec des partis aux positions parfois radicales. Résultat des courses : Hier vendredi, pour la deuxième fois consécutive, les députés ont rejeté la mouture gouvernementale présentée par Rajoy. Une troisième élection législative semble inéluctable.

Pourtant au Congrès, composé de 350 sièges, Rajoy ne demandait qu’une simple majorité pour aller au bout de son projet. Mais voilà, comme mercredi dernier, il n’a pu s’adosser que sur 170 votes en sa faveur – 137 votes des élus de son Partido Popular (PP, à droite), plus les 32 votes de la formation du centre-droit, Ciudadanos, et un vote de la Coalition Canarias. Il a été contré par tous les autres partis du Congrès, surtout les socialistes du PSOE, Podemos et les partis nationalistes basque et catalan. Cela fait tout même 180 votes contre. Insurmontable pour Rajoy…

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L’édition du journal l’Economiste de ce vendredi 02 septembre 2016 donne des indices sur la santé des ménages au Maroc. Et ils sont très mauvais. En effet à peu près 60% des ordres de paiement permanents ont été rejetés l’an dernier. Dans plus de 9 cas sur 10, c’est une insuffisance de provision qui explique cela. Le montant global des ces incidents de paiement est évalué à 24,3 millions de DH.

Les opérateurs de téléphonie, les sociétés de distribution d’eau et d’électricité et les sociétés de financement sont les plus concernés par ces rejets, ajoute le journal. A préciser que les clients postpayés des opérateurs télécoms (un volume de transactions de 2,7 millions à fin 2015) peuvent opter pour le prélèvement automatique. A peu près 1,34% des citoyens abonnés à la Lydec et 7% des clients industriels ont fait le choix de ce mode de règlement. Les paiements par prélèvement automatique pèsent 5% dans le chiffre d’affaires généré par la clientèle des particuliers et 12% dans celui des industriels, indique la direction clientèle de Lydec.

L’ampleur des rejets des prélèvement automatiques est un signe patent de la détérioration de la santé financière des ménages. Le journal ajoute qu’un ménage sur trois doit contracter un prêt ou taper dans son épargne pour joindre les deux bouts. Entre 10 et 15% de la clientèle des banques a régulièrement recours au découvert. Les rejets de prélèvements automatiques n’alarment pas tant que ça les particuliers car juridiquement et financièrement, les conséquences sont infimes, contrairement à l’émission de chèques sans provision. Même si les banques relancent fréquemment leurs clients pour les inciter à réapprovisionner leurs comptes. La Lydec de son côté a pris des dispositions plus sévères en édictant des pénalités de retard ou carrément le gel de ses services.

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Le gouvernement britannique a répondu samedi aux plus de quatre millions de citoyens qui ont signé une pétition pour appeler à l’organisation d’un second référendum après celui du 23 juin, en leur signifiant qu’il n’y aurait pas de second vote. Chaque signataire de la pétition a reçu un email signé par le ministère des Affaires étrangères et dans lequel on peut lire que “le gouvernement a répondu à la pétition que vous avez signée”.

Cette pétition appelait “le gouvernement à appliquer une règle qui veut que si un vote en faveur du maintien ou de la sortie (de l’UE) est basé sur moins de 60% des votants avec un taux de participation inférieur à 75%, alors il doit y avoir un autre référendum”. “Comme le Premier ministre l’a dit clairement dans sa déclaration devant la chambre des Communes le 27 juin, le référendum a été l’exercice démocratique le plus important de l’histoire britannique avec plus de 33 millions de personnes qui se sont prononcées”, indique la réponse du gouvernement.

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Dans une déclaration accordée ce vendredi 27 mai 2016, à Africanmanager, le secrétaire général du Syndicat général de l’enseignement secondaire, Lasaad Yaacoubi, a dit ceci : «on n’est pas concerné par le livre blanc, élaboré par le ministère de l’Education ». Il a précisé que ce projet n’a pas été soumis à la Haute instance commune, chargée de la réforme éducative. Pis, ce projet n’est pas en adéquation avec les recommandations faites lors du dialogue sur « la réforme du système éducatif ».

« Le livre blanc vient confirmer les propos du ministre, Neji Jalloul, qui a déclaré que ce document est le projet de Nidaa Tounes pour la réforme éducative », a souligné Yaacoubi. Il a par ailleurs indiqué que le syndicat va rejeter toute décision qui ne proviendra pas de la Haute instance commune.

La déclaration du secrétaire général du Syndicat général de l’enseignement secondaire vient confirmer la position de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) laquelle, par la voix de son secrétaire général adjoint chargé de la fonction publique, Hfaiedh Hfaiedh, a exprimé sa déception et son étonnement après que le ministre de l’Education a présenté au président de la République le « livre blanc », qui contient les principaux points relatifs à la réforme du système éducatif. D’après lui, ce projet devait être réalisé en collaboration avec l’UGTT ainsi que les composantes de la société civile, et considère que les agissements de Jalloul nuisent à la crédibilité du dialogue national, a ajouté la même source.

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On se doutait que le président sud-africain, Jacob Zuma, allait échapper à la procédure de destitution enclenchée par l’opposition au Parlement suite à la condamnation de Zuma par la Cour constitutionnelle, mais on n’imaginait pas que le couperet passerait si près. Hier mardi 05 avril 2016, la motion de défiance a été rejetée par 233 voix contre 143 pour. Il fallait l’aval de deux tiers des élus pour que Zuma tombe. Il s’en est fallu vraiment de peu. La prochaine frasque du fantasque président sud-africain pourrait lui être fatale.

Pour rappel, la principale force de l’opposition, l’Alliance démocratique (DA), avait lancé une procédure de destitution de Zuma après le verdict de la Cour constitutionnelle la semaine dernière. La plus haute juridiction du pays a estimé que le président avait violé la Constitution en injectant de l’argent public – 20 millions d’euros – dans la réfection de sa résidence privée de Nkandla au motif que c’était pour sécuriser les lieux. En fait Zuma en avait profité pour lifter sa villa et la doter d’équipements comme une piscine, un poulailler hors normes, une salle pour les visiteurs, etc. Cette affaire avait fortement agité l’opinion publique, ameutée par une opposition qui a vu là l’occasion de faire sauter l’indéboulonnable Zuma, solidement arrimé au puissant et mythique ANC de Nelson Mandela.

Toutefois le président sud-africain a 45 jours pour rembourser les deniers publics…

C’est la deuxième fois que le chef de l’État sort indemne d’une procédure de destitution. La première fois c’était en septembre 2015 pour avoir laissé filer le président soudanais, Omar el-Béchir, sous le coup de deux mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. La troisième pourrait être la bonne… ou la mauvaise pour lui.

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Partant en vrille

Le syndicat de l’enseignement secondaire par la voix de son secrétaire général Lassâad Yaâcoubi a déclaré que le syndicat refuse d’impliquer l’institution éducative dans les tiraillements politiques.

Dans une déclaration ce mercredi 6 avril 2016 à Africanmanager, le syndicaliste a fermement critiqué l’initiative du ministère de l’Éducation qui propose de consacrer une heure de cours à l’étude de l’histoire de l’ancien président de la République Habib Bourguiba. « Ce genre d’initiative s’oppose à la loi et aux missions des instituteurs », a indiqué Yaâcoubi, faisant remarquer toutefois que le syndicat pourra accepter de telle initiative dans le cadre d’un programme bien établi et respectant la loi régissant le secteur.
Il  a estimé en outre que les instituteurs vont respecter l’appel lancé par le syndicat visant à rejeter l’initiative proposée par le ministre de l’Éducation, Néji Jalloul.

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

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