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République démocratique du Congo

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Selon l’organisation médicale humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF), les populations déplacées qui vivent dans des campements autour de la ville de Kalémie en République démocratique du Congo (RDC) ont un accès limité à la santé, font face à d’inquiétantes pénuries d’eau et de nourriture, et n’ont pas d’abri décent. Dix mois après avoir fui les conflits intercommunautaires, elles vivent dans des conditions désastreuses et ont urgemment besoin de plus d’assistance humanitaire.

« Les enfants meurent de faim ou de maladies évitables comme la diarrhée ou la rougeole »

D’après une estimation des Nations unies, près d’un demi-million de personnes se sont déplacées entre juillet 2016 et mars 2017 dans la province du Tanganyika à la suite de violences. Au total, 44 000 d’entre elles vivent dans des campements autour de la ville de Kalémie. En avril, alors qu’elle menait une campagne de vaccination contre la rougeole, MSF a évalué les taux de malnutrition dans dix campements auprès de 5 700 d’enfants de moins de cinq ans. Le résultat a montré un niveau de malnutrition supérieur au seuil d’urgence : 16 % étaient malnutris et 4,5 % d’entre eux souffraient de malnutrition sévère aigüe.

« Les enfants meurent de faim ou de maladies évitables comme la diarrhée ou la rougeole » indique Hugues Robert, le responsable de la cellule d’urgence MSF. « Même si les déplacés  sont ici depuis presque un an, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans correspond à celui qu’on observe habituellement au début d’une urgence, dans la phase critique.»

Depuis mars, les équipes MSF offrent une aide d’urgence aux populations déplacées des territoires de Kalémie et de Kansimba, en menant des campagnes de vaccination, des cliniques mobiles, des distributions d’eau et en construisant des latrines et des douches dans certains campements. Une équipe a également mené des activités médicales auprès d’un groupe de 1 500 personnes déplacées dans le village de Moke, où l’évaluation des taux de malnutrition a révélé à quel point la situation était critique. 51 % des enfants de moins de cinq ans étaient malnutris, dont 23 % souffraient de malnutrition aigüe sévère. MSF a mis en place des cliniques mobiles et une distribution de nourriture. Il y a deux semaines, ces personnes ont été obligées de repartir lorsque les anciens résidents sont revenus. Elles ont dû s’installer plus loin dans la brousse, dans un endroit très difficilement accessible. Ces personnes doivent pouvoir bénéficier d’aide et de protection jusqu’à ce qu’elles puissent retourner chez elles en sécurité.

MSF appelle les agences des Nations unies et le gouvernement congolais à une réponse humanitaire renforcée à Kalémie et Kansimba dans la province du Tanganyika. Les conditions de vie dans les campements doivent être améliorées très rapidement, la santé doit être plus accessible et l’aide alimentaire établie pour les familles de déplacés comme celles des communautés hôtes. Enfin, les populations exposées aux violences doivent être protégées. Un premier niveau d’assistance a été déployé et d’autres activités sont prévues, mais pour le moment, l’aide est plus qu’insuffisante.

MSF travaille en République démocratique du Congo depuis 1981. Les équipe MSF mènent des campagnes de vaccination contre la rougeole dans la province du Tanganyika depuis avril 2017 et  traite les nombreuses personnes atteintes  de malnutrition au sein des déplacées et communautés hôtes.

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Partenariat Afrique Canada (PACweb.org) a annoncé aujourd’hui que le projet Or juste a mis en place avec succès un système de traçabilité pour l’or artisanal légal et libre de conflit en République Démocratique du Congo.

Le projet Or juste a commencé comme un projet pilote dans la province de l’Ituri en 2015. L’annonce d’aujourd’hui marque un jalon pour le projet — qui suit l’étape du projet pilote — après avoir prouvé qu’il était possible de mettre en place une chaîne d’approvisionnement responsable allant du site minier jusqu’à l’exportateur.

« Après presque deux années de mise à l’essai du projet Or juste, dans le but de mettre en place un système de traçabilité et de devoir de diligence pour l’or artisanal en RDC, nous nous réjouissons de faire part de notre réussite », a dit Joanne Lebert, Directrice générale de Partenariat Afrique Canada.

« Le projet Or juste peut maintenant passer de l’étape des essais à celle de la mise en œuvre et garantir que nous possédons une solution à long terme durable et viable pour des exportations traçables, légales et libres de conflits à partir de la RDC », a dit Joanne Lebert. « Nous avons hâte de communiquer aux acteurs clés les leçons apprises et d’approfondir notre collaboration avec le gouvernement de la RDC. »

Le projet Or juste incite les mineurs du secteur aurifère artisanal à acheminer leur produit à des exportateurs légitimes — et, en fin de compte, à des consommateurs responsables — en offrant aux mineurs des prix justes et transparents et en proposant de renforcer leurs capacités au moyen, par exemple, d’une assistance technique, en échange de ventes légales. On enseigne aux mineurs des techniques d’exploitation améliorées; en échange, tout l’or produit doit faire l’objet d’un suivi et être vendu par l’entremise de voies légales.

« En prouvant que l’or artisanal de l’est de la RDC peut être libre de conflits, légal et traçable, nous avons fait un pas important vers l’approvisionnement responsable dans la région des Grands Lacs. Le gouvernement de la République démocratique du Congo fait de grands efforts pour se conformer aux normes régionales et démontrer comment la mise en œuvre du Guide de l’OCDE sur le devoir de diligence pour des chaînes d’approvisionnement responsables peut favoriser des améliorations progressives dans le secteur, en aidant les hommes et les femmes qui extraient de l’or artisanal à pénétrer les marchés internationaux », a dit Joanne Lebert.

En septembre 2016, Partenariat Afrique Canada a signé un protocole d’entente avec le Ministre des Mines, Martin Kabwelulu, qui exposait le soutien accordé aux activités de l’organisation visant à renforcer la gouvernance des ressources naturelles. Plus précisément, le Ministère des Mines a reconnu le projet Or juste à titre de système de traçabilité et a encouragé sa mise en œuvre. Partenariat Afrique Canada fournit du soutien technique au ministère depuis 2011.

Ses activités actuelles en RDC sont, entre autres, le projet pilote Or juste ; le renforcement des capacités pour la mise en œuvre du Mécanisme régional de certification (MRC) de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et du Guide de l’OCDE sur le devoir de diligence applicable aux minéraux de grande valeur; et le soutien à la société civile pour le suivi et la production de rapports relatifs à l’intégrité de la chaîne d’approvisionnement.

Partenariat Afrique Canada a aussi fait une analyse sexospécifique de la chaîne d’approvisionnement de l’or artisanal dans les communautés minières avoisinantes afin de comprendre le rôle des femmes dans le secteur. Dans le cadre du projet Or juste, des activités de sensibilisation et d’éducation améliorent la compréhension des droits des femmes et renforcent leur droit d’avoir accès aux ressources, de les contrôler et d’en profiter. PAC appuie et favorise le leadership des femmes par le renforcement des capacités et la formation sur les droits des femmes.

Les travaux de Partenariat Afrique Canada en RDC sont issus de son engagement à l’égard de la CIRGL à titre de partenaire technique. PAC fournit des services de renforcement des capacités dans le but de mettre en place les six outils élaborés par l’Initiative régionale de lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles (IRRN) de la CIRGL.

Affaires mondiales Canada assure le financement du projet Or juste et du travail de Partenariat Afrique Canada dans la région des Grands Lacs. USAID verse un financement supplémentaire pour le projet Or juste par l’entremise du projet Renforcement des Capacités pour un Commerce Responsable des Minerais (CBRMT) et de l’Organisation internationale pour les migrations.

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Le ministre de la Santé Publique de la RDC, Dr Oly Ilunga Kalenga a informé l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) de la ‘‘survenue d’une épidémie de la maladie à Virus Ebola » dans la zone de santé de Likati – Territoire d’Aketi, dans la Province de Bas-Uélé, à plus de 1300 kilomètres au Nord de la RDC, après la confirmation des résultats par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), le laboratoire national de la RDC. ‘‘Des cinq échantillons de sang prélevés chez les cas suspects et analysés à l’INRB, un s’est révélé positif au virus Ebola, sérotype Zaïre par RT-PCR,’’ a indiqué le Ministre de la Santé Publique dans une correspondance adressée au Représentant de l’OMS en RDC, sollicitant ‘‘l’appui de l’OMS pour renforcer la riposte à cette épidémie’’. Depuis le 22 avril 2017, 9 cas suspects de la Maladie à Virus Ebola (MVE) avec 3 décès ont été notifiés dans la zone de santé de Likati, faisant un taux de létalité de 33,3%, selon un bilan officiel au 11 mai 2017.

‘‘Le Bureau Pays de l’OMS en RDC travaille en étroite collaboration avec toutes les autorités tant nationales que provinciales, ainsi qu’avec l’appui du Bureau régional (AFRO), du Siège (Genève) et de tous les autres partenaires pour faciliter le déploiement des matériels de protection et du personnel sur le terrain afin de renforcer la surveillance épidémiologique et contrôler très rapidement l’épidémie’’, a indiqué pour sa part le Dr Allarangar Yokouidé, Représentant de l’OMS en RDC. Le Dr Allarangar a également annoncé l’arrivée ce weekend à Kinshasa du Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, dans le but de prendre part à une réunion de coordination du Comité national (Ministère de la Santé Publique), essentiellement axée sur cette urgence de santé publique de portée internationale en vue d’y apporter tout l’appui nécessaire de l’Organisation à la RDC.

Un plan logistique global avec des besoins urgents a été également élaboré par le Bureau Pays à cet effet. ‘‘Les premières équipes – épidémiologistes, biologistes, experts en mobilisation sociale, communication du risque et engagement des communautés, tout comme les spécialistes en eau, hygiène et assainissement, devraient rejoindre la zone touchée aujourd’hui ou demain via Kisangani’’, chef-lieu de la Tshopo (à 350 km de Buta), a ajouté le Dr Allarangar. Selon lui, ‘‘la zone de santé de Likati est d’accès difficile, mais le travail de suivi des cas contacts est très crucial pour endiguer l’épidémie à partir de son foyer; la RDC dispose pour ce faire des ressources humaines très expérimentées pour la lutte.’’ Il a aussi lancé l’appel à d’autres partenaires à s’engager rapidement aux côtés de la RDC pour une réponse multisectorielle coordonnée et appropriée. Médecins Sans Frontières, l’ONG ALIMA, UNICEF, Gavi, PAM/UNHAS, MONUSCO, etc. sont  déjà prêts pour apporter également leur appui aux autorités de la RDC.

Avec la confirmation de cette épidémie dont l’épicentre se trouve être l’Aire de santé de Nambwa, à plus ou moins 130 km de Buta, Chef-lieu provincial du Bas-Uélé partageant également  la frontière avec la République Centrafricaine (RCA), la RDC est à sa huitième épidémie de la MVE depuis 1976. La dernière épidémie en date enregistrée par le pays a eu lieu en août 2014 dans la région de Boende, où la maladie avait été contrôlée dans son foyer de Lokolia, dans l’actuelle Province de la Tshuapa.

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Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies en République démocratique du Congo (RDC) et Chef de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la Stabilisation en RDC (MONUSCO), Maman Sidikou, prend acte des derniers développements politiques en RDC et exhorte les parties prenantes congolaises à travailler à la mise en œuvre diligente de l’Accord politique global et inclusif du 31 décembre 2016. Il note également que les arrangements particuliers ont été signés par plusieurs, mais pas par la totalité des parties à l’Accord de la Saint Sylvestre.

Le Représentant spécial réaffirme les dispositions de la résolution 2348 du Conseil de sécurité des Nations-Unies et demande instamment à toutes les parties prenantes de redoubler d’efforts pour parvenir à une plus grande inclusivité en conformité avec la lettre et l’esprit de l’Accord du 31 décembre 2016.

Il réitère sa disponibilité, en étroite concertation avec les dirigeants de la sous-région et de l’Union africaine, à faciliter ce processus par l’entremise de ses bons offices, tel que stipulé dans la résolution 2348, de manière à ce que les parties prenantes congolaises puissent, sans autre délai, s’atteler à la tenue des élections d’ici à la fin de l’année 2017, et ce conformément aux engagements pris au terme de l’Accord politique global et inclusif.

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Depuis novembre 2016, l’organisation internationale humanitaire Médecins Sans Frontières a vacciné plus de 675.000 enfants et soigné plus de 14.000 malades dans des zones de santé réparties à travers cinq provinces du pays : Maniema, Sud Kivu, Tanganyka, Ituri et  Equateur.

Les équipes MSF sont actuellement à pied d’œuvre contre la rougeole en soutien au ministère de la Santé. « Nous faisons face à une situation grave qui nécessite une mobilisation considérable. Le temps est compté car plus nous – MSF, autorités congolaises et autres partenaires – agissons vite et fort, moins cette maladie très contagieuse peut se propager », explique Jeroen Beijnsberger, chef de mission de MSF à Kinshasa.

Pour garantir une couverture vaccinale efficace (95% des enfants de 6 mois à 14 ans vaccinés), les équipes doivent couvrir jusqu’aux coins les plus reculés. Dans un pays aussi vaste que la RDC caractérisée par un manque d’infrastructures routières, cela signifie par exemple parcourir des centaines des kilomètres en moto, traverser des fleuves en pirogue et marcher des jours à travers une forêt inhospitalière.

« Pour atteindre le village de Yalombe, moi et trois autres collègues avons dû marcher pendant six jours aller-retour dans la forêt du Parc de Lomami : on a dormi à la belle étoile en pleine forêt, on a dû rationner la nourriture. On devait faire un trajet de 120 Km à pied au milieu d’hautes herbes jonchées de grosses fourmis qui parfois pénétraient jusque dans nos sous-vêtements.  Parfois, nous étions obligés de sauter par-dessus des vieux arbres tombés qui barraient la route. Tout cela était bien nécessaire pour atteindre un village où nos équipes devaient vacciner plus de 1.600 enfants » raconte Daniel Cibangu, infirmier d’une des équipes MSF engagées dans la province du Maniema.

Le défi logistique est particulièrement important dans les zones marquées par l’insécurité et la présence des groupes armés, comme le Sud Kivu ou le Tanganyka.

La vaccination, meilleure arme contre la rougeole

Outre les campagnes de vaccination, les équipes MSF garantissent la prise en charge médicale des patients affectés par la maladie, principalement des enfants de moins de dix ans. Elles assurent le traitement ambulatoire des symptômes et portent une attention spécifique aux enfants souffrant à la fois de rougeole et de malnutrition car ils sont particulièrement vulnérables.

« Quand la rougeole est arrivée dans notre village, beaucoup d’enfants sont morts, surtout quand les parents recouraient aux traitements traditionnels. Mais ceux qui se sont précipités aux centres de santé ont pu voir que leurs enfants ont été sauvés » raconte Mwayuma Ramazani dans l’hôpital général de référence de Kindu, province du Maniema,  où son enfant est hospitalisé à cause de complications de la rougeole. « J’ai appris que MSF était là pour les soins et, quand mon enfant a commencé à faire de la fièvre, j’ai décidé d’aller au centre de santé. Quand je suis arrivé au centre, l’équipe mobile MSF nous a amenés à l’hôpital. »

« A Manono, dans la province du Tanganyka, près de 900 enfants ont été hospitalisés en janvier. La malnutrition reste un problème: fragiles, les jeunes enfants malnutris sont particulièrement vulnérables aux différentes maladies, dont la rougeole », témoigne Gaudia Storni, coordinatrice terrain MSF.

Depuis novembre 2016, les équipes MSF ont soigné plus de 14.000 enfants dans les provinces où elles interviennent.

Selon les données officielles, la République Démocratique du Congo a connu des victoires contre la maladie ces dernières années avec une diminution du nombre de cas de plus de 95 % entre 2011 et 2015.

Cependant, le pays a connu des épidémies majeures de rougeoles : entre 2011 et 2013, une flambée épidémique avait touché 300.000 enfants, dont 5.000 avaient péri. A cette période, 13 millions d’enfants avaient été vaccinés en riposte, dont 3 million par MSF. En 2017, l’épidémie est repartie avec plus de 13.000 nouveaux cas enregistrés. Mais les forts engagements internationaux de l’OMS, de la conférence des Ministres africains de la santé et des différentes partenaires sur la vaccination doivent être poursuivis pour espérer éliminer la rougeole d’ici 2020.

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La nomination de Bruno Tshibala Nzenzhe au poste de Premier ministre n’a pas calmé l’opposition congolaise. D’ailleurs elle va organiser une marche pacifique le lundi 10 avril 2017 pour protester contre la désignation de cet ancien dirigeant de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS).

Olivier Kamitatu, un homme politique congolais, a réagi ainsi sur Twitter : « Le choix de Tshibala est un pied de nez à la Cenco, à l’Accord du 31/12, et à tout le peuple congolais », rapporte africanews. D’après lui, cet accord stipule que le Premier ministre doit sortir des rangs du Rassemblement, or Bruno Tshibala Nzenzhe a été éjecté de l’UDPS quelques jours avant sa nomination. Il a par ailleurs remis en cause la légitimité du fils d’Etienne Tshisekedi, Félix, qui a été propulsé à la tête de l’opposition après le décès de son papa le 1er février dernier, à l’âge à 84 ans. Georges Kapiamba, avocat et défenseur des Droits de l’homme, est du même avis : « Il a méprisé l’accord du 31/12/2016 et la volonté populaire pour nommer Bruno Tshibala…! »

Le porte-parole du camp au pouvoir, Lambert Mendé, comme on pouvait s’y attendre, ne voit pas les choses de la même façon. D’après lui le président Kabila « a exercé son pouvoir discrétionnaire sur la base de la liste présentée par le rassemblement de l’opposition.” Cette dernière nie en bloc. François Muamba, ancien compagnon de Kabila qui est passé du côté du rassemblement de l’opposition, a déclaré que le chef de l’État congolais « s’est mis en dehors de l’accord du 31 décembre en choisissant un candidat parmi une branche dissidente de l’opposition inféodée au pouvoir ».

La marche protestataire a été confirmée par le député Martin Fayulu. Les partis vont boucler leur rassemblement devant le palais présidentiel, où on peut être certain qu’une pléthore d’agents des forces de l’ordre les attendront.

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C’est peut-être la crise sur le plan politique en République démocratique du Congo, dont d’ailleurs on ne voit pas encore le bout, mais sur le plan économique, paradoxalement, ça va être l’embellie, à en croire la Banque mondiale, d’après Agenceecofin.com. L’institution de Bretton Woods table sur une envolée du taux de croissance entre 2017 et 2018, jusqu’à 5%, après une année 2016 morose, à peine 2,7%.

D’après un rapport de la Banque mondiale, l’économie du pays va être dopée par une montée des prix des matières premières et par le boom des secteurs de l’agriculture et des services.

A rappeler que la RDC, le plus gros producteur de cuivre du continent, a été frappée de plein fouet, comme le Gabon, l’Angola, le Nigeria, etc., par la fonte des cours des matières premières ces deux dernières années. L’an dernier, le franc congolais a été fortement déprécié, -40% de sa valeur.

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On croyait que la République Démocratique du Congo (RDC) en avait fini avec la crise politique, émaillée par des affrontements sanglants, mais c’était sans compter sur les tours de passe-passe et atermoiements du pouvoir en place. Ce dernier vient de remettre en cause l’accord arraché aux forceps par les évêques catholiques et signé par l’opposition et le régime le 31 décembre 2016. Le président Joseph Kabila, par qui la crise est arrivée – du fait de son entêtement à briguer un 3ème mandat, alors que la Constitution les limite à 2 -, a sorti un autre lapin de son chapeau en conditionnant la reconnaissance de cet accord par le renouvellement, par ses soins, du statut accordé aux évêques pour conduire les négociations, rapporte l’AFP.

Alors que les évêques catholiques avaient bouclé leur mission et ont invité hier mardi 03 janvier 2017 le pouvoir et l’opposition à soumettre aujourd’hui les critères pour nommer le Premier ministre, des membres du Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral (CNSA), la taille de la formation gouvernementale et la répartition des tâches durant la transition, patatras, Aubin Minaku, secrétaire général de la Majorité présidentielle et président de l’Assemblée nationale, déclare ceci : « Les évêques doivent d’abord présenter le rapport (au sujet de l’accord, ndlr) au président de la République et celui-ci devra reconfirmer dans son pouvoir discrétionnaire le mandat des évêques et le préciser pour la suite ». Une belle pirouette, aux conséquences potentiellement dangereuses pour un pays au bord du précipice.

Minaku est formel : Pas question pour l’actuelle majorité d’avaliser l’application d’un quelconque accord sans le feu vert formel de Kabila. « C’est le moment de respecter les prérogatives du président de la République, la Constitution et les institutions de la RDC », a-t-il martelé.

L’homme d’affaires Moïse Katumbi, un des plus farouches opposants de Kabila, actuellement en exil, est immédiatement monté au front pour dénoncer des manoeuvres visant à torpiller l’accord qui stipule que le président Kabila peut garder son fauteuil jusqu’à l’élection, à laquelle il ne prendra pas part, à la fin de cette année. « Nul retard volontaire, nul subterfuge, nul blocage ne seront tolérés dans l’application de l’accord », a dit Katumbi dans un communiqué.

L’Organisation internationale de la Francophonie a mis son grain de sel dans cette agitation qui porte tous les germes de la déstabilisation de toute la région. La Secrétaire générale de l’OIF, Michaëlle Jean, dans un communiqué, invite « tous les acteurs congolais (…) à tout mettre en œuvre pour sauvegarder les acquis de cet accord et s’engager résolument en faveur d’une transition politique pacifique et démocratique ».

Pour rappel, cet accord, qui a nécessité deux semaines d’intenses pourparlers, a permis d’éloigner le spectre d’affrontements meurtriers suite à la décision de Kabila de rester au pouvoir après l’expiration de son mandat, le 20 décembre 2016, alors que l’opposition a battu le pavé pour exiger qu’il déguerpisse. Le subterfuge de l’actuel président, qu’on redoutait, est en passe de faire exploser le fragile accord…

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La fête de Noël a été sanglante à Eringeti, localité nichée dans le « triangle de la mort » du Nord-Kivu, dans l’est de la République Démocratique Congo, une région où, comme on le sait, les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) font la loi. D’après les autorités locales de Beni, 22 personnes ont été massacrées, à la machette, durant le week-end de Noël. Elles viennent s’ajouter aux 700 morts suite aux terribles incursions des rebelles depuis octobre 2014.

Le premier jour, le samedi 24 décembre 2016, « ils ont tué 10 civils », a confié Amisi Kalonda, administrateur du territoire de Beni, qui pointe du doigt les rebelles de l’ADF. Hier dimanche, toujours selon lui, « 12 autres corps ont été retrouvés dans des villages environnants » par l’armée, qui était aux trousses des assaillants.
«Le mode opératoire, c’est toujours le même » : Les victimes ont été exécutées « à l’arme blanche et à la machette».

Teddy Kataliko, président de la Société civile du territoire de Beni, coalition d’associations locales, après avoir confirmé le sombre bilan de l’administrateur, a fait part de son désarroi : « Nous ne comprenons pas » cette violence. Il a ajouté : « Nous ne savons plus à quel saint nous vouer ».
Un prêtre du diocèse catholique de Beni-Butembo a avancé un bilan plus lourd, «27 morts» ; il a aussi évoqué l’effroi créé au sein la population par cette attaque, en pleine ferveur religieuse, poussant certains citoyens à fuir. « Le bilan macabre est en train d’évoluer […] au fur et à mesure qu’on découvre des corps dans la forêt » aux environs de la ville, a-t-il indiqué.

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Peut-être la fin des tensions et des heurts sanglants en République Démocratique du Congo (RDC), sur fond d’obstination de l’actuel président, Joseph Kabila, à se cramponner au pouvoir malgré le couperet constitutionnel qui lui interdit de briguer un troisième mandat. Après d’âpres négociations, sur plusieurs mois, la conférence épiscopale de la RDC est parvenue à arracher un accord politique entre le pouvoir et l’opposition hier jeudi 22 décembre 2016 dans la soirée, rapporte Africanews.

Il est convenu que Kabila lâche son fauteuil à la fin de 2017, quoi qu’il se passe. Pour rappel, le précédent accord, sous la houlette du médiateur de l’Union africaine, Edem Kodjo, stipulait que le président partirait en avril 2018, après la tenue des élections, auxquelles, bien entendu, il ne prendrait pas part. C’est cet accord qui avait permis à Kabila de bomber le torse et de mener la vie dure à ses opposants. Il semble qu’on lui ait retiré le tapis sous le pied, même si théoriquement il a encore le temps de voir venir avant de rendre son tablier…

Autre point de l’accord paraphé par les parties en conflit, et non des moindres : Interdiction formelle de tripatouiller la Constitution pour permettre à Kabila de lorgner un autre mandat. Par ailleurs il devra s’accommoder d’un nouveau Premier ministre, issu des rangs de l’opposition pilotée par l’intraitable Etienne Thisekedi.
D’ailleurs ce dernier veillera personnellement sur l’application de l’accord. A noter que le porte-parole du gouvernement n’a pas souhaité s’exprimer sur les termes de ce document…

Le texte passe ce matin entre les mains des parlementaires, pour une adoption en plénière dans la foulée. La signature officielle est programmée cet après-midi même.

Rappelons que le mandat de Kabila a expiré depuis le mardi 20 décembre 2016 et il était censé faire place nette à cette date, mais tout ce qu’on a vu c’est un déploiement impressionnant de forces de l’ordre qui s’en sont prises aux protestataires : Bilan 34 personnes tuées. A moins que le président sorte un autre lapin de son chapeau dans quelques semaines ou mois, le pays en a terminé avec ces épisodes sanglants, grâce à cet accord…

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Première conséquence des accords pour pacifier la République Démocratique du Congo, après les émeutes suite à la décision du pouvoir de différer l’organisation des élections générales :  Le Premier ministre, Augustin Matata, en poste depuis avril 2012, rend son tablier. Il a déclaré ce lundi 14 novembre que par ce geste il entend laisser le champ de libre à un chef de gouvernement désigné par l’opposition, en accord avec le texte paraphé récemment sur le report à 2018 de la présidentielle, rapporte l’AFP.

“J’ai déposé ma démission du Premier ministre ainsi que des membres de mon gouvernement (…) pour répondre à l’esprit et à la lettre de l’accord” conclu avec une aile minoritaire de l’opposition, a indiqué l’ancien ministre des Finances au terme d’un entretien avec le président Joseph Kabila.

Reste l’autre gros dossier qui fait bondir l’opposition : La candidature de Kabila, alors que la Constitution le lui interdit formellement après ses deux mandats…

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Preuve que la situation dégénère en République démocratique du Congo, sans aucune solution en vue, le département d’État américain a appelé les familles du personnel diplomatique des USA à quitter le pays par mesure de précaution.

Depuis la répression féroce de la manifestation de l’opposition dans la capitale, Kinshasa (49 morts selon l’ONU), et les heurts sanglants entre civils et militaires à Kananga, dans le centre du pays (des dizaines de victimes également), la RDC semble prise dans un cycle de violences sans fin. Le département d’État américain, qui estime que « le risque de troubles civils est élevé à Kinshasa et dans d’autres grandes villes » du pays, ne veut pas exposer ses ressortissants à un tel danger.

Cette mesure fait suite à un tour de vis mercredi dernier, avec la décision du Trésor américain de geler d’éventuels avoirs de deux généraux de l’armée et de la police de la RDC pour leur implication dans la répression des « libertés et droits politiques du peuple congolais » et pour les obstacles qu’ils sèment dans le processus démocratique, notamment le fait que le pouvoir en place s’entête à ne pas organiser les élections présidentielle et qu’il nourrisse le projet, d’après les opposants, de faire du chef de l’Etat, Joseph Kabila, en place depuis 2001, son candidat alors que la Constitution le lui interdit formellement.

Avant les États-Unis, le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Marc Ayrault, avait tiré la sonnette d’alarme en parlant d’une RDC « au bord de la guerre civile ». Cette sortie n’avait pas du tout plu à Kinshasa. Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, avait vertement réagi en taclant sévèrement la France : « Nous ne sommes ni le Soudan du Sud ni La Libye. Avec Lumumba, nous avons déjà payé le prix de l’ingérence. Il y a quelque chose qui se trame contre ce pays ». L’exécutif congolais, en réagissant de la sorte, se coupe de plus en plus de la communauté internationale…

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Les heurts survenus dans la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), les lundi 19 et mardi 20 septembre 2016, ont causé la mort de 32 personnes, a fait savoir à la presse, hier mercredi, le colonel Pierre Mwana-Mputu, porte-parole de la Police nationale congolaise.
« Depuis le 19 jusqu’au 20 septembre, cela se chiffre désormais provisoirement à 32 tués », a déclaré l’officier.

Autre son de cloche du côte de l’opposition, qui évoque un bilan humain beaucoup plus lourd que ce qu’a avancé la police. Les leaders de l’opposition parlent de plus de 50 personnes abattues et brûlées par les éléments de la police nationale lors de leur manifestation, dite « pacifique ».

Lundi et mardi derniers, des partis de l’opposition avaient ameuté les manifestants dans toutes les provinces de la RDC pour exiger que les prochaines élections soient organisées suivant le calendrier fixé initialement.
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) avait provoqué les foudres de l’opposition en proposant la refonte du fichier électoral avant la tenue des élections, et que par conséquent elle n’était pas en mesure d’organiser le scrutin dans les délais prévus pour cause de soucis techniques.

Le premier bilan des violences, communiqué par le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Evariste Boshab, avait fait état de 17 morts dont 3 policiers.

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Les décisions du gouvernement de la République démocratique du Congo concernant sa prochaine élection présidentielle seront cruciales pour l’avenir du pays, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui.
Le rapport résume les recherches de Human Rights Watch de ces deux dernières années, aux cours desquelles le gouvernement a mené une répression à l’encontre d’activistes ainsi que de dirigeants et membres de partis d’opposition qui se sont opposés à la prolongation de la présidence de Joseph Kabila au-delà de la limite constitutionnelle de deux mandats, qui prend fin le 19 décembre 2016. Il inclut aussi des recommandations pour dissuader d’autres violations des droits humains et empêcher une crise plus large dans les semaines et les mois à venir.

Un “dialogue national” dirigé par le gouvernement est censé présenter son accord final dans les prochains jours. La plupart des principaux partis d’opposition n’ont pas participé à ce processus, le considérant comme un stratagème pour retarder les élections et permettre au président Kabila de se maintenir au pouvoir. Des activistes et des groupes d’opposition ont appelé à des manifestations à l’échelle du pays commençant le 19 septembre, trois mois avant la fin du mandat de Kabila et au moment où, selon les exigences de la constitution, la commission électorale doit annoncer les élections présidentielles.

La répression gouvernementale a connu une forte hausse dans les jours menant aux manifestations projetées. Dans la capitale, Kinshasa, au moins une dizaine des jeunes activistes pro-démocratie ont été arrêtés après une réunion tenue le 15 septembre sur la non-violence, la paix, et le respect de la constitution. Ils sont détenus par l’agence nationale de renseignements, sans inculpation et sans accès à leurs familles ou à des avocats.

Le 16 septembre, des policiers dans la ville de Lubumbashi, au sud-est du pays, ont tiré du gaz lacrymogène et plus tard à balles réelles pour disperser des membres de partis d’opposition qui se réunissaient pour préparer les manifestations du 19 septembre. Certains participants de la réunion ont répondu en lançant des pierres, en brûlant des pneus, en bloquant des rues, et en pillant plusieurs commerces et bureaux. Des dizaines de personnes ont été arrêtées tôt le lendemain matin.

Les décisions que le président Kabila et son gouvernement vont prendre dans les prochaines semaines peuvent faire toute la différence pour l’avenir de la RD Congo
Le 17 septembre, des policiers et des agents des services de renseignements ont arrêté un activiste des droits de l’homme, Patrick Pindu, à son domicile à Kinshasa, peu de temps après avoir participé à une réunion de la société civile sur les élections. Il a été libéré le lendemain sans inculpation, sous condition qu’il se présente à l’agence de renseignements tous les 15 jours.

Pour contribuer à prévenir la violence, les représentants du gouvernement et les membres des forces de sécurité devraient respecter les droits des personnes aux libertés d’expression et de réunion, et autoriser le déroulement de manifestations pacifiques et de meetings politiques.

« Les décisions que le président Kabila et son gouvernement vont prendre dans les prochaines semaines peuvent faire toute la différence pour l’avenir de la RD Congo, » a déclaré Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch. « Il s’agit d’une opportunité cruciale pour le pays pour consolider la démocratie, l’État de droit, et les droits humains, pour son propre future et celui de la région entière. »

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Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

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