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Banque Centrale

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La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a déjà entamé ses consultations pour la mise en place d’un processus de réduction de l’argent liquide dit “de-cashing”. Les objectifs étant de promouvoir l’inclusion financière, consolider les ressources du système bancaire, assurer une meilleure allocation des ressources financières au profit de l’économie organisée et lutter contre les activités informelles et les pratiques illicites.
Dans une interview accordée à l’agence TAP, Ahmed Al Karam, président du directoire d’Amen Bank et président de l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF), explique pourquoi il est temps de muter vers un monde financier digital en Tunisie et évoque ses chances de réussite.

Pourquoi, d’après vous, la Tunisie doit muter, aujourd’hui, vers un monde de transactions financières digitales ?

Ahmed El Karam : La mutation vers un monde digital n’est pas spécifique à la Tunisie, elle est planétaire. Les évolutions technologiques qui sont en train de marquer la planète grâce, principalement, à l’apparition des GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazone) sont en train de créer de nouvelles capacités et de nouvelles aptitudes technologiques qui changent totalement le comportement économique et même social des différents agents économiques. Je vous donne en exemple la Chine, deuxième puissance économique mondiale et premier pays en terme de commerce intérieur. Dans ce pays, plus de 50% des transactions se font d’une manière digitale, sans utilisation ni du chéquier, ni de billets de banque.

En Tunisie, nous gagnerons à réduire la monnaie fiduciaire, dont l’encours a plus que doublé en passant de 5 milliards de dinars à fin 2010, à environ 11 milliards de dinars aujourd’hui.
C’est un montant très élevé qui fait qu’une grande partie de la liquidité ne rejoint jamais les circuits économiques officiels et donc ne transite pas par les banques. Ça veut dire aussi qu’une grande partie des transactions ne permettent pas de garantir la traçabilité et la connaissance des mouvements de fonds. Nous ne pouvons pas savoir le sort, la finalité et l’utilisation de cette énorme liquidité. Ainsi, la Tunisie devrait lutter, d’urgence, pour que cette liquidité regagne les circuits officiels. La Banque centrale a ouvert ce chantier et s’en occupe d’une manière sérieuse.

D’après vous, quelles sont les raisons de l’augmentation de la masse des paiements en cash en Tunisie ?

Ahmed El Karam : A mon avis, l’augmentation exagérée des paiements en cash est due à trois facteurs essentiels. Primo, l’économie informelle qui n’a pas besoin de moyens de paiements modernes, puisqu’elle s’accommode de l’opacité des flux fiduciaires. Cette économie représente, d’après les experts, plus de la moitié de l’économie nationale. Aussi, on peut affirmer que la moitié de la monnaie fiduciaire émise par le système monétaire est accaparée par l’économie informelle. Cette manne financière ne profite pas aux banques et ne sert pas le financement transparent de l’économie. L’urgence est d’agir pour que cette économie informelle regagne l’économie organisée.

Secundo, l’existence de près de quatre millions de Tunisiens qui n’ont pas de comptes bancaires. Il faut travailler pour développer l’inclusion financière, afin d’intégrer dans l’économie moderne une grande partie de la population qui n’utilise ni le compte, ni le chèque, ni la carte bancaire. L’APTBEF a des idées intéressantes à ce sujet et tâchera de les appliquer avec la Banque centrale et les autres organismes concernés, pour mettre en marche une ambitieuse stratégie d’inclusion financière.
Il faut parallèlement développer l’inclusion digitale, car il ne suffit pas d’avoir un compte bancaire. Il faut l’utiliser au moyen de règlement par carte, et, de plus en plus, par téléphone portable. Mais, pour cela, il faut des solutions de paiement électroniques modernes, efficaces, sécurisées, garantissant l’interopérabilité et assurant la facilité l’utilisation.

Tertio, l’absence de développement du commerce électronique en Tunisie. A un moment où toute la planète en fait la base des règlements des transactions commerciales, la Tunisie est malheureusement très en retard. Le commerce représente une part insignifiante du commerce organisé. Il faut dire qu’il nécessite, en fait, une forte logistique, des magasins de stockage ultra-modernes, des moyens de transport efficaces, des solutions de paiement en ligne sûrs, des applications informatiques intelligentes, etc…

Pourquoi ne pas engager des discussions avec les grands opérateurs internationaux du commerce électronique tels que les leaders mondiaux que sont Amazone pour le monde occidental et Ali baba pour la Chine ? L’objectif est de développer d’une manière rapide le commerce électronique, afin de faire profiter l’économie de ses nombreux avantages, dont notamment la promotion des exportations et les échanges avec l’extérieur. C’est un gisement d’affaires à l’international qui échappe aux entreprises tunisiennes. Cela sans oublier les économies de charges, la sécurité des opérations et la rapidité de leurs exécutions. Le commerce électronique réduit sensiblement les préférences pour la monnaie fiduciaire.

A votre avis, combien de temps prendra ce processus de digitalisation pour se mettre en place en Tunisie ?

Ahmed El Karam : Je suis convaincu que cela peut aller très vite. D’une part, l’évolution s’accélère et parait jour après jour irréversible et d’autre part, les opérateurs en Tunisie ont la volonté et la capacité de se lancer dans l’aventure du développement du paiement électronique. Les solutions techniques sont là, les opérateurs sont prêts et les banques sont disposées à aider et à financer. Nos ingénieurs maitrisent convenablement la technologie et si la volonté politique se manifeste et avec force, tout peut aller très vite.

Est-ce qu’il existe dans le pays, l’infrastructure adéquate pour mettre en place cette option ?

Ahmed El Karam : Je pense réellement que nous avons une infrastructure matérielle et humaine dans ce domaine. La Tunisie recèle de compétences ayant une maîtrise confirmée de la technologie. Comme je l’ai déjà dit, la Poste, les banques et les opérateurs téléphoniques sont prêts et motivés pour jouer leur rôle et assumer leur responsabilité. La réussite de ce processus volontariste de modernisation des moyens de paiements ne peut que profiter à toutes les parties concernées et au développement et à la modernisation de l’économie tunisienne.

Combien va coûter ce processus de de-cashing ?

Ahmed El Karam : Le gain est considérable, étant donné que le coût de traitement des billets de banques est énorme en termes de fabrication, de manipulation, de conservation, de comptage, de transport, etc… sans parler du risque d’introduction de faux billets et de la fraude qui peuvent accompagner la manipulation des billets et monnaies. Ces coûts vont disparaitre avec le remplacement de l’argent liquide par la généralisation du paiement électronique. Les ordinateurs vont dialoguer entre eux. Certes, il y aura des risques, mais ils coûtent largement moins que ceux rattachés aux billets de banques. Je ne vois que du positif dans la disparition de la monnaie fiduciaire, à l’exemple de la Suède où l’argent liquide a totalement disparu. Cela prouve qu’il y a des solutions techniques et que l’expérience peut réussir en Tunisie, à condition de suivre une démarche volontariste et efficace.

L’absence de l’argent liquide peut aussi aider à lutter contre le terrorisme et le blanchiment d’argent ?

Ahmed El Karam : Bien sûr que ça va aider à lutter contre le terrorisme et le blanchiment d’argent. Les billets de banques qui n’entrent pas dans le circuit bancaire, peuvent être utilisés pour financer le terrorisme, blanchir des ressources provenant de la fraude, de la contrebande, de la corruption et d’autres actes criminels. C’est un vrai trou noir. C’est pour cela qu’il faut arrêter cette manne mafieuse dès le départ et agir vite pour que les billets émis se négocient dans les circuits officiels, avant de céder la place au paiement électronique.

Comment accélérer ce processus de de-cashing, d’après vous ?

Ahmed El Karam : Je crois que la BCT a pris déjà une initiative très louable. Elle a lancé sérieusement, les discussions à ce sujet et procédé à la création de commissions multidisciplinaires de réflexion et de proposition associant tout le monde: l’administration, les banques, les opérateurs techniques et les sociétés de “FINTECH”.
Dans quelques jours, il y aura un débat intense sur le sujet pour aller plus dans les détails. Je suppose qu’un rapport sera présenté aux autorités gouvernementales et c’est à ces dernières de parrainer ce rapport et de le mettre en application. A mon avis, toute réforme impliquant des changements profonds a plus de chance de réussite, si les responsables s’y engagent à plein temps. Mais, il ne faut pas que le souffle des réformes se perde dans la pression du quotidien ou dans les dédales de la routine administrative.

Il y a lieu de désigner une structure pour mettre en place le programme de réformes qui sera retenu, tout en la dotant des capacités nécessaires pour convaincre les parties concernées. Elle doit disposer des pleins pouvoirs pour coordonner et mettre en application les actions arrêtées.

Puisque c’est une démarche d’inclusion financière, est ce que vous avez associé les établissements de micro-finance ?

Ahmed El Karam : La micro-finance est un canal essentiel d’inclusion financière, C’est grâce aux 650 000 clients qui ont traité avec les structures de micro-finance qu’on arrive à donner une amorce de culture financière à des populations exclues des services bancaires. Oui, nous avons pensé à la micro-finance, car c’est un canal à développer pour ses effets positifs pas seulement comme instrument d’inclusion financière, mais surtout pour ses retombées sur le développement régional et la création de l’emploi surtout pour les diplômés du supérieur.

En quelle année, d’après vous, l’argent liquide va disparaitre en Tunisie ?

Ahmed El Karam : Je pense que ça ne doit pas dépasser l’année 2020, à condition de servir cette ambition par une volonté politique réelle et des outils très précis. Il faut faire vite pour que les 4 millions de tunisiens qui n’ont pas de comptes bancaires en soient dotés rapidement. Il faut aussi le faire d’une manière audacieuse pour que le commerce électronique se développe, pour atteindre 20 voire à 30% du commerce total. Il faut également, développer les paiements via les téléphones portables en faisant adhérer toutes les parties concernées à des solutions garantissant principalement l’interopérabilité.

Nous avons la chance d’être un pays de jeunes où l’utilisation des nouvelles technologies de l’information est banalisée. Nous sommes devant un dossier où la seule difficulté concerne l’économie informelle. C’est le seul facteur qui peut retarder une réalisation rapide des objectifs ambitieux dans le domaine de la généralisation du paiement électronique.

TAP

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Au Nigéria, la Banque centrale (CBN) a annoncé avoir injecté  à nouveau 285,7 millions de dollars sur le marché interbancaire des devises pour répondre aux demandes croissantes de dollars dans quatre branches de l’économie.

Selon Reuters, ce coup de pouce du régulateur s’inscrit dans sa politique visant à accroître la liquidité, atténuer les pénuries de devises et stabiliser le marché des changes.

La nouvelle intervention de la CBN renforcera le secteur de l’agriculture, les compagnies aériennes, le secteur pétrolier et les matières premières, en ligne avec l’engagement de l’institution à mettre l’économie nigériane sur la voie d’une réelle diversification.

La Banque centrale « continuera à jouer son rôle dans l’assouplissement de la pression des devises sur les secteurs manufacturiers et agricoles», grâce aux ventes en dollars.

Ce mois-ci, la CBN a déjà injecté plus de 495 millions $ dans l’économie nigériane.

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“Le FMI exerce une pression sur la BCT afin de faire baisser la valeur du dinar. La raison évoquée par le FMI est que la dévaluation du dinar va d’un côté améliorer la compétitivité des exportateurs et donc augmenter les exportations et de l’autre côté va augmenter le prix des importations et donc réduire leur volume”, c’est ce qu’a été indiqué dans la dernière note de l’Observatoire Tunisien de l’Économie (OTE). Ainsi, en baissant drastiquement la valeur du dinar, le FMI espère réduire le déficit commercial à moyen terme.

D’autre part, la BCT décompose l’évolution des échanges commerciaux selon trois effets : l’effet de la variation du taux de change (effet change), l’effet de la variation des prix (exemple : prix du pétrole) et l’effet de la variation des volumes d’échanges. Comme le montre la figure, la variation du dinar à la baisse (effet change) a eu un impact négatif sur l’évolution des échanges commerciaux de l’ordre de 1,1 Milliards en 2016 et de 1 Milliards uniquement sur le premier semestre de 2017. Cela veut dire que l’effet négatif de l’augmentation de la valeur des importations due à la baisse du dinar surpasse l’effet positif de l’augmentation de la valeur des exportations due à cette baisse. En d’autres termes, au lieu de réduire le déficit commercial comme attendu par le FMI, la baisse de la valeur du dinar a au contraire augmenté ce déficit commercial, souligne l’OTE.

Ainsi, la Tunisie est entrée dans un cercle vicieux où plus le dinar baisse et plus le déficit commercial se creuse dû à cette baisse et plus le FMI exige une dévaluation du dinar, d’autant plus grande que le déficit commercial se creuse. Est-ce la raison pour laquelle la BCT a décidé d’agir sur le volume des importations.

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Chedly Ayari, Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), a présidé, aujourd’hui vendredi 20 octobre 2017 au siège de la Banque, une réunion de travail ayant pour thème « réflexion sur  la réduction du cash (de-Cashing) dans l’économie : Etat des lieux, enjeux et feuille de route ». La réunion a regroupé les représentants de la Présidence du Gouvernement et des Ministères concernés, ainsi que les parties prenantes des systèmes et moyens de paiements, en l’occurrence les représentants des banques (APTBEF), la Poste Tunisienne, les Douanes, les gestionnaires des systèmes de paiements, les opérateurs des télécom, le Patronat et l’Organisation de défense du consommateur (ODC).

Dans son intervention introductive, Ayari a précisé que cette action s’inscrit dans le cadre d’une stratégie nationale de promotion de l’inclusion financière, de la consolidation des ressources du système bancaire, d’une meilleure allocation des ressources financières au profit de l’économie organisée et de la lutte contre les activités informelles et pratiques financières illicites, et ce, «à travers la réduction du cash dans l’économie et le développement et la promotion des systèmes et moyens de paiements électroniques et de la finance digitale». A cet égard, le Gouverneur a insisté sur le rôle de la BCT et des opérateurs techniques et financiers pour entreprendre des actions urgentes concernant la rationalisation des paiements cash et l’optimisation des systèmes et moyens de paiements scripturaux. Toutefois, a-t-il ajouté, cette démarche n’est pas du seul ressort de l’autorité monétaire, mais se doit d’être appuyée par des réformes et actions à mener concernant le cadre légal et règlementaire, les politiques économiques et sécuritaires et l’ensemble du climat des affaires.

Une approche nationale, donc, qui s’articule autour de trois principaux axes . D’abord, l’amélioration de l’écosystème des paiements existant et la promotion des moyens de paiements électroniques modernes, ensuite le développement de l’épargne et la consolidation des ressources du système financier et enfin le renforcement de l’arsenal légal et règlementaire de lutte contre l’économie informelle.

Ainsi, et afin d’impulser le processus de « de-Cashing » il a été décidé au terme de cette réunion de lancer ; sous l’égide d’un comité de pilotage ; quatre commissions de réflexion à même de préparer une feuille de route portant sur les mesures et actions concrètes adossées à un calendrier de mise en œuvre des recommandations.

Le Comité de pilotage des Paiements aura pour rôle la Coordination et le  suivi du plan d’action global de « de-Cashing ». Il sera présidé par la BCT et composé des représentants des principales autorités de tutelle et des opérateurs techniques et financiers.

Quant aux quatre commissions, ils se présenteront comme suit :

  • Une Commission d’optimisation des paiements électroniques existants, qui se penchera notamment sur la révision des termes et conditions, procédures et tarifs des paiements électroniques, l’amélioration de la qualité et la disponibilité des services de paiement et de la distribution  des moyens de paiement.
  • Une Commission de développement des moyens des paiements aura pour rôle la mise en place d’un plan d’action visant l’extension du domaine des paiements électroniques. Son action aura pour objectif la diffusion et la généralisation des terminaux de paiement électronique (TPE) et autres points de paiements électroniques dans tous les points de vente de biens et services des organismes publics  et du secteur privé.
  • Une Commission de mise à niveau de la digitalisation des services financiers: elle œuvrera à étendre l’utilisation des services financiers mobiles (SFM) pour en faire un outil de paiement varié reposant sur une vaste affiliation d’opérateurs publics et privés. Elle se penchera, également, sur le sujet de l’interopérabilité qui doit être fonctionnelle sur les plans technologique  et  commercial.
  • Une Commission d’orientation sur le rôle de l’Etat dans la promotion d’une culture financière qui favorise le «decashing» par l’exigence du règlement de certains biens et services publics ou les paiements par l’Administration via les moyens électroniques.

Par ailleurs, une réflexion sera lancée prochainement sur la « crypto-monnaie » visant à mettre en place une stratégie nationale et arrêter les choix qui s’imposent vis-à-vis de ce moyen de paiement d’avenir.

 

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Dans une lettre en date du 10 octobre 2017, confidentielle et qui se balade sur les réseaux sociaux, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie donnait des instructions aux banques tunisiennes et leur filait la «liste des produits jugés non-indispensables à l’importation». Dans ce courrier, Chedli Ayari indiquait que «suite à la détérioration de la balance commerciale et afin de prévenir la détérioration des réserves en devises, il a été décidé de mettre à exécution la proposition issue de la réunion de l’association professionnelle des banques tunisiennes, de lier l’ouverture des lettres de crédits pour l’importation des biens non-indispensables ou ceux qui s’avèrent non-nécessaires, au vu de la conjoncture économique actuelle, à une garantie sur fonds propres qui couvre le montant des importations à faire».

Bien que confidentielle, la lettre du gouverneur est devenue publique et ne plait pas, selon nos sources, à beaucoup d’opérateurs économiques. Des opérateurs cependant dont beaucoup disposent de fonds issus, pour certains, de leurs activités à l’étranger et qui préfèrent recourir à la place financière locale pour financer leurs importations.

Le courrier de Chedli Ayari aux PDG et DG de banques, publiques et privées, donne aussi la liste de ces produits désormais «personæ non gratæ» auprès de la Banque centrale et de tout le gouvernement. Cette liste comprend 604 nomenclatures douanières et des centaines de produits, comme les fromages, le miel, les fruits secs, presque tous les fruits dont les bananes et les pommes et autres Kiwi, les biscuits, les eaux minérales, les vins et autres bières, les marbres, les parfums, les produits de beauté, les shampoings, les pneus, les meubles et garnitures, les préservatifs, les sacs à mains et autres produits en cuir, différentes gammes de papier, les vêtements et habits, le linge de lit, certains types de chaussures, les briques de construction, les articles de vaisselle ménagère, certains types d’articles de verre dont les verres de tables, de chauffe-eau et autres filtres, de grues, d’ascenseurs, les sèche-cheveux et appareils électriques, les voitures de tourisme et autres véhicules de transport. Pour la liste entière cliquez ici

 

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Le président de la Chambre syndicale des concessionnaires et des constructeurs automobiles, Brahim Debbeche, est passé sur Express FM ce mardi 17 octobre 2017 pour donner son sentiment sur les dispositions du projet de la Loi de finances 2018 qui touchent son secteur. Il a affirmé que le texte ne contient aucune mesure pour stopper le marché parallèle…

«Les quatre points qui vont faire monter les prix des véhicules sont les suivants : hausse des droits de douane, de près de 10%, pour certains types de véhicule (bus et utilitaires hors Europe). Augmentation de 4 à 22% du prix des véhicules de tourisme Essence et de 10 à 16% pour les véhicules de tourisme Diesel, en plus de la hausse de la TVA. Est également prévue une augmentation sur le régime FCR, cependant cette augmentation reste inférieure à celle du circuit officiel. Nous pensions que cette Loi de finances viendrait en aide au marché officiel pour rétrécir le marché parallèle, mais il n’en est rien ! », a asséné Debbeche.

Il a déclaré que le marché local ventile chaque année entre 70 et 75 mille véhicules dont les 2/3 sont distribués par le circuit officiel. Il a ajouté : «Le marché parallèle en importe 15 mille par an. On ne vise pas ici ceux qui relèvent du régime FCR, mais il faut encadrer ce dispositif pour dégonfler le marché parallèle lequel, depuis 2012, a eu l’aval des autorités pour faire venir des voitures dont l’âge dépasse 3 années, et souvent polluantes !».

Le président de la Chambre syndicale des concessionnaires et des constructeurs automobiles a clairement dit que les opérateurs du secteur se disent pris pour cibles par cette Loi de finances, «alors que nous importons des équipements nécessaires, étant donné la carence des transports publics. Nous sommes prêts à négocier !», a-t-il indiqué.

Par ailleurs il s’est arrêté sur le gros impact de son secteur dans l’essor de l’industrie mécanique et électrique en Tunisie, depuis une trentaine d’années. Mais il a affirmé que pour passer à une vitesse supérieure, comme au Maroc, qui exporte massivement des voitures, il faudra des décisions fortes. «Pour exporter, il nous faut monter des structures à l’étranger et avoir l’autorisation de la Banque Centrale pour cela. En réalité, nous sommes bloqués pendant des mois et des mois pour mettre la main sur un peu de devises», a-t-il déploré.

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Réuni mercredi 4 septembre 2017 à Tunis, le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a décidé de maintenir inchangé son taux d’intérêt directeur.

Dans un communiqué publié à l’issue de cette réunion, la BCT a souligné la nécessité de prendre les mesures nécessaires pour faire face à l’évolution à un rythme accéléré des opérations de paiements en argent liquide (paiements en cash) durant la dernière période par rapport aux indicateurs économiques et financiers de base.

En effet, pour ralentir l’inflation et faire face à la chute libre des cours de change du Dinar et contrer l’hémorragie de devises étrangères, la BCT a, fin avril dernier, relevé son taux directeur à 4.75% et le taux rémunération de l’épargne à 4% contre 3,5 % précédemment.

Un mois après, la BCT a, de nouveau, relevé son taux d’intérêt directeur à 5%, soit la valeur la plus haute depuis l’année 2010.

 

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Selon les derniers indicateurs de la Banque centrale de Tunisie (BCT), les avoirs nets en devises de la Banque, à la date du 25 septembre 2017, ont plongé à 12,697 MDT (soit 97 jours d’importation) contre 13,052 MDT (100 jours d’importation) à la date du 22 septembre 2017. Un niveau qui demeure en deçà des prévisions et des attentes des acteurs économiques eu égard aux sommes colossales injectées par la Banque centrale pour réguler le marché. À la date du 25 septembre 2017 par exemple, le volume global de refinancement de l’économie a atteint 9,555 MDT contre 10.164 MDT à fin juillet de cette année

Il convient de rappeler à ce propos qu’à la date du 8 août 2017, les avoirs nets en devises ont plongé à 92 jours d’importation (l’équivalent de 11,766 MDT), soit un niveau jamais atteint par la Tunisie depuis plusieurs années.

Quant aux billets et monnaies en circulation, ils ont atteint jusqu’au 20 de ce mois 11,374 MDT contre 11,221 MDT à la date du 8 août 2017.

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Le ministère des Finances algérien a annoncé que le projet de loi portant amendement de l’ordonnance relative à la monnaie et au crédit en vigueur sera présenté mardi prochain devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), relate APS.

Ce projet de loi modifie et complète l’ordonnance de 2003 en introduisant un article 45 bis qui stipule que “la Banque d’Algérie procède, dès l’entrée en vigueur de la présente disposition, à titre exceptionnel et durant une période de cinq années, à l’achat directement auprès du Trésor, de titres émis par celui-ci, à l’effet de participer, notamment à la couverture des besoins de financement du Trésor, au financement de la dette publique interne et au financement du Fonds National d’Investissement (FNI).

En outre, l’article 45 bis note que “ce dispositif est mis en oeuvre pour accompagner la réalisation d’un programme de réformes structurelles économiques et budgétaires devant aboutir, au plus tard, à l’issue de la période susvisée, notamment, au rétablissement des équilibres de la trésorerie de l’Etat et de l’équilibre de la balance des paiements“.

Un mécanisme de suivi de la mise en œuvre de cette disposition, par le Trésor et la Banque d’Algérie, est défini par voie réglementaire.

Dans l’exposé des motifs, les concepteurs de ce projet de loi expliquent tout d’abord que l’Algérie fait face, depuis près de quatre années, à un “choc externe sévère” découlant de la chute des prix sur le marché pétrolier mondial.

Cette situation a eu pour conséquence “une baisse importante de plus de 50% des recettes tirées des exportations d’hydrocarbures“.

Cette baisse a impacté négativement, d’une part, la balance des paiements qui a enregistré dés 2014 un déficit qui s’est aggravé en 2015 et 2016 et, d’autre part, le budget de l’Etat dans un contexte marqué par la poursuite de l’effort de développement.

C’est ainsi que l’épargne publique a été complètement consommée, ce qui a conduit le Trésor à mobiliser des ressources additionnelles“, note le texte portant l’exposé des motifs dont l’APS a obtenu une copie.

Un emprunt obligataire national a été levé. En outre, le Trésor a bénéficié de dividendes substantiels prélevés sur les résultats de la Banque d’Algérie. En dépit de tous ces apports, le besoin de financement du Trésor pour l’année 2017 demeure supérieur à 500 milliards DA“.

Le maintien des prix sur les marchés pétroliers, à leur niveau actuel, “accentuera les tensions sur la trésorerie de l’Etat, à court et à moyen termes“.

Cette perspective “fait donc peser un risque majeur sur la capacité de l’Etat à poursuivre ses efforts de développement économique et social.

D’autant que le marché monétaire et financier interne voit ses capacités se contracter, limitant ainsi les capacités de financement des investissement économiques“, prévient l’exposé des motifs.

Rappelons que les pouvoirs publics “ont judicieusement prohibé le recours à l’emprunt extérieur” pour compenser la crise financière que traverse le pays, le même texte note que le Gouvernement a donc décidé de recourir à un instrument de financement mis en œuvre ces dernières années à travers le monde connu sous la dénomination de “financement non conventionnel” ou ”d’assouplissement quantitatif” , précise la même source.

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Ezzedine Saïdane, expert économique a déclaré, lors de son passage ce mercredi 20 septembre 2017 sur Mosaïque Fm, que le dinar tunisien chutera davantage d’ici le printemps 2018 et que l’euro atteindra probablement plus de trois dinars suite à la détérioration de la situation économique et financière du pays.

Il a par ailleurs souligné que la politique monétaire de la banque centrale, la différence de la productivité économique et d’autres éléments sont parmi les composantes qui ont causé la dépréciation du dinar.

Saïdane a en outre indiqué que la dette publique a atteint 70 millions de dinars et que ceci est un danger pour la Tunisie, selon ses dires.

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Selon la Banque Centrale du Maroc et l’ANCFCC, les prix de l’immobilier ancien ont augmenté au cours du deuxième trimestre 2017, nous apprend Telquel.ma.

À en croire l’Indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) publié périodiquement par Bank Al Maghrib (BAM) et l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC),  les prix dans le secteur ont crû de 6,2% lors du deuxième trimestre 2017. Cette hausse fait suite à une progression de 7% enregistrée au premier trimestre de l’année.

Autant dire que l’année 2017 ne présage rien de bon pour les acheteurs surtout ceux intéressés par le marché de l’ancien. En effet, il ne faut pas perdre de vue que cet indice ne prend en considération que les biens ayant fait l’objet d’au moins deux transactions.

Selon les données communiquées par les deux organismes dans leur note périodique, c’est le segment du résidentiel qui enregistre la plus forte hausse de la demande à 7%. Les tarifs ont pris plus de 9% pour ce type d’habitation tandis que ceux des villas et des maisons ont augmenté très légèrement, respectivement de 1,2 et 0,2%.

Toujours d’après la même source, la demande pour les appartements maintient les prix élevés, surtout que sur l’immobilier ancien le prix au mètre carré reste nettement moins onéreux que dans le neuf.

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Selon les derniers indicateurs de la Banque centrale de Tunisie (BCT), les avoirs nets en devises de la Banque ont plongé à 92 jours d’importation, soit 11,766 Millions de dinars et ce à la date du 8 août 2017 soit un record jamais atteint par la Tunisie depuis plusieurs années.

Ainsi, les billets et monnaies en circulation ont atteint à cette date, les 11,221 MDT.

Avec ce niveau de réserves en devises, la Tunisie se situe au seuil de l’insécurité en termes de réserves en devises, étant donné que ce seuil est normalement fixé, selon les spécialistes, à 110 jours d’importation.

A rappeler aussi qu’à fin décembre 2016, les réserves en devises de la Tunisie couvraient 114 jours d’importations contre 127 jours à la même période en 2015.

 

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Les avoirs nets en devises de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) ont poursuivi leur baisse, pour se situer au niveau de 94 jours d’importation jusqu’à la date du 1er août 2017, soit un niveau jamais atteint depuis plusieurs années.

En effet, selon les derniers indicateurs de la Banque centrale arrêtés à cette date les avoirs nets en devises ont atteint 11795 MDT. Quant au billets et monnaies en circulation, ils ont atteint 11184 MDT.

Pour rappel, les avoirs nets en devises à la BCT ont également régressé, au 26 janvier 2017, à 12,3 milliards de dinars, contre 13,3 milliards de dinars à la même date de l’année écoulée, soit 106 jours d’importation (contre 121 jours d’importation en janvier 2016).

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Le Nigeria va mieux, économiquement, et ce sont les réserves en devises étrangères qui nous le disent. En effet la Banque centrale du géant pétrolier a fait savoir que ses réserves en devises ont dépassé 30 milliards $, rapporte l’Agence Ecofin. Le pays n’avait pas connu une telle embellie depuis octobre 2015, quand la crise pétrolière était à son maximum.

La tendance enregistrée au niveau des devises en début d’année, une poussée de 15,02%, se confirme donc. La Banque centrale n’est pas allée jusqu’à exposer les raisons de cette progression, mais l’agence Reuters y voit la main de la remontée des cours des hydrocarbures, d’où le Nigeria tire 70% de ses revenus. Certes une politique de diversification des sources de recettes de l’Etat a été lancée, mais il faut du temps pour en tirer les bénéfices. En attendant le pays, qui a perdu en 2016 sa place de première économie du continent – au profit de l’Afrique du Sud -, à cause de la pire récession depuis 25 ans, sort un peu la tête de l’eau…

Toutefois les spécialistes indiquent que le matelas des réserves de devises est très loin d’être aussi épais que celui d’août 2008, qui affichait 64 milliards $. Donc il y a encore du boulot…

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Le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) réuni mercredi 1er février 2017 à Tunis, a décidé de maintenir inchangé son taux d’intérêt directeur.

Lors de cette réunion, le conseil a procédé à l’examen de l’ensemble des points inscrits à l’ordre du jour, qui s’articulent autour des développements récents de la conjoncture économique internationale et l’analyse des principaux indicateurs économiques, monétaires et financiers ainsi que des principales évolutions de la situation économique  au plan national, outre le suivi de l’évolution des indicateurs de l’activité du secteur bancaire, de la liquidité et des transactions sur le marché monétaire et sur le marché des changes.

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IFC

Le Conseil d’administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) réuni mercredi 28 septembre 2016 à Tunis a en particulier débattu de l’activité de la gestion des réserves en devises et de la politique de taux de change, ainsi que de la mise en place d’un système de notation des banques et des institutions financières par la Banque Centrale.

Le conseil a examiné, également, un projet de circulaire aux banques et aux institutions financières, portant sur le système de notation des contreparties.

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L’institution financière se veut rassurante face aux investisseurs, et évite ainsi d’abaisser son taux d’intérêt pour stimuler la croissance. Selon des informations rapportées par le site « africanews », le gouverneur de la Banque Centrale du Nigeria, Godwin Emefiele, a annoncé que « le comité a évalué les risques pertinents et à la fin de la journée a conclu que l‘économie continue à faire face à des risques élevés sur les deux fronts : de prix et de production‘’ .

L‘économie du Nigeria est entrée en récession au deuxième trimestre de 2016, après deux trimestres consécutifs de repli du PIB marqués par des attaques sur ses installations pétrolières, la chute des cours de l’or noir, une inflation galopante et des taux d’investissements étrangers historiquement bas.

« Toutefois, étant donné son mandat principal et compte tenu des limites de ses instruments en ce qui concerne la production, le comité a voté pour conserver l’orientation restrictive de la politique, évoquée lors de sa dernière réunion quand il a augmenté le taux d’intérêt de référence de 12 à 14% », explique -t-il.

Le pays enregistre ainsi depuis 2015 la plus sévère baisse des investissements directs, de l’ordre de 2,1 milliards de dollars.

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Le gouvernement nigérian fait ce qu’il peut pour relancer une croissance en petite forme, au point que le pays a perdu son statut de leader des économies du continent, au profit de l’Afrique du Sud. Les problèmes du Nigeria on les connait : Des exportations d’hydrocarbures qui ne rapportent plus autant du fait de la fonte des prix du brut, alors que le pays en tire l’essentiel de ses recettes, une économie pas suffisamment diversifiée, une corruption endémique, la contrebande à une échelle industrielle, etc. C’est tout cela que les autorités tentent de régler à la fois. C’est pas une mince affaire ! Le gouvernement a d’abord instauré une politique de taux de change fluctuant du naira, qui casse avec la rigidité nocive face au dollar. Dernière initiative en date : Secouer les banques commerciales du pays pour les amener à financer l’économie…

Dans une circulaire relayée par l’agence Reuters hier mardi 23 août, la Banque centrale du Nigeria demande aux établissements de crédit de porter à au moins 60% les devises étrangères à la disposition des industriels du secteur manufacturier installés dans le pays. Sans cela, le secteur demeurera paralysé vu que les opérateurs ne pourront pas s’approvisionner à l’étranger. Mais problème : Le dollar est de plus en plus difficile à trouver et il est horriblement cher. Jeudi 18 août, la monnaie nationale, le naira, avait atteint un plus bas historique de 365,25 nairas pour un dollar, contre 197-199 avant l’entrée en vigueur d’un cours flottant. Une situation qui pénalise lourdement les industriels.

Ce n’est guère mieux au niveau des réserves en dollars de la Banque centrale ; elles ont fondu comme neige au soleil, jusqu’à 25,78 milliards de dollars, alors qu’elles dépassaient les 40 milliards de dollars avant la plongée des cours du pétrole en 2014. A signaler que 90% des réserves en devises étrangères du pays viennent des exportations de pétrole.

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Le Dinar tunisien ne va certainement pas faire exception et rompre avec la baisse observée depuis la Révolution au point que l’on ne s’attend pas à une grand-chose d’une économie qui n’est pas encore prête à amorcer une reprise

Dans une interview accordée ce jeudi 28 juillet 2016 à Africanmanager, l’ancien ministre des Finances, Houcine Dimassi a indiqué que l’inflation continue à ronger tous les équilibres macro-économiques, puisque, elle aussi, elle n’a cessé d’osciller entre 3 et 6%.

Il a dans le même contexte indiqué que l’injection de l’argent dans une économie mourante, sous forme de salaires et de crédits, aggravée par la spéculation impunie, explique la persistance de cette anomalie. Le bouquet de tout ça est évidement l’effondrement sans précédent du dinar surtout lorsque la Banque Centrale joue le rôle passif d’un spectateur.

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Le Maroc semble propice à l’implantation et à l’expansion de la finance islamique, si l’on s’en tient à l’engouement des investisseurs, rapporte le site « africanews ».

La Banque centrale du Maroc fait état de l’intérêt de groupes bancaires locaux et étrangers pour ce type de finance, après que le pays a revu sa législation. La Banque centrale révèle que depuis le début de l’année, elle a reçu une dizaine de demandes d’agrément des banques et compagnies d’assurances.

Si l’identité des banques étrangères n’a pas été révélée, des banques locales comme Attijariwafa Bank ou encore le Crédit agricole ont déjà manifesté leur intérêt. D’abord réticent à la finance islamique par peur des interférences avec des groupes extrémistes, le Maroc a finalement revu sa législation bancaire. Les premières banques islamiques devraient fonctionner au Maroc avant la fin de l’année, a indiqué la même source.

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