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Nouvelle avancée des soins et services de santé de proximité dans le District de Bealanana, en Région Sofia. Le 30ème bloc opératoire, de la série prévue être mise en place dans les centres hospitaliers des districts, a été remis, ce 4 octobre, à la population de Bealanana par le Chef de l’Etat, Rivo Rakotovao. Ce sont les habitants des Districts de Bealanana et de Befandriana Nord, et même ceux d’Antsakabary, soit quelques 200.000 personnes, qui bénéficient de cette infrastructure, très moderne, et les patients n’auront plus à rejoindre Antsohihy (à 130 kms) ou même Ambanja.

Le Chef de l’Etat a souligné, lors de la rencontre avec la population de Bealanana, que la mise en place du bloc opératoire est un des aspects de la politique et de l’action mises en œuvre, au cours des quatre dernières années, dans le domaine social, en particulier la santé et l’éducation. L’hôpital de Bealanana existe depuis 1983, mais c’est cette année seulement qu’elle a pu bénéficier d’une telle infrastructure, au grand soulagement de la population, et, pour preuve, 6 patients y ont été opérés avec succès, ces quatre derniers jours. Le Président p.i, Rivo Rakotovao a également évoqué les solutions qui devraient être apportées pour ce qui est de l’accès à l’eau potable, ainsi que la nécessaire réfection des routes dans la ville de Bealanana ; par rapport au développement local, il a notamment lancé un appel aux natifs de la Région à accorder plus d’attention à leur contrée.

Abordant la situation dans le pays en cette période pré-électorale, le Chef de l’Etat a insisté sur l’apaisement et la nécessité de préserver le calme, durant tout le processus. S’agissant des informations concernant un candidat dont le nom ne figurerait pas dans la liste électorale, il a souligné que si sa candidature a été validée, c’est qu’il a rempli les conditions, dont l’inscription sur la liste électorale ; aussi, par rapport à ce genre de chose, il a demandé à ce qu’on ne se livre pas à une telle perturbation de l’opinion et du processus.

Pour en revenir au bloc opératoire de Bealanana, 4 interventions y sont effectuées chaque jour, par un personnel composé de deux chirurgiens et des paramédicaux, et le souhait a été émis d’étoffer le nombre de ces derniers, ainsi que l’acquisition d’un groupe électrogène. Toutes les interventions chirurgicales classiques peuvent désormais se faire au désormais CHRD (Centre Hospitalier de Référence du District) de Bealanana, dont celles de la hernie, les césariennes, ou encore les grossesses extra-utérines. Par ailleurs, la cérémonie a été marquée par la présence du Ministre de la santé publique, Rantomalala Yoel, et celle de l’ambassadeur de Madagascar auprès de l’Union Africaine, le Pr Tehindrazanarivelo Alain Jacob.

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La Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) a exprimé mardi 02 octobre 2018 sa préoccupation devant les violences auxquelles on assiste dans le pays depuis le début de la campagne en vue des élections législatives du 20 octobre.

Dans un communiqué publié à Kaboul, la mission condamne notamment l’attentat-suicide commis mardi dans la province de Nangarhar, où au moins 14 civils qui participaient à une réunion électorale ont été tués et 42 ont été blessés.

Depuis le début de la campagne officielle le 28 septembre, plusieurs attentats ont été commis, dans lesquels un candidat et trois gardes du corps d’un autre candidat ont été tués, déplore la MANUA, qui « exhorte tous les acteurs à s’abstenir de tout acte de violence et d’intimidation contre les candidats ou les électeurs ».

« Je suis scandalisé par les attentats dans lesquels sont délibérément visés des civils cherchant à exercer leur droit fondamental de participer à des élections », déclare le Représentant spécial en Afghanistan du Secrétaire général, Tadamichi Yamamoto, dans le même communiqué. « Ces violences, y compris l’attentat répréhensible d’aujourd’hui à Nangarhar, constituent une atteinte aux droits constitutionnels du peuple d’Afghanistan ».

Plus tôt cette année, la MANUA a publié un rapport dans lequel elle documentait déjà une multiplication inquiétante d’attentats dans des lieux liés aux élections, depuis le début des opérations de mise à jour des listes électorales au printemps dernier. L’attentat le plus sanglant de cette période a été commis le 22 avril par un terroriste kamikaze qui a visé une foule rassemblée devant un centre de distribution de cartes d’identité à Kaboul, faisant 198 victimes.

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La tragédie des

Dans un paysage politique en pleine recomposition, grâce ou à cause du chef du gouvernement, Youssef Chahed, toutes les formations se cherchent, les unes plus inspirées que les autres. Ce dimanche 30 septembre 2018, les seconds couteaux – il faut bien appeler un chat un chat ! – étaient de sortie. Et chacun fait comme il peut pour exister dans un jeu politique monopolisé par les “grands”, Ennahdha et Nidaa Tounes (beaucoup moins grand depuis que le fils du chef de l’Etat préside à ses destinées). Le secrétaire général de Machrouû Tounes, Mohsen Marzouk, a déclaré aujourd’hui que l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) est l’un des piliers de l’Etat et reste au cœur de la solution générale à la crise politique actuelle. Il a ajouté que “le rôle des principales organisations nationales doit être reconnu, même si nous sommes en désaccord avec elles en matière de politique sociale“. Il faut bien exister, alors sortir l’UGTT de son chapeau ou autre choses…

S’exprimant lors d’une conférence organisée, dimanche à Tunis, à l’initiative de son mouvement sur “les enjeux socioéconomiques et les moyens de sortir de la crise“, Marzouk a appelé les parties en conflit à s’asseoir à la table du dialogue pour discuter de la création d’un pôle national moderne. Un appel qui a très peu de chances d’être entendu, la politique étant par définition une affaire d’écuries, bien distinctes et qui ne se coalisent que pour les besoins d’un succès électoral ponctuel, avant de repartir de plus belle dans les affrontements.

Pour faire bonne mesure et rassurer ses troupes, enfin ce qui en reste après la razzia de la “Coalition nationale” au Parlement, Marzouk a ajouté une tirade sur la paralysie du pays depuis des mois dans tous les domaines pour des raisons purement politiques, soulignant que son mouvement œuvrera à unifier les rangs pour éviter l’attisement de la crise entre les protagonistes d’autant plus que la question est liée à l’avenir du pays.

La porte est encore ouverte entre le président de la République et le chef du gouvernement“, a t-il dit, ajoutant qu’il est nécessaire de réorganiser les priorités car le plus important est de sortir de cette crise dans les prochains jours”. Bref, des incantations, des voeux pieux. Marzouk ferait mieux de se concentrer sur son projet de fusion-coalition parlementaire (et que sais-je encore) avec Nidaa Tounes, une affaire manifestement en panne puisque personne n’en parle depuis l’annonce en grande pompe.

On a entendu également ce dimanche le secrétaire général du parti Al-Joumhouri, Issam Chebbi. Il a déclaré que le régime politique en place a pris expiration et que le gouvernement actuel ne fait que gérer les affaires courantes avec des établissements et des structures qui sont incapables de trouver des solutions aux problèmes socioéconomiques ou d’entreprendre des réformes qui permettent de faire sortir le pays de la crise profonde dans laquelle il est plongé.
Dans une déclaration aux médias en marge d’un meeting populaire organisé par son parti au parc Bir Belahsen à l’Ariana, Chebbi a ajouté que la majorité politique a échoué dans sa mission dans les domaines de la réforme et du développement se trouvant dans une situation de rivalité politique et se soucie peu des préoccupations des Tunisiens.
Le secrétaire général du parti Al-Joumhouri a, d’autre part, annoncé que son parti envisage de lancer une initiative consistant en la création d’observatoires dans toutes les circonscriptions électorales en prévision des prochaines échéances électorales.
Il a ajouté que le peuple tunisien a perdu confiance en les partis politiques au pouvoir, notamment Nidaa Tounes et le mouvement Ennahdha.

Son frère, Ahmed Nejib Chebbi, qui a un appétit féroce pour le pouvoir et arrive à peine à la cacher dans ses sorties médiatiques, dit exactement la même chose ; il prédit même, toutes les semaines, la chute du gouvernement et la disparition de Chahed. Ce dernier est toujours là, plus confortablement assis, alors qu’en face les rangs de ses ennemis se dépeuplent. Les Chebbi devraient donc laisser tomber les prédictions, les prémonitions et se contacter un programme béton pour 2019. Qui sait peut-être que cette fois la mayonnaise prendra, enfin.

Enfin on a entendu le secrétaire général du mouvement Al Chaab, Zouhair Maghzaoui, dire que les forces nationales sont appelées à être vigilantes et à se réunir pour présenter une alternative réelle et un projet national autour duquel se rassembleront tous les Tunisiens et Tunisiennes au cours des élections de 2019 étant donné que la crise dans notre pays est une crise de projet et non de personnes.
Maghzaoui a indiqué, dans une déclaration médiatique, en marge d’une réunion tenue à El Ksar (gouvernorat de Gafsa) en présence des adhérents au parti dans la région, que le parti effectue actuellement des réunions avec les forces nationales pour les appeler à se réunir autour d’une réelle alternative, indiquant qu’en cas d’échec pour parvenir à cette alternative, le mouvement Al Chaab aura son propre candidat à l’élection présidentielle et ses candidats aux élections législatives.

Encore une histoire de rassemblement, de projet national, une autre variante de l’union nationale montée par Ennahdha et Nidaa Tounes avec les succès que l’on sait. Chez Al Chaab aussi on fait dans les recettes éculées, élimées et qui, c’est le moins qu’on puisse dire, ont donné la preuve de leur inefficacité. Mais d’ici les élections de 2019 ils ont le temps de trouver quelque chose de plus alléchant. En tout cas c’est la condition de la survie politique. Mais cela est valable aussi pour les prétendus gros poissons de la scène politique.

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Au Forum tuniso-libyen jeudi 27 septembre 2018, dans ses dossiers ce vendredi, demain ailleurs, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, bouge, s’active, travaille, comme si de rien n’était, comme si le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, n’avait pas parlé de lui, ne lui avait pas suggéré de dégager. Chahed, de par son attitude, sans même avoir besoin de commenter ou réagir aux propos de son désormais ex-mentor, répond (il faut rappeler à ceux qui l’auraient oublié, à cause de la violence des coups entre les palais de Carthage et de la Kasbah, que c’est BCE qui a sorti de son chapeau l’actuel chef du gouvernement et a maintenant le plus grand mal à l’y faire retourner). Comme il avait ignoré superbement Hafedh Caïd Essebsi, le directeur exécutif de Nidaa Tounes, qui l’avait sommé de s’expliquer sur ses rapports avec le parti, ce qu’il n’a toujours pas fait jusqu’à ce jour, Chahed snobe le président de la République. Pourtant ce dernier lui a conseillé – ce qui dans la bouche de BCE est une injonction – de se présenter au Parlement pour se refaire une légitimité politique qu’il aurait perdue. Ce n’est pas rien, tout de même, ce qu’a dit Essebsi ! Mais voilà, son ex-poulain a manifestement pris la décision de passer outre et de continuer allègrement son chemin, une posture que lui permet une bonne lecture du contexte politique actuel. BCE rugit encore un peu mais ne peut plus rien contre Chahed, politiquement parlant, et tout le monde semble l’avoir bien compris. Tout le monde sauf le président de la République. Ses collaborateurs, en premier son conseiller politique, Habib Essid, l’ex-chef de gouvernement que BCE avait immolé, auraient oublié de réveiller le chef de l’Etat. Ou auraient peur de ses foudres. En tout cas la lévitation du locataire du palais de Carthage est surréaliste, pathétique et dangereuse.

Faire d’une guerre personnelle une crise politique

Tout le sens des gestes du président de la République en ce moment, c’est de faire croire à l’opinion publique que le chef du gouvernement a embarqué le pays dans une guerre politique qui le mènera à sa perte. C’est ce que BCE a encore tenté de faire dans sa dernière interview, mais la manoeuvre est tombée à plat, complètement ratée. Et les commentateurs qui étaient de sortie après l’étrange discours-entretien ont pointé les incohérences d’un chef de l’Etat qui met sur le même niveau un chef de parti autoproclamé, fût-il son fils et un chef de gouvernement. Ne pas voir que le départ de Essebsi junior ferait un bien fou à Nidaa Tounes, en stoppant d’abord l’hémorragie de militants et de députés, et que celui de Chahed plongerait le pays dans l’incertitude totale à quelques mois des élections est au mieux le signe patent d’une cécité politique qui aurait atteint BCE, au pire une tentative désespérée de dégager la voie pour lui-même ou pour HCE, ce qui de toute façon ne servirait à rien vu leur cote d’amour auprès des citoyens, d’après les sondages.

Quand il s’est agi de fomenter l’exécution de Essid, il y avait du monde autour du président de la République. L’affaire est passée comme une lettre à la Poste, la classe politique, l’opinion publique et surtout une belle majorité parlementaire ayant fait corps pour valider une décapitation qu’on croyait salvatrice pour la nation. Tout le monde y croyait. Mais on s’est réveillé depuis et on s’est rendu compte que l’ex-chef de gouvernement n’avait pas autant de tares que ce que ses bourreaux avaient déballé sur la place publique, et que le contexte social et politique post-révolutionnaire explique en grande partie l’impossibilité à aller plus vite que la musique pour faire le bonheur de tous. D’ailleurs les difficultés de Chahed pour faire tourner la machine économique démontrent, si besoin en était, que Essid ne méritait peut-être pas le sort qu’il a eu. Les citoyens savent tout maintenant, ou presque, il est impossible de les berner une deuxième fois. Mais ça aussi le chef de l’Etat semble ne pas l’avoir compris…

Faire chuter un arbre avec une paille !

La situation politique du moment est sans appel avec ceux qu’il faut bien qualifier de clan Essebsi – BCE et son fils -, puisqu’ils se comportent comme tel en dépit de tout bon sens. Ils sont les seuls – l’UGTT se fait moins entendre sur la question, braquée sur les négociations sociales – à réclamer avec insistance la tête de Chahed, un cri dans le désert face à des partis politiques qui ont d’autres chats à fouetter, et pas des moindres (d’abord la question de leur structuration avant de se mettre en ordre de bataille pour 2019, si joute électorale il y a). Et que dire des citoyens, complètement désintéressés par cette chasse à l’homme, préoccupés par leur pouvoir d’achat et dont le niveau de culture politique, quoi qu’on en dise, leur permet maintenant de résister aux manoeuvres politiciennes. Quant aux forces politiques au Parlement, là aussi c’est sans appel pour Essebsi père et fils : Ce n’est pas avec 41 élus (86 en 2014) que Nidaa Tounes va faire tomber le chef du gouvernement. Et encore parmi ces 41 beaucoup sont contre la folle aventure de HCE, et le peu qui reste du bloc parlementaire pourrait se fracasser si on le forçait à se prononcer sur le limogeage de Chahed.

Alors qu’en face ce dernier est assis sur l’appui, maintenant assumé publiquement, de la “Coalition nationale”, laquelle affiche présentement 43 députés et pourrait très vite monter en puissance. Sans parler du soutien réaffirmé de Ennahdha au chef du gouvernement, avec ses 68 élus, des islamistes qui découvrent de jour en jour, avec beaucoup de délectation, qu’ils ont eu du flair et ont parié sur le bon cheval, un Chahed très élégant du reste et qui ne fait pas des misères aux ministres nahdhaouis. Bref, les temps ont changé, mais ça aussi un BCE qui n’a pas conscience des limites de son aura et de sa verve héritée de Bouguiba, qui a perdu pied et tout sens de la réalité semble l’ignorer…

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  1. Le 26 septembre, les Nations Unies ont organisé une réunion de haut niveau sur le Mali et le Sahel en marge du débat général de la soixante-treizième session de l’Assemblée générale des Nations Unies. La réunion a été ouverte par le Secrétaire général des Nations Unies, M. António Guterres, le Président de la République du Mali, S.E. M. Ibrahim Boubacar Keïta, le Président de la Commission de l’Union africaine, S.E. M. Moussa Faki Mahamat, le Ministre des affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine du Niger, S.E. M. Kalla Ankourao, en sa qualité de président du Groupe des Cinq pour le Sahel, le Ministre des affaires étrangères de l’Algérie, S.E. M. Abdelkader Messahel, le Ministre de l’Europe et des affaires étrangères de la France, S.E. M. Jean-Yves Le Drian, la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, S.E. Mme Federica Mogherini, et le Président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), S.E. M. Jean-Claude Kassi Brou. La séance d’ouverture a été suivie d’un segment ministériel coprésidé par le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, S.E. M. Smaïl Chergui, et le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, M. Jean-Pierre Lacroix.
  2. Les participants ont discuté de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (« l’Accord ») issu du processus d’Alger. Ils ont pris note des progrès accomplis depuis l’adoption de la feuille de route du 22 mars par les parties signataires à l’occasion de la 23ème session du Comité de suivi de l’Accord. Notant que la mise en œuvre de l’Accord entrait dans sa quatrième année, les participants ont souligné l’impérieuse nécessité de poursuivre les progrès dans les mois à venir, notamment en ce qui concerne les réformes clé et la mise en œuvre des dispositions de l’Accord relatives à la défense et à la sécurité. Ils ont rappelé la résolution 2432 (2018) qui prévoit l’application de sanctions contre ceux qui feraient obstruction à la mise en œuvre du processus de paix au Mali. En conséquence, le Gouvernement du Mali a réaffirmé son attachement à l’Accord. Le Gouvernement du Mali et les Nations Unies sont convenus de conclure un Pacte pour la paix, conformément à la résolution 2423 (2018).
  3. Les participants ont salué la bonne tenue du scrutin présidentiel dans le délai constitutionnel, félicité S.E. M. Ibrahim Boubacar Keïta pour sa réélection, et salué son engagement renouvelé pour la mise en œuvre rapide et complète de l’Accord pour instaurer une paix durable et rétablir la stabilité au Mali. Ils ont souligné l’importance de faire avancer les réformes politiques et institutionnelles en faveur de la gouvernance et de l’état de droit, telles que la décentralisation et la réforme du secteur de la sécurité, conformément à l’Accord. Ils ont également souligné l’importance de prioriser le développement socioéconomique et le rétablissement de l’accès aux services sociaux de base dans les régions du nord du Mali. Le Gouvernement du Mali s’est engagé à déployer des efforts supplémentaires en faveur d’une plus grande inclusion et d’une large participation au processus de paix, y compris des partis politiques, de la société civile et des groupes de femmes, afin de promouvoir le dialogue et la réconciliation nationale. Concernant la situation dans les régions du centre du pays, le Gouvernement du Mali s’est engagé à accorder toute l’attention et les efforts nécessaires, avec l’appui des partenaires du Mali, afin de remédier à l’instabilité et de revoir le plan intégré d’actions afin de promouvoir des progrès simultanés dans les secteurs de la sécurité, la gouvernance, le développement et la réconciliation.
  4. Les participants ont invité le Gouvernement du Mali et les Nations Unies à finaliser le Pacte pour la paix conformément à la résolution 2423 (2018) lors de la prochaine session du Comité de suivi de l’Accord en octobre. Les participants, y compris l’équipe de médiation internationale, ont rappelé l’importance du soutien de la communauté internationale dans la mise en œuvre de l’Accord. Les participants ont souligné l’extension et le rétablissement de la présence légitime de l’État et de ses services, ainsi que la distribution concrète de dividendes de la paix à l’ensemble de la population malienne comme éléments essentiels à une paix durable. Ils ont souligné l’importance d’un processus de paix inclusif et participatif, encourageant les parties signataires à assurer une participation structurelle des femmes et de la société civile, y compris à travers l’établissement de mécanismes dédiés.
  5. Les participants ont exprimé leur inquiétude face à la détérioration de la situation dans le centre du Mali et au nombre élevé de morts parmi les civils. Ils ont souligné la nécessite, pour toutes les parties, de protéger les populations civiles et ont condamné les parties responsables de violations des droits de l’homme. Ils ont également condamné les violences perpétrées par les groupes d’autodéfense et les groupes extrémistes violents, y compris les intimidations et les attaques, notamment les violences sexuelles faites aux femmes. Ils ont également condamné les actes terroristes commis par les ennemis de la paix contre la population civile, les forces de défense et de sécurité maliennes, la force conjointe du Groupe des Cinq pour le Sahel, ainsi que les forces de maintien de la paix et les forces internationales – attaques qui visent à dérailler la mise en œuvre de l’Accord. Les participants ont salué les efforts conjoints déployés pour stabiliser le Centre dans le cadre du plan intégré pour les régions du centre. Les participants ont mis en exergue l’importance de restaurer la présence de l’État et de ses services, y compris les services sociaux de base.
  6. En ce qui concerne la MINUSMA, ils ont souligné le rôle crucial joué par la Mission dans la stabilisation du Mali. Ils ont pris note des lacunes capacitaires de la MINUSMA et ont appelé les États membres à lui fournir l’appui nécessaire. Les participants ont également salué les progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures prévues dans le rapport sur l’amélioration de la sécurité des forces de maintien de la paix des Nations Unies, résultant en une réduction du nombre de victimes parmi les casques bleus. Ils ont souligné la complémentarité de la MINUSMA et de la force conjointe du Groupe des Cinq pour le Sahel dans la stabilisation du Mali et de la région.
  7. À cet égard, les participants ont salué les avancées réalisées au cours des derniers mois dans l’opérationnalisation de la force conjointe et ont condamné l’attaque du 29 juin contre le siège de la force conjointe à Sévaré. Ils ont exprimé leur solidarité avec la force conjointe et les membres du Groupe des Cinq pour le Sahel. A cet égard, l’engagement de l’Union européenne à reconstruire le nouveau siège de la force conjointe a été salué par les participants.  Les participants ont affirmé qu’un appui adéquat à la pleine opérationnalisation de la force conjointe était essentiel à son succès et ont appelé les États membres à fournir l’appui nécessaire à la force conjointe conformément aux recommandations du Secrétaire général contenues dans son rapport du 16 octobre 2017 (S/2017/869) et la résolution 2391 (2017). Ils ont encouragé les membres du Groupe des Cinq pour le Sahel à établir un cadre politique et stratégique pour la force conjointe.
  8. Les participants se sont déclarés préoccupés par l’expansion croissante de l’insécurité, des réseaux criminels transnationaux et des groupes terroristes au Mali et dans les pays voisins, notamment le Niger et le Burkina Faso, ainsi que par les tensions accrues entre les agriculteurs et les éleveurs dans la région. Ils ont reconnu que le renforcement du lien entre la paix et le développement était nécessaire à une paix durable, à la stabilité et au développement inclusif à long terme de la région du Sahel. À cet égard, ils ont salué la révision récente de la stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel (UNISS) et de son Plan de soutien. Ils ont encouragé les pays de la région à adopter et à mettre en œuvre le Plan de soutien pour le Sahel. Ils ont également salué la mobilisation des membres de l’Alliance pour le Sahel, dont l’action s’inscrit dans le cadre défini par l’UNISS.
  9. Les participants ont salué les efforts en cours de l’Union africaine pour revoir sa stratégie pour le Sahel. Ils ont souligné la nécessité d’une approche globale et cohérente conformément aux priorités nationales et régionales et se sont félicités du renforcement de la coopération entre l’Union africaine et les Nations Unies afin d’atteindre les objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Ils ont réaffirmé leurs engagements à un partenariat fort, durable et complémentaire afin de faire avancer la cause pour un Sahel prospère et pacifique et de consolider un engagement collectif dans la région. Les participants ont encouragé les pays de la région à promouvoir des synergies renforcées entre les stratégies et initiatives existantes, y compris celles initiées par d’autres partenaires régionaux, sous régionaux et bilatéraux en faveur du Sahel. Dans ce contexte, ils ont salué les résultats de la réunion de haut niveau des organisations régionales au Sahel organisée par l’Union africaine, la CEDEAO et les Nations Unies à Abuja les 17 et 18 septembre, visant à favoriser une meilleure cohérence dans la mise en œuvre des différentes initiatives, ainsi qu’un renforcement de la coordination et de la synergie des interventions.
  10. Afin de répondre pleinement aux besoins du Sahel et de soutenir la mise en œuvre du Plan de soutien des Nations Unies pour le Sahel, les participants ont affirmé que, dans le but de garantir une véritable transformation de la région, la mobilisation des ressources demande une approche et un mécanisme de coordination novateurs, notamment en tirant avantage des atouts qu’offrent la région et de la présence des femmes et de la jeunesse comme principaux moteurs de changement. Dans ce contexte, les participants ont appelé à un accroissement considérable des investissements publics et privés dans des partenariats gagnants-gagnants. À cet égard, la prochaine conférence de coordination des bailleurs et partenaires du Programme d’investissements prioritaires organisée par le Groupe des Cinq pour le Sahel prévue en décembre 2018 à Nouakchott, en Mauritanie, offrira des opportunités d’accroître davantage le soutien au Groupe des Cinq pour le Sahel afin de relever les défis liés au développement socioéconomique de la région.

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RDC : Kabila part mais sa mainmise sur l'économie reste

L’élection présidentielle de décembre en République démocratique du Congo devrait apporter de nouveaux espoirs, après que l’autocrate Joseph Kabila ait finalement accepté de se retirer en août. Mais avec les principaux candidats de l’opposition prescrits et un fidèle de Kabila sur la même ligne et destiné à lui succéder, l’histoire ne risque-t-elle pas de se répéter ? Un nouveau rapport du consultant A2 Global Risk (A2GlobalRisk.com) en matière de risques politiques et de sécurité, donne des conseils aux entreprises sur les risques auxquels elles sont susceptibles d’être confrontées après le retrait de Kabila.

Télécharger le rapport : http://bit.ly/2R2kqs7

Bien que la République démocratique du Congo (RDC) soit riche en ressources naturelles, notamment en or, en cuivre et en cobalt, une faible partie de cette richesse revient à ses citoyens ordinaires ; 63 % de la population survit avec moins de 1,9 dollar par jour. Par ailleurs de récentes enquêtes ont plutôt laissé entendre que d’énormes sommes d’argent auraient pu finir dans les coffres du président Joseph Kabila, de sa famille et de ses amis.

L’analyse des dossiers publics laisse entendre que des fonds publics se sont retrouvés dans un réseau d’entités complexe, contrôlé par Kabila, sa famille et ses alliés. Une évaluation des intérêts détenus par le cercle de Kabila dans des pays tels que la Namibie l’indique également.

Une élection présidentielle devrait permettre un nouveau départ après 17 ans de présidence de Kabila. Cependant, Olivier Milland, analyste principal chez A2 Global Risk et analyste de l’Afrique subsaharienne, auteur du rapport Risques commerciaux et République démocratique du Congo : que se passera-t-il lorsque Kabila se retirera ?, est moins optimiste.

« Les signaux montrent qu’il n’y aura guère de changement réel. C’est l’homme de paille qui va changer, mais les affaires vont probablement continuer comme avant ».

Les indicateurs laissent à penser que le risque d’investissement restera élevé au lendemain des élections, estime A2 Global. On peut citer par exemple :

  • Il est peu probable que les élections de décembre soient libres et équitables, ce qui accroît le potentiel de troubles civils et de violence
  • Kabila a tout fait en sorte pour qu’un fidèle partisan lui succède, réduisant ainsi le risque de poursuites éventuelles après son retrait
  • En attendant, le cercle immédiat de parents et d’amis de Kabila domine une communauté d’affaires opaque, susceptible de garder la main mise sur une grande partie des richesses de la RDC à moyen terme.

« Compte tenu des intérêts particuliers de tous ceux qui ont l’intention de maintenir le statu quo, cela place les entreprises étrangères dans une position difficile pour pouvoir pénétrer sur le marché ».

« D’une part, elles pourraient faire face à une concurrence déloyale venant des sociétés ayant des liens avec Kabila et, d’autre part, elles doivent veiller à ce que les transactions ne violent pas la multitude des réglementations nationales et extraterritoriales en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux. »

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Laisser mourir Nidaa Tounes, est-ce la consigne ?!

Une flopée de cadres à Sfax, 14 exactement, le même paquet à Ben Arous dont une députée, à ajouter aux 9 autres élus qui ont largué dernièrement les amarres, après le départ des députés qui ont formé l’ossature de Machrou Tounes et son bloc parlementaire, après le départ de Mohsen Marzouk, après celui de Saïd Aïdi, après… après… Et maintenant il se dit qu’un poids lourd, dans le parti et au sein du gouvernement, la ministre du Tourisme, Selma Elloumi Rekik, a elle aussi envie de prendre le large. Bientôt on ne se posera plus la question qui est parti – ils seront trop nombreux -, mais qui est resté – très peu -, pour faciliter le décompte. Nidaa Tounes, la formidable machine de guerre bâtie de ses mains par le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, en 2012 fond comme neige au soleil, s’effrite de toutes parts, inexorablement. Le pire dans cette affaire c’est que le fils du président de la République, Hafedh Caïd Essebsi, par qui tout ce désastre est arrivé, a réussi par on ne sait quel tour de force à repousser le Congrès électif, le tout premier depuis la naissance du parti (une grosse anomalie pour une grande formation, dans une prétendue démocratie !), jusqu’en janvier 2019, au meilleur des cas. Cela veut dire que cette hémorragie a des chances de continuer, et même de s’accélérer… pour précipiter la mort de l’oeuvre de BCE. Alors que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, lui restera manifestement ; lui qui cristallise toute la haine de HCE au point de le détourner de la gestion de Nidaa, une gestion saine, a toutes les chances de demeurer. Et que fait le président de la République pendant ce temps ? Il s’emmure dans son palais cossu de Carthage, dans un mutisme incompréhensible.

La tragédie du vieux lion

C’est le refus de Ben Ali, ou son impossibilité à agir pour freiner la cupidité de ses proches, notamment les Trabelsi, qui avait accéléré sa perte. L’actuel président de la République file droit vers la même tragédie, une tragédie personnelle mais aussi nationale car les déflagrations plongent le pays dans des bruits incessants et une instabilité politique qui sont ses meilleurs ennemis. La Tunisie n’avait pas besoin de ça, et ne le pardonnera jamais à BCE, qui avait pourtant écrit son nom en lettres d’or dans les annales de l’histoire en dirigeant énergiquement la nation dans un moment où elle se cabrait comme un cheval fou, en février 2011, en pleine poussée de fièvre révolutionnaire. Tout ça a été terni par son entêtement à laisser son fils manipuler plus que de raison des fils hautement explosifs. Et pourtant ce ne sont pas les coups de semonce et alertes qui ont manqué, la dernière en date est celle de Zohra Driss, qui était de tous les combats aux côtés de Essebsi, avant de tout plaquer. Où est passé l’ancien secrétaire général du parti, Taïeb Baccouche, qu’on a vu à un moment s’agiter dans les coulisses après avoir été reçu au palais de Carthage ? Lui au moins avait la stature qu’il faut pour imposer les correctifs dont le parti a grand besoin. Que font Néji Jalloul, Faouzi Elloumi, etc. ? Pourquoi ils se taisent tous devant ce naufrage ? C’est comme si tout ce beau monde s’était donné le mot pour rester sagement assis et regarder le navire sombrer… pour laisser Chahed piloter autre chose à la place ?? Etrange attitude…

Pourtant “l’ennemi” aurait pu être la solution

Sourd (aux nombreux appels à la raison) et aveugle (face au spectacle d’un parti qui se désagrège sous ses yeux, pendant qu’il pourchasse un ennemi imaginaire), Essebsi junior n’est pas muet pour autant. On l’a beaucoup entendu dernièrement, beaucoup plus que d’habitude en tout cas, et si ce n’est pas lui personnellement c’est un de ses lieutenants qui s’y colle. Où sont-ils planqués en ce moment ? Mystère. Eux qui étaient si prompts à organiser des réunions nocturnes dans des officines secrètes qui ont valu au parti tous ses déboires font de l’apnée maintenant. Personne ne s’occupe de ce parti à la dérive, ne parle pour lui, ne tente quoi que ce soit pour le sauver. Il n’y a plus personne ! Et il faut que ce soit les démissionnaires de Ben Arous qui rappellent au supposé leader, HCE, les conséquences de sa traque implacable et insensée, alors qu’il aurait dû faire de Chahed une chance, qu’il aurait dû s’adosser sur ses résultats économiques, qui commencent à venir, pour perpétuer le feu de sacré chez Nidaa Tounes, maintenant que son fondateur est au crépuscule de sa vie politique. Mais il n’en sera rien, manifestement…

Le beau rôle !

Quant à Chahed, et bien il se délecte d’une situation qui tourne à son avantage, après avoir essuyé la tempête. Son positionnement n’a jamais été aussi confortable, après le soutien réaffirmé du bataillon Ennahdha et après avoir implosé, directement ou indirectement, le rang de ses ennemis. Et c’est encore plus vrai depuis que la “Coalition nationale” a émergé au Parlement, un bloc parlementaire lequel même s’il prétend n’avoir posé aucun acte d’allégeance au chef du gouvernement ne sera pas un obstacle pour lui, au contraire. Quand Chahed rétorque à l’ultimatum surréaliste de HCE que lui s’occupe des affaires du pays et n’a pas le temps pour la petite tambouille, il a raison, c’est ce qu’il fait effectivement mais il faut aussi preuve d’une grande habileté politique. En effet aux yeux de l’opinion publique – ses futurs électeurs, peut-être -, trimer pour l’intérêt national c’est quand même autre chose que ces politiciens, de Nidaa et d’ailleurs, qui se vautrent dans la fange pour des intérêts personnels. Et qui s’excite, s’énerve, attaque, cogne pour ces bas calculs ? Suivez notre regard. Et qui dégage une impression de force tranquille face aux assauts, et n’a d’yeux que pour le bien suprême de la nation ? Regardez vers la Kasbah. Bon, la réalité est plus nuancée que ça, et surtout beaucoup moins manichéenne – le bon d’un côté, les méchants de l’autre -, mais c’est cela que perçoivent les citoyens, et ça pourrait être très payant électoralement pour l’un, et fatal pour les autres. C’est la photographie du moment. Cela reste un instantané, qui n’est pas gravé sur le marbre et pourrait muter d’ici les élections de 2019, mais pour le moment cela suffit au bonheur du chef du gouvernement. En attendant qu’il abatte ses cartes. Ou pas.

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Après quatre décennies de conflits et d’insécurité, l’Afghanistan a plus que jamais besoin de l’appui de la communauté internationale pour relever les défis auxquels le pays est confronté, ont déclaré lundi 10 septembre 2018 deux hauts responsables des Nations Unies.

L’Afghanistan, où des élections doivent se tenir dans les prochains mois, connait des besoins humanitaires croissants, mais l’intérêt pour les problèmes que rencontre sa population semble fléchir.

Une crise « prolongée ne veut pas dire qu’elle doit être oubliée », a déclaré Mark Lowcock, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires lors d’une conférence de presse à Genève.

« Le monde doit de nouveau accorder un peu plus d’attention à l’Afghanistan pour l’aider à traverser cette période difficile », a-t-il ajouté, soulignant qu’avec une mobilisation et une aide adéquates, « il est possible que dans un an, (les Afghans) puissent se retrouver sur une trajectoire positive ».

Selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), près de 4,2 millions de personnes en Afghanistan ont besoin d’urgence d’une assistance humanitaire. Parmi elles, 1,9 million de personnes déplacées par le conflit et plus de 60.000 réfugiés rapatriés qui ont besoin d’aide pour recommencer leurs vies.

En outre, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) souligne que le Pakistan et l’Iran accueillent 2,6 millions de réfugiés afghans enregistrés, ainsi qu’un nombre encore plus grand d’Afghans sans papiers.

En Afghanistan, l’insécurité permanente causée par les attaques terroristes et la criminalité croissante, a des « répercussions très négatives », a pour sa part déclaré Filippo Grandi, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, car « elle continue de provoquer des déplacements internes » et « a entraîné une forte baisse du nombre de personnes rentrant en Afghanistan ».

Au cours des huit premiers mois de 2017, entre 40.000 à 50.000 Afghans avaient pris le chemin du retour au pays. Pour la même période cette année, ils n’étaient qu’environ 12.000, a expliqué le chef du HCR.

Pour ne rien arranger, l’Afghanistan est confronté à une vaste sécheresse qui affecte 70% de son territoire, mettant en danger 1,3 million de personnes.

Alors que le pays se prépare pour les élections législatives et présidentielles dans les mois à venir, M. Lowcock a salué les « efforts » déployés par le gouvernement afghan pour résoudre les problèmes empêchant les retours des réfugiés et leur réinsertion, tels que le manque de terres disponibles.

Les deux responsables de l’ONU ont appelé le monde à soutenir l’Afghanistan. Les 27 et 28 novembre, une conférence internationale organisée conjointement par les Nations Unies et le gouvernement afghan se tiendra à Genève pour discuter de la voie à suivre. « Une occasion importante de réaffirmer les engagements internationaux envers la paix, la stabilité, le développement et des progrès en Afghanistan », a dit M. Lowcock.

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Le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a dénoncé vendredi la répression violente de manifestations en République démocratique du Congo (RDC).

« Nous sommes vivement préoccupés par la répression violente des manifestations pacifiques des organisations de la société civile et des partis politiques de l’opposition avant le début de la campagne électorale en République démocratique du Congo, malgré les engagements publics pris par les autorités congolaises de lever l’interdiction des manifestations en place depuis 2017 », a déclaré une porte-parole du HCDH, Ravina Shamdasani, lors d’un point de presse à Genève.

Selon le Haut-Commissariat, si certaines améliorations ont été constatées dans le contrôle des foules et le maintien de l’ordre public et de la sécurité, la police congolaise a continué à faire un usage excessif de la force contre des militants politiques et des manifestants, tuant un militant politique dans le sud-est du pays, et procédant aux arrestations de dizaines d’autres.

Répression violente à Lumumbashi et à Goma

Le 1er septembre, à Lubumbashi, dans la province du Haut-Kananga, un homme a été tué avant une réunion politique de la plateforme de partis de l’opposition « Ensemble pour le changement ». Au moins neuf autres personnes ont été arrêtées. « Nous comprenons que l’une de ces personnes a été libérée, tandis que d’autres ont été accusées de rébellion, d’association criminelle, de vandalisme, d’insultes contre un agent public et de destruction par incendie », a dit Mme Shamdasani.

Toujours à Lubumbashi, le lundi 3 septembre, la police a dispersé une manifestation du mouvement citoyen, « Lutte pour le changement » (Lucha), qui tentait de remettre un mémorandum aux bureaux provinciaux de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour protester contre l’utilisation de la machine à voter. Cette action faisait partie d’une manifestation à l’échelle nationale.

Au moins 65 manifestants ont été arrêtés à Lubumbashi, Kinshasa, Bukavu, Goma et Mbuji-Mayi. Dans d’autres villes comme Beni, Butembo et Kananga, des manifestations ont eu lieu sans incident.

Les incidents de septembre font suite à la répression violente des manifestations de début août à Lubumbashi et à Kasumbalesa. Les 2 et 6 août, les forces de sécurité ont dispersé des manifestants en utilisant des gaz lacrymogènes et des balles réelles, ce qui a entraîné la mort d’une femme et de deux garçons âgés de 10 et 15 ans. Trois autres personnes ont été blessées par des balles réelles. Au moins 55 personnes ont été arrêtées à Kasumbalesa et au moins 34 ont été arrêtées à Lubumbashi. Sur ces 89 personnes, 68 sont toujours en détention préventive et ont été accusées de vol qualifié, de destruction, d’incitation au manquement envers les autorités et de rébellion.

Respecter les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique

A l’approche des élections nationales du 23 décembre prochain, le HCDH a exhorté les autorités congolaises à respecter les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique.

« Toute allégation de recours excessif à la force par la police et les forces de sécurité doit faire l’objet d’une enquête en vue de déterminer les responsabilités », a affirmé la porte-parole du HCDH, signalant que la justice était restée inaccessible pour les personnes tuées et blessées dans le passé à la suite d’un usage excessif et disproportionné de la force par les forces de défense et de sécurité depuis 2016.

Enfin le HCDH a réitéré son soutien à toutes initiatives « contribuant à traduire en justice les auteurs de ces violations ».

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Que reste-t-il de la machine de guerre fabriquée par le président de la République, Béji Caïd Essebsi et qui avait brillé aux élections de 2014 ? Qu’en restera-t-il au scrutin de 2019 ? Manifestement pas grand chose au rythme où le parti se vide de son sang, sous le brillant magistère de Hafedh Caïd Essebsi, fils du chef de l’Etat. 8 députés viennent de claquer la porte du bloc parlementaire de Nidaa Tounes (il n’en reste que 46, pour 86 au départ, et une poignée de militants) pour filer vers la “Coalition nationale”. 8 de plus, martyrisant un peu plus ce parti que son propre fondateur refuse toujours obstinément de prendre en main sous prétexte qu’il se doit de prendre de la hauteur, du haut de son fauteuil du palais de Carthage, au motif que son statut lui interdit de mettre son nez dans les affaires partisanes. Mais personne n’est dupe, si la main du vieux lion tremble, hésite, c’est parce qu’elle redoute d’écraser le fils. Les sacrés liens du sang et leur pouvoir de nuisance, dont le pays croyait s’être débarrassés un fameux 14 janvier 2011. Et bien non. Zohra Driss, Moncef Sellami, Ahmed Saïdi, Issam Mattoussi, Lamia Dridi, Jalel Guedira, Mohamed Rachdi et Marwa Bouazzi sont partis, ils ont quitté un navire en plein naufrage. La même Zohra Driss qui avait récemment adressé un message coup de poing à BCE. Il faut croire qu’elle n’a pas eu la patience d’attendre que Essebsi fasse mouvement…

Le coupable ? Toujours le même

Zohra Driss a confirmé l’information à la TAP, avec une indication qui montre que cette affaire est actée : Les 8 désormais ex-nidaïstes vont officiellement déposer leur démission au bureau de l’Assemblée des représentants du peuple mercredi prochain.
Elle a ajouté que la décision a été prise il y a environ une semaine, en raison de ce qu’elle a qualifié de “déception” quant à la manière d’administrer Nidaa Tournes. Le directeur exécutif de Nida Tounes, Essebsi junior, est accusé, mais ce n’est pas nouveau, d’avoir la “mainmise sur tous les pouvoirs” et de faire comme si les structures et dirigeants du parti n’existaient pas. En fait le parti n’était même pas géré, HCE, aveuglé par sa haine obsessionnelle du chef du gouvernement, Youssef Chahed, a oublié qu’il pourchassait un des leurs, que la cible, en principe, parlait et agissait au nom du parti, qu’il avait des soutiens au sein du parti et que cette persécution que rien n’explique rationnellement (il se dit que Chahed refuse de nommer les hommes de Essebsi fils à des postes clés, qu’il met ses “amis” en prison sans le consulter, qu’il refuse même de lui répondre au téléphone… C’est bien ce qu’on disait, il n’y a rien de rationnel derrière cette haine tenace) risquait de faire imploser la formation. HCE a oublié que son rôle était de rassembler, il a oublié qui il était, la valeur de ce qu’il a entre les mains et ce qu’il est venu faire au poste qui est lien, il a oublié les difficultés du pays qui exigeaient autre chose de sa part. Il s’est oublié. L’addition est salée.

L’ombre de Chahed derrière le loup

Dès sa naissance, fin août 2018, le bloc parlementaire, qui affichait 33 députés – des indépendants, des déçus de Machrou Tounes et Nidaa Tounes, des élus de l’UPL – a été suspecté d’être téléguidé par Chahed, pour faire exploser le front de ses ennemis au Parlement, dont des élus de son parti (je sais, tout ça est un peu kafkaïen…). Et devinez qui était le plus terrorisé par cette affaire ? Nidaa Tounes, évidemment, un bloc qui n’est plus que l’ombre de lui-même et que la moindre bourrasque secoue. Bien entendu les accusations en direction du chef du gouvernement ont redoublé d’intensité quand il l’ont vu prendre langue avec les 8 députés le jour même de l’annonce de leur démission de Nidaa, samedi 08 septembre 2018. Mohamed Rachdi a beau dire que ce sont eux-mêmes qui ont sollicité un entretien avec Chahed, pour causer “des préparatifs de l’année parlementaire et du projet de la loi de finances pour l’année 2019” et “la question de la démission n’a pas été évoquée au cours de cette rencontre“, les adversaires et faux amis de Chahed continueront de voir son ombre derrière la “Coalition nationale“, de le voir partout. Chahed fait peur à tout le monde, sa popularité, même en baisse, selon les sondages, fait peur. Au point que même la forteresse Ennahdha ne parle plus que de la présidentielle, et surtout de la manière d’empêcher Chahed d’y aller, alors que l’intéressé n’a pas pipé mot sur cette échéance ! Mais puisque ses parrains ont la faculté de lire dans ses pensées…

Rached Gannouchi et compagnie se donnent-ils tout ce mal pour rendre service également à BCE, qui ne voudrait pas croiser le chef du gouvernement sur la route de la présidentielle ? Abdellatif Mekki, dirigeant du mouvement Ennahdha, l’a laissé entendre, ici même, sur Africanmanager. Vrai ou pas, manoeuvre politique ou pas, le fait est que Chahed les empêche tous de dormir. Et ce sera encore le cas pendant un bon moment, et encore plus quand il aura quitté la Kasbah et qu’il se mettait en tête de jouer les cartes qu’il a en main pour se forger un destin national.

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Le bureau de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a décidé la tenue d’une plénière, mercredi 10 octobre 2018 pour élire les membres de la Cour constitutionnelle.

Réunis jeudi, les membres du bureau de l’ARP ont également décidé d’adresser une correspondance au chef du gouvernement lui demandant de remettre au parlement un rapport détaillé sur le dossier de l’énergie et les péripéties de l’affaire du puits de Haql Al Menzel ainsi que sur les dernières révocations au sein du ministère de l’énergie et des mines et les raisons qui ont motivé la suppression de ce département.

Par ailleurs, le bureau de l’ARP a examiné la démission des députés Houda Slim, Leila Chettaoui, Marwane Felfel, Sahbi Ben Frej et Souheil Laouini du groupe Al Horra Machrou Tounes.

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L’Institut One To One a rendu publics, ce lundi 3 septembre 2018, les résultats de l’Afrobaromètre sur la Démocratie en Tunisie, un sondage réalisé durant la période du 1er avril au 5 mai 2018, sur un échantillon de 1200 personnes réparties sur les 24 gouvernorats. Il en ressort en effet que 29% des personnes sondées considèrent que la Tunisie est un pays non démocratique contre seulement 14% en 2015, et 6 sur 10 considèrent la Tunisie comme un “pays non démocratique” ou bien “un pays démocratique qui fait face à des problèmes structurels“. De plus, 51% des interrogés ont déclaré qu’ils sont ou bien “insatisfaits” ou bien “totalement insatisfaits” de la démocratie en Tunisie.

Le sondage a en outre révélé une forte baisse au niveau du nombre des Tunisiens qui préfèrent la démocratie aux autres régimes, passant ainsi de 71% en 2013 à 46% en 2018.

Par ailleurs, 57% des personnes interrogées ont déclaré qu’elles “ne s’intéressent pas du tout” ou “ne sont pas intéressés” par les élections, bien que 64% soient en faveur d’élections transparentes et équitables.

Rafik Halouani, coordinateur général du réseau «Mourakiboun», a qualifié de “fou” celui qui croit en la démocratie en Tunisie, soulignant que le citoyen a fortement désiré la démocratie mais en réalité rien n’a été réalisé, selon ses dires.

ll a étayé ses propos par l’absence de développement et de progrès dans le pays. “Pas de progrès en Tunisie (…) la situation est catastrophique à tous les niveaux (…)“, a-t-il asséné.

Il a en outre indiqué que les Tunisiens ne font pas confiance aux élections parce qu’ils les considéraient comme un moyen de changer le cours des choses, alors qu’à l’arrivée rien n’a bougé pour eux. Il a rappelé le taux de participation trais faible aux élections législatives. “Cela témoigne de l’échec de l’ISIE et du pays en général à convaincre les gens pour participer aux élections (…) ils ont réussi à écarter les citoyens de l’affaire publique où point que le Tunisien se fout même de la personne qui va gouverner le pays“, a-t-il dit.

Toujours, selon One to one, 57% des citoyens n’étaient pas intéressés par les élections municipales et 84% n’avaient aucune information à propos de cette échéance.
Les mêmes résultats ont révélé une baisse de confiance en l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) puisqu’en 2015, trois personnes sur dix avaient déclaré avoir totalement confiance en l’ISIE alors qu’en 2018 ce taux est d’à peine 16%.

Les résultats du sondage ont également montré que 29% des Tunisiens approuvent l’idée que le régime de gouvernance soit inspiré de l’islam, 26% trouvent qu’il serait préférable que les hommes religieux puissent occuper des postes publics dans l’Etat et 25% considèrent que la démocratie est contradictoire avec les principes de l’islam.

Selon le même sondage, 22% des interviewés pensent que dans un pays musulman, les non musulmans doivent bénéficier de moins de droits politiques et 54% des Tunisiens préfèrent que le pays soit gouverné par les lois civiles.

58% des Tunisiens soutiennent la redevabilité du gouvernement alors que seulement 41% approuvent le pluralisme politique.
Evoquant les trois premiers problèmes auxquels est confronté le pays, les personnes interviewées ont cité en premier lieu la gestion de l’économie, à 58%, le chômage en second lieu à 37% et la corruption en troisième lieu avec 22%.

Sur la question de l’économie, 79% des Tunisiens estiment que le pays est sur la mauvaise voie et 72% qualifient la situation économique de mauvaise ou de très mauvaise.

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Rafik Halouani, coordinateur général du réseau «Mourakiboun», a qualifié de “fou” celui qui croit en la démocratie en Tunisie, soulignant que le citoyen a fortement désiré la démocratie mais en réalité rien n’a été réalisé, selon ses dires.

Présent lors d’une rencontre qui se tient actuellement à Tunis sur les résultats de l’Afrobaromètre sur la Démocratie en Tunisie élaboré par l’institut “One to One”, il a étayé ses propos par l’absence de développement et de progrès dans le pays. “Pas de progrès en Tunisie (…) la situation est catastrophique à tous les niveaux (…)“, a-t-il asséné.

Il a en outre indiqué que les Tunisiens ne font pas confiance aux élections parce qu’ils les considéraient comme un moyen de changer le cours des choses, alors qu’à l’arrivée rien n’a bougé pour eux. Il a rappelé le taux de participation trais faible aux élections législatives. “Cela témoigne de l’échec de l’ISIE et du pays en général à convaincre les gens pour participer aux élections (…) ils ont réussi à écarter les citoyens de l’affaire publique où point que le Tunisien se fout même de la personne qui va gouverner le pays“, a-t-il dit.

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À 14 ans, Ethan Sonneborn se présente mardi 14 août à ses premières élections. L’adolescent est candidat aux primaires organisées par le parti démocrate en vue des élections pour le poste de gouverneur du Vermont (États-Unis). Dans cet État, aucune loi ne fixe d’âge minimum pour briguer la plus importante fonction locale, rapporte “Ouest-France“, citant “20 Minutes”.

Le jeune homme a donc entamé sa campagne électorale il y a plusieurs mois en vue du scrutin du 6 novembre prochain. Il dispose d’un site Internet officiel, d’une page Facebook, et a loué à plusieurs reprises des panneaux publicitaires pour exposer ses idées, indique la même source.

Il a même participé à des levées de fond et, au début du mois d’août, au débat officiel réunissant tous les candidats à la primaire démocrate.

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Bonjour à toutes et à tous, chers confrères et consœurs journalistes, chers auditrices et auditeurs de la radio de la Paix, MIKADO FM, bienvenue une fois de plus, à votre rendez-vous bimensuel et merci pour votre fidélité.

Depuis notre dernière rencontre, l’actualité de la MINUSMA demeure très largement dominée par le processus de l’élection présidentielle.

Ce matin, j’ai le plaisir d’avoir à mes côtés, M. Aboubacar Koulibaly, Directeur Pays du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Mali, et ensemble, nous allons tenter de vous donner un aperçu global de l’appui des Nations Unies au Processus Electoral en cours au Mali.  La MINUSMA apporte également un appui au processus électoral et je vais vous donner quelques éléments à cet égard.

La veille du scrutin présidentiel du 29 juillet, le Secrétaire général des Nations Unies s’est réjoui du calme qui a prévalu au cours de la campagne électorale, malgré les défis sécuritaires persistants dans le nord et le centre du pays.

Dans une déclaration, António Guterres a appelé les Maliens et les Maliennes à “maintenir ce cap” de manière à ce que l’élection “importante pour la paix et la réconciliation au Mali” soit une “célébration de la démocratie”.

Le Chef de l’ONU a encouragé tous les acteurs politiques maliens à s’engager à faire du scrutin présidentiel, un processus “pacifique, libre et transparent” et à recourir aux institutions prévues en cas de litiges, tel que le prescrit la loi.  “La paix et la réconciliation pour tous les citoyens maliens doivent prévaloir, indépendamment du résultat du scrutin”, a souligné le Secrétaire général, avant de réitérer l’engagement des Nations Unies à soutenir le processus électoral au Mali.

Le Représentant Spécial du Secrétaire Général et Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif a quant à lui exhorté les Maliennes et les Maliens à exercer pacifiquement leur droit de vote et à respecter les résultats des élections sur les ondes de Mikado FM. Il les a mis en garde contre une crise post-électorale et les appelant à éviter d’ajouter une crise à la crise actuelle.

Sans transition, je vais maintenant vous faire un point des activités de la MINUSMA en appui au premier tour.

Comme évoqué à plusieurs reprises lors de nos rencontres antérieures, le mandat de la MINUSMA lui enjoint de soutenir le processus électoral au Mali, au plan logistique et technique et sécuritaire. Voilà pourquoi, tout au long de la préparation de l’élection présidentielle, la MINUSMA a ainsi transporté plus de 200 tonnes de matériels électoraux dans les régions du Nord et du Centre du pays, formé et déployé 70 agents électoraux et assistants logistiques munis de 49 véhicules.

Du 27 au 30 juillet 2018, la mission a assuré le transport d’environ 300 personnes dont des représentants de la Cour Constitutionnel, des observateurs internationaux, des représentants des partis politiques et des délégués des organes de gestion des élections (CENI, MATD et DGE).

Durant ces dernières années et plus particulièrement ces derniers mois, la MINUSMA et l’équipe électorale intégrée des Nations Unies, ont participé au renforcement des capacités des acteurs de ce processus. Ainsi, plusieurs milliers de Maliens parmi lesquels des membres d’organes de gestion des élections, de la Société civile, des médias, de partis politiques, ou encore des Forces de sécurité maliennes, ont reçu des formations et des initiations dans divers domaines liés aux élections.

Comme prévu dans le dispositif de sécurité, au cours de la journée du dimanche 29 juillet, ainsi que quelques jours avant et après, les Casques bleus de la Police des Nations Unies (UNPOL), ont intensifié leur présence aux côtés des Forces de Défense et de Sécurité du Mali (FDSM) dans leurs zones de déploiement et ont réalisé 381 patrouilles d’appui à la sécurisation des élections. Le nombre d’éléments UNPOL (IPO+FPU) déployés pour l’appui sécuritaire lors du scrutin présidentiel s’élève à 1723 éléments, constituant 11 unités du Bangladesh, du Bénin, du Burkina Faso, de l’Égypte, du Nigeria, du Togo et du Sénégal, et 133 véhicules blindés.

Les Casques bleus de la Force de la MINUSMA ont également adopté la même posture en intensifiant leurs sorties, qui pouvaient durer jusqu’à six heures chacune. Des hélicoptères ont également été déployés afin de soutenir le dispositif de sécurité mis en place.

Si la journée s’est bien déroulée dans l’ensemble, des incidents sont néanmoins à déplorer, qui ont empêché le scrutin de se dérouler dans certaines zones. Dans la Région de Kidal, le village d’Aguelhok et le camp de la MINUSMA ont essuyé des tirs de mortiers (dix impacts). Un obus est même tombé à quelques dizaines de mètres de l’école qui sert de bureaux de vote, sans toutefois faire de victime. Après un bref moment de panique, le vote a pu reprendre son cours.

Il faut tout de même noter que dans toutes les zones de déploiement où les opérations de vote ont pu avoir lieu, les Maliennes et les Maliens ont accompli leur devoir citoyen dans le calme et la sérénité, sans heurts ni violences. Ceci, en respect aux nombreux appels à l’apaisement lancés par les candidats eux-mêmes, mais aussi, les leaders de la société civile, les leaders communautaires et religieux ainsi que la Communauté internationale, notamment par la voix du Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies, et du Secrétaire général Antonió Guterres comme je l’ai mentionné précédemment.

Rencontre avec la CEDEAO

Je continue sur le même thème pour vous informer, qu’en marge de l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Mahamat Saleh Annadif a intensifié ses efforts de bons offices. C’est dans ce cadre qu’il a rencontré le 3 août dernier, le Président de la Commission de la CEDEAO, Monsieur Jean-Claude Brou, en visite au Mali. Il était accompagné du Représentant de la CEDEAO au Mali, l’Ambassadeur Cheaka Aboudou Touré.

La visite du Président de la Commission s’inscrivait dans la démarche d’accompagnement et de suivi du processus électoral par la CEDEAO. Lors de sa visite, il a pris le pouls de la situation et réitéré les messages clés de la CEDEAO et de la communauté internationale pour un processus apaisé et en faveur du respect des principes républicains de la démocratie. Il avait précédemment reçu les chefs de missions internationales d’observation de la CEDEAO, l’Union africaine, l’Union Européenne et de l’OIF.

Toujours le 3 août, Représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU, M. Mahamat Saleh Annadif a de nouveau reçu les représentants de la communauté internationale basés dans la capitale malienne. A la faveur de cette réunion le communiqué conjoint suivant a été publié, et je cite :

Le jeudi 02 août le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a publié les résultats provisoires à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle du 29 juillet 2018.

La communauté internationale présente au Mali saisit cette occasion pour adresser ses sincères félicitations aux deux candidats arrivés en tête du scrutin, Messieurs Ibrahim Boubacar Keïta et Soumaïla Cissé.

Elle exprime également son appréciation aux 21 autres candidats et à la seule femme candidate, qui ont pris part à ce scrutin, confirmant ainsi le pluralisme politique de la démocratie malienne.

La communauté internationale félicite le peuple malien pour sa participation active au scrutin dans le calme et la sérénité, contribuant à des élections apaisées.

Guidée par le sens de responsabilité dont a fait preuve la classe politique malienne tout au long de ce processus électoral, la communauté internationale lance un appel au peuple et aux acteurs politiques maliens pour que la sérénité qui a accompagné le déroulement de l’élection présidentielle continue à prévaloir, pour la consolidation de la démocratie au Mali.

Les représentants de la communauté internationale au Mali, invitent le Gouvernement du Mali à prendre en compte les recommandations pertinentes pour le second tour, formulées par les différentes missions d’observation. Ils encouragent les candidats à l’élection présidentielle à faire, au besoin, usage des voies de recours consacrées par la loi.

La communauté internationale présente ses sincères condoléances au Gouvernement et au peuple malien pour la perte des agents électoraux et des membres des Forces de Défense et de Sécurité maliennes pendant le processus.

Pour le deuxième tour de l’élection présidentielle prévue le 12 août, la mission a poursuivi avec le déploiement du matériel électoral sensible ainsi que du personnel du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. Ainsi ce 07 août, la mission a assuré le transport par voie aérienne des agents du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation ainsi que plus de 06 tonnes des documents électoraux sensibles de Bamako vers les régions du nord et du centre. La MINUSMA se tient prête pour apporter l’appui nécessaire au Gouvernement du Mali dans la limite de ses moyens, afin que cette élection se déroule dans les meilleures conditions.

Le 4 août, une délégation du Bureau régional de la MINUSMA à Gao, conduite par le Chef du Bureau, a effectué une mission intégrée de terrain à Bourem, pour évaluer la sécurité et la situation politique avant le deuxième tour de l’élection présidentielle. La délégation s’est entretenue avec le Maire et le Préfet adjoint de Bourem, les sous-préfets de Bamba et de Temera, ainsi que d’autres notables. Des réunions ont eu lieu avec des représentants des partis politiques, le Président de la Commission électorale locale, le Commandant régional des Forces armées maliennes (FAMA), des organisations non gouvernementales et des représentants de la société civile, notamment des associations de jeunes et de femmes.

Dans la même journée, le Bureau de la Communication Stratégique et de l’Information Publique a appuyé la coordination régionale de l’Union des Radios et Télévisions Libres du Mali (URTEL) dans l’organisation d’un atelier de partage et d’analyse du Code de bonne conduite des médias au Mali en période électorale. Plus d’une trentaine de professionnels de la presse ont participé à l’atelier, y compris les radios communautaires des cercles de Gao, Ansongo, Bourem et des plateformes web de la région.

La mission a été également l’occasion pour lancer un projet à impact rapide (QIP) bénéficiant directement à 11 radios membres de l’URTEL dans les différentes communes du cercle de Bourem. Ce projet sponsorisé par le Bureau de la Communication Stratégique et de l’Information Publique consiste en l’achat, l’installation et la formation à la maintenance d’émetteurs, de consoles, de dictaphones, pour une valeur de 23 millions 695 000 XOF. La jeunesse de Bourem a également tenu à montrer à la MINUSMA les travaux en cours du projet à impact rapide de réfection de la Maison des Jeunes, lancé le 11 juillet dernier.

Droits de l’homme

Dans le cadre de son mandat de surveillance de la situation des droits de l’homme dans tout le pays, la Division des droits de l’homme et de la protection a surveillé, à travers le centre d’appels, la fin de la campagne électorale et la conduite du premier tour de l’élection présidentielle, le 29 juillet 2018, dans le district de Bamako et les régions de Gao, Kayes, Kidal, Koulikoro, Ménaka, Mopti, Ségou et Tombouctou.

Le jour de l’élection, la Division n’a documenté aucune violation grave des droits de l’homme, néanmoins, les chargés des droits de l’homme ont documenté au moins 49 incidents ayant un impact négatif sur les droits de l’homme dans la région de Mopti et deux à Tombouctou, tous perpétrés par des présumés membres de groupes extrémistes violents. A titre illustratif, le 28 juillet, deux présidents de bureaux de vote auraient été enlevés et tués dans le cercle de Bandiagara.

Dans le cadre de l’élection présidentielle, la DDHP a organisé 26 activités de renforcement des capacités, au bénéfice de 614 personnes, dont des éléments des Forces de défense et de sécurité maliennes (FDSM), des groupes armés signataires, du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC), des autorités administratives et traditionnelles locales, des professionnels des médias et des membres de la société civile.

La Force

Je vais maintenant passer aux activités de la composante militaire de la MINUSMA, pour vous informer que l’armée canadienne a officiellement intégré, le 31 juillet dernier, la Mission de maintien de la paix de l’ONU au Mali. C’était au camp Castor à Gao, au cours d’une cérémonie, marquant le retour du Canada parmi les Casques bleus.

Le Commandant adjoint de la Force de la MINUSMA, le Général Amadou Kane, a souhaité, « la bienvenue au contingent canadien, » avant de rappeler ce qui caractérise le théâtre malien, notamment : « sa complexité et la difficulté de la mission ».

Les canadiens au nombre de 250 soldats, en remplacement des Casques bleus allemands, sont chargés d’assurer un soutien, à la fois logistique et opérationnel, à l’ensemble de la Force onusienne. Parmi les tâches principales qui leur incombent, il y a les évacuations sanitaires, le transport de matériel et du personnel. Ceci, grâce aux trois hélicoptères CF-147F Chinoooks et cinq hélicoptères CH-146 Griffons.

Le 2 août 2018, le bataillon burkinabè a octroyé aux étudiants de l’Institut de formation professionnelle (IFP) de la municipalité de DIABALY, des fournitures scolaires et des kits solaires. Ce bataillon effectue les travaux de réhabilitation de trois salles de classe de l’école de KOUROUMA et la radio DIABALY entamées depuis le 10 juillet dernier.

Le 3 août, les 850 Casques bleus du cinquième bataillon Nigérien de la MINUSMA déployés à Ansongo et Ménaka ont reçu la médaille des Nations Unies. A travers cette décoration, les Nations Unies reconnaissent leur contribution à la stabilisation du Mali, après une année de service.

La cérémonie jumelée à la célébration de l’indépendance de leur pays, a vu la présence de M. Oumar Ba, Chef du bureau régional de la MINUSMA à Gao, du Général de brigade Anusiz Zaman, Commandant du Secteur Est de la MINUSMA, de M. Ibra Boulama Issa, Chef d’Etat-major Général adjoint de l’armée Nigérienne, des autorités administratives, militaires et coutumières du cercle d’Ansongo et de la société civile.

La MINUSMA a rendu hommage, le 7 août 2018, à un casque bleu sénégalais, décédé le 1er août 2018 à Sévaré, dans la région de Mopti où il était déployé au sein de la Force de réaction rapide (QRF). Le casque bleu sénégalais est décédé à la suite d’un malaise pendant qu’il pratiquait une activité physique. Le défunt, âgé de 35 ans, était marié et père d’un enfant. La MINUSMA présente ses condoléances les plus attristées à la famille du défunt, aux autorités sénégalaises, ainsi qu’à son contingent.

Depuis le début du mois d’août, la Force a effectué plus de 362 patrouilles, tenu 307 check-points et opéré 60 escortes.

UNPOL

Maintenant, je vais passer aux activités de la Police des Nations Unies.

Le 19 juillet vers 06h45, une équipe de UNPOL, de la Force, du Bureau de la Communication Stratégique et de l’Information Publique et de la Division des Affaires civiles de la MINUSMA s’est rendue à Niafounké pour une mission conjointe dans le cadre de la sécurisation des populations et de l’appui au processus électoral. L’équipe a d’abord rencontré les autorités administratives, traditionnelles, politiques et sécuritaires avec lesquelles elle a échangé sur la situation sécuritaire et par la suite, conduit une séance de sensibilisation au profit des jeunes, des femmes et des acteurs politiques sur le thème « L’implication de la MINUSMA dans le Processus Electoral » à l’hôtel de ville. Ladite mission s’est terminée sans aucun incident, après une visite sur le chantier de réparation de la pinasse de la Gendarmerie et du peloton de la Garde Nationale.

Le 25 juillet vers 08h30, le Commandant Régional UNPOL/Tombouctou a procédé à la remise de matériel au Directeur Régional de la Police Nationale. Le don composé de matériel de bureau et de Kits de secours, est destiné au Commissariat de Police de la ville de Tombouctou.

Le 26 juillet, s’est déroulée la cérémonie officielle de remise de trois (03) projets à impact rapide sponsorisés par UNPOL, au Gouvernorat de Mopti dans le cadre du renforcement des capacités des Forces de Défense et de Sécurité maliennes et de l’appui au Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSIRC). L’évènement était co-présidé par la Cheffe de Bureau de la MINUSMA et le Gouverneur de Mopti. Les projets ont été initiés par UNPOL et financés pour un cout total de soixante-onze millions neuf cent vingt mille trois cent quatre-vingts francs CFA (71 920 380), sont constitués de dix-huit (18) motos, du matériel de maintien de l’ordre au profit de l’Escadron de Gendarmerie et de mobiliers de bureau pour la Police Nationale.

Le 4 août, une équipe de la Police des Nations Unies et des Forces de sécurité maliennes, s’est rendue au village de Goundaka situé à environ 20 km de Sévaré dans la Région de Mopti, pour une mission de protection des populations civiles. La patrouille motorisée a été effectuée sur l’axe Sévaré – Bandiagara. L’équipe a ensuite effectué une patrouille pédestre dans le marché de Goundaka et sensibilisé les populations sur l’importance cruciale de la participation de la population au vote pour le second tour de l’élection présidentielle.

Les deux dernières semaines, la Police de la MINUSMA a effectué 847 patrouilles et sécurisé 42 escortes.

Incident :

-A Kidal, le 30 juillet dernier au matin, un véhicule blindé lors d’une patrouille des Casques Bleus a heurté un engin explosif improvisé (EEI) ou une mine, près d’un poste de contrôle à environ 2,5 km au sud du Camp de la MINUSMA. Il n’y a pas eu de victime, mais le véhicule a été endommagé. Plus tard, les soldats de la paix ont arrêté un suspect près du lieu de l’incident.

Je vais maintenant passer la parole à M. Aboubacar Koulibaly, Représentant Pays du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Mali, qui va vous donner un aperçu global de l’appui des Nations Unies au Processus Electoral en cours au Mali.

Intervention d’Aboubacar Koulibaly, Directeur pays du PNUD au Mali

L’ACCOMPAGNEMENT DU PNUD EN CHIFFRES: 

  • Le Projet Electoral du PNUD (PACE) a aujourd’hui un budget de : 5 457 098 USD
  • PNUD                         1 416 377 USD
  • NORVEGE                1 467 748 USD
  • SUEDE                                   1 694 532 USD
  • USAID                                      624 622 USD
  • LUXEMBOURG                       200 928 USD
  • UNION AFRICAINE       52 891 USD

  • le PAPEM (PROJET D’APPUI AU PROCESSUS ELECTORAL) avait en 2013, un budget de presque 60 millions de USD, car Projet de sortie de crise.

  • Le Projet PACE a accompagné en finançant les activités suivantes :
  • Organisation avec le MATD et la MINUSMA, des ateliers régionaux (sauf Kidal) qui ont tous rassemblé plus de 1000 personnes.
  • C’était des ateliers régionaux pour la mobilisation, la sensibilisation et la formation des autorités administratives locales, les médias, la société civile, les organisations féminines et les Mouvements des jeunes à hauteur de : 30 millions de francs CFA.
  • Formation et déploiement dans tous les Cercles de 67 Agents informaticiens du MATD chargés de la remontée des résultats pour 12 millions de francs CFA.
  • Participation à la formation de 116 délégués de la CENI pour 7 millions de francs CFA
  • Appui du MATD dans la Communication électorale : spots radio/vidéo, banderoles, T-Shirts, casquettes, décoration d’un studio à l’ORTM pour les débats politiques et permettre la pluralité des opinions dans un média public : 50 millions de francs CFA.

  • Appui du MATD à travers la remise de véhicules pick-ups
  • Appui au financement de l’opération de distribution des cartes d’électeur biométriques dans le pays pour un montant de : 160 millions de francs CFA.
  • Appui par le biais de ONUFEMMES des activités de mobilisation, sensibilisation et de participation des femmes comme électrices, candidates, agent électoral pour un montant de presque 50 millions de francs CFA.
  • Appui des activités de terrain de 15 OSC dans et dans toutes les régions même Kidal, activités de formation, d’information et de sensibilisation électorale pour 145 millions de francs CFA.
  • Contrat avec l’ONG Internationale « Search For Common Ground » pour des activités de prévention des conflits et de renforcement du dialogue entre les acteurs pour 325 millions de francs CFA.
  • Appui du MATD pour la prise en charge partielle des deux (2) assesseurs : Majorité et Opposition dans les bureaux de vote à l’intérieur du Mali pour 526 millions de francs CFA.
  • Contrat avec le CNPV pour le recrutement de 22 Conseillers Electoraux, déployés dans les Gouvernorats du Mali, afin d’aider les Gouverneurs dans leurs opérations électorales et pour 20 millions de francs CFA.
  • Mobilisation de 3 grands Mouvements des jeunes à Bamako : Conseil National de la Jeunesse (CNJ), le Réseau des Jeunes des Partis Politiques (RJPPM) et le Mouvement National des Jeunes pour la Culture de l’Excellence (MNJCE) pour animer une Caravane de Sensibilisation Citoyenne des Jeunes pour une participation massive et sans violence à l’élection présidentielle de 2018 pour 30 millions de francs CFA.
  • La Caravane a mobilisé chaque jour et dans chaque Commune de Bamako, des centaines de jeunes de la ville qui ont adhéré à l’idée de se mobiliser pour une élection libre, crédible et apaisée. La fin de la Caravane a été couronnée par un grand concert au Palais de la Culture mobilisant aussi beaucoup de jeunes.

Questions /Réponses

Bram Posthumus, Bloomberg News

Vous avez fait référence à ce débat que vous comptez organiser avant le 2è tour, est ce que vous avez une chance, un pourcentage pour dire oui, çà aura lieu ?

Aboubacar Koulibaly

On a appuyé la mise en place à l’ORTM d’un Studio qui permettra le débat démocratique. Mais le PNUD n’est pas en contact avec les candidats pour organiser un débat entre candidats. De mon point de vue il est important qu’il y ait un cadre approprié de débat sur le plateau de la télévision. Des experts ou des représentants de candidats ou de partis politiques qui souhaiteraient débattre dans des conditions des plus appropriées qu’un plateau qui n’offre pas toutes ces conditions.

Ag Ismaguel, Journal du Mali

Vous appuyez le processus électoral, est ce que vous êtes satisfait du déroulement du scrutin ?

Deuxième question, il y a au moins 18 candidats qui contestaient les résultats avant même leur publication par la Cour constitutionnelle, est ce qu’il y a aujourd’hui de quoi s’inquiéter ?

Aboubacar Koulibaly :

Par rapport à la première question, je voudrais rappeler ici que notre rôle n’est pas de donner un jugement de valeur sur le processus électoral. Nous sommes dans un partenariat. Je rappelle que le PNUD est au Mali depuis plusieurs décennies et que nous apportons au Mali un appui à son développement.  Nous ne portons pas un jugement de valeur au processus électoral. Nous ne sommes pas des missions d’observation. Nous accompagnons le développement du Mali. Notre intervention cadre bien avec les priorités nationales. Et je vous ai présenté l’appui qui a été apporté. Je ne juge pas que cet appui pourrait me permettre de formuler une opinion, satisfait ou pas du processus électoral. La question de la mobilisation d’une partie des candidats pour contester les résultats avant les résultats définitifs ; notre objectif a toujours été avant même le scrutin de maintenir le dialogue entre les différents acteurs politiques maliens et de travailler avec l’ensemble des composantes pour offrir un cadre d’apaisement. Votre question m’offre l’opportunité d’insister sur le besoin d’avoir un cadre apaisé pour suivre ce processus électoral dans la sérénité. Je pense que c’est ce qui a été le leitmotiv du communiqué de la communauté internationale et de toutes les missions d’observation qui ont fourni des rapports à l’issue du scrutin du 29 juillet.

Askia Momoudou, Radio Alfarouk de Tombouctou

Près de 700 bureaux de votes n’ont pas pu fonctionner au premier tour de l’élection présidentielle. Que peut faire la MINUSMA sur le plan politico-sécuritaire pour que l’ensemble des maliens puissent voter au second tour ?

Oumar Baraka, radio Lafia de Tombouctou

Dans le mandat de la MINUSMA, il est inscrit la protection des populations et de leurs biens. En cette période électorale, qu’est-ce que la MINUSMA apporte véritablement en termes de sécurité ?

Almoustapha Traoré, Radio Kalemé Tombouctou

En se référant au premier tour de l’élection présidentielle, on note beaucoup d’irrégularités tels que l’assassinat de certains agents électoraux, la délocalisation de certains bureaux de vote et le bourrage de certaines urnes ; quel dispositif la MINUSMA a mise en place pour que cela ne se reproduise ?

Myriam Dessables

Je vais rapidement répondre aux questions sécuritaires et laisser M. Koulibaly répondre aux questions logistiques.

Je dois vous rappeler que le dispositif sécuritaire qui avait été mis en place pour la sécurisation des élections comportait ce qu’on a appelé un dispositif à trois cercles avec la police du Mali en première position, en deuxième cercle les FAMas et puis un troisième cercle, en appui, la MIINUSMA. Il faut rappeler que le déploiement de la police de la MINUSMA dans ses activités d’appui à la sécurisation aux élections se faisait dans ses zones de déploiement comme prévu par son mandat et comme prévu par le dispositif de sécurité. Et ce que j’avais donné comme chiffres, c’était 1723 éléments de la police constituant 11 unités, 133 véhicules. Ils ont réalisé 381 patrouilles d’appui. Les Casques bleus de la Force ont mobilisé 800 hommes et ils ont également adopté une posture de renforcement de leurs patrouilles en intensifiant leurs sorties.Il faut noter que dans toutes les zones de déploiement de la Police et de la Force, il n’y a eu aucun incident, aucun heurt ni violence. Et je crois savoir qu’il y a déjà une coordination qui a commencé avec la Police Malienne dans le cadre de la Commission qui s’occupe des questions de sécurisation pour justement aborder la question de comment renforcer la sécurisation des bureaux de vote où le vote n’a pas pu avoir lieu, le dispositif étant coordonné et géré par les FDSMs.

Aboubacar Koulibaly

Je voudrais dire que notre appui est un appui vraiment technique. Cet appui logistique est apporté principalement par la Mission de maintien de la paix, mais se limite à un appui technique à transporter ou à escorter du matériel électoral à la demande du gouvernement et des organes chargés d’organiser ces élections. Si les mêmes demandes sont formulées, j’imagine que pour le second tour, le même appui sera apporté. C’est un appui qui est donné sur la base de demande. S’il y a une demande d’accompagnement, les Nations Unies continueront à apporter cet appui. L’expertise qui a été déployé auprès du Ministère de l’administration du territoire demeure jusqu’à la fin du processus électoral en termes de conseils. Donc, le PNUD n’a pas été associé au transport du matériel électoral aussi bien lourd que sensible. Par rapport à la question sécuritaire, il y a eu des incidents sécuritaires par rapport au premier tour qui ont été gérés. Je pense qu’avant le processus électoral, l’inquiétude de tout le monde était très grande. Arrivé à organiser les élections dans le contexte actuel, on devrait se réjouir de ce qu’on a comme résultat même si nous regrettons que des personnes aient perdu leurs vies pendant ce processus électoral. On invite vraiment les acteurs maliens à poursuivre dans le même sens pour assurer que le maximum d’électeurs soient capables d’accomplir leur devoir le 12 août.

Oumar Waïgalo, Studio Tamani

Le scrutin a été émaillé par des incidents dans certains bureaux de votes jusqu’à ce que des assesseurs et présidents de bureaux de vote ont été enlevés et maltraités par des individus armés. Pour ce deuxième tour, quels sont les dispositifs sécuritaires pris pour éviter ce genre d’incidents ?

Badou Kaba, Le carrefour

Le PNUD a appuyé la participation des femmes aux élections, est-ce que par hasard vous avez financé la participation de l’unique candidate au scrutin ? Nous savons que le PNUD n’a pas le droit de s’ingérer dans les affaires des Etats, mais est-ce que vous avez imposé un code de bonne conduite aux différents candidats pour éviter une crise poste électorale ?

Moussa S Camara, l’Indépendant

Je vais reformuler mon confrère qui a parlé de la contestation des 18 candidats, c’est de savoir réellement quel peut être votre rôle dans ce genre de situations ?

Hier je suis tombé sur un document de la MINUSMA qui donne les résultats du scrutin du 29 juillet sur les réseaux sociaux, alors qu’à un moment donné, l’opposition avait fortement demandé à ce que ce soit la MINUSMA qui certifie les résultats du scrutin, pouvez-vous confirmer que vous avez publié ces informations, ou est ce que c’est réellement une certification comme l’opposition l’avait demandé ?

Myriam Dessables

Vous étiez là lorsque le Secrétaire général de l’ONU lui-même l’avait dit. Il n’y a absolument pas de mandat de la MINUSMA ni de certifier, ni d’observer, ni de vérifier les résultats des élections. Absolument pas. Donc le mandat n’a pas changé de ce côté-là. Les seules autorités compétentes pour communiquer les résultats des élections, sont le Ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation pour les résultats provisoires et la Cour constitutionnelle pour les résultats définitifs. La MINUSMA n’a pas mandat à communiquer ou compter des résultats.

Pour le dispositif sécuritaire, c’est le même. Comme M. Koulibaly vient de l’indiquer, la Police et la Force de la MINUSMA sont en appui, à la demande des autorités maliennes qui dirigent le plan de sécurité des élections.

Aboubacar Koulibaly

Est-ce que le PNUD a financé la seule femme candidate ? Non. Quand on apporte un soutien, on apporte à un groupe. Donc l’appui s’est limité à mobiliser les femmes. Aux élections législatives, ce serait un peu plus orienté vers à susciter des candidatures donc travailler avec les partis politique pour que les questions de quotas soient respectées. Donc nous faisons du plaidoyer politique pour que les femmes jouent un rôle plus déterminant dans le processus politique. Il y a effectivement un code de bonne conduite qui a été élaboré mais pas avec l’appui du PNUD. C’est le NDI sur financement de l’USAID et la signature des candidats était à l’hôtel Radisson.

Quel rôle pour le PNUD avec les tensions si je résume bien des 18 candidats ? C’est un rôle de plaidoyer mais qui se fait à travers le Représentant du Secrétaire général. Si vous avez bien lu le mandat de la mission donné par le Conseil de Sécurité, il est demandé au Représentant spécial au nom des Nations Unies et de la communauté internationale de jouer ses bons offices. Et je pense qu’il l’a fait de la plus belle manière en associant des ambassadeurs des membres du Conseil de Sécurité qui sont au Mali. Toutes les actions qui ont été menées par les Nations Unies l’ont été de manière transparente à destination de l’ensemble des candidats pour créer un environnement apaisé pour ce processus électoral. Ces bons offices continuent jusqu’à la fin du processus électoral. Le PNUD dans l’arrangement des rôles, joue un rôle purement technique, pas politique dans le processus électoral.

Daouda Yari, la radio Voix des jeunes

En cas de crise post-électorale, qu’on ne souhaite pas d’ailleurs, est ce que la MINUSMA a un plan d’urgence ?

Myriam Dessables

Je vais rester à la première partie de votre question. On ne le souhaite vraiment pas.

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L’Union Européenne a officialisé ce jour sa participation au Fonds commun du projet de Soutien Au Cycle Electoral de Madagascar (SACEM), pour l’organisation d’élections crédibles, transparentes, pacifiques et inclusives dans le pays. Son Excellence Antonio Sánchez-Benedito Gaspar, Ambassadeur de l’Union Européenne à Madagascar et Madame Violette Kakyomya, Représentante Résidente du PNUD ont procédé à la signature d’un accord de financement dans les locaux de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) de Nanisana, en présence de son Président, maître Hery Rakotomanana. Une Convention de Financement entre l’Union Européenne et l’État Malgache (Ministère de Finance et du Budget) avait été signée au préalable. L’Union Européenne contribuera au projet mis en œuvre par le PNUD à hauteur de 1 777 251 USD.

L’Ambassadeur de l’Union Européenne à Madagascar, Antonio Sánchez-Benedito Gaspar, a déclaré lors de la cérémonie : « Avec cet appui, l’UE réaffirme son ferme soutien à la tenue d’élections crédibles et inclusives dans le cadre constitutionnel, ainsi que son engagement pour le renforcement de la démocratie à Madagascar. Cette contribution au projet SACEM est complémentaire d’autres actions financées par l’UE en appui au processus électoral, mises en œuvre par l’intermédiaire des organisations de la société civile. »

Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Maître Hery Rakotomanana a tenu à remercier l’Union Européenne et son ambassadeur. Il a expliqué que cette contribution de l’Union Européenne dans le basket fund du projet SACEM répond au proverbe malgache « ny tao trano tsy efan’irery ». En effet, le financement des élections nécessite non seulement des contributions intérieures, mais aussi extérieures ; celles-ci apparaissent aujourd’hui essentielles pour la bonne conduite du processus électoral, a-t-il rappelé.

La Représentante Résidente du PNUD, Madame Violette Kakyomya, a exprimé ses remerciements à l’Ambassadeur de l’Union Européenne pour l’importante contribution de son institution au projet SACEM en notant que « c’est l’illustration de l’engagement de la communauté internationale à accompagner Madagascar pour ce processus électoral, qui est la priorité du gouvernement. »

Après s’être réjouie de la décision du gouvernement, sur proposition de la CENI, d’organiser l’élection présidentielle les 7 novembre et 19 décembre de cette année, la Représentante Résidente a conclu son discours en invitant l’ensemble de la communauté internationale à poursuivre les efforts déployés pour l‘organisation d’élections crédibles, transparentes, pacifiques et inclusives dans le pays. « J’encourage aujourd’hui les différents partenaires techniques et financiers à poursuivre et intensifier leur implication dans le financement du processus électoral à Madagascar, afin de résorber autant que possible le gap budgétaire existant et envisager sereinement la suite des opérations. »

Lancé en janvier 2017, le projet SACEM soutient la mise en œuvre d’activités s’articulant autour de cinq composantes :

  •       L’amélioration de l’exhaustivité, de la fiabilité et de la sécurité du fichier électoral ;
  •       Le réaménagement du cadre légal et règlementaire en matière électorale ;
  •       Le déploiement d’une campagne de sensibilisation et d’éducation civique électorale ;
  •       Un appui substantiel aux opérations électorales, avec un focus sur la logistique (matériel sensible), la formation, la transmission des données, l’entretien et l’animation des cadres de concertation spécifiques institués à la diligence de la CENI ;
  •       Une assistance technique à la CENI et la gestion du projet.

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Fin du suspense à la municipalité de Tunis, où la mieux placée pour l’emporter, la candidate d’Ennahdha, Souad Abderrahim, a fini par s’asseoir sur le fauteuil de maire, selon Mosaïque FM, en dépit des grandes manoeuvres, dans les coulisses et publiquement, pour l’en empêcher. Dernier rebondissement en date : le candidat de l’Union civile, Mehdi Rebaï, a jeté l’éponge hier lundi 02 juillet 2018 pour dégager la voie à Kamel Idir, candidat de Nidaa Tounes, mais rien n’y a fait.
Souad Abderrahim devient donc la première femme à la tête de la municipalité de Tunis.

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Le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, a annoncé la nomination du nouveau Premier Ministre, Chef du Gouvernement, en la personne de Ntsay Christian, lors d’une déclaration à la nation, dans l’après-midi du lundi 4 juin 2018, au Palais d’Etat d’Iavoloha.

Le Président Hery Rajaonarimampianina a déclaré que « L’année 2018 est celle du renforcement des acquis en termes de démocratie. En vertu de l’alternance démocratique, à travers des élections, le pouvoir sera remis entre les mains du peuple pour qu’il puisse choisir celui qui présidera le pays ». Il a souligné que les élections sont un rendez-vous fixé par la Constitution, et tous les textes de loi y afférent, et qu’il est le garant de son application, et en avait fait le serment. Le Chef de l’Etat a ensuite mis en relief les trois conditions requises pour le renforcement de la démocratie : des élections inclusives, transparentes, et acceptées par tous. « Ces conditions doivent être remplies afin que la stabilité et la paix puissent régner à l’issue des élections, et que la personne qui sera élue puisse travailler dans la sérénité, et pour les intérêts suprêmes de la nation », a-t-il souligné. Par rapport à la situation que traverse le pays, il a indiqué que ce sont ces mêmes principes et objectifs qui l’ont animé lorsqu’il a discuté avec toutes les parties prenantes, afin d’instaurer l’apaisement, et assurer un bon déroulement du processus électoral.

Les discussions engagées par le Chef de l’Etat ont eu pour objectif de mettre en place un Gouvernement ouvert aux autres forces politiques, lequel aura la responsabilité commune de garantir clairement le processus électoral ; par ailleurs, dans sa décision, la Haute Cour Constitutionnelle a déjà stipulé la mise en place d’un tel gouvernement. Lors des discussions, toutes les parties politiques ont fait preuve de bonne volonté et de sagesse, et sont parvenues à un accord politique, pour le respect des intérêts suprêmes de la nation, pour la nomination d’un Premier Ministre et la formation d’un Gouvernement. « Cela prouve que, quelles que soient les désaccords politiques, il est parfaitement possible d’aboutir à une entente, lorsqu’on fait taire les ambitions », a déclaré le Chef de l’Etat.

Ce jour, le Président de la République a accepté la démission du Premier Ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana et de son Gouvernement, mais que ce dernier devra continuer à assurer les affaires courantes jusqu’à la mise en place d’un nouveau Gouvernement. Dans son adresse à la nation, il a annoncé la nomination d’un nouveau Premier Ministre, en la personne de M. Ntsay Christian, et lui a demandé de former un nouveau Gouvernement dans les meilleurs délais. Le Chef de l’Etat a tenu à féliciter le nouveau Premier Ministre, choisi parmi plusieurs noms qui ont été proposés. « C’est un homme de qualité, et qui possède de solides expériences, pour assurer la stabilité et l’apaisement, au bénéfice de la tenue des élections », a-t-il dit. Il lui a souhaité une pleine réussite, pour ce qui est de la formation d’un nouveau Gouvernement, et la réalisation de la mission qui lui est confiée, pour que les élections se déroulent dans les meilleures conditions, et soient acceptées par tous, renforçant ainsi les bases de la démocratie, mises en place lors des élections présidentielles de 2013. Le Chef de l’Etat a aussi remercié toutes les bonnes volontés, nationales et étrangères, qui ont apporté leurs contributions, qui ont permis de parvenir à cet accord politique, il a particulièrement remercié le CFM, la FFKM et les émissaires de différentes instances internationales.

Lors de la déclaration, le Président Hery Rajaonarimampianina a invité tous les dirigeants politiques à respecter l’accord qui est mis en œuvre, pour l’intérêt suprême de nation, pour que le peuple soit confiant. Par ailleurs, il a invité chaque citoyen à se focaliser sur son travail, et à contribuer à la préservation de la sécurité et de l’apaisement. « Notre objectif est le développement du pays, pour une amélioration des conditions de vie de la population, ainsi que pour la préservation des acquis au niveau de l’économie et des infrastructures », a conclu le Président Hery Rajaonarimampianina.

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Le 18 mai 2018, le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 1533 (2004) concernant la République démocratique du Congo a entendu un exposé du Groupe d’experts sur la République démocratique du Congo au sujet du rapport final présenté par le Groupe en application du paragraphe 6 de la résolution 2360 (2017).

Le Coordonnateur du Groupe d’experts a fait remarquer que les conditions de sécurité et la situation humanitaire en République démocratique du Congo demeuraient alarmantes. Les groupes armés profitaient du fait qu’il n’y avait pas eu d’élections dans le pays pour poursuivre leurs activités, le nombre d’attaques contre le personnel de maintien de la paix des Nations Unies était en augmentation et les groupes armés ciblaient délibérément les bases de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo. Le Coordonnateur a pris acte de l’intention d’enquêter plus avant sur un nombre d’affaires spécifiques de violences sexuelles commises en période de conflit, et a relevé que la plupart des armes et munitions des groupes armés provenaient des stocks des Forces armées de la République démocratique du Congo. Il restait donc important d’améliorer la gestion des stocks d’armes en République démocratique du Congo afin de garantir la paix dans le pays. Par ailleurs, le Coordonnateur a appelé l’attention sur le fait que les groupes armés et certains éléments des Forces nationales de sécurité continuaient d’exploiter illégalement les ressources de la République démocratique du Congo. Enfin, il a souligné qu’il importait que le Comité continue de dialoguer avec la République démocratique du Congo, les États de la région et les pays de destination afin de réduire la contrebande de ressources naturelles.

Les membres du Comité ont accueilli avec satisfaction l’exposé qui leur a été présenté et déclaré appuyer le rapport final du Groupe. Ils se sont joints aux préoccupations exprimées au sujet des violations graves du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises en République démocratique du Congo.

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Le président français, Emmanuel Macron, qui a mis la Libye en bonne place sur son agenda dès son installation au palais de l’Elysée, tient enfin une date pour organiser des élections législatives et présidentielles : le 10 décembre 2018. Certes cela ne règle en rien les problèmes de fond du pays, déchiqueté depuis le soulèvement de 2011, et surtout cela ne préjuge pas de la capacité des autorités locales et de la communauté internationale à tenir les délais, mais sur le papier ce premier grand pas a son poids..

C’est la principale annonce de la réunion des principaux acteurs de la crise libyenne, convoqués par Macron ce mardi 29 mai à Paris. Le maréchal Khalifa Haftar, le Premier ministre Fayez al-Sarraj, le président du Parlement Aguila Salah, et le président du Haut Conseil d’État Khaled Al-Mishri ont paraphé l’accord, rapporte Jeune Afrique. Reste maintenant à lui donner corps.
Les signataires ont également convenu qu’avant ce scrutin, il faudra s’accorder et mettre en place une «base constitutionnelle». «L’adoption d’une Constitution constituera une étape essentielle pour la souveraineté de la nation libyenne», indiquent les signataires de l’accord, qui ont promis s’appuyer «le représentant spécial des Nations unies dans ses consultations auprès des autorités libyennes portant sur une proposition et sur le calendrier de son adoption».

Comblé, le chef de l’Etat français s’est réjoui d’une «rencontre historique (…), une étape clé pour la réconciliation».
A noter que 19 pays (dont la Tunisie, le Maroc, l’Algérie et les pays du Golfe) et quatre institutions internationales ont pris part à l’événement : l’ONU, la Ligue arabe, l’Union africaine – via le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, qui pilote le dossier libyen – et l’Union européenne. Mahamadou Issoufou, président du Niger, et Idriss Déby Itno, président du Tchad, ont également fait le déplacement.

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