Authors Posts by Jebrane Khalil Jaouadi

Jebrane Khalil Jaouadi

53 POSTS 0 COMMENTAIRES

par -

Africa Startup Summit (Afric’Up) aura lieu les 24 et 25 septembre courant à Tunis. Il s’agit du plus grand événement lié à l’innovation et à la Tech en Afrique. Le sommet sera organisé sous l’égide du gouvernement tunisien en  partenariat avec l’Alliance Smart Africa et  Giz Tunisie. 20 ministres africains y seront présents.

L’organisation de l’événement a été attribuée à la Tunisie lors du sommet des chefs d’Etat qui avait eu lieu le 14 mai 2019 à Kigali. L’objectif en est de valoriser les talents de la jeunesse africaine aux yeux du monde et de promouvoir l’innovation et l’entreprenariat  dans le continent.

L’édition de cette année offrira un programme riche :  des conférences et des workshops animés par plus de 150 speakers et investisseurs. « Smart cities and Open Innovation en Afrique, quelles opportunités pour les startups africaines ? » sera le thème principal du sommet. Des mentors internationaux animeront une quarantaine d’ateliers, destinés à outiller et impulser la culture de l’innovation et l’intelligence collective de partager les expériences des succès stories des startups africaines.

Des rencontres entre les startups africaines et des investisseurs internationaux seront au menu, les acteurs majeurs de l’écosystème des startups en Afrique seront présents. Les représentants d’African Business Angels Network, de VC4Africa, des fonds de financement et des incubateurs offriront des opportunités aux startups et de l’expertise aux différents participants.

Tobias Seiberlich, coordinateur du programme de la Giz en Tunisie a confié à African Manager que la l’Afrique et la Tunisie en particulier disposent d’un potentiel importante en termes d’innovation et que son pays reconnaît ce potentiel et le soutient à travers le programme « Make IT », qui aide au développement des startups africaines.

Mohaed Dalla, ambassadeur de Smart Africa a souligné, pour sa part,  que l’événement vise entre autres à créer un marché africain unique du digital, qui aura vocation à booster l’économie numérique à travers tout le continent et non seulement dans quelques pays.

« L’événement sera un vrai carrefour technologique et un lieu de réseautage entre l’Afrique anglophone, francophone, lusophone et arabe »a-t-il ajouté.

Skander Haddar, PDG de TPM Group a indiqué à African Manager que l’événement est une opportunité majeure pour  l’écosystème de l’économie digitale en Afrique, et qu’il permettra aux startuppers africains de côtoyer les différents acteurs internationaux du secteur, de négocier des financements voir des contrats d’acquisitions avec les investisseurs.

A noter que la Tunisie avait accueilli la première édition d’Afric’Up les 2 et 3 octobre 2018,  événement qui avait attiré 112 startups africaines et internationales et plus de 1000 participants.

 Cette année, l’événement enregistrera  l’intervention du ministère du Tourisme qui s’emploiera à promouvoir la destination tunisienne en proposant des activités aux 1500 participants venus des quatre coins du monde. Dans ce sens, la clôture de l’événement prendra la forme d’une Beach party qui se déroulera à Ghar El Melh.

par -

Les Journées Tuniso-européennes de la Science et de l’Innovation (TESI) ont été lancées ce lundi 9 septembre 2019 à la Cité des Sciences. L’événement, qui s’étalera sur deux jours, est organisé conjointement par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, la Direction générale Recherche et Innovation de la Commission européenne et la Délégation de l’Union européenne en Tunisie à l’effet de dresser un bilan de la coopération tuniso-européenne en matière de recherche et d’innovation et d’en explorer les développements futurs.

Cette coopération date de 2003 et de la conclusion de l’Accord scientifique et technologique qui lie depuis lors les deux partenaires. Ce partenariat s’est considérablement renforcé depuis 2016 avec l’association de la Tunisie au programme européen pour la recherche et l’innovation Horizon 2020.

Signe Ratso, Directrice générale de la recherche et de l’innovation au sein de la Commission Européenne a fait remarquer  que la Tunisie possède un potentiel important en matière de recherche scientifique et d’innovation et qu’à travers cette initiative, l’Union Européenne veut aider la Tunisie à exploiter ce potentiel en l’intégrant plus dans le cycle économique.

Elle a ajouté que plusieurs réformes ont été faites pour améliorer l’écosystème de la recherche scientifique en Tunisie, et qu’il est nécessaire de renforcer les liaisons entre la recherche, la technologie et l’économie en Tunisie.

Signe Ratso a indiqué que la Tunisie est le seul pays de la région qui s’est totalement associé avec l’EU dans le programme « Horizon 2020 » et qu’elle doit exploiter cette opportunité de coopération de haut niveau et profiter du financement et de l’expertise offerts par l’Europe.

 Patrice Bergamini, ambassadeur de l’EU en Tunisie a estimé que le niveau e coopération tuniso-européenne en matière de recherche scientifique et d’innovation est satisfaisant, et qu’il s’agit de l’unique dossier dans lequel il n’a jamais eu de frustrations.

« Horizon 2020 dispose d’un fonds d’investissement de 80 milliards d’euros, la Tunisie fait partie des rare pays en dehors de l’UE à bénéficier de ce programme,  c’est une énorme opportunité » a-t-il indiqué, soulignant que cette initiative reflète l’intérêt que porte son institution pour la Tunisie, et qu’il s’agit de l’unique pays au monde dans lequel l’UE a engagé tous les outils d’actions de coopérations extérieures (Sécurité, lutte contre le terrorisme, agriculture, énergies,…).

 L’objectif affiché des deux parties est de faire de la recherche et de l’innovation les moteurs de la transformation économique et scientifique de la Tunisie. Cette adhésion de la Tunisie au programme Horizon 2020 a permis à l’écosystème scientifique tunisien d’accéder à des programmes phares comme PRIMA et BLUE MED pour le financement de la recherche et de la valorisation. Parallèlement, ERASMUS+ et MOBIDOC ouvrent d’importantes perspectives de mobilité pour les étudiants, chercheurs et enseignants. Une cérémonie de signature d’un accord-cadre de coopération entre les technopôles, l’UGP H2020 et l’ANPR aura lieu à l’occasion de TESI.

Afin de faire le bilan de cette coopération et d’en explorer les développements futurs, TESI réunira une grande diversité d’acteurs du système national de recherche et d’innovation : chercheurs, petites et moyennes entreprises, start-ups, clubs de jeunes, associations scientifiques, organisations et partenaires institutionnels et missions diplomatiques, ainsi que des responsables au plus haut niveau de la recherche et du développement de l’Union européenne et de la Tunisie.

L’événement sera structuré en sessions couvrant tous les aspects de cette coopération, de la conception des politiques de promotion de la science et de la recherche, aux projets et actions de terrain, en passant par la stratégie et la programmation des activités. Tout au long de cet événement, des pavillons présentant les projets en cours des différentes parties prenantes seront accessibles à  tous les participants.

par -

Le géant japonais de l’automobile a lancé officiellement et pour la première fois en Tunisie sa gamme hybride. Le nouveau Toyota RAV4 et la nouvelle Toyota Corolla en version hybride ont été présentées lors d’une cérémonie tenue à Tunis le 6 septembre 2019.

Leader mondial de la technologie hybrid, Toyota renforce encore plus sa couverture mondiale grâce à BSB Toyota qui vient de lancer sa gamme hybride en Tunisie affirmant ainsi son engagement à mettre cette technologie à la disposition des Tunisiens. Un engagement consolidé par le lancement de deux modèles (Corolla et Rav4) sur deux segments distincts (berline et SUV).

L’introduction des véhicules hybrides permettra au client tunisien de bénéficier d’une consommation de carburant significativement réduite, de moins d’émissions de CO2 pour une conduite respectueuse de l’environnement, mais surtout, cette décision offrira la possibilité au client tunisien d’essayer des véhicules à la pointe de la technologie en diversifiant l’offre et les choix sur le marché. La société BSB-SA assurera la distribution des pièces d’origine ainsi que la technicité et les services après-vente conformes aux standards et aux normes de la marque Toyota.

Le lancement des deux modèles Corolla et RAV4 n’est qu’un début du programme commercial spécifique pour les voitures hybrides que Toyota a mis en œuvre. Un programme que BSB compte renforcer par un grand travail de communication et de sensibilisation autour de l’hybride.

La nouvelle Toyota Corolla est la voiture la plus vendue au monde avec plus 45 millions d’unités commercialisées depuis son lancement en 1966. La douzième génération de Corolla débarque en Tunisie et sera disponible pour la première fois en deux carrosseries différentes : Berline et 5 portes, son prix varie entre 72 400 et 79 800 dt.

La Toyota RAV4 n’a cessé de gagner du terrain pour devenir l’un des véhicules les plus vendus au monde. Il a ainsi donné naissance à un segment automobile où tous les grands constructeurs sont aujourd’hui représentés. Le modèle a aujourd’hui toute sa place au cœur de l’activité internationale de Toyota. Depuis 1994, les ventes mondiales cumulées des quatre générations ont dépassé les 8,1 millions d’exemplaires. En 2017, le Toyota RAV4 a été le SUV le plus vendu au monde pour une quatrième place dans le classement des véhicules vendus – tous modèles et marques confondus – avec 810 953 unités. La RAV4 est disponible à partir de 149 000 dt.

Côté consommation, le directeur commercial de Toyota a assuré que les modèles hybrides permettent de réduire près de 50% de la consommation en carburant et de limiter le rejet de CO2.

Quant aux pièces de rechange, la même source a indiqué qu’elles sont disponibles en Tunisie à des prix abordables .

par -

Tunisair, via son compte Facebook officiel, a annoncé le 04 septembre 2019 qu’il était en train de finaliser les négociations avec Airbus pour la vente et la cession-bail (Sale and lease back) de cinq appareils A320neo. Le transporteur devrait recevoir trois A320neo au début de 2021 et deux A320neo au début de 2022.

Souvent utilisé dans l’aviation commerciale, le leaseback sert principalement à récupérer les liquidités investies dans l’actif. Les compagnies, par exemple, vendent l’avion au bailleur, les banques ou d’autres institutions financières, qui louent en retour l’actif aux compagnies.

Des économies d’impôts peuvent également être réalisées par la compagnie dès que l’actif n’est plus en leur possession mais loué. En raison de l’importance du prix d’un avion et des moteurs, surtout les appareils neufs, les liquidités provenant de ce type de leaseback sont utilisées par les compagnies pour améliorer leurs performances financières.

Le Directeur Général Adjoint de Tunisair, Ali Miaoui, et chef de la commission chargée des négociations avec Airbus, a indiqué que la compagnie a opté pour le sale and lease back pour des raisons stratégiques ; le cout de l’opération est estimé à 900 millions de dinars, la compagnie a payé 200 millions et doit assurer le reste du montant durant les 2 années à venir; la formule permettra de percevoir le financement nécessaire.

« La moyenne de vie des avions Tunisair est estimée à 27 ans, les nouveaux avions seront retirés après seulement 12 ans de service, ce qui diminuera les charges de maintenance et assurera une meilleure qualité de service aux voyageurs » a-t-il ajouté.

Ali Miaoui a également assuré que les nouveaux appareils disposeront d’une vraie Business class, et qu’ils seront utilisés principalement vers les destinations subsahariennes pour satisfaire une demande qui ne cesse d’augmenter vers ces pays.

«Malgré les problèmes financiers de la Tunisiair, quatre compagnies de leasing classées parmi les dix meilleures au monde veulent s’associer à nous pour cette opération… Tunisair a assez de notoriété et un historique respectable qui attire les investissements» a-t-estimé.

Il a indiqué que cette opération s’inscrit dans le cadre du programme de  réorganisation de la  société, lequel avance progressivement.

Ali Miaoui a précisé que l’accord a atteint 80% d’avancement, et qu’il sera finalisé fin octobre 2019. Le premier avion sera délivré par Airbus en février 2021, le dernier en avril 2022. Tunisair a acquis trois avions âgés de cinq à six ans, ils seront délivrés en 2020 et assureront la phase transitoire.

A noter qu’Airbus a lancé en 2010 le programme NEO, (New Engine Option), visant à améliorer l’efficacité de l’A320. De nouveaux moteurs dernières générations sont utilisés, au choix, le PurePower PW1100G ou le LEAP-1A, les sharklets sont améliorés et les systèmes et équipements modernisés.

Ces dispositifs réduisent de 15 % la consommation de carburant, équivalent à une distance de 950 km, et les coûts d’exploitation de 14 %. Ils diminuent le niveau de bruit de l’aéronef de 15 dB par rapport au chapitre 4 OACI.

par -

Le Forum économique mondial a publié son rapport sur la compétitivité des voyages et du tourisme 2019. La Tunisie occupe la deuxième place dans la région du Maghreb et la 3ème en Afrique du Nord.

Dans le classement général de l’Indice de compétitivité des voyages et du tourisme (TTCI), la Tunisie s’est placée au 85e rang avec un score de 3,6. Elle a gagné deux places par rapport à 2017, où son score était de 2,4. C’est Selma Elloumi, l’ex-ministre du Tourisme et candidate à la présidentielle du 15 septembre 2019 et l’actuel patron du département, le très dynamique et fertile René Trabelsi, qui seront contents !

L’Espagne, la France et l’Allemagne ont toutes pris la 1ère place avec une note de 5,4.

Le Maroc a été le meilleur marqueur en Afrique du Nord en matière de priorisation des voyages et du tourisme (T & T). Le royaume s’est classé au 26ème rang mondial grâce à la priorité accordée par le gouvernement à la T & T (30ème), à la disponibilité des données (16ème) et à une efficacité supérieure à la moyenne régionale en matière de marketing touristique (41ème).

Il en va de même pour les ressources naturelles, où le Maroc a également été le meilleur marqueur. Le pays s’est classé au «63ème mondial grâce à la mesure dans laquelle les atouts naturels sont une raison pour les arrivées de touristes (52ème) et la demande numérique (27ème)».

Dans la section analyse régionale, le rapport TTCI a indiqué que «la région (MENA) est en proie aux tensions géopolitiques, à l’instabilité et aux conflits».

«Les problèmes de sécurité expliquent également pourquoi les membres de la région MENA sont parmi les plus restrictifs en matière d’ouverture internationale», explique le rapport, excluant uniquement le Qatar, Oman et le Maroc pour leurs importantes améliorations.

Le rapport TTCI indiquait que bien que “les quatre membres de la sous-région de l’Afrique du Nord aient augmenté leurs scores TTCI par rapport à 2017, le Maroc démontre la plus lente amélioration de la performance de TTCI en Afrique du Nord“.

Le rapport a révélé que l’Égypte (65ème) était le meilleur buteur de la sous-région et sa plus grande économie de T & T. Le pays est également le marqueur le plus amélioré de la région MENA.

Le Maroc, de son côté, est très proche de l’Égypte en ce qui concerne la compétitivité globale. Le royaume revendique les meilleurs scores TTCI de la région MENA sur les ressources naturelles (63ème), le meilleur environnement favorable en Afrique du Nord (71ème), les infrastructures (69ème) et les infrastructures de services touristiques (78ème).

L’édition 2019 du rapport sur la compétitivité des voyages et du tourisme mesure la compétitivité de 140 économies dans le secteur T & T et mesure compétitivité d’un pays.

Le TTCI 2019 évalue les 140 économies de quatre sous-indices: environnement propice, politique de transport et de transformation et conditions propices, infrastructure et ressources naturelles et culturelles.

Chaque sous-indice est composé de 14 piliers et de 90 indicateurs individuels, répartis entre les différents piliers.

par -

’Afrique se numérise rapidement, cette tendance a été dissimulée aux yeux de nombreux investisseurs et dirigeants mondiaux. Le continent compte déjà 122 millions d’utilisateurs actifs de services financiers mobiles, soit plus de la moitié du total mondial, et le nombre de connexions par smartphones et de trafic de données mobiles augmente rapidement.

Les technologies numériques permettent aux entreprises innovantes de répondre à une demande massive non satisfaite. Considérez le commerce de détail: il y a 60 000 personnes par point de vente formel en Afrique, contre seulement 400 personnes par magasin aux États-Unis. Les start-ups du commerce électronique telles que Jumia, qui compte déjà plus de 4 millions de clients dans 14 pays africains, transforment cet écart en opportunité. La société parie que les ventes en ligne augmenteront de 1% du total des ventes au détail en Afrique aujourd’hui à autant que 15% en 10 ans. L’inscription de Jumia à la Bourse de New York en avril valorisait celle-ci à plus d’un milliard de dollars, ce qui en faisait l’affirmation d’être la première licorne technologique de l’Afrique.

Interswitch est une autre start-up africaine prospère dans le domaine numérique: il a été fondé par l’ingénieur nigérian Mitchell Elegbe après avoir observé des personnes transportant des tonnes d’argent pour payer de tout, des courses au téléphone, en passant par les factures de services publics. Aujourd’hui, les consommateurs et les entreprises nigérians effectuent plus de 300 millions de transactions numériques par mois sur une suite de canaux activés par Interswitch.

Il y a de la place pour de nombreuses autres innovations de ce type pilotées par le numérique en Afrique. Prenons l’enseignement supérieur, où le taux de scolarisation de l’Afrique est la moitié de celui de l’Inde. L’African Leadership University (ALU), dont les campus au Kenya, à Maurice et au Rwanda et permettent aux étudiants de gérer leur propre enseignement en utilisant la technologie, a permis de réduire les coûts à moins de 10% des universités traditionnelles. L’ALU a récemment été nommée l’une des 50 entreprises les plus innovantes au monde.

Pour adapter et reproduire ces innovations, des investissements beaucoup plus importants seront nécessaires dans le secteur technologique africain. Bien que les investissements dans les entreprises en démarrage dans le secteur de la technologie en Afrique aient atteint le niveau record de 1,2 milliard de dollars en 2018, ils sont toujours à la traîne par rapport à d’autres régions telles que l’Asie du Sud-Est, où les entreprises en démarrage ont bénéficié d’un financement de plus de 10 milliards de dollars en 2018.

Les pénuries de talents numériques peuvent constituer un obstacle supplémentaire à la croissance des entreprises de technologie. Cela appelle des approches novatrices – comme celle prise par Andela, une autre jeune entreprise en forte croissance. Il recrute des ingénieurs africains en logiciel, des collaborateurs et les forme sur ses campus au Nigeria, au Kenya et en Ouganda, puis les recrute en tant qu’équipes distribuées à temps plein pour des entreprises du monde entier. Andela a embauché 1 200 développeurs africains au cours des quatre dernières années et fournit ses services à 200 entreprises du monde entier. La société se dirige également vers le statut de licorne: sa valeur atteint déjà 700 millions de dollars.

Dernier point, mais non le moindre, les entreprises de technologie en Afrique doivent faire face à de grands problèmes d’infrastructure – notamment le fait que les données Internet restent beaucoup plus lentes et plus chères en Afrique que sur les autres continents. Bien que la pénétration augmente rapidement, les deux tiers des Africains n’ont toujours pas accès à Internet. Même dans ce domaine, cependant, certaines entreprises considèrent les défis comme des opportunités. Par exemple, Loon, une société sœur de Google, construit actuellement un réseau de montgolfières pour relier les habitants des zones rurales du Kenya à Internet.

par -

Les résultats de l’enquête d’opinion semestrielle auprès des chefs d’entreprises privées sur l’investissement dans les industries manufacturières révèlent la stabilisation du niveau d’investissement dans le secteur durant le premier semestre 2019 par rapport à deuxième semestre 2018. Les chefs d’entreprise prévoient une légère amélioration de l’investissement durant le deuxième semestre 2019.

L’enquête, achevée en juin 2019, a porté sur un échantillon de 850 entreprises du secteur les industries manufacturières. Il convient de noter que ces enquêtes de situation sur les investissements ont été lancées depuis le deuxième semestre de 2001.

La première catégorie d’indicateurs concerne l’état de l’investissement privé au cours des six premiers mois de 2019. La deuxième catégorie d’indicateurs concerne les prévisions d’investissement pour la période suivant l’enquête, c’est-à-dire la deuxième période de six ans.

L’enquête semestrielle sur l’investissement et ses perspectives vise à évaluer l’évolution de l’investissement actuel du secteur et d’estimer les perspectives de développement de cet investissement au cours des six prochaines années, en fonction des attentes des industriels.

Le solde des opinions des chefs d’entreprises a montré une stabilité du niveau d’investissement total enregistré au cours du premier semestre de 2019 par rapport au second semestre de 2018, où le solde des opinions est passé de 24% à 23% entre les deux.

Pour le second semestre de 2019, les industriels s’attendent à une légère amélioration du niveau d’investissement, le solde attendu étant passé de 27% au cours du premier semestre de 2019 à 30% au cours du second semestre de la même année.

Les résultats de l’enquête révèlent également un niveau d’investissement stable, notamment dans le textile, l’habillement et le cuir (16% à 17%), les matériaux de construction, la céramique et le cristal (27% à 29%), ainsi que dans diverses industries.

En ce qui concerne le secteur des industries mécaniques et électriques, le solde des opinions des chefs d’entreprises sur le développement des investissements est passé de 26% au cours du premier semestre de 2019 à 34% au cours du deuxième semestre de la même année, ainsi que dans le secteur des industries chimiques où le solde est passé de 30% à 36% .En outre, dans le développement des investissements dans le secteur des industries alimentaire et agricole, le solde est passé de 26% à 8%.

Le niveau d’investissement devrait augmenter dans le secteur des industries agroalimentaires et agricoles (de 13% à 30%) et des industries diverses (de 34% à 41%), ainsi que dans le secteur des industries du textile, du vêtement et du cuir (de 9% à 14%). D’autre part, les résultats indiquent que le secteur des industries mécaniques et électriques devrait connaître une baisse de l’investissement, le solde passant de 45% à 37%.

Source : INS

par -

Le secteur privé japonais investira 20 milliards de dollars sur trois ans en Afrique, a promis mercredi le Premier ministre nippon, Shinzo Abe.

Abe, qui s’adressait aux dirigeants africains réunis à Yokohama lors de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), a déclaré que le Japon s’intéressait aux infrastructures et au développement humain sur le continent.

Le gouvernement japonais déploiera tous les efforts possibles pour que la puissance de l’investissement privé japonais, de 20 milliards de dollars sur trois ans, soit de nouveau dépassée ” a-t-il déclaré dans son discours d’ouverture à la TICAD.

Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour aider le développement des entreprises japonaises en Afrique“, a-t-il ajouté.

Le Japon cherche également à former 3 000 personnes sur une période de six ans dans le cadre d’un programme de développement des ressources humaines pour l’Afrique, afin que davantage de personnes du continent puissent contribuer à la promotion des relations commerciales entre le Japon et l’Afrique.

Pourquoi l’Afrique?

Le Japon n’est pas nouveau dans l’investissement en Afrique. Depuis plus de 30 ans, le pays concentre ses efforts sur l’aide économique aux pays africains.

En avril, il a débloqué 1,5 million de dollars pour financer des activités de stabilisation communautaire dans le nord-est du Nigeria, déchiré par la guerre.

Et au Kenya, par le biais de la subvention d’assistance pour les projets de sécurité humaine à la base, il finance divers centres d’acquisition de compétences et de formation à travers le pays.

À présent, il souhaite un partenariat qui implique plus que de l’aide: l’ajout d’infrastructures et le développement des ressources humaines.

Lors de la conférence TICAD 2016 au Kenya, Abe a indiqué que le Japon souhaitait que les pays africains le considèrent comme un partenaire plutôt que comme un donateur.

Jonathan Berkshire Miller, chercheur principal à l’Institut japonais des affaires internationales, a déclaré que le Japon augmentait ses investissements sur le continent car il souhaitait une alliance plus holistique qui créerait une infrastructure essentielle pour les pays africains.

“Le Japon veut que ses milliards d’aide au continent soient utilisés pour un développement durable bénéfique à la vie de l’Afrique et des Africains – et pas seulement aux intérêts étroits d’une seule puissance”, a déclaré Miller à CNN.

“En outre, Tokyo veut utiliser ses relations historiquement fortes en Afrique pour soutenir les intérêts politiques et sécuritaires en évolution dans ce pays”, a-t-il ajouté.

Concurrence avec la Chine

Selon le ministère japonais des Affaires étrangères, le pays a investi 20 milliards de dollars sur le continent entre 2016 et 2018. Mais les chiffres ne correspondent pas à ceux de la Chine, qui investit également beaucoup sur le continent.

La Chine est l’un des principaux investisseurs de l’Afrique, dépassant la France, l’Inde et les États-Unis avec des investissements dans l’infrastructure et dans l’industrie.

Selon un rapport de l’Organisation japonaise du commerce extérieur, l’investissement direct étranger du Japon en Afrique s’élevait à 9 milliards de dollars en 2017, soit une fraction seulement des 43 milliards de dollars investis par la Chine sur le continent la même année.

En 2018, le volume du commerce chinois en Afrique était de 204 milliards de dollars, selon le ministère chinois du Commerce. Le volume total des importations et des exportations du Japon s’est élevé à 17 milliards de dollars.

Relation de longue date

Miller, qui est également directeur adjoint de l’Institut Macdonald-Laurier, un groupe de réflexion basé au Canada sur la politique étrangère, a déclaré que le Japon était davantage axé sur la promotion de relations saines avec le continent que sur la lutte directe contre les investissements étrangers directs avec la Chine. .

Le Japon ne voit pas l’Afrique comme un terrain de compétition à somme nulle avec Pékin – mais cherche plutôt des moyens de renforcer son engagement de longue date en faveur d’une gouvernance saine et d’un commerce durable“, a-t-il déclaré.

par -
Un forum sur  « l’industrie pharmaceutique tunisienne, pilier de la santé »a été inauguré ce mardi 27 août 2019, dont les travaux s’étaleront sur deux jours. Il s’agit pour de nombreux  intervenants de l’industrie pharmaceutique tunisienne de débattre des problématiques qui entravent le secteur et de proposer des pistes pour le développer.
La ministre de Santé par intérim Sonia Ben Cheikh a confié à Africanmanager que la Tunisie compte actuellement 47 unités de production de médicaments qui ont permis de réaliser  55% d’autosuffisance et 70% d’ici 2020.
Elle a ajouté qu’une commission a été formée par son département afin de suivre les “Autorisations de mise sur le marché” (AMM) des produits pharmaceutiques, tout en confirmant que le délai d’octroi de l’AMM ne dépassera pas un an grâce à l’informatisation de la gouvernance pharmaceutique, qui facilite considérablement la relation entre l’administration, les laboratoires et les industriels du secteur.
« La liste des médicaments qui attendent l’AMM est passée de 200 produits à 65 produits », a-t-elle indiqué.
Sonia Ben Cheikh a déclaré qu’environ 12% de la production tunisenne est exportée vers l’Afrique et l’Europe, un chiffre qui ira  au delà des 20% en 2020 dans la foulée des  nouvelles réformes concernant l’nvestissment et l’exportation.
La ministre a annoncé qu’une commission nationale de tarification a été formée conjointement entre le département de la Santé et celui du Commerce, ayant vocation à actualiser et fixer les prix des médicaments.
« Le ministère n’a enregistré aucune augmentation des prix de médicaments, la crise des traitements des maladies cancérigènes est une crise mondiale et ne concerne pas uniquement la Tunisie. »,  a affirmé  Sonia Ben Cheikh concernant la pénurie de certains types de médicaments et l’augmentation  des prix .
Kamel Idir, ancien PDG de la pharmacie centrale, président actuel du comité scientifique du Forum et expert auprès de l’OMS, pour sa part,  a déclaré à Africanmanager que les indices montrent que l’industrie pharmaceutique est en train de se développer en Tunisie.
Il a rappelé que les sociétés tunisiennes ont,  depuis leur création, veillé à fournir des médicaments avec des prix abordables aux Tunisiens.
Concernant les médicaments génériques, il a indiqué que la Tunisie produit des génériques de bonne qualité et contrôlés par les organismes internationaux, ce qui explique l’étendue de l’exportation des génériques tunisiens vers l’Europe.
Kamel Idir a souligné que les médicaments génériques tunisiens sont à hauteur de 30% à 50% moins chers que les originaux, tout en estimant que ces produits permettent de soulager le pouvoir d’achat des Tunisiens,  de créer des emplois et de réduire les dépenses nationales en devises.

par -
La Tunisie de retour sur le marché mondial du blé

La consommation mensuelle de blé tendre en Tunisie est estimée à un million de quintaux, et la quantité récoltée jusqu’à maintenant ne suffit pas pour couvrir un mois de consommation, a indiqué le président directeur général de l’Office national des céréales (ONC) Taoufik Saidi.

Il a en revanche souligné que la quantité de blé dur récoltée est suffisante pour couvrir les besoins durant les huit voire neuf mois à venir, et que la consommation mensuelle de cette variété de céréale est estimée à un quintal par moi.

A noter que le tendre dur est utilisé pour extraire la farine pâtissière et boulangère, le blé dur sert à fabriquer le couscous, les pâtes alimentaires et la semoule.

 Quant à l’orge, le PDG de l’ONC a indiqué que la consommation mensuelle varie entre 700 et 750 mille quintaux par mois et que la quantité récoltée couvrira 4 à 5 mois de consommation.

Les estimations de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI)  prévoyait une récolte céréalière de 21,322 millions de quintaux en 2019, ce qui représente une récolte record. Malgré les préparatifs du ministère de l’Agriculture et des autorités locales, l’aide logistique de l’Armée nationale en matière de transport et le retour du transport par voix ferroviaire, le ministre de l’Agriculture avait annoncé qu’il est impossible de collecter l’intégralité de la récolte, et que la Tunisie ne réussira à en collecter que 50% à 60%.

La même source avait indiqué que la récolte de cette saison diminuera de 200 millions de dinars les importations céréalières de la Tunisie.

Des négociants européens ont annoncé la semaine dernière que l’ONC cherchait à acheter 92 000 tonnes de blé tendre, le coût de la transaction est estimé à près de  19 millions de dollars.

Selon les chiffres de cette opération, le prix d’achat d’un quintal de blé tendre est de 21 dollars (60 dinars)  alors que celui  du quintal de blé tendre tunisien a été fixé par le ministère à 5 dinars.

Dans les réseaux sociaux, plusieurs voix ont appelé le ministre Samir Bettaieb à démissionner et à ouvrir  une enquête concernant la gestion de la récolte, d’autres ont même accusé le ministre de normaliser avec les lobbies de l’importation.

Plusieurs images  des quantités importantes de céréales exposées en l’air ont circulé sur  la toile, des images qui alimentent les accusations de manque de transparence dans le secteur.

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a même exprimé  ce lundi 26 aout 2019 dans un communiqué son mécontentement  de la gestion « catastrophique » de la récolte en matière de transport et de stockage, tout en estimant que les autorités ne disposent pas d’une stratégie claire pour le secteur, ce qui menace d’aggraver la crise de sécurité alimentaire dont souffre le pays.

par -

L’agence Coréenne de Coopération Internationale (KOICA) en Tunisie a co-organisé avec l’Unité de l’Administration électronique du Ministère de la Fonction Publique, de la Modernisation de l’Administration et des Politiques Publiques et Korea University une session de formation au profit des fonctionnaires de différents ministères qui a eu lieu du 20 au 23 Août 2019.

Cette session s’inscrit dans le cadre du programme de renforcement des capacités intitulé « CAPACITY BUILDING PROGRAM ON THE E-GOVERNMENT AND PUBLIC SECTOR REFORM FOR PUBLIC OFFICIALS FOR TUNISIA ».

L’objectif de cette formation est de partager l’expérience avancée de la Corée du Sud dans le développement du gouvernement électronique et l’innovation gouvernementale.

L’Institut de coopération internationale pour le développement de l’Université de Corée est le responsable de la formation, animée par un groupe de professeurs éminents en administration publique.

A travers ces session de formations, la KOICA souhaite donner un aperçu et comparer le système d’E-gouvernement tunisien et ses opérations avec la Corée dans le but de renforcer le gouvernement électronique en Tunisie en améliorant la capacité des fonctionnaires du secteur public, a indiqué Moonjung Choi, Directrice Pays de la KOICA en Tunisie.

Le programme de renforcement des capacités se déroule sur une période de 3 années (2017-2019) incluant des visites de formation en Corée et en Tunisie ainsi que des missions de consulting et de partage des connaissances entre les deux pays. 99 fonctionnaires d’Etat représentant les différents ministères en Tunisie ont bénéficié de cette formation. La dernière session de cette formation s’est déroulée en Tunisie avec la participation de 33 fonctionnaires d’Etat dont 40% étaient des femmes.

Choi Koo Rae, Ambassadeur de la République de Corée en Tunisie et Nizar Kharbech, Chef de cabinet auprès du Ministère de la Fonction Publique, de la Modernisation de l’Administration et des Politiques Publiques et Moonjung Choi, Directrice Pays de la KOICA en Tunisie ont participé le 23 Août 2019 à la cérémonie de clôture de cette session.

Le programme de coopération entre la Tunisie et la République de la Corée en matière d’administration électronique date depuis une dizaine d’années et se renforce jour après jour grâce aux efforts des deux pays et surtout l’appui de la KOICA qui n’épargne aucun effort pour offrir de nouvelles opportunités et voies de coopération et de collaboration avec l’administration tunisienne» a déclaré Nizar Kharbech à African Manager .

Il est à rappeler que la coopération entre la KOICA et la Tunisie a donné naissance à deux grands projets comme TUNEPS et E-people.

Pour sa part, l’ambassadeur de la Corée du Sud à Tunis, Cho Koo Rae, a souligné que la Tunisie est considérée comme un modèle de démocratisation réussi dans la région MENA. Avec des indicateurs notables, la Tunisie est bien classée dans l’indice E-Gov des Nations Unies et a augmenté son indice de démocratie. Il a ensuite rajouté que la série de renforcement des capacités en matière de réforme du secteur public exercera une influence favorable sur le plan de développement et renforcera la démocratisation de la République tunisienne.

Pour rappel, la KOICA a été créé en 1991 par le ministère sud-coréen des Affaires étrangères comme une organisation gouvernementale pour l’aide publique au développement (APD) dans le but d’améliorer l’efficacité des programmes d’aide de la subvention de la Corée du Sud pour les pays en voie de développement en mettant en œuvre l’aide de la subvention du gouvernement et des programmes de coopération technique.

Présent dans 44 pays, la KOICA vise à partager les expériences de développement économique coréenne.

par -

Une convention a été signée ce mardi 20 aout 2019 entre le ministre de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire et celle de la Formation professionnelle et de l’Emploi pour exécuter la troisième partie du programme « Nouvelle génération de promoteurs ». Cette convention permettra de lancer 78 petites entreprises dans le secteur de la maintenance des routes avec un cout estimé à 11 millions de dinars.

Les deux premières parties du programme avaient permis à plus de 1000 jeunes diplômés de lancer 70 entreprises spécialisées dans la maintenance des infrastructures des établissements scolaires, 26 entreprises de maintenance informatique et 229 entreprises de maintenance des routes et des circuits d’assainissement.

Dans le cadre de la troisième partie du programme, les deux départements signeront 40 conventions avec plusieurs municipalités pour garantir des marchés à une centaine de nouvelles entreprises.

« Nous avons élevé le seuil de la somme accordée aux bénéficiaires de 150 mille à 200 milles dinars pour qu’ils puissent couvrir les différentes charges de leurs projets convenablement; ils bénéficieront également d’un encadrement avant, durant et après l’exécution des projets. Les suivis seront assurés en partenariat avec la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS) » a déclaré la ministre de la Formation professionnelle, Saida Lounissi, à African Manager.

Le ministre de l’Equipement, Noureddine Selmi, a confié que les entreprises sélectionnées dans la troisième tranche du programme seront annoncées avant la fin du mois de décembre 2019.

Il a également appelé les intervenants, en particulier l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) et la BTS à soutenir ce programme, tout en indiquant qu’il s’agit d’un dispositif majeur de lutte contre le chômage des jeunes diplômés.

« L’objectif n’est pas de multiplier les petites entreprises, mais de créer des entreprises productives et intégrées dans le cycle économique, c’est pour cette raison que l’accompagnement des jeunes entrepreneurs représente une pièce maitresse de ce programme » a-t-il souligné.

Le ministre a tout de même admis que plusieurs participants dans les deux premières phases avaient connu des difficultés pour trouver des marchés et pour rembourser leurs crédits, et que son département continue de fournir des efforts pour résoudre ces problèmes en collaboration avec les intervenants.

par -

Le pic de consommation de l’eau potable, la chaleur exceptionnelle ainsi que les gros besoins des établissements touristiques sont les causes des coupures d’eau durant les trois jours de l’Aïd, selon le rapport de la commission d’évaluation de la gestion de l’eau potable.

 Présidée par l’expert et ancien ministre de l’Agriculture Amer Horchani, la commission a été formée suite aux nombreuses plaintes des habitants, en particulier la fermeture de l’autoroute Tunis-Bizerte par les habitants assoiffés de la région d’Ennahli durant l’Aïd.

Le rapport de la commission indique que 112 coupures d’eau ont été enregistrées durant les trois jours de l’Aïd, dont 64 durant le premier jour, affectant la vie de près de 105 milles habitants.

Le président de la commission a déclaré à African Manager que la consommation durant l’Aïd a connu un pic de 20% par rapport à la consommation régulière, il a ajouté que les températures ont contribué à l’élévation de la demande.

Horchani a ajouté que les pays en voie de développement connaissent régulièrement ce genre de crise, tout en estimant sur le fait que l’expansion rapide des villes nécessite une réflexion à long terme et plus d’efforts pour innover et créer des solutions, notamment au niveau de la recherche scientifique, de l’administration et du génie civile.

Les agents et cadres de la SONEDE ont fait ce qu’ils pouvaient durant la crise” a indiqué Horchani; il a tout de même critiqué l’inexistence d’une salle d’opération pour faciliter la détection des problèmes et la rapidité des intervention, une faille admise également par le ministre de l’Agriculture, Samir Bettaieb.

Ce dernier a rappelé que le citoyen a également sa part de responsabilité dans la crise, du fait que beaucoup égorgent et nettoient les tripes des moutons durant la même période (de six heures à midi), cela a contribué à l’insuffisance au niveau de la distribution de l’eau potable.

 Il a ajouté que le travail de son département pour prévenir cette crise avait commencé deux mois avant l’Aïd, et qu’il avait à maintes reprises insisté sur la nécessité de modérer la consommation; le ministère avait même suggéré aux imams d’évoquer le sujet durant les prières des vendredis précédant l’Aïd.

Malgré le travail et les consignes de la commission, les vrais responsables de la crise n’ont pas été dévoilés, tout en sachant que la saison pluviométrique 2018/2019 est bonne et que les réserves en eau dans les barrages sont à 1811 millions de m3, au 31 mai 2019, contre 1040 millions de m3 au cours de la même période de l’année 2018, ce qui représente 80% de la capacité totale des barrages. Donc en principe il ne devrait pas y avoir de problèmes d’approvisionnement quel que soit le niveau de la demande…

Le fait de résumer les causes de la crise à l’irresponsabilité des citoyens, à la forte demande et la chaleur intense, et de ne pas identifier/dévoiler d’autres facteurs nous rappelle d’autres commissions d’enquête comme celle sur le décès des nouveau-nés de l’hôpital Rabta ou celle sur les événements du 9 avril 2012. Maquiller certaines vérités et une certaine culture de l’impunité deviennent, hélas, une habitude en Tunisie.

par -

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) impliquera plusieurs parties prenantes dans différents dialogues lors de la 7ème Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD7), qui se tient du 28 au 30 août 2019 à Yokohama, au Japon, en vue de forger des partenariats internationaux. L’objectif est de fortifier le commerce et les entreprises pour un développement durable en Afrique.

En collaboration avec le PNUD et d’autres partenaires, le processus de la TICAD a au cours des 26 dernières années contribué à intégrer la sécurité humaine et les approches de développement centrées sur l’être humain. De la TICAD I avec 1 000 participants à Tokyo en 1993 à la TICAD VI tenue au Kenya en 2016, qui a attiré 14 000 participants, le forum est devenu un événement majeur pour le développement du continent.

Tirer parti du succès du processus de la TICAD et s’aligner sur le thème de la conférence de cette année, qui vise à faire progresser le développement de l’Afrique par le biais des personnes, de la technologie et de l’innovation. Le PNUD engagera les parties prenantes dans des discussions approfondies et créera des opportunités de partenariat pour promouvoir l’innovation et la technologie, la localisation des objectifs de développement durable, la couverture sanitaire universelle et l’économie bleue.

La TICAD7 a trois objectifs principaux: chercher à faire progresser la transformation économique et l’amélioration de l’environnement des entreprises et des institutions grâce à l’investissement privé et à l’innovation, en particulier pour les jeunes entreprises, promouvoir une société résiliente et durable pour la sécurité humaine, la paix et la stabilité.

L’administrateur du PNUD, Achim Steiner, a félicité le Japon pour ses contributions constantes au développement de l’Afrique et a annoncé son soutien sans faille. «Le PNUD est déterminé à travailler avec les gouvernements africains, le gouvernement japonais, le secteur privé et divers autres partenaires pour réaliser une nouvelle vision du développement plus inclusive pour les populations africaines. J’attends avec impatience notre réunion à Yokohama, alors que nous utilisons les 26 années de réalisations et d’enseignements de la TICAD pour libérer l’avenir du développement de l’Afrique», a-t-il déclaré…

Le ministre des Affaires étrangères du Japon, Kono Taro, a déclaré que grâce à son expertise sur le développement de l’Afrique accumulée au fil des années et à ses réseaux étendus au niveau local, la contribution du PNUD sera cruciale pour la promotion du partenariat entre l’Afrique et le Japon. Le Gouvernement japonais renforcera la coopération avec le PNUD afin de contribuer fortement à la croissance et au développement de l’Afrique en appuyant la réalisation de sa propre initiative, l’Agenda 2063, ainsi que les objectifs de développement durable, qui contiennent des objectifs internationaux à atteindre d’ici 2030.

L’un des temps forts de TICAD7 sera le lancement et la signature d’un accord de partenariat tripartite entre le PNUD, l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et l’Organisation japonaise du commerce extérieur (JETRO), visant à promouvoir le développement durable en Afrique par le biais de partenariats renforcés avec les secteurs privés japonais et africains.

Le PNUD et l’Association japonaise des dirigeants de grandes entreprises signeront également lors de la conférence un accord visant à établir un cadre qui encourage les entreprises japonaises à soutenir la réalisation des objectifs de développement durable en Afrique, en proposant des solutions et des services adaptés aux entreprises.

En outre, le PNUD travaillera en partenariat avec la préfecture de Kanagawa sur la localisation des objectifs de développement durable par le biais de partenariats multisectoriels, dans le cadre desquels les acteurs des secteurs public et privé seront encouragés à travailler ensemble pour libérer le pouvoir de l’innovation et atteindre les objectifs de développement durable au niveau local.

Pour rappel, la JICA avait lancé au mois de mai 2019 un appel à candidatures aux startups tunisiennes pour leur faire participer gratuitement à ce Forum.

La Tunisie sera représentée par le chef de la diplomatie, Khemaies Jhinaoui, qui conduira la délégation. Il sera accompagné par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Slim Khalbous, qui prendra part à une série de tables rondes sur la science et la technologie et rencontrera des chercheurs tunisiens établis au Japon.

par -

Les crédits accordés aux particuliers ont atteint 23754 Millions de dinars au mois de mars 2019, enregistrant ainsi un recul de 0,5% par rapport au début de l’année, un recul jugé inquiétant selon l’Observatoire Tunisien des services financiers.

La valeur de ces crédits a connu une hausse de 3,7% entre mars 2018 et le même mois en 2019, alors qu’elle avait été de 9,3% durant la même période de l’exercice précédent.

Ce recul est principalement causé par l’augmentation du taux directeur décidé par la BCT en février 2019,  en plus des restrictions décidées par l’institution pour l’octroi des crédits personnels en raison du coût de refinancement et de l’insuffisance des liquidités. Le taux élevé de l’endettement de certaines familles tunisiennes pourrait être également l’une des raisons qui ne leur ont pas permis de prétendre à d’autres crédits, selon les estimations de l’Observatoire.

L’Observatoire considère que cette démarche entre dans le cadre des politiques financières de la BCT ayant pour objectif de contenir l’inflation, mission dans laquelle elle a réussi proportionnellement. Il a également  appelé les banques et les institutions financières à comprendre la situation financière des familles dont le pouvoir d’achat a baissé d’une manière importante et qui sont dans l’incapacité de faire face à la concomitance des saisons de consommation.

« La révision de la politique des tarifs est impérative dans certains services bancaires, surtout que la dernière étude de la BCT de 2018 montre que les familles tunisiennes constatent que les établissements financiers fournissent des services à des coûts non-autorisés » indique la même source.

Par ailleurs, l’Observatoire des services financiers a souligné que la recherche de la maîtrise de l’inflation ne passe pas uniquement par les politiques financières mais aussi par le renforcement du contrôle économique des circuits de distribution, la répression de la spéculation, la garantie de la transparence des transactions sur le marché, surtout que le taux d’inflation est resté au niveau de 6,8%, au cours du mois de juin 2019 et que les prix de certaines denrées connaissent une hausse sans précédent, alors qu’elles sont des produits de saison.

Par ailleurs, la recherche de remède contre l’insuffisance de liquidités et de coût du refinancement peut se faire à travers l’augmentation du taux des bénéficies sur l’épargne qui reste encore timide, au niveau de 5%, depuis janvier 2018, et la recherche par les banques de nouveaux mécanismes pour attirer les épargnants.

L’Observatoire des services financiers appelle, par ailleurs, à la mise en place d’une stratégie claire pour consolider l’inclusion financière.

par -

Le ministère de la Santé a accueilli ce mercredi 14 aout 2019 la signature d’un accord entre le département de la Santé et celui des Affaires sociales. Cet accord permettra de faciliter le traitement et la prise en charge des maladies cancéreuses ainsi que l’introduction d’autres maladies et soins dans le système de prise en charge de la CNAM (Caisse nationale d’assurance-maladie).

Sonia Ben Cheick, ministre de la Santé, a déclaré à African Manager que grâce a cette convention le patient souffrant d’une maladie cancéreuse ne sera plus obligé de se déplacer à la polytechnique d’El Omrane pour attendre son tour et récupérer son traitement, et que les services du ministère de la Santé et de la CNAM se chargeront de raccourcir ce processus.

Cette initiative représente un gain de temps et d’énergie pour les patients qui souffrent de cancers ainsi que pour leurs familles… C’est une mesure qui garantit également le transport adéquat des traitements, qui nécessitent généralement des conditions spécifiques pour garder leur efficacité, les patients sont incapables de transporter ce genre de médicaments dans les conditions nécessaires” a-t-elle indiqué.

L’initiative sera introduite dans l’Institut Salah-Azaïez de cancérologie et sera vulgarisée d’ici la fin 2019 dans les départements de cancérologie des hôpitaux de Sousse, Sfax et le centre régional de cancérologie de Jendouba.

Sonia Ben Cheick a annoncé l’arrivée de deux techniques de procréation assistée dans le système de prise en charge de la CNAM : la fécondation in vitro et la cystoscopie, qui seront effectuées à l’hôpital Aziza Othmana.

Le ministre des Affaires sociales, Mohamed Trabelsi, a indiqué que l’amélioration du rendement des caisses sociales a permis de diversifier les maladies prises en charge par la CNAM et de couvrir davantage de citoyens; il a annoncé dans le même sens que la maladie cœliaque et la Xeroderma pigmentosum (la maladie des enfants de la lune) seront bientôt prises en charge par la CNAM.

Mohamed Trabelsi a confirmé que l’amélioration de la situation des caisses sociales est principalement due aux reformes introduites dernièrement, en particulier le relèvement de l’âge de départ à la retraite, l’approbation des contributions sociales de solidarité ainsi que le renforcement de la gouvernance des caisses sociales.

Les fruits des reformes seront observés non seulement au niveau caisses sociales, mais également dans les services de santé… Le remboursement des dettes des caisses sociales envers les hôpitaux et la pharmacie centrale s’améliore, ce qui optimisera le secteur de la santé publique en Tunisie” a estimé le ministre.

par -

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a organisé ce mercredi 7 out 2019 une conférence de presse afin de mettre l’accent sur l’avancement du projet de l’Université franco-tunisienne pour la Méditerranée et l’Afrique (UFTAM). Le patron du département, Slim Khalbous, a confié à African Manager que ce projet s’inscrit dans le cadre de la restructuration et l’amélioration de la coopération franco-tunisienne dans le secteur de l’enseignement supérieur et pour garantir une meilleure concrétisation des efforts communs fournis par les deux pays. Il a ajouté qu’il s’agit de la première université internationale en Tunisie, et qu’elle permettra d’attirer des étudiants du bassin méditerranéen, de l’Europe et du continent africain grâce à la des formations polyvalentes et de qualité et grâce à des diplômes reconnus à l’échelle internationale.

Le ministre a indiqué que ce projet présente trois innovations : des formations polyvalentes et double disciplinaires pour satisfaire les besoins d’un marché de travail de plus en plus exigeant, une nouvelle façon d’enseigner grâce à un staff pédagogique mixte franco-tunisien, et des formations orientées principalement vers l’excellence et l’employabilité. “Les compétences  tunisiennes à l’étranger seront intéressées par l’UFTAM, avec des conditions académiques similaires à celles aux pays développées, ce projet pourra aider à récupérer la diaspora scientifique tunisienne et profiter de son expérience” a estimé Slim Khalbous.

L’ambassadeur de France à Tunis, Olivier Poivre d’Arvor, a déclaré à African Manager que ce projet constitue une première pour son pays dans le monde, et que la Tunisie a été choisie pour accueillir cette initiative grâce à deux facteurs : les traditions tunisiennes en matière d’enseignement et la position géographique du pays, situé au centre du bassin méditerranéen, proche de l’Europe et la pointe du continent africain. Il a également déclaré que l’importance du projet a poussé les intervenants à doubler les efforts pour entamer l’activité de l’UFTAM, la preuve avec l’inauguration prochaine de l’université en un temps record, moins de deux après l’annonce conjointe du projet en janvier 2018.

L’UFTAM sera pédagogiquement mise en œuvre par trois universités tunisiennes et quatre françaises : l’Université de Tunis, l’Université de Carthage, l’Université de Tunis-El Manar, la Sorbonne, Paris-Dauphine, l’Université Nice Sophia Antipolis et l’Université d’Aix-Marseille.

Quatre formations seront proposées au début de l’année universitaire 2019/2020 : le master Gestion de l’environnement et métiers de l’eau, le master 2 formation de formateurs en génie informatique traitement du signal automatique énergie électronique et télécom, un  M2 en sciences des données et nouveaux métiers du numérique et un M2 en expertise économique des politiques et projets de développement. Les frais d’inscription varient entre 5000 et 15000 dinars.

L’université entamera ses activités le 1er octobre 2019 avec une capacité comprise entre 150 et 200 étudiants en master, les licences seront introduites à partir de la saison universitaire 2020/2021. La Tunisia Business School (TBS) accueillera les activités de l’UFTAM durant les deux, voire trois années à venir, la durée nécessaire pour construire les nouveaux locaux dans la région de Bir El Kasaa.

par -

La quatrième édition de «L’état des investissements numériques dans la région MENA» vient d’être publiée. Il s’agit d’une analyse des investisseurs et des investissements dans la technologie. Ce rapport de recherche étudie le paysage des investissements technologiques dans la région MENA en analysant les investissements basés dans les pays arabes.

2019 a commencé sur une note positive avec le plus grand projet technologique jamais réalisé dans la région MENA ; l’acquisition de Careem par UBER qui a atteint 3,1 milliards de dollars.

 Au niveau mondial, 2018 a été une année exceptionnelle pour un certain nombre d’industries. Les transports et les soins de santé étaient les sujets les plus en vogue avec plus de 23 milliards de dollars d’investissements dans l’industrie pharmaceutique et les startups de la biotechnologie.

En outre, les investissements axés sur la fintech ont continué à croître. La région MENA reflète l’intérêt mondial, où les soins de santé, le transport, la logistique et la fintech représentent 21% de tous les investissements régionaux et 40% de la valeur du financement au cours des six dernières années.

En matière de concentration d’investisseurs, la Tunisie est le premier pays du Maghreb, elle attire 3% des investisseurs dans le numérique. Les Emirats sont à la première place  avec 32%, suivis par l’Arabie saoudite avec 17%.

Le nombre d’investisseurs technologiques dans la région MENA continue de croître régulièrement, avec un taux de croissance de 25% pour la période comprise entre 2012 et 2018. L’écosystème a enregistré une augmentation de 75% du nombre de nouveaux investisseurs de 2014 à 2015. Au cours des deux dernières années, le nombre de nouveaux fonds lancés n’a pas progressé,  ceci pourrait être lié au manque de clarté en termes de politique macro-économique dans la région.

La part du lion pour les Emirats

La communauté des investisseurs reste concentrée sur quatre principaux pays, à savoir les Emirats, l‘Arabie saoudite, l’Egypte et le Liban, qui abritent 71% des investisseurs. Les EAU accueillent la plus grande proportion de l’ensemble des investisseurs de la région MENA (31%), tandis que l’Arabie saoudite, Le Liban et l’Égypte réunis représentent 40%. La Tunisie accueille seulement 4% des investisseurs.

Selon le rapport, les fonds en phase de démarrage représentent environ la moitié (48%) de la communauté des investisseurs, tandis que les fonds de croissance ont enregistré une baisse considérable (environ 50%) depuis 2017.

Les accélérateurs sont considérés comme le segment des investisseurs qui a connu la croissance la plus rapide au cours des cinq dernières années, affichant une augmentation de 32% de 2013 à 2018. D’autre part, le capital de croissance a connu une chute respective de 30% et 12,5% au cours des six dernières années.

Les types d’investisseurs les plus répandus sur les marchés sont les accélérateurs, les entreprises et le capital de risque. Au cours des trois dernières années, l’écosystème a connu une prolifération d’accélérateurs. Avec des initiatives telles que le projet d’investissement de 200 millions de dollars de la Banque mondiale visant à soutenir les PME égyptiennes (dont 50 millions sont réservés aux sociétés de capital-risque, aux accélérateurs et aux groupes providentiels), et à l’accélérateur américain Techstars, qui consolide ses opérations à Dubaï, de nettes opportunités de marché se présentent construire des écosystèmes robustes de démarrage technologique.

 L’appétit et l’intérêt accrus des entreprises sont évidents avec l’augmentation du nombre d’investisseurs privés au cours des deux dernières années. Les entreprises investissent dans un soutien axé sur la technologie  pour faire avancer leur processus de numérisation.

Le Koweït affiche un financement en phase de croissance, mais continue de manquer de fonds en phase de démarrage. Des marchés tels que le Qatar, laTunisie, le Yémen et l’Algérie – avec des écosystèmes en développement – continuent de présenter des lacunes.

La Tunisie double les transactions

En examinant le nombre de transactions par pays au cours des six dernières années, les Émirats arabes unis (348) représentent presque le double du nombre de transactions en Égypte (214) et au Liban (213). A u cours de la même période, la Tunisie a enregistré 89 transactions, ce qui représente une augmentation de 48%  entre 2013 et 2018.

Les taux de croissance de la Tunisie, de Bahreïn, d’Oman, du Yémen et de la Syrie ont tous été supérieurs à ceux des EAU, Oman et le Yémen. Ils  ont enregistré la plus forte variation en pourcentage par rapport à l’année dernière (129% et 250% respectivement); ces chiffres sont sur-amplifiés en raison du nombre minimal d’opérations réalisées en 2017 dans les deux pays. En revanche, les Émirats arabes unis affichent le changement le plus important avec une augmentation de 45 transactions par rapport à 2017. L’Égypte et le Liban sont les deuxièmes plus importants changements absolus depuis 2017, avec une augmentation égale de 40 transactions. La Tunisie a également enregistré une performance remarquable en termes de pourcentage et de variation absolue du nombre d’investissements, se positionnant comme l’un des cinq premiers pays de la région MENA.

 Le nombre total de transactions (2013-2018) a augmenté à un taux de croissance annuel cumulatif (CAGR) de 9,5%, tandis que la valeur totale a augmenté beaucoup plus rapidement, avec un CAGR de 23%. Cela indique un écosystème en pleine maturité où la valeur moyenne par transaction a pratiquement doublé. L’année 2016 était en quelque sorte une anomalie: les deux mégarounds générés par Careem (350 millions de dollars) et Souq.com (275 millions de dollars) ont entraîné une augmentation de la valeur totale par rapport à la valeur considérablement inférieure des transactions de 2017 et 2018.

En termes de nombre de transactions pour 2018, l’Égypte (40 transactions) et la Tunisie (29 transactions) ont progressé dans le classement par rapport à 2017, occupant les deuxième et troisième places respectivement derrière les Emirats (45 transactions).

Oman, avec 22 transactions en 2018, a progressé de deux places depuis 2017 et occupe actuellement le cinquième rang. C’est un reflet clair de la prouesse d’investissement du Fonds technologique d’Oman.

par -

La Tunisie devrait connaître une saison de récolte des olives prometteuse cette année avec une production d’huile d’olive atteignant 350 000 tonnes, a annoncé le ministère de l’Agriculture.

Ces perspectives feraient de la Tunisie le deuxième producteur mondial d’huile d’olive après l’Espagne, après avoir été parmi les cinq premiers pendant des années, concurrençant l’Espagne, l’Italie, la Grèce et le Portugal.

Le directeur général du l’Office national de l’huile (ONH), Chokri Bayoudh, a déclaré qu’au cours de ses dernières réunions, l’ONH avait examiné des mécanismes permettant de soutenir la qualité, de contrôler la production d’huile d’olive, d’ajuster davantage le marché et de faciliter l’accès des exportateurs d’huile d’olive et des producteurs.

Le gouvernement continue de soutenir le développement de l’industrie en plantant des millions d’oliviers afin que la Tunisie reste parmi les plus grands producteurs internationaux. Cependant, il reste plusieurs obstacles, notamment le manque de main-d’œuvre dans la récolte des olives, qui s’étend généralement entre novembre et mars.

L’année dernière, la production tunisienne d’huile d’olive a chuté à 140 000 tonnes, dont 117 000 ont été exportées pour une valeur d’environ 526 millions de dollars, contre un record en 2017.

Au cours des dernières années, la production tunisienne d’huile d’olive a atteint 185 000 tonnes. Toutefois, elle devrait s’améliorer dans les années à venir pour atteindre 230 000 tonnes à un rythme annuel. Cela placera la Tunisie au premier rang des principaux producteurs internationaux d’huile d’olive.

La production totale s’est globalement améliorée cette saison parmi les principaux pays producteurs, à l’exception de l’Espagne, ont démontré des chiffres.

L’Observatoire national tunisien de l’agriculture (ONAGRI) a annoncé que la production d’huile d’olive en Espagne atteindrait 1,35 million de tonnes au cours de la prochaine saison, contre 1,77 million de tonnes lors de la campagne précédente.

L’ONAGRI a également noté que la production en Italie atteindrait 270 000 tonnes et la Grèce 300 000 tonnes, ce qui représente une amélioration par rapport à la campagne précédente, et que le taux au Portugal atteindrait 130 000 tonnes. Ces pays sont parmi les plus compétitifs avec l’huile d’olive tunisienne sur les marchés internationaux.

par -

La résidence de l’ambassadeur du Japon en Tunisie a accueilli le 30 juillet 2019 la cérémonie de signature d’un contrat d’investissement pour la valorisation de l’olivier tunisien, entre Yoshiki Sasaki, PDG de l’entreprise japonaise « Arenabio » et Leith Tlemçani, patron de l’entreprise tunisienne « Herbiotech Aroma ».

La signature de ce contrat est le résultat de longues recherches scientifiques menées par l’entreprise japonaise et l’entreprise tunisienne sur les différents produits dérivés de l’olivier tunisien pour leur commercialisation, dans le cadre du projet « Promotion des Affaires pour la Base de la Pyramide (BOP) », financé par la JICA (Agence de coopération internationale du Japon).

Telmçani a confié à African Manager que l’investissement consiste essentiellement en une participation au capital avec une levée de fonds qui permettra d’augmenter la capacité de production de sa société, basée à Siliana et spécialisée dans la production des huiles essentielles et des plantes séchées biologiques.
Il a précisé que son entreprise a réussi à convaincre la firme japonaise grâce aux expériences entamées depuis des années sur les feuilles d’olivier. Des expériences qui ont permis à la fin de développer des feuilles d’olivier avec des caractéristiques bien précises et ayant les composés actifs recherchés par les Nippons pour des utilisations essentiellement pharmaceutiques.
En plus de l’apport financier, nous bénéficions également du portfolio du fonds d’investissement, composé d’une base de fournisseur de matière et de savoir et de clients“, a ajouté la même source.

La partie japonaise a précisé que la valeur de l’investissement est estimée à 100 millions de yens, décaissés par un business fonds et par un laboratoire japonais spécialisé dans la recherche des fonctionnalités des plantes.
Il a indiqué que l’entreprise tunisienne a garanti des produits ayant des compositions bien spécifiques, ce qui permettra d’avoir des substances avec des fonctionnalités précises.
Ce sont des éléments primordiaux pour que nous puissions offrir à nos consommateurs des produits efficaces et ayant une qualité optimale“, a déclaré l’entrepreneur japonais.

FOCUS 🔍

"L’entrée en activité du nouveau système de gestion de terminaux portuaires " TOS " (Terminal Operating System) au port de Radès se fera progressivement,...

Le meilleur des RS

Un Post partagé, qui dit «Il préfère parcourir 400 kilomètres à pied pour Carthage, et refuse la cueillette des olives pour 40 DT par...

INTERVIEW

Taoufik Rajhi, le «Monsieur grandes réformes» du gouvernement de Youssef Chahed, est aussi l’un des principaux négociateurs de la Tunisie avec le FMI, dont...

AFRIQUE

Les pays membres actuels de l'Union du Maghreb arabe - Maroc, Tunisie, Libye, Mauritanie et Algérie - exigent la mise en œuvre immédiate des...

Reseaux Sociaux

SPORT

La sélection tunisienne de football s'est imposée face à son homologue libyenne 4 à 1 (mi-temps : 2-1), en match comptant pour la 1re...