Debbeche : Le marché parallèle a de beaux jours devant lui avec...

Debbeche : Le marché parallèle a de beaux jours devant lui avec cette LF! (Vidéo)

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Le président de la Chambre syndicale des concessionnaires et des constructeurs automobiles, Brahim Debbeche, est passé sur Express FM ce mardi 17 octobre 2017 pour donner son sentiment sur les dispositions du projet de la Loi de finances 2018 qui touchent son secteur. Il a affirmé que le texte ne contient aucune mesure pour stopper le marché parallèle…

«Les quatre points qui vont faire monter les prix des véhicules sont les suivants : hausse des droits de douane, de près de 10%, pour certains types de véhicule (bus et utilitaires hors Europe). Augmentation de 4 à 22% du prix des véhicules de tourisme Essence et de 10 à 16% pour les véhicules de tourisme Diesel, en plus de la hausse de la TVA. Est également prévue une augmentation sur le régime FCR, cependant cette augmentation reste inférieure à celle du circuit officiel. Nous pensions que cette Loi de finances viendrait en aide au marché officiel pour rétrécir le marché parallèle, mais il n’en est rien ! », a asséné Debbeche.

Il a déclaré que le marché local ventile chaque année entre 70 et 75 mille véhicules dont les 2/3 sont distribués par le circuit officiel. Il a ajouté : «Le marché parallèle en importe 15 mille par an. On ne vise pas ici ceux qui relèvent du régime FCR, mais il faut encadrer ce dispositif pour dégonfler le marché parallèle lequel, depuis 2012, a eu l’aval des autorités pour faire venir des voitures dont l’âge dépasse 3 années, et souvent polluantes !».

Le président de la Chambre syndicale des concessionnaires et des constructeurs automobiles a clairement dit que les opérateurs du secteur se disent pris pour cibles par cette Loi de finances, «alors que nous importons des équipements nécessaires, étant donné la carence des transports publics. Nous sommes prêts à négocier !», a-t-il indiqué.

Par ailleurs il s’est arrêté sur le gros impact de son secteur dans l’essor de l’industrie mécanique et électrique en Tunisie, depuis une trentaine d’années. Mais il a affirmé que pour passer à une vitesse supérieure, comme au Maroc, qui exporte massivement des voitures, il faudra des décisions fortes. «Pour exporter, il nous faut monter des structures à l’étranger et avoir l’autorisation de la Banque Centrale pour cela. En réalité, nous sommes bloqués pendant des mois et des mois pour mettre la main sur un peu de devises», a-t-il déploré.

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