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L’Algérie reste confrontée à de graves difficultés économiques qui plombent sa croissance a estimé le FMI dans une nouvelle évaluation de la situation. A l’issue de son conseil d’administration, le 1er juin 2018, le Fonds a insisté de nouveau sur l’urgence d’accélérer les réformes et surtout à éviter le recours à la planche à billets que privilégient les autorités.
Dans sa dernière évaluation de la situation économique, le fonds a relevé la persistance des défis importants notamment des déficits budgétaires et courants élevés malgré un assainissement considérable des finances publiques en 2017.
Le tableau dressé par le FMI est des moins reluisant avec une croissance du PIB réel qui a fortement ralenti, un taux de chômage qui s’est hissé à 11,7 % en septembre 2017, contre 10,5 % un an plus tôt, alors que le taux d’inflation moyen s’est établi à 5,6 % en 2017 contre 6,4% une année plutôt, selon La Tribune Afrique.

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Il y a quelques jours sur une radio privée, un député de Nidaa Tounes et ami de son directeur exécutif, disait que «nous avions demandé à Youssef Chahed de nous donner une seule réalisation qu’il a faite durant son mandat et qu’on pourrait mettre en valeur ».

Quelques jours plus tard, le FMI lui répondait indirectement, en confirmant que «l’économie tunisienne a montré des signes de reprise au premier trimestre de cette année. La croissance économique à 2,5 % (en glissement annuel) était la plus élevée depuis 2014, grâce à une forte production agricole et des exportations dynamiques. Le déficit du compte courant s’est quelque peu amélioré, à la faveur d’un taux de change plus flexible. Les flux d’investissements directs étrangers ont également repris, et le nouveau guichet unique pour les investisseurs “Tunisia Investment Authority” améliorera encore le climat des affaires. Les réformes prévues pour renforcer la gouvernance et améliorer l’accès au financement permettront à la reprise à créer plus d’emplois dans le secteur privé». Et comme le lien est généralement direct entre croissance et emploi, le taux de chômage était, pour la première fois depuis 2016, descendu au-dessous des 15,5 %.

C’est certes trop peu, mais on relèvera aussi que le nombre des diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur a enregistré sa première baisse depuis 2016, de 3.9 mille jeunes, pour un taux de chômage s’ établissant à 29.3%, contre 31 % pour le premier trimestre 2016, année durant laquelle le même taux avait même culminé à 31,9.

Force est donc de reconnaître que quelque chose a été fait cette année 2018 par le gouvernement de Youssef Chahed. Ce n’est pas le Pérou, mais le début d’un semblant de rétablissement. Les bailleurs de fonds le lui reconnaissent. Pas les siens de chez Nidaa Tounes.

  • Pas d’augmentations salariales, mais une augmentation des prix des carburants

«L’équipe du FMI est d’accord avec la banque centrale qu’un resserrement supplémentaire des conditions monétaires est nécessaire pour réduire l’écart entre les taux d’intérêt et l’inflation ». Cela devrait, en principe et bien que le conseil d’administration de la BCT l’ait retardé le mois dernier, se traduire par une nouvelle hausse du taux directeur. Une telle décision fera certainement le bonheur des banquiers, mais moins celui des consommateurs, des nouveaux et même des anciens accédant au crédit de consommation dans ses divers produits.

En ce qui concerne le financement de ce qui reste du budget 2018, le FMI qui raisonne ici sur le de court et très court terme, définit les trois priorités qu’il traite de «saillantes à court terme ». En premier lieu, «poursuivre les efforts visant à réduire les subventions à l’énergie qui favorisent de manière disproportionnée les plus aisés». Avec la hausse des prix du pétrole, il est à craindre que la Tunisie ne termine pas l’été 2018, sans une nouvelle augmentation des prix de l’essence, du gaz et de l’électricité.

Il faut rappeler à cet égard que le budget 2018 n’avait prévu qu’une enveloppe de 1.500 MDT de compensation pour les produits pétroliers. La Tunisie qui subit depuis peu un véritable choc pétrolier (baisse du Dinar et hausse du baril), avait déjà opéré deux augmentations qui n’ont rapporté que 230 MDT. Or, au prix de 70 USD le baril, la compensation nécessitera 4.000 MDT qu’il faudra nécessairement trouver pour boucler le budget.

En second lieu, «contenir la masse salariale du secteur public, qui est proportionnellement parmi les plus élevées au monde ». Cela voudra dire qu’il n’y a aura très probablement pas de nouvelles augmentations salariales pour au moins 2018 et 2019. L’équipe du FMI a dit cela aux responsables et experts de l’UGTT qui ont bien écouté sans broncher. Lâchera-t-elle pour autant quelque peu la pédale sur un chef du gouvernement qu’elle n’a pas pu dézinguer et qui résiste jusque-là à toutes ses campagnes médiatiques ? Plus d’un expert pense pourtant que tout nouvel accord d’augmentation salariale précipiterait le pays vers la banqueroute.

Et en dernier lieu, «adopter le projet de loi sur la réforme des retraites pour améliorer la viabilité financière du système de sécurité sociale». Sur ce dossier là aussi, l’attitude de l’UGTT et désormais même ses nouveaux ennemis de Nidaa Tounes après que Chahed lui a foncé dedans, sera primordiale.

Nous croyons savoir, de notre côté, qu’un CIM se penchera dès le début de la semaine sur le projet de loi sur la retraite dans le secteur public. Il portera sur une hausse de l’âge minimum de la retraite à 61 ans à partir de 2019 et à 62 ans pour 2020, avec même 3 ans supplémentaires qui restent optionnels. Ce projet de loi, notons-le, a été mis au point par une commission tripartite, Gouvernement, Utica et UGTT. S’il passe en CIM, il faudra en attendre le sort à l’ARP.

  • Le souci des familles vulnérables, nouveau credo du FMI

Mais nouveauté aussi, le FMI fait de la question de «transferts accrus aux familles les plus vulnérables, afin de les protéger de l’impact de la hausse des prix, accompagneront les efforts de réforme», une des conditions, fermes et essentielles, paraît-il, pour l’accès de la Tunisie à ce qui reste du prêt d’assistance financière. Une condition par laquelle le FMI voudrait faire montre, non seulement d’un souci de bancabilité de ses recommandations, mais aussi d’un souci majeur de leur impact social, en poussant son débiteur à y accorder l’attention qu’il faut.

Youssef Chahed avait déjà annoncé le 14 janvier dernier l’augmentation des primes servies aux familles nécessiteuses, la couverture médicale aux chômeurs et le principe d’une pension de retraites d’un minimum de 180 DT. Cela ne semble pourtant pas satisfaire le FMI qui en demanderait plus pour les pauvres, selon nos informations. Le gouvernement serait d’ailleurs en train de plancher sur de nouvelles formes de transferts aux familles nécessiteuses qui seraient au nombre de 280 mille.

On ne peut terminer sans rappeler que le FMI n’avait pas proposé d’aider la Tunisie, mais avait été sollicité à cet effet, la Tunisie ayant tout dépensé après sa révolution, en oubliant de se remettre au travail et d’arrêter les grèves dans tous les secteurs. Cela dure depuis 8 ans.

Comme tout bon banquier, le FMI se doit de s’assurer que son débiteur reste bancable et tente, par ses recommandations, de le remettre en état de pays sa dette, par des mesures qui restent par ailleurs nécessaires, même si le FMI ne les avaient pas exigées.

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La croissance de l’économie mondiale s’affermit, à la faveur du redressement des échanges, de la progression de l’investissement et du dynamisme des créations d’emplois, sur fond de politiques monétaires très accommodantes et d’assouplissement budgétaire, selon la dernière édition des Perspectives économiques de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques).
Le rythme de l’expansion mondiale sur la période 2018/2019 devrait avoisiner les 4 %, soit un niveau proche de la moyenne à long terme, toutefois, l’OCDE a souligné que d’importants risques liés aux tensions commerciales, aux vulnérabilités relevées sur les marchés financiers et à la hausse des prix du pétrole assombrissent fortement l’horizon.
La faiblesse des taux d’intérêt, même s’ils augmenteront progressivement, conjuguée à l’assouplissement budgétaire dans de nombreux pays, continueront d’étayer l’expansion, qui s’accompagnera de hausses modérées des salaires aussi bien que de l’inflation.
Dans la zone OCDE, le chômage devrait chuter pour atteindre les niveaux les plus bas jamais observés depuis 1980, mais des mesures supplémentaires pourraient être prises pour ramener davantage de personnes sur le marché du travail.

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La Tunisie a régulièrement accordé une significative priorité au secteur de la formation professionnelle, lequel connaît un essor plus ou moins important depuis des années. C’est dans ce contexte qu’une réforme en profondeur du système de la formation professionnelle demeure un facteur clé pour faciliter l’insertion des jeunes Tunisiens dans le marché de l’emploi et créer plus d’opportunités au profit des chômeurs.

Le ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi a annoncé le lancement d’une stratégie nationale visant à mettre en œuvre les mécanismes de la formation professionnelle et l’amélioration de la capacité d’accueil des centres de formation, un dispositif qui atteindra au cours de cette année 25 100 places.

Cette stratégie repose sur trois principaux axes dont la revalorisation du secteur de la formation afin de lutter contre la précarité sociale et le chômage des diplômés issus des centres de formation de 40 ans et plus, et même les personnes âgées dans les régions reculées qui ont besoin de recyclage (agriculture, artisanat…). Il s’agit également d’harmoniser les spécialités du secteur avec les attentes des demandeurs d’emploi et les besoins du marché du travail, ajoutant que la Tunisie compte actuellement 137 centres de formation professionnelle.

Le marché de l’emploi nécessite de la main-d’œuvre qualifiée

La secrétaire d’Etat chargée de la Formation professionnelle et de l’Initiative privée, Saïda Ounissi, a récemment affirmé lors de sa participation au salon “RIYEDA” qui a démarré mercredi 21 courant à Tunis qu’il existe en Tunisie 145 mille postes d’emploi vacants, nécessitant de la main-d’œuvre qualifiée dans les secteurs du marketing et des services.

Elle a ajouté que l’Etat en est conscient et a pris une série de mesures importantes visant à mettre en place toutes les spécialités de demandées par les employeurs pour l’année 2018/2019.

Ounissi a appelé à renforcer les ressources humaines en Tunisie et à lancer d’autres spécialités comme le commerce numérique.

Hausse du taux de chômage en 2017

Selon des chiffres dévoilés par l’Institut national des statistiques (INS), le taux de chômage a enregistré une hausse au quatrième semestre de 2017 pour s’établir à 15,5% contre 15,3% au cours du troisième trimestre de la même année.

En effet, le nombre de chômeurs pour le quatrième trimestre 2017 s’établit à 639 mille du total de la population active, contre 628,6 mille pour le troisième trimestre 2017.

Le taux de chômage pour le quatrième trimestre 2017 est estimé à 12,5% chez les hommes et 22,9% chez les femmes.

Toujours d’après l’INS, le nombre des diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur est estimé, quant à lui, à 264,1 mille au quatrième trimestre 2017 contre 270,6 mille au troisième trimestre 2017, soit une diminution de 6 mille.

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Uber Maroc qui revendique 19.000 utilisateurs réguliers et 300 chauffeurs, annonce sa décision de suspendre ses activités au Maroc.

La compagnie a annoncé dans un communiqué que : «Nous avons tout fait pour travailler avec les pouvoirs publics, afin de trouver une solution qui conviendrait à tous les Marocains. Néanmoins, malgré un dialogue constant et persistant, les discussions n’ont pas permis d’aboutir à des avancées constructives sur le plan réglementaire».

Selon les données rapportées par les médias marocains, Uber, durant ses trois ans d’existence, n’a pas réussi à convaincre les autorités du statut de ses chauffeurs. Alors que le Maroc exige de tout transporteur un agrément avant d’exercer, Uber présentait plutôt ses chauffeurs comme des auto-entrepreneurs.

Ces derniers étaient donc exposés à des sanctions de la part des forces de police, leurs véhicules envoyés en fourrière. Puis-qu’étant considérés comme des clandestins.

Uber, anciennement UberCab, est une entreprise technologique américaine qui développe et exploite des applications mobiles de mise en contact d’utilisateurs avec des conducteurs réalisant des services de transport.

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Le chômage en Tunisie devient de plus en plus inquiétant, surtout qu’il a persisté au-delà de 6 ou 7 ans pour se situer aux alentours de 15%. Un niveau élevé, voire très risqué par rapport à la situation de stagnation économique que nous vivons depuis un bon nombre d’années. Plusieurs enseignants en économie en confirment la gravité.

Joint au téléphone par Africanmanager, Yassine Slama, professeur universitaire, a considère que le système éducatif est malade, les calmants qu’on injecte de temps à autre à travers des réformes périodiques ne marchent plus et n’ont pas pu réduire le chômage qui a atteint le taux de 15,3% en 2017.

Cependant, il a affirmé que le dossier du chômage figure parmi les grandes priorités du gouvernement de Youssef Chahed, précisant que l’augmentation de ce phénomène mènera à la hausse de la pauvreté en Tunisie.

Slama a aussi critiqué le niveau déplorable des élèves, la mauvaise rentabilité des institutions éducatives. «Il y a des  failles au niveau du système éducatif actuel, qui est n’est plus adapté aux offres d’emploi, ce qui contribue à la hausse du chômage. D’ailleurs, aucun établissement tunisien ne figure dans les classements des meilleures universités à l’échelle internationale. Nos universités sont devenues incapables de créer des ressources humaines pouvant intégrer facilement le marché de l’emploi. Même les orientations universitaires ne sont plus efficaces“, a-t-il dit. Et d’ajouter : «Avec l’absence de réformes structurelles, le système éducatif tunisien est plus que jamais critiqué. Nous avons besoin d’une série de réformes innovatrices afin de garantir l’employabilité des jeunes diplômés».

On rappelle que l’Institut national de la statistique (INS) a annoncé que le chômage a atteint le taux de 15,3%. Le nombre de chômeurs au troisième trimestre de 2017 est de 628,600 mille sur l’ensemble des personnes actives, contre 626,100 chômeurs durant le deuxième trimestre 2017.

Le taux de chômage au troisième trimestre 2017 est de 12,3% chez les hommes et 22,8% chez les femmes. Le nombre de diplômés chômeurs a atteint environ 270 600 au troisième trimestre 2017 contre 250 600 au second trimestre de la même année. Le taux de chômage s’élève respectivement à 30,6% et 30,3%, selon les chiffres de l’INS.

Le nombre de personnes qui travaillent a atteint 3 472 200 durant le troisième trimestre 2017 : 2 560 200 sont des hommes et 912 mille des femmes. Au deuxième trimestre 2017, le nombre de personnes ayant un travail est de 3 458 100 , avec une augmentation de 14 100 employés. 52,3% des travailleurs sont actifs dans le domaine des services, 18,3% dans le secteur industriel, 15,2% dans le secteur non industriel et 14,3% dans le secteur de l’agriculture et de la pêche, détaille l’INS.

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Selon les chiffres de Pôle emploi et du ministère du travail, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie (A) a baissé de 0,1 % sur un mois en France métropolitaine, rapporte Le Monde.

Fin d’une époque. Ils étaient scrutés, commentés tous les mois. A l’aune de ces statistiques, on jugeait l’action des pouvoirs publics pendant le quinquennat de François Hollande et les résultats des présidents de la République. Mais cette obsession collective pour les chiffres du chômage pourrait s’arrêter mercredi 24 janvier, jour de l’ultime publication de cet indicateur tel qu’on le connaît.

Les statistiques de Pôle emploi et du ministère du travail ne seront en effet plus publiées dans leur version actuelle dès le mois prochain, a ajouté la même source.

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Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Faouzi Abderrahmane, a annoncé, lors de son passage ce lundi 15 janvier 2018 sur Shems Fm, que le nombre de chômeurs a atteint aujourd’hui plus de 628 mille, soulignant que 40% des chômeurs sont des diplômés de l’enseignement supérieur.

Il a ajouté que chaque année et depuis ces sept dernières années, 45 mille nouveaux demandeurs d’emploi, dont 33 mille parmi les diplômés de l’enseignement supérieur, s’ajoutent au marché de l’emploi.  

Le ministre a en outre indiqué que l’Etat dispose déjà de trois mécanismes d’emploi, à savoir les contrats de stage d’Initiation à la Vie Professionnelle «SIVP», ​​le programme “Contrat de la dignité” et le contrat de stage du programme de Service Civil Volontaire (SCV).

D’autre part, le ministre de la Formation et de l’Emploi a déclaré que le gouvernement se dirige vers un nouveau créneau, celui de l’économie sociale et solidaire, qui n’est ni public ni privé, ajoutant qu’il y a «un nouveau projet de loi sur ce secteur et également de nouveaux mécanismes de financement qui s’y rattachent».

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Le directeur du Centre d’études Sigma Conseil, Hassan Zargouni a déclaré qu’une lecture dans l’évolution de la situation économique en Tunisie, avant et après la révolution, fait ressortir une baisse de la croissance de 3,5% à 1,9% en 2017.

Il a tenu en outre à préciser, lors de son passage, ce lundi 15 janvier 2018, sur Express Fm, que le taux d’inflation est passé de 4,4% en 2010 à 6,5% en 2017 alors que le taux du déficit commercial a atteint 15 mille millions de dinars en 2017 après avoir été de 8290 MD en 2010, sachant que l’endettement public a augmenté passant de 39 à 71%.

Hassen Zargouni a précisé, encore, que le taux de chômage s’est élevé à 15,3% en 2017 soit 630 mille, soit 140 mille de plus par rapport à 2010

Concernant les indicateurs touristiques au cours des 7 dernières années, Zargouni a indiqué que la moyenne des visiteurs est passée à sept millions dont 2,5 millions en provenance d’Algérie et 570 mille de Russie et 500 mille autres en provenance de France.

Hassen Zargouni ajoute, toutefois, que malgré la hausse du nombre des visiteurs, les recettes touristiques ont enregistré une baisse significative passant de 3,5 milliards de dinars en 2010 à 2,3 milliards de dinars en 2017.

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Dans les événements de la nuit dernière, malheureusement, une dizaine de personnes au total ont été tuées dans plusieurs villes“, a dit la télévision publique ce lundi 1er janvier 2018 au sujet des manifestations qui ont agité le pays hier dimanche 31 décembre 2017. Elle a, tout de même, chargé la barque des manifestations en mettant bien en évidence les dégâts qu’ils ont provoqués. Mais cette répression sanglante est loin d’avoir calmé les ardeurs de la jeunesse, ce lundi des appels sur les réseaux sociales appellent à poursuivre le mouvement contre le pouvoir et l’envolée des prix, rapporte l’agence Reuters.

Rappelons que des dizaines de milliers de personnes battent le pavé depuis jeudi dernier sur toute l’étendue du territoire. Ce sont les plus grosses manifs depuis celles de 2009 qui exigeaint des réformes.
Le président Hassan Rohani y est allé de son appel au calme et même de ses menaces, mais rien n’y fait. Frappés par le chômage, qui toucheraient 30% des jeunes, ulcérés par la corruption et la montée des prix, les citoyens sont décidés à se faire entendre par un pouvoir sclérosé et qui a tendance à s’emmurer dans l’archaïsme de pratiques d’un autre temps que la jeunesse, par définition plus portée vers la modernité, digère de moins en moins. Les manifestants pointent également l’appétit du pouvoir chiite pour la bataille confessionnelle contre l’Arabie saoudite, laquelle déstabilise l’Irak, la Syrie, le Liban et toute lé région…

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Avoir été ministre et puis, du jour au lendemain, devoir frapper à la porte des agences d’emploi pour retrouver un job, personne ne le crie sur les toits mais en France c’est une vraie galère. C’est ce qui est arrivé à plein de ministres de François Hollande, qui n’étaient pas du tout préparés à cette traversée du désert. Ils ont vidé leur sac devant des journalistes du Figaro.

L’un des anciens collaborateurs de Hollande, qui a préféré garder l’anonymat, a fait part de son amertume : “Tu sers ton pays comme parlementaire et comme ministre, en essayant de faire de ton mieux. Tu consacres une partie de ta vie à ton pays. Il n’y a rien en retour, ni statut de l’élu ni création de passerelles pour permettre de retrouver un emploi.

A noter que depuis 2012, un décret paraphé par l’ex-président, François Hollande, permet aux anciens ministres de toucher leurs indemnités durant 3 mois après la fin de leur mandat, sauf s’ils ont la chance de retrouver un boulot entretemps, ce qui est loin d’être simple. Un autre ancien ministre, très remonté, se confie : “Ce n’est pas simple de retrouver du boulot quand on ne fait pas partie d’un réseau, de la haute fonction publique, qu’on n’est pas énarque. Le corporatisme fonctionne à plein. Il n’y a pas un type de la promo Voltaire (la promotion de François Hollande à l’ENA – NDLR) qui soit au chômage.” Les difficultés sont telles que certains n’aspirent même plus à retrouver une planque dorée quelque part – dans le public ou le privé -, mais juste un boulot “pour vivre” : “S’il faut vendre des pizzas, j’irai en vendre. Il faut que je travaille“, a lâché cet ancien ministre.

L’ancienne ministre du Travail, Myriam El Khomri, a vite flairé les ennuis à l’horizon et a bifurqué en vitesse vers l’entreprenariat. “Je n’ai pas connu de difficultés particulières parce que j’ai vite monté ma propre entreprise de conseils aux entreprises dès le mois d’octobre. J’ai commencé à travailler sur plusieurs missions dans le domaine de la qualité de vie au travail.

Les anciens députés ne sont pas à la fête non plus. Pour certains, après l’indemnité, dégressive, à laquelle ils ont droit pendant six petits mois après la fin de leur mandat, bonjours les écueils administratifs au Pôle Emploi. Françoise Descamps-Crosnier a été prise dans les filets : “Je ne rentrais dans aucune case du formulaire. Le conseiller m’a reçue, mais il ne savait pas bien quoi faire pour m’aider.” Idem pour Christophe Cavard : “C’est violent. (…) Il y en a qui frisent la dépression, qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts. Mais ça, on ne peut se le dire qu’entre nous. On se sert les coudes.”

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Le nombre de demandeurs d‘emploi a de nouveau reculé en novembre en France métropolitaine, après une stabilisation en octobre, relate Reuters en se basant des chiffres publiés mercredi par le ministère du Travail et Pôle emploi, qui diffuseront ces données trimestriellement à compter de 2018.

Le nombre de demandeurs d‘emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) a baissé de 0,8% le mois dernier pour s’établir à 3.454.100, soit 29.500 de moins qu’à fin octobre.

En septembre, il avait reculé de 1,8%, diminuant de 64.800 sur le mois, soit sa plus forte baisse depuis le début de cette série statistique en 1996.

En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d‘inscrits à Pôle emploi diminue en novembre de 0,1%, avec 4.600 personnes de moins en un mois, à 5.611.400 (5.919.200 en incluant les départements d‘Outre-mer, également en baisse sur un mois).

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Les opportunités de travail pour les ingénieurs ne manquent pas en Tunisie, qui œuvre à profiter de ses compétences dans différents domaines et projets comme celui du satellite“, a indiqué mercredi Khalil Laamiri, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
Le budget de la recherche scientifique au titre de l’année 2018 enregistrera une augmentation de 30% et passera à 65 millions de dinars, outre l’augmentation du budget des structures de recherche et des projets de recherche de 50% pour atteindre 23 millions de dinars alors qu’il était de 14 millions de dinars et ce, pour promouvoir la recherche scientifique“, a rappelé Laamiri à l’ouverture du forum organisé mercredi à Monastir à l’initiative de l’école nationale des ingénieurs de Monastir et l’association “étudiants ingénieurs” dont le thème était “L’ingénieur la nouvelle locomotive de l’économie tunisienne“.

D’après le secrétaire d’Etat, les problématiques de la recherche scientifique ne se limitent pas uniquement au financement mais il existe également des difficultés au niveau de la gestion du budget puisque certains laboratoires ne le dépensent pas en raison de certaines complications au niveau central.
Dans ce contexte, il a souligné que ces difficultés seront surpassées à travers la bonne gouvernance et la garantie de l’autonomie financière et administrative des universités et des établissements de l’enseignement supérieur.

De son côté, Mehdi Jomaa, ancien chef du gouvernement et diplômé de l’école nationale des ingénieurs de Tunisie, a estimé que l’ingénieur tunisien doit avoir des connaissances techniques et scientifiques mais il doit aussi être formé au leadership, à la communication, à l’échange des données, à la gestion des ressources humaines et financières et au travail en équipe puisque le génie n’est plus individuel aujourd’hui, selon lui, mais il est collectif.
Jomaa a signalé que les opportunités de travail pour les ingénieurs sont multiples en Tunisie et à l’étranger, notamment à la lumière des mutations technologiques mettant l’accent sur l’importance d’avoir l’esprit d’initiative et de savoir exploiter les belles opportunités.

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Suite à la révolution de 2011, la Tunisie a connu une période d’instabilité politique et économique, la plus importante de son histoire récente. Au cours de la  transition politique, sept chefs de gouvernements se sont succédé, sans parvenir à mettre en place une véritable politique économique de transition“. C’est ce qui ressort de la note de conjoncture de Mac Sa sur le thème “Défis et perspectives de l’économie tunisienne : comment renouer avec la croissance?“. Ainsi, le taux  de croissance économique reste faible, le taux de chômage s’est aggravé, les déséquilibres macroéconomiques ont empiré, etc. Cette faible performance s’explique essentiellement par l’environnement réglementaire excessif qui a bloqué le fonctionnement de tous les marchés.

Cette faible performance s’explique, selon cette note, par une concurrence faible, une bureaucratie lourde, des comportements de recherche de rentes, un investissement faible et de mauvaise qualité, la formation de groupes d’intérêt, une qualité de services médiocre, une productivité des entreprises faible, un marché du travail rigide qui décourage l’embauche, une politique industrielle qui encourage des activités à faible valeur ajoutée et une  politique agricole inappropriée qui favorise la production des variétés continentales. En plus de ces dysfonctionnements, l’instabilité politique et sociale, la contrebande, l’environnement géopolitique défavorable et le terrorisme, viennent récemment impacter négativement la performance économique.

Sept ans après la révolution, le pays n’a pas réussi à relancer la croissance économique. Le taux de croissance du PIB (dollars constants de la Banque mondiale) demeure faible. Il est estimé à 1.17 % en 2016 soit un taux par tête d’habitant négatif (-0.3%), ce qui implique qu’en moyenne, le Tunisien est moins riche par rapport à l’année précédente. En effet, la Tunisie a enregistré un taux moyen annuel de 4.59% entre 1966 et 2016. Les deux pics sont enregistrés  en 1972 (la valeur la plus élevée 17.74 %) et en 2011 (la valeur la plus basse négative -1.92%). Cette  tendance a engendré une persistance  d’importants déséquilibres macroéconomiques en matière de gestion des finances publiques et un taux de chômage moyen le plus élevé (15.6 % en 2016). 

L’investissement moteur-clé de la croissance reste en panne. Le taux d’épargne ne cesse de diminuer entraînant un accroissement de la dette extérieure. Ce taux est au plus bas depuis 1965 estimé à 8.83% en 2016.  En effet, entre la période 1965-2016, ce taux moyen est de 22.25% et le plus élevé est enregistré en 1968 à 33.01%“, précise la note.

Et pour conclure, il a été indiqué que le grand défi pour la Tunisie est de déterminer les sous-secteurs à haut potentiel qui offrent les meilleures perspectives pour accélérer la croissance économique. “Nous croyons qu’on devra mettre à l’essai cette approche dans le secteur agroalimentaire (produits  méditerranéens) où on pourra créer notre avantage comparatif. On devra commencer par se concentrer sur une niche de production comme l’huile d’olive et ses dérivés pour être leader dans le monde et par la suite choisir une autre niche et ainsi de suite. Pour cela, on devra élaborer une  stratégie en étudiant notre position de départ, nos forces et nos faiblesses par rapport à d’autres pays concurrents et ensuite, le gouvernement proposera des collaborations avec le secteur privé“, ajoute la note.

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Suite à un discours sur le terrorisme et la nécessité de protéger les droits humains, qu’il a prononcé le 16 novembre 2017 à l’École des études orientales et africaines (SOAS) de Londres, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a eu une rencontre avec les étudiants au cours de laquelle il a répondu à plusieurs questions de l’audience concernant, notamment, les cinq priorités de lutte contre l’extrémisme violent qu’il a énumérées.

Dans l’une de ses réponses, le Secrétaire général a loué la transition démocratique de la Tunisie, qu’il a érigé en exemple, et a appelé ses partenaires, en particulier l’Union européenne, à soutenir ses efforts pour lutter contre le chômage des jeunes.

« Si l’on considère les régions les plus touchées, notamment le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, le chômage des jeunes est un facteur déterminant et nous voyons très peu d’efforts dans la coopération internationale pour traiter spécifiquement et en priorité le problème du chômage des jeunes.

Il y a beaucoup de choses qui pourraient être faites, par exemple dans la coopération de l’Union européenne ou de l’Europe avec un pays comme la Tunisie. La Tunisie a fait une transition démocratique fantastique. La Tunisie est un exemple qui illustre la manière dont un pays peut évincer une dictature, créer une société démocratique et faire en sorte que les partis islamistes puissent être intégrés dans le système.

Et pourtant, la Tunisie a fourni un grand nombre de combattants aux guerres en Syrie et en Irak, bien sûr avec une menace terroriste majeure. La raison: 40% de chômage chez les jeunes. Et je pense que le coût d’un éventuel soutien de l’Europe ne sera pas très élevé.

L’Europe peut soutenir la Tunisie pour faire face au problème du chômage qui affecte sa jeunesse et peut accueillir une partie de ces jeunes de différentes manières, en les formant ou en leur accordant des emplois temporaires, tout en leur permettant de revenir et de faire quelque chose d’utile dans leur propre pays.

Soutenir la Tunisie sur ces questions serait, à mon avis, beaucoup plus important que de tenter de convaincre la Tunisie de ne pas laisser les gens s’embraquer et venir en Europe. Et c’est la priorité que je n’ai pas encore vue dans la coopération internationale.

La réduction du chômage des jeunes étant, à mon avis, l’objectif le plus important qui devrait exister dans les plans de développement nationaux et dans la coopération internationale », a déclaré
Guterres.

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La population active en Tunisie s’établit à 4 100 800 au troisième trimestre de 2017 et se répartit en 2 919 400 hommes et 1 181 400 femmes, ce qui représente respectivement 71.2% et 28.8% de la population active. Au troisième trimestre 2017, le nombre des occupés s’établit à 3 472 200 et se répartit en 2 560 200 hommes et 912 000 femmes. Par rapport au deuxième trimestre 2017, le nombre des occupés est de 3 458 100, enregistrant ainsi une augmentation de 14 100 occupés. La répartition des occupés selon les secteurs d’activités se présente comme suit : 52.3% dans le secteur des services, 18.3% dans le secteur des industries manufacturières, 15.2% dans le secteur des industries non manufacturières et 14.3% dans le secteur agriculture et pêche.

Le nombre de chômeurs estimé pour le troisième trimestre 2017 s’établit à 628 600 du total de la population active, soit un taux de chômage de 15.3%, et ce, contre 626 100 chômeurs pour le deuxième trimestre 2017 et un taux de chômage constant. Le taux de chômage pour le troisième trimestre 2017 est estimé à 12.3% chez les hommes et 22.8% chez les femmes. Le nombre des diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur est estimé à 270 600 au troisième trimestre 2017 et à 250 600 au deuxième trimestre 2017, ce qui correspond respectivement aux taux de chômage de 30.6% et de 30.3%.

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En Tunisie, le nombre d’ingénieurs en chômage a atteint 10 mille, contre 5 mille en 2016, a indiqué le secrétaire général de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT), Abdessattar Hosni, expliquant cette situation par la politique d’emploi précaire adoptée dans le pays.
Dans une déclaration à TAP, le responsable a affirmé qu’environ 2500 ingénieurs quittent le pays chaque année à cause des salaires faibles. Et d’ajouter, lors d’un sit-in organisé, mardi par l’OIT, que le secteur des ingénieurs fait face à plusieurs problèmes, dont essentiellement la situation matérielle et la détérioration du pouvoir d’achat de l’ingénieur par rapport aux autres corps de métiers.
Il a fait savoir que le salaire d’un ingénieur dans l’administration ne dépasse pas les 1300 dinars, alors que le plafond se situe à 1800 dinars.
Hosni a dénoncé l’exclusion des ingénieurs dans l’élaboration des lois et des politiques économiques du pays.
Il a appelé l’ordre des ingénieurs tunisiens à l’amélioration de la situation matérielle des ingénieurs qui devra être proche de celle des autres corps de métiers.
Il a recommandé, également, de soumettre, dans les plus brefs délais, le statut de base organisant le métier d’ingénieur et de faire participer l’OIT aux négociations sociales.
Le secrétaire général de l’OIT a appelé au règlement du problème de l’emploi des ingénieurs, notamment, des jeunes. Et d’ajouter qu’environ 40 % des ingénieurs agronomes sont en chômages.
Il est à noter que le nombre des ingénieurs inscrits à l’OIT s’élève à 61 mille ingénieurs outre 15 mille ingénieurs non inscrits.

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Le manque de développement régional, l’augmentation du taux de chômage et de pauvreté, sont des phénomènes sociaux synonymes de stagnation et de situation  alarmante en Tunisie, générant un  désespoir croissant chez les jeunes, toutes catégories sociales confondues. Ce ne sont plus uniquement ceux qui ont décroché de l’enseignement qui sont en proie à la frustration. Ceux qui font l’école de la République sont eux aussi touchés et qui, après des années passées à l’université, obtiennent les diplômes qui ne sont que des contrats d’embauche à durée indéterminée. Donc le désespoir touche désormais tous les jeunes du pays !

Joint au téléphone par Africanmanager, Messaoud Romdhani, président du Forum Tunisien des Droits Economiques et Sociaux (FTDES) a dressé un tableau très sombre de  la situation des jeunes tunisiens notamment ceux des régions de l’intérieur.

Il a précisé que la pauvreté s’est «confortablement» installée essentiellement dans les régions intérieures de la Tunisie comme  Kairouan, Kasserine, à Sidi Bouzid, à Gasfa….La situation s’est encore plus dégradée ces dernières années, accentuée en particulier par la précarité de l’emploi  et l’érosion du pouvoir d’achat.

Il a, dans le même cadre, souligné que l’absence d’une stratégie de développement dans les zones défavorisées explique l’augmentation des tentatives de suicide et de criminalité, ainsi que l’enrôlement des jeunes dans les réseaux de recrutement et d’envoi au djihad.

« L’investissement dans les régions marginalisées et la création d’emploi permettront sans doute de vaincre le terrorisme et de mettre un terme aux fléaux de suicide et de migration clandestine »,a-t-il noté.

 Kairouan enregistre le taux le plus élevé de pauvreté avec 34%

Le président du FTDES a précisé  que le taux de pauvreté dans le gouvernorat de Kairouan est de l’ordre de 34%. ” En Tunisie, c’est le gouvernorat de Kairouan qui enregistre le taux le plus élevé de pauvreté. Cette région  est aussi connue par la hausse vertigineuse du phénomène de suicide vu l’absence des lieux de divertissements, des plans d’investissements au profit des jeunes habitants de la région en question”, a-t-il dit.

Il a, dans ce contexte, appelé le gouvernement d’union nationale et toutes les parties concernées à revoir leur stratégie de développement et à se mettre au travail afin d’assurer prioritairement les conditions d’une vie digne à leurs citoyens essentiellement dans les zones intérieures de la République.

A vrai dire et depuis la Révolution, les Tunisiens en général et surtout ceux des régions défavorisées étaient habités par l’espoir d’une vie  meilleure. On espérait une meilleure gouvernance du pays, une répartition plus équitable des ressources et des investissements entre les régions, des mesures en faveur des plus démunis … On n’y a vu que du feu!

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Selon les chiffres du chômage de Pôle emploi, le nombre de demandeurs d’emploi diminue de 1,8% en septembre, soit 64.800. Le nombre de chômeurs a ainsi connu en septembre sa plus forte baisse depuis début 2001, rapporte Le Figaro.

Le nombre de chômeurs a connu en septembre sa plus forte baisse depuis début 2001 (-64.800, -1,8%), effaçant les deux hausses consécutives enregistrées en juillet et août pour s’établir à 3,48 millions de personnes en métropole.

Le chômage recule quasiment dans les mêmes proportions (-1,7%) en incluant l’outre-mer, pour un total de 3,73 millions de personnes inscrites en catégorie A (sans activité) sur les listes de Pôle emploi.

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Faouzi Abderrahmane, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, a         affirmé dans une interview exclusive accordée à Africanmanager qu’une enveloppe de 300 Millions de dinars est consacrée annuellement au financement des mécanismes et des programmes pour l’emploi.

Il a ajouté que les différentes structures de son département œuvrent afin d’évaluer les programmes destinés à l’emploi et dont l’objectif est de les régulariser avec les besoins du marché, précisant que ces projets concerneront un grand nombre de jeunes chômeurs diplômés de l’enseignement supérieur.

Et le ministre d’ajouter que des statistiques ont montré que le taux de chômage dans les rangs des diplômés de l’enseignent supérieur est de l’ordre de 40%, soit un total de 250 mille chômeurs (70 mille sont des hommes et 180 mille de sexe féminin). Ces chiffres, selon lui, confirment l’existence d’un vrai déséquilibre au niveau des ressources humaines en Tunisie.

Abderrahmane, a sur un autre volet, affirmé que le gouvernement d’union nationale a décidé de stopper les recrutements dans la fonction publique en 2018.

 Il a, également, ajouté qu’il a été décidé de réduire le nombre de fonctionnaires, qui a atteint les 700 mille employés, précisant que le gouvernement remplacera les postes vacants à travers la bonne maîtrise des ressources humaines.

Et d’ajouter : «Nous ne sommes pas contre la création d’emplois, néanmoins l’État n’a plus les moyens de lancer des concours de recrutement dans la fonction publique», a-t-il dit.

On rappelle dans ce contexte que le directeur du service des Congés maladies au ministère de la Fonction publique, Salaheddine Khlifi, a affirmé qu’entre 4000 et 5000 agents de la fonction publique perçoivent leurs salaires pour un emploi fictif.

Le responsable a, en outre, ajouté que le nombre des congés maladies est très élevé, notamment dans le secteur de l’Éducation, suivi par celui de la Santé.

Il a, de même, assuré que 98% des certificats médicaux sont délivrés par des psychiatres

Le secteur privé emploie 70% de la main d’œuvre

Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi a fait savoir que le secteur privé emploie aujourd’hui 70% de la main d’œuvre tunisienne, “un taux qui pourrait augmenter durant les prochaines années si la Tunisie réussit à transformer les sociétés familiales en structures économiques”, a expliqué le ministre.

Il a par ailleurs indiqué que le ministère a mis en place un programme d’encouragement en faveur de 50 mille très petites entreprises, 5 mille PME et 1000 grandes entreprises et ce, après avoir diagnostiqué les principaux problèmes auxquels elles sont confrontées. Selon le ministre, entre 25 et 35% des entreprises qui ont été contraintes de mettre la clé sous la porte ont souffert de la complexité et de la lenteur des procédures administratives et des difficultés d’accès au financement.

Le ministre a en outre assuré que les différentes structures relevant de son ministère travaillent actuellement pour évaluer les mécanismes d’emploi afin de les ajuster avec les demandes du marché du travail pour qu’elles touchent le plus grand nombre de chômeurs dont principalement les diplômés de l’enseignement supérieur.

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