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vendredi 5 mars 2021
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Japon : Des scandales bouchent l’avenir politique de Shinzo Abe

Du rififi dans le paisible pays du « Soleil Levant ». Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, est dans la tourmente avec une série de scandales qui ont sérieusement rogné sa popularité et peut-être obstrué définitivement son avenir politique, avec des citoyens qui ne badinent pas avec la morale publique. En fait les torpilles sont venues de deux affaires de favoritisme qui ont été jetées sur la place publique en 2017, mais auxquelles Abe avaient réussi à résister jusqu’ici ; elles sont revenues ces dernières semaines comme un boomerang…

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Le premier dossier est relatif à un lot de terrain qui aurait été cédé au gérant d’un jardin d’enfants nationaliste au dixième de sa valeur, en 2016. Il était prévu d’y bâtir une école primaire et le directeur avait décidé de faire de la femme du Premier japonais la directrice honoraire de l’établissement. Une directrice honoraire, sans véritable pouvoir ni rémunération, une broutille dans d’autres contrées, mais au Japon on a une autre conception des affaires publiques. Ce qui a fait enfler encore plus l’affaire, c’est que le ministère des Finances a trafiqué les documents ayant trait à la transaction. Tout cela enrobé avec une sulfureuse ambiance de polar quand un responsable du ministère, en charge de l’opération immobilière, est découvert mort début mars. Parmi les hypothèses des enquêteurs il y a le suicide, à cause d’une éventuelle pression. Il n’en fallait pas plus pour alimenter les bruits les plus fous…

L’autre grossier dossier, ce sont des soupçons autour d’interventions auprès de l’administration pour soigner les intérêts d’un vieil ami, pour l’aider à monter une faculté vétérinaire. Un document officiel de 2015 particulièrement compromettant pour Abe a refait surface la semaine dernière, avec cette terrible note : « une affaire concernant le Premier ministre« .
Par ailleurs on reproche à son gouvernement d’avoir mis sous le tapis des rapports militaires sur l’intervention de l’armée japonaise dans des missions de l’ONU au Soudan du Sud et en Irak.

D’après des experts, Shinzo Abe pourrait choisir la voie de la sagesse : Partir, avant qu’on l’y oblige par un cinglant désaveux aux prochaines élections. « A un moment où le soutien public continue de s’effondrer sur fond de scandales incessants, le risque grandit qu’il démissionne avant même l’élection pour la présidence du Parti Libéral-Démocrate (PLD)« , sa formation politique, indique Chua Han Teng, du cabinet BMI Research, rapporte l’AFP ce lundi 16 avril 2018.
« Même s’il ne démissionnait pas, il pourrait renoncer à se présenter à la tête du parti« , selon l’analyste.
« Il ne lui sera probablement pas possible de regagner la confiance des électeurs, contrairement à ce qu’il a fait en octobre« , corrobore Tetsuro Kato, un politologue de l’université de Hitotsubashi.

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