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Banque Centrale

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Selon les données économiques et financières du mois de septembre rendues publiques par la banque centrale et rapportées par Ecofin, le stock de la dette publique du Ghana est de 159,4 milliards de cedis (environ 33,5 milliards $) au 30 août 2018. Ce qui représente 65% du PIB du Ghana.

Dans ce stock, la dette intérieure représente 73,8 milliards de cédis (15,5 milliards $), soit 30,6% du PIB. Tandis que 85,5 milliards de cedis (environ 18 milliards $), constituent les prêts contractés à l’étranger, soit 35,4% du PIB.

Par ailleurs, selon les données de la Banque centrale du Ghana, le stock de dettes du pays a connu une hausse de 5,1 milliards de cedis (environ 1 milliard $), en seulement quatre mois, à savoir de mai à août 2018.

Notons que les réformes entreprises par le gouvernement ghanéen ont permis au pays de renouer avec une croissance beaucoup plus soutenue (8,9% en 2017 contre 3,5% en 2016), permettant au pays d’augmenter son PIB et de réduire son niveau d’endettement à 66,1% du PIB en 2017, contre 71,8% du PIB en 2016, selon le Fonds monétaire international (FMI).

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BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

Selon la dernière note de conjoncture de la Banque centrale de Tunisie (BCT) intitulée “Évolution économiques et monétaires et perspectives à moyen termes”, les besoins moyens des banques en liquidité ont poursuivi leur hausse à un rythme soutenu pour atteindre 16,1 milliards de dinars en moyenne, en août 2018, contre 15,1 milliards de dinars en juillet et seulement 10,9 milliards à fin 2017. Cette évolution porte la marque des effets restrictifs sur la liquidité bancaire provenant, d’une part, du recours important des banques à l’achat de devises auprès de la Banque centrale, permettant aux différents opérateurs économiques d’honorer leurs engagements extérieurs et, d’autre part, de la hausse des retraits de billets de banques pour faire face aux dépenses occasionnées par la saison estivale et Aïd El-Idha.

Les interventions de la Banque centrale se sont stabilisées autour de 11,5 milliards de dinars, et ont pris, principalement, la forme d’opérations principales de refinancement (7 milliards de dinars) dites aussi appels d’offres, d’opérations de swap de change à des fins de politique monétaire (2,8 milliards) et d’opérations d’achats fermes de bons du Trésor (1,2 milliard).

En dépit de l’intervention de la Banque centrale, la liquidité disponible n’était pas suffisante pour répondre aux besoins des banques. Cette situation a amené à un recours accru à la facilité de prêt à 24h, portant le volume de ces facilités, en moyenne, de 3.597 MDT en juillet dernier à 4.594 MDT en août2018, contre seulement 1.263 MDT en août 2017. Faut-il noter que le resserrement quantitatif, opéré par la Banque centrale depuis juillet 2017, a fait exploser l’enveloppe des facilités de prêt, en dépit de leur coût (7,75% actuellement).

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BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

Réuni mercredi 29 août 2018 à Tunis, le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a noté l’amélioration des indices économiques, monétaires et financiers de la Tunisie. Le pays a réalisé ainsi à la fin du 2ème trimestre 2018 une croissance de 2,8% du PIB, en glissement annuel contre 2,5% durant le premier trimestre et une croissance de 1,7% durant le deuxième trimestre de l’année 2017.

Le Conseil d’administration de la BCT a dans le même contexte constaté que le taux de croissance du premier semestre de cette année serait de 2,6% contre 1,9% durant la même période de l’année 2017.

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Selon les données publiées par la Banque centrale de l’Ouganda et rapportées par Ecofin, la balance commerciale du pays a enregistré un déficit se chiffrant à 190,7 millions $ à fin juin 2018, ce qui correspond à une hausse d’environ 30% par rapport au déficit enregistré à fin mai 2018 qui était de 132 millions $.

Ce niveau de déficit enregistré par l’Ouganda s’explique notamment par un recul de 7,9% des exportations pour s’établir à 296,3 millions $ à fin juin. Une baisse causée essentiellement par le recul des exportations de l’or (-27,9%), du maïs, des métaux et produits de base, de ciment, détaille la même source.

A l’inverse, on note une hausse de 7,4% des importations qui s’établissent à 487 millions $ à fin juin ; essentiellement portée par une augmentation des importations d’articles manufacturés divers, de produits pétroliers, de produits végétaux, d’animaux, de boissons, de graisses et d’huile. Enfin, la mise en œuvre de projets gouvernementaux a également entrainé une hausse des importations.

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La Banque centrale de l’Afrique du Sud pourrait très prochainement passer sous le contrôle de l’Etat. Une véritable révolution économique car le pays de Nelson Mandela a la particularité d’avoir une BC détenue par des privés depuis sa naissance en 1921, alors que dans la plupart des pays du monde c’est l’Etat qui pilote. Le leader des combattants pour la liberté, Julius Malema, a soumis le projet de loi au Parlement.
Le projet de loi, à terme, “ferait de l‘État le seul détenteur des actions de la banque” de réserve sud-africaine et “prévoirait la nomination de certains administrateurs par le ministre des Finances”, rapporte Africanews.

Rappelons que lors d’une conférence du Congrès national africain (ANC) en décembre 2017, la formation politique au pouvoir, il avait été décidé de nationaliser la banque pour corriger une “anomalie historique”.

Ce projet permettra peut-être de régler une partie des problèmes de l’Afrique du Sud, qui a longtemps été 2ème économie du contient, derrière le Nigeria, avant de céder sa place à l’Egypte sous les coups de boutoir de la récession et de la mauvaise gouvernance. Le gouvernement pourra désormais peser sur la politique monétaire du pays, sa stabilité financière ou encore la réglementation des banques…

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Le président de l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers ( APTBEF) Ahmed Karm a annoncé dans une interview accordée au journal “Al-Sharq Al-Awsat”, que la Tunisie s’apprête pour l’ouverture de bureaux de change de devise.

Il a ajouté, à la même source, que les opérations de change seraient supervisées par le ministère des Finances et la Banque centrale de Tunisie (BCT) et que les bureaux de change de devise vont travailler en parallèle et directement avec les banques publiques et privées.

Pour rappel, le décret autorisant l’ouverture des bureaux de change indépendants est apparu dans le Journal officiel du 26 décembre 2017. Il s’agit d’une mesure de principe d’importance en ce sens qu’elle contribue à orienter les opérations de change effectuées illégalement vers les canaux officiels, et à soutenir l’effort national en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Si l’activité de change manuel se limite actuellement aux banques aux termes de la loi portant organisation de cette profession, la loi 54 comprend des dispositions autorisant l’exercice du change manuel à travers l’ouverture d’un bureau de change par toute personne physique de nationalité tunisienne, ayant un casier judiciaire vierge et n’ayant pas fait l’objet de condamnation pour faillite.

Elle doit également se prévaloir de qualifications professionnelles la fondant à exercer cette activité, et ce après obtention de l’autorisation préalable de la Banque centrale de Tunisie.

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Bien que la croissance enregistrée, en 2017, soit encore modérée avec un taux de 2% aux prix constants de 2010, les tensions sur les prix observées durant la deuxième moitié de 2016 se sont exacerbées en 2017. En effet, l’inflation globale qui a débuté l’année au niveau de 4,6% est allée crescendo, culminant à 6,4% en décembre. Anticipant la résurgence des tensions inflationnistes, la Banque centrale a durci sa politique monétaire, en relevant, à deux reprises, son taux directeur, le portant de 4,25% à 4,75% en avril 2017, puis à 5% en mai“, indique la Banque centrale de Tunisie (BCT) dans son dernier rapport relatif à l’année 2017.

Toujours selon le rapport, à partir du mois de juillet, la Banque centrale a entamé un resserrement quantitatif, visant à limiter à 7 milliards de dinars ses opérations principales de refinancement, sous forme d’appels d’offres hebdomadaires et a procédé, fin décembre, à l’élargissement du corridor de fluctuation des taux du marché monétaire de 150 points de base, portant sa largeur à 200 points de base. En conséquence, le taux de la facilité de dépôts à 24 heures, qui constitue le plancher du corridor, a été ramené à 4% tandis que le taux de la facilité de prêt marginal, limite supérieure dudit corridor, s’est établi à 6%. L’élargissement du corridor n’était qu’un signe précurseur d’un relèvement imminent du taux directeur, qui a d’ailleurs été porté, début mars 2018, à 5,75%, à un moment où l’inflation a culminé à 7,1% en février 2018 et menace de poursuivre son trend haussier.

En réalité, ces évolutions ne sont que la conséquence des derniers développements à l’échelle internationale et nationale. Au niveau international, l’orientation vers la normalisation des politiques monétaires de la BCE et de la FED, sur fond de reprise de l’activité et d’un début de convergence des taux d’inflation vers leurs niveaux-cible, devrait impacter les taux sur les marchés financiers internationaux et par conséquent les coûts de mobilisation des ressources. Par ailleurs, l’augmentation des prix de la plupart des produits de base et l’environnement géopolitique encore hostile resteront les principaux défis auxquels l’économie tunisienne devrait faire face.

A l’échelle nationale, la croissance économique a été tirée, entre autres, par la bonne tenue du secteur touristique et des industries manufacturières exportatrices, et à un moindre degré par une faible reprise de l’activité dans le secteur agricole. Elle aurait été bien meilleure n’eussent été les difficultés persistantes dans les activités extractives. Sur un autre plan, le déficit courant de la balance des paiements a culminé à 10,2% du PIB, un plus haut sur deux décennies. Pour sa part, le déficit budgétaire s’est situé à 6,1% du PIB et a nécessité, pour son financement, un recours accru aux ressources extérieures, portant l’encours de la dette publique au voisinage de 70% du PIB. In fine, l’ampleur des déficits jumeaux a non seulement mis davantage de pression sur le marché des changes et la liquidité bancaire, mais devient de plus en plus menaçante pour la soutenabilité de la dette.

Pour 2018, la stabilisation du cadre macroéconomique s’avère nécessaire pour renouer avec une croissance saine et durable, et cela ne pourrait être accompli qu’à travers la maîtrise de l’inflation et des déficits jumeaux, et la poursuite des réformes structurelles.

La BCT a sous un autre angle indiqué que la conjoncture économique difficile qui a prévalu, en 2017, a contribué à un resserrement plus prononcé de la liquidité bancaire. En effet, l’importante baisse des avoirs en devises, du fait du niveau exceptionnellement élevé du déficit courant et de l’importance des besoins de financement domestique du Trésor, continue à exercer des effets restrictifs sur la liquidité bancaire. En revanche, les Billets et monnaies en circulation (BMC), en dépit de leur augmentation notable, en 2017, n’ont eu qu’un effet modéré sur la liquidité bancaire. C’est qu’une bonne partie de la fiducie se trouve en dehors du circuit bancaire.

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Walid Ben Salah, expert comptable, a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont l’augmentation et à plusieurs reprises du taux directeur de la Banque centrale de Tunisie, la baisse de la production de phosphate et l’augmentation récente des prix du carburant. Interview:

Quel impact aura la dernière augmentation des prix du carburant sur l’économie?

L’énergie d’une manière générale constitue un élément de coût direct de plusieurs produits. Elle constitue également un élément de coût très important du transport des biens et des personnes. De ce fait, l’augmentation des prix des carburants aurait un effet double sur l’augmentation des coûts directs et indirects (production et transport) de la plupart des produits et services et constitue donc un facteur d’inflation significatif. Il en est de même de l’électricité et du gaz dont les tarifs seront révisés à la hausse dans les prochains jours. Cette situation a un impact négatif direct sur le pouvoir d’achat du citoyen qui est un consommateur d’énergie, d’une part, et qui va subir, en outre, une inflation de plus en plus élevée en raison de l’augmentation des prix de la plupart des produits et services par les entreprises à même de faire face au surplus de coût qu’elles vont supporter, d’autre part.

Il convient de rappeler à ce titre que le prix de l’essence sans plomb par exemple, a fait l’objet de 4 augmentations successives en l’espace d’un an (depuis juillet 2017) et qui totalisent 275 millimes, soit 17%. Il en est de même des tarifs de l’électricité qui sont en augmentation annuelle quasi-systématique de l’ordre de 7%. Le taux d’inflation du mois de mai 2018 a atteint un record historique de 7,7% jamais atteint depuis des décennies et l’inflation ressentie serait beaucoup plus élevée que cette proportion moyenne publiée par l’INS. Il convient de rappeler également que les taux d’inflation les plus élevés ont été enregistrés dans les produits de première nécessité, notamment les produits agricoles et agroalimentaires (9,3%) et le transport (9,6%), outre le logement, l’habillement, la santé et l’enseignement (considérés également comme produits de première nécessité).

L’augmentation des prix de l’énergie (carburant, électricité et gaz) aura également un impact néfaste sur la rentabilité et la compétitivité des entreprises (exportatrices ou non), surtout celles qui auraient conclu des marchés moyennant des prix fermes et non révisables (IME, textile, hôtellerie, par exemple). L’impact des dernières augmentations sera de plus en plus ressenti au cours des prochains mois et il serait alourdi davantage par de nouvelles augmentations selon nos prévisions et ce, compte tenu de la tendance haussière continue des cours du pétrole à l’échelle internationale, de la situation très difficile des finances publiques et du budget limité de compensation déterminé sur la base d’une hypothèse non plausible du cours du baril de 54$, alors qu’il a atteint une moyenne de 75$ au cours des dernières semaines et qu’il cotait déjà à plus de 60$ durant la période de discussion de la loi de finances 2018 et qu’en outre, les pays de l’OPEP ont déjà décidé, lors de la réunion du 30 novembre 2017, de prolonger leur accord de réduction de leur production en 2018 et ce, en vue de soutenir davantage le cours du baril.

  Il y a lieu également d’évoquer la perte de valeur continue de notre monnaie nationale, notamment face à l’Euro (3,137 dinars) et le dollar (2,638 dinars), contre des prévisions budgétaires pour la fin de l’année 2018 de 3,050 dinars pour l’Euro et 2,650 dinars pour le dollar. Ces écarts de change intervenus dès le premier semestre de l’année alourdissent davantage la facture d’importation d’énergie de 2018 et favorisent de nouvelles augmentations de prix.

Est-ce qu’on peut aussi parler des pressions du FMI ?

Oui, justement, les pressions de plus en plus importantes du FMI invitent le gouvernement, lors de chaque revue, à maîtriser et limiter davantage les dépenses de compensation des carburants. Mais, il ne faut pas se limiter uniquement à ces facteurs. Il y a lieu également d’évoquer d’autres facteurs qui sont plutôt endogènes. Il s’agit notamment de la baisse considérable de l’ordre de 50% de la production nationale de pétrole en raison du vieillissement des champs, de l’absence d’octroi de nouveaux permis de recherche et de développement depuis plusieurs années, des arrêts répétitifs de la production suite aux grèves et aux sit-in, etc. Il s’agit également du retard important de plus de deux ans depuis la publication des textes pour l’octroi des permis d’exploitation des énergies renouvelables, un retard dû notamment à certaines insuffisances relevées dans les textes adoptés et la résistance de certaines parties au développement de ce secteur. Sans oublier la baisse considérable de la productivité dans la quasi-totalité des entreprises publiques, notamment celles opérant dans le secteur de l’énergie, ce qui affecte directement la balance énergétique et le budget de compensation.

Parmi les facteurs endogènes, on notera également le gaspillage d’énergie à tous les niveaux (carburants, électricité et gaz) notamment dans le secteur public. A cela s’ajoutent les encours de créances impayées de plusieurs centaines de millions de dinars détenues par plusieurs entreprises publiques du secteur (STEG, SNDP, etc) qui aggravent d’une manière significative leurs difficultés financières surtout en l’absence de stratégies de recouvrement claires et efficaces (application rigoureuse des procédures réglementaires, déclenchement et suivi rigoureux du processus judiciaire et contentieux, conclusion d’arrangements, rééchelonnements, cession de créances, etc).

La baisse considérable des réserves en devises à 71 jours d’importation et le resserrement de la politique de change par la BCT (sur recommandation du FMI) constituent également un facteur de difficulté majeur. Pour preuve, la STEG (dont l’encours des créances impayées avoisine un milliard de dinars) a récemment rencontré beaucoup de difficultés pour payer sa facture d’importation de gaz en raison de l’assèchement des devises sur le marché des changes ; le montant du financement demandé a dû être réparti entre plusieurs banques de la place.

Et l’impact de la baisse de la production de phosphate…

A l’instar de la situation du secteur de l’énergie, la baisse de la production des phosphates constitue un facteur majeur d’aggravation de la balance commerciale et du déficit courant, ce qui affecte directement les réserves en devises. En effet, les exportations des phosphates et produits dérivés au cours des 5 premiers mois de 2018 ont baissé de 14% aux prix courants et de 17,5% au prix constant (baisse des volumes exportés). La Tunisie n’a pas pu profiter de la hausse des cours de vente à l’échelle internationale, due notamment aux fluctuations des prix et du change.
La situation du secteur est très difficile et elle est due à plusieurs facteurs, notamment la baisse considérable de la production versus l’augmentation vertigineuse de l’effectif et des différents facteurs de coûts de la production, du transport et des autres services.

Comme premier facteur, je cite les grèves répétitives, les sit-in et les arrêts de production. La production des phosphates a été de 4 millions de tonnes environ en 2017, soit 50% uniquement de la capacité nominale qui est de l’ordre de 8 millions de tonnes. L’objectif fixé par le gouvernement est d’atteindre 6,5 millions de tonnes en 2018, un objectif devenu très ambitieux et difficilement réalisable compte tenu des arrêts répétitifs de la production survenus au cours des premiers mois de l’année.

Comme deuxième facteur, je note le sureffectif direct et indirect (notamment l’emploi de 11.000 personnes à travers les sociétés filiales de jardinage pour un coût annuel de l’ordre de 134 millions de dinars, vraisemblablement sans aucun rendement ou rentabilité prouvés). Les salaires servis à ce titre s’apparentent beaucoup plus à des indemnités de chômage déguisées. Outre les augmentations de salaires quasi-systématiques sans contrepartie effective en termes de croissance et sans lien direct avec la productivité dont la baisse considérable constitue à son tour un facteur majeur de dégradation. A noter également la baisse significative du taux d’encadrement dans l’ensemble des entreprises relevant du secteur, ce qui aggrave le manque de compétitivité.

Le manque de productivité et de compétitivité des différentes entités du Groupe chimique est dû également à l’utilisation de matériel et de technologies de production devenus obsolètes. Il en est de même pour le transport dont le coût et les problèmes d’arrêt, aussi bien par voie ferrée que par voie terrestre, ne cessent de s’aggraver. Certains investissements programmés depuis des années n’ont pas été réalisés quand bien même les financements seraient obtenus et les charges d’intérêts déjà courues, ce qui aggrave davantage les difficultés financières du Groupe en l’absence de contrepartie effective directe en termes de rentabilité et de cash flow. A titre de comparaison, parmi les actions de restructuration mises en place par l’OCP au Maroc, figure le changement du processus de production à travers l’emploi de nouvelles technologies et l’automatisation du transport du phosphate qui est désormais acheminé par pipeline d’une longueur de 235 Km.

Par ailleurs, il y a lieu de noter les difficultés d’ordre commercial du Groupe en raison de la perte de plusieurs marchés à l’international. L’exécution même des marchés en cours connaît des difficultés importantes au risque d’être perdus et ce, en raison des arrêts de production répétitifs et pourraient se traduire par des coûts supplémentaires (au lieu de procurer un rendement positif) suite à l’application des pénalités de retard mentionnées dans les conventions et/ou au recours à l’importation de la production nécessaire au respect des engagements contractuels et qui serait désormais payée en devises et selon les cours de vente sur le marché international (impact négatif double).

L’ensemble de ces facteurs et obstacles et bien d’autres menacent sérieusement la pérennité même des entreprises du secteur, notamment le Groupe Chimique Tunisien (GCT) et la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG) qui ont essuyé des pertes de l’ordre de 482 millions de dinars en 2017 alors qu’en 2010 elles ont rapporté un milliard de dinars de recettes à l’Etat !
Bien entendu, les difficultés de l’ensemble des entités relevant du secteur s’étendent à d’autres qui lui sont directement et indirectement liés, tel que le secteur de l’agriculture (baisse de l’offre des engrais chimiques et autres produits dérivés, recours massif à l’importation à des prix plus élevés, etc). Il en est de même pour certains opérateurs économiques, tel que les BTP, qui ont subi de plein fouet les fortes tensions de trésorerie de la plupart des entreprises publiques et notamment celles du secteur des phosphates, remettant ainsi en cause l’image de l’Etat qui est relégué au rang de mauvais payeur et serait à l’origine de difficultés financières de plusieurs entreprises du secteur privé et par là même d’accumulation d’impayés dans le secteur bancaire et financier.

Qu’est-ce que vous pensez de la dernière hausse du taux directeur de la BCT ?

A vrai dire, il s’agit d’une augmentation de taux prévisible. En effet, parmi les missions principales de l’institution d’émission qui jouit du statut d’indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics depuis 2016, figure la maîtrise de l’inflation. Toutefois, elle ne dispose pas de suffisamment de marge de manœuvre pour le faire. L’instrument de politique monétaire usuellement utilisé en cas de tensions inflationnistes consiste à augmenter le taux d’intérêt directeur en vue de maîtriser la consommation et de réduire l’écart avec l’inflation. Or, l’inflation galopante ayant atteint un niveau record de 7,7% à fin mai 2018 n’est pas d’origine monétaire, de quoi remettre en question une telle décision, ayant suscité, par ailleurs, l’accord des équipes du FMI !

En effet, au niveau de sa note explicative publiée le 14 juin 2018, la BCT elle-même reconnaît, à juste titre d’ailleurs, que l’envolée de l’inflation trouve son origine principalement dans l’envolée des prix internationaux de l’énergie et de la plupart des produits de base, la remontée de l’inflation chez nos principaux partenaires, la hausse des salaires sans amélioration de la productivité, la persistance du déficit commercial à un niveau non soutenable et l’accélération de la demande intérieure de consommation qui proviendrait du secteur touristique. Donc, autant de facteurs qui ne sont guère liés à la politique monétaire. Il s’agit pour la plupart de facteurs exogènes qui alimentent l’inflation importée. Et auxquels j’ajouterais les augmentations d’impôts et taxes sur l’ensemble des produits et services locaux et importés ainsi que le glissement continu et sans précédent de la valeur du dinar à cause d’une flexibilité de change voulue en application des recommandations du FMI, mais qui n’est pas suffisamment explicite et surtout loin d’être maîtrisée. Cette situation affecte d’une manière directe le coût non seulement les produits et services destinés à la consommation, mais également les différents facteurs de production locale, tels que les investissements, les matières premières, les produits semi-finis, etc.

Quelle est la conséquence de l’absence de mesures efficaces permettant de maîtriser les importations ?

L’absence de mesures efficaces permettant de maîtriser les importations, notamment des produits à la consommation non nécessaires et/ou ayant des similaires fabriqués localement constitue également un facteur majeur de déficit de la balance commerciale et d’inflation. L’élaboration par la BCT d’une liste de produits, fortement contestée (en l’absence de critères de choix rationnels publiés), dont l’importation doit être effectuée sur les fonds propres des agents économiques n’a vraisemblablement pas fait preuve d’efficacité pour baisser les importations puisqu’elle est fondamentalement de portée limitée, d’une part, et elle est facilement contournable par les agents économiques et le système bancaire, d’autre part. A contrario, elle a contribué à favoriser la position commerciale et concurrentielle dominante (voir même monopolistique) de certains importateurs disposant de suffisamment de moyens et d’appui financiers au détriment des autres opérateurs économiques.

En outre, peut-on prétendre maîtriser l’inflation par l’augmentation du taux directeur alors que plusieurs facteurs économiques échappent à tout contrôle et là, je vise une économie informelle et souterraine de plus de 1/3 du PIB qui constitue un refuge pour la plupart des consommateurs et leur permet de maintenir une élasticité de crédit à un niveau plus ou moins soutenable jusqu’à présent. Je dois également noter, à ce même titre, l’absence de mesures efficaces permettant de maîtriser les circuits de distribution, notamment des produits de première nécessité (agricoles, agroalimentaires, etc), de régulation des prix, de lutte contre la concurrence déloyale ainsi que les situations monopolistiques et d’intermédiation fragmentée favorisant des marges exagérées, souvent sans contrepartie réelle, non déclarées et qui échappent à tout contrôle.

Il ressort de ce qui précède que l’augmentation de l’inflation n’est pas d’origine monétaire. Elle est due plutôt à des facteurs économiques et sociaux (augmentation des salaires sans contre- partie effective en termes de production et de productivité), dont la résolution relève principalement de la responsabilité du gouvernement moyennant une parfaite coordination avec la BCT. Parmi ces facteurs, figure l’importation directe et indirecte qui constitue une composante prépondérante : importation directe, en ce qui concerne les produits de consommation ; et indirecte pour les biens produits localement, mais dont les composantes et autres facteurs de production (équipements, matières premières et semi-finies, énergie, etc) sont majoritairement importés, ce qui est le cas pour la quasi-totalité de nos produits, tous secteurs confondus. De quoi se poser la question sur la valeur ajoutée réelle de notre production nationale ?!
D’ailleurs, bien que la BCT ait élevé son taux directeur à 4 reprises en un an seulement, l’inflation a continué d’augmenter à un rythme de plus en plus soutenu passant de 4,8% en Mai 2017 à 7,7% en Mai 2018 ; ce qui confirme notre analyse et nos conclusions précédentes.

D’un autre côté, les augmentations successives du taux directeur qui est passé de 4,25% en Mai 2017 à 6,75% en juin 2018, soit une majoration de taux de 250 points de base ou 59% pourraient avoir un effet contraire et constituer elles-mêmes un facteur d’inflation. Avec un corridor de 100 points de base, le TMM serait de plus de 7,5% au cours de la prochaine période. Toutes choses étant égales par ailleurs, cette situation se traduit par une augmentation au niveau des échéances d’intérêt de l’ordre de 30% aussi bien pour les entreprises que les ménages, et risque d’affecter leur capacité de remboursement (dette insoutenable) et par là même d’augmenter l’encours des impayés et des créances classées dans le secteur bancaire et financier. Par ailleurs, il convient de noter qu’à fin 2016, 72% de l’encours des crédits accordés par les banques sont destinés aux entreprises et 28% aux particuliers, (dont plus de la moitié sous forme de crédits immobiliers). L’augmentation significative du coût de l’investissement et des charges financières des entreprises, dont le besoin de financement du fonds de roulement et des déficits de trésorerie ne cesse de s’accentuer, serait répercutée sur les prix de vente des différents produits et services et, de ce fait, alimenterait davantage l’inflation.

Et quel effet sur le service de la dette ?

Il va sans dire que l’augmentation du taux directeur aurait également un effet négatif sur le service de la dette de l’Etat et sur le coût des ressources des établissements financiers et plus particulièrement les compagnies de leasing qui, de par la réglementation en vigueur, financent exclusivement l’investissement et ne collectent pas les dépôts, et dont les marges d’intérêt s’érodent et le coût du risque augmente.
Enfin et en prévision d’un taux d’inflation de 8% sur l’ensemble de l’année 2018, tel que présenté dans la note explicative de la BCT, d’une part, et en l’absence d’actions concrètes urgentes efficaces permettant de maîtriser les facteurs d’inflation réels précités, d’autre part, la BCT poursuivrait, conformément aux recommandations du FMI, sa même politique monétaire adoptée jusqu’à présent consistant à augmenter son taux directeur en vue de réduire l’écart avec le taux d’inflation qui serait, dans ce cas, de l’ordre de 125 points de base.

Dans une telle perspective, je ne serai pas d’avis que l’inflation soit maîtrisée dans un avenir prévisible ; au contraire, elle battrait, fort probablement, de nouveaux records. Par ailleurs, les conséquences seraient de plus en plus lourdes sur le coût des ressources, le financement de l’exploitation des entreprises et de l’investissement, la soutenabilité de la dette des professionnels et des particuliers, la rentabilité et la compétitivité économiques des entreprises, le pouvoir d’achat du citoyen, le service de la dette publique, etc.

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Selon la Banque centrale d’Egypte (CBE), les réserves de change du pays ont connu une hausse de 106 millions $ en un mois pour atteindre 44,14 milliards $ à fin mai 2018, rapporte l’agence d’information africaine Ecofin.

A leur niveau actuel, ces réserves de change permettent de couvrir environ huit mois d’importations de produits de base de l’Égypte. Ce qui, selon la CBE, demeure supérieur à la moyenne mondiale d’environ trois mois d’importations de produits de base.

A noter que l’Égypte dépense en moyenne 5 milliards $ par mois en importations, pour un total annuel de plus de 60 milliards $. Et parmi les devises étrangères qui constituent les réserves de change de l’Egypte, on retrouve le dollar américain, l’euro, le dollar australien, le yen japonais et le yuan chinois.

Rappelons que le niveau des réserves de change de l’Egypte est reparti à la hausse depuis la conclusion en 2016 d’un programme économique et financier triennal appuyé par le mécanisme élargi de crédit (MEDC) du  Fonds monétaire international (FMI), d’un montant total de 12 milliards $.

Toujours selon Ecofin, en décembre 2017, le Caire a reçu la troisième tranche de cet appui financier d’un montant de 2 milliards $. Ce qui porte le total des décaissements en faveur de l’Egypte au titre de ce programme à 6,08 milliards $.

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La directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a rappelé aux autorités turques la nécessité de respecter l’indépendance de leur Banque centrale.
Certains commentaires ont alerté la communauté internationale, en particulier les investisseurs, sur le fait que la Banque centrale de Turquie pouvait être sous la direction, les ordres et l’influence du pouvoir“, indique la directrice du Fonds monétaire international (FMI), lors d’une interview accordée à l’agence Bloomberg, vendredi 25 mai 2018.
Avant de préciser : “quand il s’agit de politique monétaire, il est toujours souhaitable que les dirigeants politiques laissent les gouverneurs de banques centrales faire leur travail et garantissent leur indépendance.”
Christine Lagarde réagissait à la chute de la livre turque (5% en quelques heures mercredi 23 mai 2018) et au délai d’intervention de la Banque centrale de Turquie (CBRT) jugé trop tardif. La cause serait une décision de Recep Tayyip Erdogan, en pleine campagne électorale alors qu’il a décidé d’anticiper d’un an et demi les élections présidentielle et législatives au 24 juin 2018.
Refusant une hausse des taux d’intérêts réclamés depuis plusieurs mois par les économistes, le président turc craint que la dégradation de son économie (inflation supérieure à 10%) influe sur le choix dans les urnes.

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Au Ghana, la Banque centrale vient d’annoncer une réduction de 100 points de base de son taux directeur qui est désormais de 17%, rapporte l’agence d’information africaine Ecofin.

Selon Ernest Addison, le gouverneur de l’institution, qui explique cette décision «Il y a des indices de ce que l’économie se stabilise et se consolide. Nos prévisions en matière d’inflation et de taux de change se réalisent ».

En effet, poursuit le responsable, l’inflation qui était de 9,4% en avril devrait revenir au niveau visé par la Banque centrale, soit 8%, à la fin de cette année, ou au début de l’année 2019, au plus tard.

Preuve de l’efficacité de la politique monétaire de l’institution, l’inflation a reculé de 8,5% depuis l’an dernier, et la dette publique est passée de 69,8% du produit intérieur brut (PIB) à 60%, en février dernier.

Le Ghana qui achève le remboursement d’un emprunt de 918 millions $ au Fonds monétaire international (FMI), a indiqué ne pas vouloir renouveler son endettement.

Outre la gestion rigoureuse mise en place par le gouvernement Akufo-Addo, le pays pourra tirer parti de la remontée récemment enregistrée par les cours du pétrole.

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Dans une déclaration faite aux médias en marge de la tenue, ce lundi 14 mai 2018, du sommet africain sur le Blockchain, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane El Abassi, a indiqué que les autorités n’ont pas encore fixé une date de sortie sur le marché financier international, et qu’il y aura un moment opportun pour cela.

Et d’ajouter que la Tunisie ne sortira sur le marché financier international que si elle a besoin de fonds et que le climat est propice à cela.

Il est à rappeler à ce propos que l’ancien ministre des Finances, Houcine Dimassi, a mis en garde contre toute sortie sur le marché financier international.

Dans une déclaration récente à Africanmanager, il a dit : “La Tunisie ne doit pas sortir sur le marché international (…) Toute sortie sur le marché financier international est fortement déconseillée pour le moment à cause de son image négative auprès du FMI et de la Banque Mondiale”, a soutenu Dimassi. ”Et si d’aventure elle le faisait, le taux d’intérêt serait beaucoup plus élevé que jamais”, a-t-il dit.

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) a accueilli ce lundi 14 mai 2018 à son siège à Tunis le premier sommet africain “Africa Blockchain Summit“. Ayant pour thème “La technologie des registres distribués (Blockchain) et les perspectives qu’elle offre dans les domaines bancaire et financier”, ce sommet a vu la participation d’un bon nombre de financiers, banquiers, académiciens et chercheurs ainsi que des gouverneurs des banques centrales africaines, des institutions internationales et des acteurs de la finance du continent.

Dans son discours d’ouverture, le gouverneur de la BCT, Marouane El Abassi, a tenu à préciser que le Blockchain constitue une nouvelle source de croissance pour la Tunisie ainsi que pour l’Afrique. “Notre continent est indéniablement celui qui pourrait le plus bénéficier de cette technologie“, a précisé le gouverneur de la BCT, soulignant toutefois que les pays africains et arabes font face à des challenges communs dont une inclusion financière durable, un secteur informel trop volumineux et un taux de chômage élevé. Ajoutons à cela l’insuffisance des garanties de prêts en général, un déficit en infrastructure et une expansion démographique fulgurante.

Il par ailleurs indiqué que la technologie Blockchain pourrait aider nos pays à accélérer leur émancipation économique et pérenniser leur économie : “Au-delà de l’aspect monétaire, cette technologie peut ouvrir les portes aux entrepreneurs, en proposant d’innombrables opportunités bâties sur un protocole fiable, sécurisé et transparent“, a-t-il dit.

Selon lui, plusieurs projets et start-ups spécialisés dans le Blockchain sont en train de proliférer sur le continent afin de résoudre des problématiques pressantes tells que la gestion de l’identité, du tirage des terres, de l’octroi de micro-prêts et du développement de l’énergie verte, un meilleur accès à la santé ou encore une meilleure gestion de l’eau.

Le gouverneur de la BCT a toutefois relevé plusieurs défis entravant le développement de cette technologie, citant un faible taux de connectivité en Afrique, des obstacles d’intégration, les politiques publiques. “Imposer et faire appliquer des lois pour permettre aux entrepreneurs d’opérer à l’échelle mondialeIl faut mettre en place une réglementation adaptée comme catalyseur de l’innovation, comme ce fut le cas de la Tunisie à travers l’adoption en avril dernier de la start-up Act, qui devrait faciliter la naissance et l’épanouissement de start-up innovantes“, a-t-il soutenu.

Al Abassi a aussi évoqué comme défi la mobilité des ressources humaines et notamment la fuite des cerveaux. “L’Afrique est en proie à un exode des cerveaux, sa jeunesse formée localement quitte le continent pour la poursuite de meilleures opportunités ailleurs… Nous devons fournir un environnement propice à l’épanouissement des jeunes qui devraient être capables de trouver les mêmes conditions et les mêmes opportunités pour développer des projets capables de créer des emplois à haute valeur ajoutée et de conquérir le marché régional et global en utilisant les ressources humaines les plus appropriées“, a-t-il déclaré.

Abdurahman Al Hamidy, Directeur général du Fonds monétaire arabe (FMA), a souligné l’importance de parler du Blockchain dynamique, réitérant les efforts de la BCT pour soutenir cette technologie en raison de sa forte contribution dans l’économie nationale, notamment en matière de réduction du chômage et de création de richesses, selon ses dires. Al Hamidy a également souligné l’intérêt que représente cette nouvelle technologie à l’échelle mondiale, pour en faire l’outil qui pourra contribuer à hauteur de 10% au PIB mondial à l’horizon 2025. Il a affiché son espoir de voir cette technologie toucher d’autres secteurs comme les services gouvernementaux, et pas seulement financiers et bancaires. Cela permettra aussi d’offrir des opportunités sur l’offre et la demande , la réduction des dépenses, l’amélioration de l’efficacité des services financiers et bancaires et le développement de la rentabilité des institutions financières.

Pour sa part, le secrétaire général de Paris Europlace, Alain Pithon, s’est félicité de l’organisation d’un tel événement en Tunisie  : “Il s’agit certes d’un moment privilégié pour parler de cette technologie aussi puissante, appelant toutefois a être vigilant face à cette technologie et c’est le rôle, selon lui, des banques centrales“. Il a par ailleurs annoncé l’élaboration prochaine d’un livre blanc sur le Blockchain dont les principaux axes de travail seront portés sur les enjeux de cette technologie, la mise en place d’un cadre réglementaire et l’animation de l’écosystème, tout en invitant les acteurs publics maîtrisant les nouvelles technologies à s’impliquer davantage dans ce travail : “La Tunisie a une formidable chance pour s’engager la-dessus“, a-t-il soutenu.

Cette technologie va, selon lui, faciliter le financement des entreprises, notamment des PME tout en accélérant les affaires et le financement des marchés.

Un constat partagé par Mehdi Houas, co-fondateur du groupe Talan, qui a fait remarquer que l’Afrique a besoin aujourd’hui de nouvelles technologies pour pouvoir se développer et se transformer : “Le Blockchain est une technologie à deux faces, face utile et l’autre néfaste… mais il reste quand même un outil formidable et un levier technologique pour faire évoluer les affaires dans le monde arabe en général“, a-t-il expliqué.

Houas a par ailleurs indiqué que cette nouvelle technologie permettra à son détenteur de se développer, de gérer des ressources et de mieux s’organiser. “L’Afrique a des bases formidables pour mettre en place cette technologie dont elle a besoin pour sauter un pas, comme c’est le cas de la téléphonie mobile“, a affirmé Houas avant d’ajouter qu’aujourd’hui “nous avons besoin de créer un futur plus humain et plus inclusif pour le développement du continent africain (…). Le Blockchain peut nous aider à engager les réformes avec le moindre coût et sans toucher aux investissements“, a-t-il dit.

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Selon la Banque centrale du Nigeria, les réserves de change du pays ont atteint environ 46 milliards $ en mars 2018, contre 42,8 milliards $ en février, soit une augmentation de 3,2 milliards $, en l’espace d’un mois, relate l’agence d’information africaine Ecofin.

En janvier 2018, ces réserves de change se situaient à 40,56 milliards $, contre 34,53 milliards $ en décembre 2017.

A noter que le Nigeria sort progressivement d’une crise économique causée, en grande partie, par la chute des prix du pétrole sur le marché international. Alors que celui-ci contribue à hauteur de 70% de ses revenus et à 90% de ses ressources en devises.

Entrainant ainsi une baisse des réserves de change, la Banque centrale étant obligée de puiser dans ses réserves afin de soutenir le naira (la monnaie locale).

Toutefois, une série de réformes structurelles et macroéconomiques, ajoutée à une relative remontée des cours du pétrole, a permis de renverser cette tendance, détaille la même source.

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Au Rwanda, la croissance économique sera de l’ordre de 6,5% cette année, indique la Banque centrale. Selon l’institution, cette performance sera essentiellement portée par des facteurs météorologiques, nous apprend l’agence d’information africaine Ecofin.

«Cette année, nous nous attendons à faire mieux que l’an dernier. Nous nous attendons à ce que les bonnes conditions météorologiques constatées dans le pays, aient un impact positif sur notre performance économique.», a indiqué John Rwangombwa, le gouverneur de la Banque centrale du pays.

Il faut souligner que l’impact de la météorologie est particulièrement important pour le Rwanda, puisque le secteur agricole occupe 70% de la population active qui produit essentiellement des céréales pour la consommation locale, du thé et du café pour l’exportation.

La Banque centrale souligne également que l’inflation enregistrera une légère progression, passant de 4,9% en 2017 à 5% en 2018. En ce qui concerne les chiffres de l’année dernière dont le traitement sera bientôt achevé, John Rwangombwa a indiqué que la croissance économique tournait autour de 5,2%.

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Dans une Egypte qui va beaucoup mieux économiquement et où l’inflation recule, la Banque centrale s’est autorisée à baisser ses taux d’intérêts de 1%, rapporte l’Agence Ecofin. Les économistes applaudissent la mesure, la première de ce type depuis que le pays des pharaons a basculé dans le libre flottement de la monnaie nationale, en 2016.
A noter que depuis que ce dispositif est en cours, la banque avait remonté ses taux directeurs de 700 points de base (soit 7%), afin de faire face à l’inflation qui a en résulté.

«Cette réduction est un signal fort en direction des investisseurs afin de leur signifier que le resserrement de la politique monétaire qui a prévalu jusque-là s’achève. La décision de réduire les taux de 1% démontre également que la banque adopte une approche prudente, ce qui est hautement recommandé dans un contexte comme celui que connaît l’Egypte», a indiqué Noaman Khalid, économiste à CI Capital
«Les données que nous recevons continuent de confirmer une modération de la pression inflationniste. Aussi, le comité en charge de la politique monétaire (MPC) a décidé de réduire les taux directeurs. Ce comité suit avec attention les développements de notre économie et n’hésitera pas à ajuster sa posture afin d’accomplir sa mission qui est la stabilité des prix à moyen terme», dit un communiqué de la Banque centrale égyptienne.
Rappelons que l’inflation a culminé à 32,95% en juillet dernier, depuis elle a été divisée par deux, à peine 14,35% en janvier 2018…

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La Banque centrale d’Egypte a annoncé que la dette extérieure du pays avait atteint 80 milliards $ à fin septembre 2017. Un montant en hausse par rapport aux 79 milliards $ enregistrés à la fin de l’exercice 2016/2017, nous apprend l’agence Ecofin.

Cette situation ne semble, toutefois, pas vraiment inquiéter la Banque centrale qui, en révélant que le ratio dette extérieure/PIB devrait s’élever à 36,2% à la fin de 2017, estime que celle-ci demeure dans les limites de sécurité selon les normes internationales.

A noter, par ailleurs, que l’Egypte a remboursé près de 30 milliards $ de dette en devises en 2017. Dans ce montant, le pays avait, par exemple, soldé la dette totale de 2 milliards $ détenue par AfreximBank, ainsi que d’autres créanciers internationaux.

En janvier également, la banque centrale d’Egypte a versé 700 millions $ au Club de Paris dans le cadre de l’apurement sa dette dont le total envers ce club de créanciers s’élève encore actuellement à 3,7 milliards $.

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L’économiste Radhi Meddeb a évoqué ce jeudi 08 février 2018, sur Shems FM, l’éviction de Chedly Ayari de son poste de gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Selon lui, Ayari aurait dû, de son propre gré, quitter la barque avant d’être éjecté, «pour préserver sa dignité“. Il a ajouté que “la décision de le limoger, quelques mois avant la fin de son mandat, était humiliante car M. Ayari, en dépit des erreurs qu’il aurait pu commettre, a rendu des services à la Tunisie durant de longues années et il est inadmissible que sa carrière s’arrête de cette façon».

Cependant il a ajouté que la commission des analyses financières, une structure indépendante de la BCT, était pilotée par Ayari, ce qui fait que sa responsabilité était engagée, étant donné que cette commission a en charge surtout des affaires de blanchiment d’argent et les dispositifs de lutte contre ce  fléau.
Meddeb a également mis sur le dos de la BCT l’inflation qui ne cesse de monter, vu que l’institution élabore, entre autres, la politique monétaire du pays. Toutefois il a cité d’autres éléments qui impactent directement l’inflation, notamment l’érosion du dinar provoquée par «le tassement de la production, le déficit commercial, l’absence de stratégie industrielle et économique limpide et efficiente ainsi que l’assèchement du budget de l’Etat par l’embauche excessive dans la fonction publique».

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L’Egypte opèrera bientôt un assouplissement de sa politique monétaire, nous apprend ce mercredi 7 février 2018 l’agence d’information financière africaine Ecofin.

En décembre 2017, le taux d’inflation avait connu une baisse à 20%, ce qui constitue une véritable avancée par rapport au pic de 35%, observé en juillet.

Grâce à une dévaluation de près de moitié de la Livre, en novembre 2016, le gouvernement égyptien a réussi à atténuer l’impact de la pénurie de dollar sur l’économie nationale.

Les réformes économiques enclenchées ont permis au pays de bénéficier d’un accord de prêt de 12 milliards $ du Fonds monétaire international (FMI), échelonné sur trois années, et d’attirer plus de 19 milliards $ de devises étrangères.

Le comité de politique monétaire de la Banque centrale, devrait se réunir d’ici le 15 février afin de prendre une décision définitive par rapport à la question.

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Le stock des avoirs nets en devises de la Tunisie, chez la Banque centrale, est descendu à un niveau moins que les convenus 90 jours d’importation. Cela veut dire, concrètement, que la Tunisie n’a pour l’instant pas de quoi financer plus de 89 jours d’importation de produits de tous genres.

Derrière cette baisse, il y a des échéances de dettes extérieures tombées et qu’il a fallu payer. Il y a aussi une grosse facture d’importation énergétique que la Tunisie ne pouvait pas ne pas payer et une autre, plus grosse facture de produits de base qui ont été importés, dont le sucre et le blé, au risque d’entendre tous les politiciens de la place et tous les experts-cassandres crier au manque du sucre pour leurs gâteaux et boissons et des céréales pour les boulangers du pays.

Cette baisse n’est pourtant pas une première dans les annales de la BCT (Banque Centrale de la Tunisie) et de tout le pays. Ce n’est pas, non plus, une chute historique. Loin s’en faut. La Tunisie a connu pire et n’a jamais cessé d’importer ses besoins et d’honorer sa signature. Loin s’en faut encore.

Le niveau des avoirs en devises de la Tunisie est en fait resté jusqu’en 2003 globalement en deçà de la barre des 3 mois d’importations. La moyenne des JI sur la période 1987-2004, soit 17 ans, a été d’environ deux mois, avec par moments, au début des années 90, un stock des réserves en dessous d’un mois d’importations.

A partir de 2004, ce ratio a sensiblement progressé pour atteindre plus de 186 jours d’importations en 2009, suite à la consolidation des avoirs en devises grâce à l’afflux massif d’IDE dans le cadre d’opérations de privatisation, notamment la cession de 35% du capital de la société Tunisie Télécom en 2006 pour une enveloppe de 2 250 millions de dollars.

Toutefois, ce ratio a fortement baissé à partir de 2010, pour revenir vers les 90 jours au troisième trimestre 2012 sous l’effet, d’une part, de la crise d’endettement dans la zone euro, et d’autre part, des évènements socio-politiques qu’a connus la Tunisie depuis janvier 2011 et qui ont pesé sur les secteurs pourvoyeurs de devises. Grâce aux financements extérieurs subséquents, ce ratio a pu revenir à des niveaux supérieurs à 100 jours d’importations (la moyenne étant d’environ 110 JI sur la période décembre 2012 à ce jour).

En 2017, le niveau des réserves a bénéficié notamment de l’encaissement de l’émission de l’emprunt «EUR 850 millions» en février qui a porté le stock en devises de 99 à 116 JI. Toutefois, le stock des avoirs en devises a viré de nouveau à la baisse sous l’effet, notamment des pressions continues sur la balance commerciale, des règlements au titre du service de la dette extérieure et du tarissement des entrées en devises. Un tarissement lié, d’une part, aux perturbations de la production du phosphate et du pétrole, et d’autre part, à la baisse des recettes en billets de banque étrangers. Cela, malgré l’amélioration de l’activité touristique à cause de la prolifération du marché parallèle en devise.

Le stock des avoirs en devises a atteint 90 JI à la mi-août notamment après le remboursement en principal et intérêts de l’émission Samurai VI (12,7 milliards de yens). L’encaissement de l’emprunt Banque Mondiale de 456 millions d’euros le 22 août 2017 a permis de rétablir le niveau des réserves en devises à 103 JI.

Il convient de souligner à cet égard, outre le caractère cyclique de l’évolution des réserves en Tunisie lié à l’activité économique, que la gestion du stock des avoirs en devises connaît, comme ce fut le cas récemment, un certain décalage entre les dépenses arrivant à échéance et les recettes programmées. Ceci induit parfois des baisses relativement prononcées, mais momentanées de ce stock que la Banque Centrale de Tunisie œuvre à maintenir au-dessus d’un niveau stratégique permettant de répondre aux objectifs dévolus aux réserves en devises.

Ceci étant, le maintien des avoirs en devises à des niveaux adéquats nécessite la maîtrise du rythme d’accroissement du déficit commercial, et surtout le rétablissement de l’activité des secteurs pourvoyeurs de devises et l’éradication de toute activité économique parallèle qui est de nature à aspirer d’une manière incontrôlable les ressources qu’elles soient en devises ou en dinar.

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