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Les régions du sud du pays ont enregistré le taux de chômage le plus élevé en Tunisie au cours du deuxième trimestre de 2018. Ces régions souffrent également de taux de pauvreté très élevés, de l’absence de vision stratégique et d’un modèle de développement clair et répondant au mieux aux besoins de ces gouvernorats.

Le Sud-est est doté de plusieurs atouts lui permettant de se classer dans les premiers rangs des régions développées, mais ils ne sont pas exploités

D’ailleurs des statistiques de l’Institut national des statistiques (INS) ont révélé en particulier que la région de Tataouine occupe la première place au niveau national avec un taux de chômage atteignant 32,4%. Les mêmes données indiquent que le taux de chômage au niveau national a atteint 15,3% et 626,1 mille chômeurs.

S’agissant de la répartition géographique, il ressort que le sud-est (Gabès, Médenine et Tataouine) est classé en seconde position avec un taux de chômage de 24,3% et plus de 80 mille chômeurs.
En revanche, le centre-est (Sfax, Mahdia, Sousse et Monastir) a enregistré le taux de chômage le plus faible avec 9,7% et 93,3 mille chômeurs. Dans le Grand Tunis (Tunis, Ben Arous, Ariana et Manouba) le taux de chômage enregistré est de 17% et le nombre des sans emploi est de 191,1 mille.

Création de plusieurs postes d’emploi

Selon des données officielles, un accord final a été conclu concernant le projet de Gaz de Tataouine dont les travaux seront lancés le 1er octobre prochain et prendront fin en 2020. Ce pipeline d’une longueur de 94 km permettra l’approvisionnement du gouvernorat de Tataouine et les régions limitrophes, en gaz naturel et gaz mis en bouteille d’une part, et le développement de l’industrie, la relance de l’économie et la réalisation des projets dans la région, d’autre part.

Ce projet, dont le coût est estimé à 400 millions de dinars, favorisera près de 250 postes d’emploi, et forme une partie du projet de développement du champ de gaz Naouara à Tataouine dont le coût est estimé à 3000 millions de dinars, a ajouté le responsable, signalant que la capacité de production de ce champ est estimée à 2.7 million m3 par jour.

De même, les travaux de construction d’une usine de production de gypse ont démarré depuis le début de l’année en cours, à Ezzahra, dans la délégation de Tataouine-nord. L’entreprise devra entrer en exploitation à l’orée 2020. D’un coût de 30 millions de dinars, l’usine devra produire, dans une première étape, 300 tonnes de gypse, par jour, et embaucher 70 cadres et agents.

Quatre concessions d’exploitation de gypse accordées, auparavant, ont été retirées par le ministère de l’Industrie, à cause du retard dans l’exécution. La région de Tataouine est dotée du plus grand gisement de gypse, en Tunisie. Elle est classée au 4e rang mondial dans ce domaine.

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La direction de la société ChocoTom a décidé, ce jeudi 30 août 2018, de nouveau, de fermer ses portes et de mettre au chômage près de 900 salariés, et ce malgré sa promesse de reprendre ses activités depuis le 15 août dernier.
Elle a expliqué, dans un préavis de lock-out dont une copie est parvenue à Africanmanager, qu’il a été impossible de reprendre ses activités devant la grève observée par un certain nombre d’employés.

Contacté par Africanmanager, Sami Ayed, PDG de la société ChocoTom, a dénoncé les actes de vandalisme et de banditisme de la part de certains salariés de la société, expliquant que la boîte fait partie d’une grosse société appartenant à un investisseur étranger installé en Tunisie et employant près de 1500 personnes dans le pays.

Cet investisseur a décaissé cette année près de 100 Millions de dinars et il est considéré parmi les plus gros exportateurs d’huile d’olive tunisienne, a-t-il dit ; il compte lancer un autre projet d’investissement dont la valeur est estimée à 70 Millions de dinars, des investissements qui pourraient malheureusement tomber à l’eau suite au lock-out décidé par l’entreprise.

Selon ses déclarations, l’investisseur en question comptait également lancer un projet dans l’huile d’olive dans le gouvernorat de Zaghouan avec un coût estimé à 30 Millions de dinars. La production devait être destinée à l’exportation.

Il a toutefois indiqué que les actes de vandalisme et de violence exercés à l’encontre des agents de la sécurité, les cadres de la société vont amener la société à annuler ses investissements prévus en Tunisie. “Les gens ne veulent pas appliquer la loi“, a assuré Ben Ayed, avant d’ajouter que la liberté de travailler est aussi un droit constitutionnel tout comme la grève. “Empêcher les gens de travailler impactera négativement la société, surtout qu’une bonne partie de sa production est destinée à l’exportation“, a-t-il ajouté.

Sami Ayad a, dans le même cadre, indiqué que la société a convoqué 8 salariés, auteurs des actes de vandalisme, devant le conseil de discipline suite à la grève du 17 juillet dernier et qui s’est soldée par des actes de violence contre les agents de la sécurité, les cadres de la société et certains syndicalistes. Une décision qui a été prise en accord avec la partie syndicale, selon ses dires.

Quant à lui, un chef de projet à la société ChocoTom, Amine Jdir, a indiqué qu’une vingtaine d’employés ont refusé de regagner leurs postes et ont posé d’autres demandes qui n’ont aucun lien avec le droit syndical. lls ont également empêché leurs collègues de rejoindre leurs postes.

Au début le conflit a opposé les dirigeants de la société et le syndicat, la direction a décidé le 17 juillet dernier d’entamer un lock-out d’un mois à partir du 31 juillet 2018, pour exiger le respect des droits de l’employeur et garantir la non-ingérence de la partie syndicale.

Nous rappelons également à ce propos que la centrale patronale a annoncé dans un communiqué paru le 14 août dernier qu’une réunion de négociation a eu lieu le même jour, au siège de l’UTICA, à propos du dossier de la société ChocoTom et qu’elle avait abouti à la résolution du conflit. Cette réunion s’est tenue en présence du président de l’UTICA, Samir Majoul, du secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, du ministre de l’Industrie et des PME, Slim Feriani et du PDG de la société ChocoTom, Sami Ayed.

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Quelque 5700 postes d’emploi ont été créés en Tunisie durant le deuxième trimestre de 2018, a indiqué jeudi le directeur général de l’Institut National de la Statistique (INS), Hédi Saidi.
Lors d’un point de presse tenu à Tunis, Hédi Saidi a ajouté que 3500 postes ont été occupés par des hommes tandis que les 2200 postes restants ont été occupés par des femmes.

Selon lui, le taux de chômage a atteint 15,4% au cours du deuxième trimestre de 2018, soit le même taux enregistré durant la même période de 2017.

Et d’ajouter que le chômage de la population active s’élève à 12.5% chez les hommes et 22,7% chez les femmes.

Le taux de chômage chez les diplômés du supérieur a connu une légère baisse, a-t-il dit, soulignant que leur nombre est passé de 260.2 mille à 258.6 mille.

En réponse à une question relative à la possibilité de mener une enquête nationale sur l’emploi chaque mois comme dans les pays européens, le directeur de l’INS a indiqué que cela demeure difficile dans la mesure où cette opération nécessite des ressources matérielles, humaines et logistiques.
Il a indiqué que la propriété de l’INS reste de développer les statistiques, soulignant que l’échantillon de cette enquête est composé de 80 mille familles.

Interrogé sur les campagnes visant à mettre en doute la crédibilité des chiffres, Saidi a fait savoir que l’institut est indépendant et travaille conformément aux normes internationales requises, précisant que la méthodologie adoptée est la même que celle du bureau international de travail.
Et d’ajouter que les organisations et institutions financières internationales se basent toujours sur les rapports et les données de l’INS

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Le taux de chômage chez la population active a atteint 15,4% au cours la première moitié de 2018, soit le même taux enregistré durant la même période de 2017, selon les chiffres publiés mercredi sur le site officiel de l’Institut National de la Statistique (INS).
Le chômage de la population active s’élève à 12.5% chez les hommes et 22,7% chez les femmes.
Le taux de chômage chez les diplômés du supérieur a atteint 18% (19% en 2017), alors que chez les femmes diplômées s’élève quant à lui à 38.7% (39% en 2017).
Selon la même source, la population active en Tunisie s’établit à 4.126.100 habitants en 2018.

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Chaque année une cohorte de diplômés de l’enseignement supérieur est livrée au marché de travail. Ces diplômés seront confrontés à une longue transition de l’université au marché de travail pleine d’obstacles et de contraintes. Bien que le nombre de diplômés présente une légère baisse (74133  diplômés en 2011 pour 57923 diplômés en 2016), le taux de chômage garde sa caractéristique structurelle“. C’est ce qui ressort d’une note de conjoncture réalisée par l’intermédiaire en bourse Mac SA.

Cet afflux de diplômés, nouveaux entrants sur le marché de travail“, précise la note, va systématiquement recourir au service de l’Agence Nationale de l’Emploi et du Travail Indépendant (ANETI) dans leur quête du premier emploi : “Les bureaux d’emplois sont les principaux intermédiaires sur le marché de travail. Leur tâche est de fournir tous les instruments possibles qui aident à l’insertion professionnelle. Néanmoins l’évaluation de ces instruments montre qu’il est important d’augmenter leur efficacité et même de réfléchir comment il est opportun de supprimer certains instruments et de proposer d’autres plus efficaces“, lit-on dans cette note.

Et d’expliquer que l’afflux des demandeurs d’emplois ainsi que les budgets assignés aux programmes d’emplois expliquent la nécessité de les évaluer. Les indicateurs de performance utilisés par l’ANETI dans le cadre de cette évaluation sont les indicateurs sur les nouvelles entrées, les indicateurs sur les sorties, les indicateurs de stock et les indicateurs sur l’efficacité des programmes d’emploi.

En effet, l’analyse de l’évolution de 2010 à 2016 des nouvelles inscriptions, en tant qu’indicateur sur les nouvelles entrées, montre une tendance à la hausse en 2011 et en 2012 puis une légère baisse à partir de 2013. Le volume des réinscriptions et des demandeurs d’emplois suggère que les bureaux d’emplois font face à une forte pression dans leur responsabilité de principal intermédiaire sur le marché de travail. Les demandes d’emplois à chaque fin de mois ainsi que le volume de réinscription présentent une nette augmentation durant la période post-révolution suivie d’une faible baisse à partir de 2013 pour une rehausse en 2016.

Toujours selon cette note de conjoncture, les politiques actives de l’emploi regroupent plusieurs dispositifs de nature différente, mis en place dans des situations diverses et s’adressant à des types de publics variés. La Tunisie connaît plus que jamais d’énormes difficultés d’insertion des diplômés du supérieur. Les programmes d’emplois sont majoritairement conçus pour palier cette insuffisance. L’État met à la disposition du ministère de l’Emploi et du Travail indépendant un budget de plus en plus important, sans compter les aides des organismes internationaux. En dépit de ces efforts, l’efficacité n’est pas assurée. Les taux de placement sont de plus en plus moindres. La nécessité d’évaluer, de réformer et d’adapter ces politiques aux exigences et aux modifications du marché de travail est fortement recommandée.

L’étude a toutefois souligné que les méthodes quantitatives disponibles sont confrontées aux problèmes d’évaluation des politiques publiques, c’est-à-dire fournir un contre factuel acceptable permettant de décrire la situation qui aurait été celle des agents qui sont effectivement bénéficiaires d’une politique publique en l’absence de cette politique.

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Intervenu lors d’une rencontre tenue ce mercredi 27 juin 2018 à Gammarth, pour le lancement du 6ème rapport arabe sur l’emploi et le chômage dans les pays arabes, le ministre des Affaires sociales, Mohamed Trabelsi, a tiré à boulets rouges sur la coopération internationale en matière d’emploi et d’absorption du chômage, avant de s’interroger sur les résultats et les recommandations des anciens rapports  : “Où sont les recommandations des anciens rapports ? Qu’est-ce qu’on a fait ? Pour quelle utilité ?“, s’est interrogé le ministre.

Il a par ailleurs critiqué l’absence de dialogue arabe réel et continu capable d’analyser et diagnostiquer la réalité de l’emploi dans la région arabe, ce qui va, selon lui, impacter, voire faire échouer l’ensemble des politiques et stratégies arabes mises en place en la matière.

Trabelsi a pointé du doigt l’organisation arabe de l’emploi, laquelle est censée avoir un rôle très important en matière de promotion du dialogue : “On ne pourra plus accepter un rapport qui ne consacre pas une partie au dialogue social (…) C’est primordial (…) Il faut prendre cela en considération“, a-t-il précisé.

Outre le dialogue social, le ministre a souligné les insuffisances et les lacunes des conventions arabes en matière d’emploi, qui bien qu’elles aient fait l’objet de plusieurs ajustements demeurent encore inutiles.

Le ministre a sous un autre angle appelé à abandonner l’idée de parler de marché arabe de l’emploi, pour plancher plutôt sur plusieurs marchés arabes, critiquant ainsi l’absence de volonté commune pour activer les conventions arabes signées en la matière. Il a cité l’exemple de la convention collective de travail arabe qui bien qu’elle ait retouchée et améliorée, n’a pas encore abouti à des résultats. Idem pour la convention arabe sur le déplacement de la main-d’œuvre : “Chaque pays veut résoudre ses problèmes tout seul“, a-t-il dit.

Trabelsi n’a pas toutefois manqué d’afficher son espoir de voir ce rapport, contrairement à ses prédécesseurs, contribuer à la réduction du chômage et au renforcement de nos capacités en matière de lutte contre ce fléau.

De son côté, le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Faousi Abderrahmane, a évoqué les grandes pressions qui caractérisent le marché de l’emploi en Tunisie suite aux défaillances des politiques publiques depuis des décennies. “Les défaillances ne datent pas d’aujourd’hui, de deux ou de trois années…, elles remontent à des décennies“a-t-il précisé.

Il a par ailleurs indiqué qu’aujourd’hui, on ne peut pas recruter dans la fonction publique, mais en même temps cela ne veut pas dire que la porte du public est définitivement fermée. En attendant, le secteur privé est la nouvelle niche de l’emploi.

Un point de croissance permettra, selon ses dires, la création de 16 mille postes ; la Tunisie devra décrocher au moins 3 points, sachant que 45 mille nouveaux demandeurs d’emploi, dont 33 mille parmi les diplômés de l’enseignement supérieur, s’ajoutent au marché de l’emploi.

Le ministre de l’Emploi a tenu dans ce cadre à préciser que la question de l’emploi est l’affaire du gouvernement et non plus celle de son département ou celui des Affaires sociales.

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L’Algérie reste confrontée à de graves difficultés économiques qui plombent sa croissance a estimé le FMI dans une nouvelle évaluation de la situation. A l’issue de son conseil d’administration, le 1er juin 2018, le Fonds a insisté de nouveau sur l’urgence d’accélérer les réformes et surtout à éviter le recours à la planche à billets que privilégient les autorités.
Dans sa dernière évaluation de la situation économique, le fonds a relevé la persistance des défis importants notamment des déficits budgétaires et courants élevés malgré un assainissement considérable des finances publiques en 2017.
Le tableau dressé par le FMI est des moins reluisant avec une croissance du PIB réel qui a fortement ralenti, un taux de chômage qui s’est hissé à 11,7 % en septembre 2017, contre 10,5 % un an plus tôt, alors que le taux d’inflation moyen s’est établi à 5,6 % en 2017 contre 6,4% une année plutôt, selon La Tribune Afrique.

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Il y a quelques jours sur une radio privée, un député de Nidaa Tounes et ami de son directeur exécutif, disait que «nous avions demandé à Youssef Chahed de nous donner une seule réalisation qu’il a faite durant son mandat et qu’on pourrait mettre en valeur ».

Quelques jours plus tard, le FMI lui répondait indirectement, en confirmant que «l’économie tunisienne a montré des signes de reprise au premier trimestre de cette année. La croissance économique à 2,5 % (en glissement annuel) était la plus élevée depuis 2014, grâce à une forte production agricole et des exportations dynamiques. Le déficit du compte courant s’est quelque peu amélioré, à la faveur d’un taux de change plus flexible. Les flux d’investissements directs étrangers ont également repris, et le nouveau guichet unique pour les investisseurs “Tunisia Investment Authority” améliorera encore le climat des affaires. Les réformes prévues pour renforcer la gouvernance et améliorer l’accès au financement permettront à la reprise à créer plus d’emplois dans le secteur privé». Et comme le lien est généralement direct entre croissance et emploi, le taux de chômage était, pour la première fois depuis 2016, descendu au-dessous des 15,5 %.

C’est certes trop peu, mais on relèvera aussi que le nombre des diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur a enregistré sa première baisse depuis 2016, de 3.9 mille jeunes, pour un taux de chômage s’ établissant à 29.3%, contre 31 % pour le premier trimestre 2016, année durant laquelle le même taux avait même culminé à 31,9.

Force est donc de reconnaître que quelque chose a été fait cette année 2018 par le gouvernement de Youssef Chahed. Ce n’est pas le Pérou, mais le début d’un semblant de rétablissement. Les bailleurs de fonds le lui reconnaissent. Pas les siens de chez Nidaa Tounes.

  • Pas d’augmentations salariales, mais une augmentation des prix des carburants

«L’équipe du FMI est d’accord avec la banque centrale qu’un resserrement supplémentaire des conditions monétaires est nécessaire pour réduire l’écart entre les taux d’intérêt et l’inflation ». Cela devrait, en principe et bien que le conseil d’administration de la BCT l’ait retardé le mois dernier, se traduire par une nouvelle hausse du taux directeur. Une telle décision fera certainement le bonheur des banquiers, mais moins celui des consommateurs, des nouveaux et même des anciens accédant au crédit de consommation dans ses divers produits.

En ce qui concerne le financement de ce qui reste du budget 2018, le FMI qui raisonne ici sur le de court et très court terme, définit les trois priorités qu’il traite de «saillantes à court terme ». En premier lieu, «poursuivre les efforts visant à réduire les subventions à l’énergie qui favorisent de manière disproportionnée les plus aisés». Avec la hausse des prix du pétrole, il est à craindre que la Tunisie ne termine pas l’été 2018, sans une nouvelle augmentation des prix de l’essence, du gaz et de l’électricité.

Il faut rappeler à cet égard que le budget 2018 n’avait prévu qu’une enveloppe de 1.500 MDT de compensation pour les produits pétroliers. La Tunisie qui subit depuis peu un véritable choc pétrolier (baisse du Dinar et hausse du baril), avait déjà opéré deux augmentations qui n’ont rapporté que 230 MDT. Or, au prix de 70 USD le baril, la compensation nécessitera 4.000 MDT qu’il faudra nécessairement trouver pour boucler le budget.

En second lieu, «contenir la masse salariale du secteur public, qui est proportionnellement parmi les plus élevées au monde ». Cela voudra dire qu’il n’y a aura très probablement pas de nouvelles augmentations salariales pour au moins 2018 et 2019. L’équipe du FMI a dit cela aux responsables et experts de l’UGTT qui ont bien écouté sans broncher. Lâchera-t-elle pour autant quelque peu la pédale sur un chef du gouvernement qu’elle n’a pas pu dézinguer et qui résiste jusque-là à toutes ses campagnes médiatiques ? Plus d’un expert pense pourtant que tout nouvel accord d’augmentation salariale précipiterait le pays vers la banqueroute.

Et en dernier lieu, «adopter le projet de loi sur la réforme des retraites pour améliorer la viabilité financière du système de sécurité sociale». Sur ce dossier là aussi, l’attitude de l’UGTT et désormais même ses nouveaux ennemis de Nidaa Tounes après que Chahed lui a foncé dedans, sera primordiale.

Nous croyons savoir, de notre côté, qu’un CIM se penchera dès le début de la semaine sur le projet de loi sur la retraite dans le secteur public. Il portera sur une hausse de l’âge minimum de la retraite à 61 ans à partir de 2019 et à 62 ans pour 2020, avec même 3 ans supplémentaires qui restent optionnels. Ce projet de loi, notons-le, a été mis au point par une commission tripartite, Gouvernement, Utica et UGTT. S’il passe en CIM, il faudra en attendre le sort à l’ARP.

  • Le souci des familles vulnérables, nouveau credo du FMI

Mais nouveauté aussi, le FMI fait de la question de «transferts accrus aux familles les plus vulnérables, afin de les protéger de l’impact de la hausse des prix, accompagneront les efforts de réforme», une des conditions, fermes et essentielles, paraît-il, pour l’accès de la Tunisie à ce qui reste du prêt d’assistance financière. Une condition par laquelle le FMI voudrait faire montre, non seulement d’un souci de bancabilité de ses recommandations, mais aussi d’un souci majeur de leur impact social, en poussant son débiteur à y accorder l’attention qu’il faut.

Youssef Chahed avait déjà annoncé le 14 janvier dernier l’augmentation des primes servies aux familles nécessiteuses, la couverture médicale aux chômeurs et le principe d’une pension de retraites d’un minimum de 180 DT. Cela ne semble pourtant pas satisfaire le FMI qui en demanderait plus pour les pauvres, selon nos informations. Le gouvernement serait d’ailleurs en train de plancher sur de nouvelles formes de transferts aux familles nécessiteuses qui seraient au nombre de 280 mille.

On ne peut terminer sans rappeler que le FMI n’avait pas proposé d’aider la Tunisie, mais avait été sollicité à cet effet, la Tunisie ayant tout dépensé après sa révolution, en oubliant de se remettre au travail et d’arrêter les grèves dans tous les secteurs. Cela dure depuis 8 ans.

Comme tout bon banquier, le FMI se doit de s’assurer que son débiteur reste bancable et tente, par ses recommandations, de le remettre en état de pays sa dette, par des mesures qui restent par ailleurs nécessaires, même si le FMI ne les avaient pas exigées.

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La croissance de l’économie mondiale s’affermit, à la faveur du redressement des échanges, de la progression de l’investissement et du dynamisme des créations d’emplois, sur fond de politiques monétaires très accommodantes et d’assouplissement budgétaire, selon la dernière édition des Perspectives économiques de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques).
Le rythme de l’expansion mondiale sur la période 2018/2019 devrait avoisiner les 4 %, soit un niveau proche de la moyenne à long terme, toutefois, l’OCDE a souligné que d’importants risques liés aux tensions commerciales, aux vulnérabilités relevées sur les marchés financiers et à la hausse des prix du pétrole assombrissent fortement l’horizon.
La faiblesse des taux d’intérêt, même s’ils augmenteront progressivement, conjuguée à l’assouplissement budgétaire dans de nombreux pays, continueront d’étayer l’expansion, qui s’accompagnera de hausses modérées des salaires aussi bien que de l’inflation.
Dans la zone OCDE, le chômage devrait chuter pour atteindre les niveaux les plus bas jamais observés depuis 1980, mais des mesures supplémentaires pourraient être prises pour ramener davantage de personnes sur le marché du travail.

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La Tunisie a régulièrement accordé une significative priorité au secteur de la formation professionnelle, lequel connaît un essor plus ou moins important depuis des années. C’est dans ce contexte qu’une réforme en profondeur du système de la formation professionnelle demeure un facteur clé pour faciliter l’insertion des jeunes Tunisiens dans le marché de l’emploi et créer plus d’opportunités au profit des chômeurs.

Le ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi a annoncé le lancement d’une stratégie nationale visant à mettre en œuvre les mécanismes de la formation professionnelle et l’amélioration de la capacité d’accueil des centres de formation, un dispositif qui atteindra au cours de cette année 25 100 places.

Cette stratégie repose sur trois principaux axes dont la revalorisation du secteur de la formation afin de lutter contre la précarité sociale et le chômage des diplômés issus des centres de formation de 40 ans et plus, et même les personnes âgées dans les régions reculées qui ont besoin de recyclage (agriculture, artisanat…). Il s’agit également d’harmoniser les spécialités du secteur avec les attentes des demandeurs d’emploi et les besoins du marché du travail, ajoutant que la Tunisie compte actuellement 137 centres de formation professionnelle.

Le marché de l’emploi nécessite de la main-d’œuvre qualifiée

La secrétaire d’Etat chargée de la Formation professionnelle et de l’Initiative privée, Saïda Ounissi, a récemment affirmé lors de sa participation au salon “RIYEDA” qui a démarré mercredi 21 courant à Tunis qu’il existe en Tunisie 145 mille postes d’emploi vacants, nécessitant de la main-d’œuvre qualifiée dans les secteurs du marketing et des services.

Elle a ajouté que l’Etat en est conscient et a pris une série de mesures importantes visant à mettre en place toutes les spécialités de demandées par les employeurs pour l’année 2018/2019.

Ounissi a appelé à renforcer les ressources humaines en Tunisie et à lancer d’autres spécialités comme le commerce numérique.

Hausse du taux de chômage en 2017

Selon des chiffres dévoilés par l’Institut national des statistiques (INS), le taux de chômage a enregistré une hausse au quatrième semestre de 2017 pour s’établir à 15,5% contre 15,3% au cours du troisième trimestre de la même année.

En effet, le nombre de chômeurs pour le quatrième trimestre 2017 s’établit à 639 mille du total de la population active, contre 628,6 mille pour le troisième trimestre 2017.

Le taux de chômage pour le quatrième trimestre 2017 est estimé à 12,5% chez les hommes et 22,9% chez les femmes.

Toujours d’après l’INS, le nombre des diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur est estimé, quant à lui, à 264,1 mille au quatrième trimestre 2017 contre 270,6 mille au troisième trimestre 2017, soit une diminution de 6 mille.

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Uber Maroc qui revendique 19.000 utilisateurs réguliers et 300 chauffeurs, annonce sa décision de suspendre ses activités au Maroc.

La compagnie a annoncé dans un communiqué que : «Nous avons tout fait pour travailler avec les pouvoirs publics, afin de trouver une solution qui conviendrait à tous les Marocains. Néanmoins, malgré un dialogue constant et persistant, les discussions n’ont pas permis d’aboutir à des avancées constructives sur le plan réglementaire».

Selon les données rapportées par les médias marocains, Uber, durant ses trois ans d’existence, n’a pas réussi à convaincre les autorités du statut de ses chauffeurs. Alors que le Maroc exige de tout transporteur un agrément avant d’exercer, Uber présentait plutôt ses chauffeurs comme des auto-entrepreneurs.

Ces derniers étaient donc exposés à des sanctions de la part des forces de police, leurs véhicules envoyés en fourrière. Puis-qu’étant considérés comme des clandestins.

Uber, anciennement UberCab, est une entreprise technologique américaine qui développe et exploite des applications mobiles de mise en contact d’utilisateurs avec des conducteurs réalisant des services de transport.

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Le chômage en Tunisie devient de plus en plus inquiétant, surtout qu’il a persisté au-delà de 6 ou 7 ans pour se situer aux alentours de 15%. Un niveau élevé, voire très risqué par rapport à la situation de stagnation économique que nous vivons depuis un bon nombre d’années. Plusieurs enseignants en économie en confirment la gravité.

Joint au téléphone par Africanmanager, Yassine Slama, professeur universitaire, a considère que le système éducatif est malade, les calmants qu’on injecte de temps à autre à travers des réformes périodiques ne marchent plus et n’ont pas pu réduire le chômage qui a atteint le taux de 15,3% en 2017.

Cependant, il a affirmé que le dossier du chômage figure parmi les grandes priorités du gouvernement de Youssef Chahed, précisant que l’augmentation de ce phénomène mènera à la hausse de la pauvreté en Tunisie.

Slama a aussi critiqué le niveau déplorable des élèves, la mauvaise rentabilité des institutions éducatives. «Il y a des  failles au niveau du système éducatif actuel, qui est n’est plus adapté aux offres d’emploi, ce qui contribue à la hausse du chômage. D’ailleurs, aucun établissement tunisien ne figure dans les classements des meilleures universités à l’échelle internationale. Nos universités sont devenues incapables de créer des ressources humaines pouvant intégrer facilement le marché de l’emploi. Même les orientations universitaires ne sont plus efficaces“, a-t-il dit. Et d’ajouter : «Avec l’absence de réformes structurelles, le système éducatif tunisien est plus que jamais critiqué. Nous avons besoin d’une série de réformes innovatrices afin de garantir l’employabilité des jeunes diplômés».

On rappelle que l’Institut national de la statistique (INS) a annoncé que le chômage a atteint le taux de 15,3%. Le nombre de chômeurs au troisième trimestre de 2017 est de 628,600 mille sur l’ensemble des personnes actives, contre 626,100 chômeurs durant le deuxième trimestre 2017.

Le taux de chômage au troisième trimestre 2017 est de 12,3% chez les hommes et 22,8% chez les femmes. Le nombre de diplômés chômeurs a atteint environ 270 600 au troisième trimestre 2017 contre 250 600 au second trimestre de la même année. Le taux de chômage s’élève respectivement à 30,6% et 30,3%, selon les chiffres de l’INS.

Le nombre de personnes qui travaillent a atteint 3 472 200 durant le troisième trimestre 2017 : 2 560 200 sont des hommes et 912 mille des femmes. Au deuxième trimestre 2017, le nombre de personnes ayant un travail est de 3 458 100 , avec une augmentation de 14 100 employés. 52,3% des travailleurs sont actifs dans le domaine des services, 18,3% dans le secteur industriel, 15,2% dans le secteur non industriel et 14,3% dans le secteur de l’agriculture et de la pêche, détaille l’INS.

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Selon les chiffres de Pôle emploi et du ministère du travail, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie (A) a baissé de 0,1 % sur un mois en France métropolitaine, rapporte Le Monde.

Fin d’une époque. Ils étaient scrutés, commentés tous les mois. A l’aune de ces statistiques, on jugeait l’action des pouvoirs publics pendant le quinquennat de François Hollande et les résultats des présidents de la République. Mais cette obsession collective pour les chiffres du chômage pourrait s’arrêter mercredi 24 janvier, jour de l’ultime publication de cet indicateur tel qu’on le connaît.

Les statistiques de Pôle emploi et du ministère du travail ne seront en effet plus publiées dans leur version actuelle dès le mois prochain, a ajouté la même source.

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Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Faouzi Abderrahmane, a annoncé, lors de son passage ce lundi 15 janvier 2018 sur Shems Fm, que le nombre de chômeurs a atteint aujourd’hui plus de 628 mille, soulignant que 40% des chômeurs sont des diplômés de l’enseignement supérieur.

Il a ajouté que chaque année et depuis ces sept dernières années, 45 mille nouveaux demandeurs d’emploi, dont 33 mille parmi les diplômés de l’enseignement supérieur, s’ajoutent au marché de l’emploi.  

Le ministre a en outre indiqué que l’Etat dispose déjà de trois mécanismes d’emploi, à savoir les contrats de stage d’Initiation à la Vie Professionnelle «SIVP», ​​le programme “Contrat de la dignité” et le contrat de stage du programme de Service Civil Volontaire (SCV).

D’autre part, le ministre de la Formation et de l’Emploi a déclaré que le gouvernement se dirige vers un nouveau créneau, celui de l’économie sociale et solidaire, qui n’est ni public ni privé, ajoutant qu’il y a «un nouveau projet de loi sur ce secteur et également de nouveaux mécanismes de financement qui s’y rattachent».

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Le directeur du Centre d’études Sigma Conseil, Hassan Zargouni a déclaré qu’une lecture dans l’évolution de la situation économique en Tunisie, avant et après la révolution, fait ressortir une baisse de la croissance de 3,5% à 1,9% en 2017.

Il a tenu en outre à préciser, lors de son passage, ce lundi 15 janvier 2018, sur Express Fm, que le taux d’inflation est passé de 4,4% en 2010 à 6,5% en 2017 alors que le taux du déficit commercial a atteint 15 mille millions de dinars en 2017 après avoir été de 8290 MD en 2010, sachant que l’endettement public a augmenté passant de 39 à 71%.

Hassen Zargouni a précisé, encore, que le taux de chômage s’est élevé à 15,3% en 2017 soit 630 mille, soit 140 mille de plus par rapport à 2010

Concernant les indicateurs touristiques au cours des 7 dernières années, Zargouni a indiqué que la moyenne des visiteurs est passée à sept millions dont 2,5 millions en provenance d’Algérie et 570 mille de Russie et 500 mille autres en provenance de France.

Hassen Zargouni ajoute, toutefois, que malgré la hausse du nombre des visiteurs, les recettes touristiques ont enregistré une baisse significative passant de 3,5 milliards de dinars en 2010 à 2,3 milliards de dinars en 2017.

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Dans les événements de la nuit dernière, malheureusement, une dizaine de personnes au total ont été tuées dans plusieurs villes“, a dit la télévision publique ce lundi 1er janvier 2018 au sujet des manifestations qui ont agité le pays hier dimanche 31 décembre 2017. Elle a, tout de même, chargé la barque des manifestations en mettant bien en évidence les dégâts qu’ils ont provoqués. Mais cette répression sanglante est loin d’avoir calmé les ardeurs de la jeunesse, ce lundi des appels sur les réseaux sociales appellent à poursuivre le mouvement contre le pouvoir et l’envolée des prix, rapporte l’agence Reuters.

Rappelons que des dizaines de milliers de personnes battent le pavé depuis jeudi dernier sur toute l’étendue du territoire. Ce sont les plus grosses manifs depuis celles de 2009 qui exigeaint des réformes.
Le président Hassan Rohani y est allé de son appel au calme et même de ses menaces, mais rien n’y fait. Frappés par le chômage, qui toucheraient 30% des jeunes, ulcérés par la corruption et la montée des prix, les citoyens sont décidés à se faire entendre par un pouvoir sclérosé et qui a tendance à s’emmurer dans l’archaïsme de pratiques d’un autre temps que la jeunesse, par définition plus portée vers la modernité, digère de moins en moins. Les manifestants pointent également l’appétit du pouvoir chiite pour la bataille confessionnelle contre l’Arabie saoudite, laquelle déstabilise l’Irak, la Syrie, le Liban et toute lé région…

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Avoir été ministre et puis, du jour au lendemain, devoir frapper à la porte des agences d’emploi pour retrouver un job, personne ne le crie sur les toits mais en France c’est une vraie galère. C’est ce qui est arrivé à plein de ministres de François Hollande, qui n’étaient pas du tout préparés à cette traversée du désert. Ils ont vidé leur sac devant des journalistes du Figaro.

L’un des anciens collaborateurs de Hollande, qui a préféré garder l’anonymat, a fait part de son amertume : “Tu sers ton pays comme parlementaire et comme ministre, en essayant de faire de ton mieux. Tu consacres une partie de ta vie à ton pays. Il n’y a rien en retour, ni statut de l’élu ni création de passerelles pour permettre de retrouver un emploi.

A noter que depuis 2012, un décret paraphé par l’ex-président, François Hollande, permet aux anciens ministres de toucher leurs indemnités durant 3 mois après la fin de leur mandat, sauf s’ils ont la chance de retrouver un boulot entretemps, ce qui est loin d’être simple. Un autre ancien ministre, très remonté, se confie : “Ce n’est pas simple de retrouver du boulot quand on ne fait pas partie d’un réseau, de la haute fonction publique, qu’on n’est pas énarque. Le corporatisme fonctionne à plein. Il n’y a pas un type de la promo Voltaire (la promotion de François Hollande à l’ENA – NDLR) qui soit au chômage.” Les difficultés sont telles que certains n’aspirent même plus à retrouver une planque dorée quelque part – dans le public ou le privé -, mais juste un boulot “pour vivre” : “S’il faut vendre des pizzas, j’irai en vendre. Il faut que je travaille“, a lâché cet ancien ministre.

L’ancienne ministre du Travail, Myriam El Khomri, a vite flairé les ennuis à l’horizon et a bifurqué en vitesse vers l’entreprenariat. “Je n’ai pas connu de difficultés particulières parce que j’ai vite monté ma propre entreprise de conseils aux entreprises dès le mois d’octobre. J’ai commencé à travailler sur plusieurs missions dans le domaine de la qualité de vie au travail.

Les anciens députés ne sont pas à la fête non plus. Pour certains, après l’indemnité, dégressive, à laquelle ils ont droit pendant six petits mois après la fin de leur mandat, bonjours les écueils administratifs au Pôle Emploi. Françoise Descamps-Crosnier a été prise dans les filets : “Je ne rentrais dans aucune case du formulaire. Le conseiller m’a reçue, mais il ne savait pas bien quoi faire pour m’aider.” Idem pour Christophe Cavard : “C’est violent. (…) Il y en a qui frisent la dépression, qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts. Mais ça, on ne peut se le dire qu’entre nous. On se sert les coudes.”

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Le nombre de demandeurs d‘emploi a de nouveau reculé en novembre en France métropolitaine, après une stabilisation en octobre, relate Reuters en se basant des chiffres publiés mercredi par le ministère du Travail et Pôle emploi, qui diffuseront ces données trimestriellement à compter de 2018.

Le nombre de demandeurs d‘emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) a baissé de 0,8% le mois dernier pour s’établir à 3.454.100, soit 29.500 de moins qu’à fin octobre.

En septembre, il avait reculé de 1,8%, diminuant de 64.800 sur le mois, soit sa plus forte baisse depuis le début de cette série statistique en 1996.

En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d‘inscrits à Pôle emploi diminue en novembre de 0,1%, avec 4.600 personnes de moins en un mois, à 5.611.400 (5.919.200 en incluant les départements d‘Outre-mer, également en baisse sur un mois).

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Les opportunités de travail pour les ingénieurs ne manquent pas en Tunisie, qui œuvre à profiter de ses compétences dans différents domaines et projets comme celui du satellite“, a indiqué mercredi Khalil Laamiri, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
Le budget de la recherche scientifique au titre de l’année 2018 enregistrera une augmentation de 30% et passera à 65 millions de dinars, outre l’augmentation du budget des structures de recherche et des projets de recherche de 50% pour atteindre 23 millions de dinars alors qu’il était de 14 millions de dinars et ce, pour promouvoir la recherche scientifique“, a rappelé Laamiri à l’ouverture du forum organisé mercredi à Monastir à l’initiative de l’école nationale des ingénieurs de Monastir et l’association “étudiants ingénieurs” dont le thème était “L’ingénieur la nouvelle locomotive de l’économie tunisienne“.

D’après le secrétaire d’Etat, les problématiques de la recherche scientifique ne se limitent pas uniquement au financement mais il existe également des difficultés au niveau de la gestion du budget puisque certains laboratoires ne le dépensent pas en raison de certaines complications au niveau central.
Dans ce contexte, il a souligné que ces difficultés seront surpassées à travers la bonne gouvernance et la garantie de l’autonomie financière et administrative des universités et des établissements de l’enseignement supérieur.

De son côté, Mehdi Jomaa, ancien chef du gouvernement et diplômé de l’école nationale des ingénieurs de Tunisie, a estimé que l’ingénieur tunisien doit avoir des connaissances techniques et scientifiques mais il doit aussi être formé au leadership, à la communication, à l’échange des données, à la gestion des ressources humaines et financières et au travail en équipe puisque le génie n’est plus individuel aujourd’hui, selon lui, mais il est collectif.
Jomaa a signalé que les opportunités de travail pour les ingénieurs sont multiples en Tunisie et à l’étranger, notamment à la lumière des mutations technologiques mettant l’accent sur l’importance d’avoir l’esprit d’initiative et de savoir exploiter les belles opportunités.

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Suite à la révolution de 2011, la Tunisie a connu une période d’instabilité politique et économique, la plus importante de son histoire récente. Au cours de la  transition politique, sept chefs de gouvernements se sont succédé, sans parvenir à mettre en place une véritable politique économique de transition“. C’est ce qui ressort de la note de conjoncture de Mac Sa sur le thème “Défis et perspectives de l’économie tunisienne : comment renouer avec la croissance?“. Ainsi, le taux  de croissance économique reste faible, le taux de chômage s’est aggravé, les déséquilibres macroéconomiques ont empiré, etc. Cette faible performance s’explique essentiellement par l’environnement réglementaire excessif qui a bloqué le fonctionnement de tous les marchés.

Cette faible performance s’explique, selon cette note, par une concurrence faible, une bureaucratie lourde, des comportements de recherche de rentes, un investissement faible et de mauvaise qualité, la formation de groupes d’intérêt, une qualité de services médiocre, une productivité des entreprises faible, un marché du travail rigide qui décourage l’embauche, une politique industrielle qui encourage des activités à faible valeur ajoutée et une  politique agricole inappropriée qui favorise la production des variétés continentales. En plus de ces dysfonctionnements, l’instabilité politique et sociale, la contrebande, l’environnement géopolitique défavorable et le terrorisme, viennent récemment impacter négativement la performance économique.

Sept ans après la révolution, le pays n’a pas réussi à relancer la croissance économique. Le taux de croissance du PIB (dollars constants de la Banque mondiale) demeure faible. Il est estimé à 1.17 % en 2016 soit un taux par tête d’habitant négatif (-0.3%), ce qui implique qu’en moyenne, le Tunisien est moins riche par rapport à l’année précédente. En effet, la Tunisie a enregistré un taux moyen annuel de 4.59% entre 1966 et 2016. Les deux pics sont enregistrés  en 1972 (la valeur la plus élevée 17.74 %) et en 2011 (la valeur la plus basse négative -1.92%). Cette  tendance a engendré une persistance  d’importants déséquilibres macroéconomiques en matière de gestion des finances publiques et un taux de chômage moyen le plus élevé (15.6 % en 2016). 

L’investissement moteur-clé de la croissance reste en panne. Le taux d’épargne ne cesse de diminuer entraînant un accroissement de la dette extérieure. Ce taux est au plus bas depuis 1965 estimé à 8.83% en 2016.  En effet, entre la période 1965-2016, ce taux moyen est de 22.25% et le plus élevé est enregistré en 1968 à 33.01%“, précise la note.

Et pour conclure, il a été indiqué que le grand défi pour la Tunisie est de déterminer les sous-secteurs à haut potentiel qui offrent les meilleures perspectives pour accélérer la croissance économique. “Nous croyons qu’on devra mettre à l’essai cette approche dans le secteur agroalimentaire (produits  méditerranéens) où on pourra créer notre avantage comparatif. On devra commencer par se concentrer sur une niche de production comme l’huile d’olive et ses dérivés pour être leader dans le monde et par la suite choisir une autre niche et ainsi de suite. Pour cela, on devra élaborer une  stratégie en étudiant notre position de départ, nos forces et nos faiblesses par rapport à d’autres pays concurrents et ensuite, le gouvernement proposera des collaborations avec le secteur privé“, ajoute la note.

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