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Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Faouzi Abderrahmane, a annoncé, lors de son passage ce lundi 15 janvier 2018 sur Shems Fm, que le nombre de chômeurs a atteint aujourd’hui plus de 628 mille, soulignant que 40% des chômeurs sont des diplômés de l’enseignement supérieur.

Il a ajouté que chaque année et depuis ces sept dernières années, 45 mille nouveaux demandeurs d’emploi, dont 33 mille parmi les diplômés de l’enseignement supérieur, s’ajoutent au marché de l’emploi.  

Le ministre a en outre indiqué que l’Etat dispose déjà de trois mécanismes d’emploi, à savoir les contrats de stage d’Initiation à la Vie Professionnelle «SIVP», ​​le programme “Contrat de la dignité” et le contrat de stage du programme de Service Civil Volontaire (SCV).

D’autre part, le ministre de la Formation et de l’Emploi a déclaré que le gouvernement se dirige vers un nouveau créneau, celui de l’économie sociale et solidaire, qui n’est ni public ni privé, ajoutant qu’il y a «un nouveau projet de loi sur ce secteur et également de nouveaux mécanismes de financement qui s’y rattachent».

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Le directeur du Centre d’études Sigma Conseil, Hassan Zargouni a déclaré qu’une lecture dans l’évolution de la situation économique en Tunisie, avant et après la révolution, fait ressortir une baisse de la croissance de 3,5% à 1,9% en 2017.

Il a tenu en outre à préciser, lors de son passage, ce lundi 15 janvier 2018, sur Express Fm, que le taux d’inflation est passé de 4,4% en 2010 à 6,5% en 2017 alors que le taux du déficit commercial a atteint 15 mille millions de dinars en 2017 après avoir été de 8290 MD en 2010, sachant que l’endettement public a augmenté passant de 39 à 71%.

Hassen Zargouni a précisé, encore, que le taux de chômage s’est élevé à 15,3% en 2017 soit 630 mille, soit 140 mille de plus par rapport à 2010

Concernant les indicateurs touristiques au cours des 7 dernières années, Zargouni a indiqué que la moyenne des visiteurs est passée à sept millions dont 2,5 millions en provenance d’Algérie et 570 mille de Russie et 500 mille autres en provenance de France.

Hassen Zargouni ajoute, toutefois, que malgré la hausse du nombre des visiteurs, les recettes touristiques ont enregistré une baisse significative passant de 3,5 milliards de dinars en 2010 à 2,3 milliards de dinars en 2017.

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Dans les événements de la nuit dernière, malheureusement, une dizaine de personnes au total ont été tuées dans plusieurs villes“, a dit la télévision publique ce lundi 1er janvier 2018 au sujet des manifestations qui ont agité le pays hier dimanche 31 décembre 2017. Elle a, tout de même, chargé la barque des manifestations en mettant bien en évidence les dégâts qu’ils ont provoqués. Mais cette répression sanglante est loin d’avoir calmé les ardeurs de la jeunesse, ce lundi des appels sur les réseaux sociales appellent à poursuivre le mouvement contre le pouvoir et l’envolée des prix, rapporte l’agence Reuters.

Rappelons que des dizaines de milliers de personnes battent le pavé depuis jeudi dernier sur toute l’étendue du territoire. Ce sont les plus grosses manifs depuis celles de 2009 qui exigeaint des réformes.
Le président Hassan Rohani y est allé de son appel au calme et même de ses menaces, mais rien n’y fait. Frappés par le chômage, qui toucheraient 30% des jeunes, ulcérés par la corruption et la montée des prix, les citoyens sont décidés à se faire entendre par un pouvoir sclérosé et qui a tendance à s’emmurer dans l’archaïsme de pratiques d’un autre temps que la jeunesse, par définition plus portée vers la modernité, digère de moins en moins. Les manifestants pointent également l’appétit du pouvoir chiite pour la bataille confessionnelle contre l’Arabie saoudite, laquelle déstabilise l’Irak, la Syrie, le Liban et toute lé région…

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Avoir été ministre et puis, du jour au lendemain, devoir frapper à la porte des agences d’emploi pour retrouver un job, personne ne le crie sur les toits mais en France c’est une vraie galère. C’est ce qui est arrivé à plein de ministres de François Hollande, qui n’étaient pas du tout préparés à cette traversée du désert. Ils ont vidé leur sac devant des journalistes du Figaro.

L’un des anciens collaborateurs de Hollande, qui a préféré garder l’anonymat, a fait part de son amertume : “Tu sers ton pays comme parlementaire et comme ministre, en essayant de faire de ton mieux. Tu consacres une partie de ta vie à ton pays. Il n’y a rien en retour, ni statut de l’élu ni création de passerelles pour permettre de retrouver un emploi.

A noter que depuis 2012, un décret paraphé par l’ex-président, François Hollande, permet aux anciens ministres de toucher leurs indemnités durant 3 mois après la fin de leur mandat, sauf s’ils ont la chance de retrouver un boulot entretemps, ce qui est loin d’être simple. Un autre ancien ministre, très remonté, se confie : “Ce n’est pas simple de retrouver du boulot quand on ne fait pas partie d’un réseau, de la haute fonction publique, qu’on n’est pas énarque. Le corporatisme fonctionne à plein. Il n’y a pas un type de la promo Voltaire (la promotion de François Hollande à l’ENA – NDLR) qui soit au chômage.” Les difficultés sont telles que certains n’aspirent même plus à retrouver une planque dorée quelque part – dans le public ou le privé -, mais juste un boulot “pour vivre” : “S’il faut vendre des pizzas, j’irai en vendre. Il faut que je travaille“, a lâché cet ancien ministre.

L’ancienne ministre du Travail, Myriam El Khomri, a vite flairé les ennuis à l’horizon et a bifurqué en vitesse vers l’entreprenariat. “Je n’ai pas connu de difficultés particulières parce que j’ai vite monté ma propre entreprise de conseils aux entreprises dès le mois d’octobre. J’ai commencé à travailler sur plusieurs missions dans le domaine de la qualité de vie au travail.

Les anciens députés ne sont pas à la fête non plus. Pour certains, après l’indemnité, dégressive, à laquelle ils ont droit pendant six petits mois après la fin de leur mandat, bonjours les écueils administratifs au Pôle Emploi. Françoise Descamps-Crosnier a été prise dans les filets : “Je ne rentrais dans aucune case du formulaire. Le conseiller m’a reçue, mais il ne savait pas bien quoi faire pour m’aider.” Idem pour Christophe Cavard : “C’est violent. (…) Il y en a qui frisent la dépression, qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts. Mais ça, on ne peut se le dire qu’entre nous. On se sert les coudes.”

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Le nombre de demandeurs d‘emploi a de nouveau reculé en novembre en France métropolitaine, après une stabilisation en octobre, relate Reuters en se basant des chiffres publiés mercredi par le ministère du Travail et Pôle emploi, qui diffuseront ces données trimestriellement à compter de 2018.

Le nombre de demandeurs d‘emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) a baissé de 0,8% le mois dernier pour s’établir à 3.454.100, soit 29.500 de moins qu’à fin octobre.

En septembre, il avait reculé de 1,8%, diminuant de 64.800 sur le mois, soit sa plus forte baisse depuis le début de cette série statistique en 1996.

En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d‘inscrits à Pôle emploi diminue en novembre de 0,1%, avec 4.600 personnes de moins en un mois, à 5.611.400 (5.919.200 en incluant les départements d‘Outre-mer, également en baisse sur un mois).

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Les opportunités de travail pour les ingénieurs ne manquent pas en Tunisie, qui œuvre à profiter de ses compétences dans différents domaines et projets comme celui du satellite“, a indiqué mercredi Khalil Laamiri, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
Le budget de la recherche scientifique au titre de l’année 2018 enregistrera une augmentation de 30% et passera à 65 millions de dinars, outre l’augmentation du budget des structures de recherche et des projets de recherche de 50% pour atteindre 23 millions de dinars alors qu’il était de 14 millions de dinars et ce, pour promouvoir la recherche scientifique“, a rappelé Laamiri à l’ouverture du forum organisé mercredi à Monastir à l’initiative de l’école nationale des ingénieurs de Monastir et l’association “étudiants ingénieurs” dont le thème était “L’ingénieur la nouvelle locomotive de l’économie tunisienne“.

D’après le secrétaire d’Etat, les problématiques de la recherche scientifique ne se limitent pas uniquement au financement mais il existe également des difficultés au niveau de la gestion du budget puisque certains laboratoires ne le dépensent pas en raison de certaines complications au niveau central.
Dans ce contexte, il a souligné que ces difficultés seront surpassées à travers la bonne gouvernance et la garantie de l’autonomie financière et administrative des universités et des établissements de l’enseignement supérieur.

De son côté, Mehdi Jomaa, ancien chef du gouvernement et diplômé de l’école nationale des ingénieurs de Tunisie, a estimé que l’ingénieur tunisien doit avoir des connaissances techniques et scientifiques mais il doit aussi être formé au leadership, à la communication, à l’échange des données, à la gestion des ressources humaines et financières et au travail en équipe puisque le génie n’est plus individuel aujourd’hui, selon lui, mais il est collectif.
Jomaa a signalé que les opportunités de travail pour les ingénieurs sont multiples en Tunisie et à l’étranger, notamment à la lumière des mutations technologiques mettant l’accent sur l’importance d’avoir l’esprit d’initiative et de savoir exploiter les belles opportunités.

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Suite à la révolution de 2011, la Tunisie a connu une période d’instabilité politique et économique, la plus importante de son histoire récente. Au cours de la  transition politique, sept chefs de gouvernements se sont succédé, sans parvenir à mettre en place une véritable politique économique de transition“. C’est ce qui ressort de la note de conjoncture de Mac Sa sur le thème “Défis et perspectives de l’économie tunisienne : comment renouer avec la croissance?“. Ainsi, le taux  de croissance économique reste faible, le taux de chômage s’est aggravé, les déséquilibres macroéconomiques ont empiré, etc. Cette faible performance s’explique essentiellement par l’environnement réglementaire excessif qui a bloqué le fonctionnement de tous les marchés.

Cette faible performance s’explique, selon cette note, par une concurrence faible, une bureaucratie lourde, des comportements de recherche de rentes, un investissement faible et de mauvaise qualité, la formation de groupes d’intérêt, une qualité de services médiocre, une productivité des entreprises faible, un marché du travail rigide qui décourage l’embauche, une politique industrielle qui encourage des activités à faible valeur ajoutée et une  politique agricole inappropriée qui favorise la production des variétés continentales. En plus de ces dysfonctionnements, l’instabilité politique et sociale, la contrebande, l’environnement géopolitique défavorable et le terrorisme, viennent récemment impacter négativement la performance économique.

Sept ans après la révolution, le pays n’a pas réussi à relancer la croissance économique. Le taux de croissance du PIB (dollars constants de la Banque mondiale) demeure faible. Il est estimé à 1.17 % en 2016 soit un taux par tête d’habitant négatif (-0.3%), ce qui implique qu’en moyenne, le Tunisien est moins riche par rapport à l’année précédente. En effet, la Tunisie a enregistré un taux moyen annuel de 4.59% entre 1966 et 2016. Les deux pics sont enregistrés  en 1972 (la valeur la plus élevée 17.74 %) et en 2011 (la valeur la plus basse négative -1.92%). Cette  tendance a engendré une persistance  d’importants déséquilibres macroéconomiques en matière de gestion des finances publiques et un taux de chômage moyen le plus élevé (15.6 % en 2016). 

L’investissement moteur-clé de la croissance reste en panne. Le taux d’épargne ne cesse de diminuer entraînant un accroissement de la dette extérieure. Ce taux est au plus bas depuis 1965 estimé à 8.83% en 2016.  En effet, entre la période 1965-2016, ce taux moyen est de 22.25% et le plus élevé est enregistré en 1968 à 33.01%“, précise la note.

Et pour conclure, il a été indiqué que le grand défi pour la Tunisie est de déterminer les sous-secteurs à haut potentiel qui offrent les meilleures perspectives pour accélérer la croissance économique. “Nous croyons qu’on devra mettre à l’essai cette approche dans le secteur agroalimentaire (produits  méditerranéens) où on pourra créer notre avantage comparatif. On devra commencer par se concentrer sur une niche de production comme l’huile d’olive et ses dérivés pour être leader dans le monde et par la suite choisir une autre niche et ainsi de suite. Pour cela, on devra élaborer une  stratégie en étudiant notre position de départ, nos forces et nos faiblesses par rapport à d’autres pays concurrents et ensuite, le gouvernement proposera des collaborations avec le secteur privé“, ajoute la note.

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Suite à un discours sur le terrorisme et la nécessité de protéger les droits humains, qu’il a prononcé le 16 novembre 2017 à l’École des études orientales et africaines (SOAS) de Londres, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a eu une rencontre avec les étudiants au cours de laquelle il a répondu à plusieurs questions de l’audience concernant, notamment, les cinq priorités de lutte contre l’extrémisme violent qu’il a énumérées.

Dans l’une de ses réponses, le Secrétaire général a loué la transition démocratique de la Tunisie, qu’il a érigé en exemple, et a appelé ses partenaires, en particulier l’Union européenne, à soutenir ses efforts pour lutter contre le chômage des jeunes.

« Si l’on considère les régions les plus touchées, notamment le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, le chômage des jeunes est un facteur déterminant et nous voyons très peu d’efforts dans la coopération internationale pour traiter spécifiquement et en priorité le problème du chômage des jeunes.

Il y a beaucoup de choses qui pourraient être faites, par exemple dans la coopération de l’Union européenne ou de l’Europe avec un pays comme la Tunisie. La Tunisie a fait une transition démocratique fantastique. La Tunisie est un exemple qui illustre la manière dont un pays peut évincer une dictature, créer une société démocratique et faire en sorte que les partis islamistes puissent être intégrés dans le système.

Et pourtant, la Tunisie a fourni un grand nombre de combattants aux guerres en Syrie et en Irak, bien sûr avec une menace terroriste majeure. La raison: 40% de chômage chez les jeunes. Et je pense que le coût d’un éventuel soutien de l’Europe ne sera pas très élevé.

L’Europe peut soutenir la Tunisie pour faire face au problème du chômage qui affecte sa jeunesse et peut accueillir une partie de ces jeunes de différentes manières, en les formant ou en leur accordant des emplois temporaires, tout en leur permettant de revenir et de faire quelque chose d’utile dans leur propre pays.

Soutenir la Tunisie sur ces questions serait, à mon avis, beaucoup plus important que de tenter de convaincre la Tunisie de ne pas laisser les gens s’embraquer et venir en Europe. Et c’est la priorité que je n’ai pas encore vue dans la coopération internationale.

La réduction du chômage des jeunes étant, à mon avis, l’objectif le plus important qui devrait exister dans les plans de développement nationaux et dans la coopération internationale », a déclaré
Guterres.

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La population active en Tunisie s’établit à 4 100 800 au troisième trimestre de 2017 et se répartit en 2 919 400 hommes et 1 181 400 femmes, ce qui représente respectivement 71.2% et 28.8% de la population active. Au troisième trimestre 2017, le nombre des occupés s’établit à 3 472 200 et se répartit en 2 560 200 hommes et 912 000 femmes. Par rapport au deuxième trimestre 2017, le nombre des occupés est de 3 458 100, enregistrant ainsi une augmentation de 14 100 occupés. La répartition des occupés selon les secteurs d’activités se présente comme suit : 52.3% dans le secteur des services, 18.3% dans le secteur des industries manufacturières, 15.2% dans le secteur des industries non manufacturières et 14.3% dans le secteur agriculture et pêche.

Le nombre de chômeurs estimé pour le troisième trimestre 2017 s’établit à 628 600 du total de la population active, soit un taux de chômage de 15.3%, et ce, contre 626 100 chômeurs pour le deuxième trimestre 2017 et un taux de chômage constant. Le taux de chômage pour le troisième trimestre 2017 est estimé à 12.3% chez les hommes et 22.8% chez les femmes. Le nombre des diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur est estimé à 270 600 au troisième trimestre 2017 et à 250 600 au deuxième trimestre 2017, ce qui correspond respectivement aux taux de chômage de 30.6% et de 30.3%.

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En Tunisie, le nombre d’ingénieurs en chômage a atteint 10 mille, contre 5 mille en 2016, a indiqué le secrétaire général de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT), Abdessattar Hosni, expliquant cette situation par la politique d’emploi précaire adoptée dans le pays.
Dans une déclaration à TAP, le responsable a affirmé qu’environ 2500 ingénieurs quittent le pays chaque année à cause des salaires faibles. Et d’ajouter, lors d’un sit-in organisé, mardi par l’OIT, que le secteur des ingénieurs fait face à plusieurs problèmes, dont essentiellement la situation matérielle et la détérioration du pouvoir d’achat de l’ingénieur par rapport aux autres corps de métiers.
Il a fait savoir que le salaire d’un ingénieur dans l’administration ne dépasse pas les 1300 dinars, alors que le plafond se situe à 1800 dinars.
Hosni a dénoncé l’exclusion des ingénieurs dans l’élaboration des lois et des politiques économiques du pays.
Il a appelé l’ordre des ingénieurs tunisiens à l’amélioration de la situation matérielle des ingénieurs qui devra être proche de celle des autres corps de métiers.
Il a recommandé, également, de soumettre, dans les plus brefs délais, le statut de base organisant le métier d’ingénieur et de faire participer l’OIT aux négociations sociales.
Le secrétaire général de l’OIT a appelé au règlement du problème de l’emploi des ingénieurs, notamment, des jeunes. Et d’ajouter qu’environ 40 % des ingénieurs agronomes sont en chômages.
Il est à noter que le nombre des ingénieurs inscrits à l’OIT s’élève à 61 mille ingénieurs outre 15 mille ingénieurs non inscrits.

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Le manque de développement régional, l’augmentation du taux de chômage et de pauvreté, sont des phénomènes sociaux synonymes de stagnation et de situation  alarmante en Tunisie, générant un  désespoir croissant chez les jeunes, toutes catégories sociales confondues. Ce ne sont plus uniquement ceux qui ont décroché de l’enseignement qui sont en proie à la frustration. Ceux qui font l’école de la République sont eux aussi touchés et qui, après des années passées à l’université, obtiennent les diplômes qui ne sont que des contrats d’embauche à durée indéterminée. Donc le désespoir touche désormais tous les jeunes du pays !

Joint au téléphone par Africanmanager, Messaoud Romdhani, président du Forum Tunisien des Droits Economiques et Sociaux (FTDES) a dressé un tableau très sombre de  la situation des jeunes tunisiens notamment ceux des régions de l’intérieur.

Il a précisé que la pauvreté s’est «confortablement» installée essentiellement dans les régions intérieures de la Tunisie comme  Kairouan, Kasserine, à Sidi Bouzid, à Gasfa….La situation s’est encore plus dégradée ces dernières années, accentuée en particulier par la précarité de l’emploi  et l’érosion du pouvoir d’achat.

Il a, dans le même cadre, souligné que l’absence d’une stratégie de développement dans les zones défavorisées explique l’augmentation des tentatives de suicide et de criminalité, ainsi que l’enrôlement des jeunes dans les réseaux de recrutement et d’envoi au djihad.

« L’investissement dans les régions marginalisées et la création d’emploi permettront sans doute de vaincre le terrorisme et de mettre un terme aux fléaux de suicide et de migration clandestine »,a-t-il noté.

 Kairouan enregistre le taux le plus élevé de pauvreté avec 34%

Le président du FTDES a précisé  que le taux de pauvreté dans le gouvernorat de Kairouan est de l’ordre de 34%. ” En Tunisie, c’est le gouvernorat de Kairouan qui enregistre le taux le plus élevé de pauvreté. Cette région  est aussi connue par la hausse vertigineuse du phénomène de suicide vu l’absence des lieux de divertissements, des plans d’investissements au profit des jeunes habitants de la région en question”, a-t-il dit.

Il a, dans ce contexte, appelé le gouvernement d’union nationale et toutes les parties concernées à revoir leur stratégie de développement et à se mettre au travail afin d’assurer prioritairement les conditions d’une vie digne à leurs citoyens essentiellement dans les zones intérieures de la République.

A vrai dire et depuis la Révolution, les Tunisiens en général et surtout ceux des régions défavorisées étaient habités par l’espoir d’une vie  meilleure. On espérait une meilleure gouvernance du pays, une répartition plus équitable des ressources et des investissements entre les régions, des mesures en faveur des plus démunis … On n’y a vu que du feu!

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Selon les chiffres du chômage de Pôle emploi, le nombre de demandeurs d’emploi diminue de 1,8% en septembre, soit 64.800. Le nombre de chômeurs a ainsi connu en septembre sa plus forte baisse depuis début 2001, rapporte Le Figaro.

Le nombre de chômeurs a connu en septembre sa plus forte baisse depuis début 2001 (-64.800, -1,8%), effaçant les deux hausses consécutives enregistrées en juillet et août pour s’établir à 3,48 millions de personnes en métropole.

Le chômage recule quasiment dans les mêmes proportions (-1,7%) en incluant l’outre-mer, pour un total de 3,73 millions de personnes inscrites en catégorie A (sans activité) sur les listes de Pôle emploi.

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Faouzi Abderrahmane, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, a         affirmé dans une interview exclusive accordée à Africanmanager qu’une enveloppe de 300 Millions de dinars est consacrée annuellement au financement des mécanismes et des programmes pour l’emploi.

Il a ajouté que les différentes structures de son département œuvrent afin d’évaluer les programmes destinés à l’emploi et dont l’objectif est de les régulariser avec les besoins du marché, précisant que ces projets concerneront un grand nombre de jeunes chômeurs diplômés de l’enseignement supérieur.

Et le ministre d’ajouter que des statistiques ont montré que le taux de chômage dans les rangs des diplômés de l’enseignent supérieur est de l’ordre de 40%, soit un total de 250 mille chômeurs (70 mille sont des hommes et 180 mille de sexe féminin). Ces chiffres, selon lui, confirment l’existence d’un vrai déséquilibre au niveau des ressources humaines en Tunisie.

Abderrahmane, a sur un autre volet, affirmé que le gouvernement d’union nationale a décidé de stopper les recrutements dans la fonction publique en 2018.

 Il a, également, ajouté qu’il a été décidé de réduire le nombre de fonctionnaires, qui a atteint les 700 mille employés, précisant que le gouvernement remplacera les postes vacants à travers la bonne maîtrise des ressources humaines.

Et d’ajouter : «Nous ne sommes pas contre la création d’emplois, néanmoins l’État n’a plus les moyens de lancer des concours de recrutement dans la fonction publique», a-t-il dit.

On rappelle dans ce contexte que le directeur du service des Congés maladies au ministère de la Fonction publique, Salaheddine Khlifi, a affirmé qu’entre 4000 et 5000 agents de la fonction publique perçoivent leurs salaires pour un emploi fictif.

Le responsable a, en outre, ajouté que le nombre des congés maladies est très élevé, notamment dans le secteur de l’Éducation, suivi par celui de la Santé.

Il a, de même, assuré que 98% des certificats médicaux sont délivrés par des psychiatres

Le secteur privé emploie 70% de la main d’œuvre

Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi a fait savoir que le secteur privé emploie aujourd’hui 70% de la main d’œuvre tunisienne, “un taux qui pourrait augmenter durant les prochaines années si la Tunisie réussit à transformer les sociétés familiales en structures économiques”, a expliqué le ministre.

Il a par ailleurs indiqué que le ministère a mis en place un programme d’encouragement en faveur de 50 mille très petites entreprises, 5 mille PME et 1000 grandes entreprises et ce, après avoir diagnostiqué les principaux problèmes auxquels elles sont confrontées. Selon le ministre, entre 25 et 35% des entreprises qui ont été contraintes de mettre la clé sous la porte ont souffert de la complexité et de la lenteur des procédures administratives et des difficultés d’accès au financement.

Le ministre a en outre assuré que les différentes structures relevant de son ministère travaillent actuellement pour évaluer les mécanismes d’emploi afin de les ajuster avec les demandes du marché du travail pour qu’elles touchent le plus grand nombre de chômeurs dont principalement les diplômés de l’enseignement supérieur.

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Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Faouzi Abderrahmane, a affirmé, dans une interview accordée à Africanmanager, que le secteur privé emploie aujourd’hui 70% de la main d’œuvre tunisienne, “un taux qui pourrait augmenter durant les prochaines années si la Tunisie réussira à transformer les sociétés familiales en économiques”, a expliqué le ministre.

Il a par ailleurs indiqué que le ministère a mis en place un programme d’encouragement en faveur de 50 mille très petites entreprises, 5 mille PME et 1000 grandes entreprises et ce, après avoir diagnostiqué les principaux problèmes auxquels sont confrontés. Selon le ministre, entre 25 et 35% des entreprises qui ont choisi de mettre la clé sous la porte ont souffert de la complexité et la lenteur des procédures administratives et des difficultés d’accès au financement.

Le ministre a en outre assuré que les différentes structures relevant de son ministère travaillent actuellement pour évaluer les mécanismes d’emploi afin de les ajuster avec les demandes du marché du travail pour qu’elles touchent le plus grand nombre de chômeurs dont principalement les diplômés de l’enseignement supérieur.

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Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Slim Khalbous, n’a pas pris de gant hier mardi 17 octobre 2017, sur Jawhara FM : «Je veux être honnête avec les titulaires de doctorat. On n’a plus la possibilité de les embaucher tous dans la fonction publique ou encore dans l’enseignement. Cela doit être dit ! C’est la réalité du pays».
Khalbous a déclaré dans la foulée que l’Etat n’a ni les moyens ni le besoin de recruter. Il a par ailleurs annoncé : «Nous avons aussi signifié aux facultés privées qu’il n’est désormais plus possible d’enseigner une spécialité sans avoir à disposition un docteur dans le domaine. Cette mesure touchait auparavant quelques établissements, elle s’applique aujourd’hui à tous».

Le ministre a également confié qu’il est conscient du fait que «les docteurs ne sont pas contents“, mais que son département fait ce qu’il peut pour “les aider, avec des solutions“. Il a ajouté : “Nous leur avons aussi demandé de développer leur esprit entrepreneurial, pour démarrer leur propre activité. Et donc à partir de janvier 2018, nous leur proposerons une formation gratuite». Il a indiqué que cette formation, qui vise à développer leurs capacités entrepreneuriales, sera dispensée par des spécialistes et aura lieu à Tunis, Sousse et Sfax. «Dans une seconde phase, l’Etat proposera un financement aux projets les plus importants avec des montants allant de 10 à 100 mille dinars», a précisé Khalbous.

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Fayçal Hafiane, conseiller du chef du gouvernement, a commencé par ceci, sur Shems Fm ce vendredi 13 octobre 2017 : Toutes les équipes qui se sont succédé à la tête du pays depuis 2011 ont testé des recettes pour l’emploi des jeunes diplômés, et s’y sont cassées les dents, d’après lui. «Nous avons pris depuis l’an dernier une mesure phare que nous avons greffée à la Loi de finances 2017 et également celle de 2018. C’est le contrat Karama, auquel près de 20 mille jeunes ont adhéré. Il y a donc des choses qui sont faites dans ce sens ! Ce qui est certain c’est que nous ne pouvons pas donner du boulot aux 650 mille chômeurs d’un seul coup», a argué Hafiane…

Il a par ailleurs affirmé que le contrat «Karama» a permis à près de 25 mille jeunes d’intégrer le monde du travail en 2016. «En plus de ces efforts, nous avons aussi mis en place un fonds pour financer les jeunes entrepreneurs. Nous essayons également d’inciter les investisseurs à miser sur les régions de l’intérieur du pays. L’Etat fait des efforts donc, mais la tâche n’est pas facile ! Il faut être patient, nous voulons tous que le pays reprenne des couleurs», a-t-il ajouté.

Enfin il est revenu sur l’un des grands axes de l’intervention de son patron hier sur Al Hiwar Ettounsi, dans la soirée. «Il a expliqué que son programme va s’achever en 2019, avec pour objectifs 5% de taux de croissance et 150 mille emplois. On pourra donc le juger en fonction de ces engagements».

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Le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Noureddine Tabboubi, a mis en garde jeudi contre le danger du chômage qui a contribué à la prolifération du phénomène de la migration irrégulière.
Face à cette situation il faut mener une guerre pour assurer le développement et lutter contre la pauvreté et l’extrémisme, a-t-il souligné.
Tabboubi a appelé, lors de sa visite à la Régie Nationale du Tabac et des Allumettes (RNTA) de Tunis, les hommes d’affaires à s’orienter vers les zones de l’intérieur pour investir et contribuer à lutter contre la cirse de chômage.
Tabboubi a pris connaissance à cette occasion des sites de production à la RNTA et appelé les ouvriers de cet établissement à renforcer le travail et développer la production pour assurer la pérennité de cet établissement
Le secteur public est une ligne rouge, a affirmé Tabboubi, précisant que la centrale syndicale poursuivra ses efforts pour défendre les établissements publics, consolider leurs rentabilités et appeler les ouvriers des différentes sociétés à renforcer leur productivité et préserver le secteur public.
L’UGTT s’attache à son rôle national, a encore dit Tabboubi, affirmant que les négociations sociales se poursuivront et que les ouvriers bénéficieront de leur droit à la majoration salariale.

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Le Président de la Fédération Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication, Kais Sallami, a estimé, mercredi, que le niveau des diplômés en technologies de l’information et de la communication et dont le nombre s’élève à 15 mille personnes demeure en deçà des attentes du secteur privé.
Il a ajouté, lors d’une rencontre tenue à Tunis et consacrée à la présentation d’une étude sur “Le rôle et l’impact du réseau des Instituts Supérieurs des Etudes Technologiques dans le secteur”, que le secteur privé est en mesure d’employer plus de 12 mille demandeurs d’emploi dans ce secteur.
Le fossé, a-t-il dit, qui existe entre les exigences du marché de l’emploi et la formation requiert aujourd’hui la révision du système d’enseignement dans les instituts des études technologiques.
Selon la même source, la fédération œuvre actuellement à réviser ce système dans le cadre d’un programme conjoint entre l’organisation patronale et la Direction générale des études technologiques et la Fondation Education pour l’emploi (EFE).
L’objectif étant de favoriser une meilleure insertion professionnelle de ces diplômés.
D’après la Directrice Générale d’EFE, Lamia Chefai, cette étude a démontré que la moitié des entreprises sondées ne sont pas satisfaites du niveau technique des étudiants ISETs.
L’étude a également révélé que 81% des entreprises ne sont pas satisfaites du niveau des étudiants ISETs en soft skills et langues.

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Bien qu’il soit une des principales revendications de la Révolution, le chômage en Tunisie devient de plus en plus inquiétant, surtout qu’il a persisté au-delà de 6 ou 7 ans pour se situer aux alentours de 15%. Un niveau élevé, voire très risquée par rapport à la situation de stagnation économique que nous vivons depuis un bon nombre d’années. Plusieurs experts en la matière en confirment déjà la gravité. Joint au téléphone par Africanmanager, l’économiste Ezzedine Saîdane a dressé un tableau très sombre de l’emploi en Tunisie, soulignant qu’il est difficile aujourd’hui de compter sur l’année 2018 pour faire baisser le taux de chômage. “Bien que le principal défi de la Tunisie soit économique et financier, le projet de la loi de finances 2018 qui devrait être incessamment examiné lors d’un conseil ministériel ne comporte ni de stratégie pour le sauvetage de l’économie, ni de stratégie de relance de l’investissement“, a-t-il précisé.

Il a en outre indiqué que la Tunisie n’a pas créé de la croissance pour voir son taux de taux chômage baisser et que la croissance qu’on nous a “vendue” sous la Troïka provient essentiellement des services nos marchands et des recrutements massifs dans la fonction publique. “Le seul moyen pour faire baisser le chômage est de créer un environnement propice permettant la relance de l’investissement et de la croissance“, a assuré Saîdane.

Parlant chiffres, l’expert nous a précisé qu’un (1) seul point de croissance permettra la création de 15 mille emplois en Tunisie. Pour l’année 2018, notre pays doit réaliser, selon lui, un taux de croissance aux alentours de 6% pour pouvoir créer 80 mille nouveaux postes d’emplois, sachant qu’on enregistre entre 80 et 85 mille nouveaux postulants chaque année.

Même son de cloche chez Walid Belhaj Amor, vice-président l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE) ; il a évoqué la nécessité de créer de la valeur et de la richesse avant de parler d’emploi, lequel n’est qu’une conséquence, selon ses dires. Il n’y aura plus, selon lui, de nouveaux emplois s’il n’y a pas d’investissement et de création de richesses.

Il a en outre indiqué que la Tunisie n’arrive pas à résorber le chômage parce qu’il n’y a pas de politique claire en faveur de l’investissement, un des principaux moteurs de l’économie nationale qui demeure toujours en pane, soulignant toutefois que personne aujourd’hui ne peut donner un taux de chômage exact vu la prolifération du marché parallèle qui contribue, même d’une façon illégale, à l’emploi.

En effet, selon les derniers chiffres de l’Institut National des Statistiques (INS), le nombre de chômeurs est estimé pour le deuxième trimestre 2017 à 626 100 du total de la population active (4,084 millions), soit un taux de chômage de 15,3%, contre 625 600 chômeurs pour le premier trimestre 2017 et un taux de chômage de 15,3% : 12,4% chez les hommes et 22,6% chez les femmes. Toujours selon les chiffres de l’INS, le nombre des diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur est estimé à 250 600 au deuxième trimestre 2017, ce qui correspond à un taux de chômage de 30,3%.

S’agissant des chiffres rendus publics récemment par l’Agence de promotion de l’investissement et de l’industrie (APII), il en ressort que le nombre de projets déclarés a atteint 2484 au cours des huit premiers mois de 2017 contre 2411 lors des huit premiers mois de 2016, soit une augmentation de 3%. Ces projets permettront la création de 39796 postes d’emploi, contre 34999 postes d’emploi durant les huit premiers mois de 2016, soit une augmentation de 13.7%. Un taux très en deçà des attentes, quoi que positif…

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Lors d’un forum organisé aujourd’hui, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, sur la meilleure manière de Tirer profit des compétences pour enclencher une transformation du monde rural et réaliser les Objectifs de développement durable, la FAO a insisté sur le fait que les activités agricoles et non agricoles en milieu rural revêtaient un potentiel inexploité capable de générer des opportunités d’emploi pour la jeunesse africaine.

L’Afrique possède la population la plus jeune et est caractérisée par la plus forte croissance démographique au monde, avec une population appelée à doubler d’ici à 2050. Cela a un impact majeur sur le marché de l’emploi.

Chaque année, en Afrique, dix à douze millions de jeunes rejoignent les rangs de la main-d’œuvre active, tandis que près de trois millions d’emplois sont créés chaque année. Dans un tel contexte, le secteur agricole mais aussi les activités non-agricoles telles que le tourisme, les agro-industries, le stockage des aliments et le transport revêtent un fort potentiel pour créer davantage d’emplois, de meilleurs emplois et renforcer les communautés rurales.

« Investir dans la transformation rurale et construire un monde libéré de la faim et de la malnutrition vont de pair. Promouvoir une meilleure éducation, développer les compétences et créer des emplois décents est vital pour que cette transformation se fasse en Afrique », a déclaré M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO qui, à l’image de plusieurs dirigeants mondiaux lors du forum de haut niveau, a partagé des expériences et des bonnes pratiques dans le but de créer et d’élargir les opportunités d’emplois et les opportunités économiques pour les jeunes en Afrique.

La FAO mène actuellement 32 projets liés à l’emploi chez les jeunes dans 20 pays africains. L’Organisation aide les pays et les Communautés régionales économiques (CER) à améliorer les politiques, stratégies et programmes portant sur les jeunes, ainsi que les mesures liées à la protection sociale.

Il s’agit notamment de former les jeunes vulnérables vivant en milieu rural aux techniques agricoles et de leur fournir des compétences non seulement entreprenariales mais aussi essentielles dans leur vie quotidienne, de manière à être plus productifs et à devenir des membres actifs de leurs communautés.

« Des efforts plus coordonnés et systématiques sont encore nécessaires afin d’améliorer notre impact et d’étendre notre action à l’échelle régionale et nationale en Afrique », a souligné M. Graziano da Silva. « Adopter une approche territoriale qui se concentre sur le renforcement des liens physiques, économiques, sociaux et politiques entre les petits centres urbains et les zones rurales avoisinantes est également essentiel. N’oublions pas que les villes de petites et moyennes tailles sont les endroits où les agriculteurs achètent des semences, envoient leurs enfants à l’école et se rendent pour obtenir des soins médicaux », a ajouté M. José Graziano da Silva.

Les jeunes, en retour, peuvent jouer un rôle de premier plan en faisant progresser leurs pays vers la réalisation des Objectifs de développement durable et en jouant le rôle d’innovateurs et de diffuseurs entre les zones rurales et urbaines.

La FAO a récemment lancé un Programme spécial visant à promouvoir l‘emploi chez les jeunes, en encourageant les emplois agricoles et ceux dans le domaine de l’agro-alimentaire en Afrique. Le programme est un nouvel exemple de la collaboration de longue date de la FAO avec le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) – un programme de développement économique de l’Union africaine – et des efforts de la FAO en matière de renforcement des partenariats.

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