Tags Posts tagged with "chômage "

chômage 

par -

L’envoyé de l’ONU en Iraq, Jan Kubis, a présenté mardi aux membres du Conseil de sécurité les derniers développement politiques dans le pays avant de quitter ses fonctions.

Devant le Conseil de sécurité, M. Kubis est revenu sur la formation du nouveau gouvernement en Iraq, un processus qui n’a pas été sans controverse. Les différences ont toutefois porté sur des questions d’ordre politique et non sectaire, a dit le Représentant spécial du Secrétaire général. Il a salué la passation de pouvoir « pacifique et exemplaire » entre Haider al-Abadi et Adel Abdul Mahdi au poste de Premier ministre.

Le programme du nouveau gouvernement, qui prend en compte les recommandations formulées par l’ONU, répond aux besoins du peuple iraquien, a dit M. Kubis, qui est également le chef de la Mission des Nations Unies en Iraq (MANUI). Le principal objectif du nouveau cabinet ministériel iraquien est de sortir du contexte de crise pour passer au stade d’un développement durable.

La lutte contre la corruption, l’amélioration du quotidien des Iraquiens – avec notamment la création d’emplois pour les jeunes – la reconstruction des zones libérées et le retour des personnes déplacées sont les priorités clés du gouvernement.

Deux ans après la défaite de Daech, plus de 1,9 millions d’Iraquiens sont toujours déplacés. Le retour des civils dans les zones libérées est retardé par le déminage nécessaire.

Garantir une sécurité durable en Iraq reste le principal défi du nouveau gouvernement. Pour sa part, la MANUI poursuit son plaidoyer pour la justice et la reddition des comptes pour les crimes reconnus comme tels par la communauté internationale.

C’était la dernière intervention de Jan Kubis devant le Conseil de sécurité en qualité de Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Iraq. Après trois ans et neuf mois à la tête de la MANUI, le Slovaque cède sa place à la Néerlandaise Jeanine Hennis-Plasschaert.

par -

“Les mécanismes de transition de l’économie informelle à l’économie formelle en Tunisie”, tel a été le thème d’une rencontre organisée ce lundi 22 octobre 2018 à Tunis à l’initiative de l’Association Tunisienne de Droit Social et des Relations Professionnelles (ATDSRP), fondée par Mohamed Ennaceur, président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Ouvrant les travaux de cette rencontre, Ennaceur a indiqué que l’économie informelle amasse aujourd’hui une richesse qui n’est pas prise en compte dans le PIB du pays. D’autre part, elle emploie entre 800 000 et 1 million de travailleurs indépendants ou non salariés non affiliés à des caisses de sécurité sociale et qui échappent aux taxes et obligations légales.

Il a ajouté que la propagation rapide de l’économie informelle dans notre pays a créé de graves risques et frappe des gains sociaux importants. “Si ce secteur a réussi à absorber un grand nombre de chômeurs et de personnes socialement marginalisées, il ne leur fournit pas les éléments d’un travail décent, d’autant plus qu’une proportion importante de ces travailleurs sont des femmes et des enfants“, a-t-il précisé. Il a signalé que l’emploi dans le secteur informel ne se limite plus aux analphabètes et aux personnes mal formées, il inclut également un nombre important de diplômés de l’enseignement supérieur qui ont été entraînés par le chômage chronique sur un marché du travail fragile et temporaire, selon ses dires.

Il semble clair que depuis l’année 2011, les gouvernements et les organisations professionnelles successifs n’ont pas mis en place une stratégie efficace pour informer et intégrer le secteur informel. Le manque continu de reconnaissance ne l’a pas empêché de se développer et de devenir une réalité, fournissant un moyen de subsistance à un grand nombre de personnes marginalisées par la loi“, a-t-il ajouté.

Le président de l’ARP a dans le même contexte indiqué que le phénomène de l’économie informelle n’est pas nouveau et émergent, dans certains pays il représentait 80% de l’économie globale et employait 70% de la main-d’œuvre. Il est répandu dans le monde entier, “mais la rapidité de son développement et sa propagation dans notre pays au cours de la période récente ont fait de l’informel un phénomène très dangereux, surtout si on n’arrive pas à l’intégrer progressivement dans l’économie formelle“, a dit Ennaceur.

Il a par ailleurs mis en garde contre la montée en flèche durant ces dernières années de l’économie informelle qui emploie selon ses dires près de 1 million de personnes, pointant du doigt les gouvernements qui se sont succédé au pouvoir depuis la Révolution. “Toutes les politiques d’après-Révolution ont échoué“, a déclaré le président de l’ARP, citant le taux de chômage élevé qui a dépassé 35% dans certains gouvernorats à l’instar de Tataouine et Gafsa. De plus, a-t-il dit, avoir un travail stable devient plus qu’impossible dans certaines régions pour une grande frange de la société, ce qui explique que beaucoup de citoyens opèrent dans cette économie et ce, malgré le fardeau sur les caisses sociales.

De son coté, Samir Cheffi, secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a indiqué que l’économie informelle devient aujourd’hui une grande menace et un danger non seulement pour les droits de l’Homme mais aussi pour les entreprises qui travaillent dans le secteur formel. “Ça devient un cauchemar vu les dépenses de l’Etat et les déséquilibres financiers des caisses sociales”, a-t-il précisé, avant d’ajouter que les chiffres de l’économie informelle ne sont plus aujourd’hui tolérables et ont dépassé les 50%, ce qui empêche l’Etat de parvenir à une paix sociale.

Le secrétaire général adjoint de l’UGTT a ainsi appelé à faire face à ce phénomène qui ne cesse de peser sur l’Etat et ce, avec la participation des représentants de la société civile, des organisations nationales et les compétences pour éradiquer ce fléau. Il a rappelé la mise en place du projet de loi sur l’économie sociale et solidaire comme mécanisme pour intégrer les jeunes dans l’économie formelle et avoir un poste et un revenu stable, selon ses déclarations.

Le président de l’Union Tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche (UTAP), Abdelmajid Ezzar, a imputé la responsabilité de la propagation de l’économie informelle au gouvernement et à l’Etat en général lorsqu’il ne réagit pas et ne prend pas d’initiatives et des positions devant les acteurs du marché parallèle. “Des dizaines de conteneurs et de camions de contrebande franchisent quotidiennement les frontières sans que l’Etat ne bouge (…) Les produits de contrebande se vendent aujourd’hui dans le marché du gros“, a-t-il dit. Il a fait remarquer que l’Etat encourage aussi l’économie informelle à travers ses lois : “La lourdeur des procédures administratives, la complication des lois et la multiplication des démarches ont poussé les gens à basculer dans l’informel“, a-t-il dit.

Il a ajouté que les lois en vigueur pénalisent les producteurs qui opèrent sur le marché formel, puisqu’ils supportent un gros fardeau au niveau des taxes alors que d’autres ne payent rien : “Il y a une forte assise offerte au marché parallèle“, a-t-il encore précisé.

Il est rappeler à ce propos que selon des statistiques publiées par la Banque mondiale, le secteur informel en Tunisie est estimé à 54% de la main d’oeuvre. L’informel se concentre dans des micro-entreprises, soit 524.000 unités, représentant 35% du tissu entrepreneurial.

Une autre enquête menée par l’économiste Mohamed Haddar a révélé que les transferts de devises de la région de Ben Guerdane vers l’extérieur sont évalués entre 1 et 3 millions de dinars (MDT) par jour, soit l’équivalent de 750 MDT par an. Ce marché de devises, qui regroupe 5 principaux banquiers au noir et entre 250 et 300 agents de change, offre des prestations quotidiennes et au comptant et couvre toutes les devises.

par -
Issam Chebbi: Le gouvernement a échoué dans sa mission et n’est plus capable de redresser le pays

Le Secrétaire général du parti “al-Joumhouri”, Issam Chebbi, a estimé que le gouvernement a échoué dans sa mission et n’est plus capable de redresser le pays face à la situation difficile dans lequel il se trouve.

S’exprimant, dimanche, au cours d’un meeting à Siliana, Issam Chebbi, a déclaré que les fléaux de la corruption et de la contrebande, l’augmentation du chômage, la baisse de la valeur du dinar, l’endettement extérieur de la Tunisie et la chute du niveau des réserves en devises sont derrière l’échec accumulé dans le domaine économique et social.

Il a, par ailleurs, salué les efforts de l’armée et des forces sécuritaires dans la sauvegarde de l’intégrité du pays qui, selon lui, est confronté à des menaces intérieures et extérieures.
Il a appelé les partis politiques patriotes à “un changement responsable” à travers les urnes lors des prochaines élections, prévues fin 2019. D’après lui, les actuels dirigeants tirent profit du pouvoir et ne s’intéressent pas de l’avenir de la Tunisie.

Issam Chebbi a indiqué que son parti prévoit de former des commissions régionales et locales dans les différentes régions du pays pour évaluer la situation économique et sociale et mettre en place un programme de redressement auquel prendront part les militants, les forces vives et les compétences.
Il a affirmé qu’”al-Joumhouri” est prêt à trouver un consensus avec tous les partis qui partagent l’idée de la nécessité de sauver le pays du chaos et de la banqueroute.

par -

Le nombre d’emplois vacants a atteint 107 465 postes, en Tunisie, en 2018, ce qui est d’autant plus étonnant que le pays compte 638 mille chômeurs, selon les résultats du rapport national sur l’emploi élaboré par l’IACE (Institut Arabe des Chefs d’Entreprises) et la Fondation Friedrich-Naumann pour la Liberté.
D’après l’INS, le taux de chômage enregistré au plan national pour le deuxième trimestre 2018, est de 15,4%.
Ce constat montre une grave distorsion du marché du travail et un problème de formation et de compétence des jeunes qui veulent accéder à un premier travail.
Le rapport publié fin septembre, par l’IACE, est basé sur un échantillon de 1000 entreprises tunisiennes (tous secteurs confondus), employant 20 personnes et plus. Il a pour objectif d’analyser le marché du travail tunisien, à travers la demande du travail du côté des entreprises et l’offre du travail du côté de 13 500 diplômés du supérieur, ayant obtenu leurs licences pour la période allant de 2011 à 2017.

Les postes vacants actuels sont répartis entre les secteurs des industries de Textile, Habillement, cuir et chaussure (26 596 postes), le commerce (10 463), les industries alimentaires et de boissons (9 088), les activités de services administratifs et de soutien (8960) et la fabrication de produits informatiques, électroniques et d’équipements électriques (8838).
Les gouvernorats de Tunis (30 124), Sousse (21 281), Bizerte (14 509), Ariana (7 875), Kairouan (7 107), Sfax (5910), Monastir (5637), Jendouba (5004) arrivent en tête de peloton en termes des postes vacants, tandis que les gouvernorats de Tataouine (138), Médenine (59), Gabès (18), Siliana (16) et Kébili (11) arrivent aux derniers rangs du classement.
La moyenne nationale d’attente pour une première insertion dans le marché de l’emploi est de 31,4 mois et 86,2% d’insertion des diplômés est réalisée, entre 1 et 4 ans.

Concernant les délais d’attente par profession, avant d’obtenir un emploi, les ouvriers non qualifiés du bâtiment, des travaux publics, du béton et de l’extraction attendent 58 mois, les employés et agents de maîtrise de la restauration, 56 mois, les médecins et assimilés, 21 mois, le personnel des services de protection et de sécurité, 20 mois, les ouvriers non qualifiés de la manutention, 20 mois, les attachés commerciaux, représentants et technico-commerciaux, 19 mois…
Mieux lotis, les techniciens en TIC attendent 10 mois pour avoir un emploi, les directeurs et cadres de direction, production et services spécialisés (8 mois), les ouvriers qualifiés du textile et du cuir (5 mois) et les ingénieurs en TIC (3 mois).
Le rapport a toutefois mis l’accent sur les postes susceptibles d’être détruits dans les deux prochaines années, à savoir les cadres de direction (15 311 postes), les attachés commerciaux, représentants et technico-commerciaux (10 462 postes), les ingénieurs en TIC (10184 poste), les employés administratifs, comptables et financiers (2742 emplois) et les professions intermédiaires des services juridiques, des services sociaux et assimilés (1504 postes)…

S’agissant des diplômés, ils décrochent leur premier travail par voie de concours (23%), via les parents et les amis (21%), les plateformes d’emploi (13%), les annonces (11%), les cabinets de recrutement (8%), la candidature spontanée (7%), le Bureau de l’emploi (7%), autres moyens (5%) et l’institution de formation (1%).
Les diplômés recherchent l’emploi généralement via les réseaux sociaux (17%), les plateformes d’emploi (15%), les annonces (15%), les bureaux d’emploi (14%) et les voies de concours (12%)….

par -

6 Tunisiens sondés sur 10 (59%) environ sont «d’accord» ou «tout à fait d’accord» pour dire que les citoyens ordinaires peuvent contribuer efficacement à la lutte contre la corruption. Une proportion à peu près égale (61%), cependant, affirment que les gens risquent des représailles lorsqu’ils signalent des actes de corruption. C’est ce qui ressort de l’Afro-baromètre politique révélé ce lundi 1er octobre 2018 à Tunis par la société “One to One“.

Quatre répondants sur 10 (41%) seulement affirment qu’il est «quelque peu probable» ou «très probable» que les autorités réagissent lorsque des actes de corruption leur sont signalés. Une proportion égale (42%) affirme que c’est «pas très probable» ou «pas du tout probable».

Deux tiers (67%) des Tunisiens affirment que le niveau de corruption a augmenté durant l’année précédente. La proportion des citoyens qui affirment que le niveau de corruption a «beaucoup augmenté» s’est accrue de 42% en 2015 à 55%. La corruption est le troisième problème le plus important auquel les citoyens voudraient que le gouvernement s’attaque, après le chômage et la gestion de l’économie.

De plus, 64% des personnes interrogées estiment que le rendement du gouvernement en matière de lutte contre la corruption est “très mauvais” ou “plus ou moins mauvais“.  Les appréciations des citoyens quant aux efforts du gouvernement dans la lutte contre la corruption sont demeurées critiques depuis 2013 (67%).

Le même sondage a conclu que les fonctionnaires de l’Etat (secteur public et administration) et les membres de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) sont les plus corrompus. En effet, 3 sur 10 estiment que la “plupart” ou “tous” les fonctionnaires de l’État (31%) ainsi que les parlementaires (30%) sont les plus impliqués dans la corruption.

En revanche, la perception de la corruption en relation avec les hommes d’affaires a baissé de 19 points par rapport à 2015, passant ainsi de 45% à seulement 28% en 2018. Les juges et magistrats sont considérés comme les moins corrompus.

Parmi les répondants qui ont eu affaire à des services publics durant l’année précédente, presque 2 sur 10 affirment avoir versé des pots-de-vin au moins une fois afin d’éviter des problèmes avec la police (17%) ou obtenir l’assistance de la police (15%) (Figure 6). Un sur 10 affirme avoir versé des pots-de-vin au moins une fois afin d’obtenir des pièces d’identité (12%), des soins médicaux (11%), des services ménagers (10%), ou des services dans les écoles publiques (8%).

Une grande majorité de Tunisiens affirment qu’aussi bien les riches que les personnes ordinaires pourraient verser des pots-de-vin ou faire usage de leurs connaissances personnelles pour éviter de payer des taxes, éviter d’aller devant les tribunaux ou pour enregistrer des terrains qui ne sont pas leurs. Les riches sont considérés comme les plus susceptibles de verser des pots-de-vin.

One to One for Research and Polling est un institut de sondage indépendant basé à Tunis et opérant dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ; il est le partenaire
dans la région de plusieurs réseaux de recherche tels que l’Afrobaromètre, le Baromètre Arabe, l’Indicateur arabe et d’universités de renom telle que l’université de Princeton, l’université
du Michigan ou l’université de Harvard.

L’Afrobaromètre est un projet de recherche panafricain indépendant et non partisan qui mesure les attitudes des citoyens sur la démocratie et la gouvernance, l’économie, la société civile et d’autres sujets.

par -

Les régions du sud du pays ont enregistré le taux de chômage le plus élevé en Tunisie au cours du deuxième trimestre de 2018. Ces régions souffrent également de taux de pauvreté très élevés, de l’absence de vision stratégique et d’un modèle de développement clair et répondant au mieux aux besoins de ces gouvernorats.

Le Sud-est est doté de plusieurs atouts lui permettant de se classer dans les premiers rangs des régions développées, mais ils ne sont pas exploités

D’ailleurs des statistiques de l’Institut national des statistiques (INS) ont révélé en particulier que la région de Tataouine occupe la première place au niveau national avec un taux de chômage atteignant 32,4%. Les mêmes données indiquent que le taux de chômage au niveau national a atteint 15,3% et 626,1 mille chômeurs.

S’agissant de la répartition géographique, il ressort que le sud-est (Gabès, Médenine et Tataouine) est classé en seconde position avec un taux de chômage de 24,3% et plus de 80 mille chômeurs.
En revanche, le centre-est (Sfax, Mahdia, Sousse et Monastir) a enregistré le taux de chômage le plus faible avec 9,7% et 93,3 mille chômeurs. Dans le Grand Tunis (Tunis, Ben Arous, Ariana et Manouba) le taux de chômage enregistré est de 17% et le nombre des sans emploi est de 191,1 mille.

Création de plusieurs postes d’emploi

Selon des données officielles, un accord final a été conclu concernant le projet de Gaz de Tataouine dont les travaux seront lancés le 1er octobre prochain et prendront fin en 2020. Ce pipeline d’une longueur de 94 km permettra l’approvisionnement du gouvernorat de Tataouine et les régions limitrophes, en gaz naturel et gaz mis en bouteille d’une part, et le développement de l’industrie, la relance de l’économie et la réalisation des projets dans la région, d’autre part.

Ce projet, dont le coût est estimé à 400 millions de dinars, favorisera près de 250 postes d’emploi, et forme une partie du projet de développement du champ de gaz Naouara à Tataouine dont le coût est estimé à 3000 millions de dinars, a ajouté le responsable, signalant que la capacité de production de ce champ est estimée à 2.7 million m3 par jour.

De même, les travaux de construction d’une usine de production de gypse ont démarré depuis le début de l’année en cours, à Ezzahra, dans la délégation de Tataouine-nord. L’entreprise devra entrer en exploitation à l’orée 2020. D’un coût de 30 millions de dinars, l’usine devra produire, dans une première étape, 300 tonnes de gypse, par jour, et embaucher 70 cadres et agents.

Quatre concessions d’exploitation de gypse accordées, auparavant, ont été retirées par le ministère de l’Industrie, à cause du retard dans l’exécution. La région de Tataouine est dotée du plus grand gisement de gypse, en Tunisie. Elle est classée au 4e rang mondial dans ce domaine.

par -

La direction de la société ChocoTom a décidé, ce jeudi 30 août 2018, de nouveau, de fermer ses portes et de mettre au chômage près de 900 salariés, et ce malgré sa promesse de reprendre ses activités depuis le 15 août dernier.
Elle a expliqué, dans un préavis de lock-out dont une copie est parvenue à Africanmanager, qu’il a été impossible de reprendre ses activités devant la grève observée par un certain nombre d’employés.

Contacté par Africanmanager, Sami Ayed, PDG de la société ChocoTom, a dénoncé les actes de vandalisme et de banditisme de la part de certains salariés de la société, expliquant que la boîte fait partie d’une grosse société appartenant à un investisseur étranger installé en Tunisie et employant près de 1500 personnes dans le pays.

Cet investisseur a décaissé cette année près de 100 Millions de dinars et il est considéré parmi les plus gros exportateurs d’huile d’olive tunisienne, a-t-il dit ; il compte lancer un autre projet d’investissement dont la valeur est estimée à 70 Millions de dinars, des investissements qui pourraient malheureusement tomber à l’eau suite au lock-out décidé par l’entreprise.

Selon ses déclarations, l’investisseur en question comptait également lancer un projet dans l’huile d’olive dans le gouvernorat de Zaghouan avec un coût estimé à 30 Millions de dinars. La production devait être destinée à l’exportation.

Il a toutefois indiqué que les actes de vandalisme et de violence exercés à l’encontre des agents de la sécurité, les cadres de la société vont amener la société à annuler ses investissements prévus en Tunisie. “Les gens ne veulent pas appliquer la loi“, a assuré Ben Ayed, avant d’ajouter que la liberté de travailler est aussi un droit constitutionnel tout comme la grève. “Empêcher les gens de travailler impactera négativement la société, surtout qu’une bonne partie de sa production est destinée à l’exportation“, a-t-il ajouté.

Sami Ayad a, dans le même cadre, indiqué que la société a convoqué 8 salariés, auteurs des actes de vandalisme, devant le conseil de discipline suite à la grève du 17 juillet dernier et qui s’est soldée par des actes de violence contre les agents de la sécurité, les cadres de la société et certains syndicalistes. Une décision qui a été prise en accord avec la partie syndicale, selon ses dires.

Quant à lui, un chef de projet à la société ChocoTom, Amine Jdir, a indiqué qu’une vingtaine d’employés ont refusé de regagner leurs postes et ont posé d’autres demandes qui n’ont aucun lien avec le droit syndical. lls ont également empêché leurs collègues de rejoindre leurs postes.

Au début le conflit a opposé les dirigeants de la société et le syndicat, la direction a décidé le 17 juillet dernier d’entamer un lock-out d’un mois à partir du 31 juillet 2018, pour exiger le respect des droits de l’employeur et garantir la non-ingérence de la partie syndicale.

Nous rappelons également à ce propos que la centrale patronale a annoncé dans un communiqué paru le 14 août dernier qu’une réunion de négociation a eu lieu le même jour, au siège de l’UTICA, à propos du dossier de la société ChocoTom et qu’elle avait abouti à la résolution du conflit. Cette réunion s’est tenue en présence du président de l’UTICA, Samir Majoul, du secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, du ministre de l’Industrie et des PME, Slim Feriani et du PDG de la société ChocoTom, Sami Ayed.

par -

Quelque 5700 postes d’emploi ont été créés en Tunisie durant le deuxième trimestre de 2018, a indiqué jeudi le directeur général de l’Institut National de la Statistique (INS), Hédi Saidi.
Lors d’un point de presse tenu à Tunis, Hédi Saidi a ajouté que 3500 postes ont été occupés par des hommes tandis que les 2200 postes restants ont été occupés par des femmes.

Selon lui, le taux de chômage a atteint 15,4% au cours du deuxième trimestre de 2018, soit le même taux enregistré durant la même période de 2017.

Et d’ajouter que le chômage de la population active s’élève à 12.5% chez les hommes et 22,7% chez les femmes.

Le taux de chômage chez les diplômés du supérieur a connu une légère baisse, a-t-il dit, soulignant que leur nombre est passé de 260.2 mille à 258.6 mille.

En réponse à une question relative à la possibilité de mener une enquête nationale sur l’emploi chaque mois comme dans les pays européens, le directeur de l’INS a indiqué que cela demeure difficile dans la mesure où cette opération nécessite des ressources matérielles, humaines et logistiques.
Il a indiqué que la propriété de l’INS reste de développer les statistiques, soulignant que l’échantillon de cette enquête est composé de 80 mille familles.

Interrogé sur les campagnes visant à mettre en doute la crédibilité des chiffres, Saidi a fait savoir que l’institut est indépendant et travaille conformément aux normes internationales requises, précisant que la méthodologie adoptée est la même que celle du bureau international de travail.
Et d’ajouter que les organisations et institutions financières internationales se basent toujours sur les rapports et les données de l’INS

par -

Le taux de chômage chez la population active a atteint 15,4% au cours la première moitié de 2018, soit le même taux enregistré durant la même période de 2017, selon les chiffres publiés mercredi sur le site officiel de l’Institut National de la Statistique (INS).
Le chômage de la population active s’élève à 12.5% chez les hommes et 22,7% chez les femmes.
Le taux de chômage chez les diplômés du supérieur a atteint 18% (19% en 2017), alors que chez les femmes diplômées s’élève quant à lui à 38.7% (39% en 2017).
Selon la même source, la population active en Tunisie s’établit à 4.126.100 habitants en 2018.

par -

Chaque année une cohorte de diplômés de l’enseignement supérieur est livrée au marché de travail. Ces diplômés seront confrontés à une longue transition de l’université au marché de travail pleine d’obstacles et de contraintes. Bien que le nombre de diplômés présente une légère baisse (74133  diplômés en 2011 pour 57923 diplômés en 2016), le taux de chômage garde sa caractéristique structurelle“. C’est ce qui ressort d’une note de conjoncture réalisée par l’intermédiaire en bourse Mac SA.

Cet afflux de diplômés, nouveaux entrants sur le marché de travail“, précise la note, va systématiquement recourir au service de l’Agence Nationale de l’Emploi et du Travail Indépendant (ANETI) dans leur quête du premier emploi : “Les bureaux d’emplois sont les principaux intermédiaires sur le marché de travail. Leur tâche est de fournir tous les instruments possibles qui aident à l’insertion professionnelle. Néanmoins l’évaluation de ces instruments montre qu’il est important d’augmenter leur efficacité et même de réfléchir comment il est opportun de supprimer certains instruments et de proposer d’autres plus efficaces“, lit-on dans cette note.

Et d’expliquer que l’afflux des demandeurs d’emplois ainsi que les budgets assignés aux programmes d’emplois expliquent la nécessité de les évaluer. Les indicateurs de performance utilisés par l’ANETI dans le cadre de cette évaluation sont les indicateurs sur les nouvelles entrées, les indicateurs sur les sorties, les indicateurs de stock et les indicateurs sur l’efficacité des programmes d’emploi.

En effet, l’analyse de l’évolution de 2010 à 2016 des nouvelles inscriptions, en tant qu’indicateur sur les nouvelles entrées, montre une tendance à la hausse en 2011 et en 2012 puis une légère baisse à partir de 2013. Le volume des réinscriptions et des demandeurs d’emplois suggère que les bureaux d’emplois font face à une forte pression dans leur responsabilité de principal intermédiaire sur le marché de travail. Les demandes d’emplois à chaque fin de mois ainsi que le volume de réinscription présentent une nette augmentation durant la période post-révolution suivie d’une faible baisse à partir de 2013 pour une rehausse en 2016.

Toujours selon cette note de conjoncture, les politiques actives de l’emploi regroupent plusieurs dispositifs de nature différente, mis en place dans des situations diverses et s’adressant à des types de publics variés. La Tunisie connaît plus que jamais d’énormes difficultés d’insertion des diplômés du supérieur. Les programmes d’emplois sont majoritairement conçus pour palier cette insuffisance. L’État met à la disposition du ministère de l’Emploi et du Travail indépendant un budget de plus en plus important, sans compter les aides des organismes internationaux. En dépit de ces efforts, l’efficacité n’est pas assurée. Les taux de placement sont de plus en plus moindres. La nécessité d’évaluer, de réformer et d’adapter ces politiques aux exigences et aux modifications du marché de travail est fortement recommandée.

L’étude a toutefois souligné que les méthodes quantitatives disponibles sont confrontées aux problèmes d’évaluation des politiques publiques, c’est-à-dire fournir un contre factuel acceptable permettant de décrire la situation qui aurait été celle des agents qui sont effectivement bénéficiaires d’une politique publique en l’absence de cette politique.

par -

Intervenu lors d’une rencontre tenue ce mercredi 27 juin 2018 à Gammarth, pour le lancement du 6ème rapport arabe sur l’emploi et le chômage dans les pays arabes, le ministre des Affaires sociales, Mohamed Trabelsi, a tiré à boulets rouges sur la coopération internationale en matière d’emploi et d’absorption du chômage, avant de s’interroger sur les résultats et les recommandations des anciens rapports  : “Où sont les recommandations des anciens rapports ? Qu’est-ce qu’on a fait ? Pour quelle utilité ?“, s’est interrogé le ministre.

Il a par ailleurs critiqué l’absence de dialogue arabe réel et continu capable d’analyser et diagnostiquer la réalité de l’emploi dans la région arabe, ce qui va, selon lui, impacter, voire faire échouer l’ensemble des politiques et stratégies arabes mises en place en la matière.

Trabelsi a pointé du doigt l’organisation arabe de l’emploi, laquelle est censée avoir un rôle très important en matière de promotion du dialogue : “On ne pourra plus accepter un rapport qui ne consacre pas une partie au dialogue social (…) C’est primordial (…) Il faut prendre cela en considération“, a-t-il précisé.

Outre le dialogue social, le ministre a souligné les insuffisances et les lacunes des conventions arabes en matière d’emploi, qui bien qu’elles aient fait l’objet de plusieurs ajustements demeurent encore inutiles.

Le ministre a sous un autre angle appelé à abandonner l’idée de parler de marché arabe de l’emploi, pour plancher plutôt sur plusieurs marchés arabes, critiquant ainsi l’absence de volonté commune pour activer les conventions arabes signées en la matière. Il a cité l’exemple de la convention collective de travail arabe qui bien qu’elle ait retouchée et améliorée, n’a pas encore abouti à des résultats. Idem pour la convention arabe sur le déplacement de la main-d’œuvre : “Chaque pays veut résoudre ses problèmes tout seul“, a-t-il dit.

Trabelsi n’a pas toutefois manqué d’afficher son espoir de voir ce rapport, contrairement à ses prédécesseurs, contribuer à la réduction du chômage et au renforcement de nos capacités en matière de lutte contre ce fléau.

De son côté, le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Faousi Abderrahmane, a évoqué les grandes pressions qui caractérisent le marché de l’emploi en Tunisie suite aux défaillances des politiques publiques depuis des décennies. “Les défaillances ne datent pas d’aujourd’hui, de deux ou de trois années…, elles remontent à des décennies“a-t-il précisé.

Il a par ailleurs indiqué qu’aujourd’hui, on ne peut pas recruter dans la fonction publique, mais en même temps cela ne veut pas dire que la porte du public est définitivement fermée. En attendant, le secteur privé est la nouvelle niche de l’emploi.

Un point de croissance permettra, selon ses dires, la création de 16 mille postes ; la Tunisie devra décrocher au moins 3 points, sachant que 45 mille nouveaux demandeurs d’emploi, dont 33 mille parmi les diplômés de l’enseignement supérieur, s’ajoutent au marché de l’emploi.

Le ministre de l’Emploi a tenu dans ce cadre à préciser que la question de l’emploi est l’affaire du gouvernement et non plus celle de son département ou celui des Affaires sociales.

par -

L’Algérie reste confrontée à de graves difficultés économiques qui plombent sa croissance a estimé le FMI dans une nouvelle évaluation de la situation. A l’issue de son conseil d’administration, le 1er juin 2018, le Fonds a insisté de nouveau sur l’urgence d’accélérer les réformes et surtout à éviter le recours à la planche à billets que privilégient les autorités.
Dans sa dernière évaluation de la situation économique, le fonds a relevé la persistance des défis importants notamment des déficits budgétaires et courants élevés malgré un assainissement considérable des finances publiques en 2017.
Le tableau dressé par le FMI est des moins reluisant avec une croissance du PIB réel qui a fortement ralenti, un taux de chômage qui s’est hissé à 11,7 % en septembre 2017, contre 10,5 % un an plus tôt, alors que le taux d’inflation moyen s’est établi à 5,6 % en 2017 contre 6,4% une année plutôt, selon La Tribune Afrique.

par -

Il y a quelques jours sur une radio privée, un député de Nidaa Tounes et ami de son directeur exécutif, disait que «nous avions demandé à Youssef Chahed de nous donner une seule réalisation qu’il a faite durant son mandat et qu’on pourrait mettre en valeur ».

Quelques jours plus tard, le FMI lui répondait indirectement, en confirmant que «l’économie tunisienne a montré des signes de reprise au premier trimestre de cette année. La croissance économique à 2,5 % (en glissement annuel) était la plus élevée depuis 2014, grâce à une forte production agricole et des exportations dynamiques. Le déficit du compte courant s’est quelque peu amélioré, à la faveur d’un taux de change plus flexible. Les flux d’investissements directs étrangers ont également repris, et le nouveau guichet unique pour les investisseurs “Tunisia Investment Authority” améliorera encore le climat des affaires. Les réformes prévues pour renforcer la gouvernance et améliorer l’accès au financement permettront à la reprise à créer plus d’emplois dans le secteur privé». Et comme le lien est généralement direct entre croissance et emploi, le taux de chômage était, pour la première fois depuis 2016, descendu au-dessous des 15,5 %.

C’est certes trop peu, mais on relèvera aussi que le nombre des diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur a enregistré sa première baisse depuis 2016, de 3.9 mille jeunes, pour un taux de chômage s’ établissant à 29.3%, contre 31 % pour le premier trimestre 2016, année durant laquelle le même taux avait même culminé à 31,9.

Force est donc de reconnaître que quelque chose a été fait cette année 2018 par le gouvernement de Youssef Chahed. Ce n’est pas le Pérou, mais le début d’un semblant de rétablissement. Les bailleurs de fonds le lui reconnaissent. Pas les siens de chez Nidaa Tounes.

  • Pas d’augmentations salariales, mais une augmentation des prix des carburants

«L’équipe du FMI est d’accord avec la banque centrale qu’un resserrement supplémentaire des conditions monétaires est nécessaire pour réduire l’écart entre les taux d’intérêt et l’inflation ». Cela devrait, en principe et bien que le conseil d’administration de la BCT l’ait retardé le mois dernier, se traduire par une nouvelle hausse du taux directeur. Une telle décision fera certainement le bonheur des banquiers, mais moins celui des consommateurs, des nouveaux et même des anciens accédant au crédit de consommation dans ses divers produits.

En ce qui concerne le financement de ce qui reste du budget 2018, le FMI qui raisonne ici sur le de court et très court terme, définit les trois priorités qu’il traite de «saillantes à court terme ». En premier lieu, «poursuivre les efforts visant à réduire les subventions à l’énergie qui favorisent de manière disproportionnée les plus aisés». Avec la hausse des prix du pétrole, il est à craindre que la Tunisie ne termine pas l’été 2018, sans une nouvelle augmentation des prix de l’essence, du gaz et de l’électricité.

Il faut rappeler à cet égard que le budget 2018 n’avait prévu qu’une enveloppe de 1.500 MDT de compensation pour les produits pétroliers. La Tunisie qui subit depuis peu un véritable choc pétrolier (baisse du Dinar et hausse du baril), avait déjà opéré deux augmentations qui n’ont rapporté que 230 MDT. Or, au prix de 70 USD le baril, la compensation nécessitera 4.000 MDT qu’il faudra nécessairement trouver pour boucler le budget.

En second lieu, «contenir la masse salariale du secteur public, qui est proportionnellement parmi les plus élevées au monde ». Cela voudra dire qu’il n’y a aura très probablement pas de nouvelles augmentations salariales pour au moins 2018 et 2019. L’équipe du FMI a dit cela aux responsables et experts de l’UGTT qui ont bien écouté sans broncher. Lâchera-t-elle pour autant quelque peu la pédale sur un chef du gouvernement qu’elle n’a pas pu dézinguer et qui résiste jusque-là à toutes ses campagnes médiatiques ? Plus d’un expert pense pourtant que tout nouvel accord d’augmentation salariale précipiterait le pays vers la banqueroute.

Et en dernier lieu, «adopter le projet de loi sur la réforme des retraites pour améliorer la viabilité financière du système de sécurité sociale». Sur ce dossier là aussi, l’attitude de l’UGTT et désormais même ses nouveaux ennemis de Nidaa Tounes après que Chahed lui a foncé dedans, sera primordiale.

Nous croyons savoir, de notre côté, qu’un CIM se penchera dès le début de la semaine sur le projet de loi sur la retraite dans le secteur public. Il portera sur une hausse de l’âge minimum de la retraite à 61 ans à partir de 2019 et à 62 ans pour 2020, avec même 3 ans supplémentaires qui restent optionnels. Ce projet de loi, notons-le, a été mis au point par une commission tripartite, Gouvernement, Utica et UGTT. S’il passe en CIM, il faudra en attendre le sort à l’ARP.

  • Le souci des familles vulnérables, nouveau credo du FMI

Mais nouveauté aussi, le FMI fait de la question de «transferts accrus aux familles les plus vulnérables, afin de les protéger de l’impact de la hausse des prix, accompagneront les efforts de réforme», une des conditions, fermes et essentielles, paraît-il, pour l’accès de la Tunisie à ce qui reste du prêt d’assistance financière. Une condition par laquelle le FMI voudrait faire montre, non seulement d’un souci de bancabilité de ses recommandations, mais aussi d’un souci majeur de leur impact social, en poussant son débiteur à y accorder l’attention qu’il faut.

Youssef Chahed avait déjà annoncé le 14 janvier dernier l’augmentation des primes servies aux familles nécessiteuses, la couverture médicale aux chômeurs et le principe d’une pension de retraites d’un minimum de 180 DT. Cela ne semble pourtant pas satisfaire le FMI qui en demanderait plus pour les pauvres, selon nos informations. Le gouvernement serait d’ailleurs en train de plancher sur de nouvelles formes de transferts aux familles nécessiteuses qui seraient au nombre de 280 mille.

On ne peut terminer sans rappeler que le FMI n’avait pas proposé d’aider la Tunisie, mais avait été sollicité à cet effet, la Tunisie ayant tout dépensé après sa révolution, en oubliant de se remettre au travail et d’arrêter les grèves dans tous les secteurs. Cela dure depuis 8 ans.

Comme tout bon banquier, le FMI se doit de s’assurer que son débiteur reste bancable et tente, par ses recommandations, de le remettre en état de pays sa dette, par des mesures qui restent par ailleurs nécessaires, même si le FMI ne les avaient pas exigées.

par -

La croissance de l’économie mondiale s’affermit, à la faveur du redressement des échanges, de la progression de l’investissement et du dynamisme des créations d’emplois, sur fond de politiques monétaires très accommodantes et d’assouplissement budgétaire, selon la dernière édition des Perspectives économiques de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques).
Le rythme de l’expansion mondiale sur la période 2018/2019 devrait avoisiner les 4 %, soit un niveau proche de la moyenne à long terme, toutefois, l’OCDE a souligné que d’importants risques liés aux tensions commerciales, aux vulnérabilités relevées sur les marchés financiers et à la hausse des prix du pétrole assombrissent fortement l’horizon.
La faiblesse des taux d’intérêt, même s’ils augmenteront progressivement, conjuguée à l’assouplissement budgétaire dans de nombreux pays, continueront d’étayer l’expansion, qui s’accompagnera de hausses modérées des salaires aussi bien que de l’inflation.
Dans la zone OCDE, le chômage devrait chuter pour atteindre les niveaux les plus bas jamais observés depuis 1980, mais des mesures supplémentaires pourraient être prises pour ramener davantage de personnes sur le marché du travail.

par -

La Tunisie a régulièrement accordé une significative priorité au secteur de la formation professionnelle, lequel connaît un essor plus ou moins important depuis des années. C’est dans ce contexte qu’une réforme en profondeur du système de la formation professionnelle demeure un facteur clé pour faciliter l’insertion des jeunes Tunisiens dans le marché de l’emploi et créer plus d’opportunités au profit des chômeurs.

Le ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi a annoncé le lancement d’une stratégie nationale visant à mettre en œuvre les mécanismes de la formation professionnelle et l’amélioration de la capacité d’accueil des centres de formation, un dispositif qui atteindra au cours de cette année 25 100 places.

Cette stratégie repose sur trois principaux axes dont la revalorisation du secteur de la formation afin de lutter contre la précarité sociale et le chômage des diplômés issus des centres de formation de 40 ans et plus, et même les personnes âgées dans les régions reculées qui ont besoin de recyclage (agriculture, artisanat…). Il s’agit également d’harmoniser les spécialités du secteur avec les attentes des demandeurs d’emploi et les besoins du marché du travail, ajoutant que la Tunisie compte actuellement 137 centres de formation professionnelle.

Le marché de l’emploi nécessite de la main-d’œuvre qualifiée

La secrétaire d’Etat chargée de la Formation professionnelle et de l’Initiative privée, Saïda Ounissi, a récemment affirmé lors de sa participation au salon “RIYEDA” qui a démarré mercredi 21 courant à Tunis qu’il existe en Tunisie 145 mille postes d’emploi vacants, nécessitant de la main-d’œuvre qualifiée dans les secteurs du marketing et des services.

Elle a ajouté que l’Etat en est conscient et a pris une série de mesures importantes visant à mettre en place toutes les spécialités de demandées par les employeurs pour l’année 2018/2019.

Ounissi a appelé à renforcer les ressources humaines en Tunisie et à lancer d’autres spécialités comme le commerce numérique.

Hausse du taux de chômage en 2017

Selon des chiffres dévoilés par l’Institut national des statistiques (INS), le taux de chômage a enregistré une hausse au quatrième semestre de 2017 pour s’établir à 15,5% contre 15,3% au cours du troisième trimestre de la même année.

En effet, le nombre de chômeurs pour le quatrième trimestre 2017 s’établit à 639 mille du total de la population active, contre 628,6 mille pour le troisième trimestre 2017.

Le taux de chômage pour le quatrième trimestre 2017 est estimé à 12,5% chez les hommes et 22,9% chez les femmes.

Toujours d’après l’INS, le nombre des diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur est estimé, quant à lui, à 264,1 mille au quatrième trimestre 2017 contre 270,6 mille au troisième trimestre 2017, soit une diminution de 6 mille.

par -

Uber Maroc qui revendique 19.000 utilisateurs réguliers et 300 chauffeurs, annonce sa décision de suspendre ses activités au Maroc.

La compagnie a annoncé dans un communiqué que : «Nous avons tout fait pour travailler avec les pouvoirs publics, afin de trouver une solution qui conviendrait à tous les Marocains. Néanmoins, malgré un dialogue constant et persistant, les discussions n’ont pas permis d’aboutir à des avancées constructives sur le plan réglementaire».

Selon les données rapportées par les médias marocains, Uber, durant ses trois ans d’existence, n’a pas réussi à convaincre les autorités du statut de ses chauffeurs. Alors que le Maroc exige de tout transporteur un agrément avant d’exercer, Uber présentait plutôt ses chauffeurs comme des auto-entrepreneurs.

Ces derniers étaient donc exposés à des sanctions de la part des forces de police, leurs véhicules envoyés en fourrière. Puis-qu’étant considérés comme des clandestins.

Uber, anciennement UberCab, est une entreprise technologique américaine qui développe et exploite des applications mobiles de mise en contact d’utilisateurs avec des conducteurs réalisant des services de transport.

par -

Le chômage en Tunisie devient de plus en plus inquiétant, surtout qu’il a persisté au-delà de 6 ou 7 ans pour se situer aux alentours de 15%. Un niveau élevé, voire très risqué par rapport à la situation de stagnation économique que nous vivons depuis un bon nombre d’années. Plusieurs enseignants en économie en confirment la gravité.

Joint au téléphone par Africanmanager, Yassine Slama, professeur universitaire, a considère que le système éducatif est malade, les calmants qu’on injecte de temps à autre à travers des réformes périodiques ne marchent plus et n’ont pas pu réduire le chômage qui a atteint le taux de 15,3% en 2017.

Cependant, il a affirmé que le dossier du chômage figure parmi les grandes priorités du gouvernement de Youssef Chahed, précisant que l’augmentation de ce phénomène mènera à la hausse de la pauvreté en Tunisie.

Slama a aussi critiqué le niveau déplorable des élèves, la mauvaise rentabilité des institutions éducatives. «Il y a des  failles au niveau du système éducatif actuel, qui est n’est plus adapté aux offres d’emploi, ce qui contribue à la hausse du chômage. D’ailleurs, aucun établissement tunisien ne figure dans les classements des meilleures universités à l’échelle internationale. Nos universités sont devenues incapables de créer des ressources humaines pouvant intégrer facilement le marché de l’emploi. Même les orientations universitaires ne sont plus efficaces“, a-t-il dit. Et d’ajouter : «Avec l’absence de réformes structurelles, le système éducatif tunisien est plus que jamais critiqué. Nous avons besoin d’une série de réformes innovatrices afin de garantir l’employabilité des jeunes diplômés».

On rappelle que l’Institut national de la statistique (INS) a annoncé que le chômage a atteint le taux de 15,3%. Le nombre de chômeurs au troisième trimestre de 2017 est de 628,600 mille sur l’ensemble des personnes actives, contre 626,100 chômeurs durant le deuxième trimestre 2017.

Le taux de chômage au troisième trimestre 2017 est de 12,3% chez les hommes et 22,8% chez les femmes. Le nombre de diplômés chômeurs a atteint environ 270 600 au troisième trimestre 2017 contre 250 600 au second trimestre de la même année. Le taux de chômage s’élève respectivement à 30,6% et 30,3%, selon les chiffres de l’INS.

Le nombre de personnes qui travaillent a atteint 3 472 200 durant le troisième trimestre 2017 : 2 560 200 sont des hommes et 912 mille des femmes. Au deuxième trimestre 2017, le nombre de personnes ayant un travail est de 3 458 100 , avec une augmentation de 14 100 employés. 52,3% des travailleurs sont actifs dans le domaine des services, 18,3% dans le secteur industriel, 15,2% dans le secteur non industriel et 14,3% dans le secteur de l’agriculture et de la pêche, détaille l’INS.

par -

Selon les chiffres de Pôle emploi et du ministère du travail, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie (A) a baissé de 0,1 % sur un mois en France métropolitaine, rapporte Le Monde.

Fin d’une époque. Ils étaient scrutés, commentés tous les mois. A l’aune de ces statistiques, on jugeait l’action des pouvoirs publics pendant le quinquennat de François Hollande et les résultats des présidents de la République. Mais cette obsession collective pour les chiffres du chômage pourrait s’arrêter mercredi 24 janvier, jour de l’ultime publication de cet indicateur tel qu’on le connaît.

Les statistiques de Pôle emploi et du ministère du travail ne seront en effet plus publiées dans leur version actuelle dès le mois prochain, a ajouté la même source.

par -

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Faouzi Abderrahmane, a annoncé, lors de son passage ce lundi 15 janvier 2018 sur Shems Fm, que le nombre de chômeurs a atteint aujourd’hui plus de 628 mille, soulignant que 40% des chômeurs sont des diplômés de l’enseignement supérieur.

Il a ajouté que chaque année et depuis ces sept dernières années, 45 mille nouveaux demandeurs d’emploi, dont 33 mille parmi les diplômés de l’enseignement supérieur, s’ajoutent au marché de l’emploi.  

Le ministre a en outre indiqué que l’Etat dispose déjà de trois mécanismes d’emploi, à savoir les contrats de stage d’Initiation à la Vie Professionnelle «SIVP», ​​le programme “Contrat de la dignité” et le contrat de stage du programme de Service Civil Volontaire (SCV).

D’autre part, le ministre de la Formation et de l’Emploi a déclaré que le gouvernement se dirige vers un nouveau créneau, celui de l’économie sociale et solidaire, qui n’est ni public ni privé, ajoutant qu’il y a «un nouveau projet de loi sur ce secteur et également de nouveaux mécanismes de financement qui s’y rattachent».

par -

Le directeur du Centre d’études Sigma Conseil, Hassan Zargouni a déclaré qu’une lecture dans l’évolution de la situation économique en Tunisie, avant et après la révolution, fait ressortir une baisse de la croissance de 3,5% à 1,9% en 2017.

Il a tenu en outre à préciser, lors de son passage, ce lundi 15 janvier 2018, sur Express Fm, que le taux d’inflation est passé de 4,4% en 2010 à 6,5% en 2017 alors que le taux du déficit commercial a atteint 15 mille millions de dinars en 2017 après avoir été de 8290 MD en 2010, sachant que l’endettement public a augmenté passant de 39 à 71%.

Hassen Zargouni a précisé, encore, que le taux de chômage s’est élevé à 15,3% en 2017 soit 630 mille, soit 140 mille de plus par rapport à 2010

Concernant les indicateurs touristiques au cours des 7 dernières années, Zargouni a indiqué que la moyenne des visiteurs est passée à sept millions dont 2,5 millions en provenance d’Algérie et 570 mille de Russie et 500 mille autres en provenance de France.

Hassen Zargouni ajoute, toutefois, que malgré la hausse du nombre des visiteurs, les recettes touristiques ont enregistré une baisse significative passant de 3,5 milliards de dinars en 2010 à 2,3 milliards de dinars en 2017.

FOCUS 🔍

Les chiffres des immatriculations de nouvelles voitures pour le mois de septembre 2018, laissent voire que les ventes des véhicules particuliers de la marque...

Le meilleur des RS

Imed Heni est un cadre de l’OACA. On ne mettra pas sa photo, pour ne pas utiliser celle du petit garçon qu’il affiche sur...

INTERVIEW

L'expert en économie et ancien ministre des Finances Houcine Dimasi a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont...

AFRIQUE

Dans le cadre du Sommet mondial de l'innovation pour la santé (WISH), le Fonds du Qatar pour le Développement (QFFD) signe son premier accord...

Reseaux Sociaux

SPORT

Programme de la 8e journée de la ligue 1 professionnelle de football, prévue les vendredi 23, samedi 24 et dimanche 25 novembre à partir...