Ahmed Karam plaide pour un régime présidentiel fort

Ahmed Karam plaide pour un régime présidentiel fort

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Ahmed Karam, président de l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF), espère que la réunion des signataires de l’Accord de Carthage, qui se tiendra la semaine prochaine, pourra aboutir à un consensus sur un changement du régime politique actuel et a prôné l’adoption d’un régime présidentiel fort garantissant les acquis en matière de démocratie et de liberté d’opinion, mais qui soit contrôlé étroitement par le Parlement, à l’instar de ce qui se fait dans toutes les démocraties du monde, et qui soit efficient aux niveaux économique et social.

Dans une interview accordée ce vendredi 16 mars 2018 à Express FM, il a déclaré : «Notre grand problème n’est pas économique mais politique», a-t-il dit.

Et d’ajouter : «le régime actuel a permis d’avoir la démocratie et la liberté d’opinion mais n’a pas été efficient sur les plans économique et social».

Il a également souligné, pour ce qui est des priorités de la période actuelle, la nécessité de réduire les déficits du budget de l’Etat et de la balance commerciale. Dans ce contexte, et d’après lui, il faut s’intéresser aux secteurs de l’agriculture et de l’énergie, aux secteurs dans lesquels le pays dispose d’avantages préférentiels tels que ceux du textile, du tourisme et des composants d’automobiles, mais également aux nouveaux secteurs à l’instar de ceux des technologies de l’information, de la santé et de l’enseignement.

Ahmed Karam a aussi souligné la nécessité de renforcer la présence du pays sur les marchés africain et chinois.

Selon lui, notre déficit commercial avec la Chine qui représente le tiers de l’ensemble de notre déficit commercial peut être réduit via les investissements directs étrangers et le tourisme. «Il faut qu’on se base dans nos stratégies sur des grands investissements chinois», a-t-il indiqué.

1 COMMENTAIRE

  1. Le problème de sortie de crise puis du développement durable de la Tunisie réside dans la conciliation du mental collectif et populaire avec les vraies valeurs du travail utile et productif.
    En effet, le capital humain constitue le principal moyen d’augmentation du capital financier par la création des richesses en biens et services.
    L’énergie humaine, n’est autre que la multiplication de la puissance intellectuelle et corporelle, par le temps réel à utiliser pour l’accomplissement d’une opération donnée puis par le rendement de chaque personne ou groupe de personne.
    Or, depuis 2011, le manque d’autorité de l’état, le laisser aller, l’anarchie collective au quotidien par le non respect des uns les autres et des lois qui régissent la société, ont énormément affecté le temps au travail et le rendement dans plusieurs secteurs des activités économiques du pays et ont par conséquent privé la Tunisie d’un grand potentiel énergétique humain disponible.
    Ainsi nous avons constaté la prolifération de l’illégal visible et protégé par des personnes connues mais laissées libres et non punies.
    Bien qu’il y a eu le départ de plusieurs puissances intellectuelles, compétences nationales jeunes vers l’étranger, le potentiel humain le plus important demeure à l’intérieur de nos frontières pour être mieux utilisé moyennant une bonne mise à jour et une meilleure gérance.
    L’investissement dans la mise en valeur du capital humain par la formation et le recyclage continue, le développement à grande échelles des recherches et surtout de l’innovation, et sans trop de restrictions administratives et financières, favorise et accélère la création des richesses en biens et services.

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