AccueilLa UNEAli Laarayedh à’’ Acharq Al Awsat’’ : Fermeté envers tout dépassement ,...

Ali Laarayedh à’’ Acharq Al Awsat’’ : Fermeté envers tout dépassement , et restauration de l’autorité de l’Etat

Dans une interview au journal  » Acharq Al Awsat », paraissant à Londres, le nouveau chef du gouvernement, Ali Laarayedh a marqué sa détermination à faire preuve de fermeté envers toute forme de dépassement, qu’il soit individuel ou collectif.

Bien qu’il ait relevé des progrès en matière de sécurité et dans la capacité d’agir de l’institution sécuritaire, le chef du gouvernement reconnaît que le climat social et sécuritaire demeure instable.

Il a, à cet effet, affiché sa volonté de sévir contre tout dépassement, et avancer à grands pas pour mettre la loi au-dessus de tout et de tous , et affirmer l’autorité de l’Etat , garante de la dignité du citoyen .

Il a avoué s’attendre à des obstacles sur le chemin de la réalisation de ces objectifs, surtout de la part des défenseurs des droits de l’homme qui entravent le travail des forces de sécurité et celui de la justice.

Les problèmes du ministère de l’Intérieur, Ali Laarayedh , les situe , dans le manque de moyens dont une partie significative a été détruite , pendant la Révolution . Des moyens ont été mobilisés par le biais du budget de l’Etat, ou grâce aux aides fournies par les pays frères et amis, et permis de combler ce manque et les lacunes constatées, mais ce potentiel reste toujours en deçà de ce qu’exige la situation.

Le ministère peine à rentrer dans les grâces du citoyen et l’opinion publique, malgré les efforts déployés pour œuvrer dans la transparence et le respect du droit. Ali Larrayedh relève une sorte de schizophrénie chez le Tunisien qui veut jouir d’une liberté sans entraves, et en même temps exiger l’application de la loi, dès lors que l’on touche à sa liberté : Il coupe la route et s’indigne lorsqu’un sit-in l’empêche d’aller à son travail.

Ali Laarayedh n’omet pas de constater que le ministère de l’Intérieur a mauvaise presse . Il reconnaît aussi que le département a été utilisé à mauvais escient par l’ancien régime, et se voit aujourd’hui handicapé, à tel point qu’il est impossible aux agents de prendre une initiative. Ils sont pris à partie et agressés, eux et leurs familles, au moment où l’opinion publique et les médias les présentent comme agresseurs.

Ali Laarayedh met à la tête de l’agenda de son Gouvernement l’instauration d’un climat de sécurité , dans lequel la loi est scrupuleusement appliquée , et l’autorité de l’Etat reconnue de tous , et ce , dans le respect des libertés publiques et des droits de l’homme .

L’établissement d’un calendrier politique clair, permettant aux partis politiques et aux associations d’être édifiés sur le cap pris par le pays, est une mission essentielle du nouveau Gouvernement, de concert avec l’Assemblée Nationale Constituante (ANC) . Le chef du Gouvernement exprime l’espoir de passer la main à un nouveau Gouvernement avant la fin de l’année courante.

La 3ème mission du Gouvernement, c’est la relance économique et l’encouragement de l’investissement, autant de chantiers qui sont de nature à réfléchir une image idoine du pays, aussi bien à l’intérieur qu’à l’étranger.

La justice transitionnelle acquiert une importance capitale, du fait qu’elle ouvrira la porte au traitement des dossiers épineux du passé, à savoir la répression et la corruption.

Abordant le sujet de l’armée et le rôle sécuritaire très important qu’elle n’a cessé de jouer depuis la Révolution, à différentes étapes et périodes, en évitant des boucheries et des violences, il a affirmé que les Tunisiens ont une très haute opinion de l’institution militaire qui représente la soupape de sécurité du pays.

Il a estimé naturel que l’armée renoue avec sa mission essentielle de surveillance des frontières , et se consacre à relever le niveau opérationnel de ses troupes et officiers , et a annoncé que l’on s’achemine vers la levée de l’état d’urgence .

Enfin, Ali Laarayedh, a indiqué que l’attaque de l’ambassade américaine à Tunis et l’assassinat de Chokri Belaid ont constitué un séisme pour l’institution sécuritaire, eu égard à l’impact de ces deux événements sur la situation sociale et sur l’image de la Tunisie à l’étranger, en ce sens qu’ils ont ébranlé la confiance et suscité une certaine peur.

- Publicité-

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Réseaux Sociaux

108,654FansJ'aime
480,852SuiveursSuivre
5,135SuiveursSuivre
624AbonnésS'abonner
- Publicité -