AccueilActualités - Tunisie : Actualités en temps réelTunisie-Daech : « Nous devons coopérer avant que le bateau coule »,...

Tunisie-Daech : « Nous devons coopérer avant que le bateau coule », avertit Farhat Horchani

Les pays d’Afrique du Nord devraient  coopérer  davantage pour empêcher les combattants de Daech qui fuient leur bastion libyen de Syrte de retourner dans leur pays d’origine et d’y causer des ennuis, a réclamé mardi  le ministre tunisien de la Défense, Farhat Horchani.

La Tunisie, dont  près de 4.000  ressortissants ont rejoint les  groupes extrémistes, craint que beaucoup d’entre eux soient de retour dans le pays et puissent  se livrer à des actes terroristes sur son territoire.

« Le danger est réel. Ceux qui quittent Syrte mettent le cap sur le Sud pour finalement rejoindre Boko Haram, mais certains vont également vers l’Ouest, a déclaré le ministre tunisien aux journalistes en marge d’une réunion des ministres de la défense et de responsables militaires à Paris.

« Il n’existe pas une stratégie régionale. Les pays voisins gèrent au jour le jour à la sécurité  et question militaire … mais alors qu’il  y a des lois contre terrorisme, vous avez besoin d’apporter la preuve qu’un jeune individu se trouvait  dans un camp de terroristes ou se battait aux côtés  des groupes extrémistes », a-t-il souligné.

La coopération internationale est « pas à la hauteur du danger », a-t-il ajouté. « Nous vivons dans des  moments décisifs. Les menaces mettent en danger toute la région. Nous devons coopérer avant que le bateau coule. »

Son homologue français Jean-Yves Le Drian, a, de son côté,  mis en garde lundi contre un risque d’éparpillement des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) vers la Tunisie ou l’Egypte, une fois qu’ils seront chassés de leurs places fortes en Libye.

Il nous faut commencer à appréhender sérieusement la question de l’éparpillement des terroristes, une fois Syrte, peut-être demain Benghazi reprises aux jihadistes, a souligné le ministre Français qui a déploré que les pays voisins de la Libye, y compris la France et l’Italie, ne se concertent pas face à cette menace. Je trouve dommage, peut-être y a-t-il des raisons politiques qui l’empêchent, que l’ensemble des Etats voisins de la Libye ne se soient pas réunis, y compris nous, pour réfléchir à la question de l’éparpillement des terroristes une fois leur places fortes prises, a-t-il dit.dit la propagation de militants au-delà de la Libye devait être traitée et un plan mis en place.

« Ils ne disparaissent pas si il y a un risque nouveau là et seule une véritable coopération entre tous les pays voisins nous permettra de faire face à cette menace», a déclaré Le Drian.

- Publicité-

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Réseaux Sociaux

108,654FansJ'aime
480,852SuiveursSuivre
5,017SuiveursSuivre
624AbonnésS'abonner
- Publicité -