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Ahmed El Karam, président du Directoire de l’AMEN BANK et président de l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF), a appelé, lors de son intervention, ce mardi 9 octobre 2018, sur Express Fm, à la nécessité d’interdire le paiement cash des impôts.

Il a mis l’accent, dans le même ordre d’idées, sur l’impératif de trouver d’autres moyens de paiement à travers le prise d’une décision politique consistant en une mesure dissuasive instaurant une sanction allant dans le sens d’une amende de 15% du montant de la somme à payer par toute partie payant ses impôts avec des liquidités.

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Un problème technique” a empêché plus de 200 000 retraités de bénéficier du versement de la 1ère tranche des augmentations des retraites, promises par le gouvernement avant Aid Al-Adha, selon un communiqué de l’Association professionnelle tunisienne des banques et établissements financiers (APTBEF) publié jeudi.
La CNRPS (Caisse nationale de la retraite et de la prévoyance sociale) a confié à l’UBCI le traitement de plus de 200.000 virements correspondant au versement de la 1ère tranche des augmentations des retraites, mais un problème technique lié à cette forte volumétrie n’a pas permis d’assurer l’exécution de ces opérations à la date du 20 août 2018″ a reconnu l’association au troisième jour de la fête.
Pour l’APTPBEF, la mobilisation du personnel de l’UBCI a permis “d’identifier les causes de ce dysfonctionnement et de traiter les 200.000 virements jeudi 23 août 2018″.

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Il n’y a pas que le gouvernement qui enquête pour situer les responsabilités dans l’énorme raté du non-versement des augmentations des pensions de retraite avant l’Aïd El Adha, l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF) investigue aussi. Ahmed El Karm, son président et président du directoire d’Amen Bank, l’a fait savoir ce jeudi 23 août 2018, sur Shems FM : «Nous sommes en train de mener une enquête, laissez-moi un peu de temps pour réunir les éléments d’information et nous allons revenir vers vous». Affaire à suivre donc…

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La dernière hausse du taux directeur de la BCT, expliquée par la logique du «Tout sauf l’inflation» qu’on retrouve en filigrane du communiqué de la BCT en date du 14 juin 2018, fait encore polémique et ses détracteurs mettent surtout l’accent sur les répercussions de cette seconde hausse en quelques mois sur l’investissement.

Africanmanager croit pourtant savoir, de sources financières concordantes, que la négociation pour cette hausse avec les équipes du FMI qui auraient estimé que la situation financière tunisienne est aujourd’hui accommodante plus que par le passé malgré les pressions budgétaires, était sur la base de 300 à 500 points de base. Ce seuil est jugé nécessaire par le principal bailleur de fonds international de la Tunisie, pour réussir à casser définitivement la spirale de l’inflation, assécher les crédits à la consommation et arrêter les importations non nécessaires, tous sources d’inflation. A l’instar du bombardier qui lance des contre-mesures, les autorités tunisiennes mettent en place depuis peu une batterie de mesures pour adoucir les effets de la hausse du TMM sur l’économie réelle.

  • Guichet PME, fiscalité de croissance et bonification

Et à ceux qui proposaient la mise en place de taux d’intérêt différenciés selon l’utilisation et des taux multiples, les sources financières d’Africanmanager ont estimé que les institutions financières n’y ont pas droit et agissent donc par le biais du refinancement du secteur bancaire auprès de la BCT.

En effet, pour cause de problèmes de liquidité et manque de ressources en épargne, les banques s’adressent à la BCT pour se refinancer, et nous croyons savoir que la Banque centrale de Tunisie mettra bientôt à leur disposition ce qui est déjà convenu d’appeler le «guichet PME », lequel devrait entrer en activité d’ici la semaine prochaine au plus tard. On leur permettra ainsi l’accès à une facilité préférentielle de refinancement proche de 6,75 %, sur une période de 6 mois, mais seulement au titre du financement des PME, obligeant ainsi les banques à ne financer que la petite et moyenne entreprise et donc à financer la production et la création de l’emploi et non plus la consommation ou les situations de rente.

On rappelle à ce sujet qu’à l’initiative de lAPTBEF, la hausse du TMM épargnera les crédits de logement et que la nouvelle «fiscalité de croissance» devrait être annoncée à l’occasion de la prochaine LF complémentaire, pour une mise en œuvre à partir de l’exercice 2019. On devrait ainsi s’acheminer, sans impact budgétaire notable, vers l’institution de 3 taux de l’IS, c’est-à-dire 35, 25 et 13 % et affirmer que ces taux ne seront pas changés après 2019.

Nos sources évoquent aussi une ligne de crédit de 200 MDT sur 5 ans, dont 20 à 25 MDT serviront à la bonification de 2 points, pour les crédits aux PME et aux entreprises en difficulté. Ces ressources seront soit d’origine internationale à travers un pool financier dont ferait partie l’AFD et qui pose le problème du risque de change qui crée un problème au ministre des Finances, soit dans le budget de la prochaine loi de finances complémentaire. Couplée au resserrement du financement pour qu’il aille dans le secteur productif, la mesure pourrait avoir un bon effet sur l’économie tunisienne et endiguer le crédit à la consommation,lequel baissera beaucoup.

  • Inflation & Prévisions 2018

Sous l’effet des deux dernières hausses du taux directeur de la BCT, la Tunisie escomptait une baisse de l’inflation au 4ème trimestre 2018, n’eut été la hausse du prix de baril de pétrole. Les autorités espéraient ainsi terminer l’année en cours à 7,2 % d’inflation, on la terminera peut-être à 8,2 % d’inflation, selon des sources financières concordantes, la baisse restant la première des priorités de la BCT.

Force est de constater qu’il faut désormais que les Tunisiens s’habituent au fait que si l’inflation augmente, le taux directeur suivra. Ancrer l’anticipation de l’inflation, devrait aussi être une ligne directrice majeure dans l’intervention de la BCT en matière de politique monétaire. Certains experts estiment même que La BCT avait géré l’instabilité politique et avait quelque peu retardé des hausses qui devaient être faites. Elle devrait ainsi désormais faire montre de son indépendance et agir sur le taux directeur, dès que l’inflation montera.

L’ARP devra aussi laisser passer le projet de loi sur l’amnistie fiscale et l’amnistie de change. L’Etat devra frapper un peu plus fort sur le secteur informel par le biais de la Douane. Il faudra aussi que toute la classe politique et tous les partenaires sociaux intègrent le coût de la non-réforme et de la non-prise de décisions dans leurs calculs, politiques et économiques.

La marge de manœuvre devenant de plus en plus restreinte, une certaine maturité se développe à l’ARP. On le constate comme pour la question des NPL et le passage des 3 DG de banques publiques devant les députés, et qui devrait faire que plus d’une réforme passera comme celle des caisses sociales.

  • Ce que la Tunisie aura et ce qu’il lui faudra faire

Il faudra aussi faire pression sur les circuits de distribution pour baisser les prix. Il faut encore bien étudier l’impact de l’inflation sous-jacente, hors prix administrés et produits frais, qui tire les prix vers le haut. S’occuper aussi des situations de rente de certains hommes d’affaires et tout mettre en œuvre pour recréer les conditions de la résilience et y pousser tout le monde, pour ne pas arriver à un scénario de rupture si rien ne change dans la conjoncture et le refus de toute transition économique. Il faut savoir se confronter à nos propres démons et y réussir.

Sauf complication politique qui brouillerait la visibilité politique pour les bailleurs de fonds qui l’ont ainsi signifié aux autorités financières et monétaires tunisiennes, la Tunisie devrait recevoir, le 26 juin 2018, 500 MDT en appui budgétaire de la Banque Mondiale au rebours de tout ce qui se dit de contraire en Tunisie et recevoir aussi les 250 MDT du FMI en juillet prochain suite à la conclusion de la dernière Revue.

A Tunis, on reste malgré tout optimiste et on escompte terminer 2018 avec un déficit budgétaire en baisse d’un point. «On est à 6.2 et on devrait terminer à 5.2 », assure une source financière à Africanmanager. On devrait aussi assister à une nouvelle hausse des prix de l’essence et des carburants en général, dont l’électricité et le gaz avant la fin 2018 aussi.

La Tunisie devrait également, sauf nouvelle hausse du prix du baril ou complication sécuritaire, terminer avec un taux de croissance de 3 %, malgré la prévision de seulement 2.5 du FMI, après 2.5 sinon plus pour le second trimestre 2018, ce qui confirmera un maintien de la croissance. C’est ce qu’affirment nos propres sources.

  • Remettre les pendules à l’heure de la priorité économique absolue

Jusqu’ici, le politique a primé sur l’économique et même les bailleurs de fonds, comme le FMI et la BM, s’étaient laissé aller à cet état des choses, ne mettant pas assez de pression sur la Tunisie et même bloquer les aides dès 2012, pour pousser le pays à réaliser les réformes qui deviennent désormais, non plus urgentes mais vitales.

En ces temps-là, on était bien soutenus par nos partenaires, comme les deux garanties américaines de 500 M$ du temps d’Obama, car tout le monde pensait que la transition politique s’achèverait en 2014 et que le pays s’occupera dès lors de réussir sa transition économique. Le pétrole coûtait alors moins cher et une entrée, dès 2014, dans les programmes de transition énergétique aurait pu sauver la situation. Ce reproche a été fait aux bailleurs de fonds, qui en sont conscients et l’acceptent amèrement, mais n’entendraient plus s’y plier, ce qui explique par exemple le durcissement des conditions du FMI lors de la dernière Revue et sa menace même, non officielle, de renvoyer la Revue au mois d’octobre 2018 et donc le décaissement d’une nouvelle tranche du crédit, si la stabilité politique venait à être ébranlée par un nouveau changement de gouvernement.

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Une délégation chinoise présidée par le CEO de l’Association des banques chinoises (CBA), M. Pan Guangwei, a été reçue récemment par M. Ahmed El Karm, Président de l’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers (APTBEF).

Les deux parties ont, à cette occasion, signé un protocole d’accord portant sur plusieurs volets visant à établir des canaux permanents de communication et de créer un potentiel de collaboration.

Le protocole porte sur la mise en place d’un mécanisme de communication facilitant la coopération entre les deux associations, la discussion autour de sujets comme la tendance de l’industrie bancaire, le partage d’expériences de la gestion bancaire, les problèmes rencontrés et autres domaines de coopération.

De plus, l’APTBEF et la CBA se sont accordées afin d’établir une plateforme encourageant et promouvant l’échange de points de vue, le partage d’expériences sur des questions d’intérêt commun à travers des forums et des séminaires qui seront organisés d’une manière régulière. En outre, le protocole prévoit de soutenir davantage la coopération financière et les projets d’investissement conjoints et de promouvoir les relations économiques entre les deux pays. L’accord touche également la coopération dans le domaine de l’éducation et de la formation bancaires, l’échange et le partage des meilleures pratiques en la matière. Par ailleurs, l’APTBEF et la CBA vont établir des contacts réguliers pour pouvoir s’informer mutuellement des dernières réalisations en matière de recherche bancaire et financière ainsi que des analyses macroéconomiques sur les conditions de travail et de fonctionnement du secteur bancaire. A cet effet, les deux associations permettront la publication de ces nouvelles recherches dans leurs périodiques professionnels respectifs.

DECLARATIONS:

Ahmed Al Karm, Président de l’APTBEF : « Nous nous sommes réunis pour signer un accord de collaboration avec l’Association des banques chinoises représentant les acteurs d’un marché financier puissant qui s’impose de plus en plus à l’échelle mondiale. Cet accord a pour but d’entreprendre ensemble les actions d’investissement et de réalisation de projets communs. Cette collaboration touche également l’aspect technique concernant l’exercice professionnel des institutions bancaires tunisiennes et chinoises, tout en cherchant à promouvoir et intensifier les échanges commerciaux dans les deux sens. Nous souhaitons que cette collaboration soit la marque de toute une série d’actions à entreprendre prochainement.

Nous avons déjà engagé plusieurs collaborations avec la partie chinoise comme celles entre les banques centrales des deux pays, ou avec la Banque Commerciale et Industrielle Chinoise, la plus grande banque commerciale du monde ainsi que la Banque de Développement de Chine, la plus grande banque de développement en Chine.

Il y a plusieurs domaines sur lesquels nous pourrons travailler ensemble. J’évoque à ce niveau-là le projet titanesque de la nouvelle Route de la soie lancée par la Chine, avec des financements atteignant les 1000 milliards de dollars. Nous espérons que la Tunisie en profitera.

L’idée est de créer des relations privilégiées avec les partenaires chinois afin de tirer profit des capacités financières chinoises pour parvenir à couvrir l’important déficit commercial par la mobilisation de crédits extérieurs ou de prises de participation au profit d’entreprises installées en Tunisie ».

Pan Guangwei, CEO de la China Banking Association : « Grâce à cet accord, nous souhaitons créer un potentiel de collaboration et de coopération entre les deux associations et entre les deux pays. La coopération entre la CBA et l’APBEF qui favorisera le partage d’expériences et l’échange de connaissances va ouvrir la voie à de nouveaux champs de collaboration bilatérale et de nouvelles opportunités d’investissement conjoints, renforçant ainsi les échanges économiques entre les deux pays ».

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Le Conseil d’Administration de la Banque centrale de Tunisie, réuni le 13 juin 2018, avait décidé une hausse de 100 points de base du taux directeur de la BCT, le portant ainsi de 5,75% à 6,75%. «Cette décision a été prise à l’issue de l’examen des indicateurs récents de la conjoncture économique internationale et nationale, en particulier l’analyse des derniers développements en matière d’inflation et de prix et leurs perspectives lors des prochains mois», explique l’institution de régulation financière dans un communiqué rendu public ce jeudi 14 juin 2018.

Selon cette explication, «les tensions inflationnistes risquent de s’exacerber davantage d’ici la fin de l’année avec des effets néfastes aussi bien sur la reprise récente de la croissance économique que sur le pouvoir d’achat des citoyens et de ce fait, une action préventive appropriée sur les taux d’intérêts est indispensable».

Le taux d’inflation, au mois de mai 2018, est en effet ressorti à 7,7% en glissement annuel, contre 4,8% en mai 2017. «Cette envolée de l’inflation porte la marque de la hausse substantielle de l’inflation des produits alimentaires (+9,3% contre +3,9%) et des produits manufacturés (+9,2% sur un an contre +5,5%), fortement impactés par l’effet de la dépréciation du dinar et celui des relèvements des salaires, notamment en 2017», explique encore la BCT. Et l’institut d’émission d’indiquer que «l’inflation sous-jacente, (hors produits à prix administrés et produits alimentaires frais, lesquels produits sont insensibles aux actions de la politique monétaire), qui traduit l’évolution structurelle des prix a atteint également 7,7% en mai 2018, en glissement annuel. Son caractère persistant demeure une source de préoccupation pour les autorités monétaires».

Conscient de l’impact de sa dernière décision d’augmentation du taux directeur et de son impact sur le crédit qui fait vivre, personnes physiques et morales, la BCT indique dans son communiqué que «en perspectives, l’inflation risque de s’inscrire sur une tendance haussière et se situerait aux alentours de 8% en moyenne pour toute l’année 2018». Une mauvaise nouvelle, mais qui a aussi son explication et la BCT la donne. Il s’agit de «l’envolée des prix internationaux de l’énergie et de la plupart des produits de base, la remontée de l’inflation chez nos principaux partenaires et la hausse des salaires sans amélioration de la productivité». Tout cela, sans oublier, comme le précise encore la BCT, «la persistance du déficit commercial à un niveau insoutenable et l’accélération de la demande intérieure de consommation qui proviendrait du secteur touristique avec une saison qui s’annonce prometteuse». Autant de facteurs qui contribueraient à propulser l’inflation vers des niveaux jamais atteints depuis près de trois décennies, comme le prédit encore la BCT.

Droit dans ses bottes de gardien de l’inflation, la BCT souligne que «cette action de politique monétaire confirme la détermination de la BCT à mener une politique monétaire proactive pour juguler l’inflation qui a enregistré une forte accélération en 2018 et qui risque de s’installer à des niveaux préjudiciables à toute relance de l’activité économique et à la stabilité financière dans son ensemble».

Et afin de faire passer la pilule, la BCT a aussi décidé un certain nombre de mesures d’accompagnement «pour l’allocation des liquidités nécessaires et ce à travers la mise en place de nouvelles facilités permettant de fournir de la liquidité structurelle, en l’occurrence un guichet d’appel d’offres d’une maturité de 6 mois, au profit des banques, dédié au refinancement des crédits accordés au titre de nouveaux projets d’investissement, notamment ceux initiés par les PME».

Selon le communiqué de la BCT, «ce mécanisme, qui introduit une nouvelle dynamique dans la politique de refinancement de la BCT, vise in fine à fournir au système bancaire des liquidités plus stables et à les inciter à financer les PME et ce, dans le cadre d’une meilleure allocation des crédits ciblant davantage les secteurs productifs».

Autre mesure d’accompagnement, annoncée par la fédération patronale des banquiers qui est l’APTBEF, celle de l’exclusion des crédits de logement du champ d’application de la hausse du taux directeur de la BCT. Le crédit logement n’augmentera donc pas pour l’instant

Reste à savoir si cette explication convaincra ceux qui crient déjà Haro sur la BCT qui rendrait l’argent de plus en plus cher, par l’augmentation de son taux directeur de 175 points de base en seulement deux mois, et si ces mesures d’accompagnement réussiront à calmer la colère des patrons contre la hausse du coût de l’argent.

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L’APTBEF, association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers, vient de prendre une décision qui pourrait être comprise comme contraire à celle de la BCT (Banque Centrale de Tunisie) d’augmenter son taux directeur de 100 points de base, dans un souci de lutter contre l’inflation, mais qui s’insère réellement dans un autre plan de mesures d’accompagnement, mis au point par les autorités financières tunisiennes. C’est ainsi que dans un communiqué rendu public ce jour, l’APTBEF annonce que «tout en marquant son adhésion à la politique monétaire visant la maitrise de l’inflation, l’APTEBEF reste sensible au renchérissement des coûts de financement pour les ménages et plus particulièrement ceux de la classe moyenne bénéficiaires de crédits d’acquisition et de construction de logement. Elle décide ainsi de suspendre l’application de l’augmentation du taux d’intérêt sur cette catégorie de crédits et de clients ». L’APTEBEF précise cependant, que «cette décision revêt un caractère exceptionnel et fera l’objet d’une évaluation périodique, en fonction de l’inflation et des mesures de politique monétaire »

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Trois conventions de coopération dans le domaine de la lutte contre la corruption dans les secteurs financier et bancaire ont été signées, mardi 12 juin 2018, entre la Banque Centrale de Tunisie, la Commission tunisienne des analyses financières (ATAF), L’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers (APTBEF), d’une part, et l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC).
Le président de l’INLUCC, Chawki Tebib, a précisé dans une déclaration à la presse que la convention conclue avec l’ATAF est axée sur l’échange d’informations, alors que celle établie avec la BCT et l’APTBEF mise sur le renforcement de la coopération et la formation.

Ces conventions constituent un pas en avant vers l’appui des efforts nationaux déployés en matière de lutte contre la corruption “, a-t-il noté, admettant l’existence d’un problème de coordination entre les différentes parties prenantes dans le domaine de lutte contre la corruption.
Il a, à cet égard, souligné l’importance de conjuguer des efforts afin de faire face à la corruption dans le secteur financier et bancaire, rappelant que l’INLUCC a reçu des dossiers de corruption et de mauvaise gestion dans ces deux activités.
L’INLUCC a déjà, soumis aux services judiciaires, durant l’année dernière, 5 dossiers de suspicion de corruption financière dans des banques tunisiennes, 7 autres dossiers dans le secteur de l’or et des métaux précieux (contrebande, commercialisation de métaux contrefaits …) et 9 dossiers portant sur des sociétés de commerce international non actives, ainsi que 3 dossiers portant sur le blanchiment d’argent “, a fait savoir Tebib.

De son côté, le gouverneur de la BCT, Marouane Abassi, a souligné l’importance de ces conventions pour contrecarrer le système de corruption dans le secteur bancaire, rappelant les efforts déployés par la BCT, ainsi que les professionnels du secteur, dans ce domaine.
Pour lui l’ensemble de ces conventions sont de nature à améliorer l’échange d’informations et de données nécessaires pour atteindre l’efficience optimale, dans la lutte contre les pratiques financières illégales.

Quant au président de l’APTBEF, Ahmed Karam, il a estimé que la lutte contre la corruption figure parmi les priorités du secteur bancaire tunisien, faisant savoir que l’Association a déjà entamé la mise en place des systèmes de gouvernance et de gestion vigilante dans les établissements bancaires, à même de faire face à la propagation de la corruption. Il a également souligné l’importance de la formation et de renforcement de la sensibilisation quant à la gravité de ce phénomène.

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L’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers (APTBEF) et la Fédération Tunisienne des Sociétés d’Assurances (FTUSA) ont signé le 15 mai 2018 une nouvelle convention portant sur le crédit d’assurance-vie dont l’objectif est de mettre en place une réelle coordination entre les banques et les assureurs en ce qui concerne l’application des contrats d’assurance-vie sur crédit pour supprimer les quelques carences qui subsistaient jusqu’à présent.

Cette convention de grande importance traitant d’un domaine très sensible vise en effet à résoudre une défaillance majeure observée au niveau de l’application des contrats d’assurance-vie sur un crédit. Concrètement et en cas de décès de l’assuré, la compagnie d’assurances est tenue de prendre en charge le reste indu ou impayé de l’assuré. Cependant et dans plusieurs cas, il a été constaté un certain décalage entre le contrat d’assurance-vie et la durée d’un crédit dû au manque de coordination entre la compagnie d’assurances et la banque. Il s’agit par exemple de la période de grâce accordée sur certains prêts, tandis que le contrat d’assurance est mis en application dès le déboursement du prêt. Ce qui fait que cette période de grâce n’est pas incluse dans le contrat d’assurance. Conséquence : les héritiers se trouvent souvent contraints de supporter le reste indu de l’assuré.

  1. Ahmed El Karm, président de l’APTBEF, a souligné, lors de la cérémonie de signature, l’importance de cette nouvelle convention qui va permettre « d’assoir les bases progressives d’une vraie bancassurance dans notre espace financier tunisien » a-t-il indiqué. « Cela va aider les différentes parties à travailler avec un maximum d’efficacité, tout en minimisant drastiquement les conflits entre les établissements financiers et leurs clients » a-t-il ajouté.

De son côté, M. Lassaâd Zarrouk, président de la FTUSA, a expliqué que le principal souci des compagnies d’assurance étaient de réduire au maximum les problèmes rencontrés lors de l’application des contrats d’assurance-vie. « Cette convention a essentiellement pour but d’améliorer les services et les prestations au profit des souscripteurs d’assurance-vie engagé dans des crédits » a encore précisé M. Zarrouk.

Parmi les points importants de la convention, la décision de créer une commission de réconciliation dans le but de résoudre tous les conflits à travers le dialogue et l’entente.

Cette convention permettra donc la mise en place de synergies complémentaires entre les deux secteurs des assurances et des banques et ouvrira la voie à la mise en place d’un partenariat entre les deux institutions en tant que mobilisateurs institutionnels de l’épargne.

Les deux parties signataires ont souligné toute l’importance qu’elles accordent à l’établissement d’une coordination et d’une coopération rapprochée afin de résoudre les problèmes pouvant survenir.

  1. Hafedh Gharbi, président du Comité général des assurances, a tenu pour sa part à « saluer cette initiative qui va résoudre plusieurs carences dans l’application des contrats d’assurance-vie» qui font l’objet de nombreuses réclamations de la part des clients concernés.

Une formation assurée par la FTUSA au profit des professionnels des banques a été décidée en vue de permettre aux parties concernées de travailler avec plus d’efficacité.

Il est à noter que l’assurance-vie constitue actuellement 20% du portefeuille des compagnies d’assurances et qu’elle constitue l’un des moteurs de financement de l’investissement.

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Ahmed Karam, président de l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF), espère que la réunion des signataires de l’Accord de Carthage, qui se tiendra la semaine prochaine, pourra aboutir à un consensus sur un changement du régime politique actuel et a prôné l’adoption d’un régime présidentiel fort garantissant les acquis en matière de démocratie et de liberté d’opinion, mais qui soit contrôlé étroitement par le Parlement, à l’instar de ce qui se fait dans toutes les démocraties du monde, et qui soit efficient aux niveaux économique et social.

Dans une interview accordée ce vendredi 16 mars 2018 à Express FM, il a déclaré : «Notre grand problème n’est pas économique mais politique», a-t-il dit.

Et d’ajouter : «le régime actuel a permis d’avoir la démocratie et la liberté d’opinion mais n’a pas été efficient sur les plans économique et social».

Il a également souligné, pour ce qui est des priorités de la période actuelle, la nécessité de réduire les déficits du budget de l’Etat et de la balance commerciale. Dans ce contexte, et d’après lui, il faut s’intéresser aux secteurs de l’agriculture et de l’énergie, aux secteurs dans lesquels le pays dispose d’avantages préférentiels tels que ceux du textile, du tourisme et des composants d’automobiles, mais également aux nouveaux secteurs à l’instar de ceux des technologies de l’information, de la santé et de l’enseignement.

Ahmed Karam a aussi souligné la nécessité de renforcer la présence du pays sur les marchés africain et chinois.

Selon lui, notre déficit commercial avec la Chine qui représente le tiers de l’ensemble de notre déficit commercial peut être réduit via les investissements directs étrangers et le tourisme. «Il faut qu’on se base dans nos stratégies sur des grands investissements chinois», a-t-il indiqué.

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Dans un communiqué rendu public

Dans un communiqué rendu public, ce vendredi 14 mars 2014, l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF), a exprimé son refus de la publication de la liste des engagements des principaux acteurs économiques du secteur privé vis-à-vis des banques.

L’APTBEF souligne ainsi que la liste présentée, le 10 mars 2014, par Nejib Mrad, rapporteur général de la commission chargée de la réforme administrative et de la lutte contre la corruption au sein de l’Assemblée nationale constituante (ANC), date de l’année 2003.

« Ces dettes qui sont estimées à 7000 millions de dinars concernent tout le secteur bancaire et non pas les banques publiques », souligne le communiqué de l’APTBEF, exprimant son indignation face à une attitude «ambiguë et préméditée » qui confond engagements et dettes classées.

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L’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers (APTBEF) et la Société Monétique Tunisie (SMT) informent

L’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers (APTBEF) et la Société Monétique Tunisie (SMT) informent, dans un communiqué, les clients des banques que les E-mails ou SMS qu’ils reçoivent au nom d’établissements bancaires ou financiers nationaux ou internationaux, leur demandant de se connecter afin de réactiver un compte bancaire, de réaliser des modifications sur le compte ou de débloquer une carte, sont des faux messages émis par des personnes malveillantes qui cherchent à voler les données bancaires des clients.

L’APTBEF et la SMT conseillent vivement les clients des banques à ne pas chercher à connaître le contenu de ces messages malveillants en cliquant sur le lien fourni ni à répondre à ces E-mails quelle que soit leur provenance et de procéder systématiquement à leur destruction et ce, pour éviter le vol des données et ne pas subir de préjudices financiers.

Elles ont rappelé qu’en cas de non respect de ces directives par les clients, les banques se déchargent de toute responsabilité eu égard aux préjudices subis.

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