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Malgré les incertitudes économiques et socio-politiques actuelles, en Afrique, de nombreuses entreprises continuent à faire preuve d’optimisme quant au potentiel de croissance du continent. L’enquête du cabinet d’audit américain PwC (PricewaterhouseCoopers) menée sur l’ensemble du continent révèle que 91 % des PDG croient dans les perspectives de croissance de leur entreprise à moyen terme. « C’est le niveau de confiance le plus élevé relevé depuis que nous avons commencé notre enquête auprès des PDG africains, en 2012 », déclare Hein Boegman, directeur de PwC Afrique.

Lors d’un point presse organisé par PwC à l’occasion du Forum économique mondial sur l’Afrique 2017 qui s’est tenu hier à Durban, Hein Boegman a évoqué les difficultés et les opportunités auxquelles sont confrontés les PDG africains.

L’une des raisons de l’optimisme des PDG africains réside dans leur tendance à voir le bon côté des choses et à saisir les opportunités que peut apporter l’incertitude. Alors que la croissance est au mieux modérée, les PDG reconnaissent que s’ils souhaitent élargir leurs marchés et leur clientèle, ils doivent non seulement se concentrer sur la croissance organique et les réductions de coût, mais aussi insister sur l’investissement dans des alliances stratégiques et des coentreprises.

Néanmoins, malgré leur optimisme vis-à-vis de la croissance, les PDG restent inquiets face à l’incertitude entourant la croissance économique et à son impact sur leurs entreprises. « La création et la gestion d’une entreprise sur le continent peuvent être très profitables, autant que risquées. Pour les PDG africains, les temps sont durs sur ce territoire où les infrastructures restent problématiques, où il est compliqué de trouver et de garder des talents pour son activité, où travailler avec les gouvernements comporte de nombreux obstacles et où il faut aussi gérer les plans de croissance sur l’ensemble du continent », explique M. Boegman.

Le monde est aujourd’hui frappé par des changements majeurs, tels que les dernières élections américaines ou le Brexit, qui créent un environnement caractérisé par son imprévisibilité. Un seul événement peut déclencher la nécessité d’un changement radical de stratégie. L’incertitude politique qui touche aujourd’hui l’Afrique du Sud en est un parfait exemple, et plus particulièrement la baisse récente de la note de sa dette en catégorie spéculative. La volatilité du taux de change, la hausse du poids fiscal, l’instabilité sociale induite par les inégalités et la corruption restent des problèmes dans de nombreux pays.

« Aujourd’hui, les chefs d’entreprise ne peuvent plus se contenter de diriger leur société à travers un environnement difficile et complexe, ils doivent s’adapter rapidement aux changements », déclare Dion Shango, directeur de PwC Sud Afrique. Les PDG vont devoir se concentrer sur leurs stratégies d’entreprise et leurs process et jouer un rôle au sein de la communauté au sens large. Ils devront également tenir compte de l’évolution des attentes et des exigences des parties prenantes actuelles et à venir. « Les clients, les gouvernements et la concurrence ont une grosse influence sur la stratégie d’entreprise adoptée par les PDG. Pour construire la confiance, conserver sa réputation et bénéficier d’un permis social d’exploitation, il est nécessaire de comprendre et de chercher à satisfaire leurs besoins. »

Anne Eriksson, partenaire régionale senior pour PwC en Afrique de l’Est, explique que « la politique réglementaire peut aussi freiner la croissance des entreprises, qui doivent alors réduire leurs coûts ». D’un autre côté, les changements de réglementation peuvent aussi favoriser un développement stratégique rapide des entreprises. Anne Eriksson donne l’exemple du Kenya qui a permis à son secteur des services financiers d’accorder plus d’attention à ses clients, grâce à une modification de sa réglementation. Plusieurs multinationales se sont également engagées à renforcer les capacités et à améliorer la transparence et les cadres réglementaires à travers une collaboration avec le gouvernement. « L’économie profite de ces évolutions positives, ce qui se traduit par une augmentation des investissements étrangers, de l’innovation et de la croissance organique. »

Malgré le ralentissement, les avancées économiques et sociales sont nombreuses en Afrique. Certaines évolutions significatives pourraient être synonymes de nouvelles opportunités et de bénéfices pour les entreprises, les gouvernements et la population. Les megatrends (ou hypertendances) observées l’an dernier, telles que le changement démographique, l’urbanisation croissante, les évolutions du pouvoir économique mondial et l’innovation technologique, sont favorables au développement du continent. Dans tous les secteurs, le rythme de l’innovation en Afrique entraîne plus de collaboration et de convergence. Toutefois, afin de garantir sa croissance et d’exprimer tout son potentiel, l’Afrique devra affronter les conséquences politiques et économiques du changement climatique, ainsi que l’instabilité sécuritaire et politique de certaines de ses régions.

« Les chefs d’entreprise d’aujourd’hui doivent offrir une excellence stratégique et opérationnelle homogène. Les PDG africains devront surmonter de nombreux défis pour transformer en profondeur leur organisation. Au cours de ce processus, les entreprises vont devoir reconnaître et gérer ce dont elles sont responsables et ce dont elles dépendent », conclut M. Boegman.

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Le rapport sur la situation matérielle des journalistes et l’indépendance de l’information publié par le Centre de Tunis pour la Liberté de la Presse (CTLP) relève que 50% des journalistes interviewés perçoivent un salaire de moins de 400 dinars par mois. Quelque 63% des journalistes interviewés dans le cadre de ce rapport affirment que la situation matérielle et professionnelle a un impact sur la liberté de la presse.
Présentant, mardi 02 avril 2017, à Tunis, le président du CTLP, Mahmoud Dhaouadi, a précisé que sur l’ensemble des journalistes interviewés, 21% d’entre eux perçoivent un salaire entre 400 et 700 dinars. Selon le même échantillon, 12 % reçoivent entre 700 et 1000 dinars et près de 15% seulement obtiennent un salaire de plus de 1000 dinars.
Plus de 80% des journalistes sondés reçoivent un salaire inférieur à celui fixé par la convention collective sectorielle, a indiqué Dhaouadi. 50% des interviewés déclarent travailler sans contrats tandis que 19% sont liés par des contrats. Seulement 12% des interviewés sont titularisés et 19% sont recrutés selon d’autres formules.
Par ailleurs, le président du CTLP a relevé que 83% de l’échantillon affirme que le journaliste local a besoin de plus de garanties pour l’amélioration de sa situation matérielle et professionnelle. 59% estiment que la protection des journalistes et l’amélioration de leurs conditions professionnelles est prioritaire. 48% des sondés demandent des garanties pour l’accès à l’information qu’ils considèrent également comme une priorité.

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Seuls 30 % des jeunes dirigeants d’entreprises ont déclaré « avoir une idée précise des réformes entreprises par le gouvernement actuel, contre 53% qui n’ont qu’une « vague idée » de ces réformes et 16,7% n’ayant « aucune idée » , a montré un sondage réalisé, au cours du mois d’avril 2017, par le Centre des jeunes dirigeants d’entreprise, auprès d’un échantillon de 300 adhérents.
Selon le même sondage, 6% uniquement des jeunes dirigeants qualifient de « bon » le rythme de réalisation des réformes, alors que 21,2% considèrent que ce rythme est  » moyen « . Ainsi, 47% et 25,8% des interviewés estiment respectivement qu’il s’agit là d’un rythme  » lent  » et  » très lent « .
D’après les jeunes dirigeants d’entreprises tunisiennes, les obstacles entravant la relance économique s’articulent essentiellement autour de  » la lourdeur des procédures administratives  » (50%), les problèmes du climat de confiance ou d’affaires (34,8%) et la lenteur de l’adoption des lois par l’ARP, ainsi que des textes et décrets d’application (12,1%).
En dépit de ces entraves, 37,9% des interviewés se sont dit « confiants  » dans la reprise de l’économie tunisienne à moyen terme, alors que 45,5% ont déclaré être  » peu confiants  » et 15,2% ont souligné qu’ils ne sont  » pas du tout confiants  » dans cette relance.

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Le président de la Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie (FTH), Khaled Fakhfakh, a fait savoir ce jeudi sur Express fm que 84 % des Tunisiens se sont dit satisfaits du service hôtelier en 2016.

« Il est vrai que la qualité des services hôteliers était satisfaisante en 2016 mais le tourisme ne se limite pas aux plages et aux hôtels, Il faut chercher à diversifier les produits touristiques », a expliqué le président de la FTH.

Et d’ajouter que la saison touristique s’annonce prometteuse : « Nous sommes optimistes quant au redécollage du secteur dans les années à venir, nous devrions déployer plus d’efforts pour pouvoir réaliser des progrès ».

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On le savait, le populisme a le vent en poupe, notamment en Europe et aux USA, et avec lui sa cohorte de xénophobie, d’islamophobie et de racisme dans ces parties du monde plus soumises aux flux migratoires, du fait surtout des foyers de tension que les Européens et les Américains ont eux-mêmes allumés. La dynamique populiste vient de porter magistralement au pouvoir le républicain Donald Trump, alors que les analystes politiques ne pariaient pas un dollar sur ses chances de succès à l’élection américaine. Mais voilà, la déraison populiste, si démagogue, si efficace et si ravageur, est passée par là, emportant tout sur son passage. En Europe il semble que cette sanctuarisation américaine de la nébuleuse populiste ait enhardi les tenants de la ligne dure contre l’immigration. Les musulmans, si facilement identifiables à tout ce qui va de travers dans ce monde, sont les premiers à trinquer. Ce que les Européens pensent des migrants musulmans, c’est un sondage de Chatham House publié le 07 février 2017 qui nous le dit. Et ce qu’on a appris est plutôt effrayant : Les esprits des Européens se ferment de plus en plus, et l’irrationnel, la peur de l’étranger, surtout musulman, gagne du terrain, avec toutes les visions fantasmées et destructrices qui vont avec.

Les citoyens de 10 pays européens interrogés dans le cadre de cette enquête sont, à une écrasante majorité, favorables à un arrêt net de l’immigration musulmane. Il n’y a qu’en Espagne et au Royaume-Uni où ce taux est en-dessous de 50% (41% chez les Espagnols et 47% chez les Britanniques). On atteint des sommets en Pologne, où 71% des citoyens se déclarent en faveur d’une fermeture des frontières aux migrants musulmans. La tendance est également remarquable en Hongrie, 64%, en Autriche, 65%, mais aussi, plus surprenant encore, en Belgique, qui affiche 64% de citoyens anti-immigration musulmane. Les attentats de Bruxelles, le 22 mars 2016, sont pour beaucoup dans ce désamour. Même la France, où il y a une forte communauté musulmane, est à un niveau très haut, 61%. Là aussi les terribles attaques terroristes de Paris (13 novembre 2015) et Nice (le 14 juillet 2016) ont porté un rude coup au modèle d’intégration à la française. Mais avant cela il y a eu le travail de sape de l’ex-président français, Nicolas Sarkozy, qui a assumé un virage à droite et a décomplexé les Français, libérant la parole xénophobe. C’est tout cela qui explique aujourd’hui que la candidate de l’extrême droite, Marine Le Pen, soit à ce niveau de popularité, au point d’être la favorite, selon les sondages, du premier tour de la prochaine présidentielle, en avril 2017.

Ce qu’il faut retenir c’est qu’au total 55% des Européens sondés optent pour un bouclage des frontières face aux migrants musulmans. Terrifiant, et cela d’autant plus que la vague islamophobe a considérablement grossi depuis la dernière enquête en 2016. En Pologne, on était à 66% l’an dernier (71% en 2017), à peine 28% au Royaume-Uni (47% en 2017), 29% en Allemagne (53% en 2017) et en France (61%). C’est une évolution spectaculaire. C’est d’ailleurs cette dynamique xénophobe qui a poussé les Britanniques à se recroqueviller sur eux et à sortir de l’Union européenne. Ils ont maintenant en face d’eux un Trump qui leur dit : Vous avez bien fait, venez dans mes bras, tout en soufflant sur les braises pour provoquer d’autres défections dans l’UE. Pas de doute : C’est l’inconnu qui préside désormais aux destinées de l’humanité depuis l’arrivée de la tornade Trump, avec des effets incalculables…

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Au cours du dernier Open Sigma 2017, animé par Hassan Zargouni, il a été rapporté que les dépenses du foyer tunisien, en restaurants et hôtels, ont été estimées à 1.769 MDT. Dans ce fourre-tout, les boissons chaudes ont représenté 36 % des dépenses, soit 640 MDT (rien que ça !), les boissons fraiches consommées hors domiciles (10% des dépenses) ont été estimées à 181 MDT et 36 MDT rien qu’en «Chicha » ou Narguilé, dans les cafés !!

Selon cette même source, qui cite elle-même l’Institut National des Statistiques comme source, les Tunisiens auront aussi consommé pour l’équivalent de 588 MDT en repas dans les restaurants, emporté l’équivalent de 137 MDT en allocations de voyage à l’étranger et dépensé 71 MDT pour des vacances dans un hôtel en Tunisie, contre 115 MDT pour des vacances en Tunisie mais dans une résidence autre que l’hôtel !

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La Révolution a des allures de lendemain qui déchantent pour la plupart des Tunisiens. Les citoyens, impatients, désignent les dirigeants comme les responsables du retard de ces trains qu’on attend tant – développement, emplois, prospérité, fin des disparités régionales, etc. D’ailleurs le dernier sondage est accablant pour le personnel politique, mais encore plus pour l’exécutif tunisien (le président de la République, le chef du gouvernement, les ministres…). Là c’est carrément la descente aux enfers de la cote de popularité, à des niveaux abyssaux, au bout tout de même d’un laps très court à la tête du pays. Mais en ce moment rien ne trouve grâce aux yeux des Tunisiens, qui ont la dent dure avec tout ce qui leur tombe sous le nez, attribuant volontiers leurs malheurs à tout ce qui de près ou de loin peut ressembler à une autorité…

La dernière enquête en date, commandée par le Centre de l’Institut Républicain International (IRI) pour les sondages et réalisée entre le 06 et le 13 décembre 2016, ne déroge pas à la règle : Très mauvais pour le gouvernement. Quand 85% des sondés décrivent la situation économique actuelle comme «mauvaise» ou «très mauvaise» (respectivement 38% et 47%) et que 61% soutiennent que le gouvernement ne met pas en place des politiques en direction de la jeunesse (28% «non» et 33% «pas du tout»), ça ne peut pas être un brevet de satisfecit, quel que soit par ailleurs l’optimisme de la partie qui reçoit cela en pleine figure! Le plus déprimant dans cette affaire pour les bâtisseurs de la nouvelle Tunisie depuis le départ précipité et ahurissant de Ben Ali, même des années après, c’est que les Tunisiens tournent le dos, de plus en plus, aux mirages de la démocratie, avec ses promesses de lendemains qui chantent. Plus que jamais, le label de la démocratie a des apparences de miroir aux alouettes, et les programmes économiques inspirent difficilement autre chose que, au meilleurs des cas, des voeux pieux et des chimères, au pire des balivernes savamment enrobés. C’est cela l’état d’esprit de la majorité des citoyens, à en croire les sondages, une courte majorité, mais majorité quand même. Et puis il faut voir d’où on vient pour saisir la profondeur et l’acuité du désenchantement. En mai 2016, toujours d’après l’enquête de l’IRI, ils étaient seulement 18% à penser que la prospérité est «définitivement plus importante» que la démocratie ; ce chiffre est monté à 50% en décembre 2016! Ils ne sont plus que 48% à préférer la démocratie à toute autre forme de gouvernement. La Révolution a du vague de l’âme… ou le blues, si vous voulez.

Tous à nos rétroviseurs !

L’un des plus grands fossoyeurs du mythe de la Révolution, c’est la corruption, du moins la perception qu’on en a. Cela suffit largement à tailler en pièces les idéaux les plus beaux, et c’est exactement ce qui se passe actuellement en Tunisie. A tort ou à raison, 78% de ceux que l’IRI a sondés sont d’avis que le niveau de la corruption est plus élevé qu’avant la Révolution de 2011, alors que justement un des motifs du soulèvement contre le régime de Ben Ali c’était cette corruption orchestrée par les familles que l’on sait. Pour le Tunisien lambda, rien n’a changé sous le soleil, au contraire les choses auraient empiré, ce qui pousse de plus en plus de personnes à regarder dans le rétroviseur, nostalgiques, pour se dorloter avec ces images du paternalisme rassurant et protecteur de Habib Bourguiba ou la dictature confortable de Ben Ali, dont les horreurs apparaissent presque pour certains comme des caresses au regard de leurs souffrances actuelles. Alors que très peu de choses qui se pratiquaient auparavant forment un citoyen. C’est d’ailleurs l’un des drames de la Tunisie en ce moment : Il n’y a pas assez de citoyens, au sens où on l’entend en Occident, c’est-à-dire des personnes qui peuvent jouir, de manière responsable, de la liberté et des droits que confère la démocratie, et de la prospérité qu’offre une économie développée. Eh oui, ce n’est pas un scoop, on peut avoir la démocratie et la prospérité. Pourquoi les Occidentaux y ont droit et nous non ?!

Hélas, assaillis par les ratés de la Révolution, tout à fait normaux pour une si jeune démocratie, de plus en plus de citoyens barricadent leurs esprits et sont obsédés par le paradis perdu il y a 6 ans, un fameux 14 janvier. On ne peut pas construire un pays avec un tel état d’esprit, même avec toute la bonne volonté du monde des gouvernants. Impossible de parler à certains, de plus en plus nombreux, du sacrifice des Japonnais après le largage des bombes atomiques à Hiroshima et Nagasaki (06 et 09 août 1945). Sacrifice ultime pour des millions de Japonais qui travaillaient nuit et jour, avec un seul bol de riz par jour, en se sachant voués à une mort certaine et prématurée avec toutes ces radiations radioactives, mais avec pour seul point de mire le bonheur des générations futures. Impossible d’évoquer les efforts surhumains des Allemands pour reconstruire leur pays après sa destruction totale par les Russes et les Américains, mettant fin à la deuxième guerre mondiale. Idem pour les Français, après l’occupation allemande qui a mis le pays à genoux. Pareil pour les Anglais, dont la terre a été copieusement arrosée par un déluge de bombes lâchées par plus de 3000 avions de combat allemands, etc. Tous ces peuples n’ont renoncé à rien. Ni à la démocratie, ni à la démocratie. Si on part du principe que la race humaine est une et indivisible, et que les différences ne sont que culturelles, et non naturelles ou génétiques, alors il faut avoir les mêmes exigences que ceux à qui on tend la main pour nous sortir du sous-développement. Mais ça se travaille, il faut aller au charbon pour cela, accepter d’en baver, patienter, dans la durée. Mais ce discours est de moins en moins audible pour beaucoup de Tunisiens, adeptes du tout tout de suite, sans efforts ni sacrifices. Dommage. Et surtout destructeur…

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Une enquête, commandée par le Centre de l’Institut Républicain International (IRI) pour les sondages et publiée hier mardi 17 janvier 2017 sur son site Web, indique que les Tunisiens restent très insatisfaits par rapport à l’économie. Il y a également une corrélation évidente entre le rendement économique et la persistance de la corruption.

«Faisant le lien avec notre sondage précédent, la frustration par rapport à l’économie et la perception d’une corruption rampante demeurent des défis majeurs pour le nouveau gouvernement», a déclaré Scott Mastic, le directeur régional pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient à l’IRI. «Le pays marque le sixième anniversaire de sa révolution démocratique, le gouvernement se doit de reconnaître qu’un progrès continu dépend de sa capacité à faire des réformes économiques et anti-corruption significatives.»

85% des interviewés décrivent la situation économique actuelle comme «mauvaise» ou «très mauvaise» (respectivement 38% et 47%). 32% pensent que l’emploi devrait être la première priorité, et 66% suggèrent que l’emploi devrait être la première priorité par rapport aux jeunes Tunisiens. Alors qu’un ensemble de 61% croient que le gouvernement ne promeut pas de politiques en faveur de la jeunesse (28% «non» et 33% «pas du tout»). Cette problématique suppose qu’une grande importance lui soit donnée, vu la vulnérabilité de ce segment démographique face à l’extrémisme violent.

La corruption émerge comme étant un problème persistant, avec 78% déclarant que le niveau de la corruption est plus haut qu’avant la révolution de 2011. Alors que 48% des interviewés préfèrent la démocratie à toute autre forme de gouvernement, le nombre d’interviewés qui estiment que la prospérité est «définitivement plus importante» que la démocratie a grimpé de 18% en mai 2016 à 50% en décembre 2016 !

Le sondage a été fait, pour le compte de l’IRI, par la société tunisienne ELKA Consulting, sous la supervision de Chesapeake Beach Consulting. Les données ont été collectées du 6 au 13 décembre 2016 moyennant des interviews en face à face et en arabe à partir d’un échantillon de 1222 Tunisiens âgés de 18 ans et plus. La marge d’erreur étant de plus ou moins 2,87% au milieu de gamme de niveau de confiance de 95%. Les interviewés ont été sélectionnés selon une stratification en multi-étapes proportionnellement à la distribution de la population dans l’échantillon. Les chiffres indiqués dans les graphs et des tableaux peuvent ne pas faire la somme de 100% en raison de l’arrondissement.

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Selon le baromètre du mois de décembre d’Emrhod Consulting, réalisé entre les 22 et 24 décembre 2016 et rapportés, ce jeudi, par le quotidien Assabeh, seules 32.7% des personnes sondées se sont déclarées satisfaites des actions du chef de l’Etat, Béji Caid Essebsi, contre 41.9% en octobre dernier, 43,7% en septembre 2016, 45.9% en juillet 2015, 49.4% en mai 2015 et 51.4% en février 2015.

Cette baisse s’explique, selon la même source, par la montée des tensions au sein du parti Nidaa Tounes.

S’agissant du rendement du gouvernement d’union nationale, seules 8.5% des personnes interrogées ont affirmé que le rendement du GUN est au-delà de leurs attentes.

44.1% le trouvent en deça et 20.9% ont estimé que le rendement correspond à leurs attentes. 26.5 % ne se prononcent pas sur ce sujet.

Répondant à une question sur l’évaluation du travail de Youssef Chahed, le chef du gouvernement, 28.6% se sont déclarés très satisfaits ou satisfaits en décembre 2016, contre 35.1% en octobre dernier. 52.1% se disent insatisfaits de son rendement en ce mois de décembre et 19.2% ne se sont pas prononcés sur cette question.

Toujours selon la même source, la baisse du taux de satisfaction s’explique notamment par les diverses reculades du gouvernement face aux syndicats et aux organisations représentant des métiers dans le cadre de la loi de finances 2017. Le gouvernement est également sanctionné, à tort ou à raison, à cause de l’agitation provoqué par le débat sur le retour des terroristes tunisiens des zones de conflit.

La décote de l’exécutif est également imputable à un certain « flottement » sécuritaire, illustré par l’assassinat de l’ingénieur Mohamed Zouari à Sfax et le fait qu’un journaliste israélien ait pu, au nez et à la barbe des autorités, réaliser un reportage en Tunisie.

En ce qui concerne l’indice de l’espoir économique, 23% seulement des Tunisiens sondés en décembre 2016 ont jugé que la situation économique du pays est sur la voie de l’amélioration contre 34% en octobre dernier, 31.1% en septembre et 33.60% en juillet 2015.

65% des personnes interrogées en décembre ont considéré que la situation économique du pays se dégrade contre 50.1% en octobre 2016, 44.20% en septembre et 46% en juillet de l’an dernier.

61.2% des personnes interrogées ce mois de décembre se sont déclarées optimistes pour les prochains jours contre 65.8% en octobre dernier, 67.4% en septembre et 75.6% en juillet 2015.

Cette baisse du taux d’optimisme s’explique par la dégradation de la situation économique et la multiplication des risques sécuritaires.

31.6% des Tunisiens se disent pessimistes pour les prochains jours contre 26.20% en octobre 2016, 27.2% en septembre et 20.2% en juillet 2015.

A signaler que l’enquête a été réalisé entre les 22 et 24 décembre 2016 et a concerné 1280 personnes, par téléphone, dans les 24 gouvernorats du pays.

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La Tunisie, pays de paradoxes devant l’Eternel, nous en sort un autre en ce moment, bien criant d’ailleurs : L’état désastreux de l’Education nationale, avec la descente aux enfers du niveau général des élèves et, à contrario, la côte de popularité insolente du patron du département, Néji Jalloul. Depuis qu’il est en fonction, les sondages se suivent et se ressemblent pour Jalloul, à quelques éléments près. Il reste la personnalité politique préférée des Tunisiens, quoi que fassent les autres pour rivaliser avec lui. Il se porte comme un charme, alors que, étrangement, il est entouré par un champ de ruines ! Son secteur, malgré les sous que l’Etat y verse (c’est le poste de dépense le plus important pour l’Etat, avec un budget de 4,525 Milliards de dinars, en hausse de 18% par rapport à 2015. Comme quoi c’est pas toujours une affaire d’argent), est en lambeaux, épinglé par tous les classements internationaux de ces dernières années. Mais les citoyens ne lui en veulent pas ! Il a du bol Jalloul…

Même la Représentante de l’UNICEF en Tunisie, dans la droite ligne des experts, observateurs et parents d’élèves, y est allée de son alerte, hier jeudi 08 décembre au Musée du Bardo, à l’occasion de la célébration du 70e anniversaire de l’organisation onusienne. “Je veux adresser un message d’espoir aux enfants tunisiens et leur dire qu’il ne faut pas abandonner l’école. Vous devez persévérer », a-t-elle déclaré. Notre fringuant ministre de l’Education a embrayé en mettant le curseur sur la nécessité de restituer l’école aux petits, dont la parole est, selon lui, et il a sans doute raison, confisquée par des parents omniprésents et envahissants. “C’est souvent les adultes qui parlent à la place des enfants (…). Notre école est plus conçue pour les adultes. C’est une école déprimante qui produit à long terme des adultes déprimés qui aiment la guerre”. C’est dit. Pas sûr qu’il soit entendu, car à chaque fois que le personnel de l’Education bat le pavé, notamment les enseignants, c’est pour des revendications exclusivement matérielles, jamais pour ameuter l’opinion publique sur la dégradation avancée du niveau des écoliers, pour plaider la cause des moyens didactiques, du contenu programmatique, de l’état des établissements, etc. Ils ne râlent que pour les sous. Point barre. C’est l’alpha et l’oméga de toues les vociférations des profs. Et des autres corporations d’ailleurs…

Pas sûr également que le ministre soit entendu quand il claironne qu’il faut donner plus de temps aux activités de divertissement pour que les élèves aient une meilleure mine. En effet on peut difficilement attendre cela d’un département dont 97% de l’énorme budget est affecté aux salaires. Si ce n’est pas un record mondial en la matière, on s’en approche, sans que cela ne trouble outre mesure les citoyens, qui se soucient de tout sauf de ces questions de divertissement pour leurs gosses, aux allures de préoccupations purement philosophiques. Quand les parents d’élèves font le pied de grue devant les établissements scolaires, c’est pour alpaguer le prof sur les résultats, ou plutôt les notes. C’est même devenu obsessionnel, chacun ayant déjà une idée très claire de ce qu’il veut faire de son gamin : Une tête bien pleine, auréolée de gloire au primaire, avant d’être parachuté dans un très bon lycée, pour enfin atterrir dans une excellente université, de préférence à l’étranger. Toutes les autres considérations passent au second plan, si jamais elles existent d’ailleurs…

En attendant l’école se meurt

Il n’y a pas de doute là-dessus, et c’est pour ça qu’il est plébiscité par les citoyens : Jalloul a du talent, une faconde inouïe, du bagout, un aplomb rarement vu, lesquels d’ailleurs lui ont permis de mettre dans sa poche ses « ennemis » d’hier, les islamistes, grâce à quelques pirouettes dont il a le secret. Certains de ses amis parlent de reniements, de revirements et même de trahison de ses principes. Mais peu importe, là n’est pas notre propos aujourd’hui, le fait est que la mayonnaise Jalloul a pris, notamment ses idées. Il en a beaucoup. A tel point que ses réformes vont dans toutes les directions – certains diront partent dans tous les sens -, agitent, bousculent… et commencent à déranger. Il fallait s’y attendre. Les enseignants qui l’ont un temps suivi, et même adoubé, freinent des quatre fers à présent. Ils ont le tournis à cause de la cadence des réformes, et accusent maintenant le ministre de les conduire seul, sans les concertations d’usage. Mais il y a beaucoup de mauvaise foi dans cette posture, le fait est qu’ils ont du mal à suivre le rythme de l’inépuisable Jalloul. Déjà que les profs n’ont toujours pas digéré la croisade du ministre contre les cours sups dans les garages et les arrière-cours, maintenant il a décidé de chambouler tout le calendrier scolaire. C’en est trop pour des enseignants qui étaient plutôt habitués à faire la loi, à dicter le tempo, un tempo lent, poussif, pataud et qui a mené aux dégâts que l’on sait dans la qualité de l’enseignement. Alors les profs arrêtent de collaborer dans la réforme du système, renâclent et demandent la tête du ministre qui les martyrise tant…

Mais ce sont eux qui martyrisent nos enfants. Le classement PISA, où la Tunisie est dans les bas fonds, en est la parfaite illustration. Le drame de l’Education nationale a commencé il y a un paquet d’années, il faudra au moins autant de temps pour apporter les correctifs et remonter la pente, à condition que les réformes entreprises aillent à leur terme et qu’on ne se réveille pas un jour en entendant que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a plié face aux exigences folles des enseignants en leur offrant la tête du ministre sur un plateau…

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L’Instance Vérité et Dignité (IVD) a accompli toutes les procédures et formalités légales l’habilitant à déplacer les archives présidentielles du palais de Carthage

67,3% des Tunisiens considèrent les auditions publiques des victimes d’atteintes aux droits de l’homme, en novembre dernier, comme une étape positive pour instaurer la justice transitionnelle.
D’après le récent sondage de Sigma Conseil, 33% seulement des sondés pensent que ces séances ne peuvent que semer la haine alors que 78,9% des Tunisiens exigent la présence des accusés.
Les séances d’écoute, qui ont suscité beaucoup de polémiques, sont suivies par deux tiers des Tunisiens, soit 61,9%, selon la même source.
Pour rappel, les auditions publiques des victimes tunisiennes de plus de cinquante ans de dictature (1955-2013) se sont ouvertes le 17 novembre 2016 au Club Elyssa, qui appartenait à l’ancienne première dame, Leila Ben Ali. Plusieurs victimes de violations graves des droits de l’homme, choisies par l’Instance vérité et dignité (IVD), y ont fait des témoignages à la fois dignes et poignants.

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Selon le dernier sondage de Sigma conseil, effectué en décembre, 51,8% des Tunisiens sont satisfaits du rendement du gouvernement au terme de ses 100 premiers jours.
Sur la question quelle est l’action majeure entreprise avec succès par le gouvernement, les sondés ont répondu à 23,9% l’éducation, 13% la Conférence internationale sur l’investissement alors que 5,2% ont répondu aucune réalisation.
Quant aux principales défaillances du gouvernement, les Tunisiens pensent à 29.2% que l’équipe de Chahed n’a pas fourni un grand effort en matière de création d’emplois, de lutte contre la corruption (10.2%), d’amélioration des conditions de vie (9%) et d’application de la loi (6.6%).
D’autre part, le sondage s’est penché sur l’évaluation des membres du gouvernement après les 100 premiers jours d’exercice. Il en ressort que 69,6% des Tunisiens sont d’avis que le rendement du chef du gouvernement est bon, soit une hausse de 5 points par rapport au mois de novembre dernier (64,8%).
Concernant la notoriété des personnalités politiques, Néji Jalloul, le ministre de l’Education, reste toujours en première position. Il bénéficie de la confiance de 36% des Tunisiens sondés, suivi par le nahdhaoui Abdelfateh Mourou, puis Samia Abou, du Courant démocratique (34%).

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Le baromètre de la Chambre Tuniso-française de Commerce et d’Industrie (CTFCI), très attendu car il prend le pouls du climat des affaires en Tunisie, a été publié. Le sondage, comme à l’accoutumée, reflète la perception des chefs d’entreprises opérant dans le pays quant à l’environnement des affaires pour 2015/2016 et, chose non moins importante, les horizons qu’ils entrevoient pour 2017. Mais pas que, les adhérents de la CFTCI ont également dit leur mot sur le programme adopté par le gouvernement d’union nationale ainsi que la nouvelle loi sur l’investissement.

S’agissant des freins au développement des entreprises, les sondés – 254 dirigeants adhérents de la CTFCI, appartenant à divers secteurs – mettent en avant les lourdeurs administratives (64,0% des patrons interrogés l’affirment, ils étaient 52.5% à le penser en mars 2016), puis vient l’insécurité (60,2%) et ensuite la corruption (58,2%).

A contrario les chefs d’entreprise interrogés sont moins sévères avec l’accès au financement et la qualité des ressources humaines, ils les perçoivent moins comme des facteurs de ralentissement du développement de leur business. Néanmoins ils sont plus nombreux à se plaindre de ces dysfonctionnements en comparaison avec mars 2016…

Mais ce qu’il faut retenir, c’est que la perception du climat des affaires ne s’est pas améliorée, au contraire elle a continué à se dégrader de mars à octobre 2016, aux yeux des patrons en tout cas.

Autre enseignements intéressants :

-Les dirigeants des entreprises exportatrices ont plus le moral que ceux des entreprises locales par rapport aux perspectives économiques en 2017.

 -54,5% des patrons des entreprises partiellement exportatrices sont d’avis que les horizons économiques en 2017 seront plus intéressants que cette année.

-Les dirigeants des sociétés françaises ou à participation française entrevoient 2017 avec plus d’optimisme (ils sont 53,3%) que les sociétés tunisiennes (43,4%).

 -Enfin 52,0% des patrons sont d’avis que le programme présenté par le gouvernement d’union nationale ne tient pas la route contre 33,9% qui soutiennent qu’il est crédible. Mais paradoxalement, ils sont 46,8% à affirmer que la feuille de route du gouvernement est applicable contre 38.2% qui la juge irréalisable…

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On ne sait pas si Youssef Chahed a sauté de joie en l’apprenant, mais le chef du gouvernement a une très bonne cote de popularité, d’après le sondage d’opinion de Sigma Conseil du mois d’octobre publié ce jeudi 6 octobre 2016 dans le journal « Le Maghreb ». 62,2%, c’est le taux de Tunisiens qui se déclarent satisfaits du rendement de Youssef Chahed, et à peine 24,4% des citoyens qui se disent « non satisfaits ». C’est un taux de satisfaction qui est quasiment au zénith compte tenu du fait que Chahed, et ce n’est pas lui faire injure en le disant, n’a encore rien fait de palpable qui justifie cette béatitude des Tunisiens. Donc de quel rendement parle-t-on ?! Ce n’est un secret pour personne : A part une allocution de haut vol à l’ARP le soir du vote de confiance, lequel d’ailleurs n’a pas été suivi par un vrai discours de politique générale devant les parlementaires, une anomalie dans une démocratie ; à part des envolées sur la situation du pays à la télévision nationale le 28 septembre 2016, les Tunisiens n’ont pas grand chose à se mettre sous la dent.

Le pays est un immense chantier, avec des projets qui stagnent à tous les niveaux. L’économie attend des réformes courageuses et douloureuses qu’on ne cesse d’annoncer mais qu’on repousse sans cesse, la paix sociale est loin d’être gagnée avec une UGTT qui ne veut rien lâcher sur les majorations salariales, alors que pour le FMI c’est une ligne rouge, l’environnement a été dégradé comme jamais, les actes d’incivilité ont explosé… Bref, la tâche est colossale pour Youssef Chahed. Alors, encore une fois, de quel rendement parle-t-on ? A moins que les sondés n’aient pas saisi toutes les nuances des questions qu’on leur a posées et qu’ils passent, par conséquent, à côté des vraies réponses. La deuxième explication pourrait être le fait que Chahed surfe actuellement sur une espèce de période de grâce où les usages veulent qu’ont ait un préjugé favorable sur la nouvelle équipe gouvernement et qu’on lui accorde le bénéfice du doute. La troisième pourrait très bien être le fait que les Tunisiens interprètent l’immobilisme actuel de Chahed, et même une certaine peur de tailler dans le vif, comme la marque d’un chef du gouvernement qui arrive à réformer, remettre les citoyens au travail et redresser le pays sans faire de vagues, ce qui matériellement n’est pas possible, surtout dans le cas de la Tunisie.

La popularité d’Essid avant la disgrâce, un cas d’école

Il n’y a pas si longtemps, le 30 mars 2016 exactement, la même boite, Sigma Conseil, avait pondu une enquête où 68,5%  des sondés déclaraient qu’ils étaient satisfaits des actions de l’ex-chef du gouvernement, Habib Essid, qui a été débarqué sans que les mêmes citoyens satisfaits ne lèvent le petit doigt. Bien sûr le travail a été fait, proprement, dans les règles de l’art : Le joyeux microcosme politique tunisien s’est débrouillé pour coller à Essid tous les maux du pays. L’affaire est passée au Parlement comme une lettre à la poste, avec les remerciements du supplicié – Essid – en plus. Ses bourreaux ne pouvaient pas rêver d’une exécution aussi rondement menée. Alors si j’étais à la place de Chahed, je me méfierais des cote de popularité au zénith et des brevets de satisfecit…

Je le dis aux citoyens, en prévision d’un autre sondage : Ce n’est pas rendre service à Chahed que de lui faire croire que c’est un génie dans la direction des affaires du pays avant qu’il nous en apporte la preuve, ce n’est pas aider le pays que de faire de son chef du gouvernement un champion des réformes avant qu’il n’ait attaqué les questions qui fâchent. Attendons au moins qu’il remporte son premier duel avec l’UGTT, qui l’attend au tournant avec les majorations salariales, avant d’émettre le moindre jugement sur son rendement. Mais ça part mal car pour le moment Chahed se refuse à attaquer frontalement l’UGTT en décrétant qu’il n’y aura pas le moindre dinar de plus sur les salaires de la fonction publique cette année. Ni les années à venir d’ailleurs si on veut être sérieux une seconde et faire preuve d’un minimum de sens des responsabilités.

Le meilleure façon d’accompagner Chahed dans son chemin de croix, c’est de lui faire comprendre qu’on préfère pour le moment se focaliser sur l’immense partie vide du verre, histoire de ne pas le laisser s’assoupir et se reposer sur des lauriers qu’il est loin d’avoir cueillis…

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Selon le rapport annuel sur le marché du travail en Tunisie

Le chômage est la principale préoccupation des Tunisiens. Selon le sondage d’opinion du bureau d’études, Sigma Conseil, publié ce jeudi 6 octobre 2016 dans le journal « Le Maghreb », le chômage demeure la principale préoccupation des Tunisiens avec (26,4%), suivi de la situation économique générale du pays (25,8%), le terrorisme (7,1%), l’inflation et la cherté de la vie (5,5%),  la corruption dans le gouvernement (5,3%), la corruption dans la vie quotidienne et les pots-de vin (4,8%) et la compétence du gouvernement (3,2%).

Selon le même sondage, 44,1% des Tunisiens estiment que la situation financière de leurs familles sera meilleure que celle actuelle alors que 32,1% pensent le contraire.

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Selon le sondage d’opinion de Sigma Conseil relatif au mois d’octobre et publié ce jeudi 6 octobre 2016 dans le journal « Le Maghreb », 62,2% des Tunisiens sont satisfaits du rendement du chef du gouvernement, Youssef Chahed contre 24,4% des personnes qui se sont déclarées « non satisfaits ».

Selon le même sondage, 55,3% des Tunisiens sont satisfaits du travail du président de la République, Béji Caied Essebsi contre 44,1% non satisfait.

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Le premier débat télévisé entre Hillary Clinton et Donald Trump, lundi dernier, a fait du bien à la cote de popularité de la démocrate, à en croire un sondage publié hier vendredi 30 septembre 2016. D’après cette enquête, Mme Clinton a conforté son avance sur le républicain, de 3 points. La démocrate est crédité ainsi de 43% d’intentions de vote des électeurs, contre 40% pour le milliardaire, d’après ce sondage réalisé pour la chaîne Fox News.

Le précédente enquête, pour la même chaine, étiquetée républicaine, faisait état de 41% des intentions de vote et 40% pour Trump, sondage, précise-t-on, fait avant le débat.

Autre bonne nouvelle pour la démocrate : Elle soigné son score dans les Etats clés depuis le débat, un écart qui peut être décisif en bout de course, selon d’autres sondages.

Les deux autres challengers à la présidentielle, le libertarien Gary Johnson et l’écologiste Jill Stein, qui n’ont pas pris part au débat, restent scotchés à leurs intentions de vote, respectivement 8% et 4%.

A signaler que ce sondage a été réalisé par téléphone entre le 27 et le 29 septembre 2016, sur un échantillon de 1009 citoyens américains inscrits sur les listes électorales, dont 911 pourraient se rendre aux urnes. La marge d’erreur est de plus ou moins 3 points de pourcentage.

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D’après les résultats d’un sondage d’opinion publié par Emrhod Consulting, ce jeudi 29 septembre 2016, l’ex-président de la République, Moncef Marzouki, revient en force avec 16.3% d’intentions de vote. C’est un bond phénoménal par rapport à juillet 2016 où il était à 6.3%. Marzouki se rapproche dangereusement du président Béji Caid Essebsi, qui reste en tête avec 28.9% d’intentions de vote. BCE a gagné 3 points par rapport à la dernière enquête…

Le troisième présidentiable est Hamma Hammemi, avec 11.9%, en léger recul en comparaison avec juillet 2016 (12.1%). En quatrième position on trouve Mohsen Marzouk, qui affiche 9.1%. Il a fait du chemin depuis le dernier sondage, où il était crédité de 6.8% d’intentions de vote. Ensuite on a Néji Jalloul. Le ministre de l’Education recueille 8.9%, c’est un peu moins bien qu’en juillet 2016 où il était à 9%. Après il y a l’ancien Premier ministre Mehdi Jomaa, avec 6.1% (5.8% il y a deux mois) et enfin Safi Said avec 4.4% (5.9% en juillet 2016).

A noter que ce sondage a été réalisé du 21 au 23 septembre 2016 sur un échantillon de 1500 personnes sur tout le territoire tunisien.

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«Les entreprises continuent à faire de la croissance et à afficher de fortes ambitions en matière d’investissement. L’évaluation de la conjoncture politique, économique et sociale par les chefs d’entreprises est très négative et le niveau de confiance par rapport à la capacité de l’Etat à traiter les obstacles à l’investissement et à la conduite normale des affaires est très faible. La conjoncture défavorable produit des effets pervers sur le tissu des entreprises et leur capacité de résilience commence à être entachée ». Ce sont là les conclusions du baromètre 2016 des entreprises tunisiennes, présenté ce mercredi 7 septembre 2016 par le DG du cabinet Ernest & Young et qui avait concerné 100 entreprises représentant un chiffre d’affaires global de 16 Milliards DT et 136.000 emplois.

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Des signes d’essoufflement apparaissent cependant déjà. Entre 2014 et 2016, le pourcentage des entreprises déclarant un chiffre d’affaires en amélioration a baissé de 10 % et celles qui le déclaraient en forte baisse a augmenté de 9 %. «Les entreprises qui ont connu une croissance a baissé (54% en 2016 contre 58% en 2014). Des tendances d’érosion vers les extrêmes de la pyramide. Les entreprises ayant connu une baisse ou forte baisse de leur chiffre d’affaires sont 34% en 2016 contre 22% en 2014. 11% des entreprises ont connu une forte baisse de leurs activités (contre 2% en 2014), ce qui indique un risque avéré de disparition », explique Ernest & Young.

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«Malgré la conjoncture, les entreprises tunisiennes performent bien, voire très bien avec une croissance tirée par une véritable dynamique interne». C’est la conclusion du baromètre 2016 des entreprises tunisiennes, présenté ce mercredi 7 septembre 2016 à l’Utica par Noureddine Hajji, DG du cabinet Ernest & Young.

C’est ainsi que 51 % des 100 répondants à ce sondage d’opinion affirment que leur chiffre d’affaires est en amélioration, contre 23 % qui trouvent que leur chiffre d’affaires a baissé et 23% qui le jugent stable.

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On notera que le pourcentage de ceux qui annonçaient une amélioration de leur chiffre d’affaires malgré la crise a baissé de 4 points par rapport à 2014. Le pourcentage de ceux qui annoncent une baisse a augmenté de 2 points en 2 ans et trois points chez ceux qui estiment que le chiffre d’affaire était resté stable. Ernest & Young explique que la croissance remarquée est «fondée aussi sur l’amélioration des processus opérationnels».

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Concernant les perspectives de l’évolution de leurs activités, ils étaient 68 % à parler d’amélioration (contre 64 % en 2014). Toutefois, pour les perspectives d’évolution du climat d’investissement, ils étaient 38 % à se déclarer pessimistes, évoquant une forte ou légère dégradation et seulement 31 % à évoquer l’amélioration du climat d’investissement en Tunisie.

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

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