Un nouveau guide pour détecter les cas de torture et la maltraitance

Un nouveau guide pour détecter les cas de torture et la maltraitance

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Les tortures ou autres mauvais traitements dans les postes de détention ou les prisons tunisiennes étaient monnaie courante sous le règne de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali. Les tortionnaires visent à briser la personnalité de la victime et à lui nier toute dignité humaine, certaines prisons en Tunisie ne sont pas perçues comme des cadres pour réhabiliter les détenus mais des lieux pour les abîmer.

Il n’existe pas de plus grande douleur que de vivre en tant qu’être humain sous l’oppression et la torture !

Selon des associations de lutte contre la torture en Tunisie, la torture n’est plus certes un système dans le pays, mais elle est encore exercée, particulièrement, dans les prisons. Elles ont à ce propos, révélé des pratiques abusives et illégales de policiers envers certains détenus et ont appelé ainsi à la révision de l’article 101 bis du code pénal dans la mesure où cette disposition ne fournit pas au juge une preuve légale sur ce type de crimes.

Un nouveau guide de lutte contre la torture des détenus

Ghazi Jeribi, ministre de la Justice a assuré ce vendredi 22 juin 2018 lors d’une conférence de presse tenue à Tunis, que tous les cas de suspicion de torture et de mauvais traitement qu’il a reçus depuis sa prise de fonction à la tête du ministère en 2016 ont été transmis à la justice.

Il a ajouté que les détenus ont des droits garantis par la Constitution nonobstant les causes de leur détention.

Pour sa part, Imed Hammami, ministre de la Santé a annoncé la mise en place d’un nouveau guide concernant le recours à la médecine légale pour prouver les cas de torture ou de mauvais traitement.

On rappelle que l’organisation tunisienne de lutte contre la torture a indiqué dans son rapport qu’elle a relevé 153 cas de torture dans les prisons et les maisons d’arrêt en Tunisie en 2016.

Les gouvernorats de Tunis, Bizerte et Zaghouan sont en tête du classement avec 62%. La région du Sud-ouest est en deuxième place avec 19% et les régions du Centre et du sud avec 12%. Celles  du Cap bon et du sahel ont enregistré 7% des cas de torture.

Le rapport a noté que la police a commis le plus d’infractions. Les agents pénitentiaires sont classés à la deuxième position suivis par ceux de la Garde nationale. 54% des cas de torture sont motivés par un désir de sanction. L’organisation a fait savoir que 86% des victimes sont des hommes.

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