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Béji Caïd Essebsi

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Le député Machrouû Tounes, Hassouna Nasfi a affirmé, dans une déclaration ce lundi 16 juillet 2018 à Africanmanager, que l’interview du président de la République, Béji Caïd Essebsi, , dimanche soir, a été un échec et a aggravé davantage la crise politique qui sévit dans le pays depuis des mois.

Et de préciser dans le même contexte qu’ à travers cette interview, le chef de l’État a voulu imputer la responsabilité de la détérioration de la situation politique dans le pays au Chef du gouvernement, Youssef Chahed, ce qui a créé une crise entre l’un et l’autre, à savoir le chef de l’État et celui du du gouvernement.

Il a en outre indiqué que BCE a fait comprendre aux Tunisiens que l’objectif essentiel de cette interview est de régler des comptes à Youssef Chahed et de lui faire assumer la responsabilité non seulement de la crise actuelle dans le pays, mais aussi de ce qui se passe au sein du parti de Nidaa Tounes, du limogeage de l’ancien ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem, des changements qui ont eu lieu à la tête de certains départements, notamment celui de l’Intérieur et de l’attaque terroriste perpétrée voici quelques jours à Ain Soltane dans le gouvernorat de Jendouba.

Le député a d’autre part indiqué qui s’attendait à une nouvelle vision et une réaction d’un homme politique, plus est chef de l’Etat, loin des tiraillements politiques, expliquant que la solution n’est pas le limogeage ou la démission du chef du gouvernement.

Il a reproché au président de la République de ne pas mentionner la prérogative que lui reconnaît l’article 99 de la Constitution de demander lui-même à l’ARP un vote de confiance pour le maintien ou non du gouvernement, faisant remarquer que le pays ne supporte pas d’autre crises surtout que le Tunisien a perdu toute sa confiance dans les politiciens.

Autres réactions. Les partis Afek Tounes, Machrou Tounes et la coalition du Front populaire (FP) devront se réunir chacun ce lundi ou mardi pour discuter de la situation générale du pays et du contenu de l’interview du président Béji Caïd Essebsi diffusée dimanche soir sur la chaine privée Nessma TV, ont-ils indiqué dans des déclarations à l’agence TAP.

Le secrétaire général du mouvement Echaab et dirigeant du FP Zouheir Hamdi a annoncé une réunion du conseil central de la coalition ce lundi consacrée à l’examen de la situation générale du pays et certains points évoqués dans l’interview du président de la République concernant notamment le gouvernement. La réunion doit discuter également des alternatives envisageables pour la prochaine étape, a-t-il dit.

De son côté, la députée Afek Tounes Lilia Younes Ksibi a relevé que le comité exécutif du parti se réunira cet après-midi pour débattre du contenu de l’interview du président de la République et prendre position à ce sujet.

Pour la députée Afek Tounes, Rim Mahjoub la position du parti sera plus explicite à la lumière du contenu de la réunion de Carthage ce lundi avec les parties prenantes du Document de Carthage.

Souhail Alouini, député Machrou Tounes a relevé, quant à lui, que le mouvement se réunira aujourd’hui ou demain pour interagir avec le contenu de l’interview de Béji Caïd Essebsi.

Le président Béji Caïd Essebsi a déclaré, dans une interview télévisée, diffusée, dimanche soir, que la situation actuelle du pays est difficile et ne peut durer.

“Si la situation persiste (…) le chef du gouvernement doit soit démissionner, soit solliciter, de nouveau, le vote de confiance du parlement”, a-t-il dit.

Il est à rappeler à ce propos que le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a déclaré, dans une interview télévisée, dimanche soir, que le chef du gouvernement, Youssef Chahed devra démissionner ou aller solliciter la confiance de l’ARP, si la situation actuelle reste en l’état.
Il s’agit d’une situation qui va de mal en pis, atteignant le point de non retour, a-t-il dit, ajoutant que pour y remédier, il faudra impérativement remettre en selle la « ceinture politique » dont bénéficiait le gouvernement avant la suspension du « Document de Carthage » et de « Carthage 2 ».

BCE a en outre affirmé que la situation qui est actuellement celle du gouvernement ne peut plus durer, sans en dire davantage, ajoutant dans son interview télévisée dimanche soir.
que « celui qui lorgne une réussite aux prochaines élections présidentielles doit d’abord apporter la preuve qu’il a réussi en 2017 et 2018 ».

Il a révélé qu’il n’était pas d’accord avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed sur l’opportunité de révoquer l’ex ministre de l’Intérieur Lotfi Brahem , ajoutant qu’il lui a demandé de temporiser et de différer à plus tard cette décision. S’exprimant dans une interview télévisée, il a souligné que Chahed, voulant aller vite en besogne, y opposé une fin de non recevoir, ce qui a été suivi par une vague massive de nominations au sein du ministère de l’Intérieur et de l’appareil de sécurité, impactant négativement ses missions, ce dont témoigne l’attentat d’Ain Soltane.

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Si on a appris une chose dans cette Tunisie de tous les possibles depuis le fameux 14 janvier 2011, c’est qu’il ne faut jamais dire jamais. Rached Ghannouchi, le chef de file des islamistes, sur le fauteuil de Habib Bourguiba en 2019, c’était un scénario ubuesque et surréaliste il y a peu, à cause justement du peu d’appétit des électeurs pour sa personne que presque tous les sondages d’opinions ont attesté. Mais voilà, plus que jamais, ‘Au royaume des aveugles les borgnes sont rois‘. Le combat de l’an prochain pourrait ne pas avoir lieu faute de combattants. Dans un paysage politique sinistré, où aucune alternative sérieuse ne se présente à quelques mois des élections, où aucune personnalité ne sort du lot, où le vieux lion de Carthage, Béji Caïd Essebsi, a bien des envies d’en découdre à la prochaine présidentielle mais à 91 ans il est beaucoup moins fringuant qu’à son dernier triomphe en 2014, Ghannouchi président ce n’est plus un gag ou de la politique-fiction, mais une probabilité qu’il faut regarder en face et analyser. L’écurie islamiste est déjà en branle, après le ballon d’essai lancé par le gendre Rafik Abdessalem Bouchlaka et la sortie d’un “aficionado” de premier plan : Le porte-parole du mouvement Ennahdha. L’affaire est donc sur les rails, dans un contexte incroyablement favorable grâce à l’oeuvre du fils du président de la République, ou plutôt la destruction de l’oeuvre du père, son parti, Nidaa Tounes, par le fils, la seule formation qui peut encore torpiller les plans du leader d’Ennahdha. Tout dépendra de l’issue du tout premier Congrès électif de Nidaa. En attendant Ghannouchi peaufine sa stature internationale, reçoit tous les puissants d’ici et d’ailleurs, édulcore son discours pour ceux, encore très nombreux, que tout relent d’islamisme, même infime, effraie.

BCE et la tentation du lâchage

On n’a pas entendu le président de la République depuis un moment, et pour cause : Il n’a pas, n’a plus, grand chose à dire. Il ne maitrise plus rien depuis que sa dernière trouvaille, qu’il pensait révolutionnaire, le Pacte de Carthage, s’est crashé sur la demande insistante du secrétaire général de l’UGTT : Le départ du chef du gouvernement, chose que le chef de l’Etat ne peut, ne serait-ce que constitutionnellement en temps d’état d’urgence, concéder. Et puis il y a le fait qu’acter l’échec de son poulain, Youssef Chahed, au point d’offrir sa tête à son fils, Hafedh Caïd Essebsi et au leader de la centrale syndicale, Noureddine Taboubi, revient à acter son propre échec. Ce serait celui de trop, après la disgrâce de Habib Essid. A son âge, et au crépuscule de sa carrière politique, Essebsi a maintenant le souci de son héritage, de la postérité, de ce qu’on dira de lui après qu’il se sera éclipsé, comme tous les hommes et femmes de son rang. Mais le duel à mort ente Chahed et Taboubi est en train d’impacter cette trajectoire. Ahmed Néjib Chebbi a raison de dire, sur sa page Facebook le 25 juin 2018, que BCE rêve de voir Taboubi dégommer Chahed. Non pas que le départ du chef du gouvernement enchanterait son mentor, mais ce serait une façon de mettre un terme à cette crise et ce blocage politique mortifère, surtout pour le sursaut économique déjà amorcé et les réformes dont le pays ne peut plus faire l’économie. Et ça aussi ça conditionne la consistance de l’héritage que laissera le président de la République.

Essebsi ne peut pas raisonner et encore moins stopper l’UGTT, pour ramener le calme dans le pays, alors l’idéal serait que Chahed s’efface, volontairement, sans faire de bruit, sans régler des comptes, sans tirer dans tous les sens, sans déballer ce qu’il sait. Mais manifestement ça restera un voeu pieux, un rêve pour BCE. Chahed n’a montré aucune disposition à être cet agneau de sacrifice qu’a été Essid.

Les vrais vainqueurs c’est eux !

Paradoxalement, le chef du gouvernement n’a jamais été aussi en forme. On est fin juin 2018 et il est encore là, ce qui en soi est déjà un miracle vu la violence de la tempête qu’il a essuyée il y a peu. Et même mieux : l’UGTT, celui par qui tous les dangers sont arrivés, va lui offrir une chance de jouer une fine partie de poker où Chahed pourra abattre ses cartes. Dans ces négociations sociales qui démarrent ce jeudi 28 juin, il lâchera, très probablement, quelques promesses, même vagues, de revalorisation des salaires, sous l’étroite surveillance du FMI qui a tracé quelques lignes rouges. Ces engagements suffiront pour le moment. D’abord ils permettront à Chahed de gagner un précieux temps, et de désarmer Taboubi. En effet ce dernier ne peut pas continuer, très logiquement, à réclamer la tête de celui avec qui il négocie, et encore moins si Chahed dit ce qu’il veut entendre : Les salaires vont monter, même peu. Il ne faut pas oublier, malgré les grandes phrases et les théories savantes sur l’échec du gouvernement, que le combat contre le chef du gouvernement a gagné en intensité quand Chahed a fermé la porte des augmentations salariales. Il a aggravé son cas en opposant une fin de non-recevoir aux demandes exagérées des profs du secondaire. En réalité  c’est cela qui lui a valu la violence des coups portés par l’UGTT. Toute cette agitation est avant tout une affaire de sous. Si Chahed lâche du lest là-dessus, avec les limites que lui a fixées son principal bailleur, ça lui donnera l’assurance d’être tranquille au moins cet été. Et encore plus s’il saupoudre tout cela avec un remaniement ministériel aux petits oignons, même frugal. A la rentrée on parlera d’autre chose, essentiellement des élections générales de 2019…

Au plus fort de la tempête, quand son parti secouait le cocotier pour le faire tomber, seul Ennahdha a défendu la boutique Chahed. Mais les islamistes ne l’ont pas fait pour ses beaux yeux, mais par pur pragmatisme. En effet Chahed traite plutôt bien les ministres nahdhaouis, malgré la pression d’une frange des nidaïstes pour débarquer les poulains de Ghannouchi. Qui sait ce que ferait d’eux un autre chef de gouvernement. Ne dit-on pas ‘Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras’ ? Par ailleurs un soutien affiché à Chahed, jusqu’au bout, quand les siens le lâchent, a l’avantage de se le mettre dans la poche et de s’assurer qu’il s’effacera le moment venu pour dégager la voie du palais de Carthage à Ghannouchi. Une sorte de renvoi d’ascenseur quoi. Quant à Nidaa Tounes, il pourrait très bien, en cas de déroute aux élections de 2019, accepter de jouer les seconds couteaux, exactement comme le fait Ennahdha présentement, avec une cohabitation bis, histoire de garder une main sur le pouvoir. A moins que le prochain Congrès électif de Nidaa Tounes en décide autrement, en éjectant HCE et ce qu’il faut de poison, en permettant à un vrai candidat à la présidentielle d’émerger, et ça aussi c’est pas de la politique-fiction !

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Des sources bien informées ont confié ce jeudi 8 juin 2018 à Mosaïque FM que les signataires du Pacte de Carthage reprendront dans les prochains jours les négociations autour de la deuxième version de l’accord.

On rappelle que le président de la République, Béji Caïed Essebsi, avait annoncé la suspension des concertations depuis le 28 mai dernier, pour une durée indéterminée suite au blocage sur le 64e et dernier point : Le maintien du chef du gouvernement. Reste à savoir si les partisans du départ de Youssef Chahed – le directeur exécutif de Nidaa Tounes et l’UGTT notamment – ont assoupli leur position durant cette pause, pour éviter l’enlisement et un round de pourparlers qui s’éternise…

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Le Document de Carthage, que le président de la République, Béji Caïd Essebsi, avait sorti de son chapeau suite à l’éviction de Habib Essid, a fait des dégâts, des gros. D’abord dans le pays où il a provoqué un flottement évident en impactant le cap pris, si cap il y avait ; ensuite dans le paysage politique, qu’il a divisé encore plus qu’il ne l’était ; dans le parti sorti majoritaire des législatives de 2014, Nidaa Tounes, avec les déflagrations que l’on sait ; enfin au sein même du gouvernement, avec les incertitudes autour du chef du gouvernement et de son équipe, l’incertitude qui est la meilleure ennemie de tout gouvernement, de toute action publique et de l’économie. Pour le parti que Essebsi a bâti, le soldat Taieb Baccouche, son ancien secrétaire général, a été mobilisé pour tenter de recoller les morceaux. Baccouche, qui a la mission très délicate de réveiller de son coma l’UMA (Union du Maghreb Arabe), devra stopper une hémorragie causée par le chef de l’Etat (en s’alliant avec les islamistes) mais amplifiée par son fils, Hafedh Caïd Essebsi et sa clique. Pour le reste des pépins provoqués par le Pacte de Carthage dans le pays, tout est à faire, et ce ne sera pas une mince affaire. II est déjà question, si on en croit les appels émis par-ci par-là, de revenir à la table des négociations pour vider le contentieux autour du fameux 64e point : Le maintien ou non du commandant du bateau, Chahed. Encore des maux de tête en perspective, pour les citoyens comme pour le principal artisan de cette affaire, BCE. Mais ce à quoi on ne s’attendait pas, c’est que le mouvement Ennahdha, la seule vraie forteresse du microcosme politique, soit à son tour secouée par cette agitation ambiante.

Nous avons été surpris par la tonalité du communiqué du samedi 02 juin 2018, qui invite les dirigeants du mouvement à s’en tenir aux positions officielles. Cette sortie s’adresse directement aux déclarations faites par des leaders du parti sur des positions exprimées vis-à-vis d’organisations, de partis politiques, du gouvernement et du Document de Carthage 2.

La direction d’Ennahdha a précisé que les positions engageant le parti émanent de ses institutions officielles et des parties habilitées à s’exprimer en son nom. “Toute opinion personnelle n’engage que son auteur“, indique le parti.

Reste à savoir si cette mise au point cible surtout le dirigeant d’Ennahdha Abdellatif Mekki. En tout cas le porte-parole du mouvement, Imed Khémiri, martèle que la position officielle du parti au sujet des organisations, partis politiques, du gouvernement ou du Document de Carthage 2 a été exprimée par son président, Rached Ghannouchi, lors de la suspension des concertations sur l’Accord de Carthage.”Le mouvement Ennahdha s’en tient à sa position, appelant à poursuivre le dialogue avec les différents partenaires politiques et sociaux“, a-t-il souligné. Et c’est aussi ce qu’on croyait, compte tenu des habitudes martiales chez les islamistes où la parole du ou des chefs est en général gravée sur le marbre. Une discipline militaire qui explique d’ailleurs, il faut le reconnaitre, les succès du mouvement et de son incroyable faculté à trouver les ressors pour se maintenir au centre de la vie politique, alors qu’il y a trois ans à peine il a éjecté du pouvoir, d’abord par la rue et ensuite par le verdict des urnes.

C’est toujours le même qui met le feu !

Pour rappel, Abellatif Mekki avait dit, vendredi 1er juin 2018, que “proposer une meilleure alternative au chef du gouvernement Youssef Chahed dans le cadre des concertations du Document de Carthage II peut aider à résoudre la crise et dépasser le blocage autour du 64e point relatif au remaniement ministériel“.

Mekki avait souligné l’attachement de son parti à poursuivre des pourparlers et proposer de nouvelles voies de sortie de crise à travers notamment “l’ajout d’un nouveau point dans les clauses du Document de Carthage II qui propose une meilleure alternative à l’actuel chef du gouvernement“. Ce qui heurte de plein fouet la position défendue officiellement par son président, Rached Ghannouchi, qui préconisait plutôt une sorte de changement dans la continuité, au motif que le renversement de la table ne sert pas l’intérêt national. “Le pays qui vit une conjoncture délicate au vu de la situation économique et financière a besoin de réformes et non pas de faire tomber le gouvernement“, avait-il ajouté. Et on croyait que les troupes, comme à leur habitude, allaient se ranger comme un seul homme derrière leur cheikh-professeur. Mais c’était sans compter sur Mekki, qui n’en est pas à sa première bravade.

La faute au double langage

Mais il faut dire aussi que ce sont là les limites du double langage que le mouvement a l’habitude de pratiquer, sur pratiquement tous les sujets importants. Par exemples, ce fut le cas lors de la loi sur le réconciliation nationale portée par Essebsi ; plus récemment on en entendu Ghannouchi défendre le droit de l’UGTT à réclamer la tête du chef du gouvernement et défendre en même temps le maintien de Chahed. Dernièrement, on a vu Ennahdha tanguer, transiger, hésiter sur la même question, pour finir par soutenir qu’il était bon que le locataire du palais de la Kasbah reste, pour le bien du pays, avec les inflexions et corrections qu’il faut. Tous ces revirements, parfois dans le même communiqué, finissent par donner le tournis, même aux professionnels du double langage les plus chevronnés.

Reste que le mouvement a connu d’autres remous internes dans le passé et y a toujours survécu ; en effet l’instinct de survie aiguisé par la crainte d’être bouté hors du cercle du pouvoir finit toujours par créer l’union sacrée quand les autres partis butent. Donc pour les adversaires qui pensent qu’ils pourront exploiter cette mini crise autour du Document de Carthage 2 ce sera un peu court. Il faudra trouver autre chose pour malmener Ghannouchi et compagnie, mais il y a problème : Le mieux placé pour réaliser cet exploit, Nidaa Tounes, est encore plus mal en point que les islamistes. Il faudra tout le talent et la verve de BCE et de Baccouche pour remettre leur parti dans un état qui lui permettra de se présenter, avec de vraies chances, face à Ennahdha aux élections de 2019.

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L’avocat Abdessatar Messaoudi, ancien membre de Nidaa Tounes, avait déclaré dernièrement que le président de la République, Béji Caïd Essebsi, lui avait promis de restaurer ce que son fils et sa “bande” avaient cassé dans la machine de guerre qui avait permis à BCE de triompher au scrutin de 2014. On ne sait pas si cela a un rapport avec l’engagement du président, mais l’ancien secrétaire général de Nidaa Tounes, Taieb Baccouche, s’active actuellement dans les coulisses pour sortir le parti du trou. Il a confié ce samedi 02 juin 2018 à Mosaïque Fm qu’il a sa petite idée sur la manière de sauver Nidaa Tounes et de récréer l’union sacrée entre ses fondateurs pour retrouver la ligne originelle du parti bâti par le chef de l’Etat.

Baccouche a affirmé que les fondateurs du parti et les bureaux régionaux sont en train de plancher sur sa proposition mais qu’il est trop tôt pour se prononcer sur les résultats de son initiative. Ce qu’on sait c’est que l’ancien SG de Nidaa Tounes a conversé, au téléphone, avec Essebsi immédiatement après la dernière sortie télévisée du chef du gouvernement, Youssef Chahed. Baccouche refuse d’en dire plus sur le contenu de cet entretien, comme il refuse d’entériner son grand retour dans ce parti qui allait nettement mieux quand il en avait la charge…

 

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La dernière intervention télévisée de Youssef Chahed fait parler aussi en dehors de la Tunisie. Selon le site français « Maghreb Intelligence «c’est donc un Youssef Chahed en pleine confiance et totalement remonté qui a dézingué Hafedh Caïd Essebssi, en direct sur la télévision publique». La même source a indiqué que Chahed aurait eu les «appuis du patron d’Ennahdha, et du ministre de l’intérieur, Lotfi Brahem». La même source estime enfin que cette intervention télévisée «replace le jeune Premier ministre au centre de l’échiquier politique et donne un coup de vieux, et un air Trabelsi, au palais de Carthage et à Nidaa Tounes ».

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Il s’était tu pendant toutes les réunions de Carthage et continué, en silence, son travail de chef de gouvernement, supportant stoïquement mais dignement les coups de griffe et même les coups de couteau de l’héritier de Nidaa Tounes, faisant ainsi honneur à son poste d’homme d’Etat. Sans que l’on s’y attende et en l’absence du chef de l’Etat et père du directeur exécutif de Nidaa, Youssef Chahed décide de sortir de son silence. Il décide, en plus, de s’attaquer directement et nommément à celui qui lui a consacré deux Statuts fb pour descendre son bilan en flammes et demander sa tête sans détours.

L’intervention télévisée de Youssef Chahed, mardi 29 mai 2018, en aura définitivement étonné plus d’un. D’abord et surtout parce qu’elle était directe, frontale et nominative contre l’héritier du parti, au nom duquel il gouverne, quoique pas de manière directe, mais à travers le Document de Carthage. Un parti, qui, comme il le dira, «ne ressemble plus à celui auquel j’ai adhéré en 2013». La remarque aurait d’ailleurs pu être faite par les milliers d’adhérents et de sympathisants qui avaient voté en 2014 et qui s’étaient maintes fois déclarés trahis par le fondateur Béji Caïed Essebssi et l’héritier Hafedh Caïed Essebssi (HCE). «Ceux qui dirigent ce parti, et à leur tête Hafedh Caïed Essebssi et ceux qui l’entourent, ont démoli le parti et poussé grand nombre à le quitter», disait Youssef Chahed dans une attaque frontale à HCE et les deux ou trois politicards qui font partie de son premier cercle d’influence. Un constat que font aussi désormais tous les adhérents de Nidaa et même toute la scène politique et qui a été derrière tous les schismes et les départs qui ont divisé et affaibli ce qui était le parti de la majorité. Un parti que ne ressemble à rien, qui n’a même pas tenu son congrès constitutif. Un parti sans structures claires et précises et dont certains bureaux régionaux n’ont presque jamais ouvert leurs portes. Un parti qui ne mobilise plus à l’extérieur et démobilise même au-dedans.

Cela, toute la Tunisie le savait et Youssef Chahed n’avait à la limite fait que dire en public ce que même le fondateur de Nidaa Tounes connaissait et n’osait pas dire. Mais Youssef Chahed avait-il raison de le dire ? Devait-il quitter son piédestal d’homme d’Etat et de chef de gouvernement et s’abaisser à répondre,utiliser son image et son aura de chef de gouvernement, pour laver le linge sale de son propre parti en public ? Beaucoup, même de ceux qui ont applaudi son intervention, pensent qu’il n’aurait pas dû le faire, sans pour autant lui dénier le droit de le faire.

Youssef Chahed et son gouvernement font, depuis quelques mois, l’objet d’une campagne de dénigrement, de diffamation, d’intox, de pression, aux fins de les déloger de la Kasbah. Derrière la campagne il y a ceux-là mêmes qui l’y avaient nommé au titre d’un organe, le Document de Carthage, complètement anticonstitutionnel. Les causes sont multiples et varient selon les parties qui veulent sa tête. Pour Nidaa, il s’agit principalement de fauteuils voulus et non donnés. Pour l’UGTT, il s’agit d’augmentations salariales que le chef du gouvernement ne pouvait plus donner. Pour l’UTICA, il s’agit de mesures, fiscales et économiques, qui lestent les coûts de production du patronat et affaiblissent son potentiel de compétitivité. C’est en quelque sorte le détail économique et financier de la feuille du «Document de Carthage 1» qui a ligué presque tout le monde contre Chahed, y compris ses frères d’armes à Nidaa Tounes.

Il était donc normal que le chef du gouvernement se défende, et il n’avait pas complètement tort de le faire ainsi. En effet, s’il est vrai que le linge sale de Nidaa était une affaire, d’abord familiale et ensuite interne, il n’en demeure pas moins vrai que c’est cette crise interne de Nidaa qui n’a jamais pu lui donner assez de pouvoir pour appuyer son candidat, et a obligé le fondateur Béji Caïed Essebssi à lui chercher une ceinture de soutien. Il est vrai aussi que la crise interne de Nidaa, obligé de s’allier à Ennahdha, a été derrière la mise en place de la politique de la concertation, qui a été à son tour derrière l’instabilité politique générale. Nidaa est trop faible pour gouverner seul. Ennahdha est trop vulnérable pour s’y livrer. Aucun d’eux n’a assez de pouvoir pour diriger le pays et la concertation ne permet que de donner des demi-solutions à des problèmes multidimensionnels et urgents. C’est là que la crise interne de Nidaa a fortement impacté la stabilité politique et les capacités du gouvernement à concrétiser son programme d’action économique.

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Ne tenant manifestement pas à être l’outil qu’utiliseront ses détracteurs pour renvoyer Youssef Chahed de la Kasbah, le locataire de Carthage a, le lundi 28 mai 2018, suspendu le «Document de Carthage» ou DC, et renvoyé sine die les concertations qui devaient aboutir à une nouvelle feuille de route pour le chef du gouvernement. Les mots étant importants, Saïda Garrach a parlé d’une suspension et non d’un arrêt. Auquel cas Youssef Chahed devrait partir, le DC étant le document fondateur de son gouvernement d’union nationale. Il n’en demeure pas moins que le gouvernement de Youssef Chahed n’en est plus un.

De suite, le Taboubi de l’UGTT annonce son retrait de cette structure de gouvernance virtuelle de la Tunisie de la seconde République. Un retrait dont la seule explication est l’incapacité de la toute-puissante et omnipotente centrale syndicale ouvrière à faire plier le président du conseil d’administration de l’entreprise Tunisie, Béji Caïed Essebssi, et le reste des membres du conseil d’administration et renvoyer le DG de l’entreprise, Youssef Chahed.

De fait, l’UGTT perd le deuxième round de son bras de fer avec le chef du gouvernement, le second à lui tenir tête après Mehdi Jomaa, quoique pour une plus longue période, et Hafedh Caïed Essebssi (HCE) en perd un round. De fait aussi, Youssef Chahed reste à la Kasbah et on ne parle même plus de remaniement ministériel. Une claque magistrale pour l’UGTT et pour HCE. Ce dernier se met ainsi, depuis le 9 mai 2018, date de son communiqué, à flirter avec l’UGTT. Comme s’il séchait les larmes de dépit de Noureddine Taboubi, HCE affirmait dans le même communiqué que «l’UGTT [est] l’un des piliers du consensus social». L’alliance a changé de bord.

  • Retour au point de départ. «نرجعوا فين كنا» avait un jour dit Bourguiba

Cela aura tout simplement coûté quelques mois de la vie d’un pays au bord de la banqueroute et plusieurs mois de retard dans la mise en œuvre des réformes par lesquelles l’économie donnait déjà en avril les premiers signes d’une légère reprise. Nous en voulons pour preuve le changement de qualité de la petite croissance de 2,5 %, qui n’est plus issue de la consommation, mais de secteurs productifs. Cela aura quand même coûté une confirmation par Fitch Rating de la notation négative de Moody’s. Cela a encore coûté un € désormais à plus de 3 DT, une thésaurisation plus accélérée qui aggravera la crise de liquidité, une inflation à 7,7 % liée à la hausse des prix et l’envolée du coût de l’argent, et des réserves en devises en baisse. Le tout du à l’attentisme créé par les appels au changement de gouvernement. Des effets de l’instabilité politique que niait le fils du chef de l’Etat lorsqu’il demandait la 1ère fois la tête du candidat de son propre parti au poste de chef de gouvernement en 2016.

Ceux qui connaissent l’UGTT savent cependant pertinemment que l’organisation a la tête dure et n’a pas encore dit son dernier mot. Il devient plus que probable qu’elle relance sa campagne anti-Chahed, directement ou indirectement et qu’elle s’oppose de façon plus véhémente à son programme de réformes économiques. Il n’est donc pas exclu qu’elle mette au point un programme de mouvements sociaux, grèves, sit-in notamment, pour enrayer l’action d’une «persona non grata».

  • Un train peut en cacher un autre  

Reste à deviner ce qui s’est passé dans la tête du président nonagénaire pour qu’il lâche celle dont il disait que rien ne se faisait sans elle. Aurait-il décidé de battre en retraite face à la campagne anti-Document de Carthage, de plus en plus considéré comme anticonstitutionnel et un véritable «Shadow Cabinet» ? Aurait-il été finalement irrité par les deux dernières campagnes, menées par son fils sur les réseaux sociaux, pour obtenir le départ de l’actuel chef de gouvernement alors qu’il avait signifié qu’il n’était pas question de le changer ?

Dans un cas comme dans l’autre, ce qui reste du magistère de Youssef Chahed jusqu’aux prochaines d’octobre 2019 ne sera pas facile, ni pour lui, ni pour l’économie, encore moins pour la société tunisienne. Maintenu bon gré mal gré à la tête du gouvernement, Chahed reste lié par les engagements donnés aux bailleurs de fonds avec à leur tête le FMI et par les réformes promises.

Or, s’il a gagné ses bras de fer avec l’UGTT et le fils du fondateur du parti Nidaa Tounes, Youssef Chahed perd une large part de la marge de manœuvre dont il devrait disposer pour faire passer ses réformes, en face de formations politiques qui s’étaient finalement déclarées incapables, lundi 28 mai 2018, de s’entendre sur les mesures à adopter pour faire face à la crise économique aiguë dans laquelle s’englue le pays.

  • Que peut-il désormais se passer ?

Il y a d’abord lieu de remarquer que sitôt l’annonce faite par Saïda Garrach de la suspension du DC, le conseiller Noureddine Ben Ticha s’empresse de préciser que cette décision de BCE est provisoire. On comprendrait alors que la décision de BCE de le suspendre n’était qu’un coup de tête et que, retrouvant ses esprits, le nonagénaire chef de l’Etat tunisien aurait envoyé son conseiller entrebâiller de nouveau la porte des négociations, peut-être par une autre composition du DC ou avec de nouvelles conditions.

En attendant, il se murmure que le fils préparerait quand même un nouveau coup de force contre son père. A deux reprises, Hafedh Caïed Essebssi aurait réuni les ministres de Nidaa après la rupture du jeûne. A l’un des menus, un coup à la Yassine Brahim. HCE penserait en effet à demander aux ministres de Nidaa Tounes de démissionner en bloc du gouvernement, ce qui obligerait Chahed à repasser par la case ARP pour un éventuel vote de confiance qu’il pourrait retourner contre lui. Coup bas et combines pour faire tomber le gouvernement auraient ainsi déjà repris. “Business as usual” !

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Abdessatar Messaoudi, avocat et ancien membre de Nidaa Tounes, a relaté, lundi 28 mai 2018 dans la soirée sur sa page Facebook, sa rencontre avec le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, en pleine tempête autour du Document de Carthage 2, qu’il a fallu d’ailleurs sursoir. Me Messaoudi a indiqué qu’il a eu une discussion très franche et sans tabous avec Essebsi.

«Le président de la République était déçu par la crise politique, et par la situation dégradée de Nidaa Tounes. L’entretien était franc, sans protocole et sans tabous. Nous avons évoqué la famille, le «fils de papa», les nouveaux mercenaires qui ont démoli Nidaa“, a confié l’avocat.

Il m’a écouté dans un moment de clairvoyance et je lui ai dit ce qu’il fallait faire. J’ai, également, écouté sa réponse et son analyse sur la situation politique. Il a promis de corriger ce qui peut l’être et tout ce qui a été détruit par la bande, dans le sens large du terme“, a-t-il ajouté.

La dernière fois qu’on a entendu publiquement l’avocat s’exprimer sur un grand dossier c’était le 11 septembre 2017. Il était alors monté au front pour défendre une idée qui trottait dans la tête de BCE : Le changement du système politique. De l’eau a coulé sous les ponts depuis…

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Maintenant que le Pacte de Carthage a été gelé, on va pouvoir retourner au travail. C’est certainement ce que se dit le chef du gouvernement, Youssef Chahed, et la grande majorité des citoyens après avoir appris ce qui aurait dû être fait depuis belle lurette, vu que – on se répète, volontairement – ce Document cher au chef de l’Etat n’a jamais apporté la preuve de son efficacité. L’Accord de Carthage 1 était, au mieux, une sorte de catalogue de voeux pieux pour un gouvernement qui de toute façon est lesté par les réalités économiques du pays, par les clous fixés par le FMI et surtout par l’état des finances publiques. Autant de corsets qui ne permettent aucune folie. Alors un Pacte de Carthage pour quoi faire ? Rien, à part pour le décorum et le sentiment vaguement confortable que la Tunisie a une direction, un cap. Si ce n’était que ça, on aurait pu s’accommoder de ce Document très encombrant. Le souci c’est que la deuxième mouture de la trouvaille de Béji Caid Essebsi était devenue un lieu de surenchère, de conciliabules dangereux pour l’équilibre et la stabilité de la nation, avec des dirigeants inconscients de la délicatesse du moment que traverse la Tunisie et des contrecoups d’un renversement de la table. Mais voilà, le directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi, et le leader de la centrale syndicale, Noureddine Taboubi, puisqu’il s’agit d’eux principalement, se sont obstinés, jusqu’au bout. Et là BCE aurait dû prendre ses responsabilités…

L’affaire aurait dû être pliée depuis le 25 mai 2018, quand le président de la République a dit qu’il fallait une majorité au sein des signataires du Pacte de Carthage pour avoir la tête de Youssef Chahed. Il avait ajouté que même cela ne suffisait pas et qu’il fallait de toute façon aller devant la représentation nationale (l’ARP) pour voter l’éviction de Chahed. D’abord le premier point : Le fils du chef de l’Etat, HCE et Taboubi crient dans le désert, ou presque (l’UPL et l’UNFT partagent leur position), pour obtenir le départ de Chahed. En face 5 signataires du Pacte (Ennahdha, Al Massar, Al Moubadara, l’UTICA et l’UTAP) soutiennent le maintien du chef du gouvernement. 4 contre 5, ce n’est pas ce qu’on peut appeler une majorité. Alors BCE aurait dû tirer les conséquences de ce qu’il avait lui-même dit et stopper net cette affaire, et obliger tout le monde à signer sur les 63 points lesquels à défaut de régler les problèmes du pays gravaient au moins sur le marbre les priorités du moment. Le président de la République a-t-il voulu épargner à son fils une claque publique magistrale ? Mystère…

Ensuite si on prend le deuxième point, une majorité au Parlement pour avoir la peau de Chahed, là aussi c’était foutu d’avance vu que Ennahdha, qui dicte sa loi à l’ARP depuis que Nidaa Tounes a eu la bonne idée de lui céder la première place, a jusqu’au bout affirmé qu’il est pour le maintien de Chahed. Et même au sein des élus de Nidaa Tounes, beaucoup ont donné de la voix ce week-end pour dire haut et fort qu’ils soutenaient le chef du gouvernement, et qu’ils désapprouvaient le jusqu’au boutisme suicidaire, politiquement, de HCE. Là aussi BCE aurait dû en tirer les conséquences en arrêtant cette sinistre farce très dommageable pour le pays.

Maintenant que cette affaire s’est arrêtée d’elle-même, en tout cas provisoirement, on va pouvoir apporter l’éclatante démonstration que le gouvernement n’a pas besoin du Pacte de Carthage pour conduire les affaires du pays. Le chef de l’Etat nous avait vendu cette histoire pour donner la preuve de son brio politique et pour, peut-être, laisser une empreinte dans l’histoire, comme il espère le faire avec la légalisation du mariage entre une Tunisienne musulmane et un non musulman ou avec l’égalité homme-femme dans l’héritage. Le moins qu’on puisse dire est que cette entreprise de sauvetage national par le Pacte de Carthage est un véritable fiasco, du moins jusqu’ici. Essebsi ne sera pas décoré pour le 1er Document, il ne le sera pas non plus pour le second, à cause surtout du fait qu’il n’ait pas compris qu’il était grand temps d’arrêter définitivement cette affaire qui parasite le gouvernement dont la gestion des affaires du pays est pourtant le métier et qui, en principe, n’a besoin de rien ou personne pour l’y aider…

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Le président de la République, Béji Caïd Essebssi, a décidé de suspendre les concertations engagées dans le cadre du Document de Carthage II et de les reporter à une date ultérieure, a indiqué, lundi, le porte-parole de la présidence de la République, Saïda Garrache.

Vendredi dernier, à l’ouverture des travaux de la commission des présidents et secrétaires généraux des partis politiques et des organisations nationales, Caïd Essebssi a soulevé le différend qui persiste autour du 64 e point relatif au remaniement ministériel. Ce point évoque la question de savoir s’il touchera ou non le chef du gouvernement.

Le chef de l’Etat avait alors affirmé vouloir éviter d’évoquer le remaniement ministériel dans la mesure où le plus urgent consiste, avant tout, à mettre au point un plan de réforme. En cas de non accord, Caïd Essebssi avait proposé le report des concertations après le mois de ramadan.

Caïd Essebssi a tenu à préciser ne pas avoir de rôle, en tant que président de la République, dans le changement du chef du gouvernement, ni l’intention d’empiéter sur les prérogatives du parlement, tel que rapporté par certaines parties. “La question doit passer par le parlement conformément à la Constitution”, a soutenu le président de la République.

En mars dernier, les signataires du Document de Carthage ont décidé la création d’une Commission avec pour mission de définir les priorités de l’économie nationale et de proposer les réformes y afférentes.
Cette commission est composée de deux représentants de chaque parti et de chaque organisation signataires du Document de Carthage.

“Tout remaniement ministériel doit être opéré sur la base d’une feuille de route claire”, ont-ils assuré, ajoutant que le changement de l’équipe gouvernementale est toujours possible à la lumière d’un programme de réformes cohérent.

Les concertations autour du Document de Carthage II ont démarré en janvier 2018.
Au départ, le Document de Carthage regroupait neuf partis politiques avant le retrait de “Afek Tounes” et “Machrou Tounes”. Les partis “al-Chaab” et “al-Joumhouri” n’ont plus assisté aux réunions depuis mars dernier.

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En pleine effervescence autour du Document de Carthage 2 et du remaniement ministériel, les deux têtes de l’exécutif, Béji Caid Essebsi et Youssef Chahed, se sont rencontrés ce jeudi 24 mai 2018. D’après les échos qu’on en a eus, à travers un communiqué de la présidence de la République, les deux hommes ont parlé de tout, ou presque, en évitant soigneusement les deux sujets brûlants cités plus haut. A la place on a vu de larges sourires, comme à chaque fois qu’il a été question de débarquer le chef du gouvernement…

D’après le texte laconique du palais de Carthage, Essebsi et Chahed ont évoqué, comme chaque semaine, comme si de rien n’était, la situation générale du pays et les données économiques actuelles, avec cette fois un focus sur celles du tourisme, qu’on annonce très bonnes cette saison…

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Délétère, nauséabond, affligeant. Il n’y a pas d’autres mots pour qualifier le climat politique du pays actuellement. Toute la science politique du monde ne sert à rien pour tenter de décrypter ce qui se passe en ce moment sur la scène politique. La Tunisie est entrée dans la démocratie par la mauvaise porte : Le régime parlementaire, avec scrutin proportionnel. Non pas que ce système soit mauvais en soi, mais il sied aux citoyens qui en ont la maturité. On est loin, très loin, de pouvoir en dire autant pour les Tunisiens. Le chef de l’Etat, Béji Caid Essebsi, en a rajouté aux problèmes du pays en sortant de sa tête un OVNI politique qui ne pouvait prospérer que dans cette Tunisie post-révolutionnaire de tous les possibles : Le Pacte de Carthage, après le prétendu échec du gouvernement de Habib Essid sur lequel d’ailleurs il y a beaucoup à dire, et surtout nuancer. Mais le plus important pour nous, présentement, c’est ce Document de Carthage, dont la première version n’a pas donné la preuve de son efficacité, sinon on n’aurait pas besoin d’une deuxième, une deuxième d’ailleurs dont on connait par avance l’issue. Qu’est-ce que la Tunisie aura gagné dans cette agitation qui a fait perdre un temps précieux (le Document n’est toujours pas signé d’ailleurs) ? Rien…

Pendant que les citoyens ont la tête ailleurs (les commerçants fraudeurs à la faveur du Ramadan, la montée des prix, la Coupe du Monde…), le microcosme politique local fait ce qu’il sait faire le mieux : De la surenchère, des manoeuvres dilatoires, de la diversion pour faire oublier son incompétence notoire et son absence totale de vision pour le pays, et encore plus de programme alternatif crédible pour nous tirer de ce mauvais pas. Ce tintamarre autour de l’éviction du chef du gouvernement, Youssed Chahed, un mouvement impulsé et alimenté par l’UGTT, et opportunément rejoint par le directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi, aurait pu passer si le pays allait mieux. Mais dans ce contexte économique difficile, où la Tunisie est surveillée comme du lait sur le feu par le FMI, où le gouvernement, lesté par le peu d’atouts qu’il a à présenter aux bailleurs, n’ose même pas s’aventurer sur le marché international de la dette, poser des actes qui déstabilisent encore plus le pays est proprement criminel et mérite, je pèse mes mots, le qualificatif de haute trahison.

Ils n’ont pas retenu les leçons du 6 mai

On avait fini par oublier ces derniers jours que la centrale syndicale est l’initiatrice du projet de changement du patron du gouvernement, tant le directeur exécutif de Nidaa Tounes est apparu, dans la presse, comme l’activiste majeur de cette affaire. HCE a certes rejoint la fronde anti-Chahed dans le tard, mais il ne faut pas oublier qu’on lui prête ces desseins depuis un bon moment. Mais faire ça maintenant, alors que son papa fait tout pour sauver la tête de Chahed face à l’irréductible SG de l’UGTT, Noureddine Taboubi, c’est à tout le moins mettre en difficulté le président de la République. Mais HCE n’est pas un problème que pour son père, il l’est aussi pour son parti, une machine de guerre qu’il a pratiquement démolie. La déroute des municipales en est la parfaite illustration, après les vagues de démissions au sein du groupe parlementaire et l’érosion massive des militants de la première heure.

Les élections de 2019 pourraient être l’épilogue de cette descente aux enfers. Mais pour le moment personne ne s’est décidé à freiner le fils du chef de l’Etat. D’abord ce dernier, qui s’obstine à garder le silence face aux dégâts provoqués par son fils, qui est entré par effraction dans la politique, par la seule force de son patronyme. Ensuite le silence coupable des membres de la direction du parti, qui font exactement comme l’ex-SG Mohsen Marzouk, qui avait préféré la fuite…

Les électeurs auraient pu régler le problème HCE, mais voilà, il les fuit comme la peste. On avait cru à un moment qu’il allait se jeter dans la mêlée des municipales partielles d’Allemagne, mais après avoir sous-pesé ses chances, il a préféré reculer. Idem pour le Congrès électif de Nidaa Tounes, qu’il repousse sans cesse. Et il a bien raison de craindre ce rendez-vous. Le communiqué qu’il a posté mardi 22 mai 2018 dans la soirée sur sa page Facebook, avec ce qu’il faut en réaffirmation de soutien affiché au chef de l’Etat, laisse penser qu’il a mis beaucoup d’eau dans son jus et qu’il a décidé de ne plus se mettre au travers du chemin de son père. A le lire, entre les lignes, on ne devrait plus entendre HCE réclamer la tête du poulain du président de la République, du moins publiquement. Cela devrait suffire au bonheur de BCE. Cela devrait suffire aussi pour stopper les séances de double langage que Ennahdha a commencées, autour du départ de Chahed. Cela permettra surtout de fermer un épisode politique malheureux et dangereux, et retirer aux partis au pouvoir leurs munitions pour leur laisser le temps de méditer sur les leçons amères des municipales, ce que manifestement ils n’ont pas encore fait.

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Les signataires du Document de Carthage 2 devraient se réunir, aujourd’hui, mardi 22 mai 2018, pour signer le Document en question qui devrait être par la suite soumis à la Commission des présidents (présidents des partis et des organisations signataires du Document de Carthage) pour adoption.

En effet, la Commission des experts du Document de Carthage avait abouti, le 5 mai 2018, à l’élaboration d’un document de plus de 100 points à caractère politique, économique et social. Ce document devrait définir le programme d’action du gouvernement que ce soit avec la présente composition gouvernementale ou après son remaniement.

Réunis le 3 mars 2018 sous la présidence de la République, Béji Caïd Essebsi, les signataires du Document de Carthage avaient décidé la création d’une Commission qui aura pour mission de définir les priorités de l’économie nationale et de proposer les réformes y afférentes.

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Le chef de l’Etat tunisien a présidé ce matin la dernière réunion des signataires du Document de Carthage qui devrait en mettre en place un 2ème, lequel sera la feuille de route du gouvernement. Au cours de son discours d’introduction, BCE a rappelé les circonstances de la naissance du gouvernement d’union nationale. S’adressant au SG de l’UGTT, le chef de l’Etat a indiqué : «nous tenons à ce que l’UGTT fasse partie de ce Document, mais pas avec tous ses problèmes, car ses problèmes avec le gouvernement ne font pas partie de cette assemblée. La même chose pour Ennahdha, Nidaa et autres». BCE taclait ainsi le tout-puissant syndicat ouvrier, le rappelant presqu’à l’ordre du jour, pour s’en tenir aux clous de la réunion des signataires.

Parlant de cet ordre du jour, le chef de l’Etat tunisien précise : «nous voulons qu’après notre accord sur la feuille de route, à laquelle chacun prendra en partie part, qu’on définisse les priorités», dont il a dit qu’il y a déjà une liste définie, ajoutant que c’est «le gouvernement qui sera chargé de la mettre en application et en sera responsable. Et dans les priorités, il faut qu’il y ait des concessions», précisant que cette liste est très détaillée, mais ne contient pas tout ce que chaque partie demande, laissant la porte ouverte à plus de discussions autour de la liste des priorités.

Evoquant le sujet qui préoccupe tout le monde en Tunisie depuis quelques semaines, Béji Caïed Essebssi a dit : «j’entends par-ci et par- là qu’on doit changer de gouvernement. Ce n’est pas là la question. Il faut d’abord qu’on s’entende sur quelle politique devrons-nous appliquer. On verra après qui est le plus habilité à appliquer cette politique. Chaque chose en son temps». Il mettait ainsi un coup d’arrêt, non sans les habituelles ambiguïtés de ses discours, aux informations disant que ce lundi sera scellé le sort du gouvernement de Youssef Chahed.

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Les résultats des premières municipales vraiment libres de l’histoire de la Tunisie ont été consommés, mais pas encore digérés. Et ils ne le seront probablement jamais par les ténors politiques de la place – Nidaa Tounes et Ennahdha. Ils tentent de donner le change sur les rares micros et caméras qui leur sont tendus, mais il faut bien prendre les résultats pour ce qu’ils sont : Une sacrée raclée administrée par les listes indépendantes, qu’on a vu venir mais certainement pas à ce niveau. Pour Nidaa d’abord, la déroute des municipales confirme et amplifie une érosion qui a été amorcée après les législatives de 2014, un bon paquet de militants n’ayant jamais pardonné au parti bâti par le président de la République ses accointances, compromis et compromissions avec les islamistes. Le phénomène s’est formidablement accéléré sous le magistère du fils du chef de l’Etat, Hafedh Caïd Essebsi, qui a démontré sa capacité à faire le vide autour de lui, mais pas dans ses poches – c’est pas moi qui le dis, c’est son ex-compagnon Lazhar Akremi. Quant à Ennahdha, il est arrivé à limiter la casse avec son armada de militants irréductibles, qui votent comme un seul homme, quoi qu’ils entendent, rangés derrière leur cheikh, pardon professeur (la dernière facétie de Rached Ghannouchi pour tenter de ratisser plus large, après la cravate). Mais j’ai bien peur que le scrutin du dimanche 06 mai ait démontré que le 1er parti à l’ARP a touché son plafond de verre. Et il y a une autre mauvaise nouvelle pour le tandem Nidaa-Ennahdha : Les élections de 2019 pourraient être pires pour eux.

La fête a tourné court

De manière absolue, les Tunisiens ne se sont pas beaucoup mobilisés pour le rendez-vous du 06 mai 2018, mais in fine les résultats ont été meilleurs que les chiffres incroyablement bas de la participation avancés dans la matinée. Ce sursaut on le doit à ces abstentionnistes qui se sont ravisés au dernier moment pour aller voter. Et ce que les grands partis ne s’imaginaient pas s’est produit : Cette masse de voix s’est portée sur les listes indépendantes. C’est peut-être une grosse déconvenue pour les poids lourds d’une arène politique plus sinistrée que jamais, mais c’est une bonne nouvelle pour la Tunisie, sa démocratie, son devenir politique. Les citoyens commencent à comprendre la force de la mobilisation, la puissance de la carte d’électeur, les effets dévastateurs des urnes. 7 ans à peine après qu’on a décrété l’ère de la démocratie, c’est pas mal tout de même ! D’habitude les raz-de-marrée des indépendants se produisent dans les démocraties éprouvées, qui ont quelques décennies, voire des siècles, au compteur, avec des citoyens lassés par les promesses non tenues et les rendez-vous manqués de leur classe politique. Mais là en Tunisie on a sacrément brûlé les étapes, car les politiciens ont fait plus fort – en matière de défaillances – que leurs homologues occidentaux, par exemple. Et les bruits sur les députés corrompus, confirmés par le porte-parole de l’institution judiciaire, n’arrangent pas les choses…

Dans la matinée du dimanche 06 mai, on a entendu Borhen Bsaies, encarté à Nidaa Tounes, pavoiser sur Mosaïque FM avec les résultats préliminaires de son parti, qu’il annonçait deuxième derrière Ennahdha – cette position de second ne semblait pas le déranger le moins du monde ! -, et très loin derrière les autres (entendez par là les partis des “zéro virgule” et autres listes indépendantes). Le lendemain, le lundi 7 mai, on a vu des partisans de Ennahdha crier victoire dans certaines rues de la capitale, à bord de voitures imposantes. Mais cette exubérance, dont d’ailleurs ils devaient se garder, par décence, au regard de la situation du pays, a vite disparu, pour laisser place à la réalité, très crue et cruelle : Les citoyens se détournent, déjà, des partis au pouvoir.

De bonnes raisons de perdre le sommeil

Les électeurs ont fait mal aux candidats de Nidaa et Ennahdha, mais pas qu’eux, les listes soutenues par des personnalités telles que Mehdi Jomaa, Saïd Aydi, Kamel Morjane, etc., ont également morflé. Cette fois les citoyens ont rasé net, ils n’ont pas fait dans le détail. Et les choses pourraient empirer pour les formations politiques classiques aux prochaines échéances électorales. Elles n’ont que quelques mois pour corriger le tir, et ça risque d’être très court au vu de l’ampleur des dégâts provoqués dans la tête des Tunisiens. A Nidaa vous avez – même s’il se défend d’être toujours le patron – un homme de 91 ans bien tassés (le président de la République) qui ne veut toujours pas dévoiler ses vraies intentions à quelques mois des élections générales, et encore moins adouber un successeur. La tentation des années de trop, comme un certain Bourguiba, qui nous avaient valu Ben Ali. BCE terrorise même le mieux placé pour le remplacer, son poulain, le chef du gouvernement, qui en est réduit à dire et à redire qu’il appuiera la candidature de son mentor s’il décidait de rempiler en 2019. Youssef Chahed attend toujours sagement dans son coin la bénédiction de son parrain pour la prochaine présidentielle, qui pourrait ne jamais venir. Chahed que l’idée de ‘tuer le père’, comme l’a fait l’actuel président français, Emmanuel Macron, avec François Hollande, démange sans doute, mais manifestement il en restera là…

En face, ou à côté, chez Ennahdha, on a un type de 76 ans, Ghannouchi, qui gesticule jusqu’au ridicule, ravale la façade, multiplie les acrobaties pour créer une passion et un intérêt que les électeurs lui refusent toujours, selon tous les sondages. A côté de ces deux compères il y a de la place, beaucoup de place, pour d’autres personnalités politiques, et même pour des indépendants, au rythme où va le désenchantement des masses.

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Abid Briki, fondateur de Harak Tounes iIa Al Amam, a appelé lors d’une conférence de presse tenue jeudi 10 mai 2018 à Tunis à un prélèvement de 30% sur les salaires des membres du gouvernement, du président de la République et de ses conseillers, des députés, des ambassadeurs et des gouverneurs, rapporte Mosaïque fm.

Selon lui c’est une mesure de nature à aider le pays à sortir de sa crise.

Il a par ailleurs proposé le paiement d’une taxe sur la fortune s’élevant à 3% pour toute personne qui a plus de 150 mille dinars dans son compte bancaire.

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Le président de la République est conscient de l’importance de préserver le secteur public et de le développer“, a souligné, lundi 30 avril 2018, Noureddine Tabboubi, secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT).
Dans une allocution prononcée à l’inauguration du siège du syndicat de base des techniciens de la navigation aérienne à l’aéroport de Tunis Carthage, Tabboubi a indiqué que lors de l’audience que lui a accordée, lundi matin, le président de la République, Béji Caïd Essebsi au Palais de Carthage, l’accent a été mis sur l’importance de préserver le secteur public.

Taboubi avait rencontré le chef de l’Etat le 23 mars 2018 et avait tenu les mêmes propos au terme de cet entretien. Et puisque depuis rien n’est venu nuancer son discours, on va alors considérer que le leader de la centrale syndicale tient sa garantie : Il n’y aura pas de privatisation, pour quelque entreprise publique que ce soit. Le chef du gouvernement devra se dépatouiller avec les prises de position et promesses de son mentor…

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a reçu, mardi, 10 avril 2018, le président du Haut comité du contrôle administratif et financier (HCCAF), Kamel Ayadi.
Ayadi a déclaré qu’il a présenté au chef de l’Etat le rapport du comité pour les deux années 2016 et 2017 et exposé, lors de cette rencontre, une étude sur les 10 fautes de gestion les plus récurrentes dans le domaine de la gestion publique et les approches proposées par le HCCAF pour les éviter.
L’entretien a aussi permis de passer en revue le programmes d’activités du comité à l’occasion de son 25ème anniversaire, en particulier, la conférence qui sera organisée, fin juin 2018, sur le thème “le rôle du système d’inspection et d’audit dans le développement de la gestion publique”.

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Reçu lundi par le président de la République, Béji Caïd Essebsi, le ministre argentin des Affaires étrangères, Jorge Faurie, a souligné toute l’importance que l’Argentine attache à la promotion de ses relations avec la Tunisie et au renforcement de la coopération bilatérale particulièrement dans les domaines de l’agriculture, du Commerce et de l’industrie pharmaceutique.

Actuellement en visite de travail en Tunisie du 31 mars au 2 avril 2018, le chef de la diplomatie argentine a également évoqué la possibilité de développer une coopération tripartite avec la Tunisie sur la base des opportunités disponibles en Amérique latine et en Afrique.

Tout en saluant l’expérience démocratique menée par la Tunisie, Faurie a souligné l’engagement de l’Argentine à appuyer la Tunisie dans les instances internationales et plus particulièrement auprès du groupe du G20 dont l’Argentine assure la présidence tournante en 2018.

De son côté, le chef de l’Etat a affirmé la volonté de la Tunisie de renforcer ses relations politiques et économiques avec l’Argentine et de jeter les bases d’un partenariat à même de permettre d’exploiter les potentialités dont disposent les deux pays.

Cette volonté, a-t-il indiqué, est nourrie par l’engagement de la Tunisie à élargir la base de ses partenaires économiques en Amérique latine et plus particulièrement avec les pays du marché commun de l’Amérique du Sud (MERCOSUR).

La réunion s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères, Khemaïes Jhinaoui.

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