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Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a appelé les éleveurs de bétail qui n’ont pas participé à la campagne de vaccination contre la fièvre aphteuse bovine, organisée lors de la période février-mai 2018, à contacter les services de la production agricole au commissariat régional au développement agricole pour se rattraper au cours de la campagne de juillet qui sera menée gratuitement.
Dans un communiqué, publié, mardi 03 juillet 2018, le ministère a mis l’accent sur la nécessité d’effectuer les vaccins, surtout après l’apparition de cas de fièvre aphteuse “Sérotype O” parmi les bovins algériens et l’annonce faite par les autorités algériennes, le 29 juin 2018, à l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE).
Une série de mesures a été prise, ainsi, pour lutter contre la propagation en Tunisie de cette maladie virale. Parmi ces mesures l’intensification du contrôle sanitaire vétérinaire du cheptel sur tout le territoire de la République et au niveau des frontières.
Le ministère de l’Agriculture a appelé tous les éleveurs de bétail à respecter les règles de la santé vétérinaire et de biodiversité, tout en veillant à ne pas introduire des animaux d’origine inconnue et à informer les services du commissariat régional au développement agricole de tous les cas douteux (hyper-salivation, pharyngite…).

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Quand j’ai pensé à convoquer cette Conférence, a confié le Secrétaire général de l’ONU, j’avais un but clair : améliorer la coopération internationale et l’échange d’informations, et nouer de nouveaux partenariats pour trouver des solutions pratiques contre le terrorisme et l’extrémisme violent.  Les Chefs des organismes antiterroristes du monde ont pris note aujourd’hui des six objectifs de M. António Guterres qui a ouvert la réunion de haut niveau, a souligné le Chef du Bureau de lutte contre le terrorisme de l’ONU, devant 270 États Membres, organisations internationales et régionales, organisations de la société civile et entités des Nations Unies.  Un total de 150 États sont ici, dont plus d’une centaine représentée par des délégations venues tout spécialement de leurs capitales, s’est réjoui M. Vladimir Voronkov, en saluant le succès de cette Conférence de haut niveau qui fermera ses portes demain.

La victoire sur le terrorisme exigera de nous que nous travaillions ensemble « avec souplesse, intelligence et ouverture », a souligné le Secrétaire général.  Il a décrit un fléau, le terrorisme et l’extrémisme violent, qui compromet la paix et la sécurité, divise les communautés, exacerbe les conflits, déstabilise des régions entières et fait obstacle aux droits de l’homme et au développement durable.  Ce problème mondial « complexe » a atteint des niveaux sans précédent, a prévenu M. António Guterres qui a averti du danger d’Internet où les terroristes diffusent leur propagande, recrutent leurs membres et coordonnent leurs attaques.

Notre réponse doit être aussi souple et multidimensionnelle que la menace terroriste elle-même, a plaidé le Secrétaire général dont la Conférence de haut niveau intervient au lendemain du sixième examen par l’Assemblée générale de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies dont la résolution* « consensuelle, simplifiée et plus lisible pour ceux qui ne connaissent pas ‘le jargon des Nations Unies’ » a été expliquée aujourd’hui par les deux Cofacilitateurs et représentants de la Finlande et de la Jordanie.

« Le consensus obtenu n’est peut-être pas idéal mais au moins il a été possible », s’est félicitée la Jordanie, en attirant l’attention sur l’élément nouveau qu’est la question du retour des combattants terroristes étrangers.  Plusieurs rapports indiquent en effet qu’à un moment donné, plus de 40 000 combattants originaires de plus de 110 pays seraient venus gonfler les rangs de groupes terroristes associés à Daech et à Al-Qaida, compliquant les conflits en Iraq et Syrie.  Battus dans ces deux pays, de nombreux combattants sont rentrés chez eux ou se sont installés dans d’autres théâtres d’opérations comme en Libye, au Yémen, en Afghanistan ou aux Philippines.

La mise en œuvre de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies, des résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale, des 19 conventions internationales, des protocoles et des nombreux autres instruments régionaux contre le terrorisme exige une volonté politique forte et des ressources et, en conséquence, le renforcement de la coopération internationale, a argué le Secrétaire général, en énonçant le premier de ses six objectifs.

Le deuxième est la prévention et donc la lutte contre les causes sous-jacentes du terrorisme comme les conflits prolongés, l’absence d’état de droit, les violations des droits de l’homme, la pauvreté, le manque d’opportunités et la marginalisation socioéconomique.  Les quatre derniers objectifs sont le respect des droits de l’homme; les investissements « stratégiques » dans les jeunes; l’appui pratique, affectif et psychologique aux survivants du terrorisme; et la consolidation du rôle de l’ONU qui est susceptible de contribuer à des stratégies « fondées sur des principes, efficaces et coordonnées », grâce à l’appui qu’elle apporte au renforcement des capacités dans les États et à la mobilisation des ressources nécessaires.

La Conférence de haut niveau, qui devrait fermer ses portes demain, vendredi 29 juin, se décline en quatre tables rondes sur l’échange d’informations, des compétences et des ressources; la prévention de l’extrémisme violent; la mise en œuvre de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies; et les combattants terroristes étrangers.  Dès avril 2013, INTERPOL, a indiqué son Secrétaire général, M. Jürgen Stock, lançait un programme spécial contre ces combattants et en mai 2015, elle avertissait le Conseil de sécurité des « risques de contagion » entre zones de conflit.  Aujourd’hui, a constaté le Secrétaire général, nous voyons en effet des mouvements multidirectionnels de ces combattants.  Il a plaidé pour une meilleure fluidité des flux d’informations par-delà les frontières et entre les agences antiterroristes, vantant la plateforme « fiable » de l’acteur « neutre » qu’est INTERPOL pour la circulation des informations déclassifiées.

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Les tortures ou autres mauvais traitements dans les postes de détention ou les prisons tunisiennes étaient monnaie courante sous le règne de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali. Les tortionnaires visent à briser la personnalité de la victime et à lui nier toute dignité humaine, certaines prisons en Tunisie ne sont pas perçues comme des cadres pour réhabiliter les détenus mais des lieux pour les abîmer.

Il n’existe pas de plus grande douleur que de vivre en tant qu’être humain sous l’oppression et la torture !

Selon des associations de lutte contre la torture en Tunisie, la torture n’est plus certes un système dans le pays, mais elle est encore exercée, particulièrement, dans les prisons. Elles ont à ce propos, révélé des pratiques abusives et illégales de policiers envers certains détenus et ont appelé ainsi à la révision de l’article 101 bis du code pénal dans la mesure où cette disposition ne fournit pas au juge une preuve légale sur ce type de crimes.

Un nouveau guide de lutte contre la torture des détenus

Ghazi Jeribi, ministre de la Justice a assuré ce vendredi 22 juin 2018 lors d’une conférence de presse tenue à Tunis, que tous les cas de suspicion de torture et de mauvais traitement qu’il a reçus depuis sa prise de fonction à la tête du ministère en 2016 ont été transmis à la justice.

Il a ajouté que les détenus ont des droits garantis par la Constitution nonobstant les causes de leur détention.

Pour sa part, Imed Hammami, ministre de la Santé a annoncé la mise en place d’un nouveau guide concernant le recours à la médecine légale pour prouver les cas de torture ou de mauvais traitement.

On rappelle que l’organisation tunisienne de lutte contre la torture a indiqué dans son rapport qu’elle a relevé 153 cas de torture dans les prisons et les maisons d’arrêt en Tunisie en 2016.

Les gouvernorats de Tunis, Bizerte et Zaghouan sont en tête du classement avec 62%. La région du Sud-ouest est en deuxième place avec 19% et les régions du Centre et du sud avec 12%. Celles  du Cap bon et du sahel ont enregistré 7% des cas de torture.

Le rapport a noté que la police a commis le plus d’infractions. Les agents pénitentiaires sont classés à la deuxième position suivis par ceux de la Garde nationale. 54% des cas de torture sont motivés par un désir de sanction. L’organisation a fait savoir que 86% des victimes sont des hommes.

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A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse en Tunisie, le Centre d’Information des Nations Unies (CINU) et l’Association pour la Sauvegarde de l’île de Djerba (ASSIDJE) organisent, le 22 juin 2018, avec le soutien du Ministère des Affaires locales et l’Environnement, de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du Bureau du Coordonnateur résident de l’ONU en Tunisie, une rencontre avec la société civile autour du thème « Gestion durable des terres en Tunisie – enjeux et opportunités ».

La rencontre, qui aura lieu à partir de 9h00 au Centre culturel et touristique méditerranéen à Houmet Essouk (Djerba), s’adresse particulièrement aux organisations de la société civile tunisiennes désireuses de développer des initiatives et des projets traitant des questions liées à la dégradation des terres et à la sécheresse en Tunisie. Le programme de l’événement prévoit un débat avec les participants sur l’engagement de la société civile en faveur de l’ancrage de la gestion durable des terres et de la préservation des sols en Tunisie et, plus généralement, sur la sensibilisation autour des Objectifs de développement durable.

En septembre 2015, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté « L’Agenda 2030 pour le développement durable », comprenant 17 Objectifs de développement durable (ODD) et 169 cibles. L’ODD numéro 15 « Vie terrestre » exhorte les pays à protéger, restaurer et promouvoir l’utilisation durable des écosystèmes terrestres, à mettre en œuvre une gestion durable des forêts, à lutter contre la désertification, et à mettre fin et inverser la dégradation des terres et à mettre fin à la perte de biodiversité. La cible 15.3 vise à « lutter contre la désertification, à restaurer les terres et sols dégradés, y compris les terres affectées par la désertification, la sécheresse et les inondations, et à s’efforcer à aboutir à un monde sans dégradation des terres » à l’horizon 2030

Monsieur Michael Hage, Coordinateur du Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique du Nord
et Représentant de la FAO en Tunisie, prononcera l’allocution d’ouverture de la rencontre au cours de laquelle M. Hamda Aloui, Point focal national de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) et Représentant du Ministère des Affaires Locales et de l’Environnement exposera un état des lieux actualisé de la mise en œuvre de la CNULCD en Tunisie.

Les représentants de l’Institut des Régions Arides (IRA) de Médenine et du Programme de microfinancement relevant du Fonds pour l’Environnement mondial (GEF/SGP) apporteront, respectivement, des éclairages sur le rôle de la recherche scientifique dans l’impulsion de la lutte contre la désertification et sur les opportunités de financement relatives à l’Appel à projets lancé par le GEF/SGP.

Par ailleurs, et dans le cadre d’une collaboration liant le CINU et l’Institut de recherche pour le développement en Tunisie, une exposition de photographies réalisées dans le sud tunisien et intitulée ” Poussières de sable” sera présentée en marge de la rencontre. L’exposition vise à sensibiliser la société civile en abordant des questions liées à la dégradation des terres, dont notamment l’impact du changement climatique, l’érosion éolienne, l’adaptation de l’agriculture dans les oasis et les oliveraies, la gestion rationnelle de l’eau, le rôle des femmes dans la lutte contre la désertification en Tunisie.

Rappelons que la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse (17 juin) a été instaurée il y a vingt-trois ans par l’Assemblée générale des Nations Unies et que le thème de l’édition 2018 – «la terre a de la valeur. Investissez-y » — met en exergue les possibilités existant pour les citoyens qui, à travers leurs comportements de consommation, peuvent encourager les entreprises et les acteurs du marché à investir dans la gestion durable des terres.

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Le ministre chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, Iyed Dahmani, a assuré, lors d’une séance plénière qui se tient actuellement à l’ARP pour examiner le projet de loi relatif à la déclaration de patrimoine, à la lutte contre l’enrichissement illicite et les conflits d’intérêt, que la corruption est la seule chose qui peut menacer la démocratie. Il explique cela par la crise de confiance qui persiste entre le citoyen et l’État : “Cette confiance ne sera rétablie que lorsque le citoyen se sentira protégé par l’État et lorsqu’il sentira que personne ne peut acheter son droit“, a-t-il dit.

Il a ajouté que la mise en place de cette loi est une révolution réelle dans la législation tunisienne pour lutter contre la corruption. “On va continuer dans cette guerre contre la corruption et nous voulons à travers cette loi protéger l’administration tunisienne de la mauvaise gestion qui vient généralement d’une minorité voulant faire fortune sur le dos du citoyen“, a-t-il précisé.

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Trois conventions de coopération dans le domaine de la lutte contre la corruption dans les secteurs financier et bancaire ont été signées, mardi 12 juin 2018, entre la Banque Centrale de Tunisie, la Commission tunisienne des analyses financières (ATAF), L’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers (APTBEF), d’une part, et l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC).
Le président de l’INLUCC, Chawki Tebib, a précisé dans une déclaration à la presse que la convention conclue avec l’ATAF est axée sur l’échange d’informations, alors que celle établie avec la BCT et l’APTBEF mise sur le renforcement de la coopération et la formation.

Ces conventions constituent un pas en avant vers l’appui des efforts nationaux déployés en matière de lutte contre la corruption “, a-t-il noté, admettant l’existence d’un problème de coordination entre les différentes parties prenantes dans le domaine de lutte contre la corruption.
Il a, à cet égard, souligné l’importance de conjuguer des efforts afin de faire face à la corruption dans le secteur financier et bancaire, rappelant que l’INLUCC a reçu des dossiers de corruption et de mauvaise gestion dans ces deux activités.
L’INLUCC a déjà, soumis aux services judiciaires, durant l’année dernière, 5 dossiers de suspicion de corruption financière dans des banques tunisiennes, 7 autres dossiers dans le secteur de l’or et des métaux précieux (contrebande, commercialisation de métaux contrefaits …) et 9 dossiers portant sur des sociétés de commerce international non actives, ainsi que 3 dossiers portant sur le blanchiment d’argent “, a fait savoir Tebib.

De son côté, le gouverneur de la BCT, Marouane Abassi, a souligné l’importance de ces conventions pour contrecarrer le système de corruption dans le secteur bancaire, rappelant les efforts déployés par la BCT, ainsi que les professionnels du secteur, dans ce domaine.
Pour lui l’ensemble de ces conventions sont de nature à améliorer l’échange d’informations et de données nécessaires pour atteindre l’efficience optimale, dans la lutte contre les pratiques financières illégales.

Quant au président de l’APTBEF, Ahmed Karam, il a estimé que la lutte contre la corruption figure parmi les priorités du secteur bancaire tunisien, faisant savoir que l’Association a déjà entamé la mise en place des systèmes de gouvernance et de gestion vigilante dans les établissements bancaires, à même de faire face à la propagation de la corruption. Il a également souligné l’importance de la formation et de renforcement de la sensibilisation quant à la gravité de ce phénomène.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, s’était engagé, avec véhémence, à traquer partout la corruption, à pourfendre et débusquer corrupteurs et corrompus dans tous les cercles, jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir. La promesse a-t-elle été tenue ? Pour le moment nous sommes contraints de dire non, puisqu’il manque dans le panier les politiques, or il est inconcevable que des faits de cette gravité soient perpétrés dans cette «petite» Tunisie (du point de vue géographique et démographique) sans que ces décideurs, sans qui rien ne se fait, parfois pour le plus grand malheur de leurs administrés, ne soient au courant ou même mouillés. Donc, à cet instant précis, nous ne pouvons en conclure autre chose qu’une tromperie sur la marchandise. Mais à en croire les bruits, persistants, lâchés par le porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis, Sofiene Sliti, si la machine cale et n’a jusqu’ici broyé aucun politicien, ce n’est pas la faute de Chahed mais bien celle du Parlement, lequel s’obstinerait à retarder l’action du couperet de la justice. Sliti avait émis une salve d’accusations le 2 mai 2018, en affirmant, sur Mosaïque Fm, que l’ARP refuse de lever l’immunité de certains élus dont les noms sont cités dans des affaires de corruption. Le bureau de l’ARP avait balayé ces accusations d’un revers de la main, en arguant que la requête de la justice ne contenait pas assez d’éléments de preuve. Le même Sliti est revenu ce week-end, avec les mêmes accusations, mais cette fois avec des faits précis gravissimes et un nom (décidément l’attaque frontale et nominative de Chahed contre Hafedh Caïd Essebsi fait école !), et pas n’importe lequel : Sofiene Toubel, le chef du groupe parlementaire de Nidaa Tounes.

Nous parlons, tout de même, du chef de file des députés du parti sorti majoritaire des dernières élections générales, en 2014. Ce n’est pas rien ! Certes les citoyens en ont soupé des problèmes de la classe politique, de leurs tiraillements puériles et mortifères pour la stabilité du pays, de leurs bisbilles indignes de leur statut d’élite (il en faut bien une, une élite, et pour le moment c’est eux qu’on a sous la main), de leurs errements, erreurs et approximations, mais ce qu’a dit et redit Sliti mérite bien qu’on s’arrête, et qu’on mette de côté pendant un moment les dépenses de l’Aïd, la Coupe du Monde, les soirées estivales dans les cafés, etc. Là on nous parle d’une corruption au sommet du pouvoir législatif, le pourvoir suprême en fait dans ce régime que la Tunisie a eu la bonne idée de se choisir. Si ça ce n’est important qu’est-ce qui l’est ?!

Un vieux serpent de mer

La députée Samia Abbou a été la première à mettre les pieds dans le plat en demandant publiquement, le 2 mars 2017, que la lumière soit faite sur les signes de extérieurs de richesse plus que suspects chez certains de ses collègues. Si des noms tels que Toubel et d’autres acolytes ont été lâchés sur la place publique, c’est parce que la justice a travaillé depuis les allégations de Abbou. Cependant, pour le moment, les condamnations s’arrêtent aux portes des politiciens. On le sait, le temps de la justice n’est pas celui des médias ou de l’opinion publique, et que les juges doivent justement y aller avec des gants pour que les droits de tous, en premier la présomption d’innocence, soient respectés, mais tout de même aucun politique pris entre les filets depuis le démarrage de la campagne de Chahed, c’est un peu difficile à admettre pour les citoyens, eux qui sont laminés par la justice en une fraction de seconde –  j’exagère un peu – s’ils ont le malheur d’être coincés pour parfois une broutille. Bon, le chef du gouvernement a quelques belles prises à son actif dans les milieux d’affaires, notamment Chafik Jarraya, le symbole de toute une époque, celle de la collusion mafieuse entre les businessmen et le pouvoir, mais rien, jusqu’ici, ne nous prouve qu’on est sorti de cette sombre ère. Il est où l’ancien ministre de l’Intérieur Najem Gharsalli, cité dans les mêmes dossiers explosifs que Jarraya et que Chahed avait donné l’instruction de ramener dare-dare ? Il court toujours…

Il faudra finir le boulot !

C’est la traque des pourris de la République, pour avoir in fine une République vertueuse, qui avait donné au locataire du palais de la Kasbah son premier galon d’homme d’Etat, et fait monter en flèche sa popularité. Il en est d’ailleurs resté quelque chose, de cette popularité, dans les sondages d’opinions, mais elle s’est sérieusement érodée depuis. Chahed a été lui aussi, comme tous les autres, pris dans cette crise de confiance entre les électeurs et leurs représentants, et il y a laissé beaucoup de plumes, d’après les enquêtes récentes. Certes les résultats économiques qui tardent, l’inflation, le climat politique et social délétère expliquent en grande partie cette désaffection vis-à-vis des dirigeants, mais il y a aussi le sentiment, à tort ou à raison, que les politiques sont une catégorie à part sur laquelle ne s’abattra jamais le glaive de la justice, en tout cas tant qu’ils sont au pouvoir. A Chahed de prouver le contraire en mettant la même énergie dans ce combat que dans sa croisade contre les hommes d’affaires véreux. La première étape serait de monter au front, comme il l’a fait pour le fils du chef de l’Etat, pour obliger le bureau du Parlement à lâcher les siens afin qu’ils soient jugés, comme le citoyen lambda…

Dans cette affaire il y a un très gros enjeu : La restauration de la crédibilité des politiques. Ce n’est pas pour rien que le penseur français Montesquieu (1689-1755) a théorisé la nécessaire séparation des trois pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire, pour que la démocratie soit assise sur de bonnes bases. L’indépendance de ces trois piliers, surtout celle de la justice, est ce qui entretient le rapport de confiance entre les citoyens et les institutions. La justice doit être l’endroit où le droit est dit et appliqué de manière indistincte, que vous soyez “puissant ou misérable“, or c’est justement, d’après Sliti, ce que l’ARP empêche aux juges de faire. Chahed devra résoudre ce problème. Il est au moins aussi important pour l’avenir de la démocratie que les autres grands dossiers. Et pour son avenir politique personnel aussi, si toutefois il a des envies de passer du palais de la Kasbah à celui de Carthage. Et qu’on ne vienne pas nous dire qu’il n’y pense jamais, et pas seulement en se rasant le matin, comme l’avait confessé Nicolas Sarkozy quand il était le tout-puissant ministre de l’Intérieur…

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Un nouveau réseau “Moukafaha” (Lutte) contre la corruption dans les régions vient d’être lancé à l’initiative de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC).
Ce réseau a été créé en vue de coordonner les efforts avec la société civile, au niveau régional, dans le domaine de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.
Il vise à consolider l’action de l’Instance et de ses bureaux régionaux, à faire connaitre ses activités et ses missions et à mettre en place une coordination entre les organisations de la société civile pour la lutte contre la corruption dans les régions intérieures, selon l’INLUCC.
Cette initiative a, également, pour objectif de faciliter la communication entre les citoyens dans les régions et l’Instance et d’intégrer des activités sur la bonne gouvernance dans ses programmes.
Par ailleurs, l’INLUCC appelle les associations qui désirent intégrer le réseau “Moukafaha” à présenter leurs dossiers avant le 1er juillet 2018. Le dossier fourni doit comporter une copie du JORT dans lequel a été publiée la décision de formation de l’association, son statut, son domaine d’activité et la composition de son comité directeur.

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AnouarMaarouf, ministre des Technologies de la communication et de l’Économie numérique, a affirmé dans une  interview exclusive accordée à Africanmanager que la numérisation de l’administration tunisienne revêt d’une grande importance afin de lutter contre la corruption. Il a ajouté que la stratégie « Tunisie digitale 2020 » va faciliter l’intégration des jeunes diplômés sur le marché de l’emploi, signalant dans le même contexte que la couverture des zones internes en connexion figue parmi les grandes priorités de son département. Interview :

  1. Sur quels projets travaille votre département actuellement ?

Nous avons une série de projets à réaliser dans le secteur numérique. A titre d’exemple et dans le cadre de la stratégie “Tunisie Digitale 2020“, les députés de l’ARP ont voté sur le projet de loi de “Start up Act”. A travers ce programme les jeunes diplômés tunisiens auront la possibilité de lancer leurs propres entreprises. Nous allons  également créer des fonds pour encourager la création de ces entreprises.

Nous sommes, en outre, engagés afin d’assurer la numérisation de l’administration tunisienne, dont plusieurs  services ont été récemment numérisés. De même, nous travaillons sur l’effort national pour renforcer l’exportation de divers services en collaboration avec la Poste Tunisienne.

  1. Quels sont les projets programmés pour les zones démunies ?

Nous accordons une grande importance aux régions internes de la République. Nous visons l’intégration des jeunes diplômés de ces zones et nous comptons les accompagner afin qu’ils puissent accéder au marché de l’emploi. La couverture de nombreuses zones en connexion, demeure un grand chantier pour le ministère des Technologies.

A travers le réseaux du Cyber Parc, les pôles technologiques, nous voulons aussi créer plus de mobilité, rapprocher ces jeunes des entreprises économiques et ce dans le cadre du programme “Tunisie intelligente” .

  1. Quel est le rôle du ministère des Technologies dans le projet «Easy Export» ?

L’objectif souhaité du «projet Easy Export» c’est de soutenir les petites et les moyennes entreprises (PME) dans le domaine de l’export. Bien évidemment, en Tunisie, 90% du tissu industriel se compose de PME.

Nous avons constaté que les PME tunisiennes trouvent des difficultés énormes au niveau de l’export, étant donné qu’une grande majorité de ces entreprises ne possèdent pas la culture de l’export. C’est pour cette raison que nous avons lancé ce nouveau système qui facilite davantage les mécanismes de l’export via la numérisation des procédures (réduction du coût, la rapidité administrative, l’accès aux marchés internationaux…).

Nous accompagnons et soutenons les exportateurs des PME pour qu’ils puissent exporter leurs produits dans les meilleurs délais. Le secteur de l’export en Tunisie demeure parmi les grands leviers de la croissance économique.

Quel est l’objectif majeur de la nouvelle plate forme «ecom@africa» ?

Nous avons deux principaux projets : le premier c’est la plateforme «Easy Export», qui a pour objectif de faciliter les procédures relatives à l’exportation.

Le second c’est «ecom@africa», une plateforme qui va débloquer le potentiel des petites et moyennes entreprises tunisiennes à l’échelle mondiale.

A travers ce commerce électronique, les PME vont bénéficier de procédures plus faciles, transparentes, avec un coût réduit. Nos entreprises vont exposer leurs divers produits         à l’international, bien sûr en collaboration avec la Poste tunisienne.

Ce projet avait été lancé et nous sommes en train de mettre les dernières touches à ce programme ambitieux.

Je tiens à noter que le volume du commerce électronique relatif à la Poste tunisienne a atteint 1% et nous visons les 5% à l’horizon 2022. Nous souhaitons que des milliers de PME tunisiennes intègrent ce système.

De nombreux ministres avaient transmis à la justice des dossiers de corruption… Et pour votre département ?

Le ministère des Technologies est au cœur de la lutte contre la corruption, si on parle de la technologie on parle de divers mécanismes attitrés pour y faire face.

Mon département est petit, donc on n’a pas des affaires relatives à la corruption. Mais je tiens à vous assurer que si on reçoit des dossiers ou des plaintes en la matière, nous allons traiter ces affaires dans les plus brefs délais.

Notre souci est de mettre fin à la corruption à travers la numérisation des procédures, ce qui permettra de garantir la transparence ; donc la digitalisation de l’administration en Tunisie est un vecteur clé pour lutter contre la corruption.

Et pour la lutte contre la cybercriminalité ?

Nous travaillons sur un cadre juridique pour lutter contre la cybercriminalité, elle va être transmise à la présidence du gouvernement et par la suite elle sera adoptée par les députés de l’ARP.

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Les 2èmes journées franco-tunisiennes de lutte contre la corruption auront lieu les 5 et 6 avril 2018, à Tunis, sur le thème “Lutte contre la corruption France et Tunisie : Au défi de la coopération internationale”.

Selon une note de présentation, ces journées ont pour objectif de renforcer la coopération bilatérale et internationale, tant au niveau institutionnel qu’au niveau juridique, en tirant profit de l’expérience des différentes institutions, notamment tunisiennes, françaises et européennes, et en proposant des solutions aux difficultés rencontrées par la Tunisie et la France.

Ce défi commun aux deux pays, souligne la même source, fera l’objet de débats sur les outils de prévention de la corruption et sur les textes de répression.

Les débats seront ainsi axés sur le rôle joué par la société civile, les lanceurs d’alertes, les investisseurs et prêteurs en Tunisie et en France dans la lutte contre la corruption. Ils seront également axés sur la question de la détection et du gel des avoirs de la corruption transfrontière, les conventions internationales comme cadre légal de coopération et d’entraide et les procédures d’enquêtes policières et judiciaires internationales.

Plusieurs questions sur la prévention de la corruption seront soulevées lors de ces deux journées, notamment “Quel état de la législation en Tunisie et en France en faveur des lanceurs d’alerte?”, “Quels sont les mécanismes existants pour les prêts internationaux?” et “Comment détecter la corruption à l’international?”.

La saisie des avoirs à l’étranger et leur gestion ainsi que l’enquête judiciaire internationale seront également à l’ordre du jour.

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Nous croyons savoir, de sources généralement bien informées, qu’une nouvelle fournée de dossiers dans le cadre de la guerre contre la corruption pourrait être annoncée dans les jours à venir. Selon nos sources, la nouvelle fournée comprendrait une dizaine de noms, tous impliqués dans des affaires, de corruption et de fraude fiscale. Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, donnera ainsi la preuve que la guerre, entamée depuis l’été dernier contre la corruption, ne sera pas sélective et concernera tous les domaines et pas seulement celui des affaires.

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Un très grand nombre de citoyens tunisiens se reconnaitront certainement dans l’appel du chef du gouvernement tunisien, dimanche soir dans une nouvelle interview télévisée, pour une meilleure stabilité et sa stigmatisation de la nouvelle habitude politique d’un nouveau gouvernement tous les 15 à 18 mois. Beaucoup soutiendraient ainsi Youssef Chahed, non parce qu’il aurait le meilleur des gouvernements ou qu’il soit le meilleur des chefs de gouvernement, mais simplement pour éviter un «bis repetita» de tout un processus qui paralyse l’Etat, l’économie et les relations avec les donateurs et les pourvoyeurs de fonds. Il nous semble, pourtant, important de rappeler à Youssef Chahed de ne pas en abuser.

  • Le nouveau concept de «Plus de municipalité = de croissance» de Youssef chahed

Dimanche, lors d’une énième sortie médiatique, où on nous clamé LA nouvelle forte annonce en matière de lutte contre la corruption, dans un nouveau style de communication, le chef du gouvernement tunisien a défendu son petit bilan d’une petite croissance non créatrice d’emplois et où il a fait un lien, jusque-là inédit, entre augmentation du nombre des municipalités et croissance. Youssef Chahed se féliciterait-il des dépenses des futures municipalités, en tant que relais du développement local ? Il lui faudrait d’abord créer de la croissance autrement que par la consommation. «On pourrait plutôt établir une possible aggravation du déficit public avec la décentralisation, car la nouvelle Constitution leur donne le droit de réclamer à l’Etat d’éponger leurs dettes», selon un économiste qui a souhaité garder l’anonymat, alors qu’un autre, plus connu, nous a avoué n’y déceler aucun lien de causalité directe. Chahed défend les siens aussi, contre l’erreur de la liste des pays à haut risque de blanchiment d’argent, en en rejetant l’entière responsabilité sur le CTAF qui a pourtant apporté toutes les preuves que le gouvernement savait et n’a rien fait, et sans qu’aucun des deux journalistes ne le lui rappelle.

  • Les bonnes questions et les moins bonnes réponses

Il a aussi certes adopté une nouvelle attitude, peut-être un tantinet plus agressive, face à des journalistes qui posaient des «questions» fleuve, en leur coupant la parole pour mettre en phase lui-même les chiffres du premier mois de la nouvelle année. Ces chiffres sont pourtant relatifs au seul mois de janvier et ne sauraient donc être pris pour les indicateurs d’une tendance confirmée.

On s’attendait, par exemple, à ce que Youssef Chahed expliquât au peuple ce qui se passe à Gafsa où la production du phosphate est toujours arrêtée et comment il compte s’y prendre pour remettre les trains du phosphate sur les rails. RAS, c’est toujours par le dialogue qu’il compterait y arriver. Ce même dialogue qui perdure depuis 7 ans.

On attendait aussi à ce qu’il parlât au peuple dont il a la charge du réveil des démons du Kamour, qui risquerait de fermer de nouveau la vanne, déjà en mode goutte-à-goutte. Motus et bouche cousue. On s’attendait à ce qu’il dît au peuple qu’il s’était déjà mobilisé contre la hausse des prix, comment son gouvernement compte maîtriser une inflation dont les perspectives ne disent rien qui vaille. Motus et bouche cousue encore.

On aurait aimé l’entendre sur les promesses des projets qui avaient fait la réussite du Tunisia 2020 dont il s’était déclaré fier un certain temps, il se borne à parler de ceux qui font des promesses d’investissement pompeuses. On aurait aimé l’entendre parler, franchement, sur les dos d’âne qui tapissent sa route de chef de l’exécutif et montrer du doigt ceux qui les y ont mis. On aurait aimé beaucoup de choses. On n’a eu que peu de choses dans cette énième interview sans réelles nouvelles !

  • Pas de remaniement… pour l’instant et ledit gros dossier de corruption de la BFT

En fait, il semble que toute cette interview, qui, paraît-il, a définitivement mis au placard le mode de communication via les réseaux sociaux, ait été faite dans deux objectifs essentiels. D’abord, annoncer à demi-mots qu’il n’y aura pas, pour l’instant, de remaniement ministériel. Une déclaration dont l’objectif serait de répondre à ceux qui croient toujours que c’est le «président de l’UGTT», comme en a fait le lapsus un des journalistes au cours de l’interview, qui commande. Ensuite, relancer sa guerre contre la corruption par l’annonce d’un nouveau gros dossier. Celui de la BFT (Banque franco-tunisienne), qui n’en est en fait pas un. Ce dossier traînait déjà depuis 1981, bien avant Zine El Abidine Ben Ali. Sa très mauvaise situation financière n’est pas une nouveauté non plus. Dans ce nouveau dossier de corruption, Youssef Chahed a évité de parler dans le détail de ce que tout le monde connait et qui est relatif au différend de l’Etat tunisien avec la société ABCI de l’homme d’affaires Majid Bouden, ainsi que le pendant proprement tunisien qui concerne un ancien ministre de la Troïka. Il focalise plutôt sur le volet mauvaise gestion et mise en banqueroute de la banque. Les responsabilités dans cette affaire sont très compliquées et concerneraient des personnalités, dont certaines sont décédées depuis quelques années. Chahed se limite à dire que le dossier est instruit et entre les mains de la justice.

  • La guerre contre la corruption, comme une cuirasse pour durer

Chahed a donc parlé. Mais il n’a que peu ou prou dit. On se demanderait presque si l’annonce de ce «nouveau dossier» de corruption ne serait qu’une nouvelle tentative de faire le buzz politique alors que l’effet du dossier Chafik Jarraya, qui s’enlise, s’effrite et son taux de popularité aussi. «Si la guerre contre la corruption s’arrêtait, une grande partie des problèmes de ce gouvernement disparaîtraient». La citation est de Youssef Chahed, mais comme un couteau à double tranchant. Un décryptage politicien lui donnerait raison, lorsqu’on sait l’interpénétration entre argent et politique depuis 2011 et les pressions de tout le monde sur tout le monde, pour ne pas lever certains lièvres et dépoussiérer certains dossiers.

Il se trouve, cependant, que les problèmes de l’actuel gouvernement ne proviennent pas que de son environnement politique. C’est aussi la disparition de la notion de l’autorité de l’Etat que tous les gouvernements ont évité de restaurer. C’est aussi un enlisement du budget de l’Etat dans les dépenses qu’aucun gouvernement n’a su ou pu endiguer pour redresser les équilibres financiers globaux. C’est encore une suite de gouvernements qui n’ont pas su ni pu changer de schéma de développement et basculent depuis 7 ans entre l’Etat régulateur et l’Etat providence. C’est aussi d’autres niches de corruption que les gouvernements successifs évitent toujours comme on éviterait un nid de guêpes, ceux de l’évasion fiscale, de la justice, de la douane et des forces de sécurité.

C’est devant tout cela qu’on comprendrait que Youssef Chahed craigne que s’arrête la guerre contre la corruption, quitte à en égrener les dossiers, pour s’en faire une cuirasse contre toute attaque politique. Dimanche dernier, Youssef Chahed a été comme l’oiseau qui chantait et son aile fait les chœurs. Un chant loin d’être mélodieux !

Khaled Boumiza

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L’Allemagne et l’Europe ont grand intérêt à ce que la Tunisie continue de lutter contre les passeurs criminels et l’infiltration terroriste à travers les frontières maritimes et terrestres. C’est dans ce contexte que le gouvernement allemand a annoncé qu’il veut intensifier sa coopération avec la Tunisie dans la lutte contre le terrorisme international et pour développer les capacités opérationnelles de l’armée nationale par la formation et  la fourniture de matériel.

La Tunisie, de son côté, apporte depuis quelques années un soutien aux efforts internationaux visant à réunir les conditions de sécurité sur ses frontières, à garantir sa stabilité  et à lutter contre le terrorisme.

Selon des données dévoilées vendredi 16 février 2018 par plusieurs supports médiatiques allemands, le gouvernement d’Angela Merkel a décidé de débloquer 34 millions d’euros pour la Tunisie.

Cette initiative a pour objectif de lutter contre le terrorisme et la traite des êtres humains, essentiellement au niveau des frontières tuniso-libyennes.

La chancelière allemande a, dans ce contexte, précisé que cette mesure préventive vise également à assurer la sécurité de l’Allemagne et de l’Europe contre toute infiltration terroriste ou autre.

D’après la même source, l’Allemagne compte installer au niveau des frontières tuniso-libyennes des systèmes sécuritaires électroniques sophistiqués, mettre en place des patrouilles mobiles,           des postes de police et militaires  sur les frontières           et même dans quelques sites sahariens et installer des satellites.

On rappelle que des aides financières allemandes ont été versées au profit de la Tunisie. En 2016, 10 millions d’euros ont été alloués à la Tunisie pour acheter des véhicules blindés qui aident à sécuriser les frontières avec la Libye face au danger que représente l’organisation terroriste Daech.

Le gouvernement fédéral s’est dit également prêt à envoyer des officiers instructeurs en Tunisie afin de participer à la formation de militaires tunisiens dans leur lutte contre “l’Etat islamique».

De nombreux Tunisiens expulsés depuis l’attentat de Berlin

Les autorités allemandes ont procédé depuis 2016/2017 à l’extradition d’un grand nombre de Tunisiens suspectés d’extrémisme ou d’avoir des liens avec des groupes terroristes. Ces mesures sécuritaires ont été prises par le gouvernement de Merkel suite à l’attentat de Berlin, qui a coûté la vie à 12 personnes au mois de décembre 2016, exécuté par le ressortissant tunisien Anis Amri, demandeur d’asile en Allemagne.

L’Allemagne est partenaire de la Tunisie en matière de développement. Suite à la «révolution de jasmin» en 2011, les aides allemandes sont passées de 37,5 millions d’euros en 2010 à 215 millions d’euros en 2015. Elles s’élèvent actuellement à plus de 250 millions d’euros.

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Le président de l’Instance d’accès à l’information, Imed Hazgui, a indiqué que le rôle de l’administration tunisienne est fondamental et historique dans la lutte contre la corruption et l’instauration de traditions démocratiques.
Si le droit d’accès à l’information au sein de l’administration est respecté, le climat de lutte contre la corruption s’améliorera, a-t-il dit à l’ouverture d’une journée d’étude, mardi, à Tunis, sur le thème l’accès à l’information, un mécanisme primordial pour la lutte contre la corruption.
Le droit d’accès à l’information, a-t-il ajouté, offre une précieuse opportunité pour l’administration de contribuer activement à l’instauration de la démocratie.Il n’y a pas de liberté politique et économique sans droit d’accès à l’information, a-t-il dit.
Le président de l’Instance d’accès à l’information a, par ailleurs, noté que la relation entre l’administration et le droit d’accès à l’information est une relation interactive et inverse. Quand l’administration travaille dans un climat de transparence et est ouverte à la société civile, aux journalistes et aux citoyens, la corruption n’aura guère de place pour prospérer et le contraire est vrai.
Tous les textes nationaux et internationaux affirment de la solidité du lien étroit entre l’accès à l’information et la transparence d’une part, et la lutte contre la corruption d’autre part.

De son côté, le président de la CONECT (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie), Tarek Cherif, a estimé que l’accès à l’information et la lutte contre la corruption sont les questions de l’heure, notamment en cette situation particulièrement sensible que traverse la Tunisie et les nombreux classements dans lesquels nous sommes répertoriés de la part de l’Union européenne.
La Tunisie ne manque pas de textes de loi réprimant la corruption. Sauf, qu’ils ne sont pas totalement appliqués, ni respectés, ce qui, d’après lui, ouvre la voie à la prolifération de la petite et de la grande corruption.
La solution réside dans le fait de bien appliquer ces textes de manière ferme dans les secteurs public et privé au même titre et d’instaurer, ainsi, la bonne gouvernance.
Pour lui, l’accès à l’information et la lutte contre la corruption exigent une presse libre, dont la presse d’investigation, et la dynamisation du rôle de la Cour des comptes et l’élargissement de ses compétences.
La journée d’étude est organisée à l’initiative de l’organisation “I Watch” en collaboration avec le Syndicat des diplômés de l’Ecole nationale d’Administration et en partenariat avec l’Instance de lutte contre la Corruption, l’Instance d’accès à l’information et “Article 19”.

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Dans le cadre de son partenariat avec le Fonds Mondial de Lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme, la Fondation Ecobank fait un don de 750.000 Dollars US au Ministère de la Santé du Mozambique pour aider à combattre le paludisme dans le pays. Cette contribution financière viendra en appui à la campagne de distribution de moustiquaires imprégnées aux populations et permettra d’effectuer des dépistages et de fournir des traitements.

Pour Julie Essiam, Directrice Générale de la Fondation Ecobank, le Mozambique a fait des progrès remarquables dans la lutte contre le paludisme. A travers cette contribution, dit-elle, nous accompagnons le Gouvernement dans sa détermination à faire du Mozambique un pays sans paludisme. Nous sommes en train d’améliorer la qualité de vie des enfants, des familles et des communautés entières.

A l’occasion du renouvellement de son partenariat de trois ans avec le Fonds Mondial en Septembre 2016, la Fondation Ecobank s’est engagée à allouer 750.000 Dollars US pour faciliter la lutte contre le paludisme dans un pays Africain. Ces fonds ont été multipliés par le biais du mécanisme de complémentarité du DFID (Département du Gouvernement Britannique pour le Développement International) dont le principe est d’octroyer 2USD pour chaque 1USD accordé en subvention par les donateurs privés. Ainsi, à travers ce partenariat public-privé négocié par le Fonds Mondial, la contribution de la Fondation Ecobank s’élève à 2,25 millions de Dollar US au profit du programme gouvernemental au Mozambique.

L’apport de contribution financière par la Fondation Ecobank ne constitue qu’une facette de sa collaboration avec le Fonds Mondial. En effet, l’un des principaux objectifs du partenariat est de renforcer les capacités de gestion financière des récipiendaires des subventions du Fonds Mondial en Afrique. En 2017 par exemple, les partenaires de mise en œuvre au Libéria et au Tchad ont été formés sur les techniques de gestion améliorée de la trésorerie et des fonds. Le Mozambique fera partie des pays où le programme de renforcement des capacités sera lancé cette année.

« La Fondation Ecobank partage notre mission de développer des communautés plus saines et prospères » disait Christophe Benn, Directeur des Relations Externes au Fonds Mondial. « L’engagement d’Ecobank à renforcer l’expertise financière de nos partenaires contribuera à maximiser nos efforts de riposte face aux maladies de manière efficace. A travers des partenariats public-privé innovants, nous pouvons créer un impact durable dans les communautés que nous servons » poursuivit-il.

Aux côtés d’autres importants partenaires privés du Fonds Mondial, la Fondation Ecobank prendra part cette semaine à une mission de haut niveau au Mozambique. L’objectif visé est de constater sur le terrain les progrès accomplis par le pays sur le plan de la lutte contre le paludisme avec l’appui des partenaires privés du Ministère de la Santé. Cette visite de travail offrira l’occasion aux partenaires du secteur privé de collaborer plus étroitement afin d’accroître l’impact de leurs interventions au Mozambique et sur l’ensemble du continent.

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Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme M. Vladimir Voronkov félicite le Gouvernement du Mali pour la signature par le Président Ibrahim Boubacar Keita du décret portant sur l’adoption de la Politique Nationale de Prévention et de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme ainsi que son plan d’action. Il note avec satisfaction que cette politique repose sur les piliers de la prévention, de la protection, de la poursuite de la réponse et de la cohésion sociale et est basée sur les principes de la bonne gouvernance, l’égalité des genres, la promotion des droits humains et la protection des victimes du terrorisme.

Le Secrétaire général adjoint pour la lutte contre le terrorisme félicite également le gouvernement ainsi que les représentants du gouvernement et de la société civile de toutes les régions du Mali qui ont contribué au succès de l’atelier sur la mise en œuvre de la politique, qui s’est conclu le 31 janvier à Bamako, avec le soutien du Bureau des Nations Unies de lutte contre le terrorisme.

Le Bureau des Nations Unies de lutte contre le terrorisme est disposé à travailler avec le gouvernement pour soutenir la mise en œuvre de la Politique Nationale de Prévention et de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme et ce, en coopération avec la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies (MINUSMA), l’Equipe pays des Nations Unies et tous les partenaires.

Le Secrétaire général adjoint pour la lutte contre le terrorisme est convaincu que la mise en œuvre de cette politique de manière inclusive contribuera non seulement à combattre le fléau du terrorisme et de l’extrémisme violent au Mali, mais aussi à construire les bases d’une société où la cohésion sociale, les droits humains et le développement pourront bénéficier à tous les Maliens.

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Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a mis en exergue, lors de la clôture du Forum économique Tunisie-France, ce jeudi 1er février 2018, les progrès accomplis depuis le 14 janvier 2011. Il a mis en avant les avancées démocratiques qui font de la Tunisie un pays sûr sur lequel la France peut compter. Il a évoqué les réformes entreprises, parfois douloureuses pour les citoyens, mais dont le pays attend beaucoup en termes de retombées. Chahed a également évoqué d’autres grands chantiers du moment, essentiels pour l’économie du pays et son avenir. Il a parlé des sujets tels que le combat contre le commerce parallèle, la contrebande et un fléau contre lequel il a enregistré des succès notables mais qui est loin d’être terrassé : La corruption.

Le chef du gouvernement tunisien a conclu son discours par un appel à plus d’aide, de soutien, pour accompagner la Tunisie dans cette phase clé de son histoire…

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« Gagner la lutte contre la corruption : un chemin durable vers la transformation de l’Afrique ». C’est le thème du 30ème sommet de l’Union Africaine qui a débuté à Addis Abéba, le 28 janvier 2018, lequel sera d’ailleurs le thème majeur de l’UA durant cette année 2018. Les travaux, qui se tiennent à l’auditorium Nelson Mandela, sont présidés par le Chef de l’Etat du Rwanda, Paul Kagame, désigné par ses pairs en juillet 2017, celui qui, par ailleurs, a dirigé les travaux de la commission en charge des réformes des institutionnelles et financières de l’UA.
Sur la lutte contre la corruption, thème majeur du sommet, le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a déclaré que « chaque année, la corruption entraîne un manque à gagner de 50 milliards USD pour tous les Etats. Elle constitue un frein au développement, et une source de conflits sociaux et d’instabilité politique. L’année 2018 sera celle du renforcement de l’action des Etats africains, sur la base de la Convention sur la prévention et la lutte contre la corruption, signée en 2003. »

Parmi les autres grands dossiers du sommet figurent la mise en place de la Zone de libre-échange au niveau de toute l’Afrique, un vaste marché de 1,2 milliards de consommateurs, et, parallèlement à la ZLE, figure aussi le projet d’ouverture du ciel africain en termes de transports aérien, pour plus de connectivité, avec un objectif de 300 millions de passagers à l’horizon 2035. Le 30ème sommet examinera également le dossier des réformes institutionnelles et financières de l’UA, dont la commission en charge des études est dirigée par l’actuel Président en exercice, le Chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame ; il a été rappelé, à cet effet, qu’à l’heure actuelle, 80% du budget de l’UA proviennent de sources extérieures à l’Afrique.

Auparavant, en tout début de matinée, les Chefs d’Etat et de Gouvernement, ont examiné, lors d’un petit déjeuner de travail, la question genre au sein de l’Union Africaine, notamment l’accès des femmes aux hautes fonctions de responsabilité au sein de l’UA. Il a été indiqué qu’entre 2012 et 2016, le nombre de femmes occupant de tels postes est passé de 29 à 42%.

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Le dimanche 28 janvier 2018, durant le 30e sommet des chefs d’État africains (http://APO.af/PPuk8H), l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (ALMA) (http://APO.af/ZupcNu) a ajouté les maladies tropicales négligées (MTN) à son tableau de bord annuel de suivi des progrès dans la lutte contre les maladies. Le tableau de bord fait l’objet d’un examen par les chefs d’État africains eux-mêmes chaque année, les MTN rejoignant ainsi le paludisme et la santé maternelle et infantile en tant que principales priorités de santé pour le continent.

Élaboré par l’Organisation mondiale de la santé en collaboration avec la coalition « Uniting to Combat NTDs » (http://APO.af/Tpn3Y) cet indice illustre les progrès des stratégies de traitement et de prévention des MTN des 47 pays d’Afrique sub-saharienne concernés pour les cinq MTN les plus courantes que sont la filariose lymphatique, l’onchocercose, la schistosomiase, les géohelminthiases et le trachome. En ajoutant les MTN au tableau de bord, les chefs d’État africains s’engagent publiquement à rendre compte par rapport aux progrès dans la lutte contre ces maladies.

« Mon gouvernement est déterminé à ce que le mot ‘négligé’ ne soit plus associé à ces maladies, » dit Son Excellence Hailemariam Desalegn, Premier ministre éthiopien. « Améliorer la santé, l’éducation et la productivité de nos concitoyens les plus pauvres en éliminant les MTN peut mettre l’Afrique sur la voie de la prospérité et de la Couverture santé universelle. J’appelle mes homologues, chefs d’État et de gouvernement, à consolider les progrès obtenus et à accroître leurs efforts pour lutter contre les MTN, en en faisant un thème de mobilisation et d’action concertées au sein de l’Union africaine. »

Une priorité de santé pour plus d’un milliard de personnes

Les MTN sont un groupe de maladies qui affectent les populations les plus pauvres et vulnérables de la planète vivant souvent dans des zones reculées. Plus de 1,5 milliard de personnes risquent de contracter une MTN dans le monde, dont 620 millions en Afrique. Si les MTN provoquent des centaines de milliers de décès chaque année, leur impact principal concerne les millions de personnes qui restent prisonnières du cercle vicieux de la pauvreté. Ces maladies provoquent la cécité, défigurent, et sont sources de handicap, de stigmatisation et de discrimination. Les parents ne sont plus en mesure de travailler et les enfants ne peuvent plus aller à l’école.

Heureusement, les cinq maladies suivies dans le cadre du tableau de bord de l’ALMA peuvent être traitées efficacement à l’aide de médicaments peu coûteux et sûrs, fournis à titre gratuit par les groupes pharmaceutiques et largement distribués dans le cadre de campagnes de traitement et de prévention. Grâce à une coalition public-privé mondiale, le nombre de personnes prises en charge pour les MTN n’a jamais été aussi important, et la population à risque de contracter ces maladies a baissé de 400 millions au cours des cinq dernières années.

Un bon taux de couverture pour les MTN est aussi un moyen de promouvoir la couverture santé universelle. Les programmes MTN ont formé plus d’un million de travailleurs de santé tout en amenant toute une gamme de services – des outils de planning familial à la supplémentation en vitamines – aux habitants des zones reculées qui n’auraient sinon pas accès au système de santé. Ces liens sont détaillés dans le récent rapport de progression de la coalition « Uniting to combat NTDs » « Toucher un milliard de personnes : Mettre fin aux maladies tropicales négligées : une passerelle vers la couverture santé universelle » (http://APO.af/LbK3Xo) publié le mois dernier.

« Quand on parle des maladies qui affectent les populations les plus pauvres et marginalisées, les leaders politiques ont un rôle essentiel à jouer », explique Thoko Elphick-Pooley, directrice de la cellule d’appui de « Uniting to Combat NTDs ».  « Vaincre les MTN est essentiel au développement et au bien-être de l’Afrique. Nous sommes très heureux que les chefs d’État africains examinent chaque année leur progrès et s’obligent à rendre compte par rapport à l’obtention de résultats équitables en matière de santé. »

L’Afrique progresse, mais il reste encore beaucoup à faire

Le tableau de bord illustre les progrès obtenus en Afrique :

  • En 2016, le nombre de personnes bénéficiant d’un traitement pour au moins une MTN a augmenté de 40 millions par rapport à l’année précédente.
  • Plus de la moitié de tous les pays concernés ont amélioré leur indice de couverture entre 2015 et 2016, un indice qui a doublé dans 12 pays.
  • Le Togo a été confirmé par l’OMS comme ayant éliminé la filariose lymphatique ; le Malawi a arrêté le traitement de la filariose lymphatique, l’élimination étant en cours de validation par l’OMS ; le Ghana et la Gambie ont déclaré avoir éliminé le trachome.

Si la plupart des données indiquent des progrès, le tableau de bord révèle aussi des aspects préoccupants. Près des deux tiers des pays ont un indice de couverture inférieur à 50 %. Le pourcentage de pays qui mettent en œuvre des interventions spécifiques selon les maladies varie de 92 % pour le trachome à seulement 72 % pour la schistosomiase, ce qui montre qu’il reste encore beaucoup à faire.

« Vaincre les MTN aidera des millions de personnes à sortir de la pauvreté, en améliorant les conditions de vie de populations parmi les plus pauvres et marginalisées de la planète. L’enjeu est considérable, et nous savons que l’élimination de ces maladies est une tâche bien trop lourde pour un seul secteur », ajoute Tanya Wood, présidente du réseau des ONG sur les MTN et directrice de la Fédération internationale des associations de lutte contre la lèpre. « Avec l’initiative ALMA qui pousse à rendre compte et à l’action, et de nouveaux partenariats intersectoriels comme le Partenariat mondial visant l’élimination de la lèpre  (http://APO.af/9o6Pgq) qui combine l’expertise de ses membres, nous nous rapprochons d’un monde où les MTN ne seront plus négligées. »

Le leadership des pays africains en matière de santé
Créée en 2009, l’Alliance des dirigeants africains pour lutter contre le paludisme est une initiative novatrice, mise en place par les chefs d’États eux-mêmes et dont l’objectif est de favoriser la collaboration pour résoudre une crise qui touche l’ensemble du continent. Le tableau de bord de l’ALMA donne des outils aux gouvernants pour s’attaquer aux maladies les plus dévastatrices d’Afrique :

  • en proposant un forum pour évaluer les progrès et lever les obstacles aux objectifs fixés pour la lutte contre le paludisme ;
  • en instituant un système de suivi et permettant de rendre compte par le biais du tableau de bord Redevabilité et Action de l’ALMA grâce auquel ils peuvent suivre les résultats, identifier les points de blocage et faciliter la mise en place des mesures requises ;
  • en identifiant les leçons tirées de l’action menée, et en les partageant, pour permettre une mise en œuvre efficace des programmes nationaux.

Parce que certaines MTN se transmettent de la même manière que le paludisme, et parce que ce sont des plateformes communes de distribution communautaire qui sont utilisées pour la prise en charge du paludisme et des MTN, l’ALMA a choisi d’inclure les MTN dans son tableau de bord.

« Ce sont les populations pauvres, rurales et marginalisées qui paient le plus lourd tribut au paludisme et aux MTN. De la lutte anti-vectorielle aux traitements dispensés à l’échelle communautaire, ces maladies partagent des solutions communes », explique Joy Phumaphi, secrétaire générale de l’ALMA. « Ajouter les MTN à notre tableau de bord contribuera à donner aux gouvernants les informations dont ils ont besoin pour briser le cycle de la pauvreté, et permettre à chacun, où qu’il vive, d’accéder aux soins dont il a besoin. »

L’ajout des MTN à l’indice de couverture intervient juste avant le 30 janvier, qui marquera le 6e anniversaire de la Déclaration de Londres sur les MTN  (http://APO.af/WhcgwP) un partenariat multisectoriel réunissant groupes pharmaceutiques, bailleurs, pays d’endémie et ONG qui se sont engagés à contrôler, éliminer ou éradiquer 10 maladies tropicales négligées d’ici 2020.

Pour en savoir plus sur les MTN, et la coalition « Uniting to Combat Neglected Tropical Diseases », suivez ce lien : http://UnitingtoCombatNTDs.org/

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Le ministre des affaires culturelles, Mohamed Zine El Abidine, a souligné la volonté de son ministère de consacrer la culture de la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption au sein des différents services et institutions relevant de son département ainsi que de dynamiser toutes les initiatives et mesures prises dans ce domaine en collaboration et en coordination avec l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC).
Lors d’une réunion tenue jeudi au siège du ministère et consacrée à l’examen de la convention signée entre le ministère et l’INLUCC le 30 janvier 2018, le ministre a indiqué que plusieurs mesures ont été prises citant notamment la dynamisation de l’action de l’inspection générale au sein du ministère et le renforcement de ses ressources humaines par des compétences chargées du suivi de la mise en place du plan d’action du ministère en matière de lutte contre toute forme de corruption au sein des institutions rattachées au ministère. Il a également évoqué la création des “ilots d’intégrité” dans trois institutions culturelles en l’occurrence le Musée national du Bardo, le Centre des musiques arabes et méditerranéennes (Cmam, Ennejma Ezzahra) et l’établissement national pour la promotion des festivals et manifestations culturelles et artistiques. Cette initiative, a-t-il expliqué, vise à réaliser un audit sur le fonctionnement de ces structures et à identifier les lacunes en vue de les soumettre à examen auprès des parties concernées.

Le ministère, a-t-il ajouté, s’est employé également à améliorer le système d’octroi de subventions destinées à toutes les formes d’expression culturelle et artistique. Dans ce sens, le ministère a oeuvré à la vérification des critères d’octroi de subventions publiques et de la liste des bénéficiaires en vue de consacrer les principes de transparence.
Certaines failles enregistrées par les services du ministère, a précisé le ministre, consistent en des dépassements au niveau des négociations avec les artistes postulant aux festivals internationaux. Il s’est avéré ainsi que la différence entre le montant initial demandé directement par les artistes double sinon triple avec les imprésarios estimant que ces différences dans les montants ont atteint dans certains cas 120 mille dinars.

De son côte, Chawki Tabib, président de l’INLUCC, a mis l’accent sur l’importance de la convention signée entre l’Instance et le ministère, se félicitant du niveau de la coopération établie entre les deux parties, une coopération qui a abouti à plusieurs réalisations dont l’initiative des “ilots d’intégrité” et la création de “l’espace ouvert de gouvernance” entre les services du ministère et l’Instance qui vise essentiellement à la réalisation d’un audit pour examiner les dossiers autour desquels planent des soupçons de corruption.
Il a, par ailleurs, réaffirmé l’importance de doubler le budget du ministère des affaires culturelles pour renforcer ses efforts et ses interventions en matière de lutte conte la corruption.

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