Tags Posts tagged with "Banque Centrale"

Banque Centrale

par -

Walid Ben Salah, expert comptable, a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont l’augmentation et à plusieurs reprises du taux directeur de la Banque centrale de Tunisie, la baisse de la production de phosphate et l’augmentation récente des prix du carburant. Interview:

Quel impact aura la dernière augmentation des prix du carburant sur l’économie?

L’énergie d’une manière générale constitue un élément de coût direct de plusieurs produits. Elle constitue également un élément de coût très important du transport des biens et des personnes. De ce fait, l’augmentation des prix des carburants aurait un effet double sur l’augmentation des coûts directs et indirects (production et transport) de la plupart des produits et services et constitue donc un facteur d’inflation significatif. Il en est de même de l’électricité et du gaz dont les tarifs seront révisés à la hausse dans les prochains jours. Cette situation a un impact négatif direct sur le pouvoir d’achat du citoyen qui est un consommateur d’énergie, d’une part, et qui va subir, en outre, une inflation de plus en plus élevée en raison de l’augmentation des prix de la plupart des produits et services par les entreprises à même de faire face au surplus de coût qu’elles vont supporter, d’autre part.

Il convient de rappeler à ce titre que le prix de l’essence sans plomb par exemple, a fait l’objet de 4 augmentations successives en l’espace d’un an (depuis juillet 2017) et qui totalisent 275 millimes, soit 17%. Il en est de même des tarifs de l’électricité qui sont en augmentation annuelle quasi-systématique de l’ordre de 7%. Le taux d’inflation du mois de mai 2018 a atteint un record historique de 7,7% jamais atteint depuis des décennies et l’inflation ressentie serait beaucoup plus élevée que cette proportion moyenne publiée par l’INS. Il convient de rappeler également que les taux d’inflation les plus élevés ont été enregistrés dans les produits de première nécessité, notamment les produits agricoles et agroalimentaires (9,3%) et le transport (9,6%), outre le logement, l’habillement, la santé et l’enseignement (considérés également comme produits de première nécessité).

L’augmentation des prix de l’énergie (carburant, électricité et gaz) aura également un impact néfaste sur la rentabilité et la compétitivité des entreprises (exportatrices ou non), surtout celles qui auraient conclu des marchés moyennant des prix fermes et non révisables (IME, textile, hôtellerie, par exemple). L’impact des dernières augmentations sera de plus en plus ressenti au cours des prochains mois et il serait alourdi davantage par de nouvelles augmentations selon nos prévisions et ce, compte tenu de la tendance haussière continue des cours du pétrole à l’échelle internationale, de la situation très difficile des finances publiques et du budget limité de compensation déterminé sur la base d’une hypothèse non plausible du cours du baril de 54$, alors qu’il a atteint une moyenne de 75$ au cours des dernières semaines et qu’il cotait déjà à plus de 60$ durant la période de discussion de la loi de finances 2018 et qu’en outre, les pays de l’OPEP ont déjà décidé, lors de la réunion du 30 novembre 2017, de prolonger leur accord de réduction de leur production en 2018 et ce, en vue de soutenir davantage le cours du baril.

  Il y a lieu également d’évoquer la perte de valeur continue de notre monnaie nationale, notamment face à l’Euro (3,137 dinars) et le dollar (2,638 dinars), contre des prévisions budgétaires pour la fin de l’année 2018 de 3,050 dinars pour l’Euro et 2,650 dinars pour le dollar. Ces écarts de change intervenus dès le premier semestre de l’année alourdissent davantage la facture d’importation d’énergie de 2018 et favorisent de nouvelles augmentations de prix.

Est-ce qu’on peut aussi parler des pressions du FMI ?

Oui, justement, les pressions de plus en plus importantes du FMI invitent le gouvernement, lors de chaque revue, à maîtriser et limiter davantage les dépenses de compensation des carburants. Mais, il ne faut pas se limiter uniquement à ces facteurs. Il y a lieu également d’évoquer d’autres facteurs qui sont plutôt endogènes. Il s’agit notamment de la baisse considérable de l’ordre de 50% de la production nationale de pétrole en raison du vieillissement des champs, de l’absence d’octroi de nouveaux permis de recherche et de développement depuis plusieurs années, des arrêts répétitifs de la production suite aux grèves et aux sit-in, etc. Il s’agit également du retard important de plus de deux ans depuis la publication des textes pour l’octroi des permis d’exploitation des énergies renouvelables, un retard dû notamment à certaines insuffisances relevées dans les textes adoptés et la résistance de certaines parties au développement de ce secteur. Sans oublier la baisse considérable de la productivité dans la quasi-totalité des entreprises publiques, notamment celles opérant dans le secteur de l’énergie, ce qui affecte directement la balance énergétique et le budget de compensation.

Parmi les facteurs endogènes, on notera également le gaspillage d’énergie à tous les niveaux (carburants, électricité et gaz) notamment dans le secteur public. A cela s’ajoutent les encours de créances impayées de plusieurs centaines de millions de dinars détenues par plusieurs entreprises publiques du secteur (STEG, SNDP, etc) qui aggravent d’une manière significative leurs difficultés financières surtout en l’absence de stratégies de recouvrement claires et efficaces (application rigoureuse des procédures réglementaires, déclenchement et suivi rigoureux du processus judiciaire et contentieux, conclusion d’arrangements, rééchelonnements, cession de créances, etc).

La baisse considérable des réserves en devises à 71 jours d’importation et le resserrement de la politique de change par la BCT (sur recommandation du FMI) constituent également un facteur de difficulté majeur. Pour preuve, la STEG (dont l’encours des créances impayées avoisine un milliard de dinars) a récemment rencontré beaucoup de difficultés pour payer sa facture d’importation de gaz en raison de l’assèchement des devises sur le marché des changes ; le montant du financement demandé a dû être réparti entre plusieurs banques de la place.

Et l’impact de la baisse de la production de phosphate…

A l’instar de la situation du secteur de l’énergie, la baisse de la production des phosphates constitue un facteur majeur d’aggravation de la balance commerciale et du déficit courant, ce qui affecte directement les réserves en devises. En effet, les exportations des phosphates et produits dérivés au cours des 5 premiers mois de 2018 ont baissé de 14% aux prix courants et de 17,5% au prix constant (baisse des volumes exportés). La Tunisie n’a pas pu profiter de la hausse des cours de vente à l’échelle internationale, due notamment aux fluctuations des prix et du change.
La situation du secteur est très difficile et elle est due à plusieurs facteurs, notamment la baisse considérable de la production versus l’augmentation vertigineuse de l’effectif et des différents facteurs de coûts de la production, du transport et des autres services.

Comme premier facteur, je cite les grèves répétitives, les sit-in et les arrêts de production. La production des phosphates a été de 4 millions de tonnes environ en 2017, soit 50% uniquement de la capacité nominale qui est de l’ordre de 8 millions de tonnes. L’objectif fixé par le gouvernement est d’atteindre 6,5 millions de tonnes en 2018, un objectif devenu très ambitieux et difficilement réalisable compte tenu des arrêts répétitifs de la production survenus au cours des premiers mois de l’année.

Comme deuxième facteur, je note le sureffectif direct et indirect (notamment l’emploi de 11.000 personnes à travers les sociétés filiales de jardinage pour un coût annuel de l’ordre de 134 millions de dinars, vraisemblablement sans aucun rendement ou rentabilité prouvés). Les salaires servis à ce titre s’apparentent beaucoup plus à des indemnités de chômage déguisées. Outre les augmentations de salaires quasi-systématiques sans contrepartie effective en termes de croissance et sans lien direct avec la productivité dont la baisse considérable constitue à son tour un facteur majeur de dégradation. A noter également la baisse significative du taux d’encadrement dans l’ensemble des entreprises relevant du secteur, ce qui aggrave le manque de compétitivité.

Le manque de productivité et de compétitivité des différentes entités du Groupe chimique est dû également à l’utilisation de matériel et de technologies de production devenus obsolètes. Il en est de même pour le transport dont le coût et les problèmes d’arrêt, aussi bien par voie ferrée que par voie terrestre, ne cessent de s’aggraver. Certains investissements programmés depuis des années n’ont pas été réalisés quand bien même les financements seraient obtenus et les charges d’intérêts déjà courues, ce qui aggrave davantage les difficultés financières du Groupe en l’absence de contrepartie effective directe en termes de rentabilité et de cash flow. A titre de comparaison, parmi les actions de restructuration mises en place par l’OCP au Maroc, figure le changement du processus de production à travers l’emploi de nouvelles technologies et l’automatisation du transport du phosphate qui est désormais acheminé par pipeline d’une longueur de 235 Km.

Par ailleurs, il y a lieu de noter les difficultés d’ordre commercial du Groupe en raison de la perte de plusieurs marchés à l’international. L’exécution même des marchés en cours connaît des difficultés importantes au risque d’être perdus et ce, en raison des arrêts de production répétitifs et pourraient se traduire par des coûts supplémentaires (au lieu de procurer un rendement positif) suite à l’application des pénalités de retard mentionnées dans les conventions et/ou au recours à l’importation de la production nécessaire au respect des engagements contractuels et qui serait désormais payée en devises et selon les cours de vente sur le marché international (impact négatif double).

L’ensemble de ces facteurs et obstacles et bien d’autres menacent sérieusement la pérennité même des entreprises du secteur, notamment le Groupe Chimique Tunisien (GCT) et la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG) qui ont essuyé des pertes de l’ordre de 482 millions de dinars en 2017 alors qu’en 2010 elles ont rapporté un milliard de dinars de recettes à l’Etat !
Bien entendu, les difficultés de l’ensemble des entités relevant du secteur s’étendent à d’autres qui lui sont directement et indirectement liés, tel que le secteur de l’agriculture (baisse de l’offre des engrais chimiques et autres produits dérivés, recours massif à l’importation à des prix plus élevés, etc). Il en est de même pour certains opérateurs économiques, tel que les BTP, qui ont subi de plein fouet les fortes tensions de trésorerie de la plupart des entreprises publiques et notamment celles du secteur des phosphates, remettant ainsi en cause l’image de l’Etat qui est relégué au rang de mauvais payeur et serait à l’origine de difficultés financières de plusieurs entreprises du secteur privé et par là même d’accumulation d’impayés dans le secteur bancaire et financier.

Qu’est-ce que vous pensez de la dernière hausse du taux directeur de la BCT ?

A vrai dire, il s’agit d’une augmentation de taux prévisible. En effet, parmi les missions principales de l’institution d’émission qui jouit du statut d’indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics depuis 2016, figure la maîtrise de l’inflation. Toutefois, elle ne dispose pas de suffisamment de marge de manœuvre pour le faire. L’instrument de politique monétaire usuellement utilisé en cas de tensions inflationnistes consiste à augmenter le taux d’intérêt directeur en vue de maîtriser la consommation et de réduire l’écart avec l’inflation. Or, l’inflation galopante ayant atteint un niveau record de 7,7% à fin mai 2018 n’est pas d’origine monétaire, de quoi remettre en question une telle décision, ayant suscité, par ailleurs, l’accord des équipes du FMI !

En effet, au niveau de sa note explicative publiée le 14 juin 2018, la BCT elle-même reconnaît, à juste titre d’ailleurs, que l’envolée de l’inflation trouve son origine principalement dans l’envolée des prix internationaux de l’énergie et de la plupart des produits de base, la remontée de l’inflation chez nos principaux partenaires, la hausse des salaires sans amélioration de la productivité, la persistance du déficit commercial à un niveau non soutenable et l’accélération de la demande intérieure de consommation qui proviendrait du secteur touristique. Donc, autant de facteurs qui ne sont guère liés à la politique monétaire. Il s’agit pour la plupart de facteurs exogènes qui alimentent l’inflation importée. Et auxquels j’ajouterais les augmentations d’impôts et taxes sur l’ensemble des produits et services locaux et importés ainsi que le glissement continu et sans précédent de la valeur du dinar à cause d’une flexibilité de change voulue en application des recommandations du FMI, mais qui n’est pas suffisamment explicite et surtout loin d’être maîtrisée. Cette situation affecte d’une manière directe le coût non seulement les produits et services destinés à la consommation, mais également les différents facteurs de production locale, tels que les investissements, les matières premières, les produits semi-finis, etc.

Quelle est la conséquence de l’absence de mesures efficaces permettant de maîtriser les importations ?

L’absence de mesures efficaces permettant de maîtriser les importations, notamment des produits à la consommation non nécessaires et/ou ayant des similaires fabriqués localement constitue également un facteur majeur de déficit de la balance commerciale et d’inflation. L’élaboration par la BCT d’une liste de produits, fortement contestée (en l’absence de critères de choix rationnels publiés), dont l’importation doit être effectuée sur les fonds propres des agents économiques n’a vraisemblablement pas fait preuve d’efficacité pour baisser les importations puisqu’elle est fondamentalement de portée limitée, d’une part, et elle est facilement contournable par les agents économiques et le système bancaire, d’autre part. A contrario, elle a contribué à favoriser la position commerciale et concurrentielle dominante (voir même monopolistique) de certains importateurs disposant de suffisamment de moyens et d’appui financiers au détriment des autres opérateurs économiques.

En outre, peut-on prétendre maîtriser l’inflation par l’augmentation du taux directeur alors que plusieurs facteurs économiques échappent à tout contrôle et là, je vise une économie informelle et souterraine de plus de 1/3 du PIB qui constitue un refuge pour la plupart des consommateurs et leur permet de maintenir une élasticité de crédit à un niveau plus ou moins soutenable jusqu’à présent. Je dois également noter, à ce même titre, l’absence de mesures efficaces permettant de maîtriser les circuits de distribution, notamment des produits de première nécessité (agricoles, agroalimentaires, etc), de régulation des prix, de lutte contre la concurrence déloyale ainsi que les situations monopolistiques et d’intermédiation fragmentée favorisant des marges exagérées, souvent sans contrepartie réelle, non déclarées et qui échappent à tout contrôle.

Il ressort de ce qui précède que l’augmentation de l’inflation n’est pas d’origine monétaire. Elle est due plutôt à des facteurs économiques et sociaux (augmentation des salaires sans contre- partie effective en termes de production et de productivité), dont la résolution relève principalement de la responsabilité du gouvernement moyennant une parfaite coordination avec la BCT. Parmi ces facteurs, figure l’importation directe et indirecte qui constitue une composante prépondérante : importation directe, en ce qui concerne les produits de consommation ; et indirecte pour les biens produits localement, mais dont les composantes et autres facteurs de production (équipements, matières premières et semi-finies, énergie, etc) sont majoritairement importés, ce qui est le cas pour la quasi-totalité de nos produits, tous secteurs confondus. De quoi se poser la question sur la valeur ajoutée réelle de notre production nationale ?!
D’ailleurs, bien que la BCT ait élevé son taux directeur à 4 reprises en un an seulement, l’inflation a continué d’augmenter à un rythme de plus en plus soutenu passant de 4,8% en Mai 2017 à 7,7% en Mai 2018 ; ce qui confirme notre analyse et nos conclusions précédentes.

D’un autre côté, les augmentations successives du taux directeur qui est passé de 4,25% en Mai 2017 à 6,75% en juin 2018, soit une majoration de taux de 250 points de base ou 59% pourraient avoir un effet contraire et constituer elles-mêmes un facteur d’inflation. Avec un corridor de 100 points de base, le TMM serait de plus de 7,5% au cours de la prochaine période. Toutes choses étant égales par ailleurs, cette situation se traduit par une augmentation au niveau des échéances d’intérêt de l’ordre de 30% aussi bien pour les entreprises que les ménages, et risque d’affecter leur capacité de remboursement (dette insoutenable) et par là même d’augmenter l’encours des impayés et des créances classées dans le secteur bancaire et financier. Par ailleurs, il convient de noter qu’à fin 2016, 72% de l’encours des crédits accordés par les banques sont destinés aux entreprises et 28% aux particuliers, (dont plus de la moitié sous forme de crédits immobiliers). L’augmentation significative du coût de l’investissement et des charges financières des entreprises, dont le besoin de financement du fonds de roulement et des déficits de trésorerie ne cesse de s’accentuer, serait répercutée sur les prix de vente des différents produits et services et, de ce fait, alimenterait davantage l’inflation.

Et quel effet sur le service de la dette ?

Il va sans dire que l’augmentation du taux directeur aurait également un effet négatif sur le service de la dette de l’Etat et sur le coût des ressources des établissements financiers et plus particulièrement les compagnies de leasing qui, de par la réglementation en vigueur, financent exclusivement l’investissement et ne collectent pas les dépôts, et dont les marges d’intérêt s’érodent et le coût du risque augmente.
Enfin et en prévision d’un taux d’inflation de 8% sur l’ensemble de l’année 2018, tel que présenté dans la note explicative de la BCT, d’une part, et en l’absence d’actions concrètes urgentes efficaces permettant de maîtriser les facteurs d’inflation réels précités, d’autre part, la BCT poursuivrait, conformément aux recommandations du FMI, sa même politique monétaire adoptée jusqu’à présent consistant à augmenter son taux directeur en vue de réduire l’écart avec le taux d’inflation qui serait, dans ce cas, de l’ordre de 125 points de base.

Dans une telle perspective, je ne serai pas d’avis que l’inflation soit maîtrisée dans un avenir prévisible ; au contraire, elle battrait, fort probablement, de nouveaux records. Par ailleurs, les conséquences seraient de plus en plus lourdes sur le coût des ressources, le financement de l’exploitation des entreprises et de l’investissement, la soutenabilité de la dette des professionnels et des particuliers, la rentabilité et la compétitivité économiques des entreprises, le pouvoir d’achat du citoyen, le service de la dette publique, etc.

par -

Selon la Banque centrale d’Egypte (CBE), les réserves de change du pays ont connu une hausse de 106 millions $ en un mois pour atteindre 44,14 milliards $ à fin mai 2018, rapporte l’agence d’information africaine Ecofin.

A leur niveau actuel, ces réserves de change permettent de couvrir environ huit mois d’importations de produits de base de l’Égypte. Ce qui, selon la CBE, demeure supérieur à la moyenne mondiale d’environ trois mois d’importations de produits de base.

A noter que l’Égypte dépense en moyenne 5 milliards $ par mois en importations, pour un total annuel de plus de 60 milliards $. Et parmi les devises étrangères qui constituent les réserves de change de l’Egypte, on retrouve le dollar américain, l’euro, le dollar australien, le yen japonais et le yuan chinois.

Rappelons que le niveau des réserves de change de l’Egypte est reparti à la hausse depuis la conclusion en 2016 d’un programme économique et financier triennal appuyé par le mécanisme élargi de crédit (MEDC) du  Fonds monétaire international (FMI), d’un montant total de 12 milliards $.

Toujours selon Ecofin, en décembre 2017, le Caire a reçu la troisième tranche de cet appui financier d’un montant de 2 milliards $. Ce qui porte le total des décaissements en faveur de l’Egypte au titre de ce programme à 6,08 milliards $.

par -

La directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a rappelé aux autorités turques la nécessité de respecter l’indépendance de leur Banque centrale.
Certains commentaires ont alerté la communauté internationale, en particulier les investisseurs, sur le fait que la Banque centrale de Turquie pouvait être sous la direction, les ordres et l’influence du pouvoir“, indique la directrice du Fonds monétaire international (FMI), lors d’une interview accordée à l’agence Bloomberg, vendredi 25 mai 2018.
Avant de préciser : “quand il s’agit de politique monétaire, il est toujours souhaitable que les dirigeants politiques laissent les gouverneurs de banques centrales faire leur travail et garantissent leur indépendance.”
Christine Lagarde réagissait à la chute de la livre turque (5% en quelques heures mercredi 23 mai 2018) et au délai d’intervention de la Banque centrale de Turquie (CBRT) jugé trop tardif. La cause serait une décision de Recep Tayyip Erdogan, en pleine campagne électorale alors qu’il a décidé d’anticiper d’un an et demi les élections présidentielle et législatives au 24 juin 2018.
Refusant une hausse des taux d’intérêts réclamés depuis plusieurs mois par les économistes, le président turc craint que la dégradation de son économie (inflation supérieure à 10%) influe sur le choix dans les urnes.

par -

Au Ghana, la Banque centrale vient d’annoncer une réduction de 100 points de base de son taux directeur qui est désormais de 17%, rapporte l’agence d’information africaine Ecofin.

Selon Ernest Addison, le gouverneur de l’institution, qui explique cette décision «Il y a des indices de ce que l’économie se stabilise et se consolide. Nos prévisions en matière d’inflation et de taux de change se réalisent ».

En effet, poursuit le responsable, l’inflation qui était de 9,4% en avril devrait revenir au niveau visé par la Banque centrale, soit 8%, à la fin de cette année, ou au début de l’année 2019, au plus tard.

Preuve de l’efficacité de la politique monétaire de l’institution, l’inflation a reculé de 8,5% depuis l’an dernier, et la dette publique est passée de 69,8% du produit intérieur brut (PIB) à 60%, en février dernier.

Le Ghana qui achève le remboursement d’un emprunt de 918 millions $ au Fonds monétaire international (FMI), a indiqué ne pas vouloir renouveler son endettement.

Outre la gestion rigoureuse mise en place par le gouvernement Akufo-Addo, le pays pourra tirer parti de la remontée récemment enregistrée par les cours du pétrole.

par -

Dans une déclaration faite aux médias en marge de la tenue, ce lundi 14 mai 2018, du sommet africain sur le Blockchain, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane El Abassi, a indiqué que les autorités n’ont pas encore fixé une date de sortie sur le marché financier international, et qu’il y aura un moment opportun pour cela.

Et d’ajouter que la Tunisie ne sortira sur le marché financier international que si elle a besoin de fonds et que le climat est propice à cela.

Il est à rappeler à ce propos que l’ancien ministre des Finances, Houcine Dimassi, a mis en garde contre toute sortie sur le marché financier international.

Dans une déclaration récente à Africanmanager, il a dit : “La Tunisie ne doit pas sortir sur le marché international (…) Toute sortie sur le marché financier international est fortement déconseillée pour le moment à cause de son image négative auprès du FMI et de la Banque Mondiale”, a soutenu Dimassi. ”Et si d’aventure elle le faisait, le taux d’intérêt serait beaucoup plus élevé que jamais”, a-t-il dit.

par -

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a accueilli ce lundi 14 mai 2018 à son siège à Tunis le premier sommet africain “Africa Blockchain Summit“. Ayant pour thème “La technologie des registres distribués (Blockchain) et les perspectives qu’elle offre dans les domaines bancaire et financier”, ce sommet a vu la participation d’un bon nombre de financiers, banquiers, académiciens et chercheurs ainsi que des gouverneurs des banques centrales africaines, des institutions internationales et des acteurs de la finance du continent.

Dans son discours d’ouverture, le gouverneur de la BCT, Marouane El Abassi, a tenu à préciser que le Blockchain constitue une nouvelle source de croissance pour la Tunisie ainsi que pour l’Afrique. “Notre continent est indéniablement celui qui pourrait le plus bénéficier de cette technologie“, a précisé le gouverneur de la BCT, soulignant toutefois que les pays africains et arabes font face à des challenges communs dont une inclusion financière durable, un secteur informel trop volumineux et un taux de chômage élevé. Ajoutons à cela l’insuffisance des garanties de prêts en général, un déficit en infrastructure et une expansion démographique fulgurante.

Il par ailleurs indiqué que la technologie Blockchain pourrait aider nos pays à accélérer leur émancipation économique et pérenniser leur économie : “Au-delà de l’aspect monétaire, cette technologie peut ouvrir les portes aux entrepreneurs, en proposant d’innombrables opportunités bâties sur un protocole fiable, sécurisé et transparent“, a-t-il dit.

Selon lui, plusieurs projets et start-ups spécialisés dans le Blockchain sont en train de proliférer sur le continent afin de résoudre des problématiques pressantes tells que la gestion de l’identité, du tirage des terres, de l’octroi de micro-prêts et du développement de l’énergie verte, un meilleur accès à la santé ou encore une meilleure gestion de l’eau.

Le gouverneur de la BCT a toutefois relevé plusieurs défis entravant le développement de cette technologie, citant un faible taux de connectivité en Afrique, des obstacles d’intégration, les politiques publiques. “Imposer et faire appliquer des lois pour permettre aux entrepreneurs d’opérer à l’échelle mondialeIl faut mettre en place une réglementation adaptée comme catalyseur de l’innovation, comme ce fut le cas de la Tunisie à travers l’adoption en avril dernier de la start-up Act, qui devrait faciliter la naissance et l’épanouissement de start-up innovantes“, a-t-il soutenu.

Al Abassi a aussi évoqué comme défi la mobilité des ressources humaines et notamment la fuite des cerveaux. “L’Afrique est en proie à un exode des cerveaux, sa jeunesse formée localement quitte le continent pour la poursuite de meilleures opportunités ailleurs… Nous devons fournir un environnement propice à l’épanouissement des jeunes qui devraient être capables de trouver les mêmes conditions et les mêmes opportunités pour développer des projets capables de créer des emplois à haute valeur ajoutée et de conquérir le marché régional et global en utilisant les ressources humaines les plus appropriées“, a-t-il déclaré.

Abdurahman Al Hamidy, Directeur général du Fonds monétaire arabe (FMA), a souligné l’importance de parler du Blockchain dynamique, réitérant les efforts de la BCT pour soutenir cette technologie en raison de sa forte contribution dans l’économie nationale, notamment en matière de réduction du chômage et de création de richesses, selon ses dires. Al Hamidy a également souligné l’intérêt que représente cette nouvelle technologie à l’échelle mondiale, pour en faire l’outil qui pourra contribuer à hauteur de 10% au PIB mondial à l’horizon 2025. Il a affiché son espoir de voir cette technologie toucher d’autres secteurs comme les services gouvernementaux, et pas seulement financiers et bancaires. Cela permettra aussi d’offrir des opportunités sur l’offre et la demande , la réduction des dépenses, l’amélioration de l’efficacité des services financiers et bancaires et le développement de la rentabilité des institutions financières.

Pour sa part, le secrétaire général de Paris Europlace, Alain Pithon, s’est félicité de l’organisation d’un tel événement en Tunisie  : “Il s’agit certes d’un moment privilégié pour parler de cette technologie aussi puissante, appelant toutefois a être vigilant face à cette technologie et c’est le rôle, selon lui, des banques centrales“. Il a par ailleurs annoncé l’élaboration prochaine d’un livre blanc sur le Blockchain dont les principaux axes de travail seront portés sur les enjeux de cette technologie, la mise en place d’un cadre réglementaire et l’animation de l’écosystème, tout en invitant les acteurs publics maîtrisant les nouvelles technologies à s’impliquer davantage dans ce travail : “La Tunisie a une formidable chance pour s’engager la-dessus“, a-t-il soutenu.

Cette technologie va, selon lui, faciliter le financement des entreprises, notamment des PME tout en accélérant les affaires et le financement des marchés.

Un constat partagé par Mehdi Houas, co-fondateur du groupe Talan, qui a fait remarquer que l’Afrique a besoin aujourd’hui de nouvelles technologies pour pouvoir se développer et se transformer : “Le Blockchain est une technologie à deux faces, face utile et l’autre néfaste… mais il reste quand même un outil formidable et un levier technologique pour faire évoluer les affaires dans le monde arabe en général“, a-t-il expliqué.

Houas a par ailleurs indiqué que cette nouvelle technologie permettra à son détenteur de se développer, de gérer des ressources et de mieux s’organiser. “L’Afrique a des bases formidables pour mettre en place cette technologie dont elle a besoin pour sauter un pas, comme c’est le cas de la téléphonie mobile“, a affirmé Houas avant d’ajouter qu’aujourd’hui “nous avons besoin de créer un futur plus humain et plus inclusif pour le développement du continent africain (…). Le Blockchain peut nous aider à engager les réformes avec le moindre coût et sans toucher aux investissements“, a-t-il dit.

par -

Selon la Banque centrale du Nigeria, les réserves de change du pays ont atteint environ 46 milliards $ en mars 2018, contre 42,8 milliards $ en février, soit une augmentation de 3,2 milliards $, en l’espace d’un mois, relate l’agence d’information africaine Ecofin.

En janvier 2018, ces réserves de change se situaient à 40,56 milliards $, contre 34,53 milliards $ en décembre 2017.

A noter que le Nigeria sort progressivement d’une crise économique causée, en grande partie, par la chute des prix du pétrole sur le marché international. Alors que celui-ci contribue à hauteur de 70% de ses revenus et à 90% de ses ressources en devises.

Entrainant ainsi une baisse des réserves de change, la Banque centrale étant obligée de puiser dans ses réserves afin de soutenir le naira (la monnaie locale).

Toutefois, une série de réformes structurelles et macroéconomiques, ajoutée à une relative remontée des cours du pétrole, a permis de renverser cette tendance, détaille la même source.

par -

Au Rwanda, la croissance économique sera de l’ordre de 6,5% cette année, indique la Banque centrale. Selon l’institution, cette performance sera essentiellement portée par des facteurs météorologiques, nous apprend l’agence d’information africaine Ecofin.

«Cette année, nous nous attendons à faire mieux que l’an dernier. Nous nous attendons à ce que les bonnes conditions météorologiques constatées dans le pays, aient un impact positif sur notre performance économique.», a indiqué John Rwangombwa, le gouverneur de la Banque centrale du pays.

Il faut souligner que l’impact de la météorologie est particulièrement important pour le Rwanda, puisque le secteur agricole occupe 70% de la population active qui produit essentiellement des céréales pour la consommation locale, du thé et du café pour l’exportation.

La Banque centrale souligne également que l’inflation enregistrera une légère progression, passant de 4,9% en 2017 à 5% en 2018. En ce qui concerne les chiffres de l’année dernière dont le traitement sera bientôt achevé, John Rwangombwa a indiqué que la croissance économique tournait autour de 5,2%.

par -

Dans une Egypte qui va beaucoup mieux économiquement et où l’inflation recule, la Banque centrale s’est autorisée à baisser ses taux d’intérêts de 1%, rapporte l’Agence Ecofin. Les économistes applaudissent la mesure, la première de ce type depuis que le pays des pharaons a basculé dans le libre flottement de la monnaie nationale, en 2016.
A noter que depuis que ce dispositif est en cours, la banque avait remonté ses taux directeurs de 700 points de base (soit 7%), afin de faire face à l’inflation qui a en résulté.

«Cette réduction est un signal fort en direction des investisseurs afin de leur signifier que le resserrement de la politique monétaire qui a prévalu jusque-là s’achève. La décision de réduire les taux de 1% démontre également que la banque adopte une approche prudente, ce qui est hautement recommandé dans un contexte comme celui que connaît l’Egypte», a indiqué Noaman Khalid, économiste à CI Capital
«Les données que nous recevons continuent de confirmer une modération de la pression inflationniste. Aussi, le comité en charge de la politique monétaire (MPC) a décidé de réduire les taux directeurs. Ce comité suit avec attention les développements de notre économie et n’hésitera pas à ajuster sa posture afin d’accomplir sa mission qui est la stabilité des prix à moyen terme», dit un communiqué de la Banque centrale égyptienne.
Rappelons que l’inflation a culminé à 32,95% en juillet dernier, depuis elle a été divisée par deux, à peine 14,35% en janvier 2018…

par -

La Banque centrale d’Egypte a annoncé que la dette extérieure du pays avait atteint 80 milliards $ à fin septembre 2017. Un montant en hausse par rapport aux 79 milliards $ enregistrés à la fin de l’exercice 2016/2017, nous apprend l’agence Ecofin.

Cette situation ne semble, toutefois, pas vraiment inquiéter la Banque centrale qui, en révélant que le ratio dette extérieure/PIB devrait s’élever à 36,2% à la fin de 2017, estime que celle-ci demeure dans les limites de sécurité selon les normes internationales.

A noter, par ailleurs, que l’Egypte a remboursé près de 30 milliards $ de dette en devises en 2017. Dans ce montant, le pays avait, par exemple, soldé la dette totale de 2 milliards $ détenue par AfreximBank, ainsi que d’autres créanciers internationaux.

En janvier également, la banque centrale d’Egypte a versé 700 millions $ au Club de Paris dans le cadre de l’apurement sa dette dont le total envers ce club de créanciers s’élève encore actuellement à 3,7 milliards $.

par -

L’économiste Radhi Meddeb a évoqué ce jeudi 08 février 2018, sur Shems FM, l’éviction de Chedly Ayari de son poste de gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Selon lui, Ayari aurait dû, de son propre gré, quitter la barque avant d’être éjecté, «pour préserver sa dignité“. Il a ajouté que “la décision de le limoger, quelques mois avant la fin de son mandat, était humiliante car M. Ayari, en dépit des erreurs qu’il aurait pu commettre, a rendu des services à la Tunisie durant de longues années et il est inadmissible que sa carrière s’arrête de cette façon».

Cependant il a ajouté que la commission des analyses financières, une structure indépendante de la BCT, était pilotée par Ayari, ce qui fait que sa responsabilité était engagée, étant donné que cette commission a en charge surtout des affaires de blanchiment d’argent et les dispositifs de lutte contre ce  fléau.
Meddeb a également mis sur le dos de la BCT l’inflation qui ne cesse de monter, vu que l’institution élabore, entre autres, la politique monétaire du pays. Toutefois il a cité d’autres éléments qui impactent directement l’inflation, notamment l’érosion du dinar provoquée par «le tassement de la production, le déficit commercial, l’absence de stratégie industrielle et économique limpide et efficiente ainsi que l’assèchement du budget de l’Etat par l’embauche excessive dans la fonction publique».

par -

L’Egypte opèrera bientôt un assouplissement de sa politique monétaire, nous apprend ce mercredi 7 février 2018 l’agence d’information financière africaine Ecofin.

En décembre 2017, le taux d’inflation avait connu une baisse à 20%, ce qui constitue une véritable avancée par rapport au pic de 35%, observé en juillet.

Grâce à une dévaluation de près de moitié de la Livre, en novembre 2016, le gouvernement égyptien a réussi à atténuer l’impact de la pénurie de dollar sur l’économie nationale.

Les réformes économiques enclenchées ont permis au pays de bénéficier d’un accord de prêt de 12 milliards $ du Fonds monétaire international (FMI), échelonné sur trois années, et d’attirer plus de 19 milliards $ de devises étrangères.

Le comité de politique monétaire de la Banque centrale, devrait se réunir d’ici le 15 février afin de prendre une décision définitive par rapport à la question.

par -

Le stock des avoirs nets en devises de la Tunisie, chez la Banque centrale, est descendu à un niveau moins que les convenus 90 jours d’importation. Cela veut dire, concrètement, que la Tunisie n’a pour l’instant pas de quoi financer plus de 89 jours d’importation de produits de tous genres.

Derrière cette baisse, il y a des échéances de dettes extérieures tombées et qu’il a fallu payer. Il y a aussi une grosse facture d’importation énergétique que la Tunisie ne pouvait pas ne pas payer et une autre, plus grosse facture de produits de base qui ont été importés, dont le sucre et le blé, au risque d’entendre tous les politiciens de la place et tous les experts-cassandres crier au manque du sucre pour leurs gâteaux et boissons et des céréales pour les boulangers du pays.

Cette baisse n’est pourtant pas une première dans les annales de la BCT (Banque Centrale de la Tunisie) et de tout le pays. Ce n’est pas, non plus, une chute historique. Loin s’en faut. La Tunisie a connu pire et n’a jamais cessé d’importer ses besoins et d’honorer sa signature. Loin s’en faut encore.

Le niveau des avoirs en devises de la Tunisie est en fait resté jusqu’en 2003 globalement en deçà de la barre des 3 mois d’importations. La moyenne des JI sur la période 1987-2004, soit 17 ans, a été d’environ deux mois, avec par moments, au début des années 90, un stock des réserves en dessous d’un mois d’importations.

A partir de 2004, ce ratio a sensiblement progressé pour atteindre plus de 186 jours d’importations en 2009, suite à la consolidation des avoirs en devises grâce à l’afflux massif d’IDE dans le cadre d’opérations de privatisation, notamment la cession de 35% du capital de la société Tunisie Télécom en 2006 pour une enveloppe de 2 250 millions de dollars.

Toutefois, ce ratio a fortement baissé à partir de 2010, pour revenir vers les 90 jours au troisième trimestre 2012 sous l’effet, d’une part, de la crise d’endettement dans la zone euro, et d’autre part, des évènements socio-politiques qu’a connus la Tunisie depuis janvier 2011 et qui ont pesé sur les secteurs pourvoyeurs de devises. Grâce aux financements extérieurs subséquents, ce ratio a pu revenir à des niveaux supérieurs à 100 jours d’importations (la moyenne étant d’environ 110 JI sur la période décembre 2012 à ce jour).

En 2017, le niveau des réserves a bénéficié notamment de l’encaissement de l’émission de l’emprunt «EUR 850 millions» en février qui a porté le stock en devises de 99 à 116 JI. Toutefois, le stock des avoirs en devises a viré de nouveau à la baisse sous l’effet, notamment des pressions continues sur la balance commerciale, des règlements au titre du service de la dette extérieure et du tarissement des entrées en devises. Un tarissement lié, d’une part, aux perturbations de la production du phosphate et du pétrole, et d’autre part, à la baisse des recettes en billets de banque étrangers. Cela, malgré l’amélioration de l’activité touristique à cause de la prolifération du marché parallèle en devise.

Le stock des avoirs en devises a atteint 90 JI à la mi-août notamment après le remboursement en principal et intérêts de l’émission Samurai VI (12,7 milliards de yens). L’encaissement de l’emprunt Banque Mondiale de 456 millions d’euros le 22 août 2017 a permis de rétablir le niveau des réserves en devises à 103 JI.

Il convient de souligner à cet égard, outre le caractère cyclique de l’évolution des réserves en Tunisie lié à l’activité économique, que la gestion du stock des avoirs en devises connaît, comme ce fut le cas récemment, un certain décalage entre les dépenses arrivant à échéance et les recettes programmées. Ceci induit parfois des baisses relativement prononcées, mais momentanées de ce stock que la Banque Centrale de Tunisie œuvre à maintenir au-dessus d’un niveau stratégique permettant de répondre aux objectifs dévolus aux réserves en devises.

Ceci étant, le maintien des avoirs en devises à des niveaux adéquats nécessite la maîtrise du rythme d’accroissement du déficit commercial, et surtout le rétablissement de l’activité des secteurs pourvoyeurs de devises et l’éradication de toute activité économique parallèle qui est de nature à aspirer d’une manière incontrôlable les ressources qu’elles soient en devises ou en dinar.

par -

Gemalto, leader mondial de la sécurité numérique, fournit sa solution de paiement en marque blanche PURE à la GhIPSS (Ghana Interbank Payment and Settlement Systems), filiale de la Banque centrale du Ghana en charge de la gestion du système de traitement des paiements interbancaires du pays. La technologie et les conseils de Gemalto contribueront à accélérer la migration du Ghana vers une plus grande sécurité des transactions EMV, et permettront à la GhIPSS d’offrir à ses 41 institutions membres une assistance complète dans le cadre de l’introduction des cartes EMV domestiques de marques.

La solution technologique PURE offre à la GhIPSS un contrôle et une indépendance complète sur la création et le fonctionnement d’un nouvel écosystème domestique de paiements par cartes à puce. L’offre EMV PURE en marque blanche donne aux émetteurs de marques privés ou aux programmes domestiques la possibilité d’émettre des cartes de paiement en toute indépendance des autres associations de cartes de paiement. L’interopérabilité complète sera établie entre toutes les parties prenantes du Ghana, parmi lesquelles les banques, les commerçants et les utilisateurs finaux. Par ailleurs, Gemalto et GhIPSS ont défini ensemble les spécifications d’émission et d’acceptation nationales qui simplifieront grandement l’adoption de la nouvelle carte à puce par la communauté bancaire ghanéenne. Pour l’utilisateur final, la solution PURE garantit que l’ensemble des cartes bancaires peuvent être utilisées dans les distributeurs automatiques de billets et les terminaux de paiement dans tout le Ghana, soutenue par la protection anti-fraude éprouvée des normes de paiement internationales.

« Gemalto était l’entreprise à privilégier pour fournir un cadre de guichets uniques à notre écosystème de paiement EMV domestique », s’est félicité Archie Hesse, Directeur général de GhIPSS. « En plus de réduire la fraude, la solution PURE nous donne une plus grande flexibilité pour moderniser le secteur des services bancaires et des paiements du Ghana. »

« Ce projet offre aux banques ghanéennes une plus grande flexibilité dans leur stratégies de migration EMV », a déclaré Nassir Ghrous, SVP Services bancaires & Paiement pour la région CISMEA chez Gemalto. « La GhIPSS bénéficiera du caractère évolutif de PURE, qui permet l’utilisation de cartes avec et sans contact ainsi que les paiements mobiles, en s’appuyant sur l’expérience cumulée de quelque 60 émetteurs qui utilisent la carte de paiement PURE à travers le monde. »

par -

C’est le dernier rapport de Bank Al-Maghrib, la Banque centrale du royaume, qui le dit : Les ménages et les entrepreneurs ont les faveurs des banques. Au terme des 10 premiers de cette année, le volume global des crédits contractés affiche une hausse de 5,2% à fin octobre, soit un chiffre affolant de 832,1 milliards de dirhams (88,5 milliards de dollars). L’endettement des citoyens tunisiens c’est du menu fretin à côté de ça !

Dans le détail, ce sont les crédits à l’équipement qui ont le plus explosé, +13,6%, soit 166,36 milliards de dirhams (18 milliards de dollars) à fin octobre2017.
La consommation a également bondi sur les dix premiers mois de cette année. Les prêts sont estimés à 50,85 milliards de dirhams (5,5 milliards de dollars), une montée de 4,5%.
Idem pour les crédits immobiliers, qui ont enregistré une évolution de 4,1%. Là le rapport indique un chiffre de 257,7 milliards de dirhams (27 milliards de dollars). On a appris que les crédits à l’habitat pèsent 195,72 milliards de dirhams (21 milliards de dollars) dans ce total, en progression de 4,6%. Même tendance pour les prêts accordés aux promoteurs immobiliers, ils ont progressé de 3%, se situant à 59,72 milliards de dirhams (6,3 milliards de dollars).

par -

Selon les derniers chiffres publiés par la Banque Centrale de Tunisie (BCT), les réserves en devises de la Tunisie ont atteint à la date du 30 novembre 2017, 12,308 MDT (91 jours d’importation) contre 12,420 MDT (92 jours d’importation) à la date du 24 novembre dernier et des réserves couvrant 98 jours d’importation (12,954 MDT) à la date du 27 octobre 2017.

Un niveau jamais atteint par la Tunisie depuis des années voire même la plaçant sur le seuil de l’insécurité en termes de réserves en devises.

Les derniers chiffres de la BCT ont également indiqué que les billets et monnaies en circulation ont atteint 11,326 MDT à la date du 29/11/2017. Quant au volume global de refinancement, il s’élève à 10,130 MDT au 30/11/2017.

par -

Selon les chiffres (provisoires) publiés sur le site officiel de la Banque centrale de Tunisie, les avoirs nets en devise de la Tunisie plongent à 92 jours d’importation ( 12420) et ce, à la date du 24 novembre dernier, contre des réserves couvrant 98 jours d’importation (12954 MDT) à la date du 27 octobre 2017. Avec ce niveau de réserves en devises, la Tunisie se situe au seuil de l’insécurité en termes de réserves en devises, étant donné que ce seuil est normalement fixé, selon les spécialistes, à 110 jours d’importation.

Toujours, selon les derniers indicateurs de la BCT, les billets et monnaies en circulation ont atteint 11220 MDT à la date du au 23 novembre 2017.

Quant au volume global de refinancement, il s’est situé à 10362 MDT à la date du 24 novembre 2017.

par -

La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a déjà entamé ses consultations pour la mise en place d’un processus de réduction de l’argent liquide dit “de-cashing”. Les objectifs étant de promouvoir l’inclusion financière, consolider les ressources du système bancaire, assurer une meilleure allocation des ressources financières au profit de l’économie organisée et lutter contre les activités informelles et les pratiques illicites.
Dans une interview accordée à l’agence TAP, Ahmed Al Karam, président du directoire d’Amen Bank et président de l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF), explique pourquoi il est temps de muter vers un monde financier digital en Tunisie et évoque ses chances de réussite.

Pourquoi, d’après vous, la Tunisie doit muter, aujourd’hui, vers un monde de transactions financières digitales ?

Ahmed El Karam : La mutation vers un monde digital n’est pas spécifique à la Tunisie, elle est planétaire. Les évolutions technologiques qui sont en train de marquer la planète grâce, principalement, à l’apparition des GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazone) sont en train de créer de nouvelles capacités et de nouvelles aptitudes technologiques qui changent totalement le comportement économique et même social des différents agents économiques. Je vous donne en exemple la Chine, deuxième puissance économique mondiale et premier pays en terme de commerce intérieur. Dans ce pays, plus de 50% des transactions se font d’une manière digitale, sans utilisation ni du chéquier, ni de billets de banque.

En Tunisie, nous gagnerons à réduire la monnaie fiduciaire, dont l’encours a plus que doublé en passant de 5 milliards de dinars à fin 2010, à environ 11 milliards de dinars aujourd’hui.
C’est un montant très élevé qui fait qu’une grande partie de la liquidité ne rejoint jamais les circuits économiques officiels et donc ne transite pas par les banques. Ça veut dire aussi qu’une grande partie des transactions ne permettent pas de garantir la traçabilité et la connaissance des mouvements de fonds. Nous ne pouvons pas savoir le sort, la finalité et l’utilisation de cette énorme liquidité. Ainsi, la Tunisie devrait lutter, d’urgence, pour que cette liquidité regagne les circuits officiels. La Banque centrale a ouvert ce chantier et s’en occupe d’une manière sérieuse.

D’après vous, quelles sont les raisons de l’augmentation de la masse des paiements en cash en Tunisie ?

Ahmed El Karam : A mon avis, l’augmentation exagérée des paiements en cash est due à trois facteurs essentiels. Primo, l’économie informelle qui n’a pas besoin de moyens de paiements modernes, puisqu’elle s’accommode de l’opacité des flux fiduciaires. Cette économie représente, d’après les experts, plus de la moitié de l’économie nationale. Aussi, on peut affirmer que la moitié de la monnaie fiduciaire émise par le système monétaire est accaparée par l’économie informelle. Cette manne financière ne profite pas aux banques et ne sert pas le financement transparent de l’économie. L’urgence est d’agir pour que cette économie informelle regagne l’économie organisée.

Secundo, l’existence de près de quatre millions de Tunisiens qui n’ont pas de comptes bancaires. Il faut travailler pour développer l’inclusion financière, afin d’intégrer dans l’économie moderne une grande partie de la population qui n’utilise ni le compte, ni le chèque, ni la carte bancaire. L’APTBEF a des idées intéressantes à ce sujet et tâchera de les appliquer avec la Banque centrale et les autres organismes concernés, pour mettre en marche une ambitieuse stratégie d’inclusion financière.
Il faut parallèlement développer l’inclusion digitale, car il ne suffit pas d’avoir un compte bancaire. Il faut l’utiliser au moyen de règlement par carte, et, de plus en plus, par téléphone portable. Mais, pour cela, il faut des solutions de paiement électroniques modernes, efficaces, sécurisées, garantissant l’interopérabilité et assurant la facilité l’utilisation.

Tertio, l’absence de développement du commerce électronique en Tunisie. A un moment où toute la planète en fait la base des règlements des transactions commerciales, la Tunisie est malheureusement très en retard. Le commerce représente une part insignifiante du commerce organisé. Il faut dire qu’il nécessite, en fait, une forte logistique, des magasins de stockage ultra-modernes, des moyens de transport efficaces, des solutions de paiement en ligne sûrs, des applications informatiques intelligentes, etc…

Pourquoi ne pas engager des discussions avec les grands opérateurs internationaux du commerce électronique tels que les leaders mondiaux que sont Amazone pour le monde occidental et Ali baba pour la Chine ? L’objectif est de développer d’une manière rapide le commerce électronique, afin de faire profiter l’économie de ses nombreux avantages, dont notamment la promotion des exportations et les échanges avec l’extérieur. C’est un gisement d’affaires à l’international qui échappe aux entreprises tunisiennes. Cela sans oublier les économies de charges, la sécurité des opérations et la rapidité de leurs exécutions. Le commerce électronique réduit sensiblement les préférences pour la monnaie fiduciaire.

A votre avis, combien de temps prendra ce processus de digitalisation pour se mettre en place en Tunisie ?

Ahmed El Karam : Je suis convaincu que cela peut aller très vite. D’une part, l’évolution s’accélère et parait jour après jour irréversible et d’autre part, les opérateurs en Tunisie ont la volonté et la capacité de se lancer dans l’aventure du développement du paiement électronique. Les solutions techniques sont là, les opérateurs sont prêts et les banques sont disposées à aider et à financer. Nos ingénieurs maitrisent convenablement la technologie et si la volonté politique se manifeste et avec force, tout peut aller très vite.

Est-ce qu’il existe dans le pays, l’infrastructure adéquate pour mettre en place cette option ?

Ahmed El Karam : Je pense réellement que nous avons une infrastructure matérielle et humaine dans ce domaine. La Tunisie recèle de compétences ayant une maîtrise confirmée de la technologie. Comme je l’ai déjà dit, la Poste, les banques et les opérateurs téléphoniques sont prêts et motivés pour jouer leur rôle et assumer leur responsabilité. La réussite de ce processus volontariste de modernisation des moyens de paiements ne peut que profiter à toutes les parties concernées et au développement et à la modernisation de l’économie tunisienne.

Combien va coûter ce processus de de-cashing ?

Ahmed El Karam : Le gain est considérable, étant donné que le coût de traitement des billets de banques est énorme en termes de fabrication, de manipulation, de conservation, de comptage, de transport, etc… sans parler du risque d’introduction de faux billets et de la fraude qui peuvent accompagner la manipulation des billets et monnaies. Ces coûts vont disparaitre avec le remplacement de l’argent liquide par la généralisation du paiement électronique. Les ordinateurs vont dialoguer entre eux. Certes, il y aura des risques, mais ils coûtent largement moins que ceux rattachés aux billets de banques. Je ne vois que du positif dans la disparition de la monnaie fiduciaire, à l’exemple de la Suède où l’argent liquide a totalement disparu. Cela prouve qu’il y a des solutions techniques et que l’expérience peut réussir en Tunisie, à condition de suivre une démarche volontariste et efficace.

L’absence de l’argent liquide peut aussi aider à lutter contre le terrorisme et le blanchiment d’argent ?

Ahmed El Karam : Bien sûr que ça va aider à lutter contre le terrorisme et le blanchiment d’argent. Les billets de banques qui n’entrent pas dans le circuit bancaire, peuvent être utilisés pour financer le terrorisme, blanchir des ressources provenant de la fraude, de la contrebande, de la corruption et d’autres actes criminels. C’est un vrai trou noir. C’est pour cela qu’il faut arrêter cette manne mafieuse dès le départ et agir vite pour que les billets émis se négocient dans les circuits officiels, avant de céder la place au paiement électronique.

Comment accélérer ce processus de de-cashing, d’après vous ?

Ahmed El Karam : Je crois que la BCT a pris déjà une initiative très louable. Elle a lancé sérieusement, les discussions à ce sujet et procédé à la création de commissions multidisciplinaires de réflexion et de proposition associant tout le monde: l’administration, les banques, les opérateurs techniques et les sociétés de “FINTECH”.
Dans quelques jours, il y aura un débat intense sur le sujet pour aller plus dans les détails. Je suppose qu’un rapport sera présenté aux autorités gouvernementales et c’est à ces dernières de parrainer ce rapport et de le mettre en application. A mon avis, toute réforme impliquant des changements profonds a plus de chance de réussite, si les responsables s’y engagent à plein temps. Mais, il ne faut pas que le souffle des réformes se perde dans la pression du quotidien ou dans les dédales de la routine administrative.

Il y a lieu de désigner une structure pour mettre en place le programme de réformes qui sera retenu, tout en la dotant des capacités nécessaires pour convaincre les parties concernées. Elle doit disposer des pleins pouvoirs pour coordonner et mettre en application les actions arrêtées.

Puisque c’est une démarche d’inclusion financière, est ce que vous avez associé les établissements de micro-finance ?

Ahmed El Karam : La micro-finance est un canal essentiel d’inclusion financière, C’est grâce aux 650 000 clients qui ont traité avec les structures de micro-finance qu’on arrive à donner une amorce de culture financière à des populations exclues des services bancaires. Oui, nous avons pensé à la micro-finance, car c’est un canal à développer pour ses effets positifs pas seulement comme instrument d’inclusion financière, mais surtout pour ses retombées sur le développement régional et la création de l’emploi surtout pour les diplômés du supérieur.

En quelle année, d’après vous, l’argent liquide va disparaitre en Tunisie ?

Ahmed El Karam : Je pense que ça ne doit pas dépasser l’année 2020, à condition de servir cette ambition par une volonté politique réelle et des outils très précis. Il faut faire vite pour que les 4 millions de tunisiens qui n’ont pas de comptes bancaires en soient dotés rapidement. Il faut aussi le faire d’une manière audacieuse pour que le commerce électronique se développe, pour atteindre 20 voire à 30% du commerce total. Il faut également, développer les paiements via les téléphones portables en faisant adhérer toutes les parties concernées à des solutions garantissant principalement l’interopérabilité.

Nous avons la chance d’être un pays de jeunes où l’utilisation des nouvelles technologies de l’information est banalisée. Nous sommes devant un dossier où la seule difficulté concerne l’économie informelle. C’est le seul facteur qui peut retarder une réalisation rapide des objectifs ambitieux dans le domaine de la généralisation du paiement électronique.

TAP

par -

Au Nigéria, la Banque centrale (CBN) a annoncé avoir injecté  à nouveau 285,7 millions de dollars sur le marché interbancaire des devises pour répondre aux demandes croissantes de dollars dans quatre branches de l’économie.

Selon Reuters, ce coup de pouce du régulateur s’inscrit dans sa politique visant à accroître la liquidité, atténuer les pénuries de devises et stabiliser le marché des changes.

La nouvelle intervention de la CBN renforcera le secteur de l’agriculture, les compagnies aériennes, le secteur pétrolier et les matières premières, en ligne avec l’engagement de l’institution à mettre l’économie nigériane sur la voie d’une réelle diversification.

La Banque centrale « continuera à jouer son rôle dans l’assouplissement de la pression des devises sur les secteurs manufacturiers et agricoles», grâce aux ventes en dollars.

Ce mois-ci, la CBN a déjà injecté plus de 495 millions $ dans l’économie nigériane.

par -

“Le FMI exerce une pression sur la BCT afin de faire baisser la valeur du dinar. La raison évoquée par le FMI est que la dévaluation du dinar va d’un côté améliorer la compétitivité des exportateurs et donc augmenter les exportations et de l’autre côté va augmenter le prix des importations et donc réduire leur volume”, c’est ce qu’a été indiqué dans la dernière note de l’Observatoire Tunisien de l’Économie (OTE). Ainsi, en baissant drastiquement la valeur du dinar, le FMI espère réduire le déficit commercial à moyen terme.

D’autre part, la BCT décompose l’évolution des échanges commerciaux selon trois effets : l’effet de la variation du taux de change (effet change), l’effet de la variation des prix (exemple : prix du pétrole) et l’effet de la variation des volumes d’échanges. Comme le montre la figure, la variation du dinar à la baisse (effet change) a eu un impact négatif sur l’évolution des échanges commerciaux de l’ordre de 1,1 Milliards en 2016 et de 1 Milliards uniquement sur le premier semestre de 2017. Cela veut dire que l’effet négatif de l’augmentation de la valeur des importations due à la baisse du dinar surpasse l’effet positif de l’augmentation de la valeur des exportations due à cette baisse. En d’autres termes, au lieu de réduire le déficit commercial comme attendu par le FMI, la baisse de la valeur du dinar a au contraire augmenté ce déficit commercial, souligne l’OTE.

Ainsi, la Tunisie est entrée dans un cercle vicieux où plus le dinar baisse et plus le déficit commercial se creuse dû à cette baisse et plus le FMI exige une dévaluation du dinar, d’autant plus grande que le déficit commercial se creuse. Est-ce la raison pour laquelle la BCT a décidé d’agir sur le volume des importations.

FOCUS 🔍

Comme à l’accoutumée, la BIAT- Banque Internationale Arabe de Tunisie – lance sa campagne estivale à destination des Tunisiens Résidents à l’Etranger « TRE...

Le meilleur des RS

Notre rubrique «Le meilleurs des réseaux Sociaux », début de la saison estivale oblige, choisit de mettre en lumière une initiative citoyenne, soutenue par un...

INTERVIEW

Walid Ben Salah, expert comptable, a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont l'augmentation et à plusieurs reprises...

AFRIQUE

Nigeria Air, c’est le nom de la compagnie aérienne nationale que le pays le plus peuplé d’Afrique va lancer d’ici la fin de l’année....

Reseaux Sociaux

SPORT

"On essaie de trouver un accord, Nice, Balotelli et nous", a déclaré le directeur sportif de l'Olympique de Marseille, Andoni Zubizarreta, au sujet de l'éventuelle arrivée...