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L’Union Européenne a officialisé ce jour sa participation au Fonds commun du projet de Soutien Au Cycle Electoral de Madagascar (SACEM), pour l’organisation d’élections crédibles, transparentes, pacifiques et inclusives dans le pays. Son Excellence Antonio Sánchez-Benedito Gaspar, Ambassadeur de l’Union Européenne à Madagascar et Madame Violette Kakyomya, Représentante Résidente du PNUD ont procédé à la signature d’un accord de financement dans les locaux de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) de Nanisana, en présence de son Président, maître Hery Rakotomanana. Une Convention de Financement entre l’Union Européenne et l’État Malgache (Ministère de Finance et du Budget) avait été signée au préalable. L’Union Européenne contribuera au projet mis en œuvre par le PNUD à hauteur de 1 777 251 USD.

L’Ambassadeur de l’Union Européenne à Madagascar, Antonio Sánchez-Benedito Gaspar, a déclaré lors de la cérémonie : « Avec cet appui, l’UE réaffirme son ferme soutien à la tenue d’élections crédibles et inclusives dans le cadre constitutionnel, ainsi que son engagement pour le renforcement de la démocratie à Madagascar. Cette contribution au projet SACEM est complémentaire d’autres actions financées par l’UE en appui au processus électoral, mises en œuvre par l’intermédiaire des organisations de la société civile. »

Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Maître Hery Rakotomanana a tenu à remercier l’Union Européenne et son ambassadeur. Il a expliqué que cette contribution de l’Union Européenne dans le basket fund du projet SACEM répond au proverbe malgache « ny tao trano tsy efan’irery ». En effet, le financement des élections nécessite non seulement des contributions intérieures, mais aussi extérieures ; celles-ci apparaissent aujourd’hui essentielles pour la bonne conduite du processus électoral, a-t-il rappelé.

La Représentante Résidente du PNUD, Madame Violette Kakyomya, a exprimé ses remerciements à l’Ambassadeur de l’Union Européenne pour l’importante contribution de son institution au projet SACEM en notant que « c’est l’illustration de l’engagement de la communauté internationale à accompagner Madagascar pour ce processus électoral, qui est la priorité du gouvernement. »

Après s’être réjouie de la décision du gouvernement, sur proposition de la CENI, d’organiser l’élection présidentielle les 7 novembre et 19 décembre de cette année, la Représentante Résidente a conclu son discours en invitant l’ensemble de la communauté internationale à poursuivre les efforts déployés pour l‘organisation d’élections crédibles, transparentes, pacifiques et inclusives dans le pays. « J’encourage aujourd’hui les différents partenaires techniques et financiers à poursuivre et intensifier leur implication dans le financement du processus électoral à Madagascar, afin de résorber autant que possible le gap budgétaire existant et envisager sereinement la suite des opérations. »

Lancé en janvier 2017, le projet SACEM soutient la mise en œuvre d’activités s’articulant autour de cinq composantes :

  •       L’amélioration de l’exhaustivité, de la fiabilité et de la sécurité du fichier électoral ;
  •       Le réaménagement du cadre légal et règlementaire en matière électorale ;
  •       Le déploiement d’une campagne de sensibilisation et d’éducation civique électorale ;
  •       Un appui substantiel aux opérations électorales, avec un focus sur la logistique (matériel sensible), la formation, la transmission des données, l’entretien et l’animation des cadres de concertation spécifiques institués à la diligence de la CENI ;
  •       Une assistance technique à la CENI et la gestion du projet.

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Fin du suspense à la municipalité de Tunis, où la mieux placée pour l’emporter, la candidate d’Ennahdha, Souad Abderrahim, a fini par s’asseoir sur le fauteuil de maire, selon Mosaïque FM, en dépit des grandes manoeuvres, dans les coulisses et publiquement, pour l’en empêcher. Dernier rebondissement en date : le candidat de l’Union civile, Mehdi Rebaï, a jeté l’éponge hier lundi 02 juillet 2018 pour dégager la voie à Kamel Idir, candidat de Nidaa Tounes, mais rien n’y a fait.
Souad Abderrahim devient donc la première femme à la tête de la municipalité de Tunis.

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Le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, a annoncé la nomination du nouveau Premier Ministre, Chef du Gouvernement, en la personne de Ntsay Christian, lors d’une déclaration à la nation, dans l’après-midi du lundi 4 juin 2018, au Palais d’Etat d’Iavoloha.

Le Président Hery Rajaonarimampianina a déclaré que « L’année 2018 est celle du renforcement des acquis en termes de démocratie. En vertu de l’alternance démocratique, à travers des élections, le pouvoir sera remis entre les mains du peuple pour qu’il puisse choisir celui qui présidera le pays ». Il a souligné que les élections sont un rendez-vous fixé par la Constitution, et tous les textes de loi y afférent, et qu’il est le garant de son application, et en avait fait le serment. Le Chef de l’Etat a ensuite mis en relief les trois conditions requises pour le renforcement de la démocratie : des élections inclusives, transparentes, et acceptées par tous. « Ces conditions doivent être remplies afin que la stabilité et la paix puissent régner à l’issue des élections, et que la personne qui sera élue puisse travailler dans la sérénité, et pour les intérêts suprêmes de la nation », a-t-il souligné. Par rapport à la situation que traverse le pays, il a indiqué que ce sont ces mêmes principes et objectifs qui l’ont animé lorsqu’il a discuté avec toutes les parties prenantes, afin d’instaurer l’apaisement, et assurer un bon déroulement du processus électoral.

Les discussions engagées par le Chef de l’Etat ont eu pour objectif de mettre en place un Gouvernement ouvert aux autres forces politiques, lequel aura la responsabilité commune de garantir clairement le processus électoral ; par ailleurs, dans sa décision, la Haute Cour Constitutionnelle a déjà stipulé la mise en place d’un tel gouvernement. Lors des discussions, toutes les parties politiques ont fait preuve de bonne volonté et de sagesse, et sont parvenues à un accord politique, pour le respect des intérêts suprêmes de la nation, pour la nomination d’un Premier Ministre et la formation d’un Gouvernement. « Cela prouve que, quelles que soient les désaccords politiques, il est parfaitement possible d’aboutir à une entente, lorsqu’on fait taire les ambitions », a déclaré le Chef de l’Etat.

Ce jour, le Président de la République a accepté la démission du Premier Ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana et de son Gouvernement, mais que ce dernier devra continuer à assurer les affaires courantes jusqu’à la mise en place d’un nouveau Gouvernement. Dans son adresse à la nation, il a annoncé la nomination d’un nouveau Premier Ministre, en la personne de M. Ntsay Christian, et lui a demandé de former un nouveau Gouvernement dans les meilleurs délais. Le Chef de l’Etat a tenu à féliciter le nouveau Premier Ministre, choisi parmi plusieurs noms qui ont été proposés. « C’est un homme de qualité, et qui possède de solides expériences, pour assurer la stabilité et l’apaisement, au bénéfice de la tenue des élections », a-t-il dit. Il lui a souhaité une pleine réussite, pour ce qui est de la formation d’un nouveau Gouvernement, et la réalisation de la mission qui lui est confiée, pour que les élections se déroulent dans les meilleures conditions, et soient acceptées par tous, renforçant ainsi les bases de la démocratie, mises en place lors des élections présidentielles de 2013. Le Chef de l’Etat a aussi remercié toutes les bonnes volontés, nationales et étrangères, qui ont apporté leurs contributions, qui ont permis de parvenir à cet accord politique, il a particulièrement remercié le CFM, la FFKM et les émissaires de différentes instances internationales.

Lors de la déclaration, le Président Hery Rajaonarimampianina a invité tous les dirigeants politiques à respecter l’accord qui est mis en œuvre, pour l’intérêt suprême de nation, pour que le peuple soit confiant. Par ailleurs, il a invité chaque citoyen à se focaliser sur son travail, et à contribuer à la préservation de la sécurité et de l’apaisement. « Notre objectif est le développement du pays, pour une amélioration des conditions de vie de la population, ainsi que pour la préservation des acquis au niveau de l’économie et des infrastructures », a conclu le Président Hery Rajaonarimampianina.

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Le 18 mai 2018, le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 1533 (2004) concernant la République démocratique du Congo a entendu un exposé du Groupe d’experts sur la République démocratique du Congo au sujet du rapport final présenté par le Groupe en application du paragraphe 6 de la résolution 2360 (2017).

Le Coordonnateur du Groupe d’experts a fait remarquer que les conditions de sécurité et la situation humanitaire en République démocratique du Congo demeuraient alarmantes. Les groupes armés profitaient du fait qu’il n’y avait pas eu d’élections dans le pays pour poursuivre leurs activités, le nombre d’attaques contre le personnel de maintien de la paix des Nations Unies était en augmentation et les groupes armés ciblaient délibérément les bases de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo. Le Coordonnateur a pris acte de l’intention d’enquêter plus avant sur un nombre d’affaires spécifiques de violences sexuelles commises en période de conflit, et a relevé que la plupart des armes et munitions des groupes armés provenaient des stocks des Forces armées de la République démocratique du Congo. Il restait donc important d’améliorer la gestion des stocks d’armes en République démocratique du Congo afin de garantir la paix dans le pays. Par ailleurs, le Coordonnateur a appelé l’attention sur le fait que les groupes armés et certains éléments des Forces nationales de sécurité continuaient d’exploiter illégalement les ressources de la République démocratique du Congo. Enfin, il a souligné qu’il importait que le Comité continue de dialoguer avec la République démocratique du Congo, les États de la région et les pays de destination afin de réduire la contrebande de ressources naturelles.

Les membres du Comité ont accueilli avec satisfaction l’exposé qui leur a été présenté et déclaré appuyer le rapport final du Groupe. Ils se sont joints aux préoccupations exprimées au sujet des violations graves du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises en République démocratique du Congo.

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Le président français, Emmanuel Macron, qui a mis la Libye en bonne place sur son agenda dès son installation au palais de l’Elysée, tient enfin une date pour organiser des élections législatives et présidentielles : le 10 décembre 2018. Certes cela ne règle en rien les problèmes de fond du pays, déchiqueté depuis le soulèvement de 2011, et surtout cela ne préjuge pas de la capacité des autorités locales et de la communauté internationale à tenir les délais, mais sur le papier ce premier grand pas a son poids..

C’est la principale annonce de la réunion des principaux acteurs de la crise libyenne, convoqués par Macron ce mardi 29 mai à Paris. Le maréchal Khalifa Haftar, le Premier ministre Fayez al-Sarraj, le président du Parlement Aguila Salah, et le président du Haut Conseil d’État Khaled Al-Mishri ont paraphé l’accord, rapporte Jeune Afrique. Reste maintenant à lui donner corps.
Les signataires ont également convenu qu’avant ce scrutin, il faudra s’accorder et mettre en place une «base constitutionnelle». «L’adoption d’une Constitution constituera une étape essentielle pour la souveraineté de la nation libyenne», indiquent les signataires de l’accord, qui ont promis s’appuyer «le représentant spécial des Nations unies dans ses consultations auprès des autorités libyennes portant sur une proposition et sur le calendrier de son adoption».

Comblé, le chef de l’Etat français s’est réjoui d’une «rencontre historique (…), une étape clé pour la réconciliation».
A noter que 19 pays (dont la Tunisie, le Maroc, l’Algérie et les pays du Golfe) et quatre institutions internationales ont pris part à l’événement : l’ONU, la Ligue arabe, l’Union africaine – via le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, qui pilote le dossier libyen – et l’Union européenne. Mahamadou Issoufou, président du Niger, et Idriss Déby Itno, président du Tchad, ont également fait le déplacement.

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L’euro remonte face au billet vert lundi, repassant la barre de 1,17 dollar, alors qu’en Italie un ancien du FMI, Carlo Cottarelli, qui plaide en faveur de l’austérité budgétaire, est pressenti pour former un gouvernement après le renoncement de Giuseppe Conte.
Vers 06H00 GMT, la monnaie unique européenne valait 1,1724 dollar, contre 1,1651 dollar, le 25 mai 2018 à 21H00 GMT. La devise européenne était tombée en séance à 1,1647 dollar, son plus bas niveau face au billet vert depuis le 13 novembre dernier, selon Boursorama.

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Le président français, Emmanuel Macron, avait fait de la Libye une de ses priorités en organisant dès le 25 juillet 2017 (à peine 9 semaines après son élection) une encontre entre les deux grands protagonistes de la crise libyenne. Il revient à la charge le mardi 29 mai 2018 en réunissant à Paris les mêmes acteurs, Fayez El-Sarraj, le président du Conseil présidentiel libyen et le maréchal Khalifa Haftar, qui a la main sur l’Est du pays, d’après Jeune Afrique. Le but de la manoeuvre : Redonner du tonus à la feuille de route pour que les élections programmées à la fin de cette année se passent au mieux.

Il est question d’aborder le sujet très délicat du désarmement des parties engagées dans la crise afin d’assainir le climat social et politique en vue de ce scrutin. Sur la table également les responsabilités des uns et des autres pour faire de ce rendez-vous électoral un succès et des sanctions pour les parties qui sabotent l’application de la feuille de route, indique le magazine africain.
On a appris que l’Union africaine, l’Union européenne et la Ligue arabe sont conviées à cette rencontre, ainsi que la Turquie, le Maroc, l’Algérie, l’Égypte, le chef de la mission de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé. Le président congolais, Denis Sassou-Nguesso, qui pilote le comité de haut niveau de l’UA sur la Libye, fera aussi le déplacement. Le contenu de la conférence du 29 mai sera défini ce samedi 26 mai lors d’une pré-réunion de l’UA à laquelle Sassou-Nguesso prendra part, à Addis Abeba…

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42 recours intentés contre les résultats des municipales du 6 mai 2018 ont été rejetés par ‎ les Chambres d’appel près le Tribunal administratif.

Selon un communiqué rendu public vendredi par le Tribunal, 22 recours électoraux ont été rejetés pour vice de forme alors que 20 autres pour vice de fonds.
La deuxième phase de la procédure de recours contre les résultats du scrutin municipal pourrait durer 12 jours à compter de la date de l’annonce de ces jugements conformément aux dispositions de la loi électorale.

D’après Anis Jarboui, membre de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), les résultats définitifs des élections municipales seront proclamés le 13 juin prochain, date de fin de mission de l’Instance électorale pour ces élections,

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Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a appelé mercredi le Gouvernement turc à lever immédiatement l’état d’urgence pour permettre à tous ses citoyens de participer à des élections légitimes et crédibles.

« Il est difficile d’imaginer comment des élections crédibles peuvent se dérouler dans un environnement où les opinions dissidentes et les contestations du parti au pouvoir sont pénalisées si sévèrement », a déclaré le Haut-Commissaire.

Zeid Ra’ad Al Hussein a estimé que les restrictions prolongées aux droits de l’homme à la liberté d’expression, de réunion et d’association sont incompatibles avec la conduite d’un processus électoral crédible en Turquie.

Soulignant que ces droits sont particulièrement cruciaux dans le contexte des élections, le Haut-Commissaire a rappelé que le 19 avril dernier, un jour après avoir appelé à des élections législatives et présidentielles anticipées, le gouvernement turc il a annoncé qu’il renouvellerait l’état d’urgence pour la septième fois.

Par un tel renouvellement, le gouvernement suspend ses obligations souscrites en vertu des dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui concernent directement la liberté d’expression, de réunion, d’association et le droit de prendre part à la direction des affaires publiques, a-t-il regretté.
Risque d’incertitude et d’instabilité

Selon le Haut-Commissaire, si les élections étaient tenues dans un environnement où les libertés démocratiques et la primauté du droit sont compromises, cela soulèverait des questions quant à leur légitimité, et entraîneraient plus d’incertitude et d’instabilité.

« Au cours des deux dernières années, l’espace de dissidence en Turquie s’est considérablement réduit, avec au moins 29 journalistes emprisonnés pour des délits terroristes rien que la dernière semaine d’avril », a fait observer le Haut-Commissaire.

Pour Zeid Ra’ad Al Hussein, la présence policière massive et les arrestations lors des manifestations du 1er mai ont montré une fois de plus l’espace strictement limité à la liberté de réunion pacifique dans le pays.

Aussi, le Gouvernement turc doit-il lever immédiatement l’état d’urgence pour permettre à tous ses citoyens de participer pleinement et de manière égale à la gestion des affaires publiques et d’exercer leur droit de vote et d’éligibilité sans restrictions déraisonnables.

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Les travaux du Congrès national de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) ont démarré aujourd’hui, mardi 8 mai 2018 et se poursuivront jusqu’au 11 mai courant à Tozeur (sud–ouest du pays). Le congrès devrait être ouvert par le chef du gouvernement Youssef Chahed.

170 candidats se présentent aux élections du nouveau Conseil de l’Utap. 380 congressistes participeront aux élections du Conseil central de l’organisation agricole, pour élire 100 candidats parmi les 170 ayant présenté leur candidature.

Les élections du nouveau bureau commenceront jeudi soir 10 mai 2018, après la présentation des travaux de la commission pendant une séance plénière pour adoption.

Le congrès de l’Utap sera également marqué par la lecture des rapports moral et financier ainsi que les travaux des commissions, à savoir de la motion générale, de la structuration et du statut, des affaires techniques, économiques, de la pêche et de l’aquaculture, des ressources hydrauliques et de l’environnement, de la formation syndicale, d’Al-Qods, des finances, des relations étrangères.

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Dans une déclaration télévisée diffusée sur la chaîne de télévision nationale « Al-Wataniya I », le chef du gouvernement, Youssef Chahed a déclaré que le taux de participation aux élections municipales est beaucoup plus faible que les taux enregistrés au cours des précédentes échéances électorales post-révolution.

Le chef du gouvernement a en outre indiqué que le faible taux de participation est « un indicateur négatif ». Il est porteur d’un message fort dont il faut tirer les leçons, appelant ainsi toutes les composantes de la scène politique à développer le message politique et à orienter le discours sur les préoccupations quotidiennes des citoyens et sur la situation économique du pays.

Il a par ailleurs appelé l’ISIE à remédier aux défaillances relevées lors de l’opération électorale et à prendre toutes les mesures juridiques et judiciaires qui s’imposent pour sanctionner toute tentative visant à compromettre le bon déroulement du scrutin.

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Selon les premières estimations du réseau Mourakiboun, Ennahdha se classe premier dans les circonscriptions de Tunis 1, avec un taux de 30,5%.

Nidaa Tounes est deuxième avec 28%, puis le Courant Démocratique avec 12%.

Le coordinateur général de Mourakiboun Rafik Halouani a fait savoir dans une déclaration à Mosaïque Fm, que l’Union Civile a réalisé un taux de 10% et est suivi des listes “Tunis ma ville ” (6,5%).

En revanche, Harak Tounes et réalisé 2% et l’Union Populaire Républicaine a atteint 1,5%.

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A 65 ans et après 5 mandats (le 5e s’achève en 2021), le maitre absolu du Tchad, Idriss Déby Itno, a plus que jamais un appétit pour le pouvoir. Et c’est exactement ce que le Parlement, acquis à sa cause, va lui permettre d’assouvir en validant ce lundi 30 avril 2018 la nouvelle Constitution laquelle, théoriquement, lui permettra de garder son fauteuil jusqu’en 2033.

Après cette formalité, le mandat présidentiel de 6 ans, renouvelable une fois, va passer à 5 ans mais sera renouvelable 2 fois. Donc d’après le nouveau texte fondamental, rien n’empêchera Déby de se représenter à la présidentielle de 2021 et de briguer deux autres mandats, s’il continue d’écraser de la sorte la vie politique de son pays. Mais ce n’est pas tout, l’actuel chef de l’Etat va également faire passer, dans ce texte, un costume à sa démesure : un «régime présidentiel intégral». En d’autres mots plus de pouvoirs qu’il en a déjà…

A noter que le projet de révision constitutionnelle pour déboucher sur une 4e République est sorti des travaux d’un forum auquel ont pris part les forces politiques, religieuses et sociales du pays, organisé en mars 2018, mais l’opposition et une bonne frange de la société civile avaient boycotté. Manifestement elles avaient raison puisque des résolutions issues de cette rencontre ont été gommées, telle que le poste de vice-président.

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Du rififi dans le paisible pays du “Soleil Levant”. Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, est dans la tourmente avec une série de scandales qui ont sérieusement rogné sa popularité et peut-être obstrué définitivement son avenir politique, avec des citoyens qui ne badinent pas avec la morale publique. En fait les torpilles sont venues de deux affaires de favoritisme qui ont été jetées sur la place publique en 2017, mais auxquelles Abe avaient réussi à résister jusqu’ici ; elles sont revenues ces dernières semaines comme un boomerang…

Le premier dossier est relatif à un lot de terrain qui aurait été cédé au gérant d’un jardin d’enfants nationaliste au dixième de sa valeur, en 2016. Il était prévu d’y bâtir une école primaire et le directeur avait décidé de faire de la femme du Premier japonais la directrice honoraire de l’établissement. Une directrice honoraire, sans véritable pouvoir ni rémunération, une broutille dans d’autres contrées, mais au Japon on a une autre conception des affaires publiques. Ce qui a fait enfler encore plus l’affaire, c’est que le ministère des Finances a trafiqué les documents ayant trait à la transaction. Tout cela enrobé avec une sulfureuse ambiance de polar quand un responsable du ministère, en charge de l’opération immobilière, est découvert mort début mars. Parmi les hypothèses des enquêteurs il y a le suicide, à cause d’une éventuelle pression. Il n’en fallait pas plus pour alimenter les bruits les plus fous…

L’autre grossier dossier, ce sont des soupçons autour d’interventions auprès de l’administration pour soigner les intérêts d’un vieil ami, pour l’aider à monter une faculté vétérinaire. Un document officiel de 2015 particulièrement compromettant pour Abe a refait surface la semaine dernière, avec cette terrible note : “une affaire concernant le Premier ministre“.
Par ailleurs on reproche à son gouvernement d’avoir mis sous le tapis des rapports militaires sur l’intervention de l’armée japonaise dans des missions de l’ONU au Soudan du Sud et en Irak.

D’après des experts, Shinzo Abe pourrait choisir la voie de la sagesse : Partir, avant qu’on l’y oblige par un cinglant désaveux aux prochaines élections. “A un moment où le soutien public continue de s’effondrer sur fond de scandales incessants, le risque grandit qu’il démissionne avant même l’élection pour la présidence du Parti Libéral-Démocrate (PLD)“, sa formation politique, indique Chua Han Teng, du cabinet BMI Research, rapporte l’AFP ce lundi 16 avril 2018.
Même s’il ne démissionnait pas, il pourrait renoncer à se présenter à la tête du parti“, selon l’analyste.
Il ne lui sera probablement pas possible de regagner la confiance des électeurs, contrairement à ce qu’il a fait en octobre“, corrobore Tetsuro Kato, un politologue de l’université de Hitotsubashi.

Sous l’intitulé «Conviction du jour. Le mode de scrutin est coresponsable de la crise de la gouvernance en Tunisie», Hassan Zargouni a écrit sur sa page officielle que «tant que le système électoral tunisien ne produit pas les 50%+1 pour gouverner, prévoir, réformer, réaliser, exécuter, corriger… on continuera dans cette léthargie politique où rien n’avance, rien ne se fait et rien ne satisfait personne, car personne ne dispose d’une majorité qui lui permet de faire avancer l’action gouvernementale vers un sens ou un autre. Il faut que ça change».

Selon lui, «qu’on élise n’importe quelle formation politique pour un mandat et qu’elle gouverne selon son programme. Si elle réussit à faire de la croissance significative, de la prospérité partagée, plus de sécurité, si elle garantit plus de liberté, plus de justice et plus de démocratie et suscite plus d’espoir pour la jeunesse et les catégories sociales précaires qu’on la réélise ! Si elle échoue, qu’on la remplace démocratiquement par la force des urnes avec une nouvelle majorité qui gouvernerait et ainsi va la vie politique avec plus de dynamisme, plus d’entrain pour plus d’efficacité.

Projet contre projet avec la sanction des urnes pour chaque mandat électoral. Il faut faire un frein à l’immobilisme !»

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La Représentante spéciale du Secrétaire général pour la République démocratique du Congo (RDC), Leila Zerrougui, a souligné mercredi 07 mars 2018, devant les membres du Conseil de sécurité, les avancées et les défis de ce pays d’Afrique centrale.

La chef de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), dont c’était la première intervention depuis sa prise de fonctions, a souligné des « progrès notables » accomplis ces dernières semaines dans les préparatifs des élections présidentielle et législatives désormais fixées au 23 décembre prochain.

Mme Zerrougui a notamment cité la fin du processus d’enregistrement des électeurs à travers le pays, la promulgation de la loi électorale révisée et l’adoption du budget électoral. À ce jour, plus de 46 millions d’électeurs potentiels – dont 47% de femmes – se sont enregistrés, a-t-elle précisé, avant de rendre hommage à la détermination du peuple congolais à participer au processus politique et à forger l’avenir de son pays, et ce, « malgré les nombreux défis auxquels ils sont confrontés ».

La Représentante spéciale a néanmoins décrit les « défis majeurs » qui restent à relever, citant en premier lieu la nécessité de rétablir la confiance des signataires de « l’Accord de la Saint-Sylvestre » – l’accord du 31 décembre 2016 – aussi bien dans le processus politique dans son ensemble que vis-à-vis de l’organisation des élections. La mise en œuvre effective des « mesures de décrispation » et le respect des échéances électorales sont à cet égard essentiels, a-t-elle ajouté, en rappelant que, si un nombre important de prisonniers politiques avaient été libérés, « beaucoup d’autres » restaient détenus. Mme Zerrougui a également appelé à l’ouverture de l’espace politique.
Des questions clefs restent à résoudre

La chef de la MONUSCO a ensuite exprimé sa préoccupation face à « l’usage disproportionné de la force » par les services de sécurité lors des manifestations pacifiques des 31 décembre 2017, 21 janvier et 27 février 2018, qui a entrainé la mort de 18 personnes au moins, fait plus d’une centaine de blessés et abouti à quelque 200 arrestations. Elle a appelé le gouvernement à enquêter sérieusement sur ces incidents et à prendre les sanctions appropriées.

Revenant sur le processus électoral, Mme Zerrougui a rappelé que plusieurs questions clefs restaient à résoudre : la répartition des sièges, les ressources financières nécessaires pour organiser les élections dans les délais impartis et les divergences portant sur certaines modalités des élections, y compris l’utilisation possible de machines à voter.

En prévision du renouvèlement avant la fin du mois du mandat de la MONUSCO, Mme Zerrougui a invité les membres du Conseil à continuer de se concentrer sur les moyens d’appuyer au mieux le processus politique et électoral en conformité avec l’Accord du 31 décembre 2016, le calendrier électoral et la Constitution congolaise, ainsi que sur les moyens nécessaires pour stabiliser la situation de la sécurité et protéger la population civile.

Tout échec à établir la confiance dans une pleine mise en œuvre de l’Accord de la Saint-Sylvestre ne peut qu’attiser les tensions et risque d’entraîner de nouvelles violences, a averti la Représentante spéciale, pour qui il est essentiel que tous les acteurs agissent de manière à assurer un déroulement paisible et crédible des élections prévues à la fin de l’année.
Dégradation de la sécurité dans les Kivu, les Kasaï et en Ituri

La Représentante spéciale a ensuite rappelé que la sécurité avait continué de se dégrader en RDC augmentant les risques d’instabilité dans de nombreuses parties du pays et menaçant sérieusement la population.

Elle a cité en particulier la situation dans l’est du pays, avec les activités des Forces démocratiques alliées (ADF) et de différents groupes Maï-Maï dans les Kivus, lesquels restent en mesures d’attaquer les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) comme les troupes de la MONUSCO. La situation reste fragile également dans la région du Kasaï, tandis qu’elle se dégrade rapidement dans la province de l’Ituri, où une soixantaine de civils ont été tués depuis le début de l’année, provoquant le déplacement de près de 200.000 personnes.

Alors que la RDC connait une des crises humanitaires les plus graves de la planète, Mme Zerrougui a condamné les différentes attaques et actions des groupes armés, comme le recrutement d’enfants-soldats, les viols ou encore l’incendie d’écoles et la profanation de lieux sacrés.

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Incontestablement, ce qu’a déballé Faouzi Elloumi, membre du comité politique et chargé des grandes réformes économiques et financières de Nidaa Tounes, le jeudi 1er mars 2018, et pas en prenant des gants, est un marqueur qu’il faut bien retenir pour les prochains mois, les prochaines échéances électorales. Peu de gens ont tiqué là-dessus, mais ces critiques acerbes sur l’absence de vrais programmes du chef du gouvernement, Youssef Chahed, son manque de vision et le pilotage en vue qu’il pratique, ajoutés à sa paralysie du fait des divergences de vues, et d’intérêts, au sein de son équipe préfigurent un sauve-qui-peut au sein du parti de Chahed, Nidaa Tounes, le laissant seul se dépêtrer avec un bilan dont les siens, manifestement, ont déjà anticipé les mauvais résultats. Bon, il y a longtemps qu’on avait compris que la Tunisie n’est pas une démocratie comme les autres, qu’il lui faudra beaucoup de temps pour qu’elle en prenne le chemin, mais tout de même cette sortie au vitriol de Elloumi contre un des siens, commanditée, on peut en être certain, par le directeur exécutif du parti, Hafedh Caïd Essebsi (qui l’a été trop longtemps, en fuyant comme la peste un Congrès électif !), nous fait dire que le parti sorti vainqueur des législatives de 2014 vient de faire deux pas en arrière par rapport aux moeurs politiques dans les démocraties qui se respectent. Nidaa Tounes a commencé à faire de la politique politicienne, sur ce qu’il aurait déjà qualifié de dépouille du chef du gouvernement, et il y a des raisons à cela, dont chacun jugera de l’objectivité… ou non.

Quand la musique des bisbilles entre HCE et le poulain de son papa, le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, a commencé à monter, les deux intéressés sont montés au front pour tenter de vite éteindre l’incendie qui avait commencé à prendre sur la place publique. On a même vu passer une photo où les deux protagonistes, flanqués de Sofiene Toubel, s’affichaient, tout sourires. On avait donc cru que la hache de guerre était définitivement enterrée, avec de bonnes raisons de le croire puisque depuis les assurances du fils de BCE quant à un soutien sans réserves de la politique de Chahed, il n’y a pas eu de coup de canif au pacte tacite. Jusqu’à cette intervention musclée de Faouzi Elloumi. Mais entre temps beaucoup de choses se sont passées, et pas à l’avantage du chef du gouvernement. La croissance, qu’il avait prédite au-delà de 2% en 2017, s’est finalement arrêtée à 1,9%. Ce ne sera pas suffisant pour rogner sérieusement le taux de chômage, très haut, trop haut, plus de 15%. Et puis il y a cette crise d’autorité, prégnante. Nous allons faire l’économie des incivilités qui foisonnent impunément, et juste évoquer le cas de la Compagnie de Phosphate de Gafsa (CPG), où rien n’a pas pu calmer les protestataires, malgré le déversement d’avantages et d’emplois, dont d’ailleurs la compagnie n’a pas besoin. Même l’UGTT a fini par jeter l’éponge, face aux exigences folles des sit-ineurs, après les 7000 recrutements promis. Etrangement, et malgré les appels de toutes parts, surtout l’UTICA, le chef du gouvernement tremble à la perspective d’appliquer la loi, quoiqu’en dise son ministre des Mines.

Si Chahed tombe, ils tomberont aussi

A un plus d’un an des élections, ça ne sent pas bon pour le chef du gouvernement. Le bilan économique pour le moment est maigrichon, et il a très peu de temps, de moyens et surtout ne dispose pas d’un appui franc et massif de son camp pour pouvoir inverser la tendance. Et cela, bien entendu, n’a pas échappé aux requins, même au sein de son parti, qui ont flairé l’odeur du sang. Chahed se drapait jusqu’ici avec la gloire que lui a conférée sa lutte très volontariste contre ce qu’il appelle la grosse corruption. Mais depuis les arrestations spectaculaires d’il y a quelques mois, pas grand chose. La corruption, la grosse comme la petite, court toujours. Ce qui d’ailleurs a valu à la Tunisie la mauvaise note de Transparency international dans son dernier rapport… en plus des plaintes et récriminations du président de l’INLUCC, Chawki Tabib. La mauvaise santé des réserves en devises, qui fondent comme neige au soleil, est venue s’ajouter aux déboires du chef du gouvernement. On nous dit que les recettes du tourisme, des dattes et de l’huile d’olive vont tout régler, comme si on pouvait sérieusement miser sur des secteurs aussi aléatoires et faire l’économie d’une ambition dans les produits à haute valeur ajoutée, comme tous les pays qui ont décollé économiquement. C’est peut-être aussi cela le manque de vision que dénonçait Elloumi…

Mais les cadres de Nidaa Tounes ont tort de penser qu’ils pourront se désolidariser aussi promptement du bilan de Chahed. Celui dont ils disaient il y a quelques mois qu’il était sur la bonne voie, dont ils revendiquaient même les avancées et qu’ils défendaient publiquement ne peut pas être, subitement, ce type sans aucun talent que l’homme d’affaires vient de dépeindre. La ficelle est trop grosse pour être gobée par les électeurs transis de la formation bâtie par le chef de l’Etat. Et même si Chahed était devenu ce qu’ils disent, ils n’ont aucune crédibilité pour le dire. Idem pour BCE. Lui aussi ne pourra pas prendre ses distances avec la copie que va rendre Chahed, car c’est lui, faut-il le rappeler, qui nous l’a amené, et presque imposé après l’exécution en règle de Habib Essid, à qui lui et ses députés avaient collé tous les maux de la Tunisie. Le temps nous a démontré que les choses sont beaucoup plus compliquées que ce qu’on a tenté de nous imprimer dans le crane. Si Chahed tombe, les siens tomberont aussi. Et d’ailleurs l’érosion sans précédent de la popularité de son parti montre que le processus a déjà commencé, malgré les fanfaronnades des dirigeants qui crient déjà, sans que rien ne les y autorise, à la victoire de Nidaa Tounes aux municipales de mai 2018…

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La FIDH et la Ligue ITEKA publient une nouvelle note sur les violences politiques au Burundi, actuellement attisées par la campagne pour le référendum constitutionnel prévu en mai 2018. Trois ans après le début de la crise dans ce pays, le référendum annoncé relève d’ores et déjà moins d’un processus démocratique – l’expression du « non » n’est pas tolérée – que d’une campagne de propagande et de terreur visant à relégitimer un régime isolé. Alors que le Conseil de sécurité des Nations unies tiendra une réunion spéciale sur le Burundi le 26 février, la FIDH et ITEKA l’appellent en particulier à dénoncer publiquement les conditions d’organisation du référendum dont le résultat ne fait guère de doute et à déployer les efforts diplomatiques nécessaires pour empêcher qu’il n’aboutisse à légaliser un pouvoir autoritaire et dictatorial pour les quinze prochaines années.

Le projet de référendum tente de refermer la crise constitutionnelle ouverte il y a trois ans par le régime. En avril 2015, Pierre Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, annonçait qu’il briguerait un nouveau mandat, en violation de la Constitution. Cette annonce précipitait le Burundi dans un cycle de violences et de répression qui a déjà fait plusieurs milliers de morts. Le référendum s’inscrit donc dans une tentative de relégitimation des autorités, tout en assurant au président la possibilité de briguer deux nouveaux mandats de sept ans et conserver le pouvoir pour au moins ces 14 prochaines années.

A deux mois de la tenue annoncée du référendum, la note publiée aujourd’hui relève combien les autorités se sont lancées dans une vaste opération d’enregistrement forcé du corps électoral, y compris des mineurs, et comment le début de campagne se caractérise par des menaces, actes d’intimidation et violences. A travers plusieurs exemples, la note détaille notamment comment la parole publique présidentielle est ensuite déclinée par les autorités et responsables locaux, qui incitent publiquement à l’action violente contre tout opposant au référendum constitutionnel.

Dès son discours de lancement de campagne, le Président Nkurunziza avait donné le ton : « celui qui osera s’opposer au projet de révision de la Constitution en subira les conséquences ». Plus récemment, le porte parole du Ministère de la sécurité publique se félicitait de l’arrestation de personnes suspectées d’inciter à voter « non ».

La campagne actuelle vient nourrir la dérive répressive et dictatoriale du régime burundais, décrite dans nos précédents notes et rapports. Pour la seule année 2017, la Ligue ITEKA a ainsi documenté 456 meurtres ; 89 disparitions forcées ; 283 victimes d’actes de torture ; 77 victimes de violences sexuelles envers les femmes ; et 2 338 personnes arrêtées puis souvent détenues en dehors de toute procédure légale.

En toile de fond de cette campagne référendaire, la note évoque la poursuite par les autorités d’une funeste stratégie d’instrumentalisation des origines ethniques. Plusieurs dirigeants du parti au pouvoir, le CNDD-FDD continuent de véhiculer une idéologie haineuse et divisionniste, notamment lors de réunions. Dans le même temps, les autorités poursuivent leur activité de recensement de l’origine ethnique des personnes employées par les administrations publiques et les ONG y compris internationales. Et le projet de nouvelle Constitution pourrait ouvrir la voie à une remise en cause des quotas ethniques tels que définis par l’Accord de paix d’Arusha, lequel avait mis fin à la guerre civile des années 90 ayant fait près de 300 000 morts.

Alors que le dialogue politique avec l’opposition est au point mort, les autorités continuent à nier la réalité des crimes commis sur le territoire burundais, et se refusent à coopérer réellement avec les organes de défense des droits humains des Nations Unies. Le 9 novembre 2017, devant le déni des autorités et l’absence de poursuites judiciaires contre les auteurs de crimes graves, la Procureure de la Cour pénale internationale (CPI) annonçait l’ouverture d’une enquête sur les crimes contre l’humanité commis au Burundi entre le 26 avril 2015 et le 26 octobre 2017.

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On doit très sérieusement penser, spécialistes et acteurs politiques, au changement du mode de scrutin avant les élections législatives et présidentielle de 2019 pour aboutir à un gouvernement de législature pouvant compter sur une majorité cohérente, stable et forte“, a préconisé Rafaa Ben Achour, professeur émérite à la faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis et juge à la Cour africaine des droits de l’Homme et des Peuples.
Dans une déclaration à l’agence TAP, Ben Achour a expliqué que le mode de scrutin à la proportionnelle, adopté depuis les élections des membres l’Assemblée Nationale Constituante (ANC), était requis pour élaborer une constitution consensuelle et permettre à la minorité de participer à l’élaboration du contrat social. “Cependant, pour faire face au glissement de la monnaie nationale et pour sortir le pays de ses crises sociale et économique, nous devons faire en sorte que le Parlement dégage un vrai gouvernement de législature après les élections de 2019, comme cela se voit dans les pays scandinaves et l’Italie“, a-t-il soutenu.

Ben Achour s’exprimait à l’occasion d’un colloque international sur “Les institutions constitutionnelles quatre ans après l’adoption de la Constitution tunisienne de 2014”, organisé par la faculté des sciences juridiques politiques et sociales de Tunis et la fondation Konrad-Adenauer.
Selon lui, le gouvernement doit pouvoir compter sur une vraie majorité. “Je pense que dans une démocratie, la proportionnalité est nécessaire mais elle doit être accompagnée d’un mode de scrutin qui favorise la majorité“. Si la révision de la Constitution s’avère difficilement envisageable pour des raisons juridiques ou politiques, le mode de scrutin en général devrait être révisé.

Selon Rafaa Ben Achour, le régime politique en place doit être redéfini. “La Constitution a mis en place un régime hybride et non pas mixte, le régime actuel n’est ni parlementaire, ni présidentiel, ni d’assemblée. Il ne se base ni sur une réelle séparation ni sur une réelle interférence des pouvoirs“, a-t-il regretté faisant observer que ce régime “papillonne” entre les différents types de régimes politiques.
Dans ce type de régime, le chef du gouvernement se trouve dans l’incapacité de prendre des décisions salutaires pour le pays et de mobiliser les moyens nécessaires pour exécuter réellement sa politique. Des réaménagements techniques doivent être apportés à la Constitution et ensuite au règlement intérieur de l’ARP, a-t-il recommandé.

Selon Rafaa Ben Achour, 4 ans après l’adoption de la Constitution de la deuxième République, l’ingénierie constitutionnelle a fait preuve de défaillance sur un certain nombre de points, nécessitant des réaménagements techniques qui ne portent pas atteinte à la séparation des pouvoirs.
Pour Ben Achour, en cas de remaniement ministériel, le chef de gouvernement ne devrait plus solliciter l’approbation de l’ARP, accordée principalement sur la base d’un programme ministériel et non en fonction des ministres.

Abordant le retard dans la mise en place de la Cour constitutionnelle, Ben Achour a noté que jusqu’à ce jour, la Constitution de 2014 n’est pas encore totalement appliquée dans la mesure où d’une part les dispositions transitoires sont toujours en vigueur, ce qui fait que nous vivons encore avec des institutions anciennes comme la HAICA et le Comité des droits de l’Homme et des droits fondamentaux, et que d’autre part, des instances constitutionnelles tardent à voir le jour à l’instar de la Cour constitutionnelle.
Cela dit Ben Achour estime que la Constitution tunisienne demeure une excellente Loi fondamentale et comporte un grand projet politico-juridique, à savoir l’instauration d’une démocratie de droit.
Le colloque a été organisé à l’occasion du 4e anniversaire de l’adoption de la Constitution. Des experts égyptiens, marocains et allemands en droit constitutionnel ont participé à cette rencontre de deux jours (15 et 16 février).

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Dans une rare conférence de presse vendredi, le président Joseph Kabila a tenu des propos qui signalent que la crise politique en République démocratique du Congo est loin d’être résolue et qu’on peut s’attendre à de nouvelles répressions et restrictions aux libertés d’expression et de réunion dans le pays.

Alors que les inquiétudes se sont accrues concernant les conséquences mortelles des efforts de Kabila pour se maintenir au pouvoir au-delà de la limite des deux mandats que lui autorisait la constitution, limite qui a été atteinte en décembre 2016, les appels se sont multipliés, tant à l’échelon national qu’à l’international, pour que Kabila déclare explicitement qu’il ne sera pas candidat aux élections qui ont été fixées pour décembre 2018, qu’il ne cherchera pas à amender la constitution et qu’il quittera ses fonctions avant la fin de 2018. Parmi les intervenants, figure un groupe bipartite de sénateurs américains, qui a envoyé une lettre en ce sens à Kabila la semaine dernière.

Lors de sa conférence de presse – sa première depuis cinq ans – Kabila n’a pris aucun de ces engagements. Tout en affirmant que le processus électoral était « résolument engagé », il a déclaré que seule la commission électorale nationale (CENI) était habilitée à décider de la date exacte des élections. Quand une journaliste a demandé à Kabila s’il se représenterait, il n’a pas dit non mais a demandé qu’une copie de la constitution soit remise à la journaliste.

En dépit du fait que le droit des Congolais de manifester pacifiquement est reconnu par la constitution du pays et par le droit international, Kabila a affirmé qu’une nouvelle loi était nécessaire pour « recadrer » la légalité de telles manifestations, soulignant que « la démocratie, ce n’est pas la foire. » Il a déclaré qu’il « s’éclatait » quand il voyait ceux qui « prétendent défendre la constitution aujourd’hui. » Malheureusement, ce que Kabila considère comme prêtant à rire, c’est le spectacle des forces de sécurité tuant par balles, blessant et emprisonnant des centaines de personnes qui appellent pacifiquement au respect de la constitution.

Kabila a également mis en cause le coût du processus électoral qui, selon lui, peut peser au détriment du développement du pays : « Est-ce qu’il faut qu’on soit cité comme le pays le plus démocratique dans le monde ou bien c’est le développement qui compte ? », a-t-il demandé. « [A]u moment venu », a-t-il ajouté, il faudra « prendre des décisions courageuses ». S’agissait-il là d’une allusion voilée à un prochain referendum ou à un changement du processus électoral qui permettrait à Kabila de se maintenir au pouvoir ?

Les propos de Kabila ont été tenus deux jours après que le bureau des droits de l’homme des Nations Unies en RD Congo eut annoncé dans un rapport que 1 176 personnes avaient été exécutées de manière extrajudiciaire par des « agents de l’État » congolais en 2017, ce qui représente un triplement sur une période de deux ans.

Le 21 janvier, des milliers de fidèles catholiques et d’autres citoyens congolais ont manifesté dans plusieurs villes, appelant Kabila à quitter le pouvoir et à permettre l’organisation d’élections. Les forces de sécurité ont répondu en faisant usage d’une force injustifiée ou excessive, tirant des gaz lacrymogènes ou ouvrant le feu à balles réelles pour disperser les attroupements. Au moins sept personnes ont été tuées, selon des recherches effectuées par Human Rights Watch, dont une femme de 24 ans qui aspirait à la vie religieuse, tuée par balles devant son église. La répression du 21 janvier a fait suite à des manifestations similaires auxquelles avaient appelé des responsables laïcs de l’Église catholique de la RD Congo après la messe dominicale du 31 décembre, lorsque les forces de sécurité ont tué au moins huit personnes et blessé ou arrêté de nombreuses autres, dont plusieurs prêtres catholiques.

Au cours des trois dernières années, Kabila et son entourage ont recouru à des manœuvres dilatoires, l’une à la suite de l’autre, pour retarder les élections et enraciner leur pouvoir, par une répression brutale, des violences et des violations des droits humains à grande échelle, et en s’appuyant sur une corruption systémique. Un accord de partage du pouvoir négocié par l’Église catholique et signé le 31 décembre 2016 a accordé à Kabila une nouvelle année au pouvoir – après l’expiration de ses deux mandats constitutionnels – pour mettre en œuvre une série de mesures de décrispation et organiser des élections avant la fin de 2017. Mais ces engagements ont été bafouésdans une large mesure. En dépit de la publication le 5 novembre par la CENI d’un calendrier électoral – qui fixe au 23 décembre 2018 la nouvelle date des élections, avec l’avertissement que de nombreuses « contraintes » pourraient justifier que cette date soit encore repoussée – Kabila n’a donné aucun signe qu’il se préparait à quitter le pouvoir, ni créé un climat propice à l’organisation d’élections libres, équitables et crédibles.

Même si certains partenaires internationaux de la RD Congo ont accru leurs pressions sur le gouvernement de Kabila, davantage d’efforts sont nécessaires pour lui montrer qu’il y aura de vraies conséquences s’il tente de nouveau de retarder les élections et d’enraciner sa présidence par la répression. La Belgique a récemment annoncé qu’elle suspendait toute son aide bilatérale directe au gouvernement congolais et qu’elle réorientait cette aide vers les organisations humanitaires et de la société civile. D’autres bailleurs de fonds devraient suivre cette voie. En décembre, les États-Unis ont pris des sanctions à l’encontre du milliardaire israélien Dan Gertler, un proche ami et associé financier de Kabila qui « a amassé sa fortune grâce à des accords miniers et pétroliers opaques et teintés de corruption représentant des centaines de millions de dollars » en RD Congo, ainsi qu’à l’encontre d’un certain nombre d’individus et de compagnies associés à Gertler. Et pourtant, l’impact de ces décisions serait beaucoup plus grand si le Conseil de sécurité de l’ONU, l’Union européenne et les États-Unis travaillaient ensemble pour élargir ces sanctions ciblées aux individus les plus responsables des graves violations des droits humains commises en RD Congo et à ceux qui apportent un appui financier ou politique à ces tactiques répressives.

En fin de compte, les partenaires de la RD Congo devront décider s’il est dans leur intérêt de soutenir un gouvernement dictatorial qui commet des abus ou de respecter et favoriser les droits du peuple congolais – et ce que cela implique en termes d’actes concrets.

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