AccueilLa UNEA couteaux tirés !

A couteaux tirés !

Triste « Aïd el- Fitr » pour la Tunisie. Des incendies à répétition, aux multiples « fuites » organisées de manifestement anciennes écoutes téléphoniques choisies de l’ancienne  directrice  de cabinet du chef de tout l’Etat tunisien, qui donnent une piètre image de Kais Saïed, la célébration rituelle de la fin du mois de jeûne en Tunisie n’a pas été d’une joie débordante. Le tout, fait sur les réseaux sociaux, qui mettent chaque fois à mal par de nouvelles fuites sonores les démentis de Nadia Akacha désormais installée en France selon ce qu’elle dit dans l’une de ces fuites.

–          Internet, l’arme à double tranchant

« Internet est la première chose que l’humanité a construite, et que l’humanité ne comprend pas. La plus grande expérience d’anarchie que nous ayons jamais eue », disait le PDG de Google de 2001 à 2011 Eric Schmidt. Ne communiquant, lui-même, qu’à travers Internet et le principal réseau social qu’est fb, c’est par ce biais que ses adversaires ont choisi de combattre Kais Saïed.

Et on découvre, ainsi, de la bouche d’une ancienne responsable au palais de tous les pouvoirs et « courue par l’étranger », un chef d’Etat « baise-épaule » en signe de soumission au président français. Un chef d’Etat qui serait malade, on ne sait de quoi, et « en déni de sa pathologie et qui va mal sur le plan psychologique ». Un chef d’Etat qui se ferait railler par  l’ambassade américaine. « Le pauvre Blome. On se regardait tous les deux indisposés », racontait Nadia Akacha en riant aux éclats, et  consolait le diplomate  en sortant, lui conseillant de ne pas le calculer ou lui en tenir rigueur, et « il me dit oui je le connais », racontait-elle de la réaction de l’ambassadeur américain en Tunisie, qui « me faisait de la peine » et que Saïed allait déclarer « persona non grata, si je ne l’en avais pas dissuadé au bureau », disait encore l’ancienne directrice de cabinet de Kais Saïed en moquant les positions de son patron.

–          Une image destructrice pour l’économie

Piètre image de tout un Etat tunisien, y compris elle-même en tant que cheffe de cabinet théoriquement tenue à l’obligation de réserve, avec des  communications fuitées (par qui et à quelle fin ?) étalées sur la place publique. Un Etat, qui vit financièrement au jour le jour, économiquement au rythme des augmentations des produits de base (blé, farine et pétrole), et à la seule cadence des invectives du chef de tout l’Etat contre ses adversaires de tous genres, et ses décisions unilatérales sur la chose publique. Une image, qui n’arrangera pas ses efforts pour relancer une économie, sous perfusion et qui s’essouffle. Une République aux lauriers révolutionnaires fanés et dont le jasmin pourrit depuis dix ans, qui essaie de retrouver des investisseurs et des touristes, dans une atmosphère politique pestilentielle, et dont l’image désormais exportée sur Internet n’aide guère à réussir ces challenges.

–          Silence, il tourne ses propres vidéos

En attendant, ministère de l’Intérieur et présidence de la République se murent dans le silence face aux fuites sonores qui semblent laisser froids des Tunisiens qui inondent leurs messageries de vœux pour l’Aïd el-Fitr. Imperturbable comme un autiste politique, droit dans ses bottes de chef de tout l’Etat, et insensible à toutes les critiques locales et étrangères, Kais Saïed ne déroge pas à son habitude de justifier sa propre feuille de route, écorchant au passage ses détracteurs, et égrainant les décisions qui devraient l’amener à la 3ème République de ses vœux et celle de ses gueux, et répétant à satiété ses propres conditions à tout dialogue. « Je rappelle mes trois non : pas de dialogue, pas de reconnaissance et pas de réconciliation qu’avec les patriotes sincères », insiste Kais Saïed qui a sa propre définition du dialogue, et des patriotes sincères. Comme pour les autres, son dernier discours n’a pas soulevé de levée de boucliers. Sur Internet, désormais outil de gouvernance par excellence pour Saïed, le peuple reste versé dans les vœux de bon Aïd, et très peu soucieux des menaces sur la liberté d’expression.

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1 COMMENTAIRE

  1. Cette femme Akacha est très ingrates, irresponsable de ses actes qui font mal à la Tunisie, il faut arrêter ses commentaires fuités et le peuple tunisien mérite mieux que cela. Nos soucis, ce n’est pas ce que raconte Akacha fuité, notre préoccupation majeur c’est le travail, le développement et la création de la richesse. Il faut s’unir pour contrer cet esprit de sous développement et éradiquer la pauvreté. Le Président doit avancer et le gouvernement doit travailler davantage pour promouvoir l’investissement et créer les emplois d’avenir.

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