L’armée syrienne s’est emparée dimanche de la ville d’Al-Qaryatayn, l’un des derniers fiefs du groupe jihadiste Etat islamique (EI) dans le centre du pays, a rapporté la télévision d’Etat.
De son côté, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a indiqué que les forces du régime de Bachar al-Assad avaient pris le contrôle de « plus de la moitié de la ville » mais que « de violents combats se poursuivaient contre l’EI dans l’est et le sud-est » d’Al-Qaryatayn.
Selon la télévision d’Etat, « l’armée, en coopération avec les forces supplétives, rétablit la sécurité dans la totalité de la ville d’Al-Qaryatayn après y avoir écrasé les derniers rassemblements des terroristes de Daech (acronyme arabe de l’EI) ».
Il y a près d’un mois, les troupes du régime avaient lancé une offensive pour reprendre Palmyre et Al-Qaryatayn, toutes deux situées dans la province centrale de Homs. La cité antique a été reprise le 27 mars.
« Il ne restera à l’EI dans la province de Homs que le fief de Sokhné, à 70 km au nord-est de Palmyre », a expliqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH, une ONG qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie.
La prise d’Al-Qaryatayn, située à 120 km au sud-ouest de Palmyre, permettrait de sécuriser la cité antique et d’empêcher un retour des jihadistes qui y avaient détruit des trésors archéologiques et exécuté 280 personnes en 10 mois de présence.
« La reprise d’Al-Qaryatayn permettrait également à l’armée de reprendre la totalité de la badiya (désert syrien) » qui mène jusqu’à la frontière irakienne, contrôlée en majorité par l’EI, selon Abdel Rahmane.








