AccueilLa UNECovid-19: Mechichi sur les pas de Fakhfakh, mais fait pire!

Covid-19: Mechichi sur les pas de Fakhfakh, mais fait pire!

Comme pour son prédécesseur, le mandat de Hichem Mechichi a été fortement marqué par le Coronavirus. On pourrait presque dire qu’Elyes Fakhfakh aura passé les quatre mois de son mandat en confinement total. Hichem Mechichi avait repris la Kasbah, alors que le pays surfait déjà sur la deuxième vague de la pandémie.

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L’un comme l’autre, Fakhfakh et Mechichi, ont aussi été les « victimes » du Covid, qui se transformera avec le temps en véritable thermomètre du degré de réussite, de l’un et de l’autre. Le premier avait fait soulever autour de lui beaucoup de poussière du Covid, à travers la crisette des masques avant de quitter, éclaboussé par une véritable affaire financière de conflit d’intérêts. Le second était tellement pris dans les filets de la crise politique qu’il avait fait éclater dès le départ de l’ancien ministre de l’Intérieur Taoufik Charfeddine, qu’il en oublia presque le Covid-19.

Les deux personnalités ont appliqué les mêmes remèdes au même mal. Des remèdes basés sur les règles et l’observation des protocoles sanitaires, du masque, en passant par la désinfection, et jusqu’à la distanciation sociale. Les similitudes vont jusqu’à la création de fonds pour essayer de récolter des aides financières chez le public à l’effet de faire face à la pandémie. Mechichi et son ministre des Finances oublieront, cependant, que la gestion du fonds 18-18 par le gouvernement Fakhfakh a détruit toute confiance des contribuables tunisiens dans ce genre d’outils. Une gestion, toujours couverte par l’omerta du gouvernement Mechichi, qui n’a jamais tout dit dans le détail, sur l’argent 18-18 du Covid. 

L’un comme l’autre ont géré la crise par le couvre-feu, et les deux avec le même laxisme dans l’application des mesures barrières. Mechichi fera pourtant mieux que Fakhfakh, en donnant nombre d’autorisations de mouvements sociaux populaires, et en mettant à jour les mesures barrières au gré des pressions populaires.

Au 1er (Fakhfakh) on reprochera toujours d’avoir pris trop de temps avant de fermer les frontières et d’avoir presque permis d’inonder le pays en virus, et bien après, d’avoir annoncé plusieurs mesures d’aide aux entreprises touchées par le Covid19 et de n’en avoir concrètement fait que très peu.

Au second (Mechichi), on reproche déjà le déni de toute aide aux entreprises, PME ou TPE, touchées par les restrictions dues au Coronavirus  et à la lenteur de la mise en place de la stratégie de vaccination. Une stratégie, surtout financière pour les précommandes de vaccins, qu’avait oublié de mettre en place un Fakhfakh qui avait la tête plus dans ses propres affaires que dans celles de l’Etat. Mais une stratégie qu’avait pris trop de temps à concrétiser l’actuel chef de gouvernement, et qui retardera de fait la stratégie de vaccination. Une défaillance, qui fait désormais que la Tunisie qui vit du tourisme n’arrive pas à faire plus de 5000 vaccinés par jour. Et à ce rythme, font remarquer des observateurs avertis, il faudrait à la Tunisie 4 ans pour vacciner seulement 6 millions de citoyens.

Et il faudra aussi 12 millions de doses pour la moitié de la population, un objectif loin d’être atteint à ce jour, sans compter les temps d’attente interminables, deux heures et même plus, pour se faire vacciner, et les défaillances constatées dans la planification de l’opération de vaccination.

En attendant, les trois têtes de l’Exécutif se vautrent dans le confort de leurs batailles, par piques et répliques, et s’en délectent dans l’insouciance de tout ce qui se passe en dehors des barrières de leurs palais respectifs, où ils pratiquent la distanciation politique, et le port du masque de communication! 

1 COMMENTAIRE

  1. la difference entre les deux chefs de gouvernement le premier n’a pas l’appui du guide des frères musulmans et le deuxième a l ‘appui total du guide des frères musulmans il s’en fout si sa gestion de la pandémie et de l’économie est catastrophique pour vu qu’il a la confiance du chef de l’ARP et sa ceinture politique il peut garder son poste jusqu’à la fin de cette législature

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