Tags Posts tagged with "chômage "

chômage 

par -

Suite à un discours sur le terrorisme et la nécessité de protéger les droits humains, qu’il a prononcé le 16 novembre 2017 à l’École des études orientales et africaines (SOAS) de Londres, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a eu une rencontre avec les étudiants au cours de laquelle il a répondu à plusieurs questions de l’audience concernant, notamment, les cinq priorités de lutte contre l’extrémisme violent qu’il a énumérées.

Dans l’une de ses réponses, le Secrétaire général a loué la transition démocratique de la Tunisie, qu’il a érigé en exemple, et a appelé ses partenaires, en particulier l’Union européenne, à soutenir ses efforts pour lutter contre le chômage des jeunes.

« Si l’on considère les régions les plus touchées, notamment le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, le chômage des jeunes est un facteur déterminant et nous voyons très peu d’efforts dans la coopération internationale pour traiter spécifiquement et en priorité le problème du chômage des jeunes.

Il y a beaucoup de choses qui pourraient être faites, par exemple dans la coopération de l’Union européenne ou de l’Europe avec un pays comme la Tunisie. La Tunisie a fait une transition démocratique fantastique. La Tunisie est un exemple qui illustre la manière dont un pays peut évincer une dictature, créer une société démocratique et faire en sorte que les partis islamistes puissent être intégrés dans le système.

Et pourtant, la Tunisie a fourni un grand nombre de combattants aux guerres en Syrie et en Irak, bien sûr avec une menace terroriste majeure. La raison: 40% de chômage chez les jeunes. Et je pense que le coût d’un éventuel soutien de l’Europe ne sera pas très élevé.

L’Europe peut soutenir la Tunisie pour faire face au problème du chômage qui affecte sa jeunesse et peut accueillir une partie de ces jeunes de différentes manières, en les formant ou en leur accordant des emplois temporaires, tout en leur permettant de revenir et de faire quelque chose d’utile dans leur propre pays.

Soutenir la Tunisie sur ces questions serait, à mon avis, beaucoup plus important que de tenter de convaincre la Tunisie de ne pas laisser les gens s’embraquer et venir en Europe. Et c’est la priorité que je n’ai pas encore vue dans la coopération internationale.

La réduction du chômage des jeunes étant, à mon avis, l’objectif le plus important qui devrait exister dans les plans de développement nationaux et dans la coopération internationale », a déclaré
Guterres.

par -

La population active en Tunisie s’établit à 4 100 800 au troisième trimestre de 2017 et se répartit en 2 919 400 hommes et 1 181 400 femmes, ce qui représente respectivement 71.2% et 28.8% de la population active. Au troisième trimestre 2017, le nombre des occupés s’établit à 3 472 200 et se répartit en 2 560 200 hommes et 912 000 femmes. Par rapport au deuxième trimestre 2017, le nombre des occupés est de 3 458 100, enregistrant ainsi une augmentation de 14 100 occupés. La répartition des occupés selon les secteurs d’activités se présente comme suit : 52.3% dans le secteur des services, 18.3% dans le secteur des industries manufacturières, 15.2% dans le secteur des industries non manufacturières et 14.3% dans le secteur agriculture et pêche.

Le nombre de chômeurs estimé pour le troisième trimestre 2017 s’établit à 628 600 du total de la population active, soit un taux de chômage de 15.3%, et ce, contre 626 100 chômeurs pour le deuxième trimestre 2017 et un taux de chômage constant. Le taux de chômage pour le troisième trimestre 2017 est estimé à 12.3% chez les hommes et 22.8% chez les femmes. Le nombre des diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur est estimé à 270 600 au troisième trimestre 2017 et à 250 600 au deuxième trimestre 2017, ce qui correspond respectivement aux taux de chômage de 30.6% et de 30.3%.

par -

En Tunisie, le nombre d’ingénieurs en chômage a atteint 10 mille, contre 5 mille en 2016, a indiqué le secrétaire général de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT), Abdessattar Hosni, expliquant cette situation par la politique d’emploi précaire adoptée dans le pays.
Dans une déclaration à TAP, le responsable a affirmé qu’environ 2500 ingénieurs quittent le pays chaque année à cause des salaires faibles. Et d’ajouter, lors d’un sit-in organisé, mardi par l’OIT, que le secteur des ingénieurs fait face à plusieurs problèmes, dont essentiellement la situation matérielle et la détérioration du pouvoir d’achat de l’ingénieur par rapport aux autres corps de métiers.
Il a fait savoir que le salaire d’un ingénieur dans l’administration ne dépasse pas les 1300 dinars, alors que le plafond se situe à 1800 dinars.
Hosni a dénoncé l’exclusion des ingénieurs dans l’élaboration des lois et des politiques économiques du pays.
Il a appelé l’ordre des ingénieurs tunisiens à l’amélioration de la situation matérielle des ingénieurs qui devra être proche de celle des autres corps de métiers.
Il a recommandé, également, de soumettre, dans les plus brefs délais, le statut de base organisant le métier d’ingénieur et de faire participer l’OIT aux négociations sociales.
Le secrétaire général de l’OIT a appelé au règlement du problème de l’emploi des ingénieurs, notamment, des jeunes. Et d’ajouter qu’environ 40 % des ingénieurs agronomes sont en chômages.
Il est à noter que le nombre des ingénieurs inscrits à l’OIT s’élève à 61 mille ingénieurs outre 15 mille ingénieurs non inscrits.

par -

Le manque de développement régional, l’augmentation du taux de chômage et de pauvreté, sont des phénomènes sociaux synonymes de stagnation et de situation  alarmante en Tunisie, générant un  désespoir croissant chez les jeunes, toutes catégories sociales confondues. Ce ne sont plus uniquement ceux qui ont décroché de l’enseignement qui sont en proie à la frustration. Ceux qui font l’école de la République sont eux aussi touchés et qui, après des années passées à l’université, obtiennent les diplômes qui ne sont que des contrats d’embauche à durée indéterminée. Donc le désespoir touche désormais tous les jeunes du pays !

Joint au téléphone par Africanmanager, Messaoud Romdhani, président du Forum Tunisien des Droits Economiques et Sociaux (FTDES) a dressé un tableau très sombre de  la situation des jeunes tunisiens notamment ceux des régions de l’intérieur.

Il a précisé que la pauvreté s’est «confortablement» installée essentiellement dans les régions intérieures de la Tunisie comme  Kairouan, Kasserine, à Sidi Bouzid, à Gasfa….La situation s’est encore plus dégradée ces dernières années, accentuée en particulier par la précarité de l’emploi  et l’érosion du pouvoir d’achat.

Il a, dans le même cadre, souligné que l’absence d’une stratégie de développement dans les zones défavorisées explique l’augmentation des tentatives de suicide et de criminalité, ainsi que l’enrôlement des jeunes dans les réseaux de recrutement et d’envoi au djihad.

« L’investissement dans les régions marginalisées et la création d’emploi permettront sans doute de vaincre le terrorisme et de mettre un terme aux fléaux de suicide et de migration clandestine »,a-t-il noté.

 Kairouan enregistre le taux le plus élevé de pauvreté avec 34%

Le président du FTDES a précisé  que le taux de pauvreté dans le gouvernorat de Kairouan est de l’ordre de 34%. ” En Tunisie, c’est le gouvernorat de Kairouan qui enregistre le taux le plus élevé de pauvreté. Cette région  est aussi connue par la hausse vertigineuse du phénomène de suicide vu l’absence des lieux de divertissements, des plans d’investissements au profit des jeunes habitants de la région en question”, a-t-il dit.

Il a, dans ce contexte, appelé le gouvernement d’union nationale et toutes les parties concernées à revoir leur stratégie de développement et à se mettre au travail afin d’assurer prioritairement les conditions d’une vie digne à leurs citoyens essentiellement dans les zones intérieures de la République.

A vrai dire et depuis la Révolution, les Tunisiens en général et surtout ceux des régions défavorisées étaient habités par l’espoir d’une vie  meilleure. On espérait une meilleure gouvernance du pays, une répartition plus équitable des ressources et des investissements entre les régions, des mesures en faveur des plus démunis … On n’y a vu que du feu!

par -

Selon les chiffres du chômage de Pôle emploi, le nombre de demandeurs d’emploi diminue de 1,8% en septembre, soit 64.800. Le nombre de chômeurs a ainsi connu en septembre sa plus forte baisse depuis début 2001, rapporte Le Figaro.

Le nombre de chômeurs a connu en septembre sa plus forte baisse depuis début 2001 (-64.800, -1,8%), effaçant les deux hausses consécutives enregistrées en juillet et août pour s’établir à 3,48 millions de personnes en métropole.

Le chômage recule quasiment dans les mêmes proportions (-1,7%) en incluant l’outre-mer, pour un total de 3,73 millions de personnes inscrites en catégorie A (sans activité) sur les listes de Pôle emploi.

par -

Faouzi Abderrahmane, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, a         affirmé dans une interview exclusive accordée à Africanmanager qu’une enveloppe de 300 Millions de dinars est consacrée annuellement au financement des mécanismes et des programmes pour l’emploi.

Il a ajouté que les différentes structures de son département œuvrent afin d’évaluer les programmes destinés à l’emploi et dont l’objectif est de les régulariser avec les besoins du marché, précisant que ces projets concerneront un grand nombre de jeunes chômeurs diplômés de l’enseignement supérieur.

Et le ministre d’ajouter que des statistiques ont montré que le taux de chômage dans les rangs des diplômés de l’enseignent supérieur est de l’ordre de 40%, soit un total de 250 mille chômeurs (70 mille sont des hommes et 180 mille de sexe féminin). Ces chiffres, selon lui, confirment l’existence d’un vrai déséquilibre au niveau des ressources humaines en Tunisie.

Abderrahmane, a sur un autre volet, affirmé que le gouvernement d’union nationale a décidé de stopper les recrutements dans la fonction publique en 2018.

 Il a, également, ajouté qu’il a été décidé de réduire le nombre de fonctionnaires, qui a atteint les 700 mille employés, précisant que le gouvernement remplacera les postes vacants à travers la bonne maîtrise des ressources humaines.

Et d’ajouter : «Nous ne sommes pas contre la création d’emplois, néanmoins l’État n’a plus les moyens de lancer des concours de recrutement dans la fonction publique», a-t-il dit.

On rappelle dans ce contexte que le directeur du service des Congés maladies au ministère de la Fonction publique, Salaheddine Khlifi, a affirmé qu’entre 4000 et 5000 agents de la fonction publique perçoivent leurs salaires pour un emploi fictif.

Le responsable a, en outre, ajouté que le nombre des congés maladies est très élevé, notamment dans le secteur de l’Éducation, suivi par celui de la Santé.

Il a, de même, assuré que 98% des certificats médicaux sont délivrés par des psychiatres

Le secteur privé emploie 70% de la main d’œuvre

Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi a fait savoir que le secteur privé emploie aujourd’hui 70% de la main d’œuvre tunisienne, “un taux qui pourrait augmenter durant les prochaines années si la Tunisie réussit à transformer les sociétés familiales en structures économiques”, a expliqué le ministre.

Il a par ailleurs indiqué que le ministère a mis en place un programme d’encouragement en faveur de 50 mille très petites entreprises, 5 mille PME et 1000 grandes entreprises et ce, après avoir diagnostiqué les principaux problèmes auxquels elles sont confrontées. Selon le ministre, entre 25 et 35% des entreprises qui ont été contraintes de mettre la clé sous la porte ont souffert de la complexité et de la lenteur des procédures administratives et des difficultés d’accès au financement.

Le ministre a en outre assuré que les différentes structures relevant de son ministère travaillent actuellement pour évaluer les mécanismes d’emploi afin de les ajuster avec les demandes du marché du travail pour qu’elles touchent le plus grand nombre de chômeurs dont principalement les diplômés de l’enseignement supérieur.

par -

Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Faouzi Abderrahmane, a affirmé, dans une interview accordée à Africanmanager, que le secteur privé emploie aujourd’hui 70% de la main d’œuvre tunisienne, “un taux qui pourrait augmenter durant les prochaines années si la Tunisie réussira à transformer les sociétés familiales en économiques”, a expliqué le ministre.

Il a par ailleurs indiqué que le ministère a mis en place un programme d’encouragement en faveur de 50 mille très petites entreprises, 5 mille PME et 1000 grandes entreprises et ce, après avoir diagnostiqué les principaux problèmes auxquels sont confrontés. Selon le ministre, entre 25 et 35% des entreprises qui ont choisi de mettre la clé sous la porte ont souffert de la complexité et la lenteur des procédures administratives et des difficultés d’accès au financement.

Le ministre a en outre assuré que les différentes structures relevant de son ministère travaillent actuellement pour évaluer les mécanismes d’emploi afin de les ajuster avec les demandes du marché du travail pour qu’elles touchent le plus grand nombre de chômeurs dont principalement les diplômés de l’enseignement supérieur.

par -

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Slim Khalbous, n’a pas pris de gant hier mardi 17 octobre 2017, sur Jawhara FM : «Je veux être honnête avec les titulaires de doctorat. On n’a plus la possibilité de les embaucher tous dans la fonction publique ou encore dans l’enseignement. Cela doit être dit ! C’est la réalité du pays».
Khalbous a déclaré dans la foulée que l’Etat n’a ni les moyens ni le besoin de recruter. Il a par ailleurs annoncé : «Nous avons aussi signifié aux facultés privées qu’il n’est désormais plus possible d’enseigner une spécialité sans avoir à disposition un docteur dans le domaine. Cette mesure touchait auparavant quelques établissements, elle s’applique aujourd’hui à tous».

Le ministre a également confié qu’il est conscient du fait que «les docteurs ne sont pas contents“, mais que son département fait ce qu’il peut pour “les aider, avec des solutions“. Il a ajouté : “Nous leur avons aussi demandé de développer leur esprit entrepreneurial, pour démarrer leur propre activité. Et donc à partir de janvier 2018, nous leur proposerons une formation gratuite». Il a indiqué que cette formation, qui vise à développer leurs capacités entrepreneuriales, sera dispensée par des spécialistes et aura lieu à Tunis, Sousse et Sfax. «Dans une seconde phase, l’Etat proposera un financement aux projets les plus importants avec des montants allant de 10 à 100 mille dinars», a précisé Khalbous.

par -

Fayçal Hafiane, conseiller du chef du gouvernement, a commencé par ceci, sur Shems Fm ce vendredi 13 octobre 2017 : Toutes les équipes qui se sont succédé à la tête du pays depuis 2011 ont testé des recettes pour l’emploi des jeunes diplômés, et s’y sont cassées les dents, d’après lui. «Nous avons pris depuis l’an dernier une mesure phare que nous avons greffée à la Loi de finances 2017 et également celle de 2018. C’est le contrat Karama, auquel près de 20 mille jeunes ont adhéré. Il y a donc des choses qui sont faites dans ce sens ! Ce qui est certain c’est que nous ne pouvons pas donner du boulot aux 650 mille chômeurs d’un seul coup», a argué Hafiane…

Il a par ailleurs affirmé que le contrat «Karama» a permis à près de 25 mille jeunes d’intégrer le monde du travail en 2016. «En plus de ces efforts, nous avons aussi mis en place un fonds pour financer les jeunes entrepreneurs. Nous essayons également d’inciter les investisseurs à miser sur les régions de l’intérieur du pays. L’Etat fait des efforts donc, mais la tâche n’est pas facile ! Il faut être patient, nous voulons tous que le pays reprenne des couleurs», a-t-il ajouté.

Enfin il est revenu sur l’un des grands axes de l’intervention de son patron hier sur Al Hiwar Ettounsi, dans la soirée. «Il a expliqué que son programme va s’achever en 2019, avec pour objectifs 5% de taux de croissance et 150 mille emplois. On pourra donc le juger en fonction de ces engagements».

par -

Le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Noureddine Tabboubi, a mis en garde jeudi contre le danger du chômage qui a contribué à la prolifération du phénomène de la migration irrégulière.
Face à cette situation il faut mener une guerre pour assurer le développement et lutter contre la pauvreté et l’extrémisme, a-t-il souligné.
Tabboubi a appelé, lors de sa visite à la Régie Nationale du Tabac et des Allumettes (RNTA) de Tunis, les hommes d’affaires à s’orienter vers les zones de l’intérieur pour investir et contribuer à lutter contre la cirse de chômage.
Tabboubi a pris connaissance à cette occasion des sites de production à la RNTA et appelé les ouvriers de cet établissement à renforcer le travail et développer la production pour assurer la pérennité de cet établissement
Le secteur public est une ligne rouge, a affirmé Tabboubi, précisant que la centrale syndicale poursuivra ses efforts pour défendre les établissements publics, consolider leurs rentabilités et appeler les ouvriers des différentes sociétés à renforcer leur productivité et préserver le secteur public.
L’UGTT s’attache à son rôle national, a encore dit Tabboubi, affirmant que les négociations sociales se poursuivront et que les ouvriers bénéficieront de leur droit à la majoration salariale.

par -

Le Président de la Fédération Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication, Kais Sallami, a estimé, mercredi, que le niveau des diplômés en technologies de l’information et de la communication et dont le nombre s’élève à 15 mille personnes demeure en deçà des attentes du secteur privé.
Il a ajouté, lors d’une rencontre tenue à Tunis et consacrée à la présentation d’une étude sur “Le rôle et l’impact du réseau des Instituts Supérieurs des Etudes Technologiques dans le secteur”, que le secteur privé est en mesure d’employer plus de 12 mille demandeurs d’emploi dans ce secteur.
Le fossé, a-t-il dit, qui existe entre les exigences du marché de l’emploi et la formation requiert aujourd’hui la révision du système d’enseignement dans les instituts des études technologiques.
Selon la même source, la fédération œuvre actuellement à réviser ce système dans le cadre d’un programme conjoint entre l’organisation patronale et la Direction générale des études technologiques et la Fondation Education pour l’emploi (EFE).
L’objectif étant de favoriser une meilleure insertion professionnelle de ces diplômés.
D’après la Directrice Générale d’EFE, Lamia Chefai, cette étude a démontré que la moitié des entreprises sondées ne sont pas satisfaites du niveau technique des étudiants ISETs.
L’étude a également révélé que 81% des entreprises ne sont pas satisfaites du niveau des étudiants ISETs en soft skills et langues.

par -

Bien qu’il soit une des principales revendications de la Révolution, le chômage en Tunisie devient de plus en plus inquiétant, surtout qu’il a persisté au-delà de 6 ou 7 ans pour se situer aux alentours de 15%. Un niveau élevé, voire très risquée par rapport à la situation de stagnation économique que nous vivons depuis un bon nombre d’années. Plusieurs experts en la matière en confirment déjà la gravité. Joint au téléphone par Africanmanager, l’économiste Ezzedine Saîdane a dressé un tableau très sombre de l’emploi en Tunisie, soulignant qu’il est difficile aujourd’hui de compter sur l’année 2018 pour faire baisser le taux de chômage. “Bien que le principal défi de la Tunisie soit économique et financier, le projet de la loi de finances 2018 qui devrait être incessamment examiné lors d’un conseil ministériel ne comporte ni de stratégie pour le sauvetage de l’économie, ni de stratégie de relance de l’investissement“, a-t-il précisé.

Il a en outre indiqué que la Tunisie n’a pas créé de la croissance pour voir son taux de taux chômage baisser et que la croissance qu’on nous a “vendue” sous la Troïka provient essentiellement des services nos marchands et des recrutements massifs dans la fonction publique. “Le seul moyen pour faire baisser le chômage est de créer un environnement propice permettant la relance de l’investissement et de la croissance“, a assuré Saîdane.

Parlant chiffres, l’expert nous a précisé qu’un (1) seul point de croissance permettra la création de 15 mille emplois en Tunisie. Pour l’année 2018, notre pays doit réaliser, selon lui, un taux de croissance aux alentours de 6% pour pouvoir créer 80 mille nouveaux postes d’emplois, sachant qu’on enregistre entre 80 et 85 mille nouveaux postulants chaque année.

Même son de cloche chez Walid Belhaj Amor, vice-président l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE) ; il a évoqué la nécessité de créer de la valeur et de la richesse avant de parler d’emploi, lequel n’est qu’une conséquence, selon ses dires. Il n’y aura plus, selon lui, de nouveaux emplois s’il n’y a pas d’investissement et de création de richesses.

Il a en outre indiqué que la Tunisie n’arrive pas à résorber le chômage parce qu’il n’y a pas de politique claire en faveur de l’investissement, un des principaux moteurs de l’économie nationale qui demeure toujours en pane, soulignant toutefois que personne aujourd’hui ne peut donner un taux de chômage exact vu la prolifération du marché parallèle qui contribue, même d’une façon illégale, à l’emploi.

En effet, selon les derniers chiffres de l’Institut National des Statistiques (INS), le nombre de chômeurs est estimé pour le deuxième trimestre 2017 à 626 100 du total de la population active (4,084 millions), soit un taux de chômage de 15,3%, contre 625 600 chômeurs pour le premier trimestre 2017 et un taux de chômage de 15,3% : 12,4% chez les hommes et 22,6% chez les femmes. Toujours selon les chiffres de l’INS, le nombre des diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur est estimé à 250 600 au deuxième trimestre 2017, ce qui correspond à un taux de chômage de 30,3%.

S’agissant des chiffres rendus publics récemment par l’Agence de promotion de l’investissement et de l’industrie (APII), il en ressort que le nombre de projets déclarés a atteint 2484 au cours des huit premiers mois de 2017 contre 2411 lors des huit premiers mois de 2016, soit une augmentation de 3%. Ces projets permettront la création de 39796 postes d’emploi, contre 34999 postes d’emploi durant les huit premiers mois de 2016, soit une augmentation de 13.7%. Un taux très en deçà des attentes, quoi que positif…

par -

Lors d’un forum organisé aujourd’hui, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, sur la meilleure manière de Tirer profit des compétences pour enclencher une transformation du monde rural et réaliser les Objectifs de développement durable, la FAO a insisté sur le fait que les activités agricoles et non agricoles en milieu rural revêtaient un potentiel inexploité capable de générer des opportunités d’emploi pour la jeunesse africaine.

L’Afrique possède la population la plus jeune et est caractérisée par la plus forte croissance démographique au monde, avec une population appelée à doubler d’ici à 2050. Cela a un impact majeur sur le marché de l’emploi.

Chaque année, en Afrique, dix à douze millions de jeunes rejoignent les rangs de la main-d’œuvre active, tandis que près de trois millions d’emplois sont créés chaque année. Dans un tel contexte, le secteur agricole mais aussi les activités non-agricoles telles que le tourisme, les agro-industries, le stockage des aliments et le transport revêtent un fort potentiel pour créer davantage d’emplois, de meilleurs emplois et renforcer les communautés rurales.

« Investir dans la transformation rurale et construire un monde libéré de la faim et de la malnutrition vont de pair. Promouvoir une meilleure éducation, développer les compétences et créer des emplois décents est vital pour que cette transformation se fasse en Afrique », a déclaré M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO qui, à l’image de plusieurs dirigeants mondiaux lors du forum de haut niveau, a partagé des expériences et des bonnes pratiques dans le but de créer et d’élargir les opportunités d’emplois et les opportunités économiques pour les jeunes en Afrique.

La FAO mène actuellement 32 projets liés à l’emploi chez les jeunes dans 20 pays africains. L’Organisation aide les pays et les Communautés régionales économiques (CER) à améliorer les politiques, stratégies et programmes portant sur les jeunes, ainsi que les mesures liées à la protection sociale.

Il s’agit notamment de former les jeunes vulnérables vivant en milieu rural aux techniques agricoles et de leur fournir des compétences non seulement entreprenariales mais aussi essentielles dans leur vie quotidienne, de manière à être plus productifs et à devenir des membres actifs de leurs communautés.

« Des efforts plus coordonnés et systématiques sont encore nécessaires afin d’améliorer notre impact et d’étendre notre action à l’échelle régionale et nationale en Afrique », a souligné M. Graziano da Silva. « Adopter une approche territoriale qui se concentre sur le renforcement des liens physiques, économiques, sociaux et politiques entre les petits centres urbains et les zones rurales avoisinantes est également essentiel. N’oublions pas que les villes de petites et moyennes tailles sont les endroits où les agriculteurs achètent des semences, envoient leurs enfants à l’école et se rendent pour obtenir des soins médicaux », a ajouté M. José Graziano da Silva.

Les jeunes, en retour, peuvent jouer un rôle de premier plan en faisant progresser leurs pays vers la réalisation des Objectifs de développement durable et en jouant le rôle d’innovateurs et de diffuseurs entre les zones rurales et urbaines.

La FAO a récemment lancé un Programme spécial visant à promouvoir l‘emploi chez les jeunes, en encourageant les emplois agricoles et ceux dans le domaine de l’agro-alimentaire en Afrique. Le programme est un nouvel exemple de la collaboration de longue date de la FAO avec le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) – un programme de développement économique de l’Union africaine – et des efforts de la FAO en matière de renforcement des partenariats.

par -

Slim Khalbous, ministre de l’Enseignement supérieur et ministre de l’Éducation par intérim, est revenu ce jeudi 24 août 2017, sur Shems FM, sur l’épineux problème de la pléthore de titulaires de doctorat. Il a déclaré que le marché du travail en Tunisie est incapable de les absorber tous, néanmoins son département a des solutions pour caser les docteurs au chômage. Des dispositifs seront mis en place pour leur insertion dans l’enseignement privé…

par -

Le coup d’envoi officiel du processus de formulation de la stratégie nationale pour l’emploi (SNE) a été donné, mardi 22 août 2017 à Tunis lors d’une journée d’information organisée par le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi, en partenariat avec l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) et en collaboration avec l’organisation internationale du travail (OIT).
Cette stratégie, qui a pour ambition de proposer une approche intégrée, multidimensionnelle et transversale recouvrant l’ensemble des leviers susceptibles de créer des emplois en quantité et en qualité suffisantes et regroupant un vaste ensemble d’acteurs concernés par l’emploi, sera horizontale et globale dans l’objectif d’assurer une meilleure adéquation entre les besoins du marché de l’emploi en compétences et les demandes d’emploi sur la base du respect du travail décent.

La formulation de la SNE s’inscrit dans la continuité de la démarche participative et inclusive engagée en 2016 lors du dialogue national pour l’emploi issu de la déclaration tunisienne pour l’emploi.

Des engagements forts

Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Imed Hammami, a souligné, à cette occasion, que la SNE, placée sous le signe “Travail décent dans une économie structurée”, fera office de pacte national entre tous les secteurs et structures de manière à trouver des solutions radicales, notamment pour les diplômés du supérieur.
Hammami s’est engagé à parachever cette stratégie et à fixer un programme pour sa mise en ouvre dans un délai ne dépassant pas une année.
Il a ajouté que le gouvernement d’union nationale place l’emploi parmi ses premières priorités, partant de sa conviction qu’avec une politique sociale réussie garantissant un travail décent conformément à la législation en vigueur et aux normes internationales, l’Etat aurait franchi des pas gigantesques dans la guerre menée contre les fléaux socioéconomiques tels que le terrorisme, la fraude et la corruption.
Autour de cette stratégie, s’articuleront, a-t-il dit, toutes les politiques sectorielles à travers des contrats-objectifs consensuels dont la mise en œuvre sera garantie par des programmes pratiques qui seront évalués par des indicateurs scientifiques.

Un plan béton !

Le dispositif de pilotage et de suivi du processus de formulation de la SNE se compose de trois comités, à savoir un comité politique (COPOL), un comité de pilotage (COPIL) et un comité technique (COTEC).

Le COPOL assure le lancement officiel du processus de formulation de la SNE et fournit les grandes orientations en matière d’emploi en cohérence avec le plan quinquennal de développement et les différentes politiques sectorielles du pays.

La principale mission du deuxième comité, le COPIL, est de piloter le processus de formulation de la SNE et de permettre aux différents acteurs de la stratégie de travailler ensemble de manière coordonnée et cohérente, de promouvoir le dialogue et la concertation sur les questions d’emploi et de favoriser la communication et l’appropriation des objectifs de la SNE par tous les acteurs concernés.

Enfin le COTEC assure le travail technique d’animation, d’organisation et de suivi nécessaire au bon déroulement du processus de formulation de la SNE.

TAP

par -

En Tunisie, des flots de diplômés de plus en plus denses sortent chaque année des diverses institutions d’éducation et de formation sans métier véritable, sans formation réelle et sans beaucoup d’espoir de trouver un emploi.

Des enquêtes relèvent que le Sud-est et le Sud-ouest sont les régions les plus touchées par le chômage, suivis par le Centre ouest, Nord-Ouest et le Grand-Tunis. De même, le Nord-est et le Centre-est sont les régions les moins touchées par le chômage.

Selon des statistiques récemment publiées par l’Institut National de la Statistique (INS), le nombre de diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur est estimé à 250.6 mille au deuxième trimestre 2017 et à 259.6 mille au premier trimestre 2017, ce qui correspond respectivement aux taux de chômage de 30.3% et de 31.2%.

L’INS a également relevé que le taux de chômage pour le premier semestre 2017 est estimé à 18.7% chez les hommes et 30.3% chez les femmes.

Lutter contre le chômage : Oui… mais comment ?

Le programme du gouvernement pour la lutte contre le chômage s’articule autour de trois principaux axes dont la promotion de l’initiative privée, le développement des systèmes d’appui de l’Etat et l’impulsion des mécanismes dynamiques à même de soutenir la création d’emploi, notamment dans les régions.

Une enveloppe de 250MDT est prévue au titre de financement du programme de l’emploi. De même, les objectifs du programme de l’emploi gouvernemental consistent à créer plus de 25000 emplois dans le cadre de la promotion de l’initiative privée, outre le programme “Karama” (“dignité”) susceptible de garantir 25000 contrats de travail pour les demandeurs d’emplois dans des filières qui rencontrent des difficultés en matière d’employabilité moyennant un salaire mensuel de 600 dinars.

La dynamisation du rôle du secteur privé et l’encouragement de l’initiative privée seront les maîtres-mots du programme de lutte contre le chômage annoncé par le gouvernement Chahed.

On rappelle qu’une étude sur « l’enseignement supérieur, entre transmission du savoir et exigence de l’employabilité », réalisée en 2017 par le bureau d’études Sigma Conseil et la fondation allemande Konrad Adenauer, a relevé que le taux de diplômés du supérieur au chômage en Tunisie est passé de 15% en 2005 à 31% au cours des cinq dernières années.

par -

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Imed Hammami, a affirmé que le gouvernement en place va réussir dans sa mission de relever le défi de l’emploi. Il a souligné ainsi, dans une interview accordée le mardi 21 mars 2017 à Africanmanager, l’importance de la politique entreprise par le gouvernement actuel, notamment avec le démarrage du programme de l’accord “Al Karama”, appelant ainsi toutes les parties prenantes dont les institutions économiques à participer à son succès.

Il a tenu par ailleurs à préciser que le programme “Al Karama” est un accord de travail signé entre les demandeurs d’emploi et les entreprises du secteur privé actives dans les différentes spécialités, et va concerner, en 2017, 25 mille chômeurs parmi les diplômés de l’enseignement supérieur et 25 mille autres en 2018.

L’inscription à ce programme a été ouverte, depuis mercredi 15 mars 2017 et se poursuivra jusqu’au 25 du mois pour les personnes physiques, jusqu’au 30 mars pour les entreprises. Ce projet permettra de bénéficier d’un contrat de travail offrant une formation avec un salaire de 600 dinars net durant deux années. Ce contrat est soumis au code du travail et garantit l’ensemble des droits du travailleur. 1042 personnes bénéficieront de ce contrat dans chaque gouvernorat, avec 42 contrats pour les personnes à mobilité réduite partagés équitablement entre les deux sexes.

Le ministre a à ce propos indiqué que ce montant n’est ni une prime ni une subvention mais une bourse supportée par l’État moyennant une activité. Ajoutons à cela la charge de l’impôt et de la couverture sociale.

Hammami a, dans le même cadre, indiqué que le nombre des personnes inscrites à ce programme sur le site de l’Agence Nationale de l’emploi et du Travail Indépendant (ANETI) a atteint, à la date du 24 mars, 115 mille et 150 mille le mardi 22 mars 2017. Ce programme vise à fournir au bénéficiaire une expérience professionnelle réelle, sachant qu’il s’agit d’une opportunité pour développer les compétences de base. Il s’agit aussi, selon le ministre, d’une occasion pour les entreprises privées d’obtenir une formation dans les compétences requises. Ajoutons à cela la valorisation des ressources humaines dans l’objectif d’accroître la productivité et de réduire par conséquent le chômage.

Le ministre a en outre souligné que son département ne va pas s’arrêter au programme “Al Karama” et que les efforts vont se poursuivre pour le succès des autres dispositifs dont “Forsari” et le programme spécial d’intégration à la vie professionnelle. A cela s’ajoutent les efforts consentis pour promouvoir l’initiative privée à travers la mise en place d’une ligne de crédit de 250 Millions de dinars.

Et Imed Hammami de préciser à ce propos que ce travail s’inscrit dans le cadre d’un plan complet adopté par le ministère, qui est en train d’élaborer une stratégie nationale pour l’emploi, laquelle sera prochainement annoncée, selon le ministre.

La CONECT en ordre de marche

Les établissements relevant de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) ont créé 1500 opportunités de travail dans le cadre du programme “Contrat de la dignité”.
Dans une déclaration à la presse à l’issue d’une séance de travail avec une délégation de la CONECT, le ministre a fait savoir que le nombre des entreprises inscrites sur ce site a atteint, quant à lui, 5000.
Hammami a, dans ce contexte, souligné que l’agence a entamé la sélection des candidats en tenant compte de plusieurs critères comme l’ancienneté au chômage et l’adéquation entre le profil du candidat et les besoins du poste.
Le recrutement effectif, a-t-il dit, ne se fera qu’après le 25 mars courant, et ce, afin de garantir l’égalité des chances entre les candidats, ajoutant que les résultats du recrutement seront publiés sur le site de l’ANETI.

Hammami a, par ailleurs, souligné que toutes les conditions de transparence ont été garanties pour assurer le bon déroulement de ce programme.
De son côté, le Président de la CONECT, Tarek Cherif, a indiqué que le programme “contrat de la dignité” ne manquera pas d’améliorer la compétitivité des entreprises et de permettre aux jeunes de trouver un emploi stable.
Il a, d’autre part, souligné que les programmes de formation que la confédération propose aux jeunes demandeurs d’emploi sont gratuits, citant, à cet égard, le programme “thniti” (mon chemin) qui a accompagné 200 projets durant 2016.

Traduit par Khadija Taboubi

par -

Le secteur des industries du Textile et de l’Habillement est unanimement considéré comme stratégique pour l’économie nationale. Il est le principal secteur de l’industrie manufacturière en termes d’exportation, d’emploi et de valeur ajoutée.

Malgré la conjoncture économique et la fermeture de plusieurs usines de textile, le secteur résiste à peine pour bien se positionner à l’échelle nationale mais aussi internationale.

Le poids du secteur impose au gouvernement de rechercher les moyens de résoudre ses problèmes structurels et conjoncturels, d’améliorer les conditions de vie des ouvrières du textile, tout en œuvrant à repositionner la production nationale sur le marché mondial, lui assurer une meilleure intégration et une montée en gamme.

Selon des données récentes dévoilées par la Fédération nationale du textile (FENATEX), environ 350 entreprises ont fermé leurs portes et 40 000 emplois ont été perdus depuis 2011. De même, une dizaine d’entreprises implantées dans les régions intérieures du pays souffrent toujours de divers problèmes.

La Turquie a envahi les marchés !

Le président de la FENATEX, Belhassen Gherab, a affirmé que l’État n’a pas fait d’effort pour soutenir les produits textiles tunisiens et améliorer leur qualité.

Il a ajouté que plusieurs pays ont soutenu leurs industriels locaux afin qu’ils puissent améliorer la qualité et la compétitivité de leurs produits, comme la Turquie qui a envahi le monde avec ses marques textiles.

Sur un autre volet, il a précisé que la franchise a fortement nui à la production locale et a incité les décideurs tunisiens à prendre des mesures concrètes pour réguler le marché et soutenir les produits tunisiens qui se font de plus en plus rares à cause des accords de franchise.

On signale dans ce contexte que de nombreux commerçants et propriétaires d’usines ont, à maintes reprises, tiré la sonnette d’alarme et ont organisé des sit-in afin d’inciter le gouvernement à protéger le secteur de l’importation de produits turcs et à préserver les postes d’emplois. Mais aucune décision pertinente n’a été prise par les gouvernements qui se sont succédé, ce qui a poussé de nombreux usines étrangères à quitter le territoire tunisien pour s’installer au Maroc.

Le secteur compte 1.852 entreprises industrielles, employant chacune 10 personnes et plus. 1.548 d’entre elles produisent totalement pour l’exportation (soit 84%). 577 entreprises sont à capitaux 100% étrangers et 279 sont à capitaux mixtes. Les industries du textile et de l’habillement fournissent plus de 179.000 postes d’emploi, soit 34% de l’effectif total des industries manufacturières.

par -

Jean François Dauphin, chef de mission du Fonds monétaire international (FMI), qui a débarqué en Algérie le 12 mars 2017, à la tête d’une délégation, pour ausculter l’économie du pays, n’a pas perdu de temps ! Il a déjà commencé à distribuer les bons et les mauvais points…

D’abord les trains à l’heure. Dauphin a déclaré que l’économie algérienne, qui dépend fortement des recettes du pétrole, s’en tire plutôt bien. Il a affirmé qu’elle a su «résister au contre-choc pétrolier”, rapporte l’Agence Ecofin. Par ailleurs il a noté chez les autorités algériennes «une vraie volonté de s’engager dans la voie [des] réformes [économiques] pour permettre une croissance pérenne qui soit la plus inclusive possible et qui permettra de donner du travail aux jeunes sans que cela ne soit soumis aux aléas de la conjoncture pétrolière». Ça c’est pour les bons points. Les mauvais maintenant…

Selon lui cette dynamique ne suffira pas à dissiper la menace que représente un chômage des jeunes trop massif. Il a invité les autorités à aller plus loin dans la diversification de l’économie, trop centrée sur les hydrocarbures et à propulser des secteurs générateurs d’emplois à l’abri des fluctuations des cours du brut…

Pourtant en septembre 2016, l’Office national des statistiques (ONS) avait estimé à 10,5%, le taux de chômage en Algérie, en recul en comparaison avec les 11,2% de 2015. Mais cette petite embellie, d’après le FMI, devrait être freinée par une hausse du PIB qui ne serait que de 2,9% en 2017, contre 3,6% en 2016….

par -

D’après des données publiées par le Haut commissariat au plan (HCP) et citées par le site bladi, à fin 2016, le Maroc comptait officiellement 1,105 million de chômeurs.

Leur nombre est légèrement en baisse, explique le HCP dans sa dernière note, indiquant que le chômage est passé à 9,4% de la population active en 2016 contre 9,7% une année auparavant. Il serait de 13,9% en ville et de 4,2% en milieu rural.

« Dans ces conditions, la baisse du taux de chômage est l’expression d’un recul du volume du chômage (-3,7%) plus important que celui de l’emploi (-0,4%) », écrit dans sa note le HCP.

Concernant le taux d’activité, celui-ci est passé de 47,4% en 2015 à 46,4% en 2016, écrit le HCP, lequel fait part d’un recul du taux d’emploi de 0.8 point (42,8% à 42%).

Le meilleur des RS

Dans un récent statut sur sa page officielle, l’économiste Ezzeddine Saidane dit «Non, ce n’est pas vrai, il n’y a pas de reprise économique»....

INTERVIEW

Le président de la Conect (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie), Tarek Cherif, a accordé à Africanmanager une interview exclusive dans laquelle il a...

AFRIQUE

Au moins 50 personnes ont été tuées ce mardi dans un attentat suicide attribué au groupe djihadiste Boko Haram qui a frappé une mosquée...

Reseaux Sociaux

SPORT