Les autorités tchadiennes ont toutes les raisons de se frotter les mains. En effet la grand-messe des bailleurs de fonds à Paris les les 7 et 8 septembre 2017, à l’initiative de l’Etat tchadien, est allée au-delà de leurs espérances : 18 milliards de dollars (environ 10 000 milliards FCFA) de promesses de financement, alors que le gouvernement tablait sur 6,74 milliards $ (à peu près 3710,88 milliards FCFA). Cela donne des ailes au Programme national de développement (PND) 2017-2021 !
L’information a été livrée par un communiqué préliminaire de la Présidence de la République tchadienne, rapporte l’Agence Ecofin. Rien pour le moment sur les détails de cette affaire.
Ce qu’on sait c’est que le coût du déploiement du PND 2017-2021 est évalué à 5538,23 milliards FCFA (environ 10 milliards $). L’Etat tchadien va décaisser 618 milliards FCFA, soit 11% du budget global. Le gouvernement avait fixé à 1208 milliards FCFA (environ 2,2 milliards $), 22% du volume total, la part des investisseurs étrangers, un pactole déjà garanti, dit-on, avant la table ronde de Paris.
Le PND entre dans le cadre de «La Vision 2030, le Tchad que nous voulons», une stratégie impulsée par le président Idriss Déby Itno pour faire du pays un pays émergent qui pèse dans la région à l’horizon 2030. Le Tchad est déjà une puissance militaire qui compte dans cette partie du continent, notamment grâce à son efficacité dans le combat contre les terroristes de Boko Haram. Reste à faire des pas importants sur le plan économique. Le PND, théoriquement, lui en donne les moyens, avec 4 orientations fortes : la consolidation de l’unité nationale, celle de la bonne gouvernance et de l’Etat de droit, l’essor d’une économie diversifiée et compétitive, et enfin des bonds en avant dans la qualité de vie des citoyens…








