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La Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie « CONECT » a exprimé, jeudi, son appui total aux décisions et mesures prises par le Gouvernement « visant à assurer le respect de la loi par tous et à placer les intérêts supérieurs du pays au-dessus de toute autre considération ». Dans un communiqué, la CONECT a qualifié les mesures décidées par le gouvernement Chahed de « courageuses et audacieuses » pour lutter contre la corruption et la contrebande quelles que soient leurs formes et leurs provenances.
« En sa qualité d’Organisation professionnelle citoyenne qui rassemble les entreprises organisées et structurées exerçant dans le cadre du régime fiscal réel, le respect de la loi et de leurs responsabilités sociétales, la CONECT a depuis sa création appelé à la nécessité de lutter contre la corruption, la contrebande et le marché parallèle ainsi qu’à la protection et la promotion de nos entreprises qui constituent un acquis général pour tous les tunisiens et un facteur clef pour l’emploi et le développement », lit-on dans le communiqué de la confédération.
Elle estime que l’action du Chef du Gouvernement constitue le démarrage d’une profonde et stratégique réforme qui aura des retombées positives, certaines et importantes sur l’économie nationale, l’investissement local et étranger et le climat social dans le pays.
La CONECT a lancé, par ailleurs, un appel à tous les Tunisiens « pour relever ce défi historique en soutenant les efforts déployés pour lutter contre la corruption, la contrebande et le marché parallèle et en contribuant au développement de la culture du respect de la loi et de la lutte contre tout ce qui peut porter atteinte aux intérêts supérieurs du pays, à sa sécurité et à sa stabilité ».

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Le chef de l’Etat, Béji Caid Essebsi, a fait savoir qu’il apporte tout son soutien au chef du gouvernement, Youssef Chahed, dans sa guerre contre la corruption et contre toute tentative de porter atteinte à l’intégrité du pays et à l’économie nationale.

Le président de la République a, à cet effet, appelé toutes les structures à mobiliser tous les moyens matériels et légaux pour réussir ce processus.

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«La commission européenne est en train de négocier la mise en place d’un plan d’investissement externe pour les pays du voisinage de Sud et ceux de l’Est», a annoncé Eider Gardiazabal, coordinatrice et rapporteuse de cette commission.

L’annonce a été faite lors d’un point de presse organisée ce mercredi 24 mai, au siège de la commission, à l’occasion de la visite de cinq parlementaires européens de la commission du budget.

Selon la rapporteuse, ce nouveau plan semblable à celui de l’Europe aurait pour objectif de remédier aux défaillances du marché en mobilisant des investissements privés. «Ce plan soutiendrait les investissements dans des domaines clés comme l’éducation, la santé, l’innovation et les énergies renouvelables», a-t-elle assuré.

Un atout pour la Tunisie

La Tunisie pourrait bénéficier de ce plan et ce, par le biais d’un fonds de garantie doté de 1.5 milliard d’euros qui serait octroyé à des institutions financières telles que la Banque Européenne de l’Investissement (BEI) et la Banque européenne de développement. Ajoutons à cela la mobilisation d’une somme variant entre 40 et 50 Milliards d’euros.

C’est important pour la Tunisie, en pleine transition et qui a bénéficié déjà d’un renforcement du soutien financier européen, a encore dit Gardiazabal. Chiffre à l’appui, l’aide accordée à la Tunisie s’est élevée à 2 milliards d’euros dont 1.2 milliard d’euros de don et 800 millions d’euros de prêts.

Un appui qui confirme encore une fois l’engagement de l’UE à soutenir le berceau du printemps arabe dans son processus de démocratisation et à encourager aussi les réformes décidées par les autorités tunisiennes pour assurer la relance économique.

Un plan d’investissement externe dès septembre!

Eider Gardiazabal a d’autre part ajouté : «nous sommes en train de travailler dans les détails de ce projet et les négociations se poursuivent pour atteindre cet objectif».

Avec ces négociations, elle s’attend à une approbation officielle de cette initiative en septembre prochain, une fois qu’un accord politique sera paraphé avant l’été.

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Les centres techniques tunisiens opérant dans le textile, le cuir et chaussures, le bois, la chimie, l’agroalimentaire, les industries mécaniques et électriques, les matériaux de construction et l’emballage sont presque vidés de leurs cadres. Ceux-ci, peu motivés et découragés par des bas salaires, sont partis travailler pour le compte des privés, a indiqué Ridha Klai, directeur général de l’Infrastructure Industrielle et Technologique au ministère de l’Industrie, lors d’un séminaire organisé, vendredi, à Tunis, sur « les centres techniques: états des lieux et stratégies de développement ». Le responsable a indiqué qu’un statut des centres techniques sera bientôt mis en place et des contrats par objectifs qui détermineront les responsabilités du ministère et celles des centres, seront conclus à cet effet.

Le président du Centre Technique de l’industrie du Bois et de l’Ameublement (CETIBA), Khaled Sellami, a expliqué, à ce sujet, que « l’aspect administratif qui a été imposé aux centres techniques ne permet pas à ces centres d’assurer de manière efficace leurs missions. En outre, les statuts appliqués au personnel sont inappropriés à leur fonctionnement et ne favorisent pas le recrutement et la fidélisation des compétences ».
Il est revenu, dans ce contexte, sur le décret d’application, daté du 13 mars 1995, portant fixation du statut-type des centres techniques dans les secteurs industriels, précisant que ce décret a consacré l’autorité de l’administration, alors que la loi n° 94-123 du 28 novembre 1994, considère les centres techniques comme personne morale d’intérêt économique publique gérée en partenariat public privé (PPP).

Une étude stratégique sur les centres techniques réalisée en coopération avec l’UE et l’UTICA a déjà cité cette faiblesse au niveau de l’organisation des centres techniques et d’autres lacunes concernant le manque d’équipements, de laboratoires ainsi que l’absence de synergie entre les centres techniques et l’autorité de tutelle.
Intervenant à cette rencontre, la ministre conseiller, chef de coopération à la délégation de l’Union européenne en Tunisie, Armelle Lidou, a indiqué que l’étude réalisée sur les centres techniques tunisiens moyennant un financement de l’UE, de l’ordre de 200 millions euros (don) prévoit plusieurs actions basées sur des recommandations liées à la bonne gouvernance, à la la gestion et aux statuts.
Elle a fait savoir qu’un programme d’appui industriel et agricole en cours d’élaboration sera lancé en 2018, lequel cible les centres techniques et vise à améliorer la compétitivité de l’industrie tunisienne via la modernisation des normes techniques. « Les centres techniques sont des dispositifs qui aident l’industrie tunisienne à se conformer aux normes techniques internationales et partant faciliter l’accès des produits locaux aux marchés internationaux et promouvoir le commerce et les exportations », a indiqué la responsable européenne.

D’après le ministère de l’Industrie et du Commerce, les centres techniques ont accompagné 3000 entreprises en 2016 contre 1000 entreprises entre 2008-2009. Leur chiffre d’affaires a augmenté de 50% durant les 7 dernières années, pour atteindre 10 milliards.
Des accords de partenariat ont été signés, en marge de ce séminaire, entre le ministère de l’Industrie et du Commerce et les 8 centres techniques, en vue de réaliser des études stratégiques et sectorielles pour la période 2017-2019. Ces études devraient déboucher sur des politiques visant à développer les secteurs ciblés.

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À l’occasion de la semaine tunisienne au Parlement européen présidée par le président de l’ARP (Assemblée des représentants du peuple), la haute représentante de l’UE, Federica Mogherini, a réaffirmé la volonté de l’UE de soutenir pleinement la Tunisie dans sa transition démocratique et de soutenir les efforts du gouvernement pour un développement socioéconomique plus important, notamment grâce à un soutien accru aux jeunes, à des domaines connexes tels que l’emploi, l’éducation, la recherche et la mobilité des étudiants et des jeunes. «Aujourd’hui, je souhaite réaffirmer notre engagement à continuer de soutenir vos efforts en matière de réformes, y compris l’administration publique, la justice, la décentralisation et la lutte contre la corruption, et bien plus encore » a ajouté Mogherni.

Et la haute représentante de l’Union Européenne d’ajouter, en présence du président de l’ARP, Mohamed Ennaceur : « Nous espérons établir un dialogue structuré et inclusif sur la jeunesse tunisienne, mais surtout avec les jeunes tunisiens et surtout une participation active des jeunes dans la vie sociale et politique du pays».

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organisations nationales se sont associées à quelques petits partis issus de la mouvance des ceux qui n’ont remporté qu’un seul siège ou même zéro virgule quelque chose à l’issue des élections, pour apporter leur appui à des mouvements sociaux qui n’ont d’autre objectif que de faire tomber le GUN en allumant une guerre du pétrole.

En effet, ce sont l’Utica de Wided Bouchammaoui, la Conect de Tarak Cherif, l’UGTT de Noureddine Taboubi, l’Utap d’Abdelmajid Zar qui signent un communiqué avec Ennahdha de Rached Ghannouchi, le «Mouvement du peuple» de Zouheir Maghzaoui, le Parti du Travail de Ali Romdhane, le Takattol de Mustapha Ben Jaafar et le Joumhouri d’Issam Chebbi.

A regarder ce pot-pourri, politiquement hétéroclite et économiquement antagoniste, on se demanderait comment il a pu s’imbriquer dans cette mosaïque et à quelle fin. Ce sont, en effet, quatre organisations patronales, donc économiquement de Droite. Des hommes d’affaires, dans l’industrie, le commerce et l’agriculture. A côté d’eux, c’est le «marteau et la faucille de deux partis de Gauche et même de l’extrême Gauche qui croient encore dans une résurrection du Trotskisme, un parti qui se dit républicain et un parti socio-démocrate.

  • Les «Révoltés du Bounty » du désert tunisien

Tous apportent leur soutien inconditionnel à des actes de bandits de grands chemins, qui s’en vont en grosses voitures 4×4, parfois flambant neufs, logés dans des grandes tentes et nourris au couscous à l’agneau, couper la route aux camions de transport des hydrocarbures produits dans les puits pétroliers du Sud tunisien.

Zéro-virgule, ce sont tous ces petits partis dont la participation aux dernières législatives de 2014 ne s’est soldée que par un peu plus de zéro en pourcentage des voix. Des partis qui ne voient des récents et continus mouvements de contestation dans les régions du Sud, des contrées vivant presqu’exclusivement de contrebande de toutes sortes et de commerce parallèle qui s’étend jusqu’à la capitale tunisienne, qu’un cheval de Troie pour revenir en politique.

Les hypocrites, ce sont des partis comme Ennahdha qui, officiellement, soutient le GUN, mais affirme avec une langue fourchue que les demandes des «révoltés du Bounty» du désert sont légitimes. Cela, tout en sachant, car au sein du GUN, que le «Développement» (demande brandie par les révoltés) est d’abord une affaire de temps dans une économie mise à genoux par la révolution et ensuite une affaire de sous. Or, de ces derniers, le parti islamique n’a laissé que très peu après les indemnisations servies à ses adhérents et à d’autres qui se sont révélés être réellement des terroristes qui ont empoché les sous et ont repris les chemins de la guerre contre l’Etat tunisien. A fin 2011, par exemple, il y avait plus de 3 Milliards DT dans les caisses de l’Etat que le Troïka a dilapidés en 3 ans. Ennahdha, un parti qui, politiquement, mange avec le loup et crie avec le berger.

Les hypocrites, ce sont aussi ces organisations nationales qui crient à Tunis leur soutien au GUN issu du Pacte de Carthage qu’ils ont signé et qui laissent leurs bureaux régionaux s’en prendre aussi ouvertement au GUN (Gouvernement d’Union Nationale), qui tente de sauvegarder les biens de l’Etat (le pétrole en l’occurrence).

  • Un peuple qui se croit spolié et un gouvernement sans abri

Un gouvernement qui tente aussi de faire bonne figure face à des créanciers et des bailleurs de fonds qui connaissent la réalité de la corruption qui ronge leur pays et le refus de beaucoup de ses cols blancs de payer l’impôt.

Un GUN enfin qui tente avec force acrobaties de se donner les moyens financiers d’apporter les soins à une économie où, par exemple, certains patrons ont une main dans sa destruction par l’économie informelle dont ils font une 2ème source de subsides.

Les insurgés, ce sont tous ces partis politiques qui n’ont pas assez de poids au sein de l’ARP (Assemblée des Représentants du Peuple) pour imposer leur vision d’une Gauche qui prend claque sur claque dans les démocraties occidentales et qui ne persiste que dans leurs rêves d’une autre révolution, cette fois des orties.

Ce sont tous ceux-là qui se liguent désormais contre un gouvernement sans-abri. Ses membres, choisis et votés un à un par un Parlement qui est la véritable instance gouvernante dans un système semi-parlementaire où rien ne se décide pour l’Exécutif sans son vote, ne faisant rien pour le soutenir, ni pour activer ses réformes, un Parlement d’un niveau politique aussi déplorable que les partis dont il est issu. Une ARP donc derrière laquelle le GUN ne peut se retrancher pour mener à bien sa mission. Un gouvernement aussi et enfin qui n’a de soutien que les communiqués hypocrites des partis qui s’en revendiquent.

Tous regardent les fauteuils de l’Etat, comme on regarderait un gâteau qu’ils mangeraient même s’il était fait des armoiries de la République. Tous n’ont d’yeux que pour le pouvoir et chacun s’y verrait bien, même si, pour ce faire, il fallait tout détruire. Ajoutez-y un peuple qui se croit assis sur un gigantesque gisement de pétrole, avec à côté des mines d’or et dont chaque membre voudrait sa part, avec un regard de dédain au travail et au labeur. Un peuple à qui les zéros-virgule ont, pendant 7 ans, fait croire qu’il a été spolié de ses richesses, alors qu’il n’avait pour richesse que ses ressources humaines et son labeur.

On comprendrait presque que ce gouvernement jette l’éponge. On est pourtant tous convaincus qu’il reste actuellement, avec et malgré toutes ses faiblesses, la seule planche de salut !

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Noureddine Taboubi, nouveau patron de l’UGTT, a répondu, indirectement, à tous ceux qui doutaient du repositionnement de la centrale syndicale. On ne sait pas encore si ce qu’il a dit jeudi 23 mars 2017, sur Mosaïque FM, est plutôt de nature à rassurer ou inquiéter, mais c’est dit. Et donc il faut l’analyser en tant que tel, pour commencer. Taboubi a fait savoir qu’il sera à la tête d’une délégation de l’UGTT qui prendra la direction de Bruxelles le 15 avril 2017 pour dire ceci à l’Union Européenne : « Nous n’avons plus besoin de prêts. Par contre, nous avons besoin d’un appui concret en termes de matériel et de formations. Cette aide nous permettra d’améliorer notre situation économique »…

Le secrétaire général de l’UGTT a également déclaré qu’il mettra sur la table la question de l’entrée en vigueur de l’accord de partenariat entre la Tunisie et l’UE. Il va tenter de secouer les Européens pour qu’ils accélèrent le pas, a-t-il ajouté…

Par ailleurs il a affirmé qu’il va évoquer dans la capitale européenne le sujet du développement de l’agriculture, les moyens de solutionner l’immigration clandestine et le combat contre le terrorisme. « L’Europe ne peut pas être seule dans cette lutte ».

Voilà, la nouvelle UGTT est arrivée. Cet activisme en dehors des frontières tunisiennes, sur des sujets de ce type, au risque même de marcher sur les plates bandes du gouvernement et du président de la République, est une démarche nouvelle, il faut le reconnaître. Des dossiers de dimension nationale pour le coup, et même d’intérêt national, ça a quand même plus d’allure et de hauteur que cette agitation puérile pour obtenir la tête de Néji Jalloul, ministre de l’Education, plébiscité par les citoyens, selon presque tous les sondages, mais qui donnent des boutons à ses troupes. Là au moins l’UGTT joue dans la cour des grands. Toutefois j’aimerais voir la tête des parlementaires européens quand ils verront la délégation syndicale se pointer à Bruxelles pour évoquer les affaires de la Tunisie, et pas des moindres. Une centrale syndicale, fût-elle du calibre de l’UGTT, qui vient traiter les dossiers qui relèvent de l’exécutif, ça décoiffe pour des Européens qui ont d’autres moeurs politiques. Même en France, qui a une vraie tradition syndicale, une telle chose est tout simplement impensable. Mais entre temps quelqu’un leur aura expliqué, s’ils ne le savent pas déjà, que l’UGTT est prophète dans son pays et que rien ne peut se faire ou se défaire sans elle, et là la pilule passera comme par enchantement chez des Européens pragmatiques et qui se diront qu’après tout les Tunisiens en ont décidé ainsi, et qu’il faut faire avec…

Quant à savoir ce que les patrons de l’exécutif tunisien, Youssef Chahed et Béji Caïd Essebsi, pensent de cette démarche de l’UGTT, très cavalière pour le moins, s’ils ont donné leur agrément, c’est une autre question. Mais ce qu’on peut dire d’ores et déjà, c’est que cette posture sur la dette contraste avec la position officielle du palais de la Kasbah. Pas plus tard qu’hier, Ridha Saïdi, conseiller auprès du chef du gouvernement, chargé du suivi des projets et des programmes publics, a confié à Africanmanager que la Tunisie mise sur le déblocage de la 2ème tranche du prêt du FMI et des crédits de la Banque mondiale et de l’Union européenne pour se refaire une beauté. Il y a donc comme qui dirait une divergence de perceptions sur l’endettement entre l’UGTT et le gouvernement…

Un dangereux mélange des genres

Le moins qu’on puisse dire est que la Tunisie collectionne les singularités depuis sa fameuse Révolution. Voilà un pays qui est gouverné par une coalition de partis aux intérêts, idéologies, orientations politiques et programmes parfois diamétralement opposés, mais tout le monde s’échine à ne pas faire craqueler le vernis de la cohésion au sommet de l’Etat sans laquelle tout l’édifice va s’effondrer. Pour le moment ça tient, mais difficilement. Voilà un pays dont la trajectoire est difficilement lisible pour cause d’interférences de plusieurs forces motrices – Pacte de Carthage, Assemblée des Représentants du peuple (ARP) et bientôt le Conseil national du Dialogue social. Voilà un pays où le chef du gouvernement, de son propre chef, décide de se mettre la corde au cou en convoquant une kyrielle de partis et organisations – les signataires du Document de Carthage – pour juger 6 mois d’actions et lui fixer le cap pour la suite, au lieu de prendre ses responsabilités en tranchant dans le vif, et répondre de ses actes in fine devant la représentation nationale (ARP), comme dans toute démocratie qui se respecte. Voilà un pays où les organisations, syndicale et patronale – UGTT et UTICA -, parlent parfois plus fort que ceux qui ont été élus pour le faire, et mieux, ou pire : s’assoient à la table des tenants de l’exécutif… pour décider. Etc. Etc.

A toutes ces spécificités s’ajoutent les dissonances d’une classe politique immature et irresponsable, qui a découvert cet art dans le tard, fait ses armes en même temps que des citoyens qu’elle est censée guider. Une classe politique qui porte de sérieux coups à la démocratie qu’elle est censée promouvoir, défendre. Vu d’ici on le sait : cette affaire prendra du temps. On ne fabrique pas des hommes d’Etat en un claquement d’un doigt, encore moins des dirigeants politiques éclairés. Mais est-ce que les « amis » et soutiens de la Tunisie vont s’assoir tranquillement en attendant que la longue crise d’adolescence passe ? Rien n’est moins sûr. D’autant plus qu’il y a bien d’autres sujets qui terrifient l’humanité (réchauffement climatique, terrorisme, crise économique mondiale, Donald Trump, Vladimir Poutine, Bachar Al Assad, Kim Jong-un, etc.).

La Tunisie, quoi qu’en disent ses dirigeants, commence à inquiéter ses partenaires. Le fait que le FMI ait gelé la 2ème tranche du prêt de 2,88 milliards de dollars, qu’il était censé verser en décembre 2016, en est l’illustration. Ridha Saïdi a beau monter au front pour démentir Ezzedine Saidane, qui avait déclaré que le FMI aurait décidé d’annuler sa visite en Tunisie pour cause de retard dans l’application des réformes promises, il n’en demeure pas moins qu’il y a un hic. Le FMI était censé débarquer fin mars, on est le 24 du moins et il n’y a toujours aucune date précise. Une machine comme celle-là ne fait pas dans le pilotage à vue, si les choses avaient été au beau fixe en Tunisie, on aurait une date pour ce voyage. A tout le moins il y a quelque chose qui cale au pays du jasmin. Et si ça cale avec le FMI, il y a de fortes de chances que ça le fasse avec la Banque mondiale et l’UE. Il faudra autre chose que des incantations pour ramener à de meilleurs sentiments les bailleurs de fonds de la Tunisie. L’exécutif le sait, mais encore faut-il qu’il ait les moyens, le souffle et surtout la volonté de faire…

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Le Nigeria, on le sait, trinque en ce moment avec une sévère récession, chose que le pays n’a pas connue depuis 25 ans, vivant grassement des recettes du pétrole exporté vers les quatre coins du monde. Ce même pétrole, qui pesait avant la fonte des cours 70% dans les revenus globaux et à peu près 90% dans les rentrées en devises, est la cause des tourments des Nigérians. Et pourtant c’est le même pays qui refuse la main tendue du Fonds monétaire international (FMI) pour sortir, un tant soit peu, la tête de l’eau. Certes pas un refus frontal ou catégorique, sait-on jamais, mais refus tout de même…

En effet la ministre nigériane des Finances, Kemi Adeosun, a affirmé que son pays n’a pas besoin de faire appel au FMI pour résorber son déficit budgétaire, 7 milliards $ en 2016. « Nous considérons le FMI comme une solution de dernier recours, notamment en cas de difficultés avec les balances de paiement. Et le Nigeria n’en a pas. Ce que nous avons maintenant, c’est plus un problème fiscal », a indiqué la ministre, rapporte l’Agence Ecofin. Elle a ajouté que le gouvernement s’active actuellement pour mettre sur les rails son plan de réformes économiques afin d’éviter le recours aux institutions financières internationales.

«Nous mettons en place autant de réformes que ce que le FMI nous aurait imposé dans le cadre d’un financement. Les Nigérians veulent être responsables de leur propre futur. Nous voulons concevoir notre plan de réformes par nous-mêmes», a déclaré Mme Adeosun dans une interview diffusée mardi 21 février 2017.

Par ailleurs elle a livré les principaux indicateurs de l’économie nigériane ; elle a fait état d’une bonne tenue des recettes non-pétrolières et de changements dans la batterie de réformes économiques pour s’assurer que les prêts de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement vont être utilisés de manière optimale afin de doper la croissance. La ministre  des Finances a précise que ce dispositif sera fin prêt ce mois de février.

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Dans un entretien avec la chaine britannique BBC, en marge du Forum de Davos, le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a déclaré à propos du terrorisme que « les attentats se produisent maintenant partout dans le monde et que la Tunisie n’est pas moins sécurisée que les autres pays. Il a ajouté « que le terrorisme est devenu un problème global, planétaire. Nous avons donc besoin d’une meilleure coopération multilatérale pour y faire face », a dit Chahed.

A une question sur la difficulté de faire venir des investisseurs en Tunisie depuis les dernières attaques terroristes (Sousse et Bardo), Chahed a répondu ceci : « les autorités font de leur mieux pour améliorer le climat sécuritaire. En termes d’entrainement, d’équipement, et de politique préventive, la Tunisie a fait de gros efforts. Les forces de sécurité sont maintenant mieux outillées et mieux préparées pour combattre le terrorisme. Il n’en demeure pas moins que les tragédies qui ont frappé l’Europe dernièrement peuvent arriver partout dans le monde. Mais il ne faut pas être intimidé ou paralysé par la menace, il faut continuer à vivre, investir, travailler », a déclaré le chef du gouvernement tunisien.

Concernant les ressortissants tunisiens qui ont frappé récemment en Europe, notamment à Berlin, Chahed a rétorqué que « Anis Amri s’est radicalisé en Europe et n’avait commis aucun acte de ce type avant son émigration. L’Europe elle-même est devenue un cocon pour les djihadistes. C’est pour cette raison qu’une coopération globale est la solution à un problème global »…

S’agissant du partenariat de la Tunisie avec la nouvelle administration américaine, il a répondu que « la Tunisie a une longue histoire avec les USA et que les liens vont demeurer, quoi qu’il en soit. Ce qui est essentiel c’est que les Etats-Unis et l’Europe soutiennent la jeune démocratie tunisienne. Nous partageons les mêmes valeurs. Nous défendons la même démocratie. La Tunisie est maintenant un pays phare en Méditerranée. Nous avons la liberté, des partis politiques, des élections, une autorité constitutionnelle… Et tout ce que la démocratie requiert. C’est un processus difficile. Maintenant nous devons gagner la bataille du social et de l’économie »…

Au sujet de la séparation entre politique et religion, théorisée récemment par le leader d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, après des décennies de mixage des deux au sein de ce mouvement, Chahed a dit que « la Tunisie est le seul pays arabe à aller aussi dans cette configuration, avec des avancées notables en matière de démocratisation, des succès dans la transition politique. Mais ça reste un long apprentissage. La nouvelle Tunisie a juste 5 ans. Nous allons dans la bonne direction. Nous avons besoin de renforcer cette expérience par un socle économique et social », a conclu Chahed.

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Le régime syrien, requinqué par l’aide massive de la Russie, au point d’être à deux doigts de terrasser ses adversaires – la rébellion -, bombe le torse et dicte ses conditions pour s’asseoir à la table des négociations. Damas, par la bouche du vice-ministre des Affaires étrangères, vient de renvoyer l’Arabie saoudite et le Qatar dans les cordes en leur demandant de stopper toute aide aux rebelles sous peine d’être exclus des pourparlers de paix sur la Syrie, rapporte l’agence Reuters ce mercredi 18 janvier 2017.
« Une fois que le Qatar et l’Arabie saoudite auront mis fin à leur soutien du terrorisme, nous discuterons de la question de leur participation aux discussions », a asséné Faisal Meqdad à la télévision libanaise Al Mayadine.

Pour rappel, le Kazakhstan abrite, à partir de ce lundi 23 janvier, des négociations parrainées par la Russie, l’Iran et la Turquie. La Russie et l’Iran, on le sait, sont des soutiens indéfectibles de Damas ; quant à la Turquie, qui a longtemps oeuvré pour un changement de régime, elle appuie la rébellion, comme l’Arabie saoudite et le Qatar.

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Enactus et Citi Foundation unissent leurs forces pour lancer « Impact@Work », le plus grand programme d’entrepreneuriat social en Tunisie. Le dispositif vise non seulement à développer les aptitudes entrepreneuriales et managériales auprès de 4000 jeunes à l’horizon de mars 2018, mais aussi à leur inculquer l’esprit de leadership afin de leur permettre de créer leur propre projet et de faciliter leur insertion dans la vie professionnelle et améliorer ainsi leurs conditions de vie.
Selon une étude réalisée pour le compte de Citi et de l’EIU, les jeunes en Tunisie, et très probablement, dans le monde entier, n’acquièrent pas les compétences requises leur permettant d’accéder à un emploi par le biais des moyens traditionnels.

« Impact@Work » entre dans le cadre de l’approche mondiale de la Fondation Citi « Pathways to progress » (les voies d’accès au progrès), qui vise à préparer les jeunes urbains à prospérer dans l’économie d’aujourd’hui. Ce programme aborde un résultat essentiel d’une étude commandée par Citi et l’EIU (Economist Intelligence Unit), sur la façon dont les villes dans le monde appuient les ambitions des jeunes et contribuent à leurs débouchés économiques. Cette étude a démontré que, comparativement aux autres jeunes dans le monde, les jeunes de la Tunisie sont plus enclins à dire qu’ils n’acquièrent pas les aptitudes requises leur permettant d’accéder à un emploi. Un financement de plus d’un demi-million de dollars a été ainsi mobilisé par la Fondation CITI dans la région du Maghreb pour contribuer à l’accélération des opportunités économiques des jeunes grâce à des programmes basés non seulement sur l’action, mais également sur différentes activités telles que l’éducation à l’entrepreneuriat et l’acquisition des compétences de leadership, financières et managériales.

Présentation du Programme Impact@Work :

Le programme Impact@work, qui a été déjà lancé en Tunisie, vise les jeunes étudiants et comprend une année et demi d’accompagnement à travers des séances de mentorat, de formations aux concepts d’entrepreneuriat, de renforcement des capacités, de réalisation de projets et qui sera couronnée par un événement global rassemblant les meilleurs projets de la région du Maghreb et les expériences les plus réussies.

Ce programme comprend 4 étapes : 

1. Le recrutement  des étudiants : grâce à la mobilisation massive d’Enactus en Tunisie. Ce processus s’étalera sur 2 à 3 mois, et aboutira à la création d’équipes au sein des universités, où seront recrutés les membres de l’équipe qui entreprendront les projets.

2. L’évaluation des besoins et des projets de développement :  Au cours de cette étape, nous allons soutenir et accompagner les étudiants à concevoir leurs projets d’entrepreneuriat social, à valider leurs business models et à mettre en œuvre leurs prototypes. Cette phase permettra de tester la viabilité des projets et durera 3 mois.

3. Mise en œuvre et mesure d’impact : A ce niveau, les étudiants auront commencé l’exécution de leurs projets, et auront atteint les premiers résultats grâce aux premières ventes. Les étudiants recevront également à cette étape, un petit capital de lancement de leurs projets.

4. Compétition et évaluation de projets : Des compétitions nationales auront lieu pour sélectionner les meilleurs projets.

Après la phase de compétitions, Impact@work procédera à la sélection des projets les plus prometteurs pouvant être convertis en startups, puis à leur accélération via un programme sur mesure s’étalant sur 6 mois. Des capitaux de lancement seront alloués à cette étape dans le but de soutenir les startups.

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Lors du point de presse conjoint avec le chef de l’Etat tunisien, Béji Caïd Essebsi, hier jeudi 1er décembre, le président du Parlement européen, Martin Shulz, a plaidé la cause de la Tunisie. Il a affirmé qu’il ne faut pas céder à la peur face aux terroristes qui cherchent à paralyser les citoyens. Shulz a déclaré dans la foulée : «Il faut aller à Tunis et à Sousse, une des plus belles régions au monde que j’aie visitées»…

Le président du Parlement européen, en écho au discours de BCE devant les députés européens, a ajouté que les dangers en Tunisie ne sont pas plus importants que dans les capitales européennes. Il a illustré son propos par l’attaque terroriste qui s’est produite à Bruxelles le 22 mars 2016, à deux pas du siège de l’Union européenne.

Il a affirmé que les services sécuritaires tunisiens abattent un travail colossal pour ramener la quiétude et regagner ainsi la confiance des pays partenaires.
« Il n faut pas faire le jeu des terroristes qui cherchent à intimider les gens et nuire au tourisme en Tunisie », a martelé Shulz.

Pour rappel, le président du Parlement européen a été le premier à défendre l’idée d’un « Plan Marshal » en faveur de la Tunisie. C’était le 10 février 2016 lors lors de sa visite à Tunis…

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La première visite d’un Président tunisien aux institutions de l’Union européenne intervient à l’heure où nous célébrons le 40ème anniversaire du premier accord de coopération conclu en 1976. Nos rencontres manifestent au plus haut niveau notre volonté de franchir un nouveau palier dans le cadre d’une relation stratégique, et reflètent à la fois la profondeur des liens qui nous unissent et l’exception démocratique tunisienne dans le voisinage méridional.

Depuis la révolution tunisienne de 2011, l’UE a fait de l’appui à la jeune démocratie une des priorités de sa politique extérieure. Nous avons réitéré notre détermination à appuyer et à soutenir les efforts tunisiennes visant à consolider les acquis démocratiques, poursuivre la mise en œuvre effective des dispositions de la Constitution de 2014 et à relever les défis sécuritaires, économiques et sociaux.

La Communication conjointe « Renforcer le soutien de l’Union européenne à la Tunisie » du 29 septembre 2016, suivie par les conclusions du Conseil de l’Union européenne le 17 octobre 2016, confirme la place prioritaire accordée par l’UE à la Tunisie. La résolution du Parlement européen du 14 septembre 2016 confirme la volonté d’appuyer la transition tunisienne à travers des recommandations telles que l’appel lancé aux participants du partenariat de Deauville à concrétiser leurs engagements pris en faveur de la Tunisie.

Depuis 2011, l’UE a plus que doublé le montant de son assistance financière à la Tunisie. Nous avons confirmé notre volonté d’ accroître l’aide financière sous forme de dons à 300 millions d’euros en 2017, et de maintenir cette tendance pour les prochaines années. En outre, depuis 2014, l’UE a octroyé à la Tunisie une assistance macro-financière de 800 millions d’euros.

La Conférence internationale « Tunisia 2020 » les 29 et 30 novembre 2016 a été un franc succès. Elle a été l’occasion pour la Tunisie de présenter son nouveau modèle de développement économique et social inclusif et durable, le Plan de développement 2016-2020. Nous saluons les mesures positives annoncées lors de la conférence par le Gouvernement tunisien afin de favoriser les investissements locaux et étrangers et soulignons l’importance d’avancer le plus rapidement possible dans les réformes nécessaires au développement du pays. Nous sommes déterminés à soutenir la dynamique enclenchée par cette Conférence et à assurer la mise en œuvre des engagements entrepris.

Dans ce contexte, notre coopération s’attachera à stimuler la croissance économique pour réduire le chômage, notamment chez les jeunes, ainsi que les disparités régionales. A cette fin, elle devra promouvoir une amélioration durable du climat des investissements et des affaires afin de permettre au secteur privé tunisien, y compris les PME, et aux investisseurs étrangers de développer leur activité et de générer des emplois.

Nous reconnaissons la pertinence du projet d’interconnexion électrique Tunisie-Italie « ELMED » dans le contexte de la politique énergétique de la Tunisie et de son intégration au marché euro-méditerranéen de l’électricité, ainsi que son potentiel dans la promotion des liens plus étroits entre nos deux régions.

Nous sommes convaincus que la jeunesse, qui a ouvert la voie à la transition démocratique unique, doit occuper une place prioritaire dans notre coopération future. Nous avons convenu d’intensifier notre coopération afin d’identifier toutes les opportunités possibles et mettre en place, dans le cadre d’un « Partenariat Jeunesse UE – Tunisie », des initiatives et programmes en matière d’emploi, de formation professionnelle, de mobilité, de culture, d’études et de recherches en faveur de la jeunesse tunisienne. A ce titre, nous convenons d’intensifier les échanges entre universités.

Chaque année 1500 étudiants et jeunes, ainsi que le personnel des universités, pourront bénéficier de programmes européens tels qu’Erasmus+. Nous saluons la volonté de la Tunisie d’adhérer au programme ‘Europe créative’ qui offre une opportunité additionnelle pour promouvoir davantage le dialogue entre nos deux sociétés et mettra tout en œuvre pour permettre la participation des opérateurs culturels tunisiens dans les meilleurs délais possibles.

Il a été convenu qu’un évènement à haut niveau sera organisé à Tunis dans les prochains six mois pour marquer l’attachement de deux parties à la mise en place du « Partenariat Jeunesse UE – Tunisie ». 

Nous sommes prêts à nous engager dans un dialogue général sur les questions liées à la migration et à la mobilité, domaines dans lequel l’Union européenne et la Tunisie doivent travailler de pair. A cet égard, nous nous sommes déjà accordés à œuvrer dans le cadre du Partenariat pour la mobilité pour une meilleure gestion commune de la migration. Le lancement des négociations sur les accords de facilitation des visas et de réadmission, le 12 octobre dernier à Tunis, représente une étape importante dans ce processus.

Œuvrer ensemble, en appui à la paix, la prospérité et à la stabilité dans la région euro-méditerranéenne, demeure une priorité partagée. La Tunisie et l’Union européenne font face ensemble à la menace terroriste. Nous avons convenu que cette menace doit être combattue en utilisant, de manière coordonnée, l’ensemble des instruments à notre disposition, dans le respect des standards internationaux, des règles démocratiques et des droits de l’Homme.

La deuxième session du dialogue politique de haut niveau sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme prévue à Bruxelles le 19 janvier 2017 permettra de dresser le bilan de la coopération en cours dans le domaine sécuritaire et renforcer le soutien de l’UE à la mise en œuvre de la nouvelle stratégie tunisienne de lutte contre le terrorisme et la radicalisation. Nous voulons également poursuivre l’appui à la réforme du secteur de la sécurité en Tunisie. Nous saluons, par ailleurs, l’adoption de la Déclaration de Tunis contre le terrorisme et pour la tolérance et la solidarité entre les peuples, les cultures et les religions. 

Nous soulignons l’importance de l’Accord de Libre Echange Complet et Approfondi (ALECA) en tant qu’étape essentielle dans l’approfondissement de l’intégration économique tunisienne avec l’UE et la nécessité que la Tunisie tire le meilleur parti possible de cet accord. A cet effet, l’UE a réaffirmé le côté asymétrique du futur accord qui permettra à la Tunisie d’en retirer les bénéfices le plus rapidement possible.

L’Union européenne soutiendra la Tunisie dans la négociation et la mise en œuvre de l’ALECA à l’aide de mesures ciblées et liées à cette négociation en vue de la modernisation et la mise à niveau de secteurs clefs de l’économie, tels que l’agriculture et les services. Il importe à cet effet de maintenir la dynamique des négociations.

Nous chercherons également à appuyer concrètement la Tunisie dans des secteurs spécifiques en vue d’une meilleure intégration de son économie au marché européen.

Convaincus du rôle essentiel joué par la société civile tunisienne dans le renforcement de sa transition, nous avons convenu d’intensifier le dialogue tripartite (UE, autorités tunisiennes, sociétés civiles) et de promouvoir davantage le dialogue entre nos deux sociétés.

Nous avons aussi dialogué au plus haut niveau politique sur les questions régionales d’intérêt commun, notamment la situation en Libye. Nous avons convenu d’intensifier les contacts et consultations afin de contribuer à une solution politique permettant de mettre fin à cette crise dans les plus brefs délais possibles.

Nous avons décidé de continuer notre dialogue de haut niveau..

Etant déterminés à faire avancer notre partenariat, nous estimons que les instances de l’Union européenne et de la Tunisie devraient faire le point sur l’état d’avancement de ces divers projets au printemps prochain.

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Le premier gouvernement Valls

Présent lors de la Conférence internationale sur l’investissement, qui se tient actuellement au palais des congrès, le Premier ministre français, Manuel Valls, a affirmé que la réussite de la Tunisie signifie la réussite de toute la région, appelant ainsi l’Europe à être pleinement à la hauteur des besoins de la Tunisie et d’en faire une priorité. « La Tunisie ne sera pas seule (…). La France va contribuer au développement de ce pays (…). Il faut investir, créer de l’emploi et développer l’investissement », a-t-il ajouté.

Il a en outre indiqué que parmi les accords déjà conclus avec la Tunisie, la France a signé un protocole d’une valeur avoisinant les 3000 millions de dinars pour soutenir le plan quinquennal de développement en Tunisie.

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Il n’est pas exagéré de dire qu’Arab Tunisian Bank est une banque citoyenne en ce sens qu’elle a placé le soutien de l’entrepreneuriat au centre de ses priorités. Cela s’est notamment matérialisé par la mise en place de son concours “ATB Challenge“.
Cette véritable tradition de compétition, accompagnée par les jeunes de 18 à 35 ans, a pour ambition d’encourager, de favoriser la créativité et récompenser les jeunes Tunisiens (résidents locaux ou expatriés) porteurs d’un projet original dans les trois domaines indiqués.
L’Arab Tunisian Bank (ATB) a fêté hier vendredi 07 octobre ses dix bougies en réaffirmant de nouveau son engagement auprès des jeunes entrepreneurs.
Pour Hachmi Alaya, cette démarche est cruciale dans la mesure où cette belle initiative a suscité l’intérêt de 4412 jeunes au cours d’une décennie et 33 dossiers ont été retenus.
Pour cette nouvelle édition, trois dossiers ont été retenus dans trois domaines sélectionnés. Il s’agit de « La Culture, les arts numériques et les humanités », « Les Sciences et les technologies » et « Le Management technologique et l’initiative entrepreneuriale » avec des prix de l’ordre de10.000 dinars pour le lauréat de chaque catégorie et des lots d’encouragement pour les autres.

L’entrepreneuriat a sa banque… 
Pour le premier responsable de l’ATB, Mohamed Férid Ben Tanfous, cette tradition revêt une importance particulière, surtout que la jeunesse tunisienne a un potentiel qui nécessite de l’aide dans plusieurs domaines dont notamment l’art, la technologie et l’entrepreneuriat.
C’est la raison pour laquelle la banque soutient les lauréats durant les moments clés de leurs parcours et en révélant leur potentiel pour les emmener toujours plus loin. « La banque a toujours été mue par sa profonde conviction que le rayonnement du pays prend sa source dans cette jeunesse vibrante, assoiffée de savoir, d’innovation, de création, mais aussi d’attention », a déclaré M. Ben Tanfous.

La liste des heureux gagnants
Lors d’une soirée conviviale et des plus prestigieuses, animée par Donia Chaouech et en présence d’un grand nombre de journalistes et employés de la banque, la liste des lauréats du concours « ATB Challenge » a été dévoilée.
Pour la catégorie arts et culture, le prix a été discerné à Yacine Ben Mansour et Bassem Affès et ce, pour deux projets. Il s’agit respectivement d’un documentaire vidéo sur les traditions de la culture ancestrale de la communauté noire de Tunisie et une mélodie intitulée « Istiftah »  (prélude en français), composition musicale mariant le Malouf et la musique moderne, tout en s’inspirant de la Nouba traditionnelle.
Pour la catégorie sciences et technologie, le prix a été remporté par Nawel Hedfi pour son projet « Near Service Quest », une plateforme  qui s’articule autour d’un site web et application mobile.
Pour la 3ème catégorie relative au Management et initiative entrepreneuriale, le prix a été décerné ex aequo à Malek Ben Ahmed et Chaïb Sofiane pour leurs projets Tunisie APPATS, qui se propose de mettre en place une exploitation d’élevage de vers marins à l’échelle industrielle en vue de fournir aux fermes aquacoles et pécheurs un produit de qualité et compétitif.
Pour le deuxième projet « INCEPT », il s’agit d’un projet qui offre aux musées des applications mobiles afin d’enrichir le circuit par la reconstitution d’œuvres dégradées, la traduction des langages anciens et  l’interactivité avec les personnages historiques.

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Plusieurs partis politiques soutiendront la proposition du président de la République de désigner Youssef Chahed à à la tête de primature. Il s’agit de Nidaa Tounes, le parti islamiste Ennahdha, l’UPL, Afek Tounes et la Voix des Agriculteurs, rapporte le quotidien « Assarih » dans son édition de ce mercredi 3 août 2016, citant des sources bien informées.
La candidature de Youssef Chahed sera également approuvée par les deux partenaires sociaux l’UGTT et l’UTICA, indique la même source.
D’autres partis n’ont pas toutefois manqué d’exprimer leurs réserves quant à cette candidature dont notamment Al Massar, Achaab, Al Joumhouri.
Il est à noter que le président de la République Béji Caïd Essebsi a proposé lundi soir le nom de Youssef Chahed pour succéder à Habib Essid en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale.
D’ailleurs, un point de presse sera organisé aujourd’hui, au palais de Carthage au cours duquel Essebsi annoncera officiellement le nom du nouveau chef du gouvernement.

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Des représentants de la société civile et des Français résidents, à Djerba, se sont rassemblés, dimanche, en soutien et en solidarité avec les familles des victimes de l’attentat terroriste de Nice (France). Les participants on allumé des bougies et déposé des fleurs, devant le siège du consulat honoraire de France, à Djerba, en scandant les hymnes nationaux tunisien et français.
Par ce mouvement, ils entendent dénoncer le terrorisme et délivrer un message d’amour, de paix et de tolérance, a souligné Leila Taieb, présidente de l’Association  » Lellat Nissaa « , organisatrice de cette initiative.
Le Consul honoraire de France à Djerba, Skandar Ben Ali, a salué cette « manifestation symbolique », insistant sur l’importance des actions de solidarité et d’entraide, en de telles circonstances douloureuses, et sur la nécessité d’unir les efforts pour combattre le terrorisme.
Plusieurs français de Djerba ont pris part à ce mouvement de solidarité, malgré les appels à éviter les rassemblements lancés par le consulat de France à Tunis pour des motifs de sécurité, s’est-il félicité. Neuf cents Français résident, actuellement, à Djerba et 400 autres ne sont pas inscrits au consulat, a-t-il fait remarquer.
Pour sa part, Hamda Abdellaoui, président de la Fédération régionale des agences de voyages, a saisi l’occasion pour prôner la culture de la vie, la coexistence pacifique entre les civilisations et les religions et la lutte contre la culture de la violence et de la mort qui, selon lui, n’a ni religion, ni nationalité, ni couleur.

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Le Canada doit aider et soutenir la Tunisie et l’Egypte  s’il veut empêcher les pays en difficulté de devenir les prochains points chauds du monde, a affirmé le  ministre canadien des Affaires étrangères Stéphane Dion.

Au cours d’une rencontre avec  les délégués à la convention biannuelle du Parti libéral, l’accent a été mis  sur le rôle que le Canada pourrait, et devrait, jouer dans la prévention des conflits internationaux.

L’une des choses les plus importantes que le Canada peut faire est d’apporter son  soutien à ces pays avant que le conflit ne dégénère, a-t-il dit aux délégués.

 «J’étais  en Tunisie et en Egypte cette semaine,  deux pays qui fonctionnent  encore, en essayant de devenir des démocraties, et en s’échinant à progresser», a-t-il expliqué. « Mais l’environnement est extrêmement difficile avec les voisins qu’ils ont, les tensions, les groupes terroristes qui sont tout autour. Ils essaient de réussir. Ils demandent au Canada d’être là et nous devons réagir avant qu’il ne soit trop tard « , a-t-il ajouté.

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On le sait, le coeur du pouvoir algérien tangue, avec un Abdelaziz Bouteflika fortement handicapé par la maladie. Mais ce qui est nouveau c’est que ce flottement au sommet inquiète jusqu’aux puissances étrangères. Des informations piochées dans des rapports des services de renseignement font savoir que Washington aurait alerté l’entourage du président Abdelaziz Bouteflika, notamment les généraux, sur ce risque de vacance du pouvoir, et de l’instabilité qui peut en découler, d’après l’édition du journal « Al Ahdath Al Maghribia » parue ce mardi 10 mai .

L’administration américaine a l’oeil rivé sur l’Algérie, que l’état de santé de Bouteflika a rendu particulièrement fébrile. Avec un président qui n’est plus en mesure de peser sur le destin politique et constitutionnel du pays, le chaos guette, surtout qu’il n’y a aucune perspective claire de reprise en main des affaires de l’Algérie. Une situation que les nombreux dangers, notamment la menace terroriste, rendent potentiellement explosive.

La carte Chakib Khalil pour remplacer Bouteflika?

Le quotidien ajoute que d’après les informations en sa possession, l’ancien ministre algérien du pétrole Chakib Khalil, revenu au pays après un long séjour aux USA, aurait la cote auprès des Américains dans la perspective d’une succession de Bouteflika.
Pour rappel, Khalil avait fui le pays par crainte d’être épinglé par la justice dans le cadre d’une affaire de corruption où son nom a été cité et dont le cerveau était le général Mediène, ancien directeur des renseignements.

Le journal précise par ailleurs que sont les renseignements français qui ont ébruité le pacte secret entre les Américains et Chakib Khalil pour gêner l’administration américaine car on le sait, il arrive que Paris et Washington se marchent sur les pieds pour des affaires de leadership et d’extension de leurs zones d’influence. Et quand il s’agit d’un pays aussi stratégique que l’Algérie, ancienne colonie française qui plus est, les Français peuvent se montrer intraitables.

Enfin « Al Ahdath Al Maghribia » nous révèle que la propulsion de Khalil a été scellée il y a quelques mois entre Washington et certains cercles algériens, et que cet accord a été avalisé lors du voyage du Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, aux Etats-Unis dans le cadre du Sommet sur la sécurité nucléaire.

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La Maison blanche a annoncé sur son site officiel que la proposition de la nomination de Daniel H. Rubinstein pour le poste d’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire des Etats-Unis d'Amérique auprès de la République de Tunisie

L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique à Tunis, Daniel Rubinstein a affirmé que son pays continuera à soutenir les capacités opérationnelles de l’armée tunisienne en matériel et équipements ainsi qu’au niveau de la formation, de la coordination, et d’échange d’informations en matière de lutte contre le terrorisme.

Reçu, vendredi, par le ministre de la Défense nationale, Farhat Horchani, l’ambassadeur US, cité dans un communiqué du département, a ajouté que « le soutien américain concernera également la sécurisation des frontières ». Il a, à cet égard, salué « l’opérationnalité de l’armée, des forces de sécurité et de la garde nationale et leur réussite dans la neutralisation des terroristes lors de l’opération de Ben Guerdane. »

Selon le communiqué du département de la Défense, Rubinstein a estimé que ce succès « constitue un message fort aux organisations terroristes dans la région quant à la cohésion de l’Etat et du peuple tunisiens face au  terrorisme».

L’ambassadeur américain a, par ailleurs, noté avec satisfaction le niveau atteint par la coopération entre les deux pays, basée sur « une confiance mutuelle et une amitié de longue date ».

De son côté, Farhat Horchani a souligné la nécessité de s’inspirer de l’expérience américaine en matière de lutte antiterroriste, indiquant que le mur de sable construit sur la frontière tuniso-libyenne, sera doté d’un système de contrôle électronique avec l’appui des USA et de l’Allemagne.

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

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Le groupe libyen Ansar Asharia, classé comme organisation terroriste par l’ONU et les Etats-Unis, a annoncé samedi soir sa «dissolution», dans un communiqué publié...

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