Une étude espagnole effectuée récemment par des experts et des chercheurs a révélé que la région du Maghreb est devenue une plate-forme à partir de laquelle des milliers de combattants rejoignent les rangs des groupes terroristes en Syrie et en Irak.
L’étude a démontré qu’environ 15 000 combattants étrangers avaient rejoint les groupes armés en Syrie depuis 2011 dont2400 venus de Tunisie, 1 200 extrémistes marocains, et 1000 algériens. La grande majorité de ces «combattants» qui se sont rendus en Syrie rejoignent maintenant l’Etat islamique en Irak et au Levant, EIIL, selon l’étude.
Dans ce cadre, le professeur de relations internationales à l’Université internationale espagnole, Carlos Echeverría, a mis l’accent sur la présence d’environ 12 000 terroristes dans les rangs de l’État islamique dont 3.000 combattants venus d’Europe, précisant que ces djihadistes étrangers sont bien placés dans l’organigramme des organisations terroristes en Syrie et l’Irak et également ailleurs dans d’autres zones chaudes. Il prévoit que ces djihadistes peuvent orienter la stratégie de la nébuleuse terroriste mondiale et l’amener à prendre des décisions et l’exécution d’attaques terroristes ciblant directement l’Europe et l’Afrique du Nord.
La même source a indiqué que le retour de ces combattants en Afrique du Nord posera problème à l’Espagne et toute l’Europe en général.








