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Coronavirus: La Tunisie parmi les 3 pays les plus performants de la région MENA

Nonobstant l’indigence de ses infrastructures médicales et de santés en général, par endroits, frappés d’obsolescence, la Tunisie n’a pas été trop à la peine dans sa gestion de la pandémie du coronavirus. Elle a même fait mieux que la plupart des pays du Moyen-Orient & Afrique du Nord (MENA),  dit la Brooking Institution qui la place sur ce registre sur le même  pied d’égalité que le Maroc et la Jordanie, un trio qui a pris très tôt des mesures énergiques et proactives, mais qui a  ensuite eu du mal à contrôler l’épidémie lors de la deuxième vague, alors que les restrictions ont été assouplies pour favoriser la reprise économique. Ces pays doivent maintenant relever le défi de sécuriser et d’administrer des doses de vaccin à une majorité de leur population afin de limiter la propagation de l’épidémie et les pertes en vies humaines, recommande le think tank basé à Washington.

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Il fait remarquer que les trois pays ont eu des réponses largement similaires au COVID-19, probablement en raison de leurs similitudes structurelles. Il  s’agit d’économies à revenu intermédiaire dotées de solides appareils coercitifs, avec des systèmes de santé publique et des économies qui ne pouvaient pas supporter les pressions d’une épidémie prolongée. Pendant la période initiale de la pandémie, entre mars et septembre 2020, ils ont bien géré l’urgence médicale, grâce à des réponses fortes et proactives en matière de sécurité et de santé publique.

En conséquence, par rapport à bon nombre de leurs voisins régionaux, la Tunisie, le Maroc et la Jordanie ont maintenu un nombre relativement faible de cas et de décès pendant la phase initiale de l’épidémie. En fait, entre mars et août 2020, ils ont été trois des plus performants de la région MENA en termes d’infections et de décès, se comparant favorablement aux leaders mondiaux tels que l’Australie et la Corée du Sud. À ce stade, la Jordanie a toujours fait état de moins de 10 infections par million d’habitants et par jour. La Tunisie a déclaré moins de 20 nouveaux cas quotidiens par million d’habitants au cours de cette période. Les nouvelles infections quotidiennes pour un million de personnes au Maroc ont également été contrôlées et n’ont jamais dépassé 40 avant septembre 2020.

Des réponses initiales solides

Ce succès est dû en grande partie à leurs solides réponses initiales avec l’adoption  des mesures de sécurité parmi les plus strictes de tous les pays de la région. Tous trois ont déclaré l’état d’urgence national dès mars 2020, fermé les frontières et suspendu les vols, fermé les écoles, imposé des couvre-feux, interdit les rassemblements publics, mis en place un confinement général obligatoire et imposé un strict éloignement social. Dans les trois pays, ces mesures ont été mises en œuvre de manière efficace (malgré quelques disparités régionales dans le cas du Maroc) et ont fait l’objet d’une large communication avec le public au quotidien.

Un autre atout majeur partagé par ces trois pays est la coordination institutionnelle efficace de leur réponse au COVID-19. La Tunisie, qui s’enorgueillit de posséder l’un des systèmes de santé les plus avancés de la région MENA, disposait d’institutions préexistantes solides, telles que l’Observatoire national des maladies nouvelles et émergentes, ainsi que de comités nationaux et régionaux chargés de la prévention et de la réponse aux catastrophes. Le gouvernement a également créé un comité spécial – l’Autorité nationale de réponse au coronavirus – pour traiter les aspects épidémiologiques de l’épidémie et assurer la coordination entre les autres institutions. La Jordanie a elle aussi bénéficié de solides structures préexistantes, notamment le Comité national des épidémies, qui a dirigé sa réponse à la pandémie et conseillé le gouvernement en matière de stratégie. Comme en Tunisie, un autre organe a été créé- la cellule de crise du coronavirus – au sein d’un organe de gestion existant, dont le but était de gérer et de coordonner les institutions et les réponses pendant les crises nationales. Au Maroc, deux comités ont été créés en mars 2020 pour traiter respectivement des dimensions sanitaires et économiques de la pandémie. Bien que ceux-ci aient eu du mal à communiquer avec le public au sujet de leurs décisions, ils ont conseillé avec succès le régime sur la politique économique et sanitaire, notamment sur la sécurisation des doses de vaccin dès le début.

La course au vaccin

À l’instar de nombreux pays de la région MENA et au-delà, le Maroc, la Tunisie et la Jordanie n’ont bénéficié de leurs fortes réactions que pendant la phase initiale de l’épidémie. L’épidémie et les mesures associées ayant exacerbé leurs économies déjà fragiles, ces trois pays ont fini par subir des pressions pour trouver un équilibre entre l’assouplissement des restrictions pour sauver l’économie et la limitation des pertes humaines. Alors qu’ils s’efforçaient d’atténuer les dimensions sanitaires et économiques, la situation médicale s’est transformée en une épidémie inquiétante et incontrôlée, mettant le secteur de la santé publique à rude épreuve.

Le nombre d’infections et de décès a connu un pic entre septembre et janvier dans les trois cas, bien que le Maroc ait contrôlé ces chiffres depuis janvier, suivi par la Tunisie depuis février . Les infections en Jordanie, cependant, ont atteint un pic en mars 2021 : elle a signalé 9 535 nouveaux cas le 17 mars, contre 766 en Tunisie et 466 au Maroc.

Aujourd’hui, le Maroc, la Tunisie et la Jordanie espèrent contenir l’épidémie en vaccinant une majorité de leurs populations ; ils visent à le faire au printemps 2021 ou avant, souligne la Brooking Institution. Toutefois, ils devront faire face à des obstacles majeurs, principalement en raison de l’insécurité et de l’incertitude entourant les vaccins au niveau mondial, car la difficulté est désormais passée de la mise au point de vaccins efficaces et sûrs à leur production et à leur achat.

Les 12 derniers mois de lutte contre la pandémie de coronavirus ont mis en évidence des lacunes importantes qui doivent être comblées dans les secteurs de la santé publique marocain, jordanien et tunisien. Tous ces secteurs sont actuellement sollicités au-delà de leurs capacités en raison du nombre limité d’unités et d’équipements de soins intensifs, des disparités régionales en termes d’accès aux soins de santé et de la pénurie de professionnels de la santé.

Une fois l’épidémie maîtrisée, ces gouvernements devront allouer davantage de ressources à la santé publique, investir dans la formation d’un plus grand nombre de travailleurs médicaux, développer les services d’urgence et les unités de soins intensifs, augmenter le nombre de lits d’hôpitaux, améliorer les données et la surveillance, mettre davantage l’accent sur la prévention et adopter des réformes qui remédieront aux inégalités régionales en matière de soins de santé. Dans l’intervalle, ils doivent de toute urgence constituer des stocks supplémentaires de vaccins et redoubler les mesures de distanciation sociale pour éviter de nouvelles pertes de vies humaines, recommande la Brooking Institution.

1 COMMENTAIRE

  1. il est vrai que le secteur santé était performant depuis l’indépendance sous le règne du feu Bourguiba malgré l’absence des cliniques privés avec feu Ben Ali un accroissement de la santé privée avec quelques réalisations dans la santé publique la pandémie du covid -19 a mis à nu la santé publique les cadres sont partis dans le privé ou à l’étranger ,délabrement des infrastructures et des bâtiments et des grèves à la continue . si la première vague au printemps dernier a était maîtrisée grâce au ministre nahdhaoui de l’époque qui a confiné le pays et ses citoyens pendant plus de trois mois avec fermeture totale des frontières il obtenu des résultats exceptionnels mais provisoires mais l’économie le social du pays sont à l’arrêt qui ont eu une conséquence difficile sur la population et le pays mais les décisions du 27 juin 2020 et le relâchement complet pendant la saison estivale les tunisiens vivent leurs habitudes estivales comme le covid -19 est un lointain souvenir à partir de septembre le covid -19 reprend ses activités dans l’indifférence des autorités et sans faire de prévisions et décisions plus contraignantes et de commander d’avance des vaccins éventuelles ce qui fait les performances du printemps sont devenus des cauchemars à partir de Janvier et ce contraire ce qui se passe dans nos voisins maghrébins le Maroc avec 35 millions d’habitants au 25/03/21 492842 contaminés dont 8786 décès et 480607 rétablis et plus de 4 millions vaccinés ,l’Algérie avec 43 millions d’habitants 116438 contaminés 6181 décès et 81065 rétablis et plus 2 millions vaccinés et notre pays avec 12 millions d’habitants 247254 contaminés 8637 décès et 213949 rétablis avec seulement 22300 vaccinés avec des vaccins livrés sous forme de dons la santé publique laisse à désir comme tous les secteurs du pays depuis la révolution bénie entre temps les gouvernants sans programmes ni vision uniquement de se battre pour garder le pouvoir

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