AccueilAfriqueLe fils du président équato-guinéen traine aussi des casseroles en Suisse!

Le fils du président équato-guinéen traine aussi des casseroles en Suisse!

Le fils du président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema dit Teodorin, a été trainé devant la justice française pour une sombre affaire autour de ses revenus et de ses biens. La Suisse vient d’embrayer en déclenchant une enquête sur Teodorin pour blanchiment d’argent. La coupe est pleine pour les autorités équato-guinéennes, qui crient à la “conspiration”.

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Hier lundi 07 novembre 2016 au soir, le gouvernement a pondu un communiqué pour pointer du doigt certaines institutions françaises et suisses qui orchestrent “de manière délibérée, les derniers jours, une campagne médiatique féroce pour dénigrer l’image internationale du vice-président de la Guinée équatoriale”.

Teodoro Obiang Nguema, récemment propulsé premier vice-président de la Guinée équatoriale, avec vue imprenable sur le fauteuil de papa (au pouvoir depuis 1979), qu’il va certainement occuper prochainement, trainerait beaucoup de casseroles en Suisse. La justice a fait savoir le 3 novembre 2016 qu’elle a mis la main sur 11 voitures de luxe au nom de Teodorin, qui pourraient servir à blanchir de l’argent…

A Malabo, on dément catégoriquement, et argument suprême, les véhicules saisis en Suisse ne seraient pas la propriété du fils du président. Ils “appartiennent à une entreprise équato-guinéenne (…) Nous exigeons de rendre immédiatement ces véhicules à l’entreprise de la Guinée équatoriale qui est la vraie propriétaire de ces derniers”, a ajouté le texte du communiqué.

Pour rappel, le vice-président de la Guinée équatoriale a maille à partir avec la justice française à cause d’un énorme patrimoine qu’il aurait constitué, au nez et à la barbe des services du fisc français. D’ailleurs son procès a été fixé au 02 janvier 2016 à Paris.

Les autorités équato-guinéennes, au premier rang le papa président, n’en démordent pas : Les Français et les Suisses ont fait front pour inciter la Cour internationale de justice (CIJ) à aller dans le sens de leurs intérêts. En effet le gouvernement équato-guinéen a déposé un recours à la CIJ pour qu’elle exige de Paris un abandon des poursuites contre Teodorin. L’affaire n’a pas encore été tranchée.

Dans son communiqué, Malabo évoque un “complot médiatique” fomenté par la France “au moment où les juges de La Haye doivent prendre une décision”, un “complot” ourdi par “les médias et différentes institutions suisses”.

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