Tout faire pour ramener Toubel, Olfa Youssef et les autres au bercail....

Tout faire pour ramener Toubel, Olfa Youssef et les autres au bercail. Mais c’est pas gagné!

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Le locataire du palais de Carthage fait ce qu’il peut pour marquer, positivement, l’histoire de son pays. Bon, là en l’occurrence on va parler de sécurité… Ou plutôt de sécurisation des sites de production, qui impacte directement l’économie du pays. Et peut-être qu’à terme, si ça marche, ça aidera le président de la République, Béji Caïd Essebsi, à faire passer, un tant soit peu, les pilules de ses rendez-vous manqués et de ses promesses électorales non tenues (notamment l’élucidation des crimes politiques). Et il a deux ans pour y arriver (2019 est la date de la prochaine présidentielle à laquelle il ne se présentera pas, selon toute logique… vu son grand âge, même si le souligner n’est pas politiquement correct). Mais deux ans ça passe vite, alors BCE hâte le pas.

Le chef de l’Etat nous a donné le tournis dernièrement. Dans sa fameuse interview du 06 septembre 2017, il avait déclaré, avec beaucoup de véhémence, que Ennahdha l’avait leurré en se faisant passer pour un mouvement qui veut vraiment enterrer le prosélytisme et les dogmes religieux, pour se muer en parti civil. Il avait ajouté, toujours avec la même force, que le bout de chemin avec les islamistes avait atteint ses limites et était incapable de mener plus loin le pays. Et puis patatras : Essebsi fait volte-face dans son dernier entretien diffusé à la télévision nationale et dit le plus grand bien sur Ennahdha, s’épanche sur l’avenir radieux de leur cohabitation, et autres joyeusetés de ce genre. Une posture qui évidemment demandait une explication de texte, tant elle tranche avec la précédente sortie. Et c’est sa porte-parole, Saïda Garrache, qui s’y est collée, dans une radio privée de grande écoute, avec des acrobaties linguistiques et dialectiques pour tenter d’installer dans les esprits que son patron ne s’est pas contredit et que les deux discours sont en totale harmonie. A-t-elle convaincu son auditoire et surtout les électeurs du fondateur de Nidaa Tounes ? Manifestement non, à en croire la réaction outrée de Leila Toubel

Il lui reste… la sécurisation des sites de production

Réuni mercredi sous la présidence du président de la République, Béji Caïd Essebsi, le Conseil supérieur des armées s’est penché sur l’état d’avancement de l’élaboration de la stratégie nationale de sécurisation des frontières et de la mise en application du décret présidentiel portant proclamation des sites de production et des installations sensibles et vitales zones militaires interdites.
Le décret présidentiel n°2017-90, portant proclamation des sites de production et des installations sensibles et vitales zones militaires interdites, a été pris à la suite de la réunion du Conseil national de sécurité tenue à la fin du mois de juin dernier.
En vertu des dispositions de ce décret, les sites de production et les installations sensibles et vitales, ainsi que les régions avoisinantes, sont déclarées zones militaires interdites.
D’après le même décret, la liste des zones militaires interdites est mise à jour, chaque fois que le besoin se fait sentir.
Les unités militaires chargées de la protection et de la sécurisation des zones militaires interdites sont habilitées à utiliser tous les moyens de force possibles, pour faire face à toute agression ou attaque ciblant les personnes ou les installations, y compris les actes de sabotage et tentatives d’entrée en force.
Dans un discours du 10 mai dernier, le président de la République avait annoncé que l’armée nationale va désormais protéger les sites de production.
Il n’est plus permis aujourd’hui d’interrompre la production ou de barrer les routes “, avait-il dit en allusion à l’interruption récurrente de la production sous la pression des mouvements de protestation.

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