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Tunis-Nidaâ : La démission du « groupe des 31 », est-ce une manœuvre politique pour des élections anticipées ?!

La division au sein de Nidaa se confirme de jour en jour pour devenir, aujourd’hui, plus qu’une réalité. Les rebondissements et les violences qu’a connus récemment le parti étaient comme la goutte d’eau qui a fait déborder le vase et aggraver la crise au sein du parti au point que  le parti se trouve présentement partagé entre deux clans, celui de Hafedh Caïd Essebsi, vice-président du parti  et celui de Mohsen Marzouk, son secrétaire général.

A vrai dire, le groupe des 31 députés de Nidaa Tounes à l’Assemblée des Représentant du Peuple (ARP) a officialisé ce lundi sa  démission en déposant la lettre de démission au bureau d’ordre de l’ARP. Des démissions qui bien qu’elles doivent devenir  officielles qu’après 5 jours de leur dépôt, ne peuvent en aucun passer  inaperçues et de nul effet.

Le professeur en Droit constitutionnel et l’universitaire Kais Saied confirme la déviation du parti de Nidaa Tounes vers le pire. Dans une déclaration ce lundi 9 novembre 2015 à Africanmanager, il a affirmé que  cette démission aura certainement un impact négatif sur le parti, écartant, toutefois, tout impact négatif sur le gouvernement, « lequel ne pourra en aucun cas être touché par ces démissions», a-t-il dit.

Le constitutionnaliste a, dans le même cadre, reproché au gouvernement ainsi qu’au président de la République de n’accorder aucun intérêt à ce qui se passe au sein de Nidaa. Le gouvernement, selon lui, n’a en aucun moment évoqué la possibilité de retrait de confiance pas plus que d’autres parties l’ont fait.

Kais Saied a, dans le même ordre d’idées, indiqué que le gouvernement n’a pas réagi aux perturbations induites par la scission quand bien même  ces conflits n’auraient pas porté sur un projet, un programme ou une vision bien précise, mais sont plutôt l’expression d’une refondation en préparation à d’éventuelles élections qui pourraient avoir lieu à terme échu  ou anticipées. Il est à signaler, à ce propos, que suite à ces démissions, le Nidaa perdra probablement la majorité qui est la sienne  au parlement,  ce qui mènera tout droit vers  la tenue d’élections anticipées. Le mouvement Ennahdha bénéficiera dans ce cas ipso facto de la majorité parlementaire.

Quant à lui, le constitutionaliste Jawhar Ben Mbarek estime que l’impact de la scission au sein de Nidaa Tounes et la démission de 21 députés du groupe parlementaire de Nidaa sera majeure. Dans une déclaration  à Africanmanager, il a fait remarquer que la crise qui secoue le parti depuis plusieurs jours aura des répercussions très néfastes sur la composition du parlement,  la situation gouvernementale et l’institution  de la présidence de la République.

Il a, dans le même cadre, indiqué que l’effet de la division au sein du parti devient aujourd’hui très clair que ce soit à travers le limogeage, faisant allusion à la démission du ministre de la Justice, Mohamed Salah Ben Issa, ou encore à travers les démissions, citant la celle de Mohamed Lazhar Akermi, ministre auprès du Chef du gouvernement chargé des relations avec l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).

Rappelons que dans une déclaration aux médias faite suite à sa démission, le ministre démissionnaire, Lazhar Akermi avait estimé que son parti ne gouverne plus et a juste remporté les élections.  « Je n’ai pu rien apporter à mes électeurs, je n’ai fait que profiter des privilèges d’un ministre, c’est pour cette raison que j’ai démissionné », a-t-il indiqué.

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