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mardi 29 septembre 2020
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Corruption : Les ministères qui collaborent, les bonnets d’âne…

Depuis le lancement de la campagne contre la corruption par le gouvernement et l’Instance Nationale de Lutte Contre la Corruption (INLUCC), le bilan de cette chasse aux corrompus est que la Tunisie, montrée du doigt il n’y a pas si longtemps pour son laisser-faire en la matière, recueille maintenant les fruits de ses efforts.

D’ailleurs, une dizaine de hauts responsables ont déjà été condamnés. Des instructions ont été lancées contre d’autres cadres, actuels ou passés, de droite comme de gauche, des chefs d’entreprises… Ces succès sont liés à une nouvelle détermination et le temps nous édifiera sur les victoires dans ce combat…

C’est dans ce contexte que l’INLUCC a présenté ce jeudi 27 décembre 2018 son rapport selon lequel 245 dossiers ont été transmis à la justice. Le gouvernorat de Tunis se classe au premier rang des régions ayant dénoncé le plus la corruption (14,97%), suivi de Sfax avec 5,87%, Nabeul 5,09% et Sousse 4,32%, lit-on dans ledit document.

Le rapport montre aussi que 229 demandes de protection ont été faites par des personnes, dont cinq ont été renvoyées devant la justice pour abus contre des dénonciateurs des dossiers de corruption.

Par ailleurs, les dossiers reçus par l’INLUCC sont répartis comme suit : 5,77% concernent le ministère de l’Intérieur, 4,91% pour le département de l’Agriculture, 4,68% pour le ministère des Finances, 3,32% pour celui de la Santé, 3,3% pour la Justice et 3,13% pour le ministère de l’Education.

Sur un autre volet, dans son rapport l’INLUCC a critiqué l’absence de coopération de la part de certains ministères, tels que celui des Affaires religieuses, du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale et de la Justice qui demeure.

On rappelle que selon l’Indice de perception de la corruption de l’année 2017, la Tunisie a obtenu 42 points sur 100 et se place au 74e rang sur un total de 180 pays, enregistrant un point de plus par rapport au classement de l’année dernière.

La Tunisie devance tout de même les autres pays du Maghreb (Algérie, Maroc, Libye et Mauritanie), mais se classe derrière, à l’échelle arabe, les Emirats arabes unis, le Qatar, l’Arabie Saoudite et le Sultanat d’Oman.

D’après l’INLUCC, le classement de la Tunisie, qui reste en deçà des attentes, reflète l’existence de lacunes au niveau du système national de lutte contre la corruption, en particulier la non-application des lois exécutoires tant au niveau de la prévention de la corruption qu’au niveau de la répression des pratiques frauduleuses.

La Tunisie aurait pu avoir meilleur classement si elle avait axé ses efforts sur la lutte contre la corruption et la mise en place d’un plan d’action national pour la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption pour 2017/2018, notamment dans les secteurs de la douane, la santé, la sûreté et les collectivités locales…

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