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Ahmed El Karm, Président de l’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et Établissements Financiers (APTBEF) a reçu une délégation des hauts responsables de la China Development Bank (CDB) conduite par Monsieur Qing Xuxiang, Directeur de la Coopération Globale à la CDB.

Au cours de cette réunion, à laquelle ont assisté les représentants des banques de dépôts installées en Tunisie, il a été convenu de signer un accord cadre entre l’APTBEF et la CDB arrêtant les principes d’intervention de la CDB pour le financement des projets des entreprises installées en Tunisie. Cet accord précisera notamment les deux principales formes de financement suivantes :

– Le financement en pool bancaire des grands projets touchant les secteurs les plus divers et notamment l’agro-alimentaire et les énergies renouvelables.

– Des accords spécifiques avec les banques tunisiennes intéressées mettant à leurs dispositions des lignes de crédit de la C.D.B. qui seront utilisées pour financier les prêts à la petite et moyenne entreprise.

La CDB créée en 1994 est devenue aujourd’hui la banque de développement la plus importante en Chine et à l’échelle internationale en terme de financement de l’investissement à l’étranger, d’octroi de crédit long terme et d’émission d’emprunts obligataires. Fin 2016, le total des engagements de la CDB a avoisiné les 1400 milliards de dollars US et le total des actifs 2000 milliards d’USD. Depuis des décades, la CDB s’est intéressée à l’Afrique et a mis en place des lignes de crédit destinées au financement des PME en Afrique ainsi qu’un fonds de développement chine-Afrique.

Par ailleurs, la partie chinoise a précisé que la C.D.B. est déjà fortement impliqué dans l’économie africaine et a donné à fin 2016 un montant cumulé de prêts de 55 milliards de dollars à 43 pays africains. Elle a précisé également que la C.D.B. intervient avec beaucoup de souplesse pour adapter les mécanismes de son financement aux caractéristiques de l’environnement des affaires de chaque pays concerné.

Les banques tunisiennes ont marqué leur intérêt pour commencer d’ores et déjà à utiliser les ressources de la C.D.B  au profit des investissements des entreprises installées en Tunisie.

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La privatisation des banques publiques tunisiennes est une mesure inévitable, comme c’est le cas dans l’ensemble des pays développés “, a estimé le président de l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF), Ahmed El Karam, affirmant que l’Etat dispose d’autres mécanismes qui peuvent lui permettre d’intervenir sur le marché efficacement, dont la Caisse des Dépôts et Consignations, qui sert à élaborer des stratégies financières à travers l’orientation des fonds publics et aussi l’épargne nationale vers des secteurs bien précis.
Intervenant, jeudi, lors d’une conférence sur l'” Economie et le système bancaire “, Karam a relevé qu’en cas de privatisation des banques publiques (BNA, BH et STB), l’Etat continuera, sans aucun problème, à appuyer les sociétés publiques, et ce, en présentant sa garantie, pour que ces sociétés puissent bénéficier des crédits de financement.
Par ailleurs, il a écarté le risque de licenciement des employés de ces institutions financières, en cas de privatisation. “L’expérience nous a prouvé le contraire. Toutes les banques qui ont été privatisée ont réussi à élargir leurs activités et se sont retrouvées dans le besoin de recruter de nouveaux cadres“.
Toutefois, “même après privatisation, ces banques doivent poursuivre leur rôle en tant que pilier de l’économie nationale, ainsi il faut que la cession des parts de l’Etat soit faite au profit du capital national“, a t-il recommandé.

De son côté, le président de la Banque d’Affaires de Tunisie, Habib Karouli, a estimé que l’Etat doit privatiser la BNA et la BH et aussi se désengager de ses participations minoritaires dans le capital d’un nombre de banques, rappelant qu’on dénombre 15 banques sur un total de 22 (opérant en Tunisie), où l’Etat dispose d’actions.
“En ce qui concerne la STB, je pense qu’on doit la maintenir sous la tutelle de l’Etat, pour que ce dernier puisse avoir un bras financier propre à lui, qui lui permette de mettre en exécution ses politiques“, a-t-il jugé.

Quant à Ghazi Boulila, membre du conseil d’administration de la STB, est contre le recours à la privatisation des trois banques publiques, expliquant que ces institutions ont affiché des résultats positifs cette année et qu’elles adhérent bien aux business plans établis lors de leur recapitalisation.
Toutefois, le responsable a appelé à définir une mesure adéquate pour alléger le fardeau des dettes touristiques, qui représentent 60% des créances classées de la STB.

Evoquant la crise économique actuelle, l’ex-ministre du Transport Mahmoud Ben Romdhane a expliqué que cette crise est due essentiellement à un problème de déficit des finances publiques aggravé par une instabilité politique, des mouvements sociaux qui ont frappé des secteurs stratégiques (phosphates…) et également le problème du terrorisme qui a frappé de plein fouet le secteur du tourisme et celui du transport international.
Afin de faire face à cette situation, il faut avoir conscience de la gravité de la situation, dresser un diagnostic adéquat de cette crise, et surtout mettre en place un ” deal ” (compromis) entre tous les acteurs économiques et sociaux. Il a averti que “si la situation continue de la sorte, ce sera le chaos dans notre pays“.

En ce qui concerne le phénomène de la dépréciation du dinar, les experts et responsables présents à cette conférence ont été unanimes à déclarer que la valeur du dinar n’est autre que le miroir de “la santé de notre économie“.
D’après eux, le rétablissement du dinar tunisien dépendra des mesures à prendre, notamment en termes de consolidation des exportations, de réduction des importations et d’incitation à l’investissement.

TAP

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Dans un communiqué rendu public

Dans un communiqué rendu public, ce vendredi 14 mars 2014, l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF), a exprimé son refus de la publication de la liste des engagements des principaux acteurs économiques du secteur privé vis-à-vis des banques.

L’APTBEF souligne ainsi que la liste présentée, le 10 mars 2014, par Nejib Mrad, rapporteur général de la commission chargée de la réforme administrative et de la lutte contre la corruption au sein de l’Assemblée nationale constituante (ANC), date de l’année 2003.

« Ces dettes qui sont estimées à 7000 millions de dinars concernent tout le secteur bancaire et non pas les banques publiques », souligne le communiqué de l’APTBEF, exprimant son indignation face à une attitude «ambiguë et préméditée » qui confond engagements et dettes classées.

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L’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers (APTBEF) et la Société Monétique Tunisie (SMT) informent

L’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers (APTBEF) et la Société Monétique Tunisie (SMT) informent, dans un communiqué, les clients des banques que les E-mails ou SMS qu’ils reçoivent au nom d’établissements bancaires ou financiers nationaux ou internationaux, leur demandant de se connecter afin de réactiver un compte bancaire, de réaliser des modifications sur le compte ou de débloquer une carte, sont des faux messages émis par des personnes malveillantes qui cherchent à voler les données bancaires des clients.

L’APTBEF et la SMT conseillent vivement les clients des banques à ne pas chercher à connaître le contenu de ces messages malveillants en cliquant sur le lien fourni ni à répondre à ces E-mails quelle que soit leur provenance et de procéder systématiquement à leur destruction et ce, pour éviter le vol des données et ne pas subir de préjudices financiers.

Elles ont rappelé qu’en cas de non respect de ces directives par les clients, les banques se déchargent de toute responsabilité eu égard aux préjudices subis.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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