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Jebrane Khalil Jaouadi

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A l’occasion du 50ème anniversaire de la Bourse de Tunis, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a déclaré que le système législatif doit mieux s’adapter aux normes internationales afin de garantir la transparence du secteur financier tunisien.

Il a ajouté que le gouvernement travaille laborieusement dans ce sens et vise en outre à simplifier les mesures d’introduction en bourse pour les sociétés, en particulier les PME.

Le chef du gouvernement a également indiqué que l’introduction en Bourse des sociétés étatiques améliorera leur gouvernance et créera une dynamique financière importante pour le secteur.

Pour sa part, Bilel Sahnoun, directeur général de la Bourse de Tunis, a regretté le faible volume du marché. “Le volume ne représente que 25% du PIB; dans les pays émergents, le volume est aux alentours de 50%… La solution est d’introduire de grandes sociétés dans la bourse, dans le cas de la Tunisie, ce sont les sociétés de l’Etat qu’il faut introduire” a-t-il argué.

La même source a précisé que l’introduction des entreprises publiques en Bourse permettra de gagner en poids, ce qui attirera automatiquement les investisseurs; il s’agit d’une mesure bénéfique pour tous les intervenants selon lui.

Il a signalé l’absence de plusieurs secteurs importants dans le marché financier, comme celui des mines, l’énergie, les hydrocarbures, l’agriculture, le tourisme et la télécommunication, tout en indiquant que l’entrée des sociétés de télécommunication en Bourse changera la physionomie de la place financière. “Entre 40% et 50% des secteurs qui constituent la richesse nationale ne sont pas présents dans les indices de la bourse, c’est un défaut considérable” a-t-il déclaré.

Prenons l’exemple de la Régie Nationale du Tabac et des Allumettes, ce n’est qu’en Tunisie que ce type de société est encore sous le contrôle de l’état, son entrée en bourse est une opportunité pour le marché financier, pour le budget de l’Etat et pour les employés de la société pour en finir avec son management archaïque et la transformer en une société moderne” a-t-il indiqué.

Bilel Sahnoun a souligné que la volonté politique est insuffisante pour introduire les sociétés de l’Etat en bourse, et qu’il faut l’accord des syndicats pour franchir ce pas.

Le président du Conseil du Marché Financier, Salah Essayel, a confirmé ce diagnostic et a ajouté que l’introduction des société de l’Etat en Bourse élèvera la capitalisation et les offres du marché financier, et permettra également à ces sociétés de recevoir le financement nécessaire pour leur réorganisation.

Il a ajouté que l’objectif est de transformer des entreprises déficitaires et qui dépendent des subventions de l’Etat pour survivre en entreprises gagnantes et dynamiques.

Salah Essayel a confié qu’en 2020 il sera impératif de restructurer ces sociétés pour qu’elles puissent survivre, Tunisie Télécom figure parmi les sociétés qui entameront ce processus prochainement.

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L’atelier de démarrage du projet de l’Agence nationale pour la Maîtrise de l’Energie (ANME) et du programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) intitulé « Appui à la tarification du carbone pour la mise en œuvre de la NDC et la transition bas carbone en Tunisie s’est tenu jeudi 13 juin 2019 à Tunis . L’objectif était de présenter le projet et de partager des expériences internationales en matière de modélisation des impacts économiques de la transition énergétique, subventions énergétiques et l’instauration de la taxe carbone.

C’est quoi la tarification du carbone ?

Il s’agit de l’instauration du principe du pollueur-payeur pour les gaz à effet de serre, sous la forme d’une taxe carbone ou encore d’une obligation d’acheter des permis de polluer, plus connus sous les noms système de plafonnement et d’échange ou système d’échange des quotas d’émissions.

Ce système exige que le carbone doit avoir un prix soutenu, prévisible et croissant afin qu’y soient intégrés les dégâts que les émissions de gaz à effet de serre provoquent dans l’atmosphère et le coût réel qui en incombe à la société.

En fin de compte, cette mesure pousse les compagnies industrielles en particulier à réduire la pollution plus rapidement, à investir dans des alternatives respectueuses du climat et à stimuler les innovations qui génèrent peu d’émissions de carbone.

En Tunisie, la mise en place de cette mesure est assistée techniquement et financièrement par la Banque Mondiale grâce au programme Partnership for Market Readiness (PMR), qui est destiné à aider les pays en développement et émergents à préparer une feuille de route pour la mise en place des instruments de tarification du carbone.

Le processus de concertation du PMR a permis d’identifier trois instruments de tarification du carbone prioritaires en Tunisie, le premier instrument est l’introduction d’une taxe carbone pour l’alimentation du Fonds de transition Energétique ; la taxe servira à renforcer les ressources du fonds afin d’accélérer la transition énergétique.

Le deuxième instrument est l’introduction d’un système de paiements axés sur les résultats sur les résultats en soutien au développement de l’électricité renouvelable dans le but d’améliorer sa rentabilité et de mieux attirer les opérateurs privés dans ce secteur.

La tarification du carbone dans le cadre de l’accord volontaire entre le secteur cimentier et les autorités publiques clôture les trois instruments de la PMR.

Selon l’Agence Nationale pour la Maîtrise de l’Energie, instaurer ce processus de tarification représente pour la Tunisie un nouveau levier de politique publique pour atténuer efficacement la croissance des émissions des gaz à effet de serre, les valoriser afin de financer les projets de maitrise d’énergie et mettre en œuvre l’Accord de Paris.

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Le ministre tunisien de l’Industrie et de l’Energie, Slim Feriani, a annoncé mercredi 12 juin 2019 que la Tunisie sélectionnera les gagnants de son contrat de concession d’énergie solaire de 500 mégawatts (MW) d’ici septembre, dans le but d’attirer davantage d’investissements étrangers dans les énergies renouvelables.

Les 16 candidats retenus soumettront leurs offres finales au gouvernement le mois prochain, a déclaré le ministre en marge du Forum sur l’énergie en Afrique, à Lisbonne, au Portugal.

Les investisseurs intéressés viennent principalement d’Europe, mais aussi d’Amérique du Nord et d’Asie, selon Reuters.

Décrivant l’appel d’offres comme ambitieux, Feriani a déclaré qu’il s’attendait à ce que les gagnants commencent à produire de l’énergie solaire dans les 12 à 18 mois suivant l’annonce.

L’appel d’offres changera la donne, car nous allons stimuler la production d’énergie en Tunisie grâce à une énergie respectueuse de l’environnement…C’est comme ça que le monde va“, a déclaré le ministre..

L’appel d’offres de 500 MW s’inscrit dans le cadre d’un programme plus vaste lancé par le gouvernement tunisien, qui prévoit d’atteindre 3 500 MW d’énergie renouvelable, solaire et éolienne d’ici 2030, couvrant 30% des besoins en électricité du pays.

Le ministre de l’industrie estime maintenant que le pays peut faire un pas de plus dans cette transition énergétique.“Lorsque nous nous sommes fixés l’objectif de 3 500 MW, nous avons été prudents, mais aujourd’hui, étant donné la vitesse à laquelle les choses évoluent, nous avons constaté une accélération du rythme“, a-t-il déclaré.

Si nous continuons à pousser, nous pouvons faire beaucoup plus… nous pensons que les 3 500 MW pourront être atteints beaucoup plus rapidement que 2030“, a-t-il ajouté.

Au cours des 20 dernières années, la Tunisie n’a été en mesure de produire qu’environ 300 MW d’énergie renouvelable, principalement éolienne et hydroélectrique, selon S. Feriani.

Malgré de nombreux problèmes économiques, tels que l’inflation et le chômage élevés, restant à résoudre, le ministre a indiqué que depuis la transition démocratique de la Tunisie en 2011, le pays a été en mesure de rétablir la confiance des investisseurs dans divers secteurs économiques, au-delà du tourisme traditionnel.

Le monde démocratique souhaite ardemment voir la Tunisie comme une réussite dans cette partie du monde“, a-t-il déclaré. “L’économie est une question de confiance, nous avons besoin de la confiance des consommateurs mais aussi de celle des investisseurs.”

Interrogé sur le fait que le conflit en Libye, un pays voisin, pourrait avoir un impact négatif sur le secteur énergétique tunisien, S. Feriani a reconnu “qu’il existe certains problèmes“, tout en précisant que la Tunisie devait “continuer à avancer” et était “ouverte aux affaires“.

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Le recul de la production de pétrole en Tunisie a commencé depuis 2001, l’épuisement des champs en est la principale cause, a déclaré le directeur général des hydrocarbures, Hazem Yahyaoui, à African Manager.

Le responsable a ajouté qu’il est techniquement impossible de découvrir un champ pétrolier avec la même productivité que celui d’El Borma, lequel avait contribué au développement du secteur de l’industrie tunisienne dans les années 70 et 80. La Tunisie produisait entre 150 mille et 200 mille baril par jour grâce à El Borma, actuellement elle ne produit que 38 mille barils par jour.

H.Yahyaoui a indiqué que le nombre des autorisations d’exploration attribué par l’Etat a chuté de 52 en 2010 à 21 en 2018. Les permis atteindront 30 d’ici la fin de l’année 2019.

« Huit compagnies pétrolières importantes ont quitté a Tunisie à cause de la législation, en effet le code des hydrocarbures de 1999 n’est pas adapté à l’évolution du secteur et n’encourage pas les investisseurs étrangers à venir en Tunisie… La présence des grandes firmes comme Shell ou ENI est primordiale pour le pays et pour son image » a estimé le directeur général des hydrocarbures.

Il a ajouté dans ce sens qu’une commission du ministère de l’Industrie travaille actuellement sur la révision du code des hydrocarbures, l’objectif est de faciliter la tâche aux investisseurs et de garantir la transparence du secteur.

Selon lui, une cinquantaine de concessions de production d’hydrocarbures sont inoccupées; le ministère élabore une politique pour faire du marketing et attirer l’investisseur étrangère grâce notamment à la diplomatie économique et à l’organisation de journées de promotion des concessions à l’étranger.

Hazem Yahyaoui a souligné que le ministère de l’Industrie vise en outre à investir dans les services pétroliers en lançant prochainement un centre de formation aux métiers du pétrole et du gaz à Tataouine. Ce centre sera le fruit d’une collaboration entre les secteurs public et privé, son objectif est de former et encadrer les professionnels du forage et du transport. Il sera ouvert aux étudiants étrangers.

« Cinq entreprises opèrent en Tunisie à travers leurs 850 stations-services réparties dans le pays, le transport des hydrocarbures est assuré par une logistique incluant le transport maritime, les services de stockage et le transport terrestre » a-t-il rappelé, tout en estimant que le lancement d’une nouvelle centrale de stockage dans le centre du pays est impératif pour réduire la pression sur les centrales de Bizerte, Radès et Skhira.

Concernant les grèves des transporteurs de carburants, la même source a indiqué que les autorités ont satisfait les demandes de la partie syndicale, et qu’elles ont appelé les compagnies productrices de pétrole à acquérir des camions pour éviter la paralysie de leur activité durant les grèves.

Yahyaoui a enfin confié que les prix ne seront pas augmentés cet été, tout en indiquant que leur hausse est due à la chute de la valeur du dinar.

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Les incendies continuent de se déclencher en Tunisie avec comme cible principale les plantations de grandes cultures sans causer, heureusement, des pertes humaines.

Dans le gouvernorat du Kef, le bilan le plus lourd a été enregistré dans la région de Sers, où les flammes ont ravagé, dimanche 9 juin 2019, près de 200 hectares de céréales (120 hectares appartenant à l’Etat, 80 hectares aux agriculteurs particuliers).

Selon la radio Jawhra FM, les unités de la protection civile et les habitants ont lutté pour limiter l’extension des feux vers les oliviers et les zones résidentielles; l’incendie a été maîtrisé lundi matin.

La région de Dahmani a aussi été touchée, un incendie nocturne a brûlé environ 50 hectares de céréales; les soldats du feu ont réussi à éteindre l’incendie ce matin.

Depuis le 5 juin, 6 incendies ont été enregistrés dans le gouvernorat du Nord-Ouest, ravageant plus de 260 hectares de céréales. A noter que la saison des récoltes commence aujourd’hui au Kef, sur une surface de 194 mille hectares de céréales. Il s’agit du rendement le plus important du gouvernorat depuis 2013. La récolte des céréales en Tunisie est estimée à plus de 20 millions de quintaux (2 millions de tonnes) pour la campagne actuelle, contre 14,3 millions de quintaux pour la précédente, selon une source officielle du ministère de l’Agriculture.

La délégation de Testour, relevant du gouvernorat de Zaghouan, a également été secouée par des incendies ce dimanche. 44 hectares de céréales ont été ravagés par le feu. Le dépôt d’ordures de la ville ainsi qu’un cimetière ont été atteints. Les unités de la protection civile ont été soutenues par les agents municipaux et les garde-forestiers.

Un autre feu a été enregistré dans la forêt de Sidi Amor, près de Raoued (gouvernorat de l’Ariana); le sinistre a ravagé entre 10 et 15 hectares, le gouverneur de la région a indiqué que l’incendie pourrait être provoqué par des individus qui veulent exploiter des parties de cet espace pour bâtir des habitations anarchiques.

A Bizerte, 4 hectares dans la forêt de Cap Angela ont été en proie aux flammes dimanche. Le directeur régional de la protection civile a confié à la radio Shems FM que l’incendie est principalement causé par la hausse des températures.

201 incendies

L’Office national de la protection civile a indiqué que ses unités ont effectué 472 interventions ce dimanche, dont 201 cas d’incendie.

A noter que le nombre des incendies a reculé de 60%, au cours des huit premiers mois de 2018, pour atteindre 135 incendies, contre 329 enregistrés au cours de la même période de 2017, selon les données du ministère de l’Agriculture.

Le ministère avait mis en place une stratégie nationale de préservation des forêts contre les incendies 2015/2024 axée sur le renforcement de l’alerte précoce, l’intervention rapide, le développement de l’infrastructure de base, la maintenance périodique et le renforcement des compétences financières et humaines.

Le nombre des incendies et leur simultanéité interpellent et posent de sérieuses question sur l’origine des feux et ceux qui pourraient être derrière. D’aucuns n’écartent pas qu’il puisse s’agir d’une nouvelle forme de terrorisme qui vient s’ajouter à la gamme des actes perpétrés sur ce registre à l’instar des attentats contre les zones touristiques.

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Africa Moves a annoncé les 100 startups africaines sélectionnées pour participer au “Big Summit” qui se déroulera du 17 au 21 juin dans la capitale tunisienne, Tunis.

Onze startups locales ont été choisies pour l’événement : il s’agit de Be Wireless Solutions, Biofire, CompiTechnology/Akala, Digiartwork, InstaDeep, Kpeiz Digital, Optimalogistic, Powrlogistic, Société Bus Software, Turnkey Ledger et UniQ Soft Technology.

Cet événement de cinq jours réunira des startups, des investisseurs, des experts en innovation ainsi que des passionnés de technologie de tout le continent et du monde entier dans le but de les amener à échanger des idées et à créer des liens les uns avec les autres.

Le Grand Sommet comportera un forum de trois jours qui comprendra des tables rondes et des discours qui traiteront les défis auxquels les pays africains seront confrontés, une exposition sur la technologie et l’innovation qui durera trois jours, ainsi qu’un défi de hackathon et de startups.

Selon un communiqué émis la semaine dernière, Africa Moves a annoncé que les 100 candidats avaient été soigneusement sélectionnés parmi plus de 1000 candidatures par un jury composé de plus de 24 entrepreneurs, consultants en gestion d’entreprise, investisseurs et dirigeants de startups du monde entier.

Les 100 startups sont:

4scholars (Nigéria)

Abossey Okai Online (Ghana)

Sociétés africaines à feuilles persistantes (Cameroun)

AfricaSokoni (Kenya)

Afrika Solar (Mali)

Services Tout-Puissants Plus (Bénin)

Appy (Angola)

Aywajieune (Sénégal)

Bakeli de Volkeno (Sénégal)

Be Wireless Solutions (Tunisie)

Meilleurs livres numériques (Togo)

Bigcel (Nigéria)

Billet Express (Mali)

Biofire (Tunisie)

Bismart Insurance (Kenya)

Bitmama (Nigéria)

Tourelle brute (Ghana)

Bonga (Cameroun)

Bongo (Tanzanie)

Cephas Technologies Sarl (Bénin)

Laboratoire d’intelligence artificielle pour enfants (Ouganda)

Zuoix (Cameroun)

Technologie Compi / Akala (Tunisie)

Côte d’Ivoire Drone (Côte d’Ivoire)

Cuimer (Maroc)

Dechets a L’Or (Guinée équatoriale)

DentaCarts (Egypte)

Digiartwork (Tunisie)

Digital Life’s Good / Diligo (Burkina Faso)

Groupe Djara (Ghana)

Dokita Eyes International (Togo)

Dondosha Desy (Tanzanie)

DriversNG (Nigeria)

Driversng.com (Nigéria)

Droidfx Technologies (Malawi)

E-fermes (Nigeria)

E-Souklou (Côte d’Ivoire)

Ecodome (Maroc)

eMart.cd (DRC)

Eversend (France)

Face2face Africa (US)

Feuze Sas (Mali)

FivePoints (France)

Foodlocker Limited (Nigéria)

Centres de génie (Cameroun)

Maison d’Uwe (Nigeria)

InstaDeep (Tunisie)

Kasi Insight (Canada)

Kisasa Brands (Afrique du Sud)

Kitovu Technology Company (Nigéria)

 Kpeiz Digital (Tunisie)

 Lentera (Kenya)

Livestock247.com (Nigéria)

Lucy.ng (Nigéria)

marKoub.ma (Maroc)

Maîtrise (Maroc)

MaxiCash (RDC)

Neza Reservations (Rwanda)

Nocofio (Ghana)

Ogaan (Kenya)

Optimalogistic (Tunisie)

OuiCare (Cameroun)

Point de vente pour Africa Technologies (Nigeria)

Powrlogistic (Tunisie)

Publiseur (Nigeria)

Sahitna (Tchad)

schoolap (RDC)

Sesaco (Ouganda)

Shems For Lighting Zakaria (Maroc)

SkoolDesk (Ouganda)

Smartphorce Holding (Côte d’Ivoire)

Prêteur social (Nigeria)

Société Bus Software (Tunisie)

Solarpak (Côte d’Ivoire)

Soshub (Tanzanie)

StarNews Mobile (Côte d’Ivoire)

Studio Making ON (Côte d’Ivoire)

Rapidement (Ghana)

TaxiJet (Côte d’Ivoire)

Tikkeo (Gabon)

Tirhal (Soudan)

Tupuca (Angola)

Grand livre clé en main (Tunisie)

Ugabus (Ouganda)

UniQ Soft Technology (Tunisie)

Zenapi (Côte d’Ivoire)

Zinbiss-yaar (Burkina Faso)

Wofagroup (Guinée équatoriale)

Twaa (Tanzanie)

Loystar (Nigéria)

Jobjack (Afrique du Sud)

iCog-Labs (Ethiopie)

Charbon de bois vert (Ouganda)

Green Studio (Cap Vert)

Papi d’or (Cameroun)

DeMars (Maurice)

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Une étude intitulée “Les corridors transport et logistique en Afrique : une perspective tunisienne” a été présentée vendredi 31 mai 2019 par Tunisian African Business Council (TABC). L’objectif de cette étude est de décortiquer la logistique de l’export vers les différentes destinations du continent africain.

Selon le président de TABC, Bassem Loukil, la Tunisie doit mettre les moyens nécessaires pour se positionner en tant que hub africain, à savoir des centres et des plateformes de logistique, des corridors et des lignes maritimes directes vers des destinations africaines.

L’étude a montré les limites d’une offensive africaine purement commerciale si nous ne positionnons pas comme étant un hub de transport, si nous ne donnons pas la chance à nos exportateurs d’avoir accès à des lignes directes à coîts abordables vers l’Afrique… Il va falloir multiplier les canaux de distribution” a affirmé Loukil.

La cartographie logistique du continent est impérative pour les investisseurs tunisiens en particulier, elle leur permettra d’avoir des éléments solides et des chiffres fiables pour choisir les destinations de leurs exportations et profiter de la croissance des marchés africains, a-t-il souligné.

Jalloul Ayed, président d’honneur de TABC, a confié à African Manager qu’il est certain que les infrastructures logistiques et les réseaux de transport jouent un rôle capital vu l’importance que l’Afrique prend dans la stratégie tunisienne en termes de promotion de l’exportation et de l’investissement.

Il a indiqué que TABC à travers cette étude joue un rôle de plus en plus important en donnant des informations utiles et primordiales aux investisseurs et décideurs tunisiens.

Jalloul Ayed a également précisé que les difficultés qui entravent l’expansion commerciale de la Tunisie en Afrique se résument dans le coût cher du transport maritime, la difficulté du transport terrestre à travers le Sahara ainsi que l’inaptitude du transport aérien à supporter de grosses charges. Il a espéré tout de même la multiplication des routes maritimes accompagnée d’une réduction des coûts du transport maritime, ce qui encouragerait les opérateurs tunisiens à reconsidérer plus favorablement les marchés africains.

Mondher Khanfir, vice président de TABC, a déclaré que le manque d’informations sur la logistique en Afrique a poussé vers l’élaboration de cette étude. Il a appelé les opérateurs tunisiens intéressés par le continent africain à dépasser la contrainte des coûts élevés des prix du transport en trouvant des solutions pour que le coût pèse moins dans la valeur ajoutée et les revenus générés par le commerce en Afrique.

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Un dialogue national sur l’énergie et les mines s’est tenu jeudi 30 mai 2019 à la cité de la culture en présence du chef du gouvernement Youssef Chahed, des ministres des Finances, du Transport, de l’Industrie et des PME, de dirigeants, de syndicalistes et des acteurs de la société civile. Il s’agissait de débattre de la situation actuelle et d’envisager d’éventuelles solutions pour le secteur de l’énergie et des mines.

L’augmentation de la consommation énergétique, le déclin de la productivité dans les hydrocarbures et le phosphate, la détérioration de la valeur du dinar, trois facteurs raisons qui expliquent le déficit énergétique de la Tunisie, comme le souligne le diagnostic posé par Slim Feriani, ministre de l’Industrie. Parmi les solutions préconisées, il a mis l’accent sur la nécessité pour l’Etat d’encourager la productivité d’hydrocarbures en délivrant plus d’autorisations d’exploitation, étant noté que le nombre d’autorisations, en déclin depuis 2010, est passé de 21 en 2018 à 30 en 2019.

Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a affirmé, pour sa part, que la Tunisie a les moyens d’atteindre l’autosuffisance énergétique, précisant que la situation demande davantage de transparence et de sensibilisation.

Gaz de schiste : Pas de tabous

Le gaz de schiste apparaît, à cet égard, comme une alternative intéressante pour le chef du gouvernement ainsi que pour plusieurs autres experts du secteur. L’Etat doit se concentrer plus sur cette ressource en procédant à l’inventaire de ses réserves, jugées importante par plusieurs firmes multinationales. “Il faut tout explorer même le gaz de schiste. Les technologies ont évolué et on peut produire avec des techniques qui préservent l’environnement. Il ne faut pas avoir de tabous”, a-t-il déclaré lors du débat qui a eu lieu sur la question.

Concernant la consommation d’électricité, Youssef Chahed a annoncé l’inauguration prochainement des nouvelles centrales électriques de Rades et Mornaguia qui contribueront à répondre à 20% des besoins nationaux.

Un tableau pas tout à fait sombre !

Il a également évoqué la question des mines de phosphates, soulignant que la production de ce minerai a augmenté de 50% durant les cinq premiers mois de 2019. Toutefois, il a insisté sur l’impératif des trouver des alternatives pour éviter le transport du phosphate par camions, en raison du fait que le transport par trains est moins coûteux et plus économique, tout en mentionnant que le ministère concerné étudie actuellement l’installation de pipelines spécialement conçues pour ce genre d’opérations.

“En dépit d’un déficit énergétique qui a atteint environ 50%, le tableau n’est pas tout à fait sombre”, a fait valoir le chef du gouvernement après des interventions de plusieurs représentants d’entreprises énergétiques et de responsables officiels qui ont dressé des bilans, pour la plupart positifs.

Selon le chef du gouvernement, un conseil ministériel se tiendra la semaine prochaine afin de faire le bilan de ce débat national et d’étudier les différentes propositions des participants.

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Une table ronde intitulée « Le déficit énergétique, une entrave pour le développement et un motivateur d’investissements » a été organisée mercredi 29 mai 2019; des experts du secteur et des représentants des partis politiques ont fait le déplacement. L’objectif était d’informer et de sensibiliser les décideurs politiques sur la situation et les défis énergétiques de la Tunisie.

L’ex-ministre de l’Energie, Khaled Gaddour, a déclaré durant son intervention que l’Etat est épuisé par les subventions énergétiques qui sont passées de 1550 millions de dinars en 2018 à 2700 millions de dinars en 2019, une charge lourde causée principalement par la détérioration de la valeur du dinar, le recul de la production tunisienne en hydrocarbures ainsi que l’augmentation du prix du baril.

« Face à cette situation, l’Etat doit agir en encourageant l’exploitation de nouveaux champs d’hydrocarbures, et en délivrant plus d’autorisations d’exploration qui ont diminué de 52 en 2010 à 23 en 2017 (…). Si l’Etat est incapable d’exploiter faute de moyens, qu’elle ouvre la porte aux entreprises » a-t-il ajouté, tout en précisant que le cout d’exploitation d’un puits de pétrole varie entre 40 et 80 millions de dinars et que les probabilités d’identification de nouveaux puits en Tunisie sont faibles et ne dépassent pas les 25% au meilleur des cas.

L’ex-ministre a appelé dans ce sens à trouver des solutions pour les stations de raffinage de Jarzouna et de Borma. Usées après plus d’un demi-siècle d’activité, ces stations ne sont plus opérationnelles et représentent même un danger pour l’environnement et les employés.

Khaled Gaddour a continué son diagnostic en signalant que la hausse de la demande énergétique et la baisse de la productivité menacent sérieusement la sécurité énergétique de la Tunisie, qui se trouve actuellement devant l’impératif d’importer 58% de ses besoins énergétiques.

Il a indiqué que vu le potentiel du photovoltaïque et de l’éolien dont dispose la Tunisie, l’Etat se trouve dans l’obligation de se tourner vers les énergies renouvelables qui représentent une alternative moins couteuse, plus écologique et qui permet un meilleur rendement des subventions énergétiques que les sources traditionnelles d’énergie.

Selon K. Gaddour, les responsables doivent penser à l’avance au problème du stockage des énergies renouvelables. De nouvelles centrales de stockage, adaptées à ce genre de projets, doivent être préparées pour garantir l’efficacité de la transition énergétique en Tunisie, qui prévoit de produire 30% de ses besoins énergétiques à partir des énergies renouvelables d’ici 2030.

 L’ex-ministre a également refusé d’écarter l’alternative du gaz de schiste. Il a estimé que la Tunisie possède des réserves importantes et que Shell avait proposé d’exploiter des gisements tunisiens en 2012.

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L’Institut de recherche sur le tourisme en Chine prévoit que près de 180 millions de Chinois voyageront à l’étranger cette année, contre 149 millions en 2018. Selon les estimations, ce chiffre passerait à 260 millions d’ici 2030.

Alors que l’Europe a accueilli plus de 12,4 millions de touristes chinois en 2017, l’Afrique n’a reçu que 800 000 touristes chinois, selon la China Tourism Academy. Ce résultat s’explique par la faible compétitivité, le secteur touristique africain est encore affecté par l’instabilité, les épidémies et les problèmes de sécurité.

L’Afrique peut bénéficier de la montée du nombre de touristes chinois en donnant la priorité au marché chinois et en mettant à niveau ses offres. L’apprentissage et l’introduction du mandarin dans le secteur touristique sont également un atout important qui pourra aider les pays africains à optimiser leurs chances dans la conquête des Chinois, selon le site chinadaily.com.

Les pays africains avec le plus grand nombre de touristes chinois en 2017 étaient respectivement l’Egypte, le Kenya, le Maroc, la Tunisie, l’Afrique du Sud, Maurice et le Zimbabwe.

Malgré les lacunes qui entravent le tourisme africain, un rapport de 2018 de l’agence de notation Moody’s a indiqué que 10 pays africains – l’Afrique du Sud, les iles Maurice, le Maroc, l’Egypte, le Kenya, la Namibie, le Cap Vert, le Botswana, la Tunisie et la Tanzanie sont susceptibles de bénéficier de l’augmentation du nombre de visiteurs en provenance de Chine. Cette opinion est confortée par la croissance annuelle de 30% du nombre d’arrivées chinoises en Afrique depuis 2012.

Moody’s a également remarqué qu’un nombre croissant de touristes chinois se sont rendus particulièrement aux îles Maurice, au Maroc et en Tunisie, trois pays qui n’exigent pas de visas pour les Chinois.

Ces dernières années, le nombre de visiteurs chinois achetant des forfaits pour l’Afrique a augmenté, selon le rapport 2018 du Luxury Chinese Traveller. Le nombre de voyageurs chinois à destination de l’Afrique a augmenté de 40% par an au cours des cinq dernières années d’après China CYTS Tour Co.

Ctrip, une agence de voyages en ligne basée à Shanghai, a déclaré dans ce sens avoir constaté une augmentation constante du nombre de voyageurs en Afrique au cours des trois dernières années.

L’augmentation du nombre de touristes chinois se rendant en Afrique est principalement due à l’amélioration de la coopération sino-africaine; les Chinois sont de plus en plus conscients des offres du continent, grâce au Forum sur la coopération sino-africaine.

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Le mémorial de l’attaque terroriste de Sousse a été enlevé par les propriétaires de l’hôtel Imperial Marhaba selon le journal britannique “The Sun”.

Le sanctuaire était censé honorer les 39 victimes – dont 30 Britanniques -, il a été jugé «mauvais pour les affaires» selon le manager de l’hôtel.

Les parents des touristes tués lors de cet attentat ont accusé l’hôtel de piétiner la mémoire des victimes.

“The Sun” a Indiqué que les nouveaux propriétaires de l’hôtel l’ont démoli, craignant que cela affecte le business.

Le manager, qui a refusé de dévoiler son identité, a déclaré que le mémorial n’a pas été complètement supprimé et que si quelqu’un demande à le voir, ils peuvent le lui montrer.

L’affiche du mémorial indique : “Cette plaque est dédiée à tous les invités qui ont perdu la vie dans l’attentat terroriste perpétré à l’hôtel Imperial Marhaba le 26 juin 2015“.

Un haut responsable de l’hôtel, qui s’appelle maintenant la baie de Kantaoui, a admis : «Nous ne voulons pas rappeler aux nouveaux clients que quelque chose de grave s’est passé. S’ils le savent, peut-être qu’ils partiront».

L’hôtel, situé à Port El Kantaoui, près de Sousse, a récemment été acheté par l’espagnol Iberostar Hotels and Resorts.

Un comportement irrespectueux selon les familles des victimes

Suzy Richards, 50 ans, dont le fils, le frère et le père ont été tués par le terroriste Seifeddine Rezgui, a qualifié les actes de l’hôtel de “très irrespectueux“.

Son autre fils, Owen, maintenant âgé de 19 ans, a également été touché mais a survécu.

Suzy Richards a déclaré : «Enlever une plaque n’empêchera jamais le monde de se souvenir de ce qui s’est passé”.

Elle a ajouté : “Mon seul espoir est que l’hôtel ait passé du temps à améliorer la sécurité de l’établissement en installant des caméras de vidéosurveillance qui fonctionnent et en formant le personnel à quoi faire en cas d’urgence ».

Pour rappel, l’attentat de Sousse – revendiqué par l’Etat Islamique – est souvent qualifié comme la pire attaque terroriste de l’histoire de la Tunisie; il avait fait 39 morts et 39 blessés.

L’événement a été un vrai désastre pour l’économie tunisienne et pour le tourisme en particulier, il a engendré 450 millions d’euros de pertes selon l’ex-ministre du Tourisme, Salma Elloumi Rekik.

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L’Institut national de la consommation (INC) s’apprête à réaliser une étude sur le pouvoir d’achat du consommateur tunisien avant la fin de l’année 2019, a indiqué à African Manager Mourad Ben Hassine, directeur général de l’INC.

Il a ajouté que son institut ne dispose pas de détails concrets concernant ce sujet, et qu’il est nécessaire de réaliser une étude suivant les normes internationales afin de déterminer le taux de recul du pouvoir d’achat en Tunisie.

Ben Hassine a rappelé que l’enquête réalisée par l’INC au mois de décembre 2018 avait révélé que deux tiers des familles tunisiennes ne peuvent pas se passer des crédits. Les dépenses quotidiennes sont considérées comme la première cause d’endettement en Tunisie, suivies respectivement par le logement, la santé, les frais d’éducation et le financement des projets.

27% des personnes interrogées pensent que l’endettement est une fatalité imposée par le recul du pouvoir d’achat, 27% pensent que l’endettement est un fardeau difficile à surpasser, et 20% estiment que l’endettement est une solution pour améliorer les conditions de vie.

L’enquête a également montré la montée de l’endettement familial en Tunisie qui avait atteint 31% en 2017 contre 29.1% en 2014, un résultat qui s’explique par la hausse du taux du marché monétaire (TMM) par la Banque centrale de Tunisie.

Concernant les sources d’endettement, le prêt familial est devenu la première source d’endettement en Tunisie (32.5% en 2018) devant le crédit bancaire  (24%) et les crédits des associations de développement (17%).

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Le journal américain « The Washington Post » a publié mardi 22 mai 2019 les résultats d’une étude qui vise à expliquer pourquoi l’armée tunisienne avait refusé de tirer sur les manifestants lors des événements de 2011.

Dans cette enquête, 72 militaires tunisiens à la retraite ont été interrogés sur leur réaction si on leur ordonnait de tirer sur les manifestants. Deux facteurs sont apparus comme des prédicateurs significatifs de la défection.

Le premier était l’identité des officiers. La majorité des militaires tunisiens, en particulier ceux des rangs inférieurs, sont recrutés dans les régions intérieures du pays. Pendant des décennies, ces régions ont été négligées par rapport à la côte et ont donc été à l’origine de nombreuses manifestations. Venant des mêmes régions de l’intérieur, les soldats ont donc tendance à sympathiser avec les demandes des manifestants. Lors de l’enquête, les officiers originaires de l’intérieur du pays étaient presque deux fois plus susceptibles de se ranger du côté des manifestants que les officiers de la côte.

Plus généralement, ces résultats suggèrent que la composition de l’armée par rapport aux manifestants a joué un rôle critique dans la défection. Les militaires ont peu de chances de réprimer les membres de leur propre groupe régional.

Au-delà de la composition, les intérêts de l’armée constituaient le deuxième facteur prédictif de la défection dans l’enquête. L’étude estime que l’armée tunisienne était historiquement marginalisée par rapport au ministère de l’Intérieur ; souffrant de salaires plus bas, d’équipements délabrés et de peu d’influence sur la politique.

Bien que beaucoup de choses se soient améliorées après la révolution, les officiers continuent à rechercher une influence accrue sur la politique de sécurité nationale. Dans l’enquête, les officiers qui n’étaient pas satisfaits du niveau d’influence politique que leur donnait le gouvernement étaient nettement plus favorables à la défection. Ces résultats suggèrent que les officiers militaires se soucient non seulement de leurs intérêts matériels, mais également de leur pouvoir politique – en l’occurrence, de leur influence politique.

En bref, la composition de l’armée tunisienne et ses intérêts corporatifs ont probablement façonné son refus de réprimer les manifestations. The “Washington Post” considère que ces résultats sont de bon augure pour la démocratie naissante en Tunisie.

Des résultats qui confirment l’hypothèse que les futurs présidents ne pourront pas compter sur l’armée pour la répression, même en renforçant les intérêts de l’armée dans le but de la convaincre de la répression, l’identité des troupes fera encore la différence.

 Les régions côtières sont les fiefs électoraux des partis contre-révolutionnaires; forcer ces régions à envoyer leurs fils dans l’armée serait un suicide politique selon le journal. Mais avec une armée principalement recrutée dans les régions de l’intérieur, les élites côtières seront moins en mesure d’initier un renversement violent de l’autocratie.

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Dans son article publié ce jeudi 9 mai 2019, le journal américain “New York Times” a indiqué que d’anciens trésors pillés dans des zones de conflit au Moyen-Orient sont proposés à la vente sur Facebook, notamment des objets qui auraient pu être dérobés par des combattants de l’État islamique.

Amr Al-Azm, professeur d’histoire et d’anthropologie à la Shawnee State University, dans l’Ohio, a déclaré au journal qu’il a surveillé pendant des années le trafic des pièces archéologiques provenant  du Moyen-Orient. Il a  confirmé que les médias sociaux ont permis de réduire les obstacles à l’entrée sur le marché, et qu’il existe maintenant au moins 90 groupes Facebook liés au commerce illégal d’antiquités du Moyen-Orient, avec des dizaines de milliers de membres.

« Les trafiquants publient souvent des éléments ou des demandes de renseignements dans le groupe, puis prennent la discussion par chat ou la messagerie WhatsApp, ce qui rend le suivi difficile. Certains utilisateurs font circuler des demandes pour certains types de pièces, incitant ainsi les trafiquants à leurs proposer des articles précis » a déclaré le professeur.

Les objets à vendre proviennent principalement de Syrie, d’Irak, du Yémen, d’Égypte, de Tunisie et de Libye. La majorité ne vient pas de musées ou de collections, où leur existence aurait été cataloguée, selon le professeur Azm.

«Ils sont pillés directement du sol», a-t-il précisé. «Ils n’ont jamais été vus. La seule preuve que nous ayons de leur existence est si quelqu’un arrive à poster une photo d’eux (…). D’autres factions et personnes ont également profité du pillage. En fait, le marché était tellement saturé que les prix ont chuté de manière spectaculaire vers 2016″, a déclaré la même source.

Les combattants de l’État islamique qui avaient quitté la Syrie ont transféré leur nouvelle expertise en matière de pillage dans leurs pays, notamment en Égypte, en Tunisie et en Libye, et dans d’autres régions de la Syrie, comme la province d’Idlib”, a t-il ajouté.

Mauvaise gestion de l’affaire par Facebook

Le professeur Amr Al-Azm a indiqué que Facebook devrait élaborer une stratégie plus globale pour mettre fin aux ventes tout en permettant aux enquêteurs de conserver les photos et les enregistrements téléchargés vers les groupes au lieu de simplement supprimer les pages.

Après tout, une photo postée est peut-être le seul enregistrement d’un objet pillé à la disposition des forces de l’ordre ou des spécialistes. Supprimer simplement la page détruirait “un énorme corpus de preuves” qui seront nécessaires pour identifier, suivre et récupérer les trésors pillés pour les années à venir, a-t-il déclaré.

Des arguments similaires ont été avancés, car des sites de médias sociaux, y compris YouTube, ont supprimé des vidéos montrant des atrocités commises pendant la guerre en Syrie et qui pourraient être utilisées pour poursuivre des crimes de guerre.

La vague d’articles arrivant sur le marché se poursuivra probablement pendant des années. Certains trafiquants possèdent des antiquités pillées pendant de longues périodes, attendant le bon moment pour les vendre, a estimé Dr Azm.

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Le président de la Chambre syndicale des sociétés de commerce international, Taoufik Mlayeh, a confié ce mardi 30 avril 2019 que l’adhésion de la Tunisie au Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) doit être accompagnée par des mesures à la hauteur de l’initiative. Dans ce sens, il a insisté sur l’importance du volet logistique pour bien profiler de cette adhésion. Pour rappel, la Tunisie est devenue le 20ème membre permanent de la COMESA suite à la validation de l’adhésion par l’ARP le 27 mars 2019, une adhésion qui donne accès à un marché qui compte près de 560 millions d’habitants.

Concernant l’intégration dans la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), la même source a fait savoir qu’il s’agit d’une étape qui aidera la Tunisie à franchir un pallier dans le développement de ses relations économiques avec son entourage africain, en particulier les pays ouest-africains qui connaissent une dynamique économique considérable. ”Le lancement d’une ligne maritime entre la Tunisie et les pays de l’Afrique de l’Ouest tels que le Sénégal, la Cote d’ivoire et le Ghana est une mesure primordiale pour booster l’échange économique” a indiqué Mlayeh.

De bonnes raisons d’espérer !

L’adhésion de la Tunisie au Marché commun pour l’Afrique orientale et australe (COMESA) va permettre aux exportateurs de bénéficier d’une réduction de 15% sur les taxes douanières appliquées sur les exportations tunisiennes“, a indiqué le ministre du Commerce, Omar El Béhi.
Il a ajouté, lors du forum économique sur le thème “Adhésion de la Tunisie au COMESA : Défis et opportunités pour les entreprises Tunisiennes et étrangères installées en Tunisie”, que les négociations sont toujours en cours afin de bénéficier d’avantages préférentiels pour plusieurs produits.

De son coté, Riadh Aziz, président de la chambre de commerce Tuniso-Belgo-Luxembourgeoise, qui organise ce forum, a souligné que la Tunisie après son adhésion au COMESA, le 18 juillet 2018, pourrait renforcer sa position en tant que plateforme pour le commerce Nord-Sud-Sud.
Et de préciser que la COMESA, qui compte 20 pays membres, va aider la Tunisie à attirer davantage d’investisseurs étrangers pour miser sur la Tunisie.
Riadh Aziz a affirmé que la Tunisie aura, également, la possibilité de bénéficier davantage de financements accordés par la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque mondiale (BM), aux pays de l’espace COMESA.
Le PIB de la région du COMESA a atteint, en 2015, 718 milliards de dollars alors que le volume du commerce s’est élevé, en 2017, à 235 milliards de dollars (71 milliards de dollars d’exportation et 165 milliards de dollars d’importation).

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African Manager a été invité le mercredi 17 avril 2019 pour accompagner la délégation européenne en Tunisie, qui a visité un certain nombre de projets soutenus par l’UE dans le gouvernorat de la Manouba. L’objectif était de faire le point sur les avancements et avancées, et de constater leur impact sur la vie quotidienne des habitants.

La contribution européenn se fait via deux programmes majeurs : le Programme de Réhabilitation et d’Intégration des Quartiers d’Habitation, avec un coût estimé à 511 Millions de dinars, et le Programme de Modernisation des Etablissements Scolaires (PMES), qui dispose d’un budget de 700 mMllions de dinars.

Le premier, financé en majorité par l’Europe (UE, Agence française de développement, Banque européenne d’investissement, BEI) vise à améliorer les conditions de vie des populations dans les zones urbaines défavorisées en contribuant à l’effort de rattrapage en infrastructures urbaines de base et en contribuant au développement social par la réalisation d’équipements sociaux. Il concerne 155 quartiers et plus de 800 mille habitants.

Le gouvernorat de Manouba affiche plusieurs exemples qui témoignent de l’efficacité du programme; les quartiers de Saida, Ennasim, Snaheja et Torjmen relevant de la municipalité de Oued Ellil ont connu des transformations majeures aux niveaux de leurs infrastructures, surtout en ce qui concerne l’assainissement des eaux usées (15 km), la voirie (31 km), la distribution en eau potable et l’éclairage public (715 unités).

Le deuxième axe est le PMES, cofinancé par l’UE, le gouvernement tunisien, la BEI et la banque allemande Kreditanstalt für Wiederaufbau (KFW); il vise principalement à rénover 310 établissements scolaires et à  construire 59 nouveaux établissements, ainsi que le renforcement des capacités des ministères de l’Education et de l’Equipement avec des sessions de formation dans les domaines de la construction scolaire, l’exécution de travaux, passation de marchés, etc.

Dans le gouvernorat de la Mannouba, ce programme se concrétise par 9 projets de rénovation et 2 projets de construction.Les exemples les importants sont la rénovation du lycée Inb Abi Dhiaf avec un cout estimé à 855 mille dinars, et la construction du lycée pilote de la Manouba avec son réfectoire. Ce projet coûtera près de 5.5 Milliards de dinars et permettra d’accueillir mille élèves. Il sera opérationnel au début de l’année scolaire 2020/2021.

Malgré l’importance de cette assistance, les responsables de la délégation européenne ont confié à African Manager que les autorités tunisiennes ne fournissent pas assez d’efforts pour suivre et maintenir ces acquis, ce qui les oblige à faire eux-mêmes le suivi de certains projets pour s’assurer de leur efficacité. Dommage…

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La séance d’audition du chef du gouvernement, Youssef Chahed et de ses ministres n’a finalement pas eu lieu. Prévue pour ce jeudi 4 avril 2019 à 9h, elle a été différée en premier lieu à 14h, à cause des tractations concernant les primes des députés. Puis elle a été annulée et reportée à cause du désordre, provoqué par les membres du syndicat de l’Enseignement supérieur IJABA, qui ont chahuté Chahed depuis le balcon de l’hémicycle.

Cinq minutes de boucan ont été suffisantes pour annuler une audition attendue depuis longtemps. Des sujets importants étaient pourtant au menu : le décès des nouveaux-nés de la maternité de l’hôpital Rabta, l’augmentation des prix des carburants, la crise chez les universitaires. Une audition de la plus haute importance est tombée à l’eau. Un gros gâchis…

Ce rendez-vous était très attendu par les députés, les manifestations qui ont émaillé l’événement à l’intérieur et à l’extérieur de l’ARP reflètent l’atmosphère de crise qui règne sur la scène politique“, a estimé le député Zied Lakhdher. “Le désordre a été une occasion en or pour Youssef Chahed et ses députés pour se retirer, il veut à tout prix éviter l’audition“, a ajouté l’élu.

Autre son de cloche du côté du chef du gouvernement. Il a indiqué qu’il était impossible de travailler sous l’hémicycle du Parlement dans le désordre et les conditions difficiles liés aux défaillances de l’organisation, qui n’ont aucun lien avec le gouvernement. Il a indiqué dans une déclaration à la presse qu’il demeure à la disposition de l’ARP au cas ou cette séance serait planifiée ultérieurement.
Chahed a indiqué qu’il était arrivé, accompagné des membres du gouvernement, avant 9 heures afin de débattre avec les députés du dossier de la santé.
Il y avait du monde autour de Chahed !
En fait la Place du Bardo a été le théâtre ce jeudi de pas moins de 5 mouvements de protestation.
Les journalistes de Dar Assabah et ceux de Radio Zitouna se sont rassemblés au milieu de la foule scandant des slogans appelant Youssef Chahed à lever la main sur le secteur et à régulariser la situation des établissements médiatiques confisqués.

Aux côtés des journalistes, les membres de la campagne “Lâchez la liste officielle !”, en allusion à la liste définitive des martyrs et blessés de la révolution, réclament réhabilitation et préservation de la mémoire nationale. Venus des différentes régions, ils rappellent que les trois présidences ont reçu depuis avril 2018 une copie de la liste.

Des représentants de trois structures syndicales étaient également présents devant l’hémicycle du Bardo, en signe de protestation contre l’augmentation des prix du carburant. Il s’agit de l’Union tunisienne des Taxis individuels, de l’Union tunisienne des Louages et du Groupement professionnel du transport et de la logistique relevant de la Conect (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie).

Parmi les protestataires figuraient, aussi, les personnes qui ont passé avec succès le concours de conseiller éducatif session 2017 et qui appellent le chef du gouvernement à l’urgence d’intervenir pour l’application de l’accord trouvé avec le ministère de tutelle.

Les agriculteurs réclament, pour leur part, le droit à la propriété des terrains qu’ils ont réaménagés et à appliquer les décisions de la consultation nationale de 2016.
De légers heurts éclatés entres les groupes de manifestants ont vite été contenus par les unités de la police déployées sur place.
Cette affaire ne va pas en rester là, il devrait y avoir des suites, à en croire les affirmations des élus des blocs Coalition nationale et Al-Horra, lors d’un point de presse; ils ont parlé d’un acte “prémédité” pour empêcher le chef de gouvernement de vanter son nouveau dispositif en faveur du secteur de la Santé. Il n’en demeure pas moins que de toute façon, cette séance allait être une boucherie, quoi que Chahed annonce pour prouver qu’il a pris en main l’épineux dossier de la Santé. Rien n’allait lui être épargné par les députés. Donc Chahed aussi ne s’est pas fait prier pour déguerpir, profitant d’un chaos bien réel. Reste à savoir qui l’a effectivement organisé et comment les protestataires ont pu accéder si facilement à la salle vu l’impressionnant déploiement sécuritaire…

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BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

Un vif débat a eu lieu suite ce jeudi 21 mars 2019, suite à la présentation de la circulaire n° 2018-14 de la BCT (Banque Centrale de Tunisie). Une circulaire censée faciliter la tâche des investisseurs non résidents selon Raoudha Boukadida, directrice générale des opérations de change, qui indique que l’objectif est de digitaliser la fiche d’investissement et de renforcer l’application des réglementations relatives au change.

La responsable de la BCT a assuré que la circulaire permettra également d’uniformiser les procédures les modalités des opérations, de garantir plus de transparence vis-à-vis de l’investisseur et de simplifier les démarches pour les investisseurs non résidents.

Khalil Laabidi, président de l’Instance Tunisienne de l’Investissement (ITI), a déclaré à African Manager que la Banque Centrale essaie avec cette circulaire de libéraliser l’action économique. Un effort qui ne satisfait pas les investisseurs, qui cherchent l’effectivité des textes réglementaires.

«Il y a un problème d’interconnexion entre les lois, plusieurs réglementations fiscales ne se synchronisent pas avec le Code des changes» a-t-il précisé. Il a en outre indiqué que l’investisseur étranger ne désire pas devenir résident en Tunisie, puisque le statut de résident le prive de certains droits, ce qui est en soi une contradiction.

Karim Sethom, expert comptable, a estimé que la circulaire est une avancée importante puisqu’elle a tendance à digitaliser l’information, ce qui fait gagner du temps. L’expert a cependant signalé que certains aspects de fond n’ont pas été traités, comme la qualité de résidence de l’investisseur étranger, qui permet actuellement de confisquer leurs avoirs en devises.

Il a appelé dans ce sens à corriger ce problème pour maintenir les investisseurs étrangers en Tunisie et pour leur permettre de garantir à vie leurs dividendes en devises, tout en précisant que les craintes des étrangers sont liées à la stabilité du régime de change, et qu’il faut encourager les investisseurs étrangers à devenir résidents pour garantir la proximité et une meilleure gestion de leurs projets.

Mireille André, gérante d’une société totalement exportatrice installée en Tunisie, a indiqué qu’elle insiste depuis des années pour assister à ces réunions sans en tirer des solutions. Elle a évoqué ambiguïté et l’incohérence des lois concernant le statut des investisseurs étrangers, qui méritent plus de clarification de la part des autorités.

L’entrepreneuse a appelé les ministres en relation avec l’investissement à tenir une réunion d’urgence avec les patrons étrangers afin d’envisager des solutions concrètes à leurs problématiques.

Elle a également tenu à recadrer Raoudha Boukadida, qui avait déclaré lors de la conférence, sans doute dans un moment d’égarement, que «la Tunisie n’a pas besoin de participations étrangères, dans le secteur du petit commerce».

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Le jeudi 7 mars 2019 était une journée historique, et atypique, dans la ville de Ben Guerdane : un renfort sécuritaire hors normes, des routes bloquées par les policiers, des magasins fermés… Bref, une sécurisation maximale des lieux. L’assaut des djihadistes il y a quelques années est encore dans toutes les têtes…

L’événement, c’était la visite de trois ministres, ceux de la Défense, Abdelkarim Zbidi, du Commerce, Omar Behi, et de l’Equipement, Nouredine Selmi, pour diverses raisons : commémorer le 3ème anniversaire de l’attaque du 6 mars 2016 menée par Daech – qui avait fait 13 victimes militaires et 7 civiles ainsi qu’une cinquantaine du côté des terroristes -, inaugurer le lancement des travaux d’une zone franche de commerce international et inaugurer une clinique privée.

Le trio ministériel a donc entamé sa visite par le cimetière où les familles des martyrs les attendaient depuis deux heures au moins, d’après ce qu’ils ont déclaré. La visite a duré le temps de mettre un bouquet de fleurs sur la pierre tombale des martyrs, tout cela devant des citoyens locaux plus interpelés par la démonstration de force des militaires que par la descente des ministres.

Ensuite, les ministres du Commerce et de l’Equipement se sont dirigés vers une zone désertique où il y a avait deux drapeaux tunisiens et une pierre inaugurale; le lieu est supposé être la future zone franche dont les exécutants n’ont pas encore été désignés. Les ministres ont “baptisé” la pierre inaugurale, puis Omar Behi a pris la parole, pour la présentation du projet, qui avait été distribuée  aux journalistes 20 minutes en avance.

Le projet est supposé, selon le ministre, intégrer les commerçants informels de la région dans le cycle économique formel tout en sachant que le commerce de carburants, de cigarettes et de devises n’est pas concerné. On se demande alors à quoi servira ce projet. Peut-on parler d’un combat contre le marché informel sans évoquer et intégrer ces trois produits ? La réponse est non, ce projet qui coutera plus de 32 millions de dinars aux contribuables ne servira pas à grand chose tant que les trafiquants de carburants, de cigarettes et de devises ne lâcheront pas leurs sources de revenus pour faire autre chose, dans la légalité, quitte même à tenir des boutiques de souvenirs.

Omar Behi a ajouté que le Tunisien pourrait également dépenser entre 10 et 20% de son allocation touristique dans cette zone. Imaginez un Tunisois ou un Bizertin qui se déplace à Ben Guerdane pour dépenser entre 170 et 300 euros, c’est un peu rude à concevoir. Mais pour le ministre du Commerce ça s’appelle le Développement du secteur, il a d’ailleurs insisté sur le fait que Dubaï était une zone désertique dans les années 60 et que Ben Guerdane a le potentiel pour avoir la même mutation.

Le trio ministériel s’est ensuite dirigé vers le centre ville de Ben Guerdane, pour inaugurer une clinique privée qui avait déjà commencé ses activités. Pourquoi ? Quel est l’intérêt de la clinique, de la venue des ministres ? Qu’est-ce que la ville de Ben Guerdane a gagné dans cette visite ?

Il est certain qu’on est face à un projet qui manque de vision et de moyens. Enfin un rappel pour ceux qui ne le savent pas : la ville de Ben Guerdane a son propre système financier, sa propre “banque centrale”, son propre système de distribution de carburants et d’autres produits de consommation. C’est une ville où les autorités sécuritaires ne semblent pas choquées outre mesure par le business très visible des trafiquants, devant le silence et l’impuissance des autorités centrales depuis des années. Ainsi va Ben Guerdane… ou ne va pas.

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