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L’Allemagne et l’Europe ont grand intérêt à ce que la Tunisie continue de lutter contre les passeurs criminels et l’infiltration terroriste à travers les frontières maritimes et terrestres. C’est dans ce contexte que le gouvernement allemand a annoncé qu’il veut intensifier sa coopération avec la Tunisie dans la lutte contre le terrorisme international et pour développer les capacités opérationnelles de l’armée nationale par la formation et  la fourniture de matériel.

La Tunisie, de son côté, apporte depuis quelques années un soutien aux efforts internationaux visant à réunir les conditions de sécurité sur ses frontières, à garantir sa stabilité  et à lutter contre le terrorisme.

Selon des données dévoilées vendredi 16 février 2018 par plusieurs supports médiatiques allemands, le gouvernement d’Angela Merkel a décidé de débloquer 34 millions d’euros pour la Tunisie.

Cette initiative a pour objectif de lutter contre le terrorisme et la traite des êtres humains, essentiellement au niveau des frontières tuniso-libyennes.

La chancelière allemande a, dans ce contexte, précisé que cette mesure préventive vise également à assurer la sécurité de l’Allemagne et de l’Europe contre toute infiltration terroriste ou autre.

D’après la même source, l’Allemagne compte installer au niveau des frontières tuniso-libyennes des systèmes sécuritaires électroniques sophistiqués, mettre en place des patrouilles mobiles,           des postes de police et militaires  sur les frontières           et même dans quelques sites sahariens et installer des satellites.

On rappelle que des aides financières allemandes ont été versées au profit de la Tunisie. En 2016, 10 millions d’euros ont été alloués à la Tunisie pour acheter des véhicules blindés qui aident à sécuriser les frontières avec la Libye face au danger que représente l’organisation terroriste Daech.

Le gouvernement fédéral s’est dit également prêt à envoyer des officiers instructeurs en Tunisie afin de participer à la formation de militaires tunisiens dans leur lutte contre “l’Etat islamique».

De nombreux Tunisiens expulsés depuis l’attentat de Berlin

Les autorités allemandes ont procédé depuis 2016/2017 à l’extradition d’un grand nombre de Tunisiens suspectés d’extrémisme ou d’avoir des liens avec des groupes terroristes. Ces mesures sécuritaires ont été prises par le gouvernement de Merkel suite à l’attentat de Berlin, qui a coûté la vie à 12 personnes au mois de décembre 2016, exécuté par le ressortissant tunisien Anis Amri, demandeur d’asile en Allemagne.

L’Allemagne est partenaire de la Tunisie en matière de développement. Suite à la «révolution de jasmin» en 2011, les aides allemandes sont passées de 37,5 millions d’euros en 2010 à 215 millions d’euros en 2015. Elles s’élèvent actuellement à plus de 250 millions d’euros.

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Le président de l’Instance d’accès à l’information, Imed Hazgui, a indiqué que le rôle de l’administration tunisienne est fondamental et historique dans la lutte contre la corruption et l’instauration de traditions démocratiques.
Si le droit d’accès à l’information au sein de l’administration est respecté, le climat de lutte contre la corruption s’améliorera, a-t-il dit à l’ouverture d’une journée d’étude, mardi, à Tunis, sur le thème l’accès à l’information, un mécanisme primordial pour la lutte contre la corruption.
Le droit d’accès à l’information, a-t-il ajouté, offre une précieuse opportunité pour l’administration de contribuer activement à l’instauration de la démocratie.Il n’y a pas de liberté politique et économique sans droit d’accès à l’information, a-t-il dit.
Le président de l’Instance d’accès à l’information a, par ailleurs, noté que la relation entre l’administration et le droit d’accès à l’information est une relation interactive et inverse. Quand l’administration travaille dans un climat de transparence et est ouverte à la société civile, aux journalistes et aux citoyens, la corruption n’aura guère de place pour prospérer et le contraire est vrai.
Tous les textes nationaux et internationaux affirment de la solidité du lien étroit entre l’accès à l’information et la transparence d’une part, et la lutte contre la corruption d’autre part.

De son côté, le président de la CONECT (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie), Tarek Cherif, a estimé que l’accès à l’information et la lutte contre la corruption sont les questions de l’heure, notamment en cette situation particulièrement sensible que traverse la Tunisie et les nombreux classements dans lesquels nous sommes répertoriés de la part de l’Union européenne.
La Tunisie ne manque pas de textes de loi réprimant la corruption. Sauf, qu’ils ne sont pas totalement appliqués, ni respectés, ce qui, d’après lui, ouvre la voie à la prolifération de la petite et de la grande corruption.
La solution réside dans le fait de bien appliquer ces textes de manière ferme dans les secteurs public et privé au même titre et d’instaurer, ainsi, la bonne gouvernance.
Pour lui, l’accès à l’information et la lutte contre la corruption exigent une presse libre, dont la presse d’investigation, et la dynamisation du rôle de la Cour des comptes et l’élargissement de ses compétences.
La journée d’étude est organisée à l’initiative de l’organisation “I Watch” en collaboration avec le Syndicat des diplômés de l’Ecole nationale d’Administration et en partenariat avec l’Instance de lutte contre la Corruption, l’Instance d’accès à l’information et “Article 19”.

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Dans le cadre de son partenariat avec le Fonds Mondial de Lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme, la Fondation Ecobank fait un don de 750.000 Dollars US au Ministère de la Santé du Mozambique pour aider à combattre le paludisme dans le pays. Cette contribution financière viendra en appui à la campagne de distribution de moustiquaires imprégnées aux populations et permettra d’effectuer des dépistages et de fournir des traitements.

Pour Julie Essiam, Directrice Générale de la Fondation Ecobank, le Mozambique a fait des progrès remarquables dans la lutte contre le paludisme. A travers cette contribution, dit-elle, nous accompagnons le Gouvernement dans sa détermination à faire du Mozambique un pays sans paludisme. Nous sommes en train d’améliorer la qualité de vie des enfants, des familles et des communautés entières.

A l’occasion du renouvellement de son partenariat de trois ans avec le Fonds Mondial en Septembre 2016, la Fondation Ecobank s’est engagée à allouer 750.000 Dollars US pour faciliter la lutte contre le paludisme dans un pays Africain. Ces fonds ont été multipliés par le biais du mécanisme de complémentarité du DFID (Département du Gouvernement Britannique pour le Développement International) dont le principe est d’octroyer 2USD pour chaque 1USD accordé en subvention par les donateurs privés. Ainsi, à travers ce partenariat public-privé négocié par le Fonds Mondial, la contribution de la Fondation Ecobank s’élève à 2,25 millions de Dollar US au profit du programme gouvernemental au Mozambique.

L’apport de contribution financière par la Fondation Ecobank ne constitue qu’une facette de sa collaboration avec le Fonds Mondial. En effet, l’un des principaux objectifs du partenariat est de renforcer les capacités de gestion financière des récipiendaires des subventions du Fonds Mondial en Afrique. En 2017 par exemple, les partenaires de mise en œuvre au Libéria et au Tchad ont été formés sur les techniques de gestion améliorée de la trésorerie et des fonds. Le Mozambique fera partie des pays où le programme de renforcement des capacités sera lancé cette année.

« La Fondation Ecobank partage notre mission de développer des communautés plus saines et prospères » disait Christophe Benn, Directeur des Relations Externes au Fonds Mondial. « L’engagement d’Ecobank à renforcer l’expertise financière de nos partenaires contribuera à maximiser nos efforts de riposte face aux maladies de manière efficace. A travers des partenariats public-privé innovants, nous pouvons créer un impact durable dans les communautés que nous servons » poursuivit-il.

Aux côtés d’autres importants partenaires privés du Fonds Mondial, la Fondation Ecobank prendra part cette semaine à une mission de haut niveau au Mozambique. L’objectif visé est de constater sur le terrain les progrès accomplis par le pays sur le plan de la lutte contre le paludisme avec l’appui des partenaires privés du Ministère de la Santé. Cette visite de travail offrira l’occasion aux partenaires du secteur privé de collaborer plus étroitement afin d’accroître l’impact de leurs interventions au Mozambique et sur l’ensemble du continent.

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Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme M. Vladimir Voronkov félicite le Gouvernement du Mali pour la signature par le Président Ibrahim Boubacar Keita du décret portant sur l’adoption de la Politique Nationale de Prévention et de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme ainsi que son plan d’action. Il note avec satisfaction que cette politique repose sur les piliers de la prévention, de la protection, de la poursuite de la réponse et de la cohésion sociale et est basée sur les principes de la bonne gouvernance, l’égalité des genres, la promotion des droits humains et la protection des victimes du terrorisme.

Le Secrétaire général adjoint pour la lutte contre le terrorisme félicite également le gouvernement ainsi que les représentants du gouvernement et de la société civile de toutes les régions du Mali qui ont contribué au succès de l’atelier sur la mise en œuvre de la politique, qui s’est conclu le 31 janvier à Bamako, avec le soutien du Bureau des Nations Unies de lutte contre le terrorisme.

Le Bureau des Nations Unies de lutte contre le terrorisme est disposé à travailler avec le gouvernement pour soutenir la mise en œuvre de la Politique Nationale de Prévention et de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme et ce, en coopération avec la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies (MINUSMA), l’Equipe pays des Nations Unies et tous les partenaires.

Le Secrétaire général adjoint pour la lutte contre le terrorisme est convaincu que la mise en œuvre de cette politique de manière inclusive contribuera non seulement à combattre le fléau du terrorisme et de l’extrémisme violent au Mali, mais aussi à construire les bases d’une société où la cohésion sociale, les droits humains et le développement pourront bénéficier à tous les Maliens.

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Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a mis en exergue, lors de la clôture du Forum économique Tunisie-France, ce jeudi 1er février 2018, les progrès accomplis depuis le 14 janvier 2011. Il a mis en avant les avancées démocratiques qui font de la Tunisie un pays sûr sur lequel la France peut compter. Il a évoqué les réformes entreprises, parfois douloureuses pour les citoyens, mais dont le pays attend beaucoup en termes de retombées. Chahed a également évoqué d’autres grands chantiers du moment, essentiels pour l’économie du pays et son avenir. Il a parlé des sujets tels que le combat contre le commerce parallèle, la contrebande et un fléau contre lequel il a enregistré des succès notables mais qui est loin d’être terrassé : La corruption.

Le chef du gouvernement tunisien a conclu son discours par un appel à plus d’aide, de soutien, pour accompagner la Tunisie dans cette phase clé de son histoire…

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« Gagner la lutte contre la corruption : un chemin durable vers la transformation de l’Afrique ». C’est le thème du 30ème sommet de l’Union Africaine qui a débuté à Addis Abéba, le 28 janvier 2018, lequel sera d’ailleurs le thème majeur de l’UA durant cette année 2018. Les travaux, qui se tiennent à l’auditorium Nelson Mandela, sont présidés par le Chef de l’Etat du Rwanda, Paul Kagame, désigné par ses pairs en juillet 2017, celui qui, par ailleurs, a dirigé les travaux de la commission en charge des réformes des institutionnelles et financières de l’UA.
Sur la lutte contre la corruption, thème majeur du sommet, le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a déclaré que « chaque année, la corruption entraîne un manque à gagner de 50 milliards USD pour tous les Etats. Elle constitue un frein au développement, et une source de conflits sociaux et d’instabilité politique. L’année 2018 sera celle du renforcement de l’action des Etats africains, sur la base de la Convention sur la prévention et la lutte contre la corruption, signée en 2003. »

Parmi les autres grands dossiers du sommet figurent la mise en place de la Zone de libre-échange au niveau de toute l’Afrique, un vaste marché de 1,2 milliards de consommateurs, et, parallèlement à la ZLE, figure aussi le projet d’ouverture du ciel africain en termes de transports aérien, pour plus de connectivité, avec un objectif de 300 millions de passagers à l’horizon 2035. Le 30ème sommet examinera également le dossier des réformes institutionnelles et financières de l’UA, dont la commission en charge des études est dirigée par l’actuel Président en exercice, le Chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame ; il a été rappelé, à cet effet, qu’à l’heure actuelle, 80% du budget de l’UA proviennent de sources extérieures à l’Afrique.

Auparavant, en tout début de matinée, les Chefs d’Etat et de Gouvernement, ont examiné, lors d’un petit déjeuner de travail, la question genre au sein de l’Union Africaine, notamment l’accès des femmes aux hautes fonctions de responsabilité au sein de l’UA. Il a été indiqué qu’entre 2012 et 2016, le nombre de femmes occupant de tels postes est passé de 29 à 42%.

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Le dimanche 28 janvier 2018, durant le 30e sommet des chefs d’État africains (http://APO.af/PPuk8H), l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (ALMA) (http://APO.af/ZupcNu) a ajouté les maladies tropicales négligées (MTN) à son tableau de bord annuel de suivi des progrès dans la lutte contre les maladies. Le tableau de bord fait l’objet d’un examen par les chefs d’État africains eux-mêmes chaque année, les MTN rejoignant ainsi le paludisme et la santé maternelle et infantile en tant que principales priorités de santé pour le continent.

Élaboré par l’Organisation mondiale de la santé en collaboration avec la coalition « Uniting to Combat NTDs » (http://APO.af/Tpn3Y) cet indice illustre les progrès des stratégies de traitement et de prévention des MTN des 47 pays d’Afrique sub-saharienne concernés pour les cinq MTN les plus courantes que sont la filariose lymphatique, l’onchocercose, la schistosomiase, les géohelminthiases et le trachome. En ajoutant les MTN au tableau de bord, les chefs d’État africains s’engagent publiquement à rendre compte par rapport aux progrès dans la lutte contre ces maladies.

« Mon gouvernement est déterminé à ce que le mot ‘négligé’ ne soit plus associé à ces maladies, » dit Son Excellence Hailemariam Desalegn, Premier ministre éthiopien. « Améliorer la santé, l’éducation et la productivité de nos concitoyens les plus pauvres en éliminant les MTN peut mettre l’Afrique sur la voie de la prospérité et de la Couverture santé universelle. J’appelle mes homologues, chefs d’État et de gouvernement, à consolider les progrès obtenus et à accroître leurs efforts pour lutter contre les MTN, en en faisant un thème de mobilisation et d’action concertées au sein de l’Union africaine. »

Une priorité de santé pour plus d’un milliard de personnes

Les MTN sont un groupe de maladies qui affectent les populations les plus pauvres et vulnérables de la planète vivant souvent dans des zones reculées. Plus de 1,5 milliard de personnes risquent de contracter une MTN dans le monde, dont 620 millions en Afrique. Si les MTN provoquent des centaines de milliers de décès chaque année, leur impact principal concerne les millions de personnes qui restent prisonnières du cercle vicieux de la pauvreté. Ces maladies provoquent la cécité, défigurent, et sont sources de handicap, de stigmatisation et de discrimination. Les parents ne sont plus en mesure de travailler et les enfants ne peuvent plus aller à l’école.

Heureusement, les cinq maladies suivies dans le cadre du tableau de bord de l’ALMA peuvent être traitées efficacement à l’aide de médicaments peu coûteux et sûrs, fournis à titre gratuit par les groupes pharmaceutiques et largement distribués dans le cadre de campagnes de traitement et de prévention. Grâce à une coalition public-privé mondiale, le nombre de personnes prises en charge pour les MTN n’a jamais été aussi important, et la population à risque de contracter ces maladies a baissé de 400 millions au cours des cinq dernières années.

Un bon taux de couverture pour les MTN est aussi un moyen de promouvoir la couverture santé universelle. Les programmes MTN ont formé plus d’un million de travailleurs de santé tout en amenant toute une gamme de services – des outils de planning familial à la supplémentation en vitamines – aux habitants des zones reculées qui n’auraient sinon pas accès au système de santé. Ces liens sont détaillés dans le récent rapport de progression de la coalition « Uniting to combat NTDs » « Toucher un milliard de personnes : Mettre fin aux maladies tropicales négligées : une passerelle vers la couverture santé universelle » (http://APO.af/LbK3Xo) publié le mois dernier.

« Quand on parle des maladies qui affectent les populations les plus pauvres et marginalisées, les leaders politiques ont un rôle essentiel à jouer », explique Thoko Elphick-Pooley, directrice de la cellule d’appui de « Uniting to Combat NTDs ».  « Vaincre les MTN est essentiel au développement et au bien-être de l’Afrique. Nous sommes très heureux que les chefs d’État africains examinent chaque année leur progrès et s’obligent à rendre compte par rapport à l’obtention de résultats équitables en matière de santé. »

L’Afrique progresse, mais il reste encore beaucoup à faire

Le tableau de bord illustre les progrès obtenus en Afrique :

  • En 2016, le nombre de personnes bénéficiant d’un traitement pour au moins une MTN a augmenté de 40 millions par rapport à l’année précédente.
  • Plus de la moitié de tous les pays concernés ont amélioré leur indice de couverture entre 2015 et 2016, un indice qui a doublé dans 12 pays.
  • Le Togo a été confirmé par l’OMS comme ayant éliminé la filariose lymphatique ; le Malawi a arrêté le traitement de la filariose lymphatique, l’élimination étant en cours de validation par l’OMS ; le Ghana et la Gambie ont déclaré avoir éliminé le trachome.

Si la plupart des données indiquent des progrès, le tableau de bord révèle aussi des aspects préoccupants. Près des deux tiers des pays ont un indice de couverture inférieur à 50 %. Le pourcentage de pays qui mettent en œuvre des interventions spécifiques selon les maladies varie de 92 % pour le trachome à seulement 72 % pour la schistosomiase, ce qui montre qu’il reste encore beaucoup à faire.

« Vaincre les MTN aidera des millions de personnes à sortir de la pauvreté, en améliorant les conditions de vie de populations parmi les plus pauvres et marginalisées de la planète. L’enjeu est considérable, et nous savons que l’élimination de ces maladies est une tâche bien trop lourde pour un seul secteur », ajoute Tanya Wood, présidente du réseau des ONG sur les MTN et directrice de la Fédération internationale des associations de lutte contre la lèpre. « Avec l’initiative ALMA qui pousse à rendre compte et à l’action, et de nouveaux partenariats intersectoriels comme le Partenariat mondial visant l’élimination de la lèpre  (http://APO.af/9o6Pgq) qui combine l’expertise de ses membres, nous nous rapprochons d’un monde où les MTN ne seront plus négligées. »

Le leadership des pays africains en matière de santé
Créée en 2009, l’Alliance des dirigeants africains pour lutter contre le paludisme est une initiative novatrice, mise en place par les chefs d’États eux-mêmes et dont l’objectif est de favoriser la collaboration pour résoudre une crise qui touche l’ensemble du continent. Le tableau de bord de l’ALMA donne des outils aux gouvernants pour s’attaquer aux maladies les plus dévastatrices d’Afrique :

  • en proposant un forum pour évaluer les progrès et lever les obstacles aux objectifs fixés pour la lutte contre le paludisme ;
  • en instituant un système de suivi et permettant de rendre compte par le biais du tableau de bord Redevabilité et Action de l’ALMA grâce auquel ils peuvent suivre les résultats, identifier les points de blocage et faciliter la mise en place des mesures requises ;
  • en identifiant les leçons tirées de l’action menée, et en les partageant, pour permettre une mise en œuvre efficace des programmes nationaux.

Parce que certaines MTN se transmettent de la même manière que le paludisme, et parce que ce sont des plateformes communes de distribution communautaire qui sont utilisées pour la prise en charge du paludisme et des MTN, l’ALMA a choisi d’inclure les MTN dans son tableau de bord.

« Ce sont les populations pauvres, rurales et marginalisées qui paient le plus lourd tribut au paludisme et aux MTN. De la lutte anti-vectorielle aux traitements dispensés à l’échelle communautaire, ces maladies partagent des solutions communes », explique Joy Phumaphi, secrétaire générale de l’ALMA. « Ajouter les MTN à notre tableau de bord contribuera à donner aux gouvernants les informations dont ils ont besoin pour briser le cycle de la pauvreté, et permettre à chacun, où qu’il vive, d’accéder aux soins dont il a besoin. »

L’ajout des MTN à l’indice de couverture intervient juste avant le 30 janvier, qui marquera le 6e anniversaire de la Déclaration de Londres sur les MTN  (http://APO.af/WhcgwP) un partenariat multisectoriel réunissant groupes pharmaceutiques, bailleurs, pays d’endémie et ONG qui se sont engagés à contrôler, éliminer ou éradiquer 10 maladies tropicales négligées d’ici 2020.

Pour en savoir plus sur les MTN, et la coalition « Uniting to Combat Neglected Tropical Diseases », suivez ce lien : http://UnitingtoCombatNTDs.org/

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Le ministre des affaires culturelles, Mohamed Zine El Abidine, a souligné la volonté de son ministère de consacrer la culture de la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption au sein des différents services et institutions relevant de son département ainsi que de dynamiser toutes les initiatives et mesures prises dans ce domaine en collaboration et en coordination avec l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC).
Lors d’une réunion tenue jeudi au siège du ministère et consacrée à l’examen de la convention signée entre le ministère et l’INLUCC le 30 janvier 2018, le ministre a indiqué que plusieurs mesures ont été prises citant notamment la dynamisation de l’action de l’inspection générale au sein du ministère et le renforcement de ses ressources humaines par des compétences chargées du suivi de la mise en place du plan d’action du ministère en matière de lutte contre toute forme de corruption au sein des institutions rattachées au ministère. Il a également évoqué la création des “ilots d’intégrité” dans trois institutions culturelles en l’occurrence le Musée national du Bardo, le Centre des musiques arabes et méditerranéennes (Cmam, Ennejma Ezzahra) et l’établissement national pour la promotion des festivals et manifestations culturelles et artistiques. Cette initiative, a-t-il expliqué, vise à réaliser un audit sur le fonctionnement de ces structures et à identifier les lacunes en vue de les soumettre à examen auprès des parties concernées.

Le ministère, a-t-il ajouté, s’est employé également à améliorer le système d’octroi de subventions destinées à toutes les formes d’expression culturelle et artistique. Dans ce sens, le ministère a oeuvré à la vérification des critères d’octroi de subventions publiques et de la liste des bénéficiaires en vue de consacrer les principes de transparence.
Certaines failles enregistrées par les services du ministère, a précisé le ministre, consistent en des dépassements au niveau des négociations avec les artistes postulant aux festivals internationaux. Il s’est avéré ainsi que la différence entre le montant initial demandé directement par les artistes double sinon triple avec les imprésarios estimant que ces différences dans les montants ont atteint dans certains cas 120 mille dinars.

De son côte, Chawki Tabib, président de l’INLUCC, a mis l’accent sur l’importance de la convention signée entre l’Instance et le ministère, se félicitant du niveau de la coopération établie entre les deux parties, une coopération qui a abouti à plusieurs réalisations dont l’initiative des “ilots d’intégrité” et la création de “l’espace ouvert de gouvernance” entre les services du ministère et l’Instance qui vise essentiellement à la réalisation d’un audit pour examiner les dossiers autour desquels planent des soupçons de corruption.
Il a, par ailleurs, réaffirmé l’importance de doubler le budget du ministère des affaires culturelles pour renforcer ses efforts et ses interventions en matière de lutte conte la corruption.

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Un projet de loi portant sur la lutte contre la discrimination raciale a été adopté mercredi lors d’un conseil de ministres. Ainsi la Tunisie devient le deuxième pays en Afrique après l’Afrique du Sud ayant adopté ce projet de loi, a annoncé jeudi Mehdi Ben Gharbia, ministre chargé des relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et des droits de l’homme.
Dans une déclaration à la presse lors d’un atelier de travail sur le financement des partis politiques, Ben Gharbia a précisé que le gouvernement d’unité nationale a ainsi honoré un engagement formulé par Youssef Chahed, le 26 décembre 2016, à l’occasion de la journée nationale contre la discrimination raciale, en reconnaissant l’existence de telles pratiques discriminatoires en Tunisie. La solution était de trouver les mécanismes de traitement de ce phénomène, à savoir l’adoption d’une loi qui permet de lutter contre la discrimination.

Selon Ben Gharbia, ce projet de loi stipule des sanctions qui seront infligées aux contrevenants, allant de 1 mois jusqu’à une année. Ces sanctions sont doublées quand la victime est un enfant ou en situation vulnérable.
Le projet de loi porte aussi sur des sanctions à l’encontre des personnes morales dont des actes de discrimination commis lors d’un concours de recrutement, a ajouté Ben Gharbia. Une amende est imposée varie entre 5 et 10 mille dinars et une peine de prison allant jusqu’à 3ans de prison quand l’affaire porte sur l’incitation à la discrimination et à la haine.
Ainsi ce projet de loi engagera l’Etat dans l’élaboration de politiques et de stratégies de lutte contre les actes discriminatoires et une politique de sensibilisation dans ce domaine, en plus d’une réflexion sur les moyens de dédommager les victimes et leur offrir une assistance psychologique.

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Un accord de partenariat et de coopération a été signé mardi à Rome entre l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) et son homologue italienne.
Signé conjointement par le président de l’INLUCC, Chawki Tabib et son homologue italien, Rafael Cantone, cet accord vise à favoriser la coopération entre les Instances tunisienne et italienne en matière de mise en application des différents points prévus par la Convention des Nations Unies contre la corruption.
Dans une déclaration à la presse, Chawki Tabib a mis l’accent sur la volonté de la Tunisie de tirer profit de l’expérience avant-gardiste de l’Italie en matière de lutte contre les réseaux de corruption opérant sous forme de bandes organisées.

” L’Agence italienne de lutte contre la corruption est un organisme pionnier dans son domaine. Son efficacité est particulièrement reconnue à l’échelle internationale “, selon un communiqué de l’INLUCC.
Cet accord a été paraphé quelques jours après la signature par l’INLUCC d’un accord similaire avec son homologue française.
La dynamisation des relations avec les pays de l’Union européenne en matière de lutte contre la corruption intervient à la suite de la décision européenne d’inclure la Tunisie dans la liste noire des paradis fiscaux.
La signature de ces accords vient donner ” un signal très fort ” quant à la volonté de la Tunisie d’être agissante en matière de lutte contre la corruption et une preuve supplémentaire que son inscription par l’Union européenne sur la liste noire des pays considérés comme paradis fiscaux n’est qu’une ” injustice criante “, lit-on dans le même communiqué.

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L’attaque du chevalier blanc de la lutte anti-corruption, Chawki Tabib, contre les responsables du ministère des Finances, a été d’une redoutable efficacité. Moins de 24 heures après les missiles balancés sur la forteresse de Ridha Chalghoum, en pleine conférence de presse, ce dernier rend les armes et signe, ce vendredi 22 décembre 2017, un accord de coopération et de partenariat avec l’Instance Nationale de Lutte Contre la Corruption (INLUCC) visant à renforcer la bonne gouvernance et les principes de transparence au sein des structures relevant de ce département. Il n’aura pas fallu beaucoup de temps à celui qui terrorise ces Messieurs/Dames les ministres pour venir à bout des réserves du département des Finances.

Cet accord, paraphé par le ministre en personne et Chawki Tabib président de l’INLUCC, a également pour but de mettre en place des principes d’orientation visant à faire face et à lutter contre la corruption. Autre objectif assigné à cet accord : l’élaboration d’un programme bilatéral de formation dans les domaines de la bonne gouvernance et les règles de prévention des risques de la corruption.
L’accord stipule l’élaboration et la concrétisation de programmes de sensibilisation aux risques de la corruption et leurs impacts sur les structures relevant du ministère des finances. Il s’agit, en outre, d’établir un programme de coopération entre le ministère des finances et le centre des études, de la formation et de l’information au sein de l’INLUCC, en matière de recherches, de publication et d’élaboration d’études, outre la mise en place d’une base de données sur la bonne gouvernance et la transparence.

Le ministre des Finances a indiqué dans une allocution, prononcée à cette occasion, que l’accord permettra de mettre en place un cadre de coopération pérenne avec l’INLUCC, en vue de mettre en place les principes de transparence et d’intégrité dans tous les domaines d’intervention du ministère.
Il a souligné l’importance de cet accord dans le renforcement de l’ouverture des structures du ministère sur les activités de l’INLUCC et la consolidation de ses capacités à identifier les dangers de la corruption, le cadre légal y afférent en Tunisie ainsi que les normes internationales et la manière de les mettre à profit.
Chalghoum a fait remarquer que la concrétisation des principes d’intégrité et de transparence permettra au fonctionnaire de travailler dans un climat sain.
Il a ajouté que tous les Etats ont convenu que la corruption est une affaire qui impacte l’économie dans plusieurs pays, précisant que le coût annuel des pots-de-vin qui constitue l’une des formes de la corruption oscille entre 1,5 et 2 trillions de dollars, soit 2% du total du Produit intérieur mondial.

De son côté Tabib a indiqué que le ministère des Finances est le 13ème ministère à avoir conclu un accord de coopération avec l’Instance.
Cet accord de coopération est une concrétisation de la stratégie nationale de lutte contre la corruption signée par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, le 9 décembre 2016.
Et d’avancer que le ministère des Finances et les administrations y afférentes comptent parmi les principaux ministères dans l’action pour lutter contre la corruption et l’instauration des principes d’intégrité ainsi que des règles de bonne gestion, soulignant que le régime fiscal tunisien nécessite d’être réformé et modernisé pour une plus grande équité fiscale.

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L’Etat n’a plus la main sur les biens des hommes d’affaires Sahbi Saâdallah, Néjib Ben Ismaïl, Mohamed Fekih et Fathi Jenayah, saisis dans le cadre de la lutte contre la corruption. Ainsi en a décidé le tribunal administratif, a déclaré ce vendredi 22 décembre, sur Mosaïque FM, le député de Nidaa Tounes Mohamed Fadhel Ben Omrane

«Le tribunal est d’avis que la commission de confiscation des biens n’a pas agi dans le cadre de la loi», les décisions qui en découlent sont donc nulles et non avenues.

L’élu s’en est ensuite pris à la pléthore «de conseillers du chef du gouvernement, de ministres spécialisés en droit et aux services du conseiller des affaires juridiques”, incapables, selon lui, “de monter convenablement un bon dossier», ce qui ne colle pas avec les efforts de Youssef Chahed depuis mai 2017 pour en finir avec la corruption dans le pays…

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Dans un contexte de souffrance humaine intense, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM) unissent leurs efforts pour atténuer certains des effets du conflit dans le Grand Kasaï, en République démocratique du Congo. Les deux agences des Nations Unies peuvent compter sur un financement de 10 millions de dollars du gouvernement belge pour améliorer l’accès à la nourriture de plus de 100 000 personnes. Quelque 18 000 ménages – déplacés, rapatriés ou familles d’accueil – en bénéficieront.

«Grâce à cette importante contribution, nous sommes en mesure de redoubler d’efforts et de travailler ensemble en étroite collaboration pour empêcher les populations, et notamment les enfants, de mourir de faim et de malnutrition», a déclaré M. Alexis Bonte, Représentant de la FAO par intérim.

« Ces interventions protégeront non seulement les personnes vulnérables, mais aideront aussi à relancer la production agricole et renforceront la cohésion sociale dans les communautés touchées par la crise », a souligné, de son côté, M. Claude Jibidar, Représentant du PAM en RDC.

Dans le cadre du projet, le PAM distribuera de la farine de maïs enrichie, des légumineuses, de l’huile végétale enrichie et du sel iodé, ainsi que de l’argent. Les enfants âgés de 6 à 59 mois, ainsi que les femmes enceintes et allaitantes, seront pris en charge pendant trois mois avec des suppléments nutritifs spéciaux. Pour sa part, la FAO fournira des kits pour cultiver des légumes – houe, râteau, pelle, arrosoir, semences de légumes et de fruits – qui permettront à chaque famille de manger à sa faim pendant deux mois et de vendre le surplus.

Le projet prévoit des formations en élevage de cochons d’Inde comme source de protéines et en traitement et commercialisation du bambou comme bois de chauffage, ustensiles de cuisine, paniers, canoës, matériel de pêche et clôtures. Les jardins potagers à proximité des centres de santé et des associations de femmes fourniront, quant à eux, des micronutriments, tels que le fer et le zinc, aux enfants souffrant de malnutrition et aux femmes enceintes et allaitantes.

L’initiative conjointe s’effectuera en partenariat avec le Ministère de l’agriculture de la RDC et des ONG locales. Mais, bien qu’elle arrive à point nommé, elle ne saurait répondre toute seule à l’immensité des besoins humanitaires.

Le conflit au Kasaï, anciennement une région productrice de maïs, a forcé un million de personnes à quitter leurs foyers et à abandonner leurs terres. Quelque 3,2 millions de personnes souffrent actuellement de faim aiguë et la malnutrition infantile est largement répandue.

La tragédie endurée par le peuple congolais exige une plus grande solidarité. La FAO et le PAM plaident en faveur d’un financement considérablement accru pour répondre aux besoins. Surtout, les deux agences appellent à une paix durable qui permette à tout un chacun de produire sa propre nourriture, de reconstruire ses moyens d’existence et d’espérer en un avenir meilleur et prospère.

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C’est sans doute un tournant dans le combat contre la secte islamiste Boko Haram, que rien ne semblait pouvoir stopper jusqu’ici. Les gouverneurs de la première puissance économique et premier producteur de pétrole du continent se sont mis d’accord pour réserver un montant de 1 milliard de dollars à la lutte contre le groupe djihadiste, rapporte l’agence Reuters. Des cadres militaires n’ont cessé se plaindre du fait que les troupes dépêchées sur le front pour ferrailler contre Boko Haram soient sous-équipées. Le problème devrait donc être réglé, en principe.

Ce pactole sera prélevé dans un compte spécial où sont virés les revenus excédentaires de la commercialisation du pétrole brut. Le montant global est évalué à 2,3 milliards de dollars, d’après les autorités.

A noter que cela fait 9 ans que le Nord-est du Nigeria est ensanglanté par les incursions de Boko Haram, l’armée étant incapable de protéger les civils. A cela s’ajoutent des détournements, par des fonctionnaires, de fonds dédiés à l’aide de 8,5 millions de personnes qui tout perdu dans la région, contraintes de fuir les assaut meurtriers des djihadistes.
En octobre dernier, le président Muhammadu Buhari a même viré le plus haut responsable du pays, qui était accusé d’avoir encaissé des pots-de-vin et d’avoir falsifié les montants des contrats dans certains projets d’aide aux populations sinistrées.

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Un protocole d’accord sur la prévention des risques de corruption a été signé jeudi à Paris entre l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) et l’Agence française anti-corruption (AFA).
Signé par le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption, Chawki Tabib et le directeur de l’Agence française anti-corruption, Charles Duchaine, ” cet accord de coopération permettra de faciliter l’échange d’informations, d’expériences et de bonnes pratiques “, selon un communiqué l’agence française.
L’INLUCC et l’AFA ont convenu ” d’échanger toutes informations pertinentes, en tant que de besoin et dans le respect de leurs attributions respectives ” et de ” se prêter mutuellement assistance, notamment pour la réalisation d’objectifs ou le traitement de cas d’intérêt commun “.
” Je salue la signature de cet accord qui matérialise la volonté de nos deux pays de renforcer la coopération en matière de prévention des atteintes à la probité “, s’est réjoui Charles Duchaine, directeur de l’AFA, cité dans le communiqué.
Pour sa part, Chawki Tabib, président de l’INLUCC, a souligné que l’accord ” pose les jalons d’une coopération tuniso-française ” qu’il ” espère des plus efficaces en matière de lutte contre la corruption “.

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L’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) a attribué, samedi, dans le cadre des travaux du 2e congrès national de lutte contre la corruption, des prix au meilleur projet de la société civile dans les régions, à la meilleure investigation sur la corruption et au meilleur court-métrage amateur sur la thématique de la lutte contre la corruption.
Le prix du meilleur court-métrage amateur sur la thématique de la lutte contre la corruption est revenu au réalisateur Mehdi Kaaniche pour son film “Jazeera Fel Mazad” (Une île aux enchères).
Le prix de la meilleure investigation sur la corruption a été attribué, ex aequo, au site électronique d’investigation “Inkyfada” pour son article d’investigation “Panama Papers, plongée dans le monde de la finance offshore” et à la journaliste Meriem Nasri pour son investigation sur la corruption au niveau des frontières tuniso-libyennes ( “الساتر” عن خبايا الفساد على الحدود التونسية الليبية ).
Le prix du meilleur projet de la société civile a, quant à lui, été décerné, ex aequo, au projet “Watani Amana” (Ma patrie, mon devoir) de l’association “Joussour Al-Mouwatna” et au projet “Jeunes contre la corruption” de l’association “Enfants et jeunes” de Kairouan.

Participent à ce congrès de deux jours (8 et 9 décembre 2017) des délégations de plusieurs pays dont l’Indonésie, le Palestine, la Roumanie, l’Egypte et le Maroc ainsi que des activistes de la société civile de toutes les régions de la Tunisie et des ambassadeurs et des responsables des différents établissements tunisiens concernés. Ce congrès est organisé avec l’appui de l’Agence Coréenne de Coopération Internationale (KOICA) et du Projet des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Il a pour but de faire le point sur la première année de mise en œuvre de la stratégie nationale de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption et de son plan opérationnel (2017-2018) adoptés le 9 décembre 2016 ainsi que la présentation des résultats et des avancées réalisés au niveau des îlots d’intégrité (Santé, Douane, Municipalité et Police). Une exposition de la société civile accompagne les travaux de ce congrès.

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Des conventions de partenariat ont été signées, samedi, entre l’Instance Nationale de Lutte contre la Corruption (INLUCC) et des ministères lors des travaux de la deuxième journée du deuxième congrès national de lutte contre la corruption.
Les conventions ont été signées entre l’instance et le ministère de la formation professionnelle et de l’emploi, le ministère de l’Energie, des mines et des énergies renouvelables, le ministère de l’Equipement, l’Habitat et l’aménagement du territoire, le ministère du tourisme et de l’Artisanat et le ministère de la femme, de la famille et de l’enfance et la commune de Tunis.
L’instance a également signé une convention avec la commission d’Eradication de la Corruption KPK indonésienne.
“D’autres conventions seront signées prochainement avec le ministère de l’Intérieur, le ministère des Finances, le ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale et le ministère des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières”, a assuré le président de l’INLUCC, Chawki Tabib, lors de son intervention.
Ces accords s’inscrivent dans le cadre d’une démarche participative adoptée par l’instance depuis la ratification de la stratégie nationale de lutte contre la Corruption, le 09 décembre 2016. Ils permettront une meilleure ouverture de l’instance sur l’environnement académique et culturel“, a-t-il précisé, ajoutant que “la signature de ces conventions permettra également de généraliser les ilots d’intégrité dans les différents secteurs“.
Chawki Tabib a fait observer que les conventions signées, l’année dernière, avec des ministères dont ceux de la Santé et de l’Intérieur, ont permis de réaliser des avancées considérables dans la lutte contre la corruption dans ces domaines. Selon lui, la collaboration avec ces départements a permis de doubler le nombre de dossiers transférés à la Justice en 2017.

Pour rappel, Tabib avait publiquement désigné les ministères qui jusqu’ici trainaient les pieds pour transmettre des dossiers. Il semble que son coup de semonce ait fait de l’effet. A moins que ce soit leur patron, Youssef Chahed, qui les a secoués, ne serait-ce que pour donner plus de crédibilité à son combat contre la corruption lequel lui a valu une popularité inégalée auprès de l’opinion publique.

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Radhouane Dakhli, président du projet de développement et d’innovation technologique auprès de la Société Tunisienne de l’électricité et du Gaz (STEG), a confirmé sur Mosaïque FM que la STEG va installer des compteurs intelligents pour lutter contre la fraude.

Dakhli a souligné que cela s’inscrit dans la mise en place du réseau intelligent qui a pour objectifs l’intégration des énergies renouvelables et l’amélioration de la relation avec les clients.

Il a ajouté que ces compteurs intelligents permettront aux clients de surveiller leur consommation en toute transparence.

Et d’affirmer que 400 mille compteurs seront dans un premier temps installés dans des entreprises économiques à Sfax en 2018, avant d’être généralisés à partir de 2020.

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Le ministère de la santé a annoncé la mise en place d’une nouvelle stratégie de prévention de la transmission du VIH-Sida de la mère à l’enfant

Plus de quatre décennies après le début de l’épidémie de VIH, quatre enfants sur cinq vivant avec le VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre ne reçoivent toujours pas de traitement antirétroviral et les décès liés au sida chez les adolescents âgés de 15 à 19 ans sont en hausse, selon un nouveau rapport publié aujourd’hui.

Tout en reconnaissant les progrès accomplis dans plusieurs domaines, le rapport intitulé « Accélérer la Cadence : Vers une génération sans sida en Afrique de l’Ouest et Centrale », publié conjointement par l’UNICEF et l’ONUSIDA, montre que l’Afrique de l’Ouest et du Centre est à la traîne sur la majorité des indicateurs en matière de prévention du VIH et des programmes de traitement et de soins pour les enfants et les adolescents. En 2016, environ 60 000 enfants ont été nouvellement infectés par le VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre.

« Il est tragique que tant d’enfants et d’adolescents ne reçoivent pas les traitements dont ils ont besoin, simplement parce qu’ils n’ont pas été testés », a déclaré Marie-Pierre Poirier, directrice régionale de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. « Nous devons mieux utiliser les innovations pour accroître le diagnostic précoce et améliorer l’accès au traitement du VIH et aux soins pour les enfants. Par exemple, la technologie de diagnostic au point de service rapproche les tests de l’endroit où les enfants fréquentent les services de santé et l’autotest peut être une bonne option pour les adolescents qui peuvent être plus à l’aise avec cela ».

La couverture en matière de thérapies antirétrovirales vitales chez les enfants vivant avec le VIH dans la région est la plus faible au monde car de nombreux pays ont une capacité limitée à effectuer les tests nécessaires au diagnostic précoce du VIH chez les nourrissons. Sans connaître le statut VIH d’un enfant, sa famille est moins susceptible de rechercher le traitement qui pourrait prévenir la tragédie de la mort d’un enfant de maladies liées au sida.

La situation est pire chez les adolescents. Le nombre annuel de nouvelles infections par le VIH chez les 15-19 ans dans la région dépasse maintenant celui des enfants âgés de 0 à 14 ans. Ces nouvelles infections surviennent principalement par contact sexuel non protégé et chez les adolescentes. Tout aussi préoccupant, selon le rapport, est que l’Afrique de l’Ouest et du Centre a enregistré une augmentation de 35 pour cent du nombre annuel de décès liés au sida parmi les adolescents âgés de 15 à 19 ans – le seul groupe d’âge pour lequel les décès liés au sida ont augmenté entre 2010 et 2016.

Alors que la population des jeunes de la région devrait augmenter considérablement au cours des prochaines décennies, en particulier dans des pays comme la République démocratique du Congo et le Nigéria, il est probable que le nombre d’enfants et d’adolescents infectés par le VIH et mourant de causes liées au sida va rester élevé, à moins que la réponse au VIH – à la fois la prévention et le traitement – ne s’améliore considérablement.

Le rapport souligne que les 24 pays qui composent la région Afrique de l’Ouest et du Centre abritent 25 pour cent des enfants âgés de 0 à 14 ans vivant avec le VIH dans le monde.

« Les dirigeants de la région ont approuvé un plan de rattrapage visant à tripler le nombre de personnes sous traitement dans la région – y compris les enfants – d’ici la fin 2018, le problème clé est maintenant d’accélérer sa mise en œuvre », a déclaré Luiz Loures, Directeur exécutif adjoint de l’ONUSIDA. « Les pays devraient d’urgence mettre en place des stratégies plus efficaces pour le diagnostic précoce du VIH chez les nourrissons, et commencer à réduire les inégalités dans l’accès des enfants au traitement. »

Le rapport propose des stratégies clés qui permettront aux pays d’accélérer les progrès dans la lutte contre la propagation de la maladie. Celles-ci incluent :

1. Une réponse différenciée au VIH axée sur des contextes épidémiologiques et locaux uniques dans chaque pays et communauté.
2. L’intégration des services liés au VIH dans les principaux services sociaux, y compris la santé, l’éducation et la protection.
3. L’appropriation communautaire et la gouvernance locale de la riposte au VIH, y compris le travail avec les familles, mieux placées pour aider à réduire la stigmatisation, accéder à la prévention et au traitement.
4. Investir dans les innovations pour éliminer les obstacles à la mise à l’échelle, y compris les nouvelles approches diagnostiques et biomédicales telles que le diagnostic au point de service, l’autotest VIH et la prophylaxie pré-exposition.

L’UNICEF a annoncé la semaine dernière que, au rythme actuel des progrès, les objectifs d’accélération accrue pour en finir avec le sida chez les enfants ne seraient pas atteints.

Les faits clés du rapport :

  • La prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant a été multipliée par 2,5 entre 2010 et 2016 (de 21 à 49 pour cent), certains pays comme le Bénin, le Burkina Faso et le Cap Vert fournissant maintenant ces services à plus de 80 pour cent des femmes enceintes vivant avec le VIH.
  • L’Afrique de l’Ouest et du Centre a la couverture de traitement antirétroviral pédiatrique la plus faible au monde, avec seulement 21 pour cent des 540 000 enfants (0-14 ans) vivant avec le VIH sous traitement antirétroviral en 2016 – contre 43 pour cent dans le monde.
  • Aujourd’hui, l’Afrique de l’Ouest et du Centre représente 37 pour cent des décès liés au sida chez les enfants dans le monde : environ 43 000 décès liés au sida sont survenus chez les enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre en 2016, soit 31 pour cent de moins qu’en 2010.
  • Il y avait 62 000 adolescents (15-19 ans) nouvellement infectés par le VIH en 2016, un nombre inchangé par rapport à 2010.
  • Les adolescentes et les jeunes femmes continuent d’être les plus touchées, les femmes représentant près de trois adolescents sur cinq âgés de 10 à 19 ans vivant avec le VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre.

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Cela fait plusieurs mois que dure le combat de Youssef Chahed contre la corruption. Beaucoup ont été mis aux arrêts, certains ont été relâchés, mais aucun n’a été condamné. Cela est normal dans un pays où aucune des personnes arrêtées dans le cadre des attentats de Tunis, du Bardo, de Sousse, ou encore dans les assassinats de Chokri Belaid et de Mohamed Brahmi n’a été condamnée. C’est aussi le pays où il est plus facile de constituer une commission d’enquête que d’en donner, même les premiers signes d’un quelconque rapport.

Le seul résultat tangible, pour l’instant, de cette campagne est la montée de la popularité de Youssef Chahed. En janvier 2017, ils étaient 66,1% à se déclarer contents du rendement du chef du gouvernement. Le 23 mai 2017, six hommes d’affaires connus sont mis aux arrêts et cinq autres individus soupçonnés de corruption et de vouloir porter atteinte à la sûreté nationale ont été arrêtés. Un mois plus tard, en juillet 2017, ce sont 80,2 % des Tunisiens qui se déclarent contents du rendement de Youssef Chahed. Le taux de satisfaction suivra par la suite les évolutions de sa campagne. 81,7 % en août 2017 et 79,3 % en septembre.

Mais YC n’est pas le seul à devoir son aura à la lutte contre la corruption. C’est le cas aussi de Chawki Tabib. Ancien avocat et un temps bâtonnier, l’actuel président l’INLUCC est désormais le «Monsieur-Propre», l’homme qui fait peur et le juriste dont les dossiers sont comme le détergent et même comparables à un «Anti-Cal». Une Instance dont le dernier rapport de 379 pages comporte 40 fois le titre de «ministre». Un «livre noir» de la corruption où 21 % des plaintes concernent des ministères et qui détaille 9.027 plaintes pour corruption, dont 958 transmises par la présidence du gouvernement, 140 concernant des marchés publics et 1.789 plaintes pour corruption financière et crimes économiques (50 % des plaintes).

A chaque nouveau gouvernement, ce sont soit de nouvelles déclarations de Tabib, soit des annonces de nouvelles convocations de responsables tunisiens, parfois dans de vieilles affaires. Le juge d’instruction du pôle judiciaire économique vient par exemple ce mardi 28 novembre 2017 de se saisir d’une affaire contre l’actuel ambassadeur de Tunisie en France et ancien ministre de l’Industrie Abdelaziz Rassaa, la même affaire pour laquelle a été convoqué l’actuel ministre des énergies Energie et des Mines et des énergies renouvelables, Khaled Kaddour, ainsi qu’un certain nombre de cadres et fonctionnaires de l’Etat. Avant lui, il y avait eu l’affaire de Fadhel Abdelkefi. Cela, sans oublier les ministres, anciens ministres évoqués dans le dernier rapport de l’INLUCC.

Toutes ces affaires, qui n’en finissent pas, qui sortent au compte-gouttes, des années après leur dépôt et qui ne semblent pas se résoudre de manière définitive, et les autres qu’évoquent presque quotidiennement les médias, touchant un ministre par-là ou un député par-ci, interviennent dans une conjoncture où la transition politique n’en finit pas d’être chaque fois remise en cause et dans un pays secoué par une crise économique qui dure depuis bientôt sept ans.

Des affaires qui entament sérieusement la confiance de la population, dans toutes les institutions, dans les responsables, politiques et administratifs, et dans le processus démocratique tunisien dans son ensemble. Une perte de confiance qui augmente les rumeurs, fissure à chaque fois le semblant de stabilité politique, pourtant indispensable pour la reconstruction économique.

Depuis sept ans, tous accusent tous de corruption en Tunisie, désormais presque dans l’indifférence générale et éliminent de fait tout espoir de rebondir et d’amener le pays vers une sortie et vers des rives, politiques et économiques, plus sereines.

Indéniablement, avec la guerre contre la corruption, un fléau dont tout le pays semble porter les gènes, un virus dont tout Tunisien serait porteur saint, Youssef Chahed n’aurait fait qu’ouvrir la boîte de Pandore à tous les maux, politiques, économiques et sociaux. Sans le vouloir, le chef du gouvernement tunisien aura donné le premier coup de pioche qui finira par détruire toute confiance du peuple, à qui il croyait certainement faire plaisir et aller dans le sens de ses désirs en ouvrant ce dossier.

Il n’est pas question ici de demander l’arrêt de cette guerre, cela bien qu’elle ait été engagée dans de mauvaises conditions, surtout médiatiques, et avec les mauvaises armes, législatives et juridiques. Le propos est plutôt ici d’attirer l’attention sur la nécessité d’essayer désormais de faire en sorte que la boîte de Pandore ne reste pas entre les mains des «enfants», les manipulateurs et les joueurs virtuels et de maîtriser les démons libérés pour que cette peste ne frappe pas les fondements et les fondamentaux de l’Etat.

Khaled Boumiza

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