AccueilLa UNETunisie : Le calvaire des chômeurs risque de durer

Tunisie : Le calvaire des chômeurs risque de durer

« Chaque année une cohorte de diplômés de l’enseignement supérieur est livrée au marché de travail. Ces diplômés seront confrontés à une longue transition de l’université au marché de travail pleine d’obstacles et de contraintes. Bien que le nombre de diplômés présente une légère baisse (74133  diplômés en 2011 pour 57923 diplômés en 2016), le taux de chômage garde sa caractéristique structurelle« . C’est ce qui ressort d’une note de conjoncture réalisée par l’intermédiaire en bourse Mac SA.

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« Cet afflux de diplômés, nouveaux entrants sur le marché de travail« , précise la note, va systématiquement recourir au service de l’Agence Nationale de l’Emploi et du Travail Indépendant (ANETI) dans leur quête du premier emploi : « Les bureaux d’emplois sont les principaux intermédiaires sur le marché de travail. Leur tâche est de fournir tous les instruments possibles qui aident à l’insertion professionnelle. Néanmoins l’évaluation de ces instruments montre qu’il est important d’augmenter leur efficacité et même de réfléchir comment il est opportun de supprimer certains instruments et de proposer d’autres plus efficaces« , lit-on dans cette note.

Et d’expliquer que l’afflux des demandeurs d’emplois ainsi que les budgets assignés aux programmes d’emplois expliquent la nécessité de les évaluer. Les indicateurs de performance utilisés par l’ANETI dans le cadre de cette évaluation sont les indicateurs sur les nouvelles entrées, les indicateurs sur les sorties, les indicateurs de stock et les indicateurs sur l’efficacité des programmes d’emploi.

En effet, l’analyse de l’évolution de 2010 à 2016 des nouvelles inscriptions, en tant qu’indicateur sur les nouvelles entrées, montre une tendance à la hausse en 2011 et en 2012 puis une légère baisse à partir de 2013. Le volume des réinscriptions et des demandeurs d’emplois suggère que les bureaux d’emplois font face à une forte pression dans leur responsabilité de principal intermédiaire sur le marché de travail. Les demandes d’emplois à chaque fin de mois ainsi que le volume de réinscription présentent une nette augmentation durant la période post-révolution suivie d’une faible baisse à partir de 2013 pour une rehausse en 2016.

Toujours selon cette note de conjoncture, les politiques actives de l’emploi regroupent plusieurs dispositifs de nature différente, mis en place dans des situations diverses et s’adressant à des types de publics variés. La Tunisie connaît plus que jamais d’énormes difficultés d’insertion des diplômés du supérieur. Les programmes d’emplois sont majoritairement conçus pour palier cette insuffisance. L’État met à la disposition du ministère de l’Emploi et du Travail indépendant un budget de plus en plus important, sans compter les aides des organismes internationaux. En dépit de ces efforts, l’efficacité n’est pas assurée. Les taux de placement sont de plus en plus moindres. La nécessité d’évaluer, de réformer et d’adapter ces politiques aux exigences et aux modifications du marché de travail est fortement recommandée.

L’étude a toutefois souligné que les méthodes quantitatives disponibles sont confrontées aux problèmes d’évaluation des politiques publiques, c’est-à-dire fournir un contre factuel acceptable permettant de décrire la situation qui aurait été celle des agents qui sont effectivement bénéficiaires d’une politique publique en l’absence de cette politique.

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